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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 16 juin 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-06-16, Collections de BAnQ.

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S9eme Année Wo 10-Edition Quotidienne—Sleme Annee Mardi 10 «Juin IS85 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.THOMAS OH A PA JS, Rédacteur en Chef.JTE CROIS.J"ESPlîütE ET J’AIME.LEGER B RO JJSSEA U, Editeur-Propriétaire.Fit ANC*: Taris, 28 mai.Le conseil municipal n’a pas voulu rester en arrière de la Chambre pour protester contre les violences dont la police s’est rendue coupable ii l’endroit des agneaux de la Commune, réunis au Père-Lachaise dans le but de célébrer leur touchant anniversaire.C’est l’illustre citoyen Vaillant (il avait d’ailleurs joué un bout de rôle dans la manifestation) qui a attaché le grelot.11 a blâmé le préfet de police, blâmé le gouvernement et exalté les intéressants soldats de)la Commune.Les autonomistes de l’IIôtel de ville plaidaient là un procès personnel, et nombre d’entre eux ont voulu ajouter leurs déclamations à celles du citoyen Vaillant.Le successeur de M.Onsmecassos a déployé • • au milieu de l’orage un front serein.Il a dit à M.Vaillant qu’il était mal placé pour parler avec impartialité de la manifestation du Père-Lachaise.Puis il a déclaré que la police avait été parfaite de modération et de sang froid, qu’elle s’était bornée à repousser les attaques dirigées contre elle, et que le gouvernement était lier d’avoir prouvé qu’il avait la force nécessaire pour rappeler à l’ordre les trouble-fête de la République.M.| Grognon n’a trouvé quelque appui (pie dans la minorité du conseil.Un ordre du jour pur et simple de M.; Dépassé, opportuniste, a été repoussé i et M.Pichon, autonomiste, a fait ! adopter un ordre du jour qui blâme le gouvernement et demande (pie la police de Paris soit confiée au conseil municipal.L'ordre du jour sera naturellement annulé par un décret gouvernemental.Mais les intransigeants n’ont pas lieu de se plaindre de la campagne qu’ils ont menée.Ils ont obtenu cause gagnée pour les drapeaux—non, je me trompe—pour les 44 bannières ” rouges, et ils ont forcé le gouvernement à plaider devant le pays les circonstances atténuantes.; Le gouvernement, toujours pressé par la famille et les amis de M.: Hugo, pousse avec ardeur les prépa-ratils des obsèques du grand homme.La date de ces obsèques est deilniti- J vement arrêtée.Elles auront lieu lundi.Un dit que samedi l’Arc de Triomphe sera suffisamment décoré pour recevoir la dépouille du poète.La nuit du samedi au dimanche se passera en processions, en déléga- ’ fions qui défileront devant F Arc-do- j Triomphe.De demi-heure en demi-heure le canon du Mont-Yalêrien tonnera pour annoncer aux Pari-1 siens que la France pleuve le chantre de Y Armée terrible.—La garde républicaine, sous les armes, veillera autour du lit de parade du poète.Enfin lundi, la grande procession se mettra en marche à travers les Champs-Elysées, la place de la Concorde et probablement le boulevard Saint-Germain, pour gagner le Panthéon.Une salve de vingt-et-un coups de canon annoncera la levée du corps ; mais auparavant, les présidents delà Chambre et du Sénat, le gouvernement représenté par M.Goblet, et l'Académie représentée par M.Au-gier, qui a été définitivement choisi à la place de M.Maxime Du Camp, prononceront l’éloge funèbre de M.Hugo.Dans la marche funèbre, tous les corps publics seront représentés, en même temps que toutes les sociétés de libre-pensée, de socialisme et de franc-maçonnerie qui ont fait leur demande d’inscription sur la liste du cortège figureront, bannières en tête.Je note à ce propos que ! Officiel, publiant ce matin le programme du défilé des diverses sociétés inscrites, réserve une place d’honneur à la franc-maçonnerie.C’est justice M.Gambetta avait crié : 14 Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! ” Et il était l’homme d’état de la maçonnerie.M.Hugo, en vers et en prose, s’est donné comme le démolisseur de l’Eglise ; il a été le poète de la maçonnerie.Voilà pourquoi la maçonnerie, n’ayant pu conquérir le Panthéon sur les 44 cléricaux ” pour y ensevelir M.Gambetta, a aujourd’hui part au triomphe.C’est derrière M.Hugo qu'elle j prendra possession du vaste monument arraché enfin à la 44 superstition ”.j Au Panthéon, on aura une nouvelle pluie de discours.M Madier de Montjau, le maire de Besançon, le doyen de la comédie française, se lamenteront, au nom de la démocratie, de la patrie et de l’art théâtral, sur la mort du 44 grand flambeau” que la mort vient d’éteindre.j Un ne voit pas le programme ofli- ! ciel faire mention de la place que les drapeaux rouges auront dans le cortège.C’est dommage, car le dra-, peau rouge sera de la tète.Les jour- : naux intransigeants annoncent qu'il sera arboré, et le gouvernement leur fait la partie si belle, qu’ils se prévalideront sans doute de leurs avan- j tages.Pour mou compte, je désire que le drapeau rouge réclame une place d’honneur ; il y a droit.Un journal do ce matin annonce j que le nonce du Saint-Siège a cru devoir demander au ministre des affaires étrangères des explications sur cette profanation d’une église catholique, profanation qui est en meme temps une odieuse spoliation.D’après ce journal, M.de Freycinet aurait proteste de la pureté de ses desseins et dit qu'il était malheureusement débordé par la libre-pensée et avait dû céder à la majorité légale du pays.Cette attitude hypocrite et doucereuse est bien dans le caractère du triste ministre qui, la mort dans l’âme, a fait exécuter les décrets contre les couvents.Mais j’espère que les catholiques relanceront avec fermeté ce gouvernement qui se rend le complice ucs excès de notre démagogie affolée, et que le courageux appel de M.de Mun trouvera de l’écho dans le pays.J’ai le regret de vous annoncer que l'état de S.Em.le cardinal de Guibert donne de nouvelles inquiétudes à son entourage.La convalescence a été ces jours-ci brusquement arrêtée par une rechute et, à l’âge du vénéré prélat, les rechutes sont toujours dangereuses.N.F h Involution et Victor Huuo Nous ne sommes pas de ceux qui reprochent à la Révolution d’accaparer Victor Hugo.Elle a plein droit sur lui.Si le virtuose, par l’éclat de ses chants, est Tune des gloires littéraires de la France, l’homme, par l’ensemble de sa vieâet de son œuvre, par sa mort, qui pouvait tout racheter, et dont il a voulu faire une dernière protestation contre la vérité, l’homme s’est voué aux ennemis de Dieu.Ces derniers sont donc ses fidèles exécuteurs testamentaires l’ors-qu’ils veulent, eii son honneur, profaner uno église.Voter au nom de la France uno loi qui chassera Jésus-Christ de Sainte-Geneviève pour y enfouir le cadavre de Victor Hugo, n’est-ce pas en effet couronner les protestations du maitre, comme ils disent, contre les 44 religions ”, c’est-à-dire contre le christianisme, qu’il avait connu et qu’il a trahi ?Oui, la Révolution est ici dan-: son rôle.Née de la haine de l’Eglise elle veut profiter du parti-pris d’émotion auquel tant de gens se livrent aujourd’hui pour frapper Dieu lui-même.Par ce nouveau succès, en même temps qu’elle blessera au cœur les catholiques, elle devra vaincre définitivement les révolutionnaires gouvernementaux, ceux qu’elle accuse de modération.Ne serait-il pas plus habile de céder.La F rance, la nation très chrétienne, est donc par son monde officiel, tombée si bas qu’une question où sont engagés son honneur et sa foi, sera tranchée selon que les détenteurs du pouvoir trouveront plus de profit personnel à se prononcer pour le respect de Dieu ou pour l’adoration de Victor Hugo.Puisque maintenant tout se réduit au scrutin, donnons, à nos gouvernements une raison qui les puisse toucher.La majorité républicaine de la Chambre et du Sénat appartient toujours aux opportunistes.Le ministère ne vit que par l’appoint d’une partie notable des voix de la droite.Qu’il y songe, cet appoint dont jamais il n’a été digne, ne pourra lui être continué s’il prêtre les mains au vol sacrilège qui lui est demandé.Quel catholique voudrait maintenir au pouvoir les misérables auteurs d’un tel attentat contre Dieu ?j Eugène Veuillot.MM.Brisson, de Freycinet, Goblet sentent bien que ce coup les menace et doit les atteindre.Un le voit au langage embarrassé de leurs amis ; on l’avait vu à la séance de samedi par leur attitude misérable.Jamais ministres firent si piètre figure.Quels pleutres ! Co n'est pas l’insulte à Dieu qui les gênait.Us ne craignaient pas non plus, le soulèvement des consciences catholiques.Il y a trop de politiques maintenant parmi nous pour que nous soyons à crainde.S’ils ont tremblé, s’ils ne savent encore aujourd’hui quel parti ils prendront j demain, c’est uniquement parce que ’ cette violence d’impiété peut lessub-i merger.Voler l’église de la patronne de Paris pour la donner à Victor llu-go, qui l'ouvrira à Voltaire, puis à Marat, M.Brisson le ferait sans j l’ombre de scrupule et même avec une certaine joie ; M.de Freycinet ¦ n’y verrait pas grand mal et,’dans ’ tous les cas, s'y déciderait sans peine.Mais ces serviteurs de la révolution veulent paraître des hommes de gouvernement.Ur, s’ils cèdent à la tourbe qui ordonne de porter Victor Hugo au Panthéon, ils doivent renoncer à ce rôle.En France, les hommes d'ordre qui cherchent encore à s’accommoder de la république, puis à l’étranger, les gouvernements verront que ces pieds-plats ne peuvent opposer aucune barrière au radicalisme ; et celui-ci, sur d’être enfin le maitre, après les avoir déhonorés, les chassera.Voilà ce qui les tourmente et leur donne envie de résister.Mais la résistance a aussi des périls et même des périls immédiats.Rompre avec les radicaux, avec, les intransigeants, n’est-ce pas se livrer aux opportunistes et rouvrir la porte à M.Ferry ?Un mensonge dévoilé A monsieur le rédacteur du Courrier du Canada.Monsieur le rédacteur, Le 18 d'avril dernier, le Monde de Montréal publiait une correspondance signée par un monsieur L.M.Barré, qui se donne comme une grande autorité en ce qui concerne la fabrication du beurre et du fromage.Dans cette correspondance, M.Barré affirme que le système de labrication combinée (le beurre et de fromage, suivi dans la fabrique de St-Denis dont je suis actuellement l’un des propriétaires, est un système basé sur des falsifications.J’ai adressé au rédacteur du Monde, personnellement, une dénégation des affirmations do M.Barré, mais on a jugé à propos d'en refuser l’insertion, Je viens vous prier, monsieur le rédacteur, de publier ma dénégation, espérant que votre esprit de justice vous engagera à m’ouvrir vos colonnes à cet effet.Veuillez me croire, Votre très obligé.Cris.Paradis.Monsieur le rédacteur, Comme j’ai des intérêts considérables dans l’industrie de la fabrication ! combinée du beurre et du fromage, partiellement écrémé, j'ai suivi avec lin intérêt, une discussion qui s’est faite dans vos colonnes à ce sujet.J'ai d’abord cru que le M.Barré qui est opposé à cette fabrication combinée était de bonne foi, mais, j’ai vite compris que ce monsieur n’en veut, en tout cela, qu'au directeur de l’Agriculture de la province de Québec.Comme ce dernier s’est vaillamment défendu, je n’ai pas à venir à sa rescousse, ce qui d’ailleurs ne me regarde pas.Seulement, vu aue, pour pouvoir confondre plus facile- ment le directeur de l’Agriculture, M.Barnard, M.Barré a eu, en dernier ressort, recours à un mensonge qui m’atteint directement dans mes intérêts, il me faut me mêler à la discussion.C’est pour cela, monsieur le rédacteur, que je viens vous demander l’insertion de la présente correspondance, espérant que vous m'accueillerez avec le même esprit de justice qui vous a porté à permettre que M.Barré expose ses idées dans votre journal.Dans l'ardeur de la lutte aveugle qu’il a entreprise, M.Barré vient de dire dans votre journal (voir le numéro du 18 avril) du système combiné préconisé par M.Barnard et mis en pratique dans la fromagerie-école du gouvernement à St-Denis que : 4' ce procédé consiste à enlever 4 par 100 Ibs.de lait une quantité de 4 crémc suffisante pour faire 3 lbs.de ' beurre et plus.Pour remplacer 4 la crémc, on ajoute ensuite au lait 4 écrémé, une substance appeler 4i Anti 4 Ilojff' ” composé de potasse et de soda 4 à laver.” rius loin M.Barré continue : 4 .il (M.Barnard) fil nommer M.4 Jocelyn, professeur provincial de la 'fabrication du fromage, lequel profes-4 seur enseigna les falsifications ci-haut 4 décrites dans la fromagerie-école du 4 gouvernement à St-Denis.” 44 Ce fait est parfaitement éta- 4 BLI PAR LES ÉLÈVES QUI ONT 4 FRÉQUENTÉ LA DITE ÉCOLE, ET PAU 4 L’INSPECTION PERSONNELLE QUE 4 NOUS EN AVONS FAITE.” 44 Une autre circonstance, qui indique 4 que ces falsifications ONT ÉTÉ PH ATI-4 QUÉES, c'est quun marchand de pro-4 visions de Montréal nous a affirmé { qu'une certaine quantité de fromage 4 de la laiterie-école de St-Denis avait 4 été achetée et payée environ 10 cl s.4 par Ibs.cl ensuite revendue 5 rts:' Puis, plus loin encore, M.Barré ajoute : 44 Voila les procédés scientific 4 ques tant vantés jiar M.Barnard, et 4 enseignés par M.Jocelyn dans les 1 laiteries-écoles du gouvernement a St-• Denis et Rougemont.” 11 n’y a pas à en sortir, voici comment se résument les assertions de M.Barré, au sujet delà fabrication combinée du beurre et du fromage : M.Barré AFFIRME que le système de fabrication combinée du beurre et du fromage enseigné par M.Jocelyn et préconisé actuellement comme autrefois par M.Barnard, n’est rien autre chose qu’une falsification.M.Barré affirme que ce système ou procédé consiste à enlever par 100 lbs de lait une quantité de crème suffisante pour faire 3 lbs de beurre et plus, et que, pour remplacer cette crème, on ajoute ensuite au lait écrémé, une substance appelée “anli-Holf ” composée de potasse et de soda à laver.M.Barré AFFIRME que ce sont là les procédés scientifiques tant vantés par M.Barnard, et enseignés et mis en pratique dans la laiterie-école du gouvernement à St-Denis.Eh bien, moi, en ma qualité de copropriétaire de la fabrique qui a été la laiterie-école du gouvernement à St-Denis, et dans laquelle est encore suivi le système combiné, enseigné et pratiqué là par M.Jocelyn, j’oppose à chacune des trois affirmations de M.Barré que je viens d’exposer Un DÉMENTI FORMEL.M.Jocelyn, entr’autres choses qu’il a enseignées à St-Denis, a exposé à ses élèves la théorie du système appelé 44 Anti-Hoff” mais non comme système de fabrication pratique.Il ne l’a jamais enseigné pratiquement, ni pratiqué à St-Denis.En conséquence, le système suivi à St-Denis, enseigné par M.Jocelyn et préconisé par M.Barnard n’est pas le système 44 Anti-Hoff ” dénoncé par M.Barré.Si M.Barré persiste dans son affirmation, je le tiens pour un menteur, puisqu’il prétend baser cette affirmation sur son observation personnelle.J'apporte la preuve que voici à l'appui de mon assertion, en attendant que je demande à M.Barré, devant un autre tribunal que celui de l'opinion publique, la réparation du tort qu’il m’aura causé parses mensonges.Voici ma preuve qui consiste en une lettre adressée à mon co-associé.Louiseville, 24 avril, 18S5.Cher monsieur, Je viens de recevoir votre lettre (lu vingt-deux courant sur laquelle vous me demandez certains renseignements auxquels je répondrai de la manière suivante : J’étais, comme vous ne l'ignorez pas, un des apprentis de M.le Professeur J.M.Jocelyn la première année de l'établissement de la fabrique-école combinée de beurre et de fromage à St-Denis de Kamouraska.J'ai demeuré là tout le temps des opérations et n’ai jamais été une seule journée absent de la fabrique, de sorte que je suis parfaitement au courant de ce qui s’y est fait, dans tous les détails.Le fromage partiellement écrémé que l'on y a fabriqué n’a pas été fabriqué d’après le procédé -appelé 44 Anti-lfulf ” ce procédé ne nous a été enseigné qu'en théorie.Ce fromage se faisait là comme partout ailleurs, c’est-à-dire d’après le procédé ordinaire.Je connais plusieurs fabriques combinées et je n’en connais aucune où le fromage soit fait d’après le procédé appelé 44 Anti-Huff.” Je suis à peu près convaincu que ce procédé n’a jamais été pratiqué dans cette Province.Pour ma part, j'ai fait du 1 romage écrémé partiellement tous les ans, depuis trois ans, et n’ai jamais employé ce procédé.Votre, etc., etc., [Signé] S.L.Pâincuaud.P.S.Je vous permets bien volontiers de publier ma réponse si elle le mérite.[Signé] S.Im P.Je tiens cette lettre à la disposition de M.Barré, et maintenant, que ce monsieur contredise ma preuve s'il ne veut pas passer pour un menteur.Cus.Paradis.Feuillleton du COURRIER DU CAN \ DA 30 Juin 1885.—No 15 Li (Suite) VI La journée s'avançait, journée >rride pendant laquelle la nature itière paraissait languir.L’arbre ïmandait la pluie la terre la lraî-icur ; les animaux épars dans la impagne, accroupis et le mufle à rre, appelaient vainement un souf-5.Les travailleurs suant sous le Leur s’arrêtaient pour essuyer leur isage.Les robustes filles, le front iché sous un chapeau de paille, la idle serrée par un mouchoir à car-iaux comme par une ceinture, halc-lient, courbées vers le sillon.L’ex-2ssive chaleur faisait redouter un rage ; fermiers, valets et métayers 3 hâtaient de terminer la besogne.Tout à coup,une jeune fille poussa n cri de terreur en voyant accourir n chien la langue pendante, le poil crissé, quêtant, demandant, tout en eine, et qui paraissait aussi furieux u’affamé.A cette époque de Fanée, la terreur des chiens enragés est grande.Celui-là, bien qu'il ne ¦ présentât aucun des signes distinctifs de l’hydrophobie, inspira cependant une crainte si grande à la moissonneuse qu’elle courut se jeter dans les bras de son frère en s'écriant: —Un chien enragé ! un chien enragé ! o _ En un instant l'alarme fut donnée.Les travailleurs -s’arment de fourches, de faucilles : le chien effaré se jette au milieu du groupe et s’enferre dans les branches aiguës d’une fourche.Il pousse un hurlement de douleur auquel semble de loin répondre un gri d’angoisse.Les hommes s’acharnent après leur victime ; elle tente vainement d’échapper à scs bourreaux ; blessée et saignante, elle luit, laissant après elle un sillon rouge sur la paille fraîchement coupée.Mais le chien que l’on redoute doit être abattu.On le rejoint, il cesse do se défendre ; ses regards mourants se tournent du côté de la route et s’arrêtent sur un vieillard chancelant qui, d’une voix plaintive, appelle : —Fido! mon-bon Fi do ! Mais Fido, qui tente de se soulever pour répondre à cet accent connu reçoit à la lois un coup de faucille qui lui coupe profondément une patte de derrière, et un coup de bâton qui lui brise à moitié le erûne.11 retombe sur le sol et no bouge plus.—Fido ! Fido! répète le vieillard.—C’est drôle tout de môme, dit un paysan, un chien dont le maître est ivrogne, mourir de la rage ! Mais une des moissonneuses, s'approchant de la lisière du champ, répond au jeune valet : —Vous devriez rougir, Noël, de suspecter les gens sans les connaître, ce pauvre homme est aveugle.—Aveugle 1 mais alors, c’est un chien que l’on vient de martyriser.—Claudine, s’écria la première moissonneuse, allez vers le vieillard, amenez-le ici.La jeune femme courut vers le vieillard.—Venez, lui dit-elle vous avez besoin de repos, et vous partagerez notre dinor.—Avez-vous vu mon chien ?demanda l’aveugle.La moisonneuse évita de répondre.—Quelle chaleur ! dit-elle, et combien vous devez avoir de peine à trouver du pain le long de la route.—Oui, bonne gens ! Et cependant j’en reçois assez pour moi et pour Fido.La corde qui le tenait s’est cassée, il avait soif, et il est parti en avant.Je l’appelle depuis une heure.C’est que Fido, voyez-vous n’est pas uno hôte ordinaire, mais 1 une créature dont l’instiuct ressemble à l’intelligence du cœur.Fido ! Fido ! répéta le vieillard.Guidé par Claudine,” i,l entra dans le champ.Los hommes et les femmes, tout à l'heure furieux et altérés du sang de la malheureuse bête, demeuraient attristés et contraints.Claudine lit asseoir l’aveugle, lui apporta du cidre, lui tailla un chanteau de pain, sur lequel elle étendit une tranche de lard, puis elle l’invita à diner.Le vieillard coupa la moitié de son pain et le mit do côté.—C’est pour Fido, dit-il doucement.En ce moment la misérable hèle, saignante et blessée, mais qui respirait encore, poussa un gémissement si plaintif que l’aveugle se leva tout droit, comme mû par un ressort : —Fido ! s’écria-t-il, Fido! Ses mains tremblantes frappèrent ses genoux par un geste d’appel affectueux ; un gémissement plus douloureux lui répondit : Le visage de l’aveugle exprima une horrible douleur, puis éclatant : —qui a blessé mon chien ?demanda-t-il.La plus jeune des moissonneuses prit l’animal expirant dans son tablier, et l’apporta au vieillard.-Pardonnez-nous ! dit-elle, pardonnez-leur à tous, ils ont vu un chien sans maître, un chien errant, et.—Ah ! fit le malheureux homme, on a traité Fido en chien enragé.,.Bonne bête ! fidèle et bonne bête.Si vous saviez comme Fido m’aimait.l’avoir assommé, lui ! qui me léchait les mains, il y a une heure à peine.Si j’avais des yeux, je laverais, je banderais ses plaies., on le sauverait pout-ôtre.Vous me paraissez devoir être compatissante, jeune fille car vous avez la voix douce.Voulez-vous m’aider à soiguer Fido ?La moissonneuse alla quérir de l’eau et lava les blessures du chien ; elle les banda ensuite avec des mouchoirs.Mais elle agissait plus pour consoler l’nveuglo que dans l’espoir de sauver la pauvre bète.Du reste, chacun lui venait en aide.On regrettait la précipitation avec laquelle on avait agi.Le vieillard se lamentait et se demandait ce qu’il allait devenir.Le chien gémissait sur ses genoux.Claudine et la jeune moissonneuse restaient assises près de lui.Ecoutez, dit celle-ci, si vous n'avez pas de but dans vos voyages, je vous conduirai chez une femme qui guérira Fido.—Mon chemin n’a pas de but.Je cherche mon pain do chaque jour et l’abri de chaque nuit.Je ferais vingt lieues à pieds, afin de chercher un soulagement pour Fido.' —Vous recevrez l’hospitalité dans la ferme voisine, où j’ai été employée pour le temps de la moisson, on rentre les gerbes demain, je serai libre, et., La jeune fille n’achova pas, elle considérait d’un œil cllaré le vêtement do l’aveugle.C’était une sorte de houppelande d'un brun rougeâge, sur laquelle tranchait crûment une pièce de drap noir de forme irrégulière.La moissonneuse porta la main à un cordon entourant son cou, tira un cachet de sa poitrine, l’ouvrit, en sortit un morceau dVtoffe de même nuance que le vêtement de l'aveugle et poussa un cri mêlé de surprise et d’effroi.Puis brusquement, à l’aide de son couteau, elle se mit à découdre le morceau de drap noir ; quand il lut enlevé, elle constata qu'il manquait un lambeau à la houppelande, et en rapprochant celui quelle tenait d'ordinaire enfermé dans son sachet, elle vit qu’elle possédait bien réellement le morceau déchiré au vêtement de l’aveugle.Quand elle renferma dans le sachet la triste relique qu’elle y gardait, elle tremblait convulsivement.—Mon ami, dit-elle au vieillard, de façon à n’être entendue que de lui, non-seulement je vous promets de vous conduire près de la femme qui sauvera Fido, mais encore je vous secourrai autant que je le puis dans votre misère, si j'apprends d’où vient l’habit que vous portez.' (A suivre) ' Le Courrier du Canada, Mardi 1(5 Juin 1885 SOMMAIRE Franou La révolution et Victor Hugo.Un mensonge dévoilé Feüillktox.—Le témoin du meurtre Le terminus du Pacifique La politique partout Lejcliemin de fer du Nord et le Pacifique Petite gazette Pèlerinage du Tiers-Ordre Nouvelles du Nord-Ouest.Correspondance La crise ministérielle en Angleterre Le décès de l’amiral Courbet Le choléra.Le prince Charles Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Institutrice demandée—Dr F.Montizambeit Dans la Cour Supérieure—Jos.(î.Boss*.Du nouveau—John F.Hossack Grande fête des canadiens français Avis aux entrepreneurs—A Gobeil CANADA QUEBEC.10 JUIN 1885 dans la question de division du diocèse des Trois-Rivières.Il prend sujet du huitième considérant de la supplique adressé au St Père parles fidèles, pour trouver le cabinet de Sir John en faute sur le point de rémigration aux Etats-Unis.Rien de plus injuste, de plus déloyale quejeette tactique ! I notre première page.Elle est intitu- remèdes aux maux qui ravagent les 16e : Un mensonge dévoile.temps actuels.J______ A cet appel, sachons donc répondre Au nombre des centaines d'étran- avec soumission.Devenons tertiaires, gers venus à Montréal pour les ob- et le Bon Saint François suppléera à ce sèques de Mgr Bourget, dit la Mi- i!es une responsabilité que ceux ci n'ont jamais assumée.On nous attaque, M.le Rédacteur, et on nous attaque' bien injustement.J’ai dioit de savoir quel est notre agresseur.Voilà pourquoi je demande à u Justice ” d’avoir le courage doses accusations et de me décliner ses noms et prénoms.Après ça nous verrou?.Pu.Laniuiy.Ottawa, 13 juin 1885.LA CUISE JILMSTÉKIELLi; EN ANGLETERRE COMMENTAIRES DE LA PRESSE ANGLAISE SUR LA CRISE MINISTÉRIELLE Londres, 15—Le News dit : Le marquis de Salisbury a adopté la seule voie qui lui était ouverte et fait un nouvel appel à Gladstone pour diriger les libéraux dans les élections générales.Sous de pareils chefs, le parti libéral sera défait.Le Times dit que Salisbury n’a pas accepté la charge sans condition ; rien ne sera décidé définitivement avant l'arrivée de la Reine.Les conservateurs demanderont à leurs adversaires, de garantir qu’ils ne feront pas de misères au nouveau gouvernement, avant les élections générales.Le Times continue à condamner le dernier gouvernement.Il publie une copie du whip libéral lancé pour la réunion de la chambre des communes aujourd’hui et dit qu'il est tout-à-fait semblable à celui lancé lundi dernier au soir pour la division indépendante.Il dit que les whips crient 44 au loup ” trop souvent et en se servant de termes pressants dans les petites occasions, diminuent l’effet de leurs appels lorsque survient une crise réelle.Capcl Court et Mark Lane envisagent la crise ministérielle avec indifférence.Ils sont d’opinion que Gladstone a été trop vif, en renonçant à la lutte, et en se retirant sur une simple question de détails, pendant que les partisans de Salisbury ont été trop empressés de monter au pouvoir par accroc et de se procurer des pensions et des charges.Les spéculateurs à la bourse disent que ce changement au lieu des bévues de l’ancien gouvernement, nous amène les bévues d’un nouveau gouvernement ; voilà pourquoi cet événement n’a fait qu’augmenter la stagnation du marché monétaire.M.Gladstone a annoncé aujourd’hui à la Chambre que le marquis de Salisbury avait consenti à former un nouveau cabinet.l)éc*êH «le l'amiral Courbet Paris, 15 — A la Chambre des députés cette après-midi, l’amiral Galibcrt a annoncé la mort do l’amiral Courbet.Il est mort à bord du vaisseau le Bayard.La mort a été causée par un épuisement dû à l’excès de travail et d’inquiétudes intellectuelles.La Chambre a cessé ses délibérations de suite par respect pour la mémoire du défunt.Le choléra Madrid 15—Les meilleures statistiques qu’on ait pu se procurer, démontrent qu’il y a un ou plusieurs cas de choléra dans chacune des 51 villes disséminées dans les 8 provinces qui sont sur les bords de la Méditerranée.Senar Maret, ex-ministre de l’Intérieur qui a déjà vu passer trois grandes épidémies en Espagne, pense que, vu la marche du choléra, ce ne sera qu’une petite affaire cette année.Aux grandes époques précédentes il sévissait partout et avec une terrible vigueur.Au point de vue sanitaire, les villes d’Espagne sont mieux tenues qu'autre fois.Senor Maret, s’attend que le choléra se répandra dans Madrid ou les autres grandes villes, mais croit que les morts seront rares dans Madrid.Il croit qu'il sera facile de contrôler le lléau avec de grands soins.11 croit que l’Amérique n’a pas lieu de le redouter, si les autorités attaquent le choléra au lieu de laisser le choléra s'attaquer au peuple.Les autorités sanitaires de Madrid déploient une grande activité et ont déjà chassés les bestiaux et les mulets hors de la ville.Des feux brûlent dans les plus mauvaises rues, toute les nuits.Les égouts seront saupoudrés de chaux.Madrid, 15—Le choléra se propage dans les provinces de l’ouest sur la frontière de la Méditerranée.Il y a actuellement plusieurs cas à Teral, Alicante et Cartagene.- Douze mille personnes ont quitté Madrid dans le cours de la semaine dernière.Le fléau augmente à Caste-lan.On rapporte 114 cas nouveaux et 3G décès ; à Carthagène 214 nouveaux cis et six décès.Le prince Charles Potsdam, 15.—Le prince Frederick Charles qui avait été frappé d’apoplexie hier, est mort ce matin.Fils de Charles, père de l'empereur Guillaume, le prince était né en 1S28.C’était un des meilleurs généraux de la Prusse, il professait une aversion profonde contre la France qu’il aurait voulu écraser en 1870.Echos nouvelles NOUVEAU BUREAU MM.RR.Dobell et Cie, marchands de bois, de Québec, ont ouvert un bureau à Montréal.RECONST I i U CT IO N Les commissaires des chemins à barrières ont commencé la semaine dernière la reconstruction du pont Scott qui avait été enlevé au printemps par l'inondation.CERCLE CATHOLIQUE " Séance hebdomadaire Mercredi à huit heures ; causerie intime.Les membres sont priés d’assister.ANNIVERSAIRE C’est aujourd’hui le 22Gème anniversaire de l’arrivée à Québec de Mgr de Laval, premier évêjue du Canada.MORT SUBITE Mme Laurent Villeneuve,deSt-Pieire de Charlesbourg, a été trouvée morte dans son lit, dimanche matin.La défunte laisse un époux et cinq enfants.GRAVE ACCIDENT Hier matin un ouvrier de navire du nom de Napoléon Giroux, de St-Roch, a fait une chute qui a failli lui conter la vie.Il avait à peine eu le temps de se mettre à l’ouvrage qu’il tombait la tête la première dans la cale du navire.Les blessures sont très graves et ses jours sont encore en danger.AGENT M.W.Symonds a été nommé agent du Lloyd norvégien du port do Québec.C’est le consul norvégien qui remplissait autrefois cette charge.LES BOHÉMIENS La tribu des bohémiens qui avait établi ses pénates à l’entrée du bois du Cap Rouge, a levé le camp et a défilé ce matin dans nos rues ; ces nomades se dirigent vers Lévis.Que les habitants de la rive sud du fieuve soient sur leur garde et prennent bien soin de leur basse-cour.On ne sait pas ce «pii pont arriver.UN SAVON PftÉCIEUX Le Moniteur rie la Teinture décrit comme suit un savon pour enlever les taches en usage dans les ateliers de blanchiment et d’impressions sur étoffes ot de teinturerie : Prenez 22 livres du meilleur savon, réduisez le en petits morceaux minces, placez le savon dans un chaudron avec 8y d’eau et 13.) livres de fiel de bœuf.Couvrez et laissez te tout en repos toute la nuit.Le matin chauliez doucement et réglez votre feu de façon à ce que le savon se dissolve sans être remué.Lorsque la masse est homogène et 1885 coule avec lluidilô et qu’une partie de l’eau pfL évaporée, ajoutez tVo d’une livre d’esprit de térébenthine et /Vo d’une livre de benzine et mélangez bien.Pendant que la masse est encore dans un état de fusion, eolorez-la avec du vert ultramarin et de l’ammoniaque et coulez dans des moules où la matière doit rester plusieurs jours avant d’etre employée.Ce savon agira d’un façon parfaite.LA PÊCHE La pèche du hareng a été abondante sur nos cotes.On en a pris tant qu ou a voulu en prendre.Plusieurs jours, il a été impossible de vider les seines.Nos bous habitants sont tout réjouis et nos fabricants de boîtes de homard ont.du se faire une abondante provision.Nous voyons qu’a Yarmouth on a commencé la pèche du maquereau et qu’il s’y en fait fort de belles pèches de puis quelques jours.Le maquereau est gros et gras.On en exporte d’enor-ines quantités aux Kats-Unis.On pèche aussi le homard qu’on ex pédie vivant a Boston et à New-N ork ou i! se vend comme du beurre.La goélette Maria, de Pu bnico, N.B-, est revenue des bancs de pèches de l’ouest avec 170,000 livres de moi ne el KO gallons d’huile.COMMENCEMENT D’i NCENDIE On se rappelle la bourrasque de vent que nous avons eue samedi soir.W rs 10.10 heures p.m.les volants d’un chassis chez M.Dérome, épicier, maison McMeai,au Grand Tronc, furent onvcits par le vent et une lampe jeter a L r:v mit le feu dans h; tapis, le* rideaux et dans un bureau à toilette.L'alarme fut donnée et la lui »ade se rendit promptement sur les lieux.Le feu a été éteint par les citoyens avec deux seaux d’eau.L» s dommages sont évalués à plus de cent piastres.Il y a assurances a la Pliœnix pour 8700.COUP DE COUTEAU On nous informe que, samedi, une querelle ayant éclaté à la citadelle, entre les nommés Michaud et Charrier, do l’artillerie de garnison de Lévis, Michaud a frappé son compagnon d'un coup de couteau à la tète.Il a été mis aux arrêts.TENTATIVE DE SUICIDE Dimanche après midi,un nommé John Burke, qui demeure au Mo il) me S te Julie, quartier Montcalm, et qui fait partie de la garde de la prison, a essayé de se suicider en s'ouvrant la gorge à l’aide d’un rasoir.11 s’est iniügé une terrible blessure qui a élé pansée par le Dr Robitaille.Il est possible qu’il en réchappe.POURSUITE Michael J.Hogan, entrepreneur de Lévis, poursuit pour un fort montant u The Ontario Car 5* Foundry Co ” de Lenar, Ontario, et IL J.Bceiner, entrepreneur de l’aqueduc de Québec.LE VAPEUR “ SOUTH ” La machine du bateau - passeur “ South ” s’est brisée au moment où celui-ci était près de loucher le ponton de Lévis vers sept heures dimanche soir.Le bateau a été entraîné par le courant jusque vis-à-vis l’anse Macka,où un bateau à hélice qui s’était porté à son secours l'a remorqué au quai de Lévis.La machine a été réparé durant la nuit et le bateau a continué hier matin à traverser.CONSÉCRATION ÉPISCOPALE Mgr Bourget a donné la consécration épiscopale à cinq archevêques et évêques : à Mgr LMielan, évêque de Kingston, le 20août 18Î3 ; à Mgr Prince et à Mgr N.Blauchet, archevêque d’Oregon City, le 15 juillet IS45 ; à Mgr A.M.Blauchet, évoque Je Nesqually, Territoire de Washington, le 27 septembre 184C;à Mgr Jos Larocque, évêque de Saint Hyacinthe, le 28 octobre 1841- RIKL l.e Dr Kiset, de Rimouski, a reçu de Riel un télégramme par lequel le chef des rebelles acceple MM.Lemieux et Fitzpatrick comme ses défenseurs au procès qu’il (Icit subir.Riel demande que son procès se fasse devant la Cour Suprême du Canada ou dans la province do Québec.POUR LE NOVICIAT M.Paul Carbray, fils de M.F.Carbray, M.P.P.et M.William Ilogan, fils de M.E.Ilogan, sont partis hier matin par le Québec Central en route pour Baltimore, où ils doivent entrer au noviciat des BR.PP.Rédemptoristes.INCENDIE Le feu s’est déclaré vers neuf heures hier soir au restaurant du Chien d'Or, qui est devenu dernièrement la possession de M.Th.Levallêe.Ce restaurant n’était pas encore ouvert au public depuis la mort de M.Laforce Dans le moment, on y faisait l’installation du mobilier et de l'approvisionnement.Hier dos TABLEAU DE LA MARÉE HAUTE Matin Soir JUIN li.m.h.m Lundi 8—U2 8- -27 Mardi IG 8—52 9- -18 Mercredi 9—43 10- -08 Jeudi 10—32 10- -39 Vendredi 11—2 G 1 1- -55 Samedi 0—00 0- ¦52 Dimanche «» i » • • •• ^ I 1 —21 1- -5G Lo courant continue à monter 45 minutes [DU NOUVEAU! après la marée haute.LE L*r à repasser le plus commode et le plus poli qui existe ! Il chauffe sur une lampe ordinaip1 Avec ce 1er poli vous pouvez Juin une grosse journée [12 heures] ch repassage au prix tic 3 cents seule ment.Avec ce fer, il n’est pas nécessaire le chauffer le poêle et d'endurer In chaleur intense qu’il haut pour chauffer les fers ordinaires.lout ce qu’il faut c’cst d allumei votre lampe et de mettre le 1er a la place de la cheminée, et en moins df 10 minutes, votre 1er est a^sez chaud pour repasser c*- que vous voulez.No manquez pas «le 1 ire I acquisition do ces fers sans dél li, et vous nt* vous en repentirez jamais.JOHN F.HOSSÀCK, Dépôt d'huile As’raie, 50, Il UK DK LA IA UI» r.l*K.ONGUENT ET PILULES HOLLOWAY.— Tumeurs, Cancers, et maux de scias.— Si quelqu’alteinte à la santé demande une plus grande attention qu’une autre pour prévenir do désastreuses conséquences, c’est la classe des allections ci-dessus.Dès que la maladie apparaît, l’Onguent Holloway devra être énergiquement frotté sur la partie affectée jusqu’à ce qu’il soit bien absorbé.11 faudra aussi prendre immédiatement des Pilules, afin de régulariser le cours du sang.Si l’on persévère à employer | LIGNE DE LA MALLE RO YALE.ces remèdes, en peu de temps, leurs eîfets seront merveilleux : pendant que l’Onguent guérit les maladies externes, les Pilules chassent les maladies internes.La guérison n’est ni superficielle, ni temporaire, mais permanente et complète et la maladie revient, rarement, tant est parfaite la dépuration obtenue par ces salutaires préparations.Une expérience par plusieurs Ayant supporté tint de souffrances par suite d’indigestion, que je fus sur le point de perdre la vio I Mes douleurs se faisaient tou jours sentir après avoir pris de la nourriture, cependant légère ci digesiive ; Pendant doux ou trois heures j’éprouvais dos soullrancos quelquefois insupportables Et le seul moyen de me procurer Du soulagement ! Etait de rejeter tout ce que mon estomac contenait ! ! Porsonne no peut concevoir les douleurs que j’avais à endurer jusqu’au dernier moment.La maladie lut telle que pendant trois semaines je fus obligé de gar der le lit, et je ne pouvais rien manger ! ! Mes soullrancos devinrent tellement atroces que je lis appeler deux médecins pour me donner quelque chose qui put arrêter mes douleurs.Leurs soins no me firent aucun bien.Enfin, j’avais beaucoup entendu parler de vos Amers de houblons ! et je pris la détermination d'en faire l’essai.Je m’en procurai une bouteille, dans quatre heures, j’en absorbé le contenu ! Le jour suivant, je sortis du lit, et je n’ai jamais été, uno seule heure depuis, malade de cette maladie.Je l’ai recommandé à des centaines d’au-très.Vous n’avez pas de meilleur avocat que moi.Geo.Kendall, Ali.ston, Boston.A bas la cruauté.Mass.Vous soutirez et vous laissez souflrir votre famille quand vous pouvez empêcher la maladie et la guérir si facilement avec les Amers de houblon ! ! 1 fiaTLes véritables Amers do Houblon portent une grappe de Houblon vert sur l’étiquette blanche.Ne faites usage d'aucune do ces drogues malsaines dont le nom contient les mots u Houblon ’’ ou “ Houblons.” DK VAPEURS ALLANT AU SAG U ENA ê Tadousac, Cacou na% Rivière-du-Loup el Malbaie.A commencer le 23 du présent, les vapeurs de première classe bien cm nus u Sl-Lawrcncc ” et “ Union ” partiront du quai Si- Va cl * • c «mno suit : Les MARDIS et VENDREDIS, à 7.30 h.A.M-, le St-Lawrence ,»»»»!• Chic *utimi et la Baie des lia ! Ha ! et ar c.e.u à h Baie St-Paul, Ecoulements, M lit uD, Rivière-du-Loup et Tadousac.Les MERCREDIS *1 S \ MEDIS, à 7.30 A.M-, le inion pour Chic m mit et la Haie des lia ! lia! arrêtai.! ù la l'a*-.Suint-Paul, Plie aux Coudres, les Ehou;ements, Malbaie, Rivière-du-Loup, Tadousac et l’Anse St-Jean Laissant la Rivière-du-Loup Pour le Saguenay, à 5.00 P.M.le même jour; et nour (J lié b «‘0, les mercredi’, jeudis et samedis à *5.00 P.M., et les «limanches à 7.00 P.M.Ou peut se procurer clos billets et retenir «les canines au Bureau Généra! «J«>s Billets vis-à-vis 1 Hôtel St-Louis, **t au Bureau de la compagnie ¦ ' Navigation à Vapeur «lu St-Laurent, quai St-André, et à bord du vapeur.A.LABOUR Y, , Secrétoire.Québec, I : juin 1SS5 l$i DANS LE DÉPARTEMENT DK I.A BONNETTE St JE ! peintres ont travaillé toute la journée dans l’établissement.Nous ne connaissons pas encore la cause do cet incendie ; il n’y a pas de doute cependant qu’il est duo à une imprudence.Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, le feu avait commis des ravages considérables.Ils ont travaillé avec beaucoup d’ardeur et de courage pour maîtriser l’élément destructeur, mais cela n’empêche pas que les flammes ont presque détruit l'intérieur, de cet établissement.lies dommages sont évalués à $2,000 au moins.L’édifice était assuré à la Compagnie «l'Assurance North British American.M.Levallée avait, sur son mobilier et ses liqueurs, une assurance de $500 à la Fumifjut Lire Insurance.L A ST -J E A N- B A1 »T I ST E Assemblée des membres du comité société St-Jean-Baphste de Monlmagny, tenue le 30 mai 1885.Proposé par B.A.Choquette, secondé par le Docteur Blouin et résolu à l’unanimité, que le secrétaire soit chargé de transmettre au nom de cette société une invitation au Rédacteur du journal Le Courrier du Canada, d'assister a la célébration de notre fête Nationale, le juin prochain ou de s’y faire représenter.James Oliva Président.J.I.Dufhesne Sect étaii e.mort dans un hôtel lîu cultivateur de St-Lin du nom de Beaudoin, arrivé à Montréal samedi matin, est mort dans des circonstances les plus étranges.Il s’étail retiré dans un hotel situé en face du marché Bonsecours, et fut occupé durant l’avant midi à expédier quelques affaires, puis il se rendit à riiètol afin de prendre son diner.Peu après M.Beaudoin entra dans le bureau pour se reposer, et demeura couche sur un banc pendant plus de deux heures.Le garçon de barre, trouvant étrange ce sommeil un peu prolongé, s’approcha de lui, et constata qu’il était mort.Le médecin appelé aussitôt déclara que Beaudoin venait de succombera une u maladie de cœur.” MORT AU NORD OUEST Une dépêche privée reçue dimanche à la Citadelle, mande que le soldat Edouard Carpentier, de la batterie A, a succombé à l'hôpital de Saskatoon, aux allreusses blessures qu'il avait reçues au combat de Batoclie, Ce jeune homme, qui était natif de Montréal, jouait la clarinette dans la musique de la batterie.Il u’a pas été blessé par l'ennemi, mais par la mitrailleuse dont il était un des servants et qui fut changée de direction.11 eut une jambe fracturée et l’autre déchiquetée par les projectiles.COURSES EN YACHT A une assemblée du club de yachts de Québec, tenue le 10 de ce mois, il a été décidé que les premières courses de ce club auront lieu le premier juillet prochain ; on y disputera le prix du Gouverneur Général.Les concurrents partiront du quai des Commissaires et devront contourner la bouée à l'ile Madame.Un bateau sera nolisé pour transporter les spectateurs Si le vent souille de l'Est, la course commencera à midi ; elle sera à 2 heures si nous avons du vent d'Ouest.UNE PÈCHE DANGEREUSE Un accident qui aurait pu avoir do conséquences assez graves est arrivé hier après-midi, sur la rivière du Sault Montmorency, près de Québec.Trois citadins, accompagnés de leurs femmes, s’étaient rendus en cet endroit dans le but de prendre part à une petite excursion de pèche.En arrivant, on monta une petite chaloupe d’invention nouvelle — fabriquée en toile—et doux des excursionniste y prirent place.La petite chaloupe en toile s’était déjà éloignée du rivago et nos excursionnistes s'ôtaient mis en train de tendre l'appàt aux poissons, lorsqu’à la suite d'un mouvement brusque qui lui fut imprimé, la chaloupe chavira et nos deux excursionnistes tombèrent à l’eau.Du rivage où se tenaient les compagnons de nos pêcheurs on s’aperçut de l’accident.Les femmes se répandirent en larmes et les hommes dépêchèrent un canot pour aller à la recousse des naufragés.Ceux-ci, après s’être débattus assez longtemps, étaient parvenus à se cramponner à leur chaloupe de toile.Le canot de sauvatageles recueillit et ils gagnèrent le rivage où les attendaient dans la plus vive anxiété ceux qu’ils y avaient laissés.Après cet accident, il ne fut plus que s | -r^FORME les membres du clergé, sis amis et tant à la Pointe.au-Pèro, Percé, Summorsido et lion de poche* Les excursionnistes JL lo public on général qu’il a transporté la Charlottetown, MARDI, lo 16 juin à 2 heures firent atteler leurs chevaux et on »>alanco du stock do marchandises qui lui mie l\ M., , ., en mains au ; Co steamer offre un excellent confort aux s estima heureux do ragagner la ville.; M .w________A ^ m9 È ! passagers.Avantages Extraordinaires Au Bon Marche, Coin des rues St-Jean et Collins, HAUTE-VILLE.— : o : — optionnel Indiennes «le toutes sortes, depui Etoiles à Robes de toutes sortes, Cachemire français, tout laine Soie Gros-Grain* (Job.) < Ottoman, broché « « unie.Kntoucas.1«‘pression i-'bîssous t s»ront O ••••••••« Mf IM •••••• ••••••••• 000000 ••••••••« ••••••••• #•••••••• •••••••• ••••••••• ••••••••• ••••••••• •«••••••• •• ••••• •••••••• 000000 000 00 0 0 0, 8c.* 10e.et plus A *7.» • ••••• UC.1.00 valant 1.30 1.00 * 3.25 1.50 t 2.00 .25c, et plus PARASOLS, UNE GRANDE VARIETE.Franges et ornements en chenille, broderies, depuis 3c.jusqu’à 2,50.Dents en kid, en soie, en 111, en coton, etc., etc.Corsets «le tous genres, depuis 50 cls.Tweeds tout laine, 50c, valant 70c.* importé, 90c.i 1.20 « J « pour pantalon, un choix considérable.Serges, 75, 95, 1,30, 1.50, 1.95, 2.40, 3.00, valant 30 0/0 «le plus.Habilllements en Twoed tout laine, faits sur commandes, 7,50.Un lot considérable «le Bas, pour Dames et Enfants.Chaussettes, Bretelles, Cols, Chemises, Poignets, Cravates, 1 j plus beau choix : Calerons e Camisoles en coton et merino, à moitié prix.# Knlln, un assortiment varié dos marchandises les plus nouvelles vendus à des rrîx cans précédent.1 * ~ Venez voir, et vous assurer vous-mêmes que c’est une occasion unique de faire \os a fats pour la saison, à meilleur marché «jue partout ailleurs.Un seul prix, et les marchandises marquées en chiffres.Alai B 021 Marché ?Masife-Vslïc, N.G ar ne au.Québec, 2 mal 1SW5—1 an.194 Chemin de Fer du Nord.A PARTIR DE UtJXUI, 17 SEPTUiTïimE ISS», T.rîS trains circulent comme suit : Institutrice demandée.IA m un ici pu Rb'* scolaire do la G rosie-IJo, à j 9 ltvues de Québec, demande, pour le l«*r J U1LLET prochain, une institutrice d’écolo élémentaire pouvant enseigner le français et l’anglais ù 15 élèves seulement.Condili >ns : Salaire, au moins $120; logement «u chauffage et maison garnie dos principaux meubles do ménage.S’adresser au Dr V.M ONT IZ \ MB K RT, Secrétaire d«* I école de ’a Grosse-Ile ou au Courrier du Canada.Québec, 1G juin 1885 220 f 8500 de récompense i NOUS paierons la récompense ci-dessus pour chaque cas «le maladie du loi**, dyspepsie, mal «le tête, indigestion, constipation «jue nous ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour le lo*e «lu Dr West, lorsque l’on aura suivi exactement les prescriptions.Ces pilules sont puremen t végétales et donnent toujours satisfaction.Elles sont recouvertes avec «lu sucre et en grandes boites contenant 30 pilules ; prix 25 CENTS.A vendre chez tous les pharmaciens.Déliez-vous des contre-façons et des imitations.Les véritables sont faites seulement par JOHN C.WEST \ CI K, fahiicants «le pilules.81 et 83, rue King Est, Toronto, Ont.Un paquet «l’essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d’un timbre de 3 cents.En vente par J.J.Yeldon.120, rue Sl-Josepb, Québec.H ¦ «V 3 RA LM TREATMENT LA SANTÉ EST LA RICHESSE U traitement du docteur J.C.WEST pour les nerfs et le cerveau cH un spécllique sûr contre l'hystérie, les étourdissements, les convulsions, les accès, les névralgies nerveuses, les maux de tête, l'affaiblissement des nerfs causés par l’uspge do l’alcool, ou du tabac, affaiblissement du corps, do l’esprit, ramollissement du cerveau, conduisant à la folio, à la décrépitude et à la mort, vieillesse prématurée, stérilité, et toutes maladies causées par un excès «le travail «le l’esprit, ainsi que tout excès scus en soi«*s pour, messiec s.Vêtements «le dessous en mer’nos pour hommes et jeunes gens.Vêtements do dessous e:i colon pour hommes «*t jeunes gens.Un lot consider, ble «le camisoles • t ¦ 1 “ M < =L SS X O • (V 2® ^v = G 1 H.3 r ® c o r'S p** •r* ° ~ s c ?r 2 c - 1 -1 !» - 1 S Ç -r ?o S S.G * S.C 9 B « cr.i ?5 ~ 3 - ^ 5 S ^2 ÎTp if ri I?r : c ,-sO g* a : •• -r ^ s S&s- ° c -c 2 o tT * 1 3 C* S 3 fi « , Arrêtant à St*Joseph en allant et revenant.Les jours de fête, un voyage se fera de l’Jie à Québec à S heures du matin.QUÉBEC ET MONTREAL Le vapeur Montreal, capt Roy, laisse Québec pour Montréal, les lundis, mercredis et vendredis à 5 heures P M.Le vapeur Québec, capt Nelson, laisse Québec pour Montréal, les mardis, jeudis et samedis à heures P M ’A 0 —«y.* « G • 1 ou 2 pcrsour.es E — •>.* S ?3 ou 4 personnes = c f *1 — V* c-y> ©?1 ou 2 personnes = — A -E: — 'Jr A?3 ou 4 personnes TT G t< .1 personne « O - - “• ___1 Y- ¦ \ • - 't -V * s * • 1 • :•* ts :o QUÉBEC-CENTRAL Les convois circulent comme suit : de Lévis à Sherbrooke.11 h.a.m., convoi de la malle, arrivant à la jonction de la Beauce à 1.10 p.m.et à Sherbrooke à G.15 p.m.De Lévis à St Joseph, Beauce: départ de Lévis, train mixte 3.00 p.m.Arrive à St Joseph à 7.10 p.m.Départ de St Joseph à 6.00 a.m.Arrive à Lévis à 10.00 a.m.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL d rains laissera Lévis pour Halifax et St Jean a 8.15 a.m.Pour la Riv.du Loup à 1.45 p.m.Pour la Riv.du Loup à S.20 p.m.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time.Lignes de Steamers LIGNE ALLAN Un steamer de cette ligne laisse Québec pour Liverpool, tous les samedis matin, à 9 heures, durant la navigation, avec les passagers, arrêtant à Rimouski pour le service de la malle.Un steamer de cette même ligne laisse Liverpool tous les jeudis, avec les passagers et les malles canadiennes Lh* steamers de Glasgow, de la même ligne aussi, parient dans leurs directions respectives, environ une fois par 15 jeurs.Prix du passage de Québec t Cabine $55, $70.et $80 ; Cabine secondaire : $40 ; Entrepont : $25.COMPAGNIE DES PORTS DU GOLFE Le Miramichi partira de Québec mardi.le !G juin, à 2 hrs p.m., pour Pictou.arrêtant à la Pointe aux Pères,Summerside et Charlottetown.Vente des omets de passage chez Leve et Alden, vis-à-vis l’hôtel St-Louis.Bateaux à Vapeurs QUÉBEC ET LÉVIS Les bateaux South et Forth font le irajet entre Québec et Lévis tous les J heures, depuis 5 h.a.m , à minuit.Prix, G cts aller et retour.STE-ANNE DE BEAUPRÉ Le vapeui Brothers fera ses voyages entre Québec et Ste-Aane tous Us jours, à 6 heures heures a.m., excepté les mardis et samedis où les rovages se feront su Want la marée.11 fera un voyage régulier tous les dimanches Le départ aura lieu à 8 heures du matin du quai Champlain.Le prix aller et retour sera de 50 cents.SAGUENAY Les vapeurs St-Laurcnt et Union partiront du quai Saint-André tous les mardis, mercredis, vendredis et samedis, à 7.30 a.m., pour Chicoutimi et la Baie des Ha ! H.i ! arrêtera à la Baie St-Paul, Beaux Coud res, Kboulements, Malbaie, Rivière du Loup, Tadoussac et l’Anse St-Jean, aller et retour.TRAVERSE DE QUÉBEC A LÉVIS QUEBEC | LEVIS Pour le chemin de fer Intercolonial.A.M.A.M.7.45 M aile pour Halifax.8.00 Accommodation pour la Rivière du Loup.P.M.1.15 Malle peur la Rivière «lu Loup 5.00 Accommodation pour la Rivière du Loup.hs samedis seulement P.M.2.00 Malle .anglaise pour Rimouski.Pour le Québec Central A.M.;A.M.10.30 Express pour 10.00 Mixte de Sainl- Joseph.5.30 Accommodation de la R.«lu Loup P.M.2.00 Malle «Je la Riv.du Loup.7.45 Ex press «le Halifax.Sherbrooke.P.M.2.30 Mixte pour St-Joseph.P.M.4.00 Express de Sherbrooke.TRAVERSE DU GRAND-TRONC laissera QUEBEC A.M.10.00.Express pour Richmond.P.M.7.30.Malle pour l’Ouest.STATION DE LEV JS A.M.7.00.Malle de l’Ouest P.M.3.30.Train Mixte de Richmond.6.15.Train Mixte do Richmond.BERTHIER Le vapeur Monlmagny, quittera le quai Champlain à 4 h.p.m , les mardis et jeudis pour St-Laurent, St-Michel, St-Jean et Berthier, et les vendredis et samedis à 4 h.p.m.pour les endroits ci-dessus.ST-JEAN DESCHAILLONS Le St Louis, capt Labelle, part de St-Jean Deschaillons, tous les lundis otvendredis, ariè-tant à Ste Emélie, Lotbinière, Port neuf, Platon.Départ de Québec, les mardis et samedis.Heure réglée par la marée.Prix : aller et retour 50 cents.GRONDINES L'Etoile, capt Paquet, part des Grondines, tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant au Platon,Deschambault, Lotbinière, St-Jean Deschaillons et Cap Santé-Heure réglée par la marée.8T-NI COLAS Le Laurent ides, Capt A Baker, part tous les jours de Québec, à 4 heures P M., et de St-Nicolas à 6 h a m.Prix : aller et retour 30 cents.STE CROIX Le Sic Crokr, capt Boisvert, part «le Ste-Croix tous les lundis et vendredis, remontant ÎU lendemain, arrêtant à St-Nicolas et à la Pointe à Aubain, Pointe aux Trembles et Ecureuils.Heure réglée par la marie Lignes d'Omnibus ÉGLISE STE-FOYE, LA CÔTE GRAbDON, LES COUVENTS JÉSUS-MARIE ET DE HELLEVUE, ET LES CIMETIÈRES MOUNT HER MON, WOODFIELD ET BELMONT.Voir l'annonce sur la îb'mc page pour l’heure 7 rf.sont équippés avec toutes les améliorations J(tCQUCS LÏO l)l t(l l (!C «V ClC, modernes que l’expérience pratique a pu suggé- ^ rer, et tous ont cl fee tué les plus rapides ira ver- J/.l 11CH A ND S-ETTCIE RS, sécs dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux.Ton- Commandants.nage.jV L'AI lit iA N.6100 en construction.SUCCESSEURS DE MM.Gingras & Langlois PARISIAN.5400 Capt.J.Wylie.ESfïC .«.,.^ûGO Capt.A Ù .i /.! if «I I.1.!.l3.’0 Capt.Gabel.E WPO UN b LA ND.1500 Capt.Mylius.La voie la plus courte sur mer entre i’Aniériqu»* et l’Europe, la traversée s’effectuant en cinq jours seulement d’un continsrl à l’autre.CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean K YANT fait l’acquisition .du fonds do maga- r y 0# ._• xL sin «le MM.Gingras A Langlois, à «les! jLj p»s .in,, conditions très favorables, informent le public dimanches .,x «{U ils sont par conséquent en état «Je vendre leurs marchandises à meilleur marché que dans n importe quel autre etablissement «lu genre de cette ville.L’assortiment est des plus considérables.Rien nmir rnrr;,,inl ,* n*y manque : vins de toutes sortes, liqueurs de à 10 ir> i m avivant la 2m “îîMl’ «en*vr* .?Pi”h»eux 5.80 I».111.Train .le la'Mille laissera Qué-les pius recherches, thé, cafo, épiceries en *,f.o.,- , , .* • général.Le tout «le la meilleure qualité.Il van.\.\ • r ’ ; 11 ',im' ?3st impossible de trouver mieux ailleurs, même ' ‘ ** * r$ MERCREDI, le 20 du courant, ms circuleront tous le> Jours t le«-«xceptés) pour et de îa station du i'alais, Québec, comme suit : ALLANT AU NORD G.**.*> u.111.Train mixte laissera Québec i1 ‘ ‘ Les vapeurs du service de la Malle de IIVERPOLL, LONDONDERRY, QUEBEC et MONTREAL De Liver} .De Derry Steamers De Quebec 21 Mai 22 Mai Sardinian : 13 Juin 23 « 29 « Sarmatian 20 « 4 Juin 5 Juin Polynesian 4 .luiMet 11 « 12 1 Parisian 27 Juin 18 « 19 « Circassian Il Juillet 25 « 26 1 Sardinian lis i 2 Juillet 3 Juillet Sarmatian 25 « y 1 IM « Parisian 1 Août — CHATEAU RICHER Départ de Québec tous les jours à 4 heures P M., chez Jean Lemelin, épicier.111, rue du Pont, St-Roch.Départ «lu Château Richer â CJ heures du matin, Prix : aller et retour 50 cents.STE-ANNE DE BEAUPRÉ Partira du pont Dorchester trois fois par semaine, les mardis, jeudis et same»lis à 23 heures P.M.Prix : 70 cents aller et retour.BARRIÈRE DU SAULT MONTMORENCY Partira du Pont I)orchest«.*r pour I«i Sault Montmorency, tous les jours, le matin à 10 hrs.et à midi.L’après midi à 5 heures.Prix, 20 cts aller et retour Chars Urbains PARTANT DE IIA LJ FAX A DEUX HEURES P.M., ou à l’arrivée «lu tiain du chemin «le fer Intercolonial venant «le l’Ouest.Prix du passage de Québec via Halifax: Cabine.$60.00, $70.00 et $50.00 Suivant les accommodements.Intermédiaire.$30.00 Entrepont.Au plus bas prix.Les vapeurs «lu service «le Gi.aoov.', Québec et Montréal De Glasgow.16 avril 23 « 30 « 7 mai 1! c 21 « Steamers Nestorian.Carthagenian.Siberian .Norwegian.Grecian.Buenos Ay rean De Montréal le ou vers le Voir ligne de Londres 9 mars 16 1 23 « 7 Juin 14 1 «ians les plus gran«ies maisons, et les prix sont extrêmement réduits, a la portée de toutes les bourses.Pour s’en convaincre, les acheteurs sont respectueusement priés our Québec, arrivant là à 8.55 a.m.1.2«> p.in.1 rain mixte laissera I»' Lac Simon pour Québec, arrivant vaut là â 6.00 p.m ¦Train de la Malle se rendra jusqu’au Lac Simon les MARDI et SAMEDI, arrivant là ù 7.45 P*In* Au retour le train laissera le lac Simon 8 15 P- M., arrivant à St-Raymond a S.1.1 P.M„ les mémos jours, fra?" Les trains circulant sur l’heure du Eastern Standard.Les trains arrêteront à la Petite Rivière Ancienne-Loreite, St-Ambroise, Station de Val earlier, St-Gabriel, Ste-Catherine, Lac >t-Joseph et Bourg-Louis.Des omnibus rencontrent les trains à Si Ambroise, pour la Jeune Loretta, à Valcartier pour le village de Valcartier, et a .St-Gab^e! pour les etablissements du nouveau chemin le la rivière aux Pins.Des billets de retour sont émis les samedi t, c prix *1 un passage simple de première Cf isv; «s valent jusqu’au mardi suivant.J.G.SCOTT, Secrétaire et Gerant.fl_ * Commercial Chambers.Québec, 10 mal ISS5.705 .LIGNE I)E LA RUE ST-JEAN Voyagent tous les jours our l .n/ , « —>qucnt«f«.Réclames : 20 «mis la ligne '«* .Licg-cr fiSrousstiiu, EDITEUR-I'ROI’UI ÉTAIS F Itu E IiUADE, IIA t) TE- U U L j (èaébcc.IMPRIMÉ et PUBLIÉ par LEGER B R O U S S E A Cl No 9,nio Bnade,Haute Ville,Québec
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