Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 27 octobre 1886, mercredi 27 octobre 1886
SOeme Année Ao 118'Addition quotidienne-XOen*t Antice Mercredi 27 Octobre 1886 EH—SB f JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.ns crois, .rrcspifiti*.tsv j’aiitv.'IIIOMAS CllÀJ’Aîà, ïlédacleur ch Chef.FRANCE Paris, G octobre.Si lo gouvorncmeiit est coulent (le la soirée d’hier et de la représentation de 11 Juarez ”, il n’est pas clilli-cile.On a rarement vu des scènes plus scandaleuses.La pièce a élé un colloque très vif entre les différentes catégories de spectateurs, colloque au milieu duquel les acteurs ne pouvaient placer une phrase sans être criblés des interruptions les plus inattendues.Et on ne s’est pas contenté d’interruptions verbales.La scène a été littéralement couverte de pommes, de trognons de chou et autres projectiles dont les spectateurs du parterre ont reçu une assez forte proportion.De tous les acteurs, celui qui jouait le rôle de Bazaine a été particulièrement accablé de huées et de projectiles.C’est un grand triomphe pour l’uni forme du maréchal français, car, bien entendu, l’acteur jouait en grand uniforme.11 nous semble que le général Boulanger, qu’on prétend si occupé du prestige et des intérêts de l’uniforme, ferait bien d’agir auprès de son collègue Goblet, pour obtenir que le département des beaux-arts, dont relève la censure, interdise de pareils spectacles.Il est beau de faire peindre aux trois couleurs les guérites des fonctionnaires.Il serait plus beau de ne pas exposer l’uniforme de nos généraux aux huées et aux trognons de chou du populaire.L’effet produit semble avoir été déplorable.Je ne parle pas des journaux conservateurs.Tous sont unanimes à llétrir la singulière complaisance—pour ne pas dire la complicité—dont le gouvernement fait - , ?_____ tete.M.de Freycinet, si nous ne preuve en cette circonstance, iarmi - , .r r -n ui: ;i • nous trompons, touche a ce moment es feuilles républicaines, il seiii 0t ’ • • , • , .i ; .„ critique.oi son ministère sort intact trouve que ce drame grossier et anti- 1 ., , , „ patriotique a légèrement écœurés Le ; de cette session, il aura de a chance *• Matin ”, qui a des idées très larges j lh\s républicams de 1 Tonne au en matière de morale, de littérature ^mbtç de deux cents, ont cinahi il ., ., ^ i v a trois lours un couvent de dames et de politique, avoue que 1 împres- * .J ., .„ _ 1 u * - * - ~ auirustines, ou était entrée a sa ma- cinet en province, le président du groupe*de riJnion républicaine, le pasteur Steeg, avait sommé le président du conseil d’adopter le programme opportuniste, sous peine d’etre renversé au premier vote sérieux.M.de Freycinet n’a pas rnis à son chapeau une cocarde opportuniste.Mais dans son discours de Toulouse le président du conseil, tout en flattant beaucoup les radicaux a évité de s’engager formellement et de froisser les opportunistes.Il s’est donc tenu dans des formules vagues qui n’ont découragé personne.Ainsi â Bordeaux, le pasteur Steeg, haranguant M.de Freycinet, a interprété le discours de Toulouse comme une adhésion au programme de l’Union républicaine.M.de Freycinet s’est gardé de dire le contraire.Ht â la joie grande des radicaux, il n’a pas lait la moindre allusion aux propos inconsidérés de M.Steeg.Voilà qui, à mon avis, résume admirablement ce qu’on entend par l’union du parti républicain.On est d’accord, oui, mais à la condition de ne dire ni oui ni non sur les Questions à l’ordre du jour.Dès qu’on parle, dès qu’il s’agit d’un projet de loi, adieu l’union ! Comme on ne peut pas, en pays do Parlement, faire uniquement de la ; politique de banquet, de chemin de ! fer et de salon, il vient un moment ; où il faut agir, parler, prendre une I décision politique, administrative ou législative.Les faits se produisent.Il faut les accepter ou les repousser.On était hier trois cents républicains unis contre la réaction.On est encore trois cents républicains, mais ou ne ! s’entend plus, on se querelle, on s’in- ; jurie, on se jette les portefeuilles à la , sion produite sur la foule a été la J.J.Ulirich Un télégramme annonce la mort .- .it .\ jorité, pour embrasser la profession •• œuvre mauvaise.” re .g euse, la fi le d u M Ga let Le “ Figaro ” publie ce matin une J Lglemy republica n influent.Les noie d’allure oflidelle d’où il résulte- *œurs ont été maltraitées et injuriées mit que MM.Goblet et Turquet ; ll 7, a °?violation de domu le un , 4 ; n ,4 * i, vmaire républicain commandait rette n ont nullement autorise la repre-, , V.A , , .1 t .i ?n , expedition de brigands.Jusqu ici, ni sentation, dont ils ont eu connais- 1 .» , , ,A i .i i % la police, ni le parquet n ont encore sance par les journaux seulement.Je j r- A ne sais si la feuille boulevardière est, a£K A * en cette occurence l’avocat de MM.Goblet et Turquet.La chose n’a rien d’impossible, et l’on comprend que ces messieurs aient hâte de rejeter sur autrui la responsabilité de' w cette vilenie théâtrale.Mais il se du Gén.Jean Jacques Alexis Uhrich peut aussi que “ Figaro ” ait voulu ’e fameux défenseur de la ville de simplement jouer une niche à M.Strasbourg, en 1870.Goblet et à M.Turquet, pour les Jean Jacques Alexis Uhrich, né «à forcer à avouer leur mauvaise Phalsbourg, le 5 lévrier 1802, lut action.élève de Saint-Cyr, et devint sous- Vous savez (pie depuis quelque lieutenant au 3e leger un 1820, lieu-temps il n’est plus question, dans les tenant en 1824, capitaine en septem-articles et discours des journalistes et bre 1831, chef de bataillon au 3e de orateurs de la gauche, que de la néces- ligne en mars 1811, lieli'enant colo-sité désunion du parti.C’est une nul du 09e, colonel du 3e léger en preuve qu’on n’est pas près du tout Afrique en 1848 ; il a été lait général lie cette union.11 y a entre les répu- de brigade le.3 janvier 1852, et Micains des coalitions de haines et général de division le 11 août 1855, d’intérêts et rien de plus.Avant 11 lit la campagne de Crimée ot l’expédition oratoire de M.de Frey- commanda depuis à Paris, une divi- sion d’infanterie qui fut comprise dans le 5e corps d’Italie ; puis, il fut admis dans le cadre de réserve.Il a été promu, le 21 décembre 1857, commandeur delà Légion d’honneur et grand officier le 2 août 1862.Au début de la guerre franco-prussienne (15 juillet 1870), lo Général Ulirich fut appelé à l’activité ; sur sa demande il fut nommée commandant de l’importante place de Strasbourg.La garnison comptait à peino 3,000 hommes de troupes régulières, le reste était formé de gardes nationaux.Lo 23 août, la Gén.de AVerdcr, somma la ville de Strasbourg de capituler ; mais le général Uhrich refusa péremptoirement ; le lendemain commença le bombardement.Les ravages jurent immenses : la cathédrale fut considérablement endommagée ; la bibliothèque incendiée et un grand nombre de maisons particulières détruites.L’évêque de Strasbourg obtint que lo bombardement fut suspendu le 2G août de quatre heures du matin à midi, mais ses efforts furent inutiles, le Gén.Uhrich n’avant voulu faire aucune concession à l'ennemi.Du reste, aucun habitant ne demanda à capituler.La résistance des Strasbourgeois força le Gén.De AVerder à faire un siège en règle et le 27 septembre, la ville dût se rendre.Elle avait reçu 200,000 projectiles.Le Gén.Uhrich, prisonnier sur parole, arriva à Tours, le 2 octobre et y fut chaleureusement accueilli.Un décret lui conféra la dignité de Grand Croix de la Légion d llon-neur, et une épée d’honneur lui fut offerte par souscription, à Paris, où les nouvelles du siège de Strasbourg1 n’arrivèrent que par intermittence ; le nom du défenseur de la capitale de l'Alsace fut donné à T Avenue de L Impératrice.Aux élections du 18 février 1871, le Gén.Uhrich obtint à Paris, sans être nommé, 53,459 voix sur 328,970 rotants.Devant le conseil d’enquête sur les capitulations (1872), M.Uhrich obtint des éloges pour certains faits de la défense de Strasbourg mais encourut, sur plusieurs détails techniques, un blâme formel contre lequel il contesta.bravoure, son patriotisme restèrent incontestés.Le général a pris sa retraite le 18 décembre 1872.11 a publié un ouvrage intituté : 44 Documents relatifs au siège de Strasbourg (1872 iu-S)." s’écria LEGER BROUSSEAü, Editeur-Propriétaire.me instant, un domestique entra et dans la Gazette du 14 août 1G53 : pria son maître de vouloir bien accorder quelques minutes à la princesse.L’ambassadeur rougit et se retira aussi gracieusement que possible.“ N’est-ce pas là une vraie scène de comédie ?M.de Bismarck partage son existence, lorsqu’il n’est pas forcé d’être à Berlin, entre ALirzin et Friedrichs-ruhe.Dans cette dernière demeure, Bismarck à la campagne M.Dronsart a publié dans le Correspondant une série d’articles sur le prince de Bismarck et son œuvre.Le dernier de ces articles est consacré à la vie privée du chancelier, à ses goûts, fees habitudes, sa vie de famille.M.de Bismarck a toujours été dès sa première jeunesse et est constamment reste un fervent ami de la campagne.Aujoud’hui, son plus grand bonheur est encore de parcourir, en grandes bottes bien graissées, les bois et les guérets.C’est à Yarzin,rapporte M.Dronsart, que lo peintre Lenbach surprit, un matin, sur les traits du chancelier une si belle expression, pendant qu’il suivait du regard de nombreux oi- seaux dans leur vol, qu’il “ J’ai trouvé, ne bougez pas ! ” Et aussitôt il esquissa le plus beau portrait connu de son illustre modèle, celui qu’on voit dans la galerie nationale de Berlin et que l’artiste a reproduit pour le pape Léon XIII.“ Croyez-moi, disait la princesse de Bismarck à un émule en diplomatie do son mari, un navet l’intéresse plus que toute votre politique.” L'amour du prince pour la vie des qui est la plus calme des thébai-champs est très réel, il y vient cher- des, règne, comme ameublement et cher, chaque lois que cela lui est comme train de vie, la plus grande loisible, un repos d’esprit que l’habi- simplicité.Tous les murs, tous les tuelle contention de sa pensée lui plafonds, sont simplement blanchis rend, par moments, indispensable, à la chaux.Pas de papier, pas de D’ailleurs, il a de quoi, sur ce point, stuc, pas la moindre bordure de donner ample satisfaction à ses goûts, couleur.Partout, dans les chambres A ses terres patrimoniales de Schœn- comme dans les corridors, un aspect hausen et de Kniephofil a ajouté, en froid et glacial.Le seul luxe con-1808, celle de Yarzin, grâce à la do- siste en d’épais tapis qui garnissent tation de 1,500,000 francs qui lui fut toute la maison.Les meubles sont offerte après la guerre contre l’Autri- sans élégance et aussi peu confor-che, et, en 1871, l’Empereur lui a tables que possible.Quelques por-donné lo domaine de Freidrichsruhe, traits : celui de Beaconsfîeld, celui situé dans le Lauenbourg, lequel a de Thiers d’après le tableau de Bon-acheté environ 4 millions prélevés nat, celui du prince cardinal Ilolien-sur la rançon de la France.Les reve- lobe, le buste en bronze du maré-nus du chancelier dépassent actuel- chai Moltke, la statue en bronze du lement 500,000 francs.grand-électeur, donnée par l'empe- Le prince administre lui-môme c* rcur au Prince> un moulage en plâtres habituellement ses propriétés.U tre d’une statue équestre de Char-est à la fois 'fermier, forestier, manu- lemagne.facturier, brasseur, distillateur, pro- Ajoutez à cela un portrait de pri étaire de scieries et de papeteries, l’Empereur, quelques portraits de au courant de tous les détails, de tous famille et sept grands paysages re-les procédés, à l’affût de toutes les présentants des vues prises sur le expériences nouvelles.A la campa- domaine, et on aura toutes les ri-gne, M.de Bismarck quitte son uni- chesses artistiques du château prin-lorme et endosse un épais veston cier de Friedrichsruhe.D’ailleurs, gris.Dès 9 heures du matin il sort, M.de Bismarck ne goûte qu’un seul un bâton noueux à la main et suivi art : la musique, de ses chiens.Entre 10 et 11, pendant le déjeuner, on lui apporte ses lettres r CAe Bismarck est cio mœurs îr-et ses télégrammes ; puis il reçoit réprochables.Son amour pour sa les fermiers, régisseurs, gardes-fores- ^emme Pour ses enfants est protia w " fond, et ceux-ci, en revanche, 1 cn- „ , tourent de soins continus, prote- Entre une heure et deux, il sort a rreant contre tous son sommeil, son cheval ou en voiture découverte et rep0Sj ses distractions mêmes, pré-ya visiter un endroit do sa propn* y01iant ses moindres désirs, jouis-été, tantôt un au t r t *.O n d me a cinq ganfc ses plaisirs, cherchant à lui heures et demie, il.de Bismarck faire oublier un moment ses soucis, ayant ses deux chiens préférés a ses Q’cs^ on peut le dire, une famille cotes.Après led mer, on prend le ca- modèle, Aussi les charmes du le au billard, ou lo prince fume sa fover retiennent-ils si exclusivement i pipe, assis de\ ant un grand feu de le chancelier, qu’il n’accepte jamais I k,°îs’ ^ cl!x heures et demie on sert le aucuno invitation, hormis de l’Em-I the chez la princesse, et a minuit pCrellr n nc va jamais au théâtre, tout le monde est retire.Le prince ni aux banquets, ni aux bals ; il • ne s endort, toutefois, que toit tard, exerce cependant volontiers l’hospi-! Naturellement, M.de Bisinanfe talité ; et “ les chambres d’amis,” à ! n’échappe pas, dans ses retraites ru- yarziu et à Friedrichsruhe, ont abri-raies, aux obsessions de toutes sortes.tfi dc:à bien des hôtes illustres.Les quémandeurs, les visiteurs de J ‘ toutes catégories le pousuivent à _ _ Yarrin.Pour y échapper, lorsqu’il ! est menace d’une visite difiieile à ' éconduire, il fuit par une petiteesca- lier obscur qu’il a fait construire Sous Louis X1A', le service se lai-tout exprès.La princesse intervient sait dans une 4* malle ” attachée sur parfois pour le délivrer des impor- le dos d’un cheval.C’est eu mémoire tuns.M.Dronsart rapporte, à ce pro- de cet usage que l’on a conservé le pos, l’anecdote suivante : nom de 44 malle ” pour le service des “Un jour, l’ambassadeur d’une postes.Le facteur rural n’exista grande puissance demandait auchan- ; guère qu'à partir du règne de Louis oiivcrsation assez XArl ; c’était d’ordinaire un enfant La Boste celier, après une conv prolongée,comment il s’y prenait pour se débarrasser des importuns.—Oh! c’est très simple, répliqua-t-il.quand ma femme trouve que quelqu’un icîte trop longtemps, elle m’envoie chercher et l'entrevue cesse.Au mo- de quinze à seize ans, portant en bandoulière une petite boite, à la fleur de lis.Un maître de requêtes.M.de Aralayer fut l’inventeur des boites à lettres ainsi que le prouvent les vers suivants de Loret publiés On va bientôt mettre en pratique, Pour la.commodité publique, Un certain établissement, (Mais c’est pour Paris seulement), Iles l>oitcs nombreuses et ducs Aux grandes et petites rues, Ou par soi-même ou scs laquais, On pourra porter «les paquets, Avis, billets, missives, lettres Que des gens commis pour cela, Iront chercher et prendre là : Pour d’une diligence habile 1/s porter par toute la ville, l it si l’on veut savoir combien « Coûtera le port d’une lettre, Chose qu’il ne faut pas omettre, Afin que nul n’y soit trompé, < e ne sera qu’un sou tapé.Six liards ! ce n’éfait pas cher.Mais ce système-de poste eût un triste sort, ainsi que nous l'apprend Furetière, dans un passage du “Roman Bourgeois ”, édité en 1GGG ; parlant de Colaniine qui veut rendre à son amant lettre pour lettre, il dit : 44 comme elle n’avait pas de laquais, elle se contenta de mettre sa lettre dans de certaines boutes qui estoient lors nouvellement attachées à tous les coins des rues, pour faire tenir les lettres de Paris à Paris, et sur lesquelles le ciel versa de si malheureuses influences, que jamais aucune lettre ne fust rendue à son adresse, et qu’à l’ouverture de ces boëstes on trouva pour toutes choses des souris que des malicieux y avaient mises-” Le timbre-poste fut, on peut le dire, inventé par le même de Yillayer, car dans son instruction, il donne avis aux personnes qui voudront se servir de la petite poste, d’avoir pour chaque lettre à se munir d'un “ billet de port payé ’’ 44 lequel sera attaché à la dite lettre, de sorte que le commis le puisse voir aysément.” 44 N'est-ce pas notre timbre poste.44 Chacun est adverty, ajoute l’instruction, que nulle lettre, ny réponse ne sera portée qu’il n’y ait avec icelle un billet de port payé.Lecommis général, qui sera au Palais vendra de ces billets de port payé à ceux qui en voudront avoir pour le prix d’un sol marqué et non plus, à peine de concussion.r’ ün s'amusa de l'invention pour toutes sortes de correspondances desprit et de galanterie, comme il était d’usage d’en imaginer alors.La méthode tomba.en désuétude, jusqu’à ce que un lieutenant d’artillerie Suédois, M.G.Treffenberg proposa, le 23 mai 1S23, à l’Etat de la noblesse de Suède l’émission d'un papier-timbre destiné à servir d’enveloppe aux lettres.L’idée quoique fortement soutenue par le comte Schwerin, fut repoussée à une très forte majorité.M.Stead de Yarmouth, soumit le premier à l’administration de postes d’Angleterre, l'idée des timbres d’aflranchissement.Le système fut proposé au Parlement par sir Rowland-Iiill et adopté en 1839, et fut mis en exécution le 1er janvier 1840.Depuis l’usage des timbres-poste s'est étendu dans tous les pays.Feuilleton du COUlilllEli DU CANADA 27 Octobre 18bü—iV.102 LE CAPITAINE PHEBUS (Suite) La comtesse de Villeneuve n’avait pas voulu quitter son lils, et le galant colonel l’y avait autorisée ; elle était à cheval à la tête du régiment, entre Phébus et le marquis de Fon-trniUes, Bclphégor, chevauchant en avant, sur une haridelle à lui, de temps à autre s’arrêtait pour s’orienter.-Es-tu bien sûr du chemin ?lui criait le colonel.—Soyez sans crainte, répondait Bclphégor ; s’il y avait du danger, co serait pour moi d’abord, mais il n’y un a pas, j’irais les yeux fermés ; et puis j’ai autant d'intérêt que vous à pénétrer dans Amsterdam, où.toute ma troupe m’a précédé depuis hier soir.La stupeur fut profonde dans la capitale lorsqu’on apprit que, saus attendre l’arrivée du régimentd’Hau* t crive, sur lo dévouement duquel on pouvait absolument compter, on avait inondé les alentours ; lo peuple est prompt û crier à la trahison ; il n'y manqua pas, et, cotte fois, il faut bien le reconnaître les apparences justifiaient son sentiment.Les plus optimistes désespéraient do la possibilité, pour le régiment, d’arriver aux abords de la ville, lorsque les vigies de la porte dite do Harlem signalèrent sou approche.La population se précipita de ce côté, en poussant des exclamations de joie.Non, ce n’était pas une fausse nouvelle, ce n’était pas une illusion : les cavaliers avançaient au pas, trois par trois, sur une file immense, les chevaux ayant déjà de l’eau jusqu’au poitrail.# Alors ce fut un délire d’actions de grâces, un ouragan de vivats, auqucls s’unirent bientôt les carillons des bellrois et des clochers et les salves d’artillerie.Le régiment fut accueilli comme un libérateur, avec des torrents d’enthousiasme.Le peuple voulut porter en triomphe le vieux Bclphégor, tout bohémien qu’il lut, et le conseil de ville, sur le rapport du comte d’Hauterivo, lui vota séance tenante une récompense de cinq cents rixdales.Le doyen des bourgmestres harangua publiquement le régiment et lui assigna pour caserne les vastes bâtiments de l’ancien couvent do Saint-François, dont les salles du rez-de-chaussée avaient été, depuis longtemps, transformées en écuries.Dans son allégresse, la population ne tarissait pas d’éloges et d’accla- mations ; elle exaltait la bravoure et la loyauté françaises ; les cavaliers étaient comblés d’attentions, de prévenances, d'accolades et de présents ; c’était â qui leur apporterait des provisions, des vêtements pour permettre aux uniformes de sécher, à qui leur verserait de monstrueuses rasades, en disant pis que pendre de l’eau de l’Amstcl.j 11 n’était pas jusqu’aux grosses, bourgeoises de la ville qui, en dépit ! de leur pruderie et de leur fierté proverbiales, ne se missent de la partie pour fêter patriotiquement les libérateurs.—Ce m’est à dire, grommelait en souriant le vieux La Ripaille, le type accompli des bas olliciers d’autrefois, brave comme une lame, jaseur comme une pie, respectueux envers ses chefs, bon camarade avec ses égaux, paternellement raide avec ses subordonnés,— ce m'est à dire que le régiment d’Hauterive et, spécialement, la compagnie de Villeneuve, seront dans ce pays de canards comme une couvée de coqs en pâte.Mais c'est trop beau pour que ça dure !.—Allons, allons, La Ripaille, interrompit son collègue Bras-de-Fer, pas do prophéties de malheur, s’il te plaît ! On nous choie, laissons-nous choyer ; une fois n’est pas coutume, morbleu ! —Au fait, tu as raison, camarade, laissons-nous vivre.# ^ Cela dit, le vieux La Ripaille en- tonna d’un timbre sonore son refrain favori, œuvre d’un émule de Pierre Corneille et de Robinet : i lé gay ! Le vin resjouit mes entrailles 1 lé gay î Je suis de toutes les ripaillo.Oe toutes les batailles, Morgue ! lit mon nom de bataille.C’est l^i Ripaille, O gué 1 C’est La Ripaille I Le lyrisme du bas officier fut interrompu par le capitaine Phébus, qui lui donnait l’ordre de procéder â l’appel de la compagnie.Dans “la belle comtesse ” comme dans tous les régiments, â cette époque et jusqu’au règne de Louis XVI, les soldats étaient connus et même immatriculés non sous leurs noms de famille, mais sous leurs sobriquets.C’était un antique usage qui remontait aux premiers temps de la féodalité ; beaucoup de sobriquets chevaleresque étaient même devenus des noms vatronymiques, portés avec honneur par la meilleure noblesse, commrac les Engoulevant, les Beau-harnois, Longuespée, Jerphanion, Malglaive, Maussabaé, Torchefélon, Matelelon, Sacquespée, Mâchefer, Ilaguet, Bongors, Taillepied, Orêve-cœur, Beaucorps, Beaupoil, Courtc-inanche, Courteliouse, Barbançois, Blancheharbe, Quatrebarbes, et mille » autres.Quelques-uns des sobriquets militaires étaient d'une crudité des plus naturalistes, mais, dans 44 la belle comtesse ” on avait le respect des oreilles pudibondes.La Ripaille commença l'appel.—Trinquillet, Bisbille, La Violette, Passepoil, Branlebas, Goliath, Passepartout, La Farirette, G rand’poigne, Cassetêtej Pasquin, Cogne-â-morf, Triboulet, Turelure, Quin’asoif, Conquérant, Joli cœur, Petitemoucke, La Diligence, Finmerle, Frippetout, Malbâti, Harlequin, Rincebouteille, Quantàmoi, La Muscade, La Savate, La Fantaisie, Lhistorien, La Mélancolie, La Verdure, Lengagé, La Tulipe, La Tirerelire, La Franchise, Malinstruit, La Moustache, Le Tourbillon, Tintamarre, Bonconseil, Len-joué, Sans Souci, Le Hâbleur, Le Rustre, La Saucisse, Le Parisien, La Liberté, Tranchemontagne, La Douceur, Le Considéré, La Boutade, La Giboulée, Malvoulu.Pierâbras, Plantureux, Belaraour, Satisfait, Asmodée Yertugadin, J’entre-en-goût, Flagor-nier, La Toupie, La Platine, Macédoine, Canaille, Brindamonr, Trompe-la-Mort, Sanspeur, La Rancune, etc.Tous les cavaliers répondirent 44 présent ” ; pas un ne manquait â l’appel ; la Ripaille chercha du regard 44 le petit père ” pour l'informer que “ la belle comtesse ” était au grand complet ; mais Phébus s’était déjà retiré dans une chambre d’olli- cier, où, avec l’aide de son ordonnance, il s'efforçait de retirer ses bottes pleines d'eau.—C’est une guerre de grenouilles que nous faisons là, mon pauvre Robinet ! Mon justaucorps est aussi mouillé que mes bottes.Tire, tire, et que le diable emporte celles de M.le stathouder ! —Oui, monsieur le comte! répondit gravement l’ordonnance, qui peinait sur le talon de son capitaine comme sur un câble.Et la botte ayant cédé tout â coup, Robinet fit brusquement en arrière, aux éclats de rire de sou maître, la plus phénoménale culbute de sa vie.—As-tu recommande à Plantureux d’avoir soin de ma jument ?—Oui, monsieur le comte.—Pauvre ratatine ! Eu voilà une qui n’aime pas l’eau ! J’ai vu le moment où elle allait me faire prendre un bain complet.Arentresaint-gris ! comine disait le feu roi Henri, mon haut-de - chausses est aussi plein d’eau que le reste L.Tire encore, Robinet ; et maintenant, passe-moi cette séduisante douillette de soie que M.M.les bourgmestres ont e\r la délicate attention de poser sur mon lit.Voilà qui est bien ! Ainsi affublé, qu’en dis-tu ?n'ai-je pas l’air de quelque placide procureur de la rue aux Ours ï (/L suivre) JLe Courrier du Canada, Mercredi £7 Octobre 1886 SOMMAIRE 1 x' capitaine France J.J.Uhrich Bismarck à la campagne La Poste l'Kl l U ETON.1 )»i calme ! Petite Gazette Assises Politique anglais*' Gucrré Russo-Turque Massacres Je chrétiens Cartouches tic dynamite la crise en Pulgaiie Echos nouvelles Guide des voyageur —\ oir 4«>nic page ANNONCES NOUVELLES _ ¦ — Ligne Allan—Allans Bae A Cie Chemin de for de Québec et Lac Si-Jean-.1 G Scott Avis aux entrepreneurs—A Gobcil Agents demandés—Bernard Aîlajtc Demandes—S & II Borbridge ( .rande vente— Behan Brothers A vis—Kug.Rouillant pouvoir sans contredit, un peu plus tôt, un peu plus tard.Il n’y a pas à sortir do là.Si c’est le parti conservateur qui a l'avantage numérique,il gardera les rênes de l'administration.Pourquoi tant se trémousser ( Ah ! c'est que les libéraux jugent les conservateurs d'après eux-mêmes, et les croient capables de garder le pouvoir malgré la constitution.L'Electeur qui crie si fort aujourd’hui au gouvernement constitutionnel, à la res-[Huisabilité ministérielle, a-t-il oublié les jours du gouvernement Joly ?Ce Qfouvernementétait certainement sorti o ( des élections avec une minorité.A la réunion des Chambres, un vote de censure fut proposé contre lui dans les termes suivants : Que cette Chambre, tout en e.xpri-ant sa ferme détermination d’insister sur la plus stricte économie dans toutes les branches du service public, et la surveillance la plus sévère sur toutes les dépenses administratives, regrette que les aviseurs actuels de Son Kccellcnce le lieutenant-gouverneur, aient persiste a rester au pouvoir sans avoir été appuyés par la majorité de la chambre d'assemblée, lors de leur entrée en o/Jicc, et sans encore être appuyés par cette majorité.m C A N A D A QUEBEC, 27 OCTOBRE 188C DU CALME ! L'Electeur de samedi s'écriait, dans un vertueux élan d'indignation : La faim Ta emporté sur les principes et ces messieurs veulent rester accrochés au pouvoir comme la sangsue qui ne lâche prise que sous une main vigoureuse.Nous voilà sous le régime du gouvernement absolu.Plus de responsabilité ministérielle, plus de gouvernement constitutionnel.Nous sommes aux mains d’un lot de favoris qui font ripaille et qui restent là dans le but avoué de faire ripaille.Quels autres motifs peuvent-ils imaginer ?Le vœu du pays?Le pays vient de se prononcer avec éloquence contre leur manière d’administrer.Il ne veut plus d’eux, il les déteste, il les dénonce, et en face d’un Cette motion était une censure directe de l acté de M.Letellier dont M.Joly avait dit : “ Nous en assu- «r mous toute la responsabilité." Elle fut adoptée.C’était un vote de non-confiance formel en l'administration.Et cependant le gouvernement Joly garda le pouvoir sans honte et sans pudeur ! Et ce sont les gens qui ont fait ce coup, qui ont applaudi à cette triste page de notre histoire parlementaire, ce sont ces gens-là qui font aujourd’hui les scandalisés parce que le cabinet Ross ne leur a pas encore fait place.Eh bien ! messieurs, tenez-vous le pour dit, vous ne nous intimiderez point, et vous ne changerez rien à ce qui doit être par toutes vos criaille-ries.La constitution ne sera pas violée, et M.Mercier pourrait peut-être tants, consistant principalement des Chickasaxvs [5,000], Cherokees [10,000], Choctows [10,000], Creeks [14,000], et Seminoles [3,000].Les autres 17,000 et plus, sont divisés parmi trente tribus, par bandes de 100 au moins.Les Etats-Unis ont onze agences dans le territoire indien, appointés par le Président avec le consentement du Sénat, mais chaque tribu a son gouvernement intérieur.Cependant, la juridiction des Cours des Etats-Unis s’étend sur ie territoiro pour les actions civiles,où un homme blanc est en cause, pour un crime commis sur ou par un homme blanc, et pour violation des lois qui règlent le commerce et les relations avec les Indiens.L’idée de former un gouvernement territorial a été longtemps discutée par les tribus civilisées, et en 1870 une convention à Ocimulgée lit les préliminaires d’une constitution organisant un gouvernement, avec gouverneur et chambre législative.Mais le projet fut rejeté, grâce à l’opposition de plusieurs petites tribus.Il existe dans le territoire 483 écoles^ avec plus de 900 professeurs.Les cinq nations civilisées ont organisé un système d'écoles, comités d’organisation avec contrôle général et directeurs en charge des districts scolaires.La plupart des professeurs sont des Indiens instruits, et la langue anglaise est la seule parlée.En plus des écoles publiques, chacune des cinq nations a des académies et des écoles privées, il y a aussi dans le Territoire un grand nombre d'écoles supportées par des missionnaires de différentes religions.conge si brutal, ils vont persister à se convoiter longtemps encore le siège mêler d'affaires dont on veut les ex- d premier-ministre, dure î 1 Que Y Electeur calme ses nerfs surexcités! 11 y a encore une responsabilité ministérielle, un gouvernement constitutionnel.Le gouvernement n’entend pas administrer les affaires de la province malgré le vœu de l’électorat et de la Lcgisla-turc, qu’on se le tienne pour dit.Nous serions le dernier à donner un aussi funeste conseil à nos gouvernants.Qu'on parle de ministres crampons tant qu'on voudra.On ne verra pas se renouveler sous un régime conservateur le spectacle honteux donné par le cabinet libéral de M.Letellier.qui garda le pouvoir illégalement et inconstitutionnelle-ment durant près de deux ans.Non, il n'en sera pas ainsi de l’administration conservatrice.Dès que le parlement aura parlé, elle se soumettra sans retard et sans regret.Mais elle se soumettra à la voix du parlement, et non pas à la voix d’organes sans autorité et sans valeur, comme Y Electeur et la Patrie.Nous avons prouvé clairement l'autre jour qu'un ministère, même battu devant les électeurs, a le droit constitutionnel d’attendre la décision des Chambres.A plus forte raison, un ministère qui ne se tient pas pour battu a-t-il ce droit.Suivant nous, la députation se divise à l’heure qu'il est en trois groupes : les ministériels solides, les libéraux, et les indépendants et nationaux proprement dits.Le gouvernement prétend commander au plus nombreux de ces trois groupes.Ce n’est pas là ce qu'on peut appeler un écrasement.Et un cabinet, dans une pareille situation, est bien fondé à attendre la réunion des Chambres.“ Mais, s’écrie Y Electeur, le gouvernement n’a pas un mois, une semaine, un jour, une minute à sa “ disposition.Les délais sont précis.“ 11 faut la réunion immédiate des t; Chambres.” Doucement, doucement ; le feu n’est pas à la province, et nous nions carrément la validité du décret de Y Electeur.Les précédents sont là: rien ne force le cabinet à convoquer les Chambres à la vapeur.11 ne serait pas justifiable d’en retarder indéfiniment la réunion, surtout s’il lui apparaît qu’il doit se démettre.Mais rien ne l’oblige à précipiter la date de la session.Que messieurs les libéraux apprennent donc à être calmes.S’ils ont la force et le nombre, ils auront le PETITE GAZETî: A s s i s c* s Mardi 20 octobre.AUDIENCE DU M ATI N Le meurtre rtc St-Sylrostre Présidence de Son Honneur le juge Cross.T.N appert, père—Je demeurais à St-Sylvestre jusqu’au G août dernier, époque à laquelle j'ai été interné à la prison commune pour 1 Novembre, Par ordre, A.GORKI L, Secrétaire.Ministère dc> Travaux Publics, i Ottawa, 25 Octobre 1S8O.1 Ouélvcc, 27 Octobre 1SS6- ;f ni A g.' nÉs n .« ¦ ¦; c -1 |.• .1.1 « .: «L* I- •• é.\-j.ai.cili ;::t à la ; .Et : i' lie;.; 'rhaqie.éc i: itjics ; i o t t_- ! » î - ¦ 11 .11 «i.: .s i i i.»:.!* * c «l«si îiCcv.r.tyii'jc i .v.-./».ivi;;ci.t ! i c >:î-.!.-• s I i.xrcs j N .il li'aaicac i;a • .; t niK* i pro:: .i is la I lysj.« •-» I an .l'ap^iAti*.ii-** ino.i »!.i g, I .j*:iic i.appc«itj la tîcL.raie tt : :s l-> • .‘O « i t”» «tiain: vt ami J • « t »«v 11-1 .t I O O êj5 - .i ir n'i .ti •% k i -a i.;.t -.'C* *- - - A.i.s vente » >u; /.; t %i ’ i .»., .us offrons de très grands attraits : u\ acheteurs dans les lignes ci-haut mentionnées, c’est-à-dire qualité supé-lieure, variété immense et prix excessi-ment bas.( LAITUES nouvellement reçues y*1' caisses de claques pour hommes, femmes «*t enfants, Holian ltroH ' y) J-A i -1 î>p)} EST Üii REMEDE INFALLIBLE pour g u 6 r i r radionlomont toute muladio provenant cîo l’Impurotô du Sung, lo Hlnimatismo, les Plaies Invétérées et toute.; les Âllbctions de nature éruptive., scrofulcnso ou syphüitiquo.Le R&mèdc de Famille par excellence.Demandés D EUX FABRICANTS DE MOCASSINS EN BEAI DE IKK U K, (Bottes Sauvages) On donnera de bon-* gages.S’adresser à S.IL BORRKllX’.F, l htav a Québec, 1‘ iSSç—fs 498 Œ?TATTDTVT i 1 peal-Olrt trouvé sur ÎJ tJUulliNAL la tile au bureau d’annonce de Journaux de GEO, P.ROWELL à GIE., (10, rue Spruce) où l’on peut passer des contrais d’annonces pour oe tournai d New-York.Qu bec, 25 sirs 1510.f97 Edition de 4 heures Comté d’Iberville Il y a eu lundi une grande assemblée à Saint-George d’Henry ville, après les funérailles de feu M.'Demers.M.Mercier a parlé longuement et a annoncé la candidature de M.George Duhamel.M.Emery Mol-leur, manufacturier de St-Jcan, se présente dans les intérêts du parti libéral.j’ific.Lo voleur est décrit comme un homme de haute taille, d’un extérieur agréable, vêtu de noir, mains et pieds très développés.-Singulière coïncidence : il a déclaré se nommer Jim Gum-mings.C’est le nom du seul membre ; de la bande aGlrefois célèbre de James j dont on n’a jamais eu de nouvelles.FAITES VOS CLICHÉ j, y-.J M.Peter O’Leary est transféré du vicariat de Sillery à la cure de Sainte-Brigitte de Laval.M.Goudreau,du vicariat à St-David del’Auberivière, est nommé vicariat à Sillery.Justin McCarthy CONFLUENCE !/éminent historien et grand orateur •Justin .McCarthy Ecr., M."P.fera une conftMvnco à l'Académie de Musique le 5 novembre prochain, Son sujet sera : Lu ca use de C Irlande.M.McCarthy le brillant orateur de la Chambre des Communes delà Grande Bretagne, est un des lieu:enantdo Par-n».*ll,t t i'uu des plus grands orateurs dos temps modernes.Ses œuvres ont acquis une vaste renommée et nous sommes Certains que sa conférence sera un véritable festin 1:tléitiire et une description paifaite de la condition actuelle des griefs de l’Irlande.Nous espérons que la salie se remplira ii cette oocasion, vu qu'il est rare que nous ayons à Québec la visite d’hommes aussi éminents que M.Justin McCarthy.l)?.'rf billets d’admission seront à vendre à la librairie Wright et Co où le pian «le la salle est déjà exposé.Mystère dévoile uni: jeune femme abandonnée de son ma ni TROIS JOURS APRÈS LEUR MARIAOE.—CRIME ET TENTATIVE DE SUICIDE.11 y a quelques jours rapporte le Monde, tous les journaux ont parlé d'une jeune personne de bonne famille, qui avait tenté de se suicider en se précipitant dans le fleuve ; elle fut sauvée par le cocher qui l'avait conduite au bord de l’eau.Psisonne ne put savoir ni le nom de cette jeune femme ni Je motif qui l'avait poussée au suicide.Le mystère vient de s’expliquer.Hier après-midi, un mandat d’arrestation a été signé à la cour de police contre le fils d’un citoyen haut placé de cette ville, pour refus de subvenir aux besoins de sa famille.Or il sc trouve que l'accusé est le mari de la jeune femme qui a tenté de se suicider.I s se sont mariées le 13 du moisd’octobre courant dans une église catholique de celte ville et le lü, deux jours plus tard, le jeune époux a abandonné sa femme pour s’enfuir Dieu sait où.On;le pense rendu quelque part aux Etats-Unis.Pris d’un adieux désespoir, la mal heureuse jeune femme attenta à ses jouis de la manière que l’on sait.Mais là ne se borne pas l’histoire lamentable de cette jeune femme.Il va cinq ans une jeune il 1 le anglaise émigta à Montréal avec sa mère ; c’était ia jeune femme on question.Sa mère mourut peu après leur arrivée à Montréal.Elle avait seize ans ; mais le courage ne lui faisait point défaut et elle s’engagea ceir.mc servante dans une famille où elle resta deux ans.Ayant fait la connaissance du jeune homme qui fut plus tard son mari, celui-ci sVn alla aux Etats-Unis.Elle lui écrivit, il répondit et ses lettres contenaient do promesses de mariage.Elle se roi.du, plus tard, à Chicago, *i*r sa demande, mais ne l'y trouvant point, cllt Rengagea de nouveau comme servante dans une famille de Chicago.Là elle tenta de se suicider en se jetant dans un lac ; elle fut sauvée par un olîicier de police.Revenue à Montréal le \'2 octobre courant, elle logea une plainte au bureau «le police contre le jeune homme dont le pitre fut alois averti.Celui-ci en fut d’autant plus surpris et alfligé que son (ils était sur io point de marier une jeune fille de bonne famille de Montréal.Se voyant sur le point d’etre conduit en piison, le jeune homme consentit enfin à marier sa victime.Le mariage fut célébré au milieu de la nuit le IJ octobre.Le lü le jeune époux malgré lui disparut, cl on n’a en aucune nouvelle de lui depuis ce moment.C’est deux ou trois jours après sa fuite que la .(••une femme a de nouveau tenter (»«•.>»* suicider.Nous croyons devoir taire pour le moment le nom du fugitif, vu qu’il appartient à une des premier» s l -.milhs de Montréal.Vol à bord d’un train AVIS AUX ENTREPRENEURS ON RECEVRA à ce Bureau, jusqu’à VENDREDI, le 12 NOVEMBRE prochain, des soumissions cachetées, adressées au soussigné, avec la suscription, “ Soumission pour Appareil «le chauffage à l’eau chaude, Salle d’exercices militaires, Montréal, Que., pour la construction et l'achèvement d’un Appareil de chauffage à l’eau chaude A LASALLE D’EXERCICES MILITAIRES, A MONTRÉAL, QUE.On pourra voir à ce Bureau, ainsi qu’au Bureau de A.Kaza, Ecr., Architecte, Montréal, les plans et devis le et après VENDREDI, le 22ièmc jour du mois courant.Jxs soumissionnaires sont avertis que les soumissions ne seront prises en considération que si elles sont faites sur les formules imprimées fournies et portent leurs véritables signatures.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque accepte par une banque, fait payable à l’ordre de l’IIonorablc Ministre «les Travaux Publics, pour une somme égale à cinq pour cent «lu total de la soumission, lequel chèque sera confis-(jué si la personne refuse de signer le contrat sur demande tic ce faire, ou si elle néglige «le compléter le service entrepris.Si la soumission n’est pas acceptée le chèque sera remis.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, A.COBEIL, Secrétaire, Ministère des Travaux Publics, ) Ottawa, r.j Octobre 1S86.) Québec, 25 Ootobre 1SS6—3f 500 EN VENTE > ES cinq premières années de la “ Vérité ” et LJ les “ Chants d’Eglisc ” Lagacé ('Près rare, l’édition est épuisée) S’adresser au bureau du Courrier du Canada, Québec, 21 Septembre 1SS6—15j 4S7 '«T—€QE> ET LE C A L E N D 11 IE R DU -DIOCESE DE QUEBEC Pour 1887 d« vol à bord plus do de l’ex- LK soussigné étant le seul autorisé à publier l’ordo et le Calendrier du diocèse de Québec désire informer les messieurs «lu Clergé ainsi que messieurs les marchands que le Calendrier 1SS7 est sous presse et qu’il sera prêt dans quelques jours.Ce Calendrier est le seul approuvé par Son Eminence le Cardinal Taschereau Archevêque de Québec, comme étant conforme à la rubrique et donnant la liste des 40 heures.Une réduction spéciale sera laite pour la vente en gros.Le soussigné profite de cette occasion pour informer messieurs les curés que la nouvelle édition, revue et augmentée, du Graduel et Vespéral Romain est prête.L’attention toute spéciale que nous y avons donné nous permets «le dire aujourd’hui «pie c’est la plus belle et la meilleure édition qui ait été offerte en vente dans notre pays.Ix?papier est «le qualité supérieure, l'impression ne le cède en rien à tout ce qui a été imprimé «îans ce genre même en Europe.La reliure est très forte et très solide, le prix est très modéré.L’on trouvera à la même librairie Registres pour frbriques et municipalités, Blancs et rapports annuels, Registres de première communion et de confirmation, conjormes au Rituel, Vins de messe, Cierges, Encens, I Iostcnsoires, Calices, Ciboires, Enccnsoircs, Candélabres et Chandeliers, Croix de procession, Chemin de Croix, Images «le toute grandeur à la portée de toutes les bourses, Blancs «le reçus pour bancs, Livres de comptes pour les Fabriques, Galons, Franges, Giants d'or et d’argent pour dais et Bannières, etc., etc.Aussi : Livres classiques, fournitures d’écoles et de Bureaux.Une visilo est sollicité .Je me charge d'importer sur commande des cloches «le la maison Mears «le Londres, ainsi que de l'importation des Statues de Munich ou «le Paris.*1.A.Langlais, LIBRAIRE EDITEUR, 177 r n o ët-.T onep h, t* Koch9 fluéhcc Québec, 4 Octobre 1SS6.HsaméB’iaEe St-lLéoii Devient au Canada, la médecine ta plus populaire St-Louis.*28.— Un $50,000 a été commis press Adams attaché au train de passagers No 3 du chemin de fer St-Louis, San Francisco, parti de cette ville à 8.25 hier soir.Le vol n été commis entre celte ville et Pacific, Mo.Avant le depart du train de celle ville, un individu disant se ncmnio Cummings piéscnta au coun icr du l’express M.Frothingham, j des httiis et usées signées par les administrateurs de ia compagnie, décla-! rant que Cummings était à la veille d’entrer au service de la compagnie sur cette ligne et demandant à Frolingham de le mettre au lait de la besogne.En arrivant près de Merrimac, l’étranger terrassa le courrier, lo bâillonna et lo ficela.Puis il pilla a son aise le wagon et descendit du train à Merri-xnac.Le vol ne fut découvert qu’à Pa- in nuire témoignage important Tictou, N.K., 19 août 1886.F.Wyatt Fkaskr, Ecr., Agent Général pour l’Eau St*Léon, Nouvelle-Ecosse.Cher monsieur, Depuis trois ans, je souffrais «le la dyspepsie et «les bronches ; j'avais essayé maints remèdes prescris par les meilleurs médecins, et rien n'avait fait clfet, quand on me conseilla d’essaver BEAU ST-LÊOX.J’en fait usage depuis quelques mois, suivant la prescription, et c’est le premier remède «pii ait apporté quelque soulagement aux indisposi, t ions que je viens de «lire.Je suis heureux de recommander cette eau à toutes les personnes qui souffrent de dyspepsie et des bronches.Avec respect, Votre etc., r.L.LkMAISTRE, Capitaine du vapeur Bearer, COMMENT SC SERVIR DE l.’l'.At' Ml NÉ K AIE DE ST-LÉON.Comme purgatif, prenez «leux ou trois verres chauds avant le déjcùncr.Un ou deux verres pcmlant les repas, est un remède efficace contre la dyspepsie.Prenez tous les jours, de trois heures en trois heures, un verre de cette eau, qui est un des meilleurs toniques et votre sang deviendra bientôt pur.Nous recommandons l’Eau St-Léon comme préservatif contre les maladies qu’engendre l’abus des boissons fortes.Les circulaires contenant des certificats importants sont envoyées gratis sur application.Cette eau préc.eusc est en* vente chez tous les principaux Tharmacins et Epiciers, au prix modique de 25 CENTS LE GALLON.MM.GIN GRAS, LANGLOIS 4- Ck Seuls agents de la Puissance, Québec Vis-à-vis le Palais Cardinalice Québec, iô sept.iSSC— • 4S4 ! î 9 9 giiwn—i—aw ’ëmsmmizL - • rca r-* * hi Z'Ja: AETTIT'S'PH POUR STÉRÉOTYriiR rAfi L» PROCÉDÉ DU_PAPIER MÂCHÉ CTST LE MEILLEUR APPAREIL T* ait,jamais été OFFERT AU COM MERCI:, pour tous les genres «lo trav.'yia tels q«FImpressions pour chemins do f.-» Livres et Régiurvs, Etiquettes, Entête?«IV dournaur, Tnxtts «J’Annonces à longs termes, Reproduction de Gravures, etc.?etc.0i s« p-rJ «i si métji î chauffer 1rs ir/d-.Fft-r —’ti!rr, U éss uüira «îr$ rrouîri es ; ;*r •*«ptre net 1rs plus grifidn facilita» nïa/dcÆ'r" en,an£ dî 12 4 P«t la travailler APPAREIL COMPLET AVEC DES INSTRUCTIONS DÉTAILLÉES Or.-rcs ou passagers, vis-à-vis Tnétel St-Louis.ARTHUR A1IERN”, Socrétu re, Quai Atkinson.Québec, Il août 1S3G— 4‘2i CHEMIN DE EUR INTERCOLONIAU ISSO- lrriiitKcmcnt «l’été — 1 « F K ET APRÈS LUNDI, ,4 JUIN ,SS6.le -t—i trains, sur cette voie, partiront chaque jour, (le» dimanches exceptés), comme suit : LES TRAINS QUITTERONT LÉVIS Pour Halifax et Saint-Jean.ei- \ \r j our a Kiv, du Loup.2 0o M I our ia Kiv.du Loup.5.05 p.m.les trains arriveront a lévis De la Riv.du Loup.- ic \ m n« u 1»:.j 1 .A.M, 1 fl ‘a/.’ (Ulc.L?llI>.I.55 P.M.1 Halifax et St-Jcan.-.#2- j»# ^ U- char Pullman quittant Lévis les Mardi.Jeudi et Samedi, sc rendra à Halifax, et celui quittant lévis les Lundi, Mercredi et Vendredi, rendra a b t-Jcan.c ÏClY' r,°.us !cÿ trnins circulent d’après le Eastern Standard time.On jieut obtenir des billets et aussi des informa ÏaTag^rs de mCUt 4 a‘! fret « Prix des T.LAVERDIÈRE, D.POTTINGER, 4?’ r"C nMhouçie’ Gcrant-Gcndral, Bureau du Chemin de fer, ( Moncton, N.lî., S Juin 18S6 v Québec, 17 Juin 1SS6— ,l0.Dispensaire vétérinaire LE Dispensaire vétérinaire .-r gratuitement les mal au ies de leurs animaux.nJ‘y aufsi u” Hôpital vétérinaire au service du In*hht .\ des conditions faciles.On entre par la porte de cour «le l’Univcis té, nie btc-hamillc.* !’• S, O Québec, 11 octobre ISSô— im jfps ù)S Société de Construction Permar nente de Québec * l ^ DEUX.NOVEMBRE prochain et après, la 1J boclct,f Va‘"a.,:\?es actionnaires un dividende semi-annuel tic DEL \ PAR CENT sur le fonds capital.viv.-tp1* 'mSi-S11, ‘«’actions sera fe.mé du \ I.Nt.1 au I RENTE OCTOl!KE courant indu-m veinent.J.G.GOU R DEA U, Québec, 13 octobre iSSC—15I* *49 j • • Le Courrier du Canada.Mercredi, W Octobre 1£86 HEURES DES OFFICES DU ET DES JOURS DE FETES E DANS LES Eglises catholiques de Quebec.Haute-Ville BASILIQUE.—Révd M.Job.Auclair, curé.— Rues Buadt et IxiFabrique.Messes Basses : 5 hrs, 6 hrs, 7 hrs, 8 hrs.— Grand’Mkssk : 9} hrs A.M.—Vêpres : *2} hrs P.M.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Trains laissera Lévis pour Halifax et St Jean à S.15 a.m.Pour la Rivière-du-Loup à 2.30 p.m.Pour la Hiv.du Loup à 5.05 p.xn.Ces trains clrcu’.ept sur l’heure du Eastern Standard Time.CONGREGATION N.-D.—R.I*.Sache, Sup.— Coin des rues Dauphine et d'Autcuil- Messes Basses : 5J hrs, 6 hrs et 7 hrs A.M.— Salut : 5 hrs P.M.QUÉBEC-CENTRAL E xpress—quitte Lévis a 2.45 p.m., arrive à Sherbrooke à 8.40 p.m.et à New-York, 11.45 a.m.M ixte—quitte Lévis 3.00 p.m., arrive à St-François à 7.45 p.in.Express—départ do New-York à 4.30 p.m.arrive à Lévis à 7.20 p.m.Mixte—quitte Saint-François, G.00 a.m., arrive à Levis 11.15 a.ni.Lignes de Steamers CHAPELLE DU SEMINAIRE.Messes Basses : 5} hrs, 6 hrs.G J et 7 hrs A.M.EGLISE ST-PATRICE.—R.P.M.S.Burke, Supérieur.—Rues Si-Stanislas et McMahon Messes Basses : 5j hrs, 7 nrs, S hrs A.M.— Grand’Mkssk : 10 hrs A.M.—Vêpres : 7 hrs P.M.STE CROIX Le Ste Croit', capt Boisvert, part.de Ste-Croix tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arréiant à la Pointe i\ Aubain, Pointo aux Trembles et St-Antoine.Heure réglée par la raarée SAGUENAY Le vapeur UNION, quittera Québec, û 7 30 A M, les mardis et vendredis.Pour Chicoutimi et Ha ! Ha ! Bay, arréiant ù Haie St Paul, les Eboulemonts, Plie aux Coudre, la Malbaie, Rivière du Loup, Tadousac et l’Anse St Jean.On pourra se procurer des billets et retenir «les cabines pour les ports ci-dessus au bureau de la Compagnie, quai St-André ORONDINES L'Etoile, capt Paquet, part des Gromlines, tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant au Cap Santé, Platon, Des-chambault, Lotbinière, Grondines et St-Jean Deschaillons.Heure réglée par la marée.LIGNE ALLAN Un steamer de cette ligne laisso Québec pour Liverpool, tous les jeudis, durant la navigation, avec les passagers, arrêtant à Rimouski pour | - - le service de la malle.Prix du passage de Québec : Cabine SCO, $70 et $S0 ; Cabine secondaire • $30 ; Entrepont : $20.CHAPELLE DE L’HOTEL-PIEU.—Révd M.Beaulieu, Chapelain.—Rue Charlevoix.9 1 ! COMPAGNIE DES PORTS DU GO LTE Messe Rasse : G hrs A.M."S êpres : -i hrs P.M.» Miramichi partira de Québec mardi le 2 - novembre à 2 h p.m., pour Pictou.arrêtant à la Basse-Ville ; Pointe aux Pères, Summerside et Charlottetown.Vente des oillets de possage chez Leve et Pour la Cote G r ad don, le Couvant de Jésus-Marie et les Cimetières Mount Herman et Wood field.LA SEMAINE CHAPELLE NOTRE-DAME DE LA VICTOIRE.—Carré.Notre Dame.Chapelain : Rév.M.J.B.C.Dupuis.j Messes Basses : 6J hrs et 7 hrs A.M.Semaine; 6$ hrs et 7 hrs A.M.Alden.vis-à-vis l’hôtel St-Louis.Faubourg St-Jeau EGLISE ST-J E AN -B APTI STE.—Ré vd M.F.X.Plamondon, Curé.—Rue et faubourg St-Jean.Grand’Messe 9} Its A.M.—Vêpres : 2 hrs P.M —Arciïiconfrêrie : 7 hrs P.M.Messes Basses G hrs, 7 hrs et 8 hrs A.M.Bateaux a Vapeurs QUÉBEC ET LÉVIS Les bateaux South et North font le trajet entre Québec et Lévis tous les 10 minutes le jour et la nuit.Prix aller tt retour G cents.CHAPELLE DU BON PASTEUR—Chapelain.-RévdM.A.A.Blais.—Hue de Lachevrolvre Messe Basse : 6 hrs A.M Salut : 4 heuros P.M.CHAPELLE DES SŒURS PE LA CHARITE.__Révd M.E.Bonneau, Chapelain.—Rue Richelieu.Messe Basse : 6 hrs A.M.Salut : 5 heures P.M TRAVERSE DE QUÉBEC A LÉVIS QUEBEC | LEVIS Pour le chemin de fer Intercolonial.A.M.P.M.7.45 Malle pour 2.00 Malle de Ta Hiv.Départ De la Barrière 7 30 A.M.12.15 T.M.2.15 P.Al.5.15 P.M.Départ De la Côte Graddon 8.15 A.M.1.00 P.M.3.45 P.M.G.00 P.M.Pour f Eglise Ste-Foye, le Cimetière Belmont et le Couvent dr Bellevue.DEPART de la Barrière 7.30 A M 3.15 P M 4.30 P M DEPART le l’Eglise St Foyo 8.30 a M 3.30 P M 5.33 P M CHAPELLE STE-BRIGITTE.— Grande Allée, Rue St-Louis.Messe Basse : 7 hrs A.M.—Salut : 4 hrs I*.M.Sl-Ilocli Halifax.8.00 Accommodation pour la Rivière du Loup.P.M.2.00 Malle pour la Rivière du Loup.4 45 Accommodation] G.15 pour la Rivière du Loup 1.30 Malle anglaise prur Rimouski les sa me dis seulement.du Loup.7.30 Mail e p o u r Halifax.Accomodation de la Rivière du Loup, EGLISE ST-ROCn.—RÉvdM.F.II.BManger, Curé.—Rue St-Joscvh et de l'Eglise.csses Basses : 5*< hrs, 6J hrs, 7hrs et S hrs A.M.—Grand'Messe : y$ hrs A.M —Vêpres: 2 hrs P.M.CHAPELLE DE LA CONGREGATION.— Rue St-Joseph_R.P.Désv, chapelain deB congréganistes.—Révd F.Faguy, 1 desservant.Messe Basse : 6J hrs A.M.— Grand’Messe 9* hrs A.M.—Vêpres : 2 hrs P.M—Office du soir : 7 hrs P.M.P.M.2.15 Express pour; Sherbrooke.; P.M.2.30 Train Mixte pour St-Joseph Pour le Québec Central lA.M.11.30 Train mixte de Saint-Joseph.P.M.2.30 Express de Sherbrooke.JLcm (limaiiclifH Départ delà barrière St Fove à 1 heure l* M et tous les demi heures jusqu’à 5 hrs p.m.Un omnibus quittera U Barrière Si Fove pour l’Eglise St Fove à 1 heure P M et 5 30 P*M Quittera l'Eglise St Fove à 2 heures et 7 heures P M En prenant le tramway 15 minutes avant les heures ci-dessus, on arrivera à temps poui prendre l’omnibus CAP ROUGE T6I*fçraplic d’alarme «lo Québec Voici lu liste complète dos signaux d’incendie, dont le nombre vient d’ètro augmenté do six.En outre, la boîte 7 se trouve maintenant à l’angle des rues llébret et du .Rempart : 1 rue Sto Ursule, station centrale.2 Ste Anne et Auteuil.3 Grisons et Ste Geneviève, 4 Haldimmid et St Louis.5 Jardin* ei Su- Anne.6 Blinde et Fort.7 Hébert et Rempart.8 Sto Famille et Hébert.9 Séminaire de Québec.10 Sto Julio et d’Artigny.12 St-Jean ci Collins.13 Palais et Mac-Mahon.14 S.loan et S.Stanislas.15 Chantier Dinning, (Champlain).16 Epicerie Taylor.17 ruo Champlain, 474.ISS.Jean et Sutherland.19 Déligny ot S.Olivier.21 Maison Giblin (Champlain).23 rue Champlain, 103.24 Dalhousio et Arthur.25 Céte de la Montagne, au bas.26 Sault-au-Matolot et S.Jacques 27 Côte Dambourges et S.Fftul.28 S.François et la Chapelle.29 Pied de la rue de l’Eglise.31 Lemesurier, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.36 S.Valier et la ChapeUe.37 L’Eglise et S.Joseph.38 DorcheBter et d«s Commissaire?.41 Dorchester et N.,D.des Angep.42 S.Valier et Bellcau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joseph.46 Caron et la Reine.47 Reine et Couronne.4S Àrago et Turgeon.49 Tiincc Edouard et Grant.5) Reine et Pont.52 S.Dominique ot S.François.53 Dorchester et Hyland.54 Artillerie et Ste Julie.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Berthelot.58 Grande Allée ot ccott.6! Artigny et S.Amable.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.63 Grande Alice.Ste Brigitte.G4 S.Jean et Salaberry.65 Ste Claire et Richelieu.67 S.Jean et Ste Geneviève.71 Robitaille et Latourello.72 K.Augustin et S.GeorgeB.73 Parlement.74 St-Jean et St-Eustaohe.75 St-Eustache et Richelieu.- LIGNE ALLAN.Sous contrat avec le gouvernement du Canada et de Terreneuve pour le transport des Malles CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.IS.SIi- A rrmiKenif iiIh tl’JElé— ISHG j ES lignes vie cc.-6 IL R.Casgrain, $2.00.Missel contenant lus messes de la bionhuurousô Vierge Mario et les messes des défunts Imprimé en très gros caractère.$10.00.L'amour du Cœur de Jésus ou le i érUablè 'lYèsor de l'âme.Prix : 25 cents Mois de St-Joseph, 5 cents.Lo * Journal des Jésuites » [quelques exemplaires seulement], $25.00, A la Porte du Paradis, par André L* Pas, prix 10 cents.‘ La Voie Douloureuse du Chemin île la Croix prix : 5 cents.Les Danses ei les Hais, Sermons, Notes d Documents, pur M lo curé du Québec, prix : 25 cents.Histoire du Cap-Santé, par l'abbé IL X.Ui • les Jambes, \e poitrine, peur la3 vieilles b!*, sures.plft'tiS ut ufiièr-ô.Il esi excellant peur goutte et !«• rhuma .sme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhuiu '?¦ eux, excroissances glanduleuses, et pour tou es maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement i l'établisseiUi-nt U professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD.LONDRES, et vendu à raison de 1 s.ljd., ?s 3d., Üs.Î2s., e! 3.3s.chaque boite et po», et au Prix (lu passage de Québec : Cabine.$C0.00, $:0.00 et $80.00 Suivant les accommodements.Intermédiaire.$30.00 Entrepont.$20 00 Un vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers do la Malle de Liverpool laissera le quai Napoléon, le jour du départ, à NEUF HEURES précises.Service extraordinaire de Liverpool, Londonderry, Quebec et Montreal DE QUÉBEC A STE TITE DES U A PS r ^ .rr.I Canada à 36 cents, bO c*»uû et $1.50, ét lés plut » J r ‘ ‘ *' nsport înt 1a made pour brt Tito grandes dimensions en proportion, des Laps, prendra des passagers pour Sault 1 en, es Montmorency, Château Riiher, Ange Gardle ^te Anne, St Féréol St Joachim et St Tlte ci Caps.Le départ a lieu tous les jours h 4 heuros de l’après midi, de chez Evariste Drouin, épinier, coin des nies Ste Marguerite et Grant, St Roch.Chars Urbains Les trains du dimanche paitent d* Québec pour Montréal à 3 J Lourds p, m.GRAND-TRONC gâÿ"Arrêtant à St.Romuald »*t quai Bowen’s, Siilery, en allant et revenant.Tous les samedis, fe vapeur fera un voyage extra de St-Romuald et SiRery pour Québec, à 7 heures i- M.TRAIT* MIXTE QUÉBEC EJ MONTREAL Le vapeur Montréal, capt Roy, laisse Québec pour Montréal, les lundis, mercredis et vendre, ., dis à 5 heures P M.2.00 P.M.^-Traln^ mixte laissera la jointe L© vapeur Québec, cai»t Nelson, laisse Québec * 4 ‘ '**“ ' pour Montréal, les marais, Jeudis et samedis à Lévis pour Richmond et tous les points de l’Est et l’Ouest, arrivant à Montréal à 8.00 P.M.TRAIN Dü SOIR 5 heures P M s.30 P.M.—Express pour Richmond, Sherbrooke, Island Round, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tous les points de l’Ouest, de l’Est, et.du Sud-Ouest et Nord-Est, QUÉBEC ET LAC ST-JEAN Allant au Nord G.35 A.M.Train mixte laissera Québec pour St-Raymond arrivant là à 9J a m.et se rendant à la Rivière à Pierre les mercredis et vendredis, ar/i-vant là à 11.45 hrs a m.4.00 1*.M.Train de la malle tous les jour?arrivant à St-Raymond à 5.50 et à Rivière à Pierre à 7.00 p m • Allant au Sud C.00 A.M.Train de la malle laissera la Rivière à Pierre tous les jours (St-Ray-• raond 7.10 a ni.) pour Québec arri- vant là à 8.55 a m.2.10 P.M.Train mixte laissera St-Raymond tous les jours (Rivière à Pierre les mercredis et vendredis à 12.4Sp m) pour Québec arrivant là à G.60 p m STE-ANNE DE BEAUPRÉ A partir de jeudi, 1*3 27 mai courant,le vapeur Brothers fera ses voyages «ntre Québec et Ste-Anne tous fes jours à GJ heures a.m., excepté les mardis et samedis où les voyages suivront la marée, faisant un voyage régulier tous les dimanches.Le départ aura lieu à GJ heures «lu matin «lu quai Champlain.Le prix aller et retour sera «le 50 cents.LIGNE DE LA RUE ST-JEAN Voyagent tous les jours de 8 hrs du matin à S heures du soir, et font le trajet tous les 10 minutes entre la barrière Ste-Foye et le bureau du Courrier du Canada.Prix : 5 cents.LIGNE DE fc'T-ROCH Font lo trajet tous les 15 minutes entre la barrière ht-Valier et le marché Champlain, tous les jours depuis G hrc du matin jusqu’à 9.25 hrs du soir.Prix : 5 cents.Aï EKTiBMSMMVTS.-Jti n'eA pasd'a, ger.ts au.i EUic-Uufr, etremèdes ne sont pas « .l L L::î.ce paya.Los ^jhouurs devront alort faire dticnUon à {’étiquette sur les t ots n les huile* Si l'adrrsse n’es; pas 533, OXFORD •STREET I/iNLR! S.il y a falsification.Les marqua âo cems&ei-no .ti.:a u 1 Un .u .OOFranc» ( Six ,do*.30 4 • ( i’roL ai'ii* .15 • a A 'A RI F DES ANNONCES.Les annonces :.or.I lasér/tss aux comliliou suivantes, savoir .•Six lignes ot au-dessous.:«() contins Fqui chaque inaction iubwqt;erit-.|ijl • Pour njî .iuiioii .e»- l’uue plus gronde étendut< elles ae; ont iruunt.rh i raison d** 10 contins pji l’gn- pou.!a pr«*Mié 0 ins»*rt;on e: le 5 coniius .*0VI: b ?iPr »rtlor.hlbBC iuc-'.ltn Léc.jin*.: Ri o-nîï* lu ligue.L»’.s jnr'ipfv*,, tus .'éctsm**'» les abonnenunn lolveut ét:*j adressés â i ‘ r:-i u Cj Di l'h l H i r« v/ f K i*.A r R E .5.» •j* XU'E BU A DE, flAÜTIfi-VILL* ï|B|é!>474.’:.umpaww p»rir*i IMi'BIMi ET PUBLIÉ PAB LEGER BROÜSSFA • Editeur proprietaire, No 9, Ruo Buado Ilautc-Villo, Quéh«
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