Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 17 avril 1889, mercredi 17 avril 1889
Aunee 965-Edition quotidienne—Heine Année Mercredi 17 Avril 1889 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.•TE OROIS.J’ESP^RE ET J'AIME.TU 0 AlAti Cil A PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER B ROUSSEAU\ Editeur-Proprietaire.CONFERENCE DE NOTRE-DAME DE PARIS TROISIÈME CONFÉRENCE Le T.Monsabré a consacré sa troisième conieience à terminer son exposé sur le dogme de r Enfer.Après avoir traité de l’éternité des Le feu deviendra le principal ministre de la vengeance des créatures innocentes, que l’homme a détournées du but pour lequel Dieu les avait faites, et qu’il a exposées aux mépris de sa majesté outragée et aux coups de sa justice.C’est la justice sommaire des créatures punissant les criminelles préférences du pécheur ; sans le feu, le châtiment ne peines, il s’occupe de la nature de serait pas complet, ces peines.11 nous a promis, dès le j En obéissant aux créatures, l’hom-début de ee soj t, de nous dépeindre me prévaricateur se révolte contre le un enfer raisonnable.• t il a pu s’é- maître absolu de son sort ; il mé-crier en terminant qu’il avait tenu prise la plu- haute et le plus sainte sa parole.Laissant de cô:é toutes les de toutes les autorités, pour conqué— descriptions qu’on trouve dans les;rir son indépendance.Malgré cette vieux sermons et dans lus morceaux rébellion, Dieu reste son maît re.Pour choisis de littérature que nous auoiis punir cet être révolté et réprimer appris au collège et où l'imagination l’orgueilleux soulèvement de sa vo-évoque dus tableaux plus o i moins lonté, il lui envoie un tyran impi-fantaisistes et chimériques, il déduit toyable : c’est le démon ; * le jour de la nature des peines de l’enfer de la la malédiction divine est le jour de fatalité logique du péché, et il arrive Satan.a la plus redoutable d» s c inclusions, A toutes ces peines s’ajoutent l’iso-qui établit d’une façon certaine lement, la douleur sans le miséricor-pour tout penseur sérieux : le dam, dieux partage de l’affection, la soli-peiue radiciie sur laquelle se gref- tude.le désespoir et le remords, avec lent toutes les autres, la douleur, le la notion parfaite que la perte de tout désespoir et le îvmords souverains, bien est éternelle et volontaire.La vie humaine est remplie de L’éternité malheureuse s’ouvre douleurs, dont les p us grandes devant le pécheur, il voit l’intermi-n’ont pus le triste honneur d’être nahle route que doit parcourir sa vie une lointaine imago de la douleur du désolée, il n’a besoin de faire aucun réprouvé.Au lieu de se reposer dans calcul pour mesurer l’inlinie perspec-1 harmonieuse plénitu le de son être : tive qui se déroule à ses veux.La la perfection, la malédiction qui douleur transperce son cœur et lui répond au dernier cri d’impénitence fait une blessure incurable dont les du pécheur 1 étreint et le précipite élancements retentissent dans toutes dans les abîmes éternels, loin de la les plaies de sa nature tourmentée et lumière, loin de 1 amour infini qui empêchent qu’elles ne se cicatrisent: doit remplir nos cœurs, loin de la c’est la blessure du désespoir, patrie où doit se reposer a jamais Dernière convulsion d’une finie ; l’humanité régénérée, loin de l'époux qui appelle le bonheur et à qui rien ! divin des aines qui veut consommer répond, pas même ses propres illu-les largesses de sa grace pjr l’éternel sions, le désespoir pèse d’un poids embrassement de sa gloire.horrible sur une vie humaine ; il y Il s’en va loin du souverain bien, engendre un inexprimable dégoût, le cœur rempli de désirs inassouvis qui donne aux plus lâches l’atroce et d’inénarrables tristesses.La foi courage d’en finir avec l’existence, qu’il emporte avec lui aux rivages pour se soustraire aux infortunes do la douleur, la loi qu’il ne peut qu’ils n’ont pas la vaillance de sup-plus étouffer dans le tourbillon de porter.ses plaisirs ou le sommeil de ses Et après le désespoir, c’est le renuits criminelles, lait éclore au fond mords.Au fond de la conscience du de son être bouleversé les plus dé- réprouvé, il pousse de cris terribles durantes contradictions.Dieu,luisant pour l’empêcher d’oublier* ou de acte de souveraine justice et d’équi- faire oublier la cause de son maltable vengeance, le chasse sans pitié heur ; il l’abreuve d’indignation et et lui ferme les portes de son être et de mépris, sans lui laisser le droit de de ses adorables perfections, il n’y se plaindre, et renouvelle sans cesse peut plus entrer.Il est maudit, il est les tortures de ses fautes et de ses damne.crimes.Le remords lui retrace le La privation de Dieu est une chemin qu’il a suivi pas à pas vers pr-iiic aussi grande que Dieu lui- la perdition, lui montrant toutes les même est grand.Eu perdant Dieu, le turpitudes de son existence.Il était pécheur perd tous les biens dont il libre pourtant.S’il n’a passu résis-ost la souïce ; pir con-équent aucun ter à la fougue de ses passions, ni des sens, aucune des passions dont aux convoitises de la chair, ni aux les jouissances lui ont tait oublier séductions et aux scandales du monde l’unique bien qu’il devait aimer ne à qui doit il s’en prendre, si ce n’est peuvent point le satislaire.à lui même ?La n’est, pas toute la peine du La liberté sainte queDieu lui avait damné.A la négation du souverain laissée, il en a profité pour la mettre bien, I homme pécheur ajoute une au service de ses passions, tandis injuste préférence pour les créatures, auxquelles il demande de coupables jouissances.Dieu doit avoir ses reprises par des peines positives contre ce vol outrageant, afin qu’il ne soit pas dit que le pécheur garde éternellement le bénéfice des plaisirs qu’il s’est illégitimement procurés.que les saints jouissent de la récompense promise aux mérites de leurs vertus.Ils chantent le triompe de la liberté dont ils se sont servis pour la gloire de Dieu et l’écho mourant de leur cantique descend jusqu’aux portes de l’enfer, pour rappeler à ceux qui l’habitent que le malheur éternel est à qui l’a voulu.Ce qui augmente encore le remords du pécheur, c’est le souvenir des bienfaits de Dieu et de ses propres ingratitudes ; c’est le souvenir de la bonté, de la miséricorde, de i’amour de Dieu et de son propre mépris pour toutes les grâces qui lui a offertes et qu’il a repoussées.Aussi constant dans son amour que le pécheur dans son impénitence Dieu n’a pas cessé un seul instant de pleurer et de gémir sur le sort malheureux de sa créature égarée ; rien ne l’a arrêtée dans sa chute ; aujourd’hui Dieu ne pleure plus, l’enfer retenu t des cris de sa colère.Ah ! c’est en vain que le damné veut s’échapper, en vain qu’il demande d’être mis à couvert des regards de celui qui siège sur le trône, d’être dérobé aux fureurs de l’agneau.Il faut qu’il l’entende, et que sa plainte éternel soit pour lui l’inépuisable source du plus cruel des remords.Enfin le malheur du pécheur est consommé ; il le comprend, et son cœur est rempli d’une inexprimable colère.Il grince des dents et sèche d épouvante sur les ruines de ses désirs frappés à mort.Personne! ne peut venir à son aide ; entre ! les damnés et.les élus un abime immense est à jamais ouvert, et si bien aHermi qu’il ne peut être comblé ni franchi.! Voilà l’enfer ! pas de tableaux pour j en déterminer les peines, et nous devons avouer, après avoir entendu le F.Monsabré, que la raison est plus cruelle et plus impitoyable que l’imagination pour tracer les souffrances des damnés dans la cité dolente.La tradition raconte que la sœur de saint Thomas d’Aquin,lui demandant ce qu’il fallait faire pour gagner le ciel, reçut cette réponse : “ Le vouloir ! ” c’est la même pensée que celle de St Augustin : “ Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas ; sans toi.” A qui demanderait : “ Que faut il faire pour mériter l’enfer ?” nous pouvons répondre : Le vouloir ! ”, avec saint Thomas, et ajouter avec saint Augustin : “ Dieu qui t’a créé sans toi, ne te damnera pas sans toi.” Tout dépend, comme le démontre arec éloquence le P.Monsa-bré, de notre liberté pour monter au séjour de l'éternelle joie ou pour tomber dans l’abime de l’éternelle douleur.Quant aux peines de l’enfer, il est évident cju’elles se font diversement sentir, selon la nature des responsabilités.Tous les hommes n’ont pas la même perception ni la même connaissance du souverain bien ; tous n’ont pas le même secours pour l’ut- ’ teindre, tous n'apportent pas la même dose de lâcheté et de mauvais vouloir dans l’abus qu’ils fout des dons de Dieu ; mais quoi qu’il en soit des accidents qui peuvent va*! rier les peines du réprouvé, l’oracle de l'Ecriture demeure toujours vrai : j “ Il est horrible pour le pécheur de tomber, après sa mort, entre les’ mains du Dieu vivant.” A notre époque de négation, de doute, de nuance, d’à peu près, de peut être, il était utile de donner dans la ch lire de Notre Dame un enseignement précis, formel et affirmatif sur nos fins dernières C’est ce que fait le P.Monsabré, en s’appuyant sur la Cité de Dieu de saint Augustin et sur la Somme théologique de saint Thomas.En ce qui concerne l’éternité des peines, tous les Pères de l’Eglise regardent ce point de doctrine comme tellement certain et tellement important qu’ils déclarent que le nier ou en douter est une dangereuse inspiration du démon.Quant à la doctrine des peines de l’enfer, si quelques docteurs n’admettent en elles qu’une douleur de l’âme et d’autres que des soufirances corporelles, le plus grand nombre soutiennent qu’il s’agit, dans l'Ecriture, de douleurs qui atteignent la substance de l’homme.Selon eux, le feu se rapporte à la peine du corps, et le ver rongeur qui ne meurt pas à la peine de l’âme.Ils montrent du reste qu’on ne peut nier la possibilité même d’un feu même matériel sur les âmes.Le savant dominicain n’a rien oublié de ue qu’il est nécessaire de savoir sur le dogme de l'enfer.Mais comme l’Ecriture n’a point désigné le lieu où se trouve l’enfer, le P.Monsabré a laissé de côté cette question oiseuse pour insister sur celle dont nous devons connaître la solution position positive, afin de vivre de manière à ne pas être au nombre de ceux auxquels le Juge des vivants et des morts adressera cette foudroyante parole : Allez, maudits, au feu éternel.• L.-D.dk Condé.L’ACTION l’ATISOIiHfclTK Nous avons reçu diverses lettres où l’on nous pose ces questions : l’appel que vous adressiez dernièrement aux catholiques a t-il été entendu ?arriverons-nous â nous unir en vue de l’action électorale ?Resterons-nous, au contraire, un appoint dont disposeront, moyennant quelques bonnes paroles, des candidats plus ou moins sûrs ?C’est à cette troisième question que nous répondrions le plus volontiers : oui.En effet, si nos lecteurs sont généralement disposés â l’action sous lo drapeau même des intérêts religieux, il en est autrement m», la plupart des catholiques mêlés à la politique.Les uns restent avec les partis monarchistes et i’uniou conservatrice ; les autres vont au boulangisme.Tel tout petit groupe parait même .disposé à s'entendre avec les oppor- • tunutus et le tiers-parti républicain, qui.dit on, deviendront sages si nous les acceptons et les soutenons.Quant à l’action catholique indépen dame, sans la condamner, sans nier qu’elle puisse offrir des avantages, on ne s’y prête pas.Et pourquoi ne s’y prôte-t-on pas ?Oh ! parce qu’il faudrait rompre des compromis auxquels on s’est habitué, parce que l’on pourrait soulever des mécontements, parce qu’il y aurait des difficultés â vaincre, des risques à courir.Nous en sommes là.Le parlementarisme, qui est l’agitation dans l’impuissance au lieu de l’action, nous a terriblement touchés, nous aussi.Nous croyons plus aux alliances qu’aux principes, et nous quêtons de tous côtés des concessions au lieu de poser de conditions.En parlant ainsi, nous constatons 1 état des choses sans songer le moins du monde à blâmer ceux de nos amis qui, faute de mieux, cherchent à obtenir des promesses quelconques.Ces promesses, sincères ou non, reconnaissent au moins notre force.Elles prouvent que.si nous étions organisés comme le Centre en Allemagne, comme le parti catholique en Belgique et en Suisse, nous pourrions avoir une grande action Et cependant nous ne nous organiserons pas Nous publierons quelques-unes des lettres que nous avons reçues.On verra par elles que, le jour où l’on voudra se constituer pour joindre enfin, sur le terrain politique, les actes aux paroles, les appuis ne manqueront point.Eugene Veuillot.L’ANTOINISME Dès aujourd’hui, en dépit des banquets, diners et punchs offerts à M.Antoine, il est manifeste que l’antoinisme ne pas fera échec au boulangisme.L’antoinisme ne sortira même pas de l'état embryonnaire.M.Antoine, pour avoir été gonflé trop fort et lancé trop tôt, va rater.C’est ainsi qu’il en arrive pour les bulles de savon que font les enfants.^ Nous regrettons que l’ancien député de Metz se soit exposé à cette leçon, mais nous ne regrettons pas qu’il la reçoive.Il a commis une faute eu voulant exploiter, au profit de la République parlementaire expirante, des regrets et des espérances qui ne relèvent pas de l’esprit de parti.Il était juste que tout de suite il en fut puni.Quant aux opportunistes et aux radicaux, ils ont fait lâ de concert un mauvais coup de plus.Et ce mauvais coup était aussi une sotise.En effet, au tort, si grave pour des hommes qui tiennent le pouvoir, de poussera des manifestations dont le développement eût été dangereux, ils ont joint la maladresse d’aifaiblir leur meilleur argument contre M.Boulanger II est 1 homme do la guenv, ne cessaient ils de dire depuis longtemps ; et voilà que, pour lui nuire, ils mettent en avant M Antoine, lequel représente essentiellement l’idée de la revanche.C'est bien, d’ailleurs, sur ce terrain que se sont d'abord placés les promoteurs des manifestations.Ils ont voulu faire crier, coûte que coûte : VTve l’Alsace Lorlaine ! afin qu’on ne cria plus Vive Boulanger ! L’opinion n'a pas pris le change.Dans cette diversion, qui devait l’entrainer, elle a reconnu un misérable calcul.M.Antoine ne sauvera donc pas le régime actuel et, comme il aime la France, il finira par s’en consoler ; d’autant plus que, s’il reste a sa place, au lieu de chercher à faire un mauvais tapage, il sera élu député à Paris oujailleurs.Quant aux opportunistes et aux radicaux, ils doivent voir par ce nouvel échec que rien ne leur réussira plus.Tout ce qu’ils entreprennent inspire de la défiance, ou du dédain, ou du dégoût, et il suffit qu’on leur donne la main pour se diminuer.Eugène Veuillot.IL A AGKICOLE Dans une exploitation bien conduite, ce n’est pas tout de rencontrer aux mancherons de la charrue un travailleur habile sachant préparer convenablement un ensemble de récoltes intelligemment combiné, et remplir avec régularité ses granges, ses caves.La prospérité de là maison diTcultivateur demeurera toujours incomplète, s’il n’est pas suffisamment secondé par une campagne laborieuse et douée comme lui de la sagacité nécessaire pour tirer de toutes choses le parti le plus avantageux.La bonne direction de l’intérieur, à commencer par celle des enfants et des serviteurs, l’entente ut l’économie dans les dépenses du ménage, la surveillance de la vacherie et du poulailler, l’utilisation des produits de la basse-cour, de même que du jardinage qui devrait exister sur chaque ferme, tel est le rôle propre de la femme du cultivateur.Nous pourrions citer maintes maisons dont les bénéfices et les succès sout dus à la bonne direction de la femme du cultivateur.RLE AYANT SOUFFERT DE GELÉE.EMPLOYÉ COMMÊ SEMENCE Le Prairie Farmer, publié à Chicago, informe que les cultivateurs des territoires et possessions britanniques du Nord, qui ont fait usage, pour la la semence, de blé ayant souffert de la gelée, entretiennent de grandes craintes quant à sa bonne levée ; celui qui est levé est de chétive apparence.On ne connaît pas encore la quantité de ce blé qui a été semé.Cette situation est considérée tel lenient grave, qu’à Minneapolis les directeurs de chemins de 1er ont tenu une assemblée et à laquelle les propriétaires de greniers à blé (elevators), ont été priés de fournir du blé aux fermiers n’ayant pas le moyen d’en acheter.Cette demande a été favorablement accueillie, et les fermiers obtiendront du blé de semence des directeurs des greniers à blé en leur payant, après la prochaine moisson, le prix du blé acheté plus dix pour cent, ou assez de blé pour rencontrer le prix d’achat et l’intérêt.nxa Feuilleton m* COURRIER DU CANADA 17 Avril 1889 —N° 29 LA FILLE ERRANTE (Suite et fui) 44 Gildas ! pauvft Gildas ! ” dit-elle en posant le front sur sa poitrine.Deux jours après on enterra dans un angle du cimetière des Murelles le misérable à qui Dieu avait épargné la honte du bourreau, et une semaine plus tard, Tréguier, sa fille et Gildas, après avoir abandonné aux pauvres la fortune de Kermoél, prenaient passage sur le navire dont le jeune homme avait le commandement en second.Ils allaient chercher en Amérique un bonheur que d’amers souvenirs les auraient empêchés do goûter en France.Aujourd’hui, lo Moulin des Trépas-scs s’écroule pierre â pierre dans les hautes herbes du village des M.u-relles.LA STATUOMANIE par autant de statues les bornes kilo- ger l’erreur et le vice.De pareils — métriques de nos routes nationales, hommes méritent tout au plus d’avoir Aimez vous les statues ?On en a départementales et vicinales.On ap- leur buste un plâtre dans les biblio-mis partout.11 n’y a plus guère de prendra de la sorte l’histoire, la thèquus et les musées ; mais c’est chef lieu d’arrondissement sans sta- philosophie, la littérature en voya- offenser la pudeur publique du met-tue, et plusieurs chefs lieux de can- géant à pied, à cheval ou en voiture, tre leurs traits sous les yeux de la ton ont la leur.A quand le tour des Rien qu’avec la plupart de nos séna- foule, des femmes et des enfants simples communes ?On ne se con- teurs et de nos députés actuels, Voici une fillette qui n’a pas fré-tente pas de couler en bronze le on aura une jolie collection de bor- quenté les collèges féminins ut lai* grand homme dans le lieu qui l a vu lies.ques où, sous prétexte de littérature, j naître, on le coule dans le lieu où il Parlons sérieusement.On ne de- tout se dit et s’apprend* Elle passe au I a demeuré, dans le lieu où il est vrait perpétuer en bronze et en mar- bras de son père, sur lu boulevard mort, dans le lieu ou reposent scs bre que ce qui mérite vraiment de Saint Germain et devant la statue de ; cendres.C’est une débauche, une passer à la postérité ; la sainteté, le cet écrivain obscène, qui a nom orgie de statues pédestres ou éques- génie, l’héroïsme.Diderot.très de bustes et de plaques commé- Je conçois les statues de Charle- —Papa, dit la lî let te, c’était un lit-moratives.; magne, de Saint Louis, d’Henri IV, térateur de la fin du dernier siècle, Si les choses continuent à aller de ; de Condé, de Turenne, de Napoléon, n’est ce pas Diderot V ce pas, il y aura bientôt en France do Desaix, de Saint Bernard, do — Oui, mon onfam.autant de gens en marbre et en 1 Jeanuo d Arc, de Saint Vincent, de Et le père hâte le pas ut parle bronze dressés sur les places publi-j Pascal, de Bossuet, de Fénelon, de d’autre choses Que répondre en effet, quus qu’il y a d’articles et de notices ! Corneille, de Châteaubriand, de si la curieuse s'avisait de demander dans la volumineuse biographie de Lamartine, etc.Je ne conçois pas les ides détails sur les ouvrages de Dide-Michaud.statues d’homme do troisième et de i rot.Les grands hommes du temps pré- quatrième ordre.Or ce sont ce sont On érigea, il y a quelques années, sent et les grands hommes de l’ave-ices statues qui abondent.L'amour dans une grande ville de province, nir sont encore plus favorisés que j de 1a médiocrité est tel aujourd’hui la statue d’un romancier dont les ceux du passé.Dorénavant celui qui que lus médiocres seuls ou presque livres ne sont pas à l’usage de ia jeu aura découvert une variété de fruits, seuls sont montés sur uupiédestal.On nesse studieuse.Quelques jours plus de légumes ou de Heurs, aura droit à va jusqu’à déboulonner la statue d’un tard, les collégiens de la ville arri- ges des saints, des héros et des génies, dépensait annuellement la valeur de Ces vrais grands homines sont assez 70 cts un grains.J’en garde un nombreux dans notre patrie pour grand nombre et elles ont à leur disque le manque de statues ne se fasse position un parcours à peu près illi-pas sentir.mité.Je ne tiens aucun compte de3 Quant vingt ant aux statues des quatre déchets du jardin ut de la cuisine ; - sept principales villes de qu’elles reçoivent comme nourriture.France que Félix Pyat voudrait voir Avec un nombre plus limité de pou-sur la place de la Concorde, il ne se les, tout particulièrement sur une peut imaginer rion de plus ridicule, ferme, la dépense en grains pour On peut, à la rigueur sans mettre chaque poule peut être réduite à 50 leur nom sur le socle, caractériser la cts; tandis que les poules que l’ou justice, le courage, la prudence, est obligé'de tenir dans un espace l’agriculture ut le commerce ; mais étroit, dépensent à peu près la valeur qui caractérisera et différenciera Pé- j d’une piastre en grains.” rigueux et Soissons.Je ne vois d'au-1 - tre moyen que que démettre entre j nettoyer le poulailler afin d’en les mains de Périgueux un pâté de foie gras ut dans celles de Soissons une coupe de haricots.Jean Grange.sa plaque ; la buste sera décerné à vrai grand homme pour mettre à sa vaient par bandes, demander à la celui qui aura perfectionné le véloci- place l’effigie d’un grimaud do lettres bibliothèque publique les romans de pèdo ouïe tricycle.Les statues seront ou d’un républicain célèbre par son À.Heureusement le biblothecaire pour les inventeurs des découvertes obscurité.était un père de famille et un dire- encore plus importantes.Comme les Que dire des statues érigées aux tien.Il s’arrangea de façon à décou-carrefours, les places publiques, les indignes ?J’appelle indignes ceux rager cetto curiosité dangereuse.J jardins et les squares pourraient ne qui ont employé leur talent à com-.Encore une fois, il ne faut dresser I pas suffire, je propose do remplacer | battre la vérité et la vertu, à propa- sur le sol de la France que les ima- Âgriculture DÉFENSE ANNUELLE DE GRAINS POUR UNE POULE La dépense annuelle eu grains pour une poule, lorsqu’elle est nourrie de manière à donuer quelque profit, varie de 50 cts à une piastre.Voici ce que dit à ce sujet un éleveur do volailles : “ Tenant un compte régulier des dépenses occasionnées pour la nourriture de mes poules, j’ai pu me convaincre que chacune d’elles CHASSER LES POULS QUI S’ATTAQUENT AU P VOLAILLES.Dans quelques semaines viendront les chaleurs et avue elles, les poux dans le poulailler, il taut prévenir à l’avance ce danger en nettoyant le poulailler sans retard.Une chose chose faite à temps sauve beaucoup de trouble et d’argent.Grattez et nettoyer tous les coins du poulailler, videz les nids, remplacez la vieille paille, enduisez les perchoirs d’huile de charbon.C’est le meilleur moyen de détruire la vermine qui pourra vous causer beaucoup d’ennui si vous ne prenez pas, dès maintenant, les moyens de vous en débarrasser.—(Le Nord). Li© Courrier du Canada.Mercredi 17 Avril 188# - — - ___ -.* .- - -m annonces nouvelles Une merveilleuse histoire-Dr J C Ayer & Uo Pectoral Cerise d’Aycr-Dr J C Ayer * Co requièrent l’ordre et la morale Trois-Rivières.CANADA QUEBEC, 17 AVRIL 1889 MGR LAFLECHE ET M.TURCOTTE M.Arthur Turcotte, d’heureuse mémoire, procureur-général de la province de Québec par la grâce de M.Mercier, a mis la main à la plume pour répondre à la lettre de Mgr Laflèche, que nous avons publiée ces jours-ci.On se rappelle que cette lettre était adressée à M.Duplessis, député de Saint-Maurice, et se rapportait à la question des licences.Piqué au vif par ce document, qui n’est quun simple exposé des laits, M.Turcotte écoule deux colonnes de prose dans YElecteur.Ce chef-d’œuvre débute comme suit : Monseigneur, Tout en protestant de mon plus grand respect pour Votre Grandeur, je me dois à moi-môme et à la vérité de protester aussi contre la lettre que \ otre Grandeur a adressée à M.Duplessis.député de Saint-Maurice, et puldiee avec commentaires dans le Journal de Trois-Rivières du 8 avril courant.Que M.Turcotte proteste de toutes les façons qu’il voudra, il ne donnera pas le change à l’opinion publique.Il ose se plaindre du fait que Sa Grandeur Mgr des Trois-Rivières s'est adressé à M.Duplessis, durant la dernière session, pour lui demander de proposer un amendement à la loi des licences.Lisez cette impudente et hypocrite tirade : Maintenant Votre Grandeur me per mettra de dire que j’ai été pris par surprise quand M.Duplessis a présenté son hill pour -.révoquer l’amendement à “l’Acte des licences” concernant la cité de Trois-Rivières.et ma surprise a été encore plus grande quand j’ai entendu ce monsieur déclarer qu’il agissait à la demande de Votre Grandeur.Il faut admettre que j’avais bien lieu d’être surpris de voir que pour une affaire qui concernait exclusivement la ville de Trois-Rivières, Votre Grandeur s’était adressée à un député représentant un autre collège electoral, au lieu de s’adresser à moi qui représente cette ville et suis spécialement chargé de surveiller ses intérêts.Tant d’audace mériterait dos étri- vières.L’illustre M.Turcotte se plaint que M gr.Laflèche ne s’est pas adressé à lui, cette année.Mais il n'a pas la décence de dire que, l'an dernier, Mgr des Trois-Rivières s'était adressé à lui, comme en font foi les extraits suivants : Ste-L'rsule, le 5 juin 1SS8.A l’Ho î.A.Turcotte, Procureur-Général, Québec.Monsieur le Ministre, En vous transmettant les résolutions ci-incluses, concernant le projet de loi des licences et adoptées unanimement par l’assemblée de paroisse des Trois-Rivières, tenue dans la Cathédrale le 27 mai dernier, je m’adresse à vous comme Ministre du gouvernement qui doit présenter ce projet de loi, m'a-t-on dit.et aussi comme député des Trois-Rivières, spécialement chargé de défendre et de protéger les intérêts de notre ville, et surtout les intérêts de la morale, que ce projet de loi a pour but ; U ., ,».;i p •.r ’nr*i'îiîiiiSje •r.: Fiihriqimjifib de QUEBEC.MOULIN m; l’Al’ILi.A LOKtTÏE.fayit pour journaux, papier Manille pour enveli \ \ci feutre à lambris, feu tte h tapis, feutre A cou^f ert r sec et goudronné.C MOULIN AU PONT ROUGE.-Pulpe de Uois, carton de bois.v.MOULIN WOOPEND A PORTNICUF.—Carton d’asbestc pour empaqueter, pulpe de bois, carton carton pour boite.MOULIN A S Ph-ANNK.— Carton cuir pour fabricants de chaussures, pulpe de bois, carton.Marchands de Papier, Papetiers et Papier a Tapisser de toutes sortes AUSSI - Guenilles, Amarres, Produits Chimiques et Matériel complet pour la manufacture de papier, Vieux Métaux, Machineries, Goudron e» Résine.V&r l e plus haut prix payé pour tout ce qu menue la fabrication du papier.ïj’ONGrrm :s,'; •*o::v ü 4 4 4 4 J G Stephen 44 John Brown 44 J.Ambury 44 \V Dalziel 44 A McDougal 44 John Park J Scott C J Mcnzies 44 CE LeGallats 44 K Carruthcrs 44 John Kcrr 4* D.McKillop 44 DJ James 44 W S Main 44 C Mylius 44 F.McGrath 44 W Dalziel 44 J Bendy D McKillop 44 W S Main ,lSt gu r
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