Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 28 juin 1890, samedi 28 juin 1890
tf4eine iunee lüo 21-Edition quotidieiiiie~X«$ème Année Samedi, 28 Juin 1890 Y% JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.STB GTROîa, JTBSTP^RK ET J’AIME.» THOMAS on A PAIS, Rédacteur en Chef.* LEGER BROUSSEAÜ, Edit eur-Prop net aire.LETTRES DE BELGIQUE Bruxelles, ce 3 juin 18‘JO.Us élections législatives tlu 10 prochain.—U ' situation actuelle.—Lis probabilités.Je vous ai promis un petit tableau de la lutte Électorale qui aura lieu le 10 de ce mois et qui doit décider du renouvellement de la moitié de la Chambre des représentants.D’après la Constitution,la ( hambre basse, qui ist ici, comme chez tous, comme dans tout Etat parlementa-riste, la Chambre qui a tout à dire, se renouvelle entièrement de quatre ou quatre ans, une moitié sortant tous les deux ans.En 1888, on a renouvelé ainsi les députations de cinq des neuf provinces : le Brabant, Namur, le Luxembourg, Anvers, la Flandre occidentale.Le 10 juin 1800, c'est le tour des quatre provinces restantes : le Hainaut, la Flandre orientale, le Limbourg et Liège.Elles comptent ensemble soixante-neuf sièges, dont trente-sept sont occupés par les libéraux et trente et un par les catholiques.Sauf un siège à (land, les catholiques possèdent tous ceux de la Flandre orientale et du Limbourg.Les libéraux détiennent vingt-trois sièges dans le Hainaut, où les catholiques n’en ont que deux, et treize dans la province de Liège, où nous n’en avons que trois.Voici le tableau synoptique de ces situations ; je pense qu’il intéressera les lecteurs de Y Univers : Arrondissements Nomiiredk députés calho'.Hainaut: — Mons.0 Tournai.0 Ath.0 Smgmes Chart erni 0 '•) 0 y f ‘I 3 ••• • ¦ ¦ t i , I • lui,.U Congres.2 Maosuyelc.à Dans le llainaut nous attaquons 3 sièges à Mons, 2 à Tournai, 2 à At h, 1 à Soignies, 1 (outvc les 2 que nous occupons) à Charleroi, 3 à Tliuin.Ou voit par ces chiffres que TorganLalion conservatrice laisse encore un peu à désirer dans cette province.Toutefois 12 de nos candidats se présentent déjà contre les 23 libéraux ; c’est un commencement, et il est fort possible qu’outre les deux sièges déjà occupés par nos amis à Charleroi, les péripéties de lu lutte nous livrent encore 6 sièges dans cette province.Dans la Flandre Orientale, nous lib r.G \ .) %* 3 9 \ 3 1 Ü 0 0 0 ü 9 3 •> ü 0 0 ü so mmes sur la défensive.Les libéraux nous disputent 7 sièges à Garni, 4 à Alost, S à Termonde et 3 à Andenarde.Te me hâte de dire qu’ils sont battus d’avance dans ces trois derniers arrondissements et qu’ils n’y luttent que pour empêcher les forces catho liques d’aider le travail électoral de nos amis de Grand.Ici seulement la lutte est sérieuse; mais tout y fait cependant présager la victoire des catholiques, de telle sorte qu’au lieu d’y emporter 7 sièges, les libéraux semblent devoir y laisser sur le champ de bataille l’unique qu’ils occupent.La province de Liège gardera cer-’aiiiement les 9 députés de son chef-lieu, puisque les catholiques n’y luttent pas ; mais il n’y aurait rien d’étonnant à ce que nous conquérions haut la main les 3 sièges de Verriers et les 2 de lluy, qui sont au pouvoir de nos adversaires.Ceux-ci nous disputent Waremme, où ils seront battus, et le siège que nous occupons à Verviers, où la lutte sc présente bien pour nous.Rien à dire du Limbourg, où le libéralisme n’ose pas bouger.11 suffirait au parti conservateur, pour remporter un beau triomphe et s’assurer encore le pouvoir pendant quatre ans au moins, de garder les positions occupées en ce moment.Mais je pense que nous pouvons nous attendre à mieux.Non seulement nous sommes fondés à croire que nous garderons notre majorité à la Chambre, mais encore que nous F augmenterons.Une prévision un peu optimiste nous donne 11 sièges en plus : 5 dans lo Hainaut, 5 dans la province de Liège, 1 à Garni.Sans trop s’avancer, on peut légitimement s’attendre à conquérir U sièges : 2 dans le Hainaut, 3 dans la province de Liège et 1 à Grand.Si cette dernière prévision, très probable, se réalisait, notre majorité à la Chambre serait de GG voix, ce qui est énorme, puisqu’elle ne compte en tout que 136 membres.En revanche, si tout allait au plus mal, nous ne pourrions jamais que perdre 10 sièges : 7 à Gland, 2 à Charleroi, 1 à Verviers ; ce qui nous conserverait encore une majorité de 34 voix à la Chambre.Mais rien ne fait prévoir ce résultat ; au contraire.Les élections provinciales qui viennent d’avoir lieu ont été excellentes.Sur l’ensemble nous avons gagné 10 sièges, ce qui est beaucoup si l’on considère que nous triomphions même en ne gagnant rien, puisque nous conservions de cette manière notre majorité dans six conseils provinciaux sur neuf.Aussi le résultat a-t-il beaucoup découragé les libéraux.Ce qui a achevé de les atterrer, c’est la défaite écrasante qu’ils viennent de subir mardi dernier, sur le terrain législatif, à Neufchâteau, où il s’agissait de remplacer le baron d’Hoogvorst, décédé, connue je vous l’ai annoncé dans ma dernière lettre.Voilà un arrondissement où jusqu'ici les deux partis s’étaient presque équilibrés.Sur un coj ps électoral, assez restreint il ’est vrai, nous ne l’emportions il y a deux ans, que de 34 voix.Cetto fois les libéraux, tout fiers de leurs campagnes Pourhaix ot Nietor, comptaient pouvoir y triompher.Qu’est-il arrivé?Notre majorité de 34 voix en 1888 est montée à 664 voix ; majorité énorme quand on considère qu’elle est obtenue sur un chiffre de 647 votants.La plupart des journaux libéraux sont sobres de réflexions ou se contentent de donn-r le résultat sans commentaire.La Reforme, organe de M.Janson, dont le frère est le candidat “blackboulé ” de Neufchâteau, avoue que c’est une maîtresse raclée et déclame contre la.réaction grandissante.De fait, après les élections de Louvain, Dînant et Namur, celle de Neufchâteau témoigne que la.réaction a le vent en poupe et présage que le 10 juin couronnera «on triomphe.C'est un peu l’avis de tout le monde, et monsieur Tout-le-Monde a du flair.R.C.LE GENERAL DE S0NIS Mgr Baunard, l’auteur de la belle Vie du général de Sonis, a reçu la lettre suivante de S.Em.le cardinal Lavigerie : Archevêché de Carthage (Tunisie) Cher Monseigneur, Je viens de lire votre beau livre sur le Général de Sonis : j’en suis encore tout embaumé.La forme en est digne du fond, et ce n’est pas peu dire.Je ne puis m’empêcher de souhaiter et surtout d’espérer que l’ôio-quence d’une telle vie amène bientôt la Congrégation des Rites, dont je suis membre, à examiner la question d’introduction d’une telle cause [H Veuillez agréer, cher Monseigneur, avec toutes mes félicitations pour ce nouveau et important service rendu â l’Eglise, â la France, à l’Afrique, à [l’armée, l’expression de mon religieux dévouement en Notre-Seigneur.f Charles, cardinal Lavigerie.Mgr Gray, évêque d’Anthédon,écrit de son côté : Cher Monseigneur, J’achève la lecture de votre belle Vie du général de Sonis, ot je ne puis vous dire le saint bonheur qu’elle m’a causé.En lisant, dans votre gracieuse lettre d’envoi, que vous ne seriez pas surpris de voir un jour ce grand chrétien élevé sur les autels, j’avoue que votre espoir me semblait un peu présomptueux.Mais après avoir suivi, grâce à vous, les phases de cette merveilleuse existence, je ne trouve plus votre confiance téméraire, et je ne me défends pas de la partager.Il n’appartient qu’à Dieu d’illustrer par des miracles le tombeau de sou serviteur, mais F héroï-cité des vertus ne manquera point au procès.Un tel homme est l'honneur d’un pays et d’un siècle.Certes, la partie française a le droit d’un être iière ; l’Eglise en sera justement plus fière encore ; car c’est dans la doctrine qu’elle prêche, dans la loi si sainte qu’elle intime, que le général a trouve le secret d’être ce qu’il a été.Je parle d’honneur ; ce n’est point assez dire.Des créatures que Dieu possède à ce point sont un gain pour les sociétés au sein desquelles elles vivent, et l’on ne communie pas si pratiquement aux immolations de Jésus-Christ sans devenir, pour une part, comme Lui et par Lui, sauveur des peuples.On ne sait vraiment ce qu’on doit L’EDUCATION PHYSIQUE Les journaux officieux annonçaient gravement, il y a deux jours, que, sur invitation ’ de M.Paschel Grous-set, agissant au nom de la Ligne national de l’éducation physique, M.Carnot avaittl promis d’honorer de sa présence” la fête des jeux de plein air, qui aura lieu dimanche, à trois heures sur la pelouse de Madrid, au bois de Boulogne.Mme Carnot a le plus admirer dans le général de 1 reçu la même invitation.Sonis : il a toutes les noblesses, il a ( Cette démonstration e.-t pour clore tous les courages : il est grand dans 1 la mise en scène â laquelle nous as-la guerre, il ne l’est pas moins dans ! sistons depuis plusieurs mois, et la paix : il est aussi â obéir qu’à dont il convient de dire un mot.commander ; aucun succès ne l’eni- Rappelons d’abord que la Ligue,dite vre ; aucune difficulté ne le trouble, ! nationale de l’éducation physique a aucune disgrâce ne l’abat ni ne le été formée â la suite do nombreux déconcerte.Fort comme un lion, il a articles publiés dans le 'lemps par la douceur de l’agneau ; humble M.Paschal Grousset, sous le pseudo-comme un religieux, il garde une nyme de Daryl.Ce Daryl ayant été dignité qui faisant trembler les j contraint en raison de ses accoin-Arabes, force tout le inonde au res- tances avec la Commune, de s’exiler pect ; pieux et simple comme un ! pendant quelques années en Angle-enfant, il est un modèle achevé de la terre, crut y avoir découvert l’exis-virilité chrétienne ; tout pour lui un fence des jeux en plein air.Plein de degré qui le fait monter, rien ne le cette conviction,il se mit à énumérer fait même un instant descendre.et décrire tous les jeux du corps pra-Que dire de sa patience V Je pense tiques dans les écoles anglaises en que bien des martyrs qui triomphent exprimant le regret que la jeunesse en paradis n’ont point enduré tant et de France lut élevée dans la néglige si cruelles souffrances.Scs œuvres gence ou le dédain de ces exercices, le loueront mieux que toutes lea Grace à d’habiles réclames, la cam-paroles, et son meilleur panégyrique pagne ainsi commencée fut menée sera toujours l’histoire de sa vraie très vivement et bientôt l’on apprit vie.qu’entre les élèves des divers lycées de Paris il existait une noble émulation dans le but de pousser à l’ex-ireine la réforme entreprise sur les Vous venez de nous donner cette histoire, cher Monseigneur ; elle est splendide.Elle a plus que l’intérêt d’un roman, elle charme l’esprit, elle conseils de l’écrivain Daryl.Ce n’é-réjouit le cœur, elle soulève l’âme, taient que récits d’exploits gymnas-Quel bien va faire cette œuvre ! Plai- tiques accomplis par les élèves de se à Dieu que votre livre soit lu! telle ou telle école, et plus rôcem-Pour moi, j’en parle à toute occasion, ment on publiait une narration plus et je le recommance à tout le monde, épique encore d’un combat engagé Puisse-t-il être lu surtout par notre entre écoliers français et anglais pour jeunesse si frivole et ti peu chrétien- l’épreuve de leurs forces physiques, ne ! Puisse-t-il l’être par les officiers ; Les concurrents anglais avaient de cette grande et chère armée Iran- mordu la poussière, pendant que les çaiso à qui vous avez eu l’heureuse novices de France avaient, de liante idée de le dédier ! Si l’esprit qui animait le général lutte, remporté le prix.Mais ce n’était lâ qu’un prélude, de Sonis se répandait dans le grand ! car depuis plusieurs jours on a sin-nombre de ceux que la Providence a gulièrement agrandi le champ des constitués les défenseurs de la pa- ! exercices en organisant à grand fra- trie, queue pourrait-on pas espérer de l’avenir, en dépit mémo de ces lois impies et insensées qui, après avoir arraché l’enfance à Jésus-Christ et les malades â la charité de l'Eglise, condamnent, pour un temps que Dieu sait, les élèves mêmes du sanctuaire à devenir soldats?11 m’est doux de penser que notre saint qui, dans les jours de sa vie terresse, a tant aimé la France et l’a si vaillamment servie, prie désormais pour elle,avec ces inelfables surcroîts ! de charité et de puissance qui font une partie de la récompense et de la joie des élus.Soyez donc remercié et béni, cher Monseigneur.Vous devinez si je suis htmreux d’avoir une si belle occasion de vous redire mes sentiments defection respectueuse et dévouée en Notre «Seigneur.f Charles, êv.d’AnthéJon, Ancien auxiliaire Hu card.Tie, év.de oitiors.3 juin 1890, Fête de Sic Clotilde cas une fête athlétique divisée en plusieurs journées, de façon à donner comme une imitation des anciennes Olympics.Remontant au moyen âge, les organisateurs ont découvert qu’on célébrait alors une grande foire appelée lendit ou landil, par agglutination de l’article le au latin indicium (lbirel, formé a indicete, la foire se tenant à jour fixe.Il s’y faisait un grand commerce de parchemins, et ainsi s’explique le fait que les étudiants y aient pris une part prépondérante.Il s'agissait doue d’avoir â nouveau la fête du landil.Pour ce faire, lo Temps, avec les journaux qui l’ont plus ou moins copié, n’ont pas ménagé la réclame.L’on nous a donné un supplément spécial, avec gravu- j res superbes, représentant en action la plupart des jeux remis en honneur par la Ligue de l’éducation physique.Après quoi nous avons eu chaque jour le résultat dos luttes qui avaient lieu entre collégiens sur la grande bataille qui doit se livrer sous les yeux de M.Carnot petit-fils, organisateur de ces nouvelles victoires Bref, cela fait concurrence aux courses de taureaux, et de même qu’on célèbre les faits et gestes de tel ou tel picador, ou chausse le cothurne pour nous faire admirer la force d’âine, voire l’héroïsme—le mot a | été imprimé—d’un des jeunes lauréats qui, blessé à la suite d’une première course et ayant du garderie lit pendant deux jours, a voulu se relever pour concourir encore et remporter un nouveau prix.“On voit, dit fièrement lo Temps â ce sujet, que la Ligue de l’éducation physique forme des hommes dans toute la force du terme.” C’est ici que nous nous permettons de placer une objection.Sans nul doute les exercices physiques, ont pour la formation des jeunes gens,au moment surtout de leurs études, une importance que nous ne discuterons lias.On en était pénétré dès l'antiquité, car c’est à cette date que remonte la fameuse formule Mens sana in corpore sano.Mais cette formule indique précisément que, pour faire un homme “ dans toute la force du terme ”, il y faut les deux conditions exprimées dans la sentence si connue que nous venons de rappeler.Non seulement, en effet ou ne saurait dédaigner le mens sana, mais on n’exagère pas quand on dit que ce côté de l’éducation a une souveraine importance.Qu’en font cependant les modernes éducateurs qui prônent avec tant ardeur et d’exclusivisme les exercices physiques?Dans un volume que vient de publier le docteur Rochard, membre de l'Académie de médecine sous ce titre : \j éducation de mon fils, voici ce que dit l’auteur, qui est un universitaire et qui jiliirme n’avoir pas de prédilection pour les écoles religieuses, ayant été élevé dans l’Université et y ayant fait élever ses ills : J’affirme que la plupart des élèves ne voient dans l’étude delà morale qu’un cours à suivre, que des phrases de plus à retenir.Je suis convaincu qu'il n’y a pas un élève sur cent à l'esprit duquel la pensée vienne que ces notions lui sont données pour qu’il y conforme sa conduite.Cet enseignement est absolument stérile, il ne sert à rien pour former les âmes et les caractères.Cette morale pratique, cYst la leçon de toutes heures, c’est le bon exemple ; c’est cette direction constante, usuelle, qui redresse les petits travers de l’enfant, lui fait honte de ses défauts, lui donne l’horreur du vice, lui inspire l’enthousiasme pour les belles choses, l’amour du dévouement et l’austère passion du devoir.Or, ce sont là deschoses qu’il est bien difficile de rencontrer dans un lycée.Far contre, il est certain, selon l’aveu du môme auteur, que “dans les écoles religieuses on s’occupe avec soin de l’éducation morale et physique des enfants Voici textuellement ce qu’il dit au sujet de l’éducation morale : On n’obtiendra jamais des instituteurs laïques le même dévouement LOitLw«s *.v jeaflcaBOMflMoeBBBJga&aaiasoaaip KmiuiTON dl COURRIEK OU CANADA 28 Juin 1890— N" 43 LE mm i L’iiüMUü (suite) Les paysans cultivaient vainement une terre aride.Bans une province ravagée par la stérilité et dont le commerce ne renouvelle pas les finances, l’argent no tarde pas à manquer.Quand le paysan n’a plus d’écus pour solder ses lermages, on peut vendre ses meubles, jusqu’à ses hardes, le jeter il, la porte de sa maison, et même louvoyer en prison; mais sices moyens violents sont de quelque utilité pdut les paresseux et les gens de mauvaise foi, de quoi servent-ils dans l’occasion présente.Ne faut-il pas nourrir les prisonniers ?C’était bien^ assez déjà de garder dans les cachots ceux que Ton reconnaissait coupables d’un crime.Un grand nombre de familles partiront à pied, et prirent le chemin du centre de la Franco.Hélas ! la plupart périrent de misère et de fatigue au lieu de mourrir de faim.Les ouvrier» ho trouvaient pas d’ouvrage.On eût dit qu’une pluie de sauterelles venaient de s’abattre sur la campagne, à voir les arbres dépouillés d’une verdure disputée par les affamés avec un épouvantable acharnement.On so battait, on se tuait pour un morceau de pain.Les consuls de la ville tentèrent vainement d’apporter un remède au fléau.Les lettres et les suppliques adressées à Paris restaient sans réponse.La Provence se remettait avec peine des troubles de la Ligue, et les autres villes do la province, ruinées elles-mêmes par des armées batailleuses, 11e lui pouvaient venir en aide.Les difficultés de transports, le manque de routes rendaient du reste presque impossible l’envoi do secours immédiats.• Les forêts occupant une partie énorme du territoire do la France, les céréales étaient plus rares.Puis la famine s’abattait sur la Provence comme un fléau régulier, et, il faut l’avouer, la .pitié inspirée par ces malheurs s’émoussait à mesure que lo malheur répétait ses coups.Marseille se trouvait abandonnée.D’ailleurs, la peur est contagieuse.,.La stérilité do la terro la plus terrible de3 épidémies.La famine s’étend, gngno, envahit tout.Les hommes riches, possesseurs do greniers remplis, attendaient que les nécessités devinssent plus grandes, afin do tirer meilleur prolit de leurs précédents achats.On criait au pacte de famine, aux accapareurs.De tout temps les hommes spéculèrent, qui sur les denrées, qui sur l’argent.Chacun fait monter les besoins au plus haut degré possible, afin de doubler ses prolits, Donc les hommes, possédant du blé à Marseille, le tinrent à un beau prix, et nièrent même avoir des approvisionnements.La famine est peut-être le plus égoïste de tous les fléaux.Jamais l’histoire ne nous montre de tableaux plus hideux que ceux d’une famine provenant d’un siège traînant en longueur.Quand on nous cite les horreurs commises pendant le blocus de Sa-marie, le sac de Jérusalem ; les détails horribles de la disette qui désola la France sous Philippe 1er et pendant laquelle la chaire humaine s’étala au marché de Turnus ; les scènes du siège de Paris et de la Rochelle, on recule épouvanté, regrettant de ne pouvoir récuser le témoignage de T histoire, puisque l’histoire nous montre la nature outragée à ce point queSaraarie, Jérusalem et Paris virent des mères chercher un aliment horrible dans la chair de leurs propres enfants.Marseille se débattait boub les étreintes du fléau.L’urgent n’était plus compté pour rien, en comparaison de la valeur d’un sac de riz ou de farine.Les avares eux-mêmes hésitaient à doubler leur fortune, en se demandant s'ils auraient le temps d’en jouir.Beaucoup de gens, Tor en main, 11e pouvaient même trouver d’aliments.Les maisons prenaient un morne aspect.Les visages respiraient le deuil.Dans les églises se pressait une foule désolée.Les malheurs publics réveillent au plus haut point et avec une rapidité extrême la foi religieuse.Du reste, Marsoille n’avait jamais cessé d’etre croyante.La route du fort de la Gare devenait impossible par suite de l’immense concours de pèlerins qui se pressaient sur la colline.Ce n’étaient que des ombres, mais ces ombres gardaient grâce à leur confiance 15 courage de gravir jusqu’à la chapelle.Los prières publiques ne cessaient ni à la Major, ni dans les succursales ; les couvents redoublaient leurs jeunes et leurs austérités; le ciel restait d’airain et Dieu semblait sourd.La maison de Nicolas Coinpian paraissait désolée entre toutes.Sur celle-là planait un double deuil.Courbée par la douleur du veuvage Iet les soulfrances de ses enfants, Madeleine no trouvait ni paroles pour peindre ses angoisses, ni larmes pour épancher son désespoir.Elle restait seule dans sa chambre dont les rideaux fermés chassaient la lumière.Elle s’enorgueillissait dans l’amertume de ses regrets.Marthe T y venait rejoindre.Toutes deux enlacées demeuraient pleurantes et muettes.Si la douce voix de Lazare appelait, elles frissonnaient ; la vue de sa pâleur leur causait une douleur mortelle.Madeleine et Marthe avaient la force do souffrir ; mais ce petit enfant?Le vieux Gaspard, Victor et Julien 11e se quittaient pas, réalisant des prodiges de dévouement.Tantôt ils montaient dans une barque, jetaient un filet ou tenait un oiseau au vol ; tantôt ils découvraient à prix d’or un aliment nouveau.Chaque chose rapportée semblait une conquête.Victor s’approchait de Madeleine, lui montrait ce qu’il avait trouvé, tandis que Julien songeait à Marthe.Au milieu de ces désastres Jacques Tonnerre et Feu Saint-Elme 11e demeuraient pas inactifs, C’est à eux surtout qu’on devait l’approvisionnement de poisson, le marin plus que Victor et Gaspard, s’entendait à la pèche.Lorsqu’elle avait été bonne, il en prenait le superflu et parcourait la ville.Jacques refusait obstinément une de Vargont, mais il acceptait volon- tiers des échanges.Une se passait guère de jours sans que Madeleine vit le matelot et le mousse avec quelques légumes disputés à un terrain dessèche, ou munis d’œufs d’oiseaux de mer.Exercer un métier quelconque leur était impossible, nul n’avait besoin d’ouvriers.Les médecins n’étaient pas appelés pour soigner cette terrible maladie qu’on appelle la faim.On pouvait bien encore réclamer le labeur sinistre de menuisier pour confectionner des bières, et l'office du fossoyeur pour enterrer les cadavres, mais le respect pour la mort diminue pendant les grandes calamités.Ou s’apprivoise avec elie, on la craint moins, on on cesse de l’entourer de culte et de mystère.Le premier de cette phalange dévouée qui succomba à la peine, autant aux épreuves morales qu’à la douleur physique, fut l’armateur Gaspard ; sa ruine complète, le désastre de la famille de Nicolas Com-pian, la dernière épreuve de la famine achevèrent de la briser.(il suivre) JLe Courrier dn Canada, Samedi 88 Juin 18flQ que celui qu’on trouve chez les religieux.Dans les maisons religieuses, le maître ne considère pas sa tache comme un pis aller ; son rûle est plus important, plus élevé que celui du professeur lui-même, parce que c’est lui qui forme les mœurs.Ce.n’est pas, comme dans nos lycees, un aspirant prolcssonr.C’est an «aj.t d’élite que le supérieur a place au poste qui exige le plus de dévouement et surtout de tact.Voici maintenant pour 1 education PhLesqjésuites (et ce qui les concerne s’applique à tous les maîtres ecclesiastiques) {prêtent aux .jeux, aux exercices physiques et aux promenades une attention particulière.Ce intérêt est tel qu’ils y prennent gout eux-mêmes et qu’on peut '0)r pendant les récréations les Teres louant avec leurs élevés, sans rien perdre du respect qui leur est du.le visage trempé de sueurs et la soutane relcvée.Dans les lycées, les conditions ne sont pas les mêmes.L hostilité qui existe entre les maîtres repeli-teurs et les élèves s’opposera toujours à ce qu'ils jouent ensemble.On peut voir par là ce que valent les affirmations du Temps lorsque, dans son enthousiasme pour la campagne entreprise par M.Pascal Grousset, il lui échappé de dire : Tous ces jeux de plein air, dune efficacité si certaine sur le physique et le morale des enfants, étaient parfaitement oubliés et ignorés en France depuis des années.; les avoir retou-y6s et reconstitués, avec l’aide de quelques bons Français, nos! pas le moindre service que la Ligue ce l'éducation physique aura rendu au pays.File a reconstitué un à un tous les grands jeux de plein air qui faisait jadis la force et la noblesse de de notre race.Four la première fois on allait rendre justice à ces qualités méconnues de notre race, la force et l’adresse.11 faut plaindre celui qui a écrit cela de si mal connaître ce qui se passe auteur de lui.Il lui ?‘tait pourtant bien facilo de se renseigner, même auprès du monde universitaire.11 en aurait appris non-seulement que les jeux de plein air ne sont ni oubliés ni ignorés dans les établissements religieux, mais qu’à côté de ces exercices qui assouplissent et fortifient le corps, il y a une discipline morale à laquelle M.Sarcey naguères encore rendait hommage, proclamant même qu’on ne le trouvait plus ailleurs.Or, ce résultat est d’importance pour les individus comme pour la société, et ce n’est pas la Ligue de l’éducation physique, même avec l’aide du pet it-li Is de C arnot, qui pourra jamais y atteindre.g Auguste Roussel.par M.Shehyn, mais constituant véritablement des dépensée ordinaires.Voilà donc, au bout de trois ans de règne une augmentation de $748,0.00 dans les dépenses contrôlables de la province.L)e quel front M.Mercier irait-il solliciter une augmentation du subside provincial, avec un pareil dossier?A l’heure qu'il est, la dette est de •30,000,000 en chiffres ronds.Dans cinq ans, si l’on en juge par les discours où le premier-ministre révèle ses projets grandioses, elle sera de $40,000,000 an bas mot.Qu’on y rélléchisse î Une dette de $40,000-OOO pour une province comme la nôtre.Dans de telles circonstances la question des finances s’élève à ia hauteur d’unoquestion de principes.Que trouverons-nous au bout de cette orgie financière ?Quel sera l’avenir de nos institutions autonomes ?Le peuple a voulu du régime Mercier ; il a voulu du règne de la clique ; nous souhaitons qu’il ne s’en repente pas trop amèrement à l’expiration des cinp ans de pouvoir qu'il a donnés à M.Mercier.Pour nous notre rôle est tout tracé.Nous allons surveiller avec une infatigable vigilance l’administration triomphante.Il nous parait que Y Electeur n’a pas toutes les qualités nécessaires pour servir de contrepoids à M.Mercier et suppléer h l’infériorité numérique de l’opposition parlementaire.M.Pacaud ne nous en voudra donc pas si nous avons plus de confiance en nous qu’en lui pour jouer le rôle d’Argus envers le crouvernement.BEAUHARNOIS Majorités Bisson 'lassé St-Ciément.98 Beauliarnois (ville).51 St-E tienne.?St-Louis de Gonzague.155 St-Stanislas de Kostka.39 S te * (j écile.o Vallelield.00 St-Timothée.105 259 *201 259 o Majorité pour M.Tassé.Un décompte devant le juge vient de donner 1 voix de majorité à M.Riston.a* i*vr b t ï: t « a /ktt b*: Le Courrier de /’ Illinois a publié à l’occasion du 24 juin une édition spéciale de huit pages enrichie de superbes illustrations appropriées à la circonstance.Nos félicitations au confrère pour son patriotique esprit d’entreprise.DORCHESTER Berniei Pellrticr St-Anselmo.125 105 St-lsidore.57 193 St-Bernard.102 109 Ste-liéoédine.53 105 Ste-Marguorite.31 115 Ste-Claire .120 129 St-Malachie.35 120 St-Léon.39 118 Ste-Germaine.27 122 Ste-Justine.33 05 St-Edouard .83 8 St-Odilon.4 155 'Mô’üOSC.3/ St-Prosper.7 100 720 1081 720 Maj.pour Pelletier.955 Le révérend M.Julien Rioux décédé aux Trois-Pistoles le 27 courant, était membre de la société d’une messe section provinciale.Son service sera chanté aux Trois-Pistoles lundi, 30 juin, à 9 h.B.Pu.Gakneau, ptre, Secrétaire.Archevêché de Québec, 28 juin 1890.La balance au crédit des déposants dans les caisses d'épargnes du gouvernement fédéral, le 31 mai, était de $18,498,290.Les dépôts faits pendant le mois de mai ont atteint le chiffre de $215,308, et l’on a retiré la somme de $412,142.ANNONCES NODVELLES Succession—C A Marois, Pire Corn j agnic de navigation du Kiel.cl eu et Ontario Ligne Allan (voir 4cme page) Nouveaux 'Lapis—Behan Pros Déménagement—Madame Vallée.Crédit \ aroissiaî.—C.15.Lanctôt.DE LA MUSIQUE L'Electeur a publié, ces jours-ci, une correspondance où fauteur parle des progrès de la musique, parmi nous, depuis ceitain nombre d’années.J’jgno re sur quoi précisément il fonde ses observations, mais il me parait que l’écrivain a conclu un peu trop généralement au progrès.Il y avait une distinction importante à faire, dans tous les cas, entre les villes et les campagnes.Ici, tout a été créé, depuis quelques années, grâce à un essor inoui.Dans les villes, ce mouvement n’a pas Des baefs viennent d’etre émis j eu de cette importance et il y avait long.réserve je pense, quand il s’agit d’alllr-nier la marche ascensionnelle de la musique, parmi nous.Mais, disons, si l’on veut, qu’il y a eu progrès.Assit 1 émeut, c’est loin d’ètre satisfaisant.Quand l’on songe qu’à Québec, il n’est à peu près personne qui connaisse le solfège, parmi les chanteurs et chanteuses.Les éléments de la musique y sont à peu près ignorés et fou voudrait y voir des artistes.Un chanteur qui ne sait pas le solfège 11e peut pas plus prétendre a chanter qu’un écrivain qui ne sait pas sa langue ne peut prétendre à écrire.C’est la base môme qui fait défaut.Le Septuor Haydn a commence un mouvement le printemps dernier, propre à remédier à un pareil état (le choses.La ville athénienne ne s’est pas 1 éveil'éê de sa torpeur, malheureusement elie 111 a pour nu*» mèche encore à dormir selon toute apparence.Les choses en sont à ce point qu’il faut trois mois à un maître de chapelle pour exercer une messe fort simple, et à la fin, qu’entend-t-on ?Des voix éparses* sans ensemble, sans harmonie par con" séquent, dans une œuvre où vous ne reconnaisst z l’auteur que pour le plaindre de le voir travestir.C’est l/iste î II 11’est peut-être pas une société chorale, à l’heure qu’il est, en étal d’attaquer une œuvre de quelque grand mérite et de la déchitfn r à première ou même à der nière vue.Quel progrès que celui qui consiste à ne rien savoir jamais î Ajoutez à cela deux suj ts de malédiction : la fiibln.sse du ro ducteur et la complaisance de la presse.La vanité est ac oinpagné de l’ignorance.s* présente-t-il une messe solennelle à exercer, une œuvre quelconque à exécuter.Chanteurs et chanteuses avec les instrumentistes arrivent, non sans avoir été priés av c instance.(Lest alors que ia di.-t ibillion des premières donne lim aux plus singuliers froissements.Tout le monde veut les solos on b s j r« filières • a; ties.Même spectacle parmi h s insti uuiriitistes.Jugez de la tache de celui qui distribue les io!es, quand il n\st pas pris d** faiblesse devant tel ou t* Ile.GVbt do f 1 mi 1 le si bien ! On lui donne le premier 1 ule.Le len.d* main, lu pr s?»*, à son tour, publie à pleine colonne les succès mirobolants de la « lr.11 ense.C’e.t une artist*» cou.somntee.pour l’élection générale par le peuple d’un nouveau Conseil législatif à file du Prince-Edouard.La nomination aura lieu le 23 juillet et le scrutin le 30.CANADA QUEBEC, 28 JUIN 1890 LA SITUATION * * Nous lisons dans la Presse : L'Electeur annonce l’intention du gouvernement Mercier de demander une carotte de plus de 8300,000 au gouverne ment fédéral.Le mot d’ordre de tous les hommes sages doit être : pas un son de nulle part, aussi longtemps (pie le gouvernement .n’aura pas remis la dépense administrative du pays à son chillre normal, c’est-à-dire a environ $3,125,000 y compris l’intérêt sur la dette publique.Tout excédent de cette dépense doit être considéré comme le résultat nécessaire de l’extravagance gouvernementale.De l'argent pour les améliorations publiques accomplies avec sagesse et discernement ; mais pas un centin de plus pour la dépense annuelle dont l'augmentation va toute à grossir les sinécuristes officiels.Noua abondons dans l’opinion émise par la Presse.Nous avons étudié et suivi pas à pas, depuis trois ans, la situation financière de la province,telle que l’a faite l’administration Mercier.Et nous n’hésitons pas à dire que loin de songer à augmenter les dépenses BROME Maj.Maj.England Williams Knowlloii.~5 Brome, West Brome.7 11 Iron Hill .41 u Brome Corner.44 “ Fui ford._ 8 Sutton.58 button Flatl.11 School No 14.25 Tracy School House.10 Abercorn.17 Glen Sutton.1 Poitou.149 East Farnham.2G Adamsville.7 Bringham.9 Sle Marline.55 St-Urbain Premier.79 Chàteauguay.17 Ste Philomène.* 17 Sl-Antoine Abbé.M Ormstown.2 Ho wick.72 St-JeauClirysostume.109 • Ste-Clotilde.53 129 341 129 Majorité pour M.Robidoux.212 CHATEAUGUAY Majorités Greig Robidoux il faut de toute nécessité les diminuer I ^asl b°h°n.55 si l’on ne veut pas que nous arrivions! 1011 Loutre.si d’ici à cinq ans, aux résultats les plus j £ea&e*y ^l,ei.i0 désastreux.| West Bolton.Les dépenses étaient de $3,032,0001^.,mi on en 188(3.En 1889, dernière année! ___ pour laquelle nous ayions des! 514 comptes publics, elles étaient de I .233 $3,780,000, en tenant compte do J — $286,000 de dépenses dites s/réciafesiMajoritépour Ëngland.281 4 45 233 temps que les chefs-d'œuvre pouvaient y être connus quand les campagnes ont commencé.Mais les progrès réels de l’art y sont ils aussi considérables que l’aimable auteur veut le faire croire?Nous en doutons beaucoup.Au dire de tous les amateurs, Québec, par exemple, la plus ancienne ville du pays, célèbre pour ses poètes et les artistes, a vu des jours bien meilleurs que ceux par lesquels elie passe en ce moment.Elie a eu dans son sein de véritables artistes.musiciens.Elle a eu des organistes comme D.Paul et Dessane, des violons comme Dessane lui-même et Prume, dans ses meilleurs Jours, des pianistes comma Lavdlée, etc., des 11 u listes comme Lachevrotière, etc.La génération contemporaine qui se modèle toujours plus ou moins sur les maîtres qui ia charment, suivait et il est sorti des jeunes gons eu ce temps pouvant compter au nombre des amateurs les plus sérieux.Comparez ces temps avec la vertu et dites moi s’il y a eu progrès.Montréal seule, avec ce mouvement qui l’entraîne, semble avoir fait de réels progrès.Celte ville tient incontestablement la tète,en ce moment, • pour la musique.Elle possède bon nombre d’artistes de grand mérite.Elle était prix que nulle, sous ce rapport, il y a plus d’années.Trois-Rivières, par exemple, vient d’entrer dans une ère de progrès.Ce n’était rien, hier.Mais, enfin, cela ne fait que commencer.Sherbrooke aussi vient à peine d’avoir un professeur de fanfare.Tout cela constitue peut-être progrès en un sens.Les instruments se multiplient et l’indus trie avance.Cela promet.Pour ce qui regarde la culture de la voix, il y a toujours des voix.Quels sont les progrès mcrveilLux eu particulier qu’on pourrait bien lui attribuer ?I^es chanteurs sont peut-être plus rares que jamais, à Montréal, aux Trois.Rivières et à Sherbrooke comme à Québec.De véritables artistes actuellement, point.Nous avons Mademoiselle Tessier* Mais il ne s’agit pas de cela.11 s’agit de savoir s’il y a eu progrès.Le caractère des œuvres musicales a changé mais, il y avait autant de chanteurs, il y a plu.sieuis années qu’à présent.Voilà pour la voix, ce qui permet infiniment de 1/Allemagne et les Etats-Unis Berlin, 27.—Une députation de commerçants et d’industriels de la Prusse rhénane, out présenté au baron de Herlepsch, ministre du commerce, une protestation contre le tarif douanier MacKinley.Ces industriels disent que par le fait ce tarif exclut certaines marchandises allemandes.Ils demande au gouvernement de charger le ministre d’Allemagne, à Washington, de faire des représentations à ce sujet au gouver neinent des Etats-Unis.Le baron de Berlepsch a promis de s’occuper de cette allàire.Le tlioleru cii Europe Madrid, 27.—Les autorités ont imposé, dans tous les ports de l’Espagne, une quarantaine de dix jours aux navires qui viennent de Gaudie et de Valence.Si un cas as choléra était déclaré à bord, la quarantaine serait de quinze jours.Le total des cas de choléra à Valence sont de 196 jusqu’à ce jour ; 113 de ces cas ont été suivis de mort.Paris, 27—Le bruit courait hier que le choléra avait éclaté à Nîmes, Bayonne et Toulouse.Le gouvernement a immédiatement ouvert une enquête sur cette affaire ; il en est résubé que les bruits répandus à ce sujet étaient cunplète-ment dénués de fondement.Le priuoe Ferdinand de Bulgarie Vienne, 27—Le bruit a couru que le prince Ferdinand de Uulgaiie avait brusquement quitté Sofia pour se rendre ici, par voie de Bucharest.Sa visite, disait-jn, était occasionnée par la situation critique delaBulgarie et l’aflàib.is-st nie u l du ministère Siam bon loff, depuis la démission de M.Strausky, ministre des affaires etra.gérés.Mais le bruit du départ du prince Ferdinand de Solia pour Vienne est démenti.Le prince se rendra dans la capitale de l’Autriche au commencement uu mois d’aoùt prochain.Süfia, 27—Pendant que le prince Ferdinand traver ail le Danube près de Roustcliouk, à bord Tu i bileau à vapeur, la foudre a frappé et brisé un des mâts.Le \ rince a luiln être tué.Una reunion ties royalistes Lundi» s, 27.—Les luyiLlesdc France tiennent en ce inouï*, ni u.e réunion a l’liotel AU-x.mine.Oi y remarquait le duc de Bandeauvilie i.trochefou -cault, la duchesse d’Uzès, Arthur Mi-ver et d’.uitrt s chefs du parti.On attend i’arrivee d’au ties royalistes qui ont été appelés de France.lru« NcaiMM» orageuse Rome, 27 — 11 y u un débatanimé hier , soir, à la séance du conseil municipal, ht voi a Cumulent s’établissent cor.I au sujet du projet de loi déposé à la t dm s réputations, mais surtout, surtout, chambre des déput s par le premier mi.voiià comint ni l’o.j .o npromet t.1.uD*re Ci i.-pi pour aid r a a u orgam.» .• , * , ! sali ou des affaires financieies de ta mu- véritable.A quoi bon sert de travailler Ilicip;i)i,6 A !a fin de la d»ciJS»ioii,loi» quand on est maître?La perfection I ios moriilMOs du conseil à l’exception de se] suffit à elle-même.Meuull: Girib'ildi ont donné leur dé- Mais il est un troisième vie*» fini J misHoi» connue maïquede piolcstation tue autant que les deux qu/ .ous h?1* Ve la ‘"«'“"i d.u P''emi?.': min.islf?-.* M G u i habit a déclaré qu’il garderait venons de mentionner : la per *sse, sül| .j^,e.Ses amis dont félicite chaleu-l’incurabîe paress*.Personne ne ira- jeu émeut, mais il a élé lmé par les vaille, personne.Comment dev» nir autres.artiste?Sait-on rn vériléqueSs sommets Les reporteurs qui assistaient à la i.bol gra»,r, pour aUaiadr.» Sj-fl Kn Æ;ù» IX, Sait-on quels sacrifices de temps et qui .ec*s-i e la présence de la gendari d’étude il faut faire pour mériter b» nom | mène pour ineltre fin aux désordres, si grand d’artiste?Ceux qui le sont, seuls le savent.C’est le talent servi, , .d’une culture incessante de toute la vie.I Pcsth, 27 L empereur 1* rançois-.lo- Qaiaon,,,* pas aes de,,, ditions, n «i jamais su et ne saura jamais I cours d’une conversation après le ci i —, ce que c’est que l’art.Or, le progrès I l'empereur a parlé de l’agitation qui de l’art musical comme Ions les autres) existait parmi les populations tchèques arts, est soumis à cette double loi.C’est r*e Bohême.Les Ichèques, a-t-il dit, a H înminro h .- ,i„„ v r a i * i I so n t inutilement excites par lin verbiage à la lumière de res deux fails, le talent denué desens commun.^empereur a et le travail, que 1 on peut juger, il me répondu à une remarpue que faisait M.semtde, des progrès de l’art.J’ai nommé Rieger, le chef des vieux Tchèques, les voix ; prenez les instruments.Où disant que le gouvernement devrait _ _ I nn nr.rmnllmil l’um rvlrti Echos & Nouvelles £/;%£» itat ion tcheqne , pii.nu, it.3 iiimi mneius.uu i u,*5, J ^ ^ cabines pour Montréal, au bureau de la Compa-lpar CGllt JUSqU au montant 00 UD demi \ JlJiiiVKtt'tSlHCS gnie, quai Napoléon et pour la ligne du Saguenay, 1 million ClO piastres.La question de ,, j.Yeux au bureau sur le quai St-André, et aussi au bureau de la marine a été longuement irxtc'cf^y •*•*'“*' îles billets de U.M.Stocking, vis-X-vis l'Hôtel Bt> | digc^lée el le comitê s’est montré appa- JIcmoVVlHUjiCS remment désireux d’accepter l’offre failc \ inflammations par le gouvernement.Un comité a etc ^ uommé aün d’avoir une entrevue avecl JTuux do Got U le gouvernement local à ce sujet.po un TOUS LES MAUX Jlemovvhoide Contusions Catarrhes Blessa rcs Douleurs Brûlures Toilette Intime KT LA religieuses ! ! ! LE et après LUNDI, le 9 JUIN 1890, les trains partiront de la station du Pacifique, Québec, et arriveront comme suit, excepté les dimanches : DEPART DE QUEBEC 8.10 A.M.—Express direct pour le Lac St- Jean, tous les jours arr vaut h la jonction Chambord à 5.04 P.M., et à Robcrval A s.k P.M.5.30 1\ M.-Express local poui St-ltayracnd tous les jour?, y armant à 7.20 P.M.AKRIVÊEJA QUÉBEC G.15 A.M.—Express direct part de Kobcr- val à 8.30 P.M.tous les jours (ainsi que le Dimanche, mais pa*» le saincdf) (et do la Jonction Chambord à 9.00 P.M.,) pour Québec, y arrivant A 6.15 A.M.8.45 A.M.— Express local part de Si Raymond tous les jours \ 7 h.A.M.,arrivant à Québec, à 8.45 A.M.8.15 P.M.—Train mixte part de la Rivièrc- à-P»eric tous les jours, à 2.45 P.M., de Saint-Raymond A 5.25 P.M.et du Lac Saint-Joseph A 6.50 1*.M.arrivant A Québec A 8.15 P.M.; Chars palais Monarch attachés A tous les trains directs de jour et chars do.loirs aux trains directs du soir.On ][pcut retenir des sièges et des lits et sc procurer des billets de passage chez R.M.STOCKING, vis-à-vis l’Hôtel St-Louis.Le bateau ù vapeur Péribonca fera des voyages sur le Lac St-Jean lorsqu’il sera nécessaire poif les colons, un yacht a vapeur voyagera tous les jours entre Koberval et les endroits de pêche pour la Ouananxchc a la Grande Décharge, du 1er Juillet au 15 Septembic.Le fret pour tous les points des districts du Lac St-Jean et Saguenay, A l’Est de la Jonclion Chambord, est enregistré pour la Jonction Chambord, et pour Robcrval et les endroits A l’Ouest enregistré pour Robcrval.20 minutes pour prendre le lunch au lac Edouard.Le fret ne sera pas reçu A Québec après 5 heures n m.Billets de retour de première classe, aux taux d’un simple billet, de Québec A toutes les stations émis les samedis bons pour revenir jusqu’au mardi suivant.Excellentes terres A vendre par le Gouvernement dans la vallée du Lac St-Jean, A des prix nomij nnux.L î chemin de fer transportera les nouvea s colons et leurs familles et une quantité limitée de leurs effets de ménage, GRATIS.* Avantages spéciaux offerts A ceux qui établissent des moulins ou autres industries.Pour informations au sujet des prix pour les passagers et des taux pourf le fret, s’adresser A ALEXANDRE HARDY, agent général pour les passagers et le fret, Québec, .5.«• SCOTT .Sect.6° Gérant.Ouél>ec, 6 juin 1S90.—t- y U (Si :>«*[«•!* SMI* HlCSüim .VI NS L)E M ESSE.Gl ERG ES ET 11U ILE D’OUI VE .Une Spécia Qui-bec, 1er .«:ai 1S90—lan.7» A louer l>OUB LA SA ISON D'ETE.A V EN DRE.Il, Cl U13 RIT I MH Louis, JULIEN CIIABOT, Gérant-général, L.H.MYRAND, Agent.Québec, 13 mai 1890—6 mois 75 Gorge Quelcc, 7^mai 1890/ Préparé feulement par la POND’S EXTRACT CO.76, Fifth Avenge New-York.70 AST-DENIS DE KAMOURASKA, une maison de première classe, dans le village, près de l’église et voisine du buret u de poste.On louera la maison meublée ou l’on prendra des pension-n ires, selon la demande.S’adresser A M, ALI RED LEUEL, Meublicr.Québec, 28 juin 1S90 I!° 1 -*r n r \l, v' - Min FAR MOIS et dépemes payées A de bons ^A II hommes p^ur vendre des plants d’arbres: Emploi p« rinat.c-i.Adressez û la Pépinière d’Ontario, Geneva, N.Y.Québec, 7 juin 1890.J ix MAGNIFIQUE PROPRIÉTÉ J.d connue sous le nom de Ciiatf.au-Bigot, dans la paroisse de Charles-bourg, contenant 140 arpents de terre en superficie, dont 20 dans un bon état de défriche, ment.Trois cours d’eau arrosent cette terre avantageusement située sur le versant d’une colline bien exposée.Les bois qu’011 y rencontre plus communément sont : l’épinette rouge, l’épinette blanche, le bouleau, des pins plusieurs fois séculaires, et des érables,—mille en nombre—, assez gros pour former une sucrerie.11 y a aussi bcacoup de chasse et de pêche.Pour lescond itionsde vente s’adresser A M.LÉGER BROUSSEAU Propriétaire du ConrQtr du [Canada.11 A* !3,lRae Buadc, Quéqec.j BEHAN BROS.VENTE A BON MARCHE EN TOUT CAS ET OMBRELLES réduits de 50 A 75 pour cent.Nous avons aussi le plus bel assortiment de la ville en manteaux imperméables pour dames A des prix variant depuis $1.95 Jusqu’à lo°® grardeur varié,’style des plus nouveaux.Vêtements de dessous en laine gaze, en cachemires, en mérinos, en fils, eu coton et en soie.— Aussi — Une grande variété de gants, eu soies, en kids, etc.BeJian Bros.é Le Courrier du Canada.Samedi, %8 Juin 1890 Guide des Voyageurs Chemins de Fer Ohkmin de Fer dd Pacifique ^Canadien Départ de Québec Trair Express à 1.30 p- ni.Train Express à 10.03 p.».U ,rain du dimanche" part de Québec pour Mont-céaï £ 1.30 heures p.».°.pmemin de feu de Québec et du Lac St-Jean DEPART DE QUEBEC CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL I860.Arrangements d’hiver.1890 LE et après LUNDI, le iS N0\ EMIIRfc.1SS9» .* a • * .t .P- • A?1 4» M I 1\ M.Jean, tous les jours arrivant o ‘ k,'"“AS A QUÉBEC 6.,5 A.it-rr»îg, KLJl.'uiSÜ 845 A.M ___ les trains sur ce chemin de fer circuleront quotidiennement (le dimanche excepté) comme suit : LES TRAINS QUITTERONT LÉVIS Pour la Rivière-du-Loup et Ste«l'la\ie.S.co Pour Halifax e; Saint-Jean 14.30 Pour la Rivière-du-Loup .18.00 LES TRAINS ARRIVERONT A LÉVIS LIGNE ALLAN SOCS CONTRAT AVEC LE GOUVERNEMENT DU CANADA ET DE TERRENEUVE POUR LE TRANSPORT DES MALLES t de la Rivière-à* Vtc p M^Train mixte paiiue ta — «•*5 1 * ¦1 *** î „ „ m de St-Raymond Pierre tous les jours a 2.-»3 1 • y .,, ar1 5.25 p m et du Lac Saint-Joscj h a 6.40 pm •> J t ^ .1 e I.n ni à arri- vant a Québec à S.15 p m Grand-Tronc Train Mixte «*.- - p, m,—Train mixte laissera la F.0*Die Hvis^ pour Richmond et tous les F^n * Est^tV Ouest, arrivant à Montréal à 8.00 I.M.Les lignes de cette compagnie se composent des steamers suivants, à doubles engins, construits sur la Clyde.TOUT EN FER ET EN ACIER Ils sont construits en compartiments h 1 ANCHES, re sont pas surpassables en force, vitesse I) U Rivière-du-Loup.5*3° ! et confort, et sont fournis de toutes les améliora- D Halifax et St-Jcan.*5*10 fions modernes que l’expérience pratique peut De la Rivière-du-Loup et Ste-Flavie .14 *5 suggérer.Le char dortoir attaché au train Express quittant Vai,staux 7~~ Commandants Lévis à 14.30 se rend jusqu à Halifax.Tous les chars de ce train sont éclairés A la * lumière électrique etchauffés à la vapeur.I A KIS1 AN .5359 Lt .mit», K .^ Tous les trains circulent d’après le Eastern SARDINIAN .4376 (.apt J Ritchie Standard Time SARMATI AN .3647 “ W.Richardson On se procurera des billets et des informations POIANKSIAN.3983 ** H ^ y|u* taux du frctet lespa!sisers en æs^iÂN si as iiTiiu^* T.LAVERDIERE, 1 PERUVIAN.3049 10.rue Dalhousie, Quél>cc.1 CASPIAN.~ 272S I).POTTINGER, POMERANIAN.4364 Surintendant en chet.[CARI AGINfAN .4214 Bureau du chemin de fer, j Moncton, N.IL,14 nov 1S89.( Québec, 10 mars 90 nov 89—ian I02S AVKXDRE A PRIX REDUITS L »* î- BUENOS Ayrean.4005 ASSYRIAN.3970 SIBERIAN.3904 GRECIAN .3613 NORWEGIAN.3523 COREAN.348S SCANDINAVIAN.306S HIBERNIAN.2997 CANADIAN .- 2906 PRUSSIAN .3030 NESTOR I AN.26S9 AUSTRIAN.2458 4 y G Stephen “ A McDougall “ W Dalziel 41 A Macnicol “ J Scott “ J Beutly “ R P Moore “CE I.e?îpliais “ K Carrotheis “ C J Menzies “ John Park “ John Brown “ John Kerr “ J.Ambury “ J.France « « .____ 5»: U art.'-.- - ^ -* - MjC SS.“M1RAMICIU’' ( apt.A.Baquet Quittera Quebec, MARDI, le 8 Juillet, à 2 h.P.M.Dur POINTE AUX PERES, GASPE, MAL dME, ou POINTE ST-PIERRE, SUMMER SIDE, CHARLOTTETOWN et P1CT0U, arrêtant à tous les ports intermédiaires, excepté ;\ la POINTE AUX PERES, pendant quelques heures pour permettre aux passagers d’aller à terre.Excellente accommodation pour les passagers.\jcs consignataires sont priés de marquer au long l’endroit où ils envoient leurs marchandises, afin d’éviter les erreurs dans le déchargement Pour le fret et le passage S’adresser à ARTHUR AHERN, Secrétaire, Quai Atkinson R M.STOCKING, Agent tics passagers, En face de l’hôtel 3 Louis Québec, 2 : avril 1S90 61 t G.B.LANCTOT, 1664, RUE NOTRE-DAME.* MOJVTREAi,, .:»yt î, • : L\ .- • • .• • - ‘ VÎ & fh ' • *• \ •• m ÈSk VENANT D’ETRE REÇUES MES IMPORTATIONS DE VINS DE MS2SSEÎ Le Colli de Sicile, vin sec, $1.50 lo gallon.Le Muscat d’Espagne, vin sucré, $1.40 le gallon.Le Vin Canadien do Sandwich, $1.25 le gallon.-AUSSI UNE GRANDE QUANTITÉ DE- Chasubles en velours avec sujet brodé or fin.$15.00 Chasubles en damas soie avec sujet en broderie.9.00 Chapes en m01 re de laine.12.00 Et autres Ornements il'Eglises, Bronze, Vases et Bouquets, spécialité ! ! 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île l’ellieircUé «le celle eau 111er veV Tïst‘ l'uur it Québec Central IA.M .M.i.oe Express pour Sherbrooke *•30 Trrin Mixte pour St-Joseph 8.co Express de nuit pour Sherbrooke.10.45 I rai» mixte de Saint-Joseph.Sherbrooke Traverse du Grand Tronc BAISSERA STATION DE LEV JS {J C E BEC A.M.9*3° Tram mixte pour Richmond.P.M.1.30 Train Eclair P.M.pour l’Ouest.P.M.8.00 Malle pour l’Ouest.A.M.6 30 Malle de l’Ouest 2.00 Express de l’Ouest MEDAILLE D’OU, PARIS, 1978.XV.BAKER & CO.’ft -Jraffl Cocoa J'Kt absolument pur, et e*rst soluble.Pris UEBEC, c’e^t une Biège légère contenant peu d’alcool d’une saveur délicieuse tt très agréable, d’une qualité supérieure et pouvant rivaliser avec les meilleures libres importées.J’ai aussi analysé le PORTER (XXX STOUT) ’) de cette même • - • — — — g dations pour aucune classe de passagers dans leurs voy ges de Montréal et Québec à Liverpool.tLe 44 Nova Scotian ’’n’étant pas un steamer de la malle transportera le bétail.I^s passagers de cabine peuvent s’y enregistrer, mais non pas ceux de l’intermédiaire ou de l’entrepont Les steamers de la malle sont dépêchés sur Montréal de jour les mercredis, les passagers désirant s’embarquer à Montréal peuvent le faire (sans charge extra) après 8 heures, le soir précédent.Les steamers partent de Québec à 9 hrs A.M.les jeudis.Prix du passage de Québec : Cabine .•••»• .Î43,'_^ *¦1 i 1 Suivant le steamer et l’accoinodat on 1 n termed iat re.Lnt re pont.20 Note —Le 44 Parisian ’’est éclairé par la lumière éhetrique MALADIES DES ENFANTS a brasserie qui est d’exc.Rente qualité, sa saveur est très agréable, c’est un tonique plus énergique que la Bière précédente, car il est plus riche en alcool, pouvant être compute avantageusement avec tout Porter importé Ces BIERES ET PORTERS DE JOHN LA B ATT, LONDON, ONT., sont fabriqués des meilleures qualités d’orge et houblon et ne contiennent aucun ingrédient nuisible à la santé.” lâT Faites usages de D célèbre BIERE ET PORTER L\RATT et n'en prenez pas d’autre en substitution A 7*4 » 'Y, MOHTITJSUIÏi DE RAIFORT IODE DE SEUL AGENT A QUEBEC, 179, it 1; fi: MIM I’AI Im QUEBEC.Qé’-cc, : avril 1890—ian.Service de Glasgow, Québec et Montréal GR1MAULT & CiE= Pharmaciens a Paris.Depuis vingt-cinq années ce medicament donne lc3 résultats les plu* remarquables dans les maladies des enfants, pour remplacer l'Huile de foie de morue et ic sirop antiscorbutique.Il est Bonvoraln contre l’Engorgement et rinllammation des Glandes du «’ou, le» Gourmes et lea diverses Eruptions do ia Peau, de la Této et du N isage.Il excite l’Appétit, tonifie lea Tissus, combat la Pâleur et la Mollesse des Chairs et rend aux enfanta leur Vigueur e t leur Gaieté naturelles.C’est un edmirablo médicament contre lea Croûtes de Lait, et un excellent Dépuratif.(8) Z&Z îâ ^ KN 1 AVKU R DK L’Externaldu CjuventdeSt ltoch Sous le haut patronage de SON EM.LE CARD.TASCHEREAU.F.BAZ \K pour aider a l’Erection de i’Extcrnat \ J» Ce uveiit de Si-Koch est ouvert depuis mardi d.i,> U 1 moi e »Ie St-Koch de Québec.Prière aux .âmes cha.it.blés d’envoyer leurs olTandes aux) Daines dont les noms .uivcnt : Ta n LL ‘St-KOCH : Mesdames E.Renaud, G.‘f,voiï: A*:j.Keiau.i.Jos.Oauther a Mc^l«ro«i- Volume de 050 page.—l»rix : 10 vt» selles Renaud, !•.Giguèrc.' 1 ° L A REGLE — DU — Tl ERS-ORDRE — DF.— ST-FHANCOIS I LL QU’AMKNDÉK PAR KAI2VTETH LEO,\ XIII PAH LK Rpv.B\ FBUIDEKK A De Glasgow St can: ers De Montréal ajJ Glasgow le ou vers le 25 avril S A KM AI 1AN 17 Mai 1 mai Canadian 2o 44 “8 44 MBF.RIAN 2 • • 7o 44 POMLRANIAN ‘2 juin 2, * * ! 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Cazcau, O.Migner, J.I*.Labivcque, L.«».| lapine, Am.Isola, Ch* Yillcneu e.E.Leclerc j ! et P.Petit.Table du Sacré-Cœur de Jf.su* : Mesdames ; .F.Khéaume, F.X.Uiuncâu, W.Carrie**, L.Chez J.A.LAjSGIAIS, * ST-ROCII Québec, 25 janvier 1S89— Déménagement.o fi.g*: nùiiAHl S B>K JIODIW -: Est* transporté au :- y O 41, Il TJ R SA 1JS 7 -JH A 3 5 cSl.Vis-A-vis la CôtkJJdu Palais.Madame Vall ée Québec, 13 mars 1190 34 Morcncv.L.O.Bédard et G.Robitaillc.I _ Table St-Benoit : Mesdames J.Picard, J.-.Cbarest, J.II.Gignac, J.E.Fortin, L.P.Robi-taille, T.Breton, G.Roy.P.B.Murphy et P ru- ; dent Deschênc.Table de la Bonne-Mort : Mesdames K.Marceau, J.G rave 1, H.Drouin, P.Desruussclles.F.Bernier, J.I«clerc, F.Dumas, Martineau cl Mademoiselle E.Garner.'Table des dîners : Mesdames F.Gourdeau, A.Racine, 'Terreau ct Jos.Nadeau.F.IL BÉLANGER, Pire., 1 >ircctcur.Quuébec, 8 Février 1S90 *6 CONDITIONS —I)U— mama «u mm, PRIX DE L’AliONNEiVENl EDITION QUOTIDIEN N Kj i! k ; I** La B.& C.I*.ifi CANADA ET ETATS-UNIS.Tt'A - 4 Un An.S5 00 (îÿ5 Payable d’avance) Six Mois.Ç2 50 Trois Mois.1 50 Un An.25m stg.ANGLETERRE.\ Six Mots.I ’i.0 “ Trois Mois.O.«T M Un An*.00 Francs.Six Mois.;tO 41 'Trois Mois.l«> 44 FRANCE.TARIF DES ANNONCES Les annonces sont insérées aux conditions sui : vantes, savoir : A MACKINAC j .Six lignes ct au-dessous.50 contins.Pour chaque insertion su bseque e.i 2 J* “ Pour les annonces d’une phi:» grande étendue, b elles seront insérées : raison e lo cenliii» Bas prix, ligne pour la première insertion < t il • 5 ‘.entins ! pour les insertions subséquentes.Réclames : 20 cents la ligne.lx\s annonces, les réclames, L*« abonnement! doivent être adicssés A EXCURSIONS D’ÉTÉ.Steamers palais.•O- On exécute dans nos ateliers l'impression DE CARTES DE VISITE KT TOUS AUTRES O L V 11 A U F S D E I, IJ X K qu’on voudiu bien nous confier ^ QUATRE VOYAGES PAR SEMAINE ENTRE Détroit, l’Ile Mackinac, Petorkey, Le Soo, Marquette ET LES PORTS DU LAC HURON TOUS T,ES SOIRS ENTRE l»F.TllOi a’ ET CIÆVKLAXll Excursions le dimanche durant Juin, Juillet, Août ct Septembre seulement.v OS 11ROCHURES ILLUSTRÉES, Taux et Billets d’Excursion seront fournies par notre agjnt de billet, ou adressez à G.B.WHITCOMB, G.P.A.DETROIT, MI CH The Detroit k Cleveland Steam Nav.Co Québec, 17 mar?, 1890.36 Ta e g’e t Hvo usse ou l EDITEUR-PKOl’RIl.PAIRE, Ao 11 A lit ¦tue Iluutlc, Haute-Ville il U JR H M2 4;.IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR LÉGER B ROUSSEAU, Éditeur-Propriétairk, Rue Bvade, Unite- Ville, Qubec.
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