Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 30 mai 1891, samedi 30 mai 1891
35ème année No 285-Bdition quotidienne.-13ième année Samedi, 30 Mai 1891 (Ücmrrier l'in (Eaïuitui t JOUENAL DES INTEEETS CANADIENS.JE CROIS.J’Ef ET J’AIME.U'I.'OJl'Ali C11APA1S, Directeur-Propriétaire LEGER BROUSSEAU, Editeur et administrateur, Kl* 11.1.KTON !)U COURRIER DU CANADA 30 Mai 1891.—No 72 DES CARRIERES DE JAUM0N1 (SUITEJ Il fallut la déposition détaillée do l'Alsacien et la lecture de la lettre que M.Schültz reconnut, à l’écriture et à la couleur du papier, pour Être celle qu’il avait vue favoriser deux jours auparavant, par Wilfrid, pour qu’il se rendit enfin à l’évidence.Je le regardais connue le vengeur de mon fils, et c’était son assassin, dit-il, eu courbant la tête.Mon Dieu,je vous remercie qu’il scsoit échappé, je l’aurais broyé sous mes pieds, lit toi, ma fille toi, seule qui-y voyais quand nous étions tous aveugles, pardonne moi.Dour la première fois le colosse versait des larmes.Marguerite sc jeta dans les bras qu’il lui ouvrait.—C’est Guillaume qui a tout déoouvert, dit-elle.Schültz lui tendit la main.—Merci, mon brave ami, fit-il, car il par.tir d’aujourd’hui, tu n’es plus que mon ami.—Monsieur me renvoie donc ?fit triste, meut l’Alsacien.—Moi te renvoyer, au contraire, mou brave, tu es ici chez toi ; braconne, chasse, repose-toi, nous ne nous séparerons jamais.—Meme si la nuit.—Oui, mou père te permet tout, dit Marguerite.—Oh ! alors, quand les Prussiens seront tous tués, les perdreaux et les lapins cti verront de gris, s’écria le vieux pécheur endurci dans le braconnage ; mais d’abord, il faut écraser cette vermine de traîtres qui veulent nous vendre à l’ennemi.—Dès demain, nous nous mettrons en chasse, répondit Schültz ; nos balle* sont-elles prêtes ?—Les armes, les munitions et jusqu’aux bottes de monsieur, que j’ai graissées tout de neuf pour assouplir le cuir, s’écria le chas, seur, que l’idée d’entrer en campagne contre les Prussiens enivrait d’avance, —Demain, je prierai à l’inteutiou dos Français qui se battent pour leur patrie et pour leur religion, dit le curé ; seulement, souvenez-vous que Dieu aime la miséricorde et déteste la vengeance.—Je pardonne à l’assassin de mon fils, répondit M.Schültz, en étendant la main, et s’il tombe eu mon pouvoir je jure de no pas me venger.—Et toi Guillaume ?—Oh ! moi.monsieur le curé, que vouloz-vous que je dise ?S’il me passe à portée, et que le coup ne rate pas, dame ! je ne vous promets l ieu, au contraire.—Pourvu que ce ue soit pas pour te venger.—Si vous préférez que ce «oit pour venger les autres, je veux bien ; mais ne m’en demaudez pas d’avantage.Il fallut bien que le curé sc contentât de cette promesse, encore Guillaume répétait-il entre scs dents : —Et si le coup rate, ce ne sera pus de ma faute, j’en répond*.A ! mais non.C H A P I T H B X V I Vengeance • Le lendemain, de grand îuutiu, M.Schültz sortit de la brasserie.Guillaume le suivait, accompagné de Sultan qui le liez auvent et.les oreilles joyeusement dressées, courait de l’un à l’autre et sautait en jappant comme pour témoigner son contentement départir enfin pour la chasse.Rica n’était changé dans le costume du brasseur et du braconnier, seulement le taureau des Vosges portait contrairement à ses habitudes, un fusil à deux coups sur l’épaule et à sa ceinture pendait une corne à poudre.Chose à remarquer, ni lui ni son compagnon n’avaient de carnier.Ils sc dirigèrent vers l’église et y entrèrent, laissant Sultan assez désappointé sous le porche.Marguerite priait, agcuouilléc près de Catherine, dans la nef déserte, à l’extrémité do laquelle attendait un petit garçon, debout i\ la porto do la saoristio, Dès qu’il aperçut les arrivants, il alluma deux bougies, qu’il plaça do ohaquo côté do l’autel et retourna vers la sacriatio, d’où il ressortte presque aussitôt, suivi d’un prêtre, revêtu de scs ornements sacerdotaux.La messe commença aussitôt.Au dernier évangile, les deux hommes,te- M J ' mint chacun son anne-à la main vinrent s’agenouiller sur le marchepied de l’autel.Le curé était prévenu, car il quitta ses ornements, revêtit un surplis et une étole, lut à haute voix une prière particulière dans un livre qu’il avait apporté, jeta quelques gouttes d’eau bénite sur les fusils, ainsi que «eux qui devaient s’en servir, fit encore une prière et se retira, suivi des deux chasseurs, avec lesquels il causa quelques instants dans la sacristie.Marguerite était déjà sortie de l’église ; Schültz la trouva sous le porche, qui l’attendait.—Courage, ma fille ! courage ! lui dit-il, en lui tendant la main.—Que Dieu vous conduise et vous ramène bientôt, répondit-elle ; surtout prenez garde aux traîtres, ils sont capables de tout.Oh ! ne craignez rien, mademoiselle, lit le braconnier, j’emmène Sultan et si l’Allemand ou son complice Brucker sont dans le voisinage, il nous avertira, soyez-en sûre, car il les a à la dent.—Que Dieu vous conduise et vous ramène ! répéta l’orpheline, en les regardant s’éloigner dans la direction du bois.O Les deux hommes s’enfoncèrent dans la forêt.Au bout d’un sentier, Guillaume poussa du coude le brasseur.—Regardez, lui dit-il, à voix basse.Deux fagots avaient été déposés au pied d’un arbre, à quelques pas duquel un charbonnier armé d’une serpe, semblait travail* j 1er.11 salua humblement les chasseurs, qui passèrent outre, et continua à ramasser des branchages.A trois cents pas de là, un second sentier croisait le premier ; sur lo bord, Schültz remarqua, qu’il y avait, non plus deux, mais quatre fagots et deux hommes assis qui, en les entendant venir, se levèrent précipitamment pour émonder un jeune chêne.—Les scélérats ! murmura Schültz ; il n’y a pas à en douter.À chaque route, à chaque embranchement, surtout dans la direction de Gravclotte et de Rozerieulles, hommes et fagots étaient à leur poste.—L’ennemi ne doit pas être loin, pensa le brasseur.—Si uous coupions à travers le taillis, sans nous laisser voir, dit Guillaume, peut-être pourrions-nous surprendre la manœuvre de ces scélérats.—Tu as raison, lit Schültz ; rappelle Sultan.Le braconnier donna un petit coup de sif* ilet et montra son talon au chien, qui vint aussitôt se placer derrière son maître.Ils continuèrent à avancer dans la direction de Rozerieulles.Partout les fagots étaient placés, mais il n’y avait plus de paysans de ce côté.—Je crois que nous faisons fausse route» dit tout-à-coup le brasseur ; remontons du côté 'le Briny.Us traversèrent le bois de la Chèvre et se trouvèrent en pleine Moyeure.Là encore, des sentiers, mais pas de paysans ; on .eut dit que les charbonniers s’étaient évanouis.Une particularité frappa cependant les deux explorateurs ; dans les sentiers qu’ils coupaient, en traversant le bois, les fagots, au lieu d’être jetés au pied d’un arbre, se trouvaient debout, tantôt à droite, tantôt à gauche.Il y avait là-dessous quelque mystère.—Des chevaux viennent de passer par ici, s’écria soudain le braconnier : voici la trace de leurs fers sur la poussière.—De quel côté se dirigent-ils ?—Vers Aubonnc.Aubonno et Conticillo sont doux hameaux sur la route qui conduit de Bricy à Metz, en passant par Saintc-Maric-dcs-Chônes.—Schültz s’agenouilla sur le soutier pour mieux étudier les traoes.—Ce sont des chevaux de cavalerie, dit-il.—A moins quo ce no soit des chevaux de charbonniers, répondit Guillaume.—Les chevaux do charbonniers sont trop petits pour laisser d’aussi larges empreintes ; de plus, ils marchent un à un et ne vout qu’au pas : ceux-ci étaient au moins deux de front et au trot ; regarde comme les fers sont placés.—Alors, sans doute des éclaireurs du général Bazaine.—Des éclaireurs auraieut suivi la route pour revenir à Woippy, et ceux-ci sc cachent dans le bois.—Les chemins ne peuvent pourlaut pas être si près d’ici.(A suivre) LETTRE DEJELGIQUE Le premier mai.— La résistance antisocialiste en Belgique.— Les campagnes flamandes.— Difficultés de la révision.— Le budget de la guerre et M.Wocste.— Assemblée générale des associations catholiques.— Troubles dans les lassins houil* Hors et les agences de nouvelles.Si le premier mai est destiné à devenir la fête du “ saint ” Travail, il ne pourra pas encore, du moins cette année prétendre à cet insigne honneur.On voit bien, en effet que les socialistes profitent de la date pour entretenir l’agitation ouvrière ; mais l’unanimité des ouvriers est loin d’etre faite sur la nécessité de ce jour de chômage, et les industriels, qui ont peut-être un mot à dire dans l’occurrence, ne semblent pas disposés à l’accorder.Telle est en ce moment, la situation en Belgique.Se modifiera-t-elle avec les années ?La réponse dépend de tant d’éléments divers qu’il faut se résigner à dire, avec la prudence italienne : Ch i lo sa ?Avec un peu de suite dans la résistance et un peu de bon sens chrétien, on pourrait persuader aux ouvriers qu’ils célèbrent mieux la sainteté de leur labeur le jour de la fête patronole du métier, à condition, bien entendu, d’entendre dévotement la messe et le prône de leur curé et de ne pas trop regarder au fund du petit “ verre ” mais allez demander a l’industrie moderne de parler de cette manière î elle dira que vous parlez grec et qu’elle n’y comprend rien.11 y aura donc peut-être, à cause de cela, d’ici à quelques années, une fête du travail, destinée à nourrir la haine contre le capital ; il moins que, de nouveau une autre cause ne viennent enrayer la marche en avant du socialisme, j’ai nommé la résistance chrétienne qui aurait à lutter avec des difficultés bien grandes et qui semblent, au premier abord, désespérantes.11 en va autrement par bonheur, des autres industries, où le mal a sans doute fait de grands ravages, mais peut être efficacement combattu.A Gaud, notamment, les ouvriers anti-socialistes s’organisent de plus en plus.Gand compte une population ouvrière d’environ 50,000 âmes, que le socialisme travaille non sans succès depuis plusieurs années ; il y possède des installations coopératives modèles qui sont sa force et constituent la base de toutes ses opérations politiques.Après plusieurs essais particuliers on a pu depuis un an, organiser la résistance générale ; elle a déjà produit d’heureux fruits.Un journal antisocialiste, très bien rédigé, sert d’organe à la fédération antisocialiste, et déjà cette année, à propos du 1er mai, précisément-, la fédération a pris ouvertement position contre !es menées socialistes et protesté, auprès des industriels, contre la demande de chômage général faite par la société le Vooruit.Aussi à Gand, le 1er mai était assuré à l’avance d’un bel échec.A Bruxelles aussi, nos maisons des ouvriers “ , opposées aux maisons du “ peuple “ créées par les meneurs socialistes, sc multiplient au delà de toutes les prévisions et sont destinées à enrayer efficacement l’agitation révolutionnaire.Dans la Flandre occidentale, dont Bruges est le chef-lieu, c’est mieux encore.On peut dire que lo socialisme n’y a pas pénétré jusqu’à oc jour.Il tente beaucoup d'efforts depuis quelque temps ; mais on l’y reçoit vaillamment.Il ne réussit à convoquer aucun meeting sans que les orateurs antisocialistes ne soient là pour lui répondre.Quelquefois même, les populations de la campagne y mettent moins de formes.Témoin ce qui vient de ce passer à Zonnebeke, près d’Ypres.Les sooialistes, voulant conquérir ce village y.avaient annoncé un grand meeting ; le jour arrivé, ils s’y virent renforcés de quelques progressistes d’Yves.La population commença par les sillier et, comme ils prenaient des airs de bravaches, injuriant leurs adversaives, ceux-ci perdirent patience et tombèrent sur eux à coups de bâton.Le meeting n’eut pas lieu, quelques socialistes eurent les oreilles écorchéos, les autres ne durent leur olut qu'à la prostossc de leurs jambes et à la protection de la gendarmerie, qui avait été convoquée en prévision des troubles.Les habitants de Zonnebeke ont peut-être une manière un peu trop vive d’exprimer leurs sentiments, mais ce fait à côté d’autres, démontre que les beaux jours ne se sont pas encore levés pour le socialisme dans nos campagnes flamandes, et qu’on y veille avec quelque vigilance pour ne pas y laisser pousser l’ivraie et la zizanie.Ces bonnes campagnes chrétiennes, les a-t-on assez insultées ! Aujourd’hui on commence hi leur rendre justice, et je connais bien des libéraux qui sont heureux de les retrouver pour défendre la société contre les inquiétantes attaques des hommes “ éclairés ” du progrès.Elles sont la base de la résistance sociale et ce généreux fond campagnard qui renouvelle le sang de nos villes étiolées, semble aussi destiné à réparer les brèches faites au bon sens social et politique par la civilisation citadine.L’Univers disait l’autre jour que la section centrale ne mettait pas une grande hâte à réaliser la revision constitutionnelle qui, parait-il va se faire.En effet, et la chose n’a rien d’étonuaut.Cette question de la révision quoique assez ancienne, est très “ nouvelle ” pour nos députés.Jamais aucun d’entre eux ny avait songé sérieusement.Elle leur est tombée sur la tête comme une tuile et d’une façon si inattendue que beaucoup d’entre eux en ont perdu l’équilibre politique.Cette histoire est à la fois sérieuse et plaisante.Je ne puis la faire ici mais c’est dans une de celles où se montre le plus visiblement la pauvreté des habilités de la politique humaine.Seulement imaginez-vous bien que, lorsque la section centrale se sera mise d’accord —si taut est qu’elle en arrive la—rien ne sera fini, mais tout sera à recommencer.Ou discutera la révision dans nos Chambres et Dieu sait ce que cela nous réserve; puis en supposant que les deux Chambres et le roi s’entendent par un baiser Lamourette sur la manière dont il semble désirable que la révision se fasse et décident la revision, rien ne sera tranché encore.11 faudra une dissolution, des Chambres nouvelles et celles-ci feront encore encore ce qu’elles voudront ou.peut-être ce qu’elle ne voudront pas.Y êtes-vous ?C’est très clair mais rien n’est moins sur que le genre de réforme qui va sortir de cet imbro-glio-lh, et que l’époque où cela se tranchera plus ou moins convenablement.Il y a d’ailleurs, des questions incidentes dont je vous ai parlé dans ma dernière correspondance, notamment une espèce de referendum réclamée par le roi qui ne sont ‘ pour faciliter l’opération.En attendant, la Chambre des représentants a repris ses séances.Elle en est à l’examen du budget de la guerre.Le ministre, le général Pontus, a très bien défendu ses actes contre les attaques de la gauche.Mais il y avait un autre compte à régler, et c’est M.Woeste qui s’est chargé de la besogne, avec une sûreté de main qui fera longtemps démanger la peau des coupables.11 s’agissait d’une machination montée jadis contre le ministre de la guerre, par YEtoile belge avec l’aide d’une douzaine de généraux pensionnés.Le journal gueux les avait fait interviewer d’après le procédé à la mode, et les généreux, oubliant leur caractère, et abondonnant tout souci de diciplinemilitaire, avaient profité de l’occasion pour donner libre cours à lems passions politiques et à de mesquines préoccupations personnelles.La chose avait fait scandale.M.Woeste a cru nécessaire de leur opposer publiquement l’exposition de la confiance de la droite dans le ministre de la guerre, et en même temps de dévoiler les mobiles secrets des douze “insurgés.M.Woeste a des dossiers admirablement tenus ; il en a tiré quelques papiers relatifs à ces généraux, qui les ont mis en assez mauvaise posture, et est parti de là pour leur donner les étriviè-rcs.A un moment donné, expliquant combien leur conduite était coupable, il s’est écrié qu’ils n’étaient plus digne, d’exercer un commeudaut dans l’armée.La droite a applaudi, et pas une voix à gauche n’a osé protester.Parions que la douzaine de généraux en est à se mordre les pouces et à jurer — mais un peu tard — qu’on ne les y prendra plus.Samedi et dimanche, la fédération des cercles et associations catholiques a tenu son assemblée générale annuelle et a traité plusieurs questions fort intéressantes, entre autres celle qui a trait aux enfants moralement abandonnés ; c’est une question très délicate ; la Chambre en est .«ÿisie et il faut prendre garde de ue point empiéter sur Je domaine du droit des pères de familles, de ne pas trop accorder à l’Etat, tout on sauvegardant le droit primordial de l’enfant.Le banquet, qui a terminé l’assembée et celle-ci ont été l’occasion d’un grand succès pour M.Woeste, que l’on retrouve avec son énergie, sa compétence et son dé vouement, partout où les intérêts de la cause catholique sont engagés.J’apprends, en terminant ces lignes, qu’il y a eu quelques troubles assez graves hier dans quelques endroits des bassins boni 11ers.11 ne faudrait cependant pas en conclure à l’éminence d’un mouvement général.Je vous le dis, pour vous prémunir contra les dépêches toujours exagérées des marchands de nouvelles, des agences, qui depuis quelque temps semblent avoir pris à tâche de dépeindre la Belgique comme à la veille d’une révolution.Il y aura peut-être quelques troubles ! cela n« serait ni nouveau ni étonnant ; mais le gouvernement ne saurait sérieusement s’en effrayer.__________ ________________D.C.LA CONFRERIE DE ST-JOSEPH M.le directeur, nous profiterohs,avoc plaisir, de votre bienveillante permission pour faire connaître une nouvelle bonne œuvre appelée aussi, croyons-nous, à faire beaucoup de bien.Il est bon, sans doute, de s’occuper des Défunts, et on peut dire que le “ confrérie des Ames du Purgatoire ”, établie dans ce but, fonctionne bien, puisqu’elle compte déjà plus de 50,000 membres ! mais il est bon aussi île penser aux Vivants et à leurs besoins spirituels et temporels et c’est pour cela, surtout, qu’a été fondée la “ Confrérie de St.-Joseph ” qui s’occupe pourtant, aussi, secondairement, des défunts, et que nous désirons faire connaître au public, aujourd’hui.Ce qui nous décide à faire cette démarche, c’est le désir bien connu du S.Père do répandre la dévotion à S.Joseph, autant que possible dans le monde entier.Nous faisons notre part dans l’espérance d’aider à réaliser ce dessein.Comme on pourra le voir, l’entrée dans cette confrérie est à la portée de tous comme pour la confrérie des Ames du Purgatoire : indite aumnue employée tout entière, dès à présent, pour le bien des associés; et petite prière, calculée sur le peu de piété d’un grand nombre ; voilà tout ! Mais comme l’on sait, peu répété souvent fait baaucoup, et c’est ainsi que nous pourrons réussir à être très utile aux associés.Nous espérons donc que le public en général, accueillera avec plaisir et zèle, cette nouvelle confrérie appelée à lui procurer tant de bien, en ce monde et dans l’autre.Les zélateurs sont priés d’envoyer les noms des membres de ces deux confréries sur des feuilles séparées, afin qu’elles puissent être conservées, dans les archives de chacune de ces confréries.L’article suivant donnera, nous l’espérons, tousles renseignements désirables sur, LA CONFRERIE DE S.JOSEPH Erigée canoniquement dans la paroisse des Grondinos, le 24 septembre 1888, par le Cardinal Taschereau, et affiliée à “ l’Archiconfrérie de S.Joseph.” à Beauvais en France, lo 3 décembre 1890 La conduite île Dieu et de l’Egliso envers S.Joseph démontre bien sa grande sainteté.En effet, Dieu no l’aurait pas donué pour Epoux à la Sainte Vierge Marie, s’il n’eût été lo plus saint des hommes ; et l’Eglise no l’aurait pas choi* si pour son Patron, s’il n’eût été le plus puissant des Saints ! Après de si beaux modèles, les fidèle* n’ont pas manquée d’exciter leur confiance en St-Joseph, et de chercher à lui rendre des honneurs convenables.Dès 1624, S.Joseph fut choisi comme Patron du Canada et Protecteur de cotte Eglise naissante ; et pendant longtemps les fidèles rivalisèrent de zèle pour célébrer de belles fêtes en son honneur.Malheureusement ces beaux sentiments ne durèrent pas, et la dévotion à S.Joseph sembla disparaître de la colonie.Dieu a ses vues, et il choisit le temps qui lui convient pour faire honorer ses saints ; et ce sera notre gloire et notre bonheur à tous, dans notre siècle, d’avoir été appelés, par le Seigneur, à faire connaître et à répandre, de plus en plus, la dévotion envers le S.Epoux de Marie.Quels développements, en effet, ne prend pas la dévotion à S.Joseph ! Il y a 20 ou 4.0 ans, cette dévotion était à peine connue et pratiquée par quelques âmes pieuses dans le monde ; elle semblait être réservée aux cloîtres et aux autres communautés religieuses ; peu d'ouvrages en parlaient, et il n'existait presqu’aucun exercice public pour encourager les fidèles à prier et à honorer ce grand saint.Mais en 1862 parut, en France, un ouvrage sérieux et considérable, publié sous la direction du R.P.Muguet : c’est le ‘‘ Propagateur de la dévotion à St Joseph ”.De ce moment date, à vrai, dire, la diffusion de cette belle dévotion dans le mon Je.Cependant la dévotion envers S.Joseph commençait déjà répandre, dans l’Arcliidioeèse de Québec, un peu avant ce temps.En mars 1857, fut prêché le 1er “ Mois de S.Joseph ” qui ait été suivi publiquement dans la Province de Québec, croyons-nous.Il fut prêché dans la paroisse de S.Alexandre deKa-mouraska, par le curé du lieu, à la suite d’une promesse qu’il avait faite à S.Joseph de le faire connaître, et de répandre sa dévotion, autant que possible, s’il lui obtenait de Dieu une grande favour, qu’il lui demandait.Dieu voulut bien accorder la faveur, et la promesse fut tenue.Ce piètre, eu effet, a toujours continué à prêcher le mois de S.Joseph depuis cette époque, et le succès a dépassé toutes ses espérances ; car à peine un quart de siècle s’est écoulé, quo la dévotion à S.Joseph s'est répandue presque partout dans notre Province ; et, à présent, l'exercice du “ mois de S.Joseph ” devenu presqu’auasi générai que la pratique du mois de Marie ! {A suivre.) La culture des pommes de terre Le succès dans la culture des pommes de terre dépend en grande partie du soin que l’on donne à ces dernières.Que votre terrain soit de qualité supérieure ainsi quo votre semence.Vous ne réussirez pas à obtenir une bonne récolte si, après les semailles vous laissez votre champ de pommes de terre à l’abandon sans plus vous en occuper ; s’il se prend de mauvaises herbes qui retarderont et empêcheront la croissance de vos pommes de terre.Il faut de toute nécessité tenir net de toute herbe nuisible le champ do pommes de terre,ce qui est difficile,même impossible, si vous laissez aux mauvaises herbes le temps de croître tant soit peu: le temps le plus propice pour leur des truction c’est quand elles commencent à pousser et qu’elles sont jeunes.Un autre point important pour la réussite de culture des pommes de terre c’est qu’il faut que le sol soit bien et profondément travaillé ; un bon rendement de pommes de terre ne s’estjamais vu dans un sol dur, compact.Combien de fois faut il passer la herse etle cultivateur dans le ckampjdo pommes de terre ?Je réponds à cette question en disîtnt : Autant de fois qu’il est nécessaire, c’est-à-dire, assez de fois pour tenir très meuble et net de toute herbe nuisible.Ce travail doit surtout se faire ’dans le premier temps de la croissance des pommes de terre.4 POUR U* SESSION L’Edition quotidienne du Courrier du Canada sera envoyée à partir de ce jour pendant toute la duree de la session du Parlement Fédéral, aux personnes qui, désireuses de suivre les débats, nous enverront la somme de 75 CONTINS.Le Courrier consacrera beaucoup d’espace aux travaux importants du Parlement Fédéral.Nous aurons des correspondances de la capitale très soignées, et ne négligerons rien pour tenir nos lectours parfaitement au courant.ANNONCES NOUVELLES Maison à louer.—Alfred I-ebel.Ecole normale - La v.i 1.—Ths.G.Rouleau, pire.Vapeur “ St-Louis.”— P.Legendre & Frère.Demandé.Tour pr lie et savants.—Prof.Georges S.Commission du havre de Québec—Jas.Woods.Pipes, cigarrs et tabacs —J.Ernest Lepage.Compagnie du Richelieu et Ontario.Tapis ! Prélarts—Glover, Fry dr- Cic.La banque Nationale—P.Lafrancc.Pian JS ! Pianos '.—Bernard, Fils Cie.Instruments de musique, —L.K.Pratte.Le Magasin du Louvre.— Côté cr- Faguy.Etoffes robes.— Behan Bros.O ATST AD A QUEBEC, 30 MAI 1891 sie j Il vsi atteint dPmie Jaemorrhn-gie «lu cerveau LES MEDECINS L’ONT COMMUE Ottawa, 29.—A 9 heures ce soir, oa avait affiché dans le corridor le bulletin suivant : “ EarnsclifFe, S^ieurcs p.ni.— Sir John Macdonald a eu une rechute cette après-midi à 4 hrs 15, pendant que j’étais avec lui.Il a toute sa connaissance dans le moment, mais son état est très critique.(Signé) Dr R.W.Powell.Dans la lettre adressée à Sir Hector, le docteur dit que Sir John est frappé d’une hémorrhagie du cerveau.La maladie est mortelle.La mort peut venir dans quelques icures ; souvent le malade résiste une journée )u deux.11 hrs p.in.—L’état de Sir John continue i être très précaire.Il ne peut plus parler.Respiration et circulation faibles.Repose m peu mieux que cet après-midi.Prend un >5U de liquide.(Signés) D.R.W.Powell.Dr H.P.Wright.Quand un premier ministre meurt, selon la ïoutume parlementaire anglaise, le cabinet lont il est le chef donne ordinairement sa lémission.On croit généralement que Sir John Thompson sera appelé à former un gouvernement après la mort du vieux chef.Ottawa, 30.—1 heure a.m.—On rapporte jue Sir John Macdonald rient de dire quelques mots.On l’entend à pciue.Tout espoir est maintenant perdu et les médecins attendent sa mort de minute eu minute.2 heures a.m.—Il n’y a pas de changement dans l’état du premier ministre.Le Dr Powell dit que le malade s’en va graduellement.UNE BONNE LEÇON La Presse -administre l’éreintement suivant au correspondant parlementaire de Y Electeur : Le voilà maintenant à crier sus à sir Hector Lauvevin, à sir John Thompson, de ce qu’ils retardeut l’enquête Tartc-McGreevy.“ II parait qu’on est déterminé, au besoin, écrit ce Tartarin en veine d’épanchement, à rejeter le coup de main de 1873 et de proroger de force avant que le comité ait pu rien faire.” Où M.Bartho a-t-il déterré cette histoire ?Quel fait peutril citer ;\ l’appui de cette ridicule invention ?Sous le régime Mercier on bâillonne les accusateurs, on tente ridiculement de les jeter à la porte cte la Chambre quand ils ont prouvé leurs chefs d’accusation.On réhabilite avec éclat les criminels spectateurs.Mais qui vous autorise à mettre Sir Johu Thompson le ministre de la justice, sur le même pied que les procureurs-généraux de Québec ?“ L'enquête va se faire9 conclut le corrcs-pondant, la Chambre ne sc dispersera pas avant d’avoir le rapport du comité.’’ Eh ! brave jeune homme, si l’enquête doit avoir lieu, comme vous dites ici, que vous venez nous chanter avec vos prétendues conspirations pour l’étouffer.Tout est écrit dans le meme article, à la même colonne du même journal, parle même incommensurable correspondant.Et c’est comme cela d’un bout à l’autre de Y Electeur y un ramassis de racontars, cPhis-toires fantaisistes, de contes à la mère l’Oie, à faire dormir debout tous autres lecteurs Îne ceux de cc journal-roman rédigé, on le irait, par des cervaux enfiévrés, du premier jusqu’au dernier.CItRONIQ UE I Ouelle sont plu» avancés que vous.Ils ont vu, de leurs yeux tu, ce que vous, secrétaire La noblesse de M.Mcroier est enooro un I de cardinal et familier de la cour do Rome, sujet actuel, puisque certaius journaux u’ont 1 u»aT0Z janiai3 aperçu, pus encore cessé de nous assourdir du titre I * pompeux do notre grand premier-ministre.Tout do môme, mon cher directeur, cctto * citation de Grimaldi tous venge admirable- L'Electeur ayant Vité l’ouvrage de Félix ment.Tous disiez que M.Mercier sc rendait Grimaldi : Guide historique et pratique des ridicule en arborant ioi un pompeux costume congrégations romaines, à propos du nouvel j 9ui ne serait à sa place qu à Rome.Lt voici honneur conféré à M.Mercier, j’ai eu la qu’un écrivain romain affirme qu’à Rome curiosité do rechercher cet ouvrago, qui m’a même, il n a jamais vu co costume paru très intéressant.Et je crois faire acte Quc dire du pignouf qui le revêt pour de bon chroniqueur eu partageaut mes trésors alter à la grand’incssc à la Riviôre-Oucllo ! ! ! avec mes lecteurs fidèles.L’ouvrage de l’abbé Grimaldi a été publié Evidemment l'écrivain de Y Electeur n a-à Sienne, avec l’approbation do Mgr Zini, vait pas tout lu Grimaldi, car il aurait cité archevêque de cette ville.L’auteur a été | ccs passages, longtemps secrétaire d’un éminent cardinal, et il est parfaitement informé sur te sujet qu’il traite.Arciiiloque.* * * PETITE GAZETTE 11 est surpronant que Y Electeur no nous ait pas donné tous les détails qu’on trouve Les colonies de l’Australie vont outrer dans ce volume, au chapitre intitulé La dans Y Union postale universelle au Secrétairerie îles brefs.| mois d’octobre prochain.C’est oetto secrétairerie qui décerne les titres de noblesse Je lis à la page 4S3 du I Le 16 juin prochain aura lieu à l’uni-livre de Grimaldi : versité catholique d’Ottawa, la collation U secrétairerie des brefs délivre aussi I jes degrés universitaires.“ des titres de noblesse, et ordinairement ________ “ ceux de comte et do marquis sont les plus James Gordon Helmut se propose de “ demandés.Le titre de baron est encore fondcr un journal manuscrit :i Kafiuu-“ rru(.A.SSaquci QLuitteka quehec, MARDI, lo 9 JDIN, il 2 h.P.M.su r JtlIOJ AIX • i M f-, CASJ T, A Al (AIE, ou l’OINTE ST-riLKKE, SU MM IL SIDE, CHARLOTTETOWN et TiCTOU, ai ré-tant u tous les j>orts intermédiaires, excepté fi In POINTE AUX PERES, pendant quelques heur *-, pour permettre aux passagers d’aller L terre.Excellente accommodation pour les passagers.Ix:s consignataires sont priés de marquer au long l’endroit ou ils envoient leurs marchandises, afin d’éviter les erreurs dans le déchargement Pour le fret et le passage S’adresser à ARTHUR AHERN, Secrétaire, Quai Atkimou R M.STOCKING, Agent des passagers, En face de l’hôtel u Louis \ Québec, 2 : avril 1S9I Pour la Rive Nord f E NS.“ OTTER, ” Capitaine G o.M.IJ May, partira JEUDI mati.i, le 4 JUIN, à 9 HEURES, et tous les quinze jours ensuite, pout NàtaskoUAN, arrêtant à Rjmouski, pour les malles de Bf.rsimis et à différents endroits jusqu'à la Pointe aux Esquimaux.Pour la Rive Sud LE SS." REAVER, ” capitaine T.-Iï; ^ Masson, partira le MARDI après-midi 2 JUIN, à 4 HEURES, et tous les quinze jouip ensuite, pour Paspébiàc, arrêtant à Sainte-Anne des Monts ct aux endroits intermédiaires.Pour le Fret ct le pas age, s’adresser à A.FRASER ér* Cif.Québce 2î niai 18 1 6m.1S1 LA COMPAGNIE DE NAVIGATION —: du :— Richelieu et Ontario -: ENTRE - QUEBEC ET MONTRÉAL Le steamer Québec, capitaine Nels< n, partira du quai Napoléon, les MARDIS, JEUDIS et SAMEDIS, à 5 HEURES de Paprès-midj.Le steamer Canada, cajutainc Roy.j-,aitira du quai Napoléon, les LUNDIS, MERCREDIS et \ LNDKEDI8, à 5 HEURES del’après-midi, Ces deux steamers arrêtent A Bathe,an, Tk»L-Rivières et Sor* l.— ENTRE — MONTRE A L ET TORONTO.A partir de LUNDI, le 1er JUIN, jusqu’au 15 SEPTEMBRE, un bacau laissera Montréal tous .es j urs à 10 a.m., excepté les dimanches ct après celte date trois fois j>ar semaine, les I undi, MeUCRI III et \ K N I)R EDI jusqu’au 30 Si »*1 EMBRK* de Lachine à 12.30 p.m., et de Côte u Landing a 6.30 p m.* La ligne du Saguenay.Ix?§ vapeur Sa gu en ay, capitaine I.ccours, partii I M II M • L?A \ 1 f * _ ¦ > ¦ B a a • On peut retenir îles billets de passage it de cabine po.r Montréal au bureau de la Compagnie” au quai Napoléon, ct pour la ligne dn Saguenay, au quai St-André, ct aussi h l’agcncc de R.M Stocking, vis-à-vis l’hotel St-Louis.JULIEN CHABOT, , .Oérant-général.H H.MY R AND, Agent Québec, 30 mai i8ji.Mil § m D La Glieveluro, c ost la Santé 1 LcdEG,EnTRATEUR CAPILLAIRE au oette VnïnTrr:y,Kn iTKun, GArrr.r.Amil 'l'io liilimi ilomoct rnl rutolili-, .^jcuiTihS ct 1 1 L’/t rrrrl'A h ltA r1 n rA rl LZdA TR K -i n est pud une (euitiiru.c'u*t un sti- !!inh nlîAm 'V V,,IQ/ ( ‘'U4! préluiration est do • Xff flc ' 0 M0"1 P,0dult chimiquo ilanco- ÎSinolîiîïL^T /“msto Mu frronê nomhro^Io * ni?.î !nBCVîc* l,ncBloures nul or tés inéiliealos.du-, intiM les pharmacien*, .'-Octs, la boutcUIo: ffni LAC.//4.7 CS, toisi n ran rie taire.ET 1M0 itlE StE-CaTIIKRINK, MoNTttklL.Québec, i mai 1891—1 an, Le Courrier du Canada, Samedi, 30 Mai 1891 CHEMIN?dé?1 15 et après LUNDI, le 6 OCTOBRE 1*90, les JLJ trains partiront de la station du Pacitique, Québec, et arriveront comme suit, exc nté les dimanches : DÉPART DE QUÉBEC 7 QH A M _______Express direct pour le Lie M- < .OU il.iïl.j>eanj tous ,cs iourB arrivant à la jonction Chambord à 5.45 P.M., et A Robcrvai n 6.30 P.M.3 45 P.M.______Tram mixte pour Sl-Raymond jes jourr, y arrivant ù 6.30 P.M.ARRIVÉE A QUÉBEC 9 00 A.M.______Train mixte part de St-Raymond tous les jours, A 6.20 A.M.arrivant à Québec Xq.oo A.M.7 rtfi V M _____Express direct part de Rohcr- LUU 1 .li.vai ^ 8.00 A.M.tou?les jours,(et de la Jonction Chambord à 8.40 A.M.,} pour Quél)ec,y ai rivant X 7.00 P.M I e fret pour tous les p ->ints des districts du Lac St-Jean et Saguenay, i l'Kst de la Jonction Chant-bord ,est enregistré pour la Jonction Chambord, t* pour Roberval cl les endruits A l'Ouest enregistré pour Roberval., , .25 minutes pour prendre le lundi au lac hdouawt Le fret ne sera pas re«;u A Québec après 5 heures 11# HI • • m B llîts de retour de première classe, aux taux d un simple billet, de Québec à toutes les stations émis k-s samedis bons poui revenir jusqu'au mardi suivant, , , Excellentes terres à vendre par le Gouvernement dans vdlée du Lac St-Jcan, A des prix nom;- Le* chemin de fer transportera les nouveaux col»-ns et leurs familles et une quantité limitée ue leurs effets de ménage, GRATIS., .Avantages spéciaux offerts ü ceux qui ciablis-fcnl des moulins ou outres industries.Billets en vente chez R.M.Stocking, vis-A-vis l’hôlei St-Louis._ .Pour informations au sujet des prix pou: les i-afsai-ci* et des taux pour, le fret, s’adresser A t\\ \\ AN DKL 11A RD Y, agent général pour ! s Cl h f‘d.Quél'Cf.* * j.o.fioorr Fc-1- *5- Gérant.Québec, 4 octobre 1S90 .» .* TÉLÉGRAPHIE f— (Tl' v - « ——¦ f • %,'Zi *11 «•»•* ’^ÿoSliBCTÎ'ï -»¦-* Hi •/f&v?¦' ; 1# ^ UUEM 1N DE FER “ # 1NTBRCOLONIA L l800.Avranjcnieiits d’hiver-1891 E ET APRES il’NM, le 16 MARS 1891, î_i les train?sur cc chemin de fer ciiculeroi t quotidiet.ncmciil (le dimanche excepté) comme sud : Les trains quitteront Lévit Accommodation pou: In Rlvière-du-I.oup et CampbeUton.7*3° Express direct pour Ilalilax et Saint-Jean.>4-35 Train d’accommodation pour la Rivièrc-du- Loup.|S*ro Les trains arriveront cl Lévis Train d'accommt.tlation de la Rivière-du- j „oup.• .•••••;.• 5*3° Express direct de St-Jcan et Halifax.11.40 Train d’accommodation de Campbcllton .*3**'° Itcvoltc eu Sicile Rome, 29.—La population de la commune de Mistrcbiauco, Sicile, s’cbd soulevée aujourd'hui à la suite d’une nouvelle taxe imposée à cette localité.Les révoltés ont mis le feu à plusieurs édifices.Des troupes out été envoyées pour réprimer les désordres.Plus tard—La révolte a été réprimée et les chefs ont été arretés.Une enquête est commencée.Mort «le deux .«avants Londres, 29—On annonce la mort du professeur Chas.Williams, botaniste allemand et de Joseph ltoumanillc, le poêle provincial.Accident de telephone Londres, 29—M.Weller, employé dans les bureaux du téléphone, en cette ville, en parlant par le* téléphone, a reçu un choc électrique en appliquant le récepteur contre son oreille.Le choc a été si violent qu’il a été rejeté loin de la boîte du téléphone.Les employés de la compagnie se plaignent d’avoir, depuis peu, éprouvé souvent le même accident.Des experts font des recherches sur les causes de ccs accidents.An Chili Paris, 29.—Contrairement à leurs promesses, les insurgés menacent de bombarder Valparaiso.Ou travaille activement à fortifier la place.Ou croit que les puissances étrangèecs interviendront si les insurgés donnent suite à leurs menaces.La neige a KNImonti» 11 Edmonton, 29.—Il est tombé beaucoup de neige ici hier soir.Allaii*e« de Terre-Xenvc St-Jean T.N.29.—Grande excitation ici.L’amiral français se proclame maître de la Paie de St-Georges.Il a fait enlever les seines et appareils de pêche des Terrcneuviens, leurra défendu de lancer leurs barques et empêché de fournir de la boëtc aux goélettes américaines.Les capitaines ont eu beau protester et dire qu’on violait le traité de 1818, l’amiral a répondu qu’il 11e reconnaissait pas le traité’anglo-auiéricain de 1818 que la Baie de St-Georges ; appartenait aux français et qu’il était là pour défendre les droits et pos sessions des français.L’indignation est ù son comble.I*c*re afflige St Jean, N.-B.29.—Xavier Xadeau, de Baker Brook, comté de Madawaska, N.B., a été obligé d’amener cinq de ses enfants à l’asile des aliénés de oetto ville.Mdc Nadcau est morte il y a quelques semaines et depuis cc temps, la folie des enfants n’a fait qu’augmenter.Nadeau est uu homme intelligent et sa femme l’était également.Des neufs enfants issus de leur mariage, cinq sont fous furieux.Ces infortunés sont figés de 11 à 19 ans Echos & Nouvelles U tdiar dortoir attaché au train Express quittant Levis A 14,35 fc rend jusqu’à Halifax.Tous les chars de cc train sont éclairés A l lumière électrique et chauffés à la vapeur.ggy Tous les trains circulent d’après le Ea^cii* Standard Time.On se procurera de» billets et des inform: non: pour lu rouie, ’c^ taux di fiel et des passagers ci s’adressai'?à T.LA VE RI «1ERE, la.».c Ihdhousie, Québec.P.rOl Tl NC*, EK, Surintendant en chel.Bureau du chemin de fer, j Moncton, 14 Mars 1S9!, ( • u c.18 mars ISS ».' ".0 Tii CHEMIN DK FEE ÏBRÜ CENTR A i.Ligne de Québec, Boston, Nev • York et les Montagnes Blanches La route la plus directe et la meilleur# pour Boston et tous les points de la Nouvelle-Angleterre, Sherbrooke et lu La# Mcmphrcmngog.t.n seule ligne sur laquelle circulent les chars parloirs cl dortoirs entre Québec et Springfield et entre Québec et Boston sans changement.LE ET APRÈS LUNDI, le 1er DÉCEMBRE, les trains circuleront comme suit : EXPRESS.—Départ de Québec, par le bateau-passeur de 1.00 heure P.M., de Lévis A 1.35 heures P.M.Arrivant ù la Beauce Jet, à 3.35 P.M.Arrivant à Sherbrooke à S.00 P.M.Arrivant è New-Port, Vt, A lo.u P.M.Arriva, t A New York A 11.32 A.M.Char Monarque, parloit buffet, fera partie de cc train de Québec A Spring field changera de connection à New-Port et Rivière-Blanche, Jet., avec chars doiloirs pour Boston et A Springfield avec chars doitoirs pour New-York.MIXTE.—Part de Québec par le bateau-passeur A 1.30 heure P.M., de Lévis A 2.00 heures 1*.M.ariivc A la jonction de la Beauce A 5.50 bean s P M., arrive A St-François A 6.45 P.M.„ Les Trains arrivent a Québec.EXPRESS.—Part de New.York A 4.00 heures *.M., de Boston à 7 15 P.M., de New-Port A 5.45 A.M., de Sl.erbrookc A 8.00 A.M.Arrive à Lévis A 3.00 heures P.M., et à Québec par le bateau«passcui A 3.15 !*• M.Char Monarque, dortoir, parloir et buffet, faisant paitic de cc train de Springfield A Québec.MIXTE.—Part de St-François A 6.00 heures A.M., de la Jonction de la Beauce à 7.00 heures A.M., arrive à Lévis A 10.2D heures A.M., et Québec par le bateau-passeur A 10.30 A.M.Tous les trains express sont chauffé» par vapeur de la locomotive.CONNECTIONS.A Lévis et Ilarlaka Jet., avec PIntercolonial ; à Sherbrooke, avec le Boston âr Maine Rp pour tous les points de la Nouvelle-Angleterre ; A Dudswcll Jet, avec la Division Opper Coos du ch.Maine Central, Billets émis et bagage clièqué A tous les endroits.J.H.WALSH, Gérant gén.fret et paisagers.FRANK GRUNDY, Surintendant générai.Québec, 28 novembre 1890 Sé A L’HOTEL-DE-VILLE Séiinoe ordinaire du conseil Ue ville hier soir sous la présidence de M.le maire Frémont.M.Déchêne, le nouvel élu du quartier Jacques-Cartier, est présenté au conseil et prend son siège au milieu des applaudissements.t Lu une lettre du Dr Cummings, médecin vétérinaire qui demande d’êüe nommé inspecteur des viandes.La compagnie de la traverse prie le conseil de remettre à plus tard l’adoption du nouveau règlement concernant le contrat de la traverse afin de donner plus de temps à la compagnie de l’étudier, et l’on fait justice à cette demande, Kcçtt plusieurs pétitions des associations ouvrières demandant aux autorités civiques de prendre toute les mesures nécessaires dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publique.La soumission de M.Godbout et Cic pour les habillements de la brigade du feu à 87.50 chaque est acceptée.Le rapport du comité du feu relatif à la construction d asgenceurs mus par l’eau dans la bâtisse Murphy est adopté et renvoyée au comité du feu du fou pour y être examiné.Cinq candidats font application au conseil pour être nommé inspecteur des viandes : MM.Ulric Clavct, Elzéar Sylvain, Pierre Giguac, Arthur Boilard et P.II.Cummings, médecin vétérinaire.On a discuté ensuite sur l’opportunité de procéder à la seconde lecture du nouveau règlement de la traverse, L’échevin Hearn et M.ltobitaillo voulaient donner aux membres de la compagnie lcjprivilègc d’être entendus, tandis que l’échevin Fiset ne voyait aucune nécessité pour ce nouveau retard à l’adoption du règlement.M.I.Belleau, maire de Lévis, occupait son siège A ooté du maire de Québec.Onguent et pilules d’Holloway A becs, erg sipèles, h émorrhoïdes.—U11 succès invariable attend tous ceux qui traitent ccs maladies suivant les simples directions imprimés enveloppant chaque pot et chaque boîte.Elles sont inappréciables pour les jeunes et timides, dont la timidité compromet la vie.Quoique locales en apparence, les maladie de cette nature sont essentiellement des maladies du sang, mais un peu d’attention, une persévérance modérée, et une dépense insignifiante rendront les moins confiants disposés à se guérir sans faire, connaître leurs infirmités secrètes.L’Onguent enraye l’infiaxnmation locale et adoucit les douleurs lancinantes.Ccs directions indiquent clairement quand et comment on doit prendre les Pilules d’IIolloway, afin que leurs propriétés purificatrices et régulatrices puissent servir à renforcer la constitution.Toute annonce de naissance, mariage ET DÉCÈS, SERA REFUSÉE SI ELLE N’EST ACCOMPAGNÉE D’UNE REMISE DE 25 CENTS Ain recherche d'un faussaire Les détectives Martineau et Meuler, de Montréal, sont à Québec, à la recherche d’un faussaire de Hamilton, qui a forgé un billet de 850,000 et s’est enfui.On le croit à Québec ou à la veille d’y arriver pour prendre le premier steamer en parta neapour l’Europe 0 Le* examens de droit La loi sur les examens de droit a été amendée de manière qu’à T avenir ils n’auront lieu qu’à Québec et Montréal.Eu janvier les examinateurs siégeront à Montréal et en juillet à Québec.Le 8 juillet prochain, les aspirants devront sc rendre à Québec.line chasse ti Tours Dimanche dernier, le fils de M.Joseph Desjardins, de Mont Carmel, comté de Ka-mouraska, fut visiter une trappe à ours qu’il avait tendue avec l'aide de son père.11 y trouva, prise par une patte de devant, une ourse qui avait auprès d’elle trois oursons qui prirent la fuite à l’approche du visiteur.La mèro reçut de suite une balle qui mit lin à ses jours ; et le jeune homme revint à la maison quérir de l’aide.Lorsqu’il retourna à l’attrape, lu mère était morte et les enfants, dont l’un était endormi, se tenaient auprès d’elle.Quant à celui ci, il ne fut pas difficile de le capturer.Le jeune homme avait à dessein, apporté une poche dans laquelle il mit l’ourson, sans se donner la peine de le réveiller.Un autre se sauva dans le bois, mais on parvint à le capturer ; le troisième était monté dans uu arbre qu’il fallut abattre afin de pouvoir le saisir.La peau de l’ours a été vendue $14.LvanIoii Dimanche matiu, trois des prisoauiers à la prison des Trois-Rivières ont pris la poudre d’escampette.L’un d’entre eux est le nommé Neveu qui a été condamné à un an de prison, au dernier terme de la cour criminelle.L’un des prisonniers était employé à la cuisine de la prison ; les deux autres étaient ou sc disaient malades.Dimanche, pendant la messe, profitant du moment où les gardiens étaient à la chapelle, ils sortirent de la cour de la prison, montèrent sur des cordes de bois d’ou ils leurs fu?rent facile d’escalader le mur, et s’enfuirent.Lorsque la police fut avertie, à midi, les fugitifs avaient eu le temps de parcourir une distance assez longue pour être introuvables.Jusqu'ici les recherches out été vaines.Lu bibliothèque «les ouvrier# Dimanche dernier a eu lieu la première réunion annuelle des sociétaires fondateurs de la bibliothèque des ouvriers de Québec.Etaient présents: l’honorable T.Bresse, président honoraire ; le révérend F.H.Bélanger, prêtre, président ; MM.J.B.Lali-berté, trésorier ; Chs, E.Côté, directeur-gérant et secrétaire ; Ed.J.Angers, ass-secré-taire ; Phil.Gagnon et F.X.Drolet, directeurs.Aprèi l’élection des officiers pour le prochain exercice et l’ordre du jour étant épuisé, les sociétaires préscuts, se faisant l’interprète des sentiments de reconnaissance des millions d’ouvriers et autres visiteurs assidus de la bibliothèque, out à l’uuanimité voté des remerciements aux bienfaiteurs pour leur généreux concours : A M.Ch.T.Côté, directeur-gérant pour son zèle infatigable à assurer le succès d’i\nc œuvre si longtemps désirée et si appropriée aux besoins intellectuels de la population ouvrière de Québec.Et à messieurs les officiers sortant de charge pour leurs services pendant l’année écoulée.Atteinte d'Alicnallon moniale Il y a quelques jours, une - femme de St-Joscph de Lévis a été atteinte tout-à #oup d’aliénation mentale.Un dimanche, pendaut la grande messe, alors que son mari était absent, elle a pris uuc grande quantité de ses vêtements, comprenant robe de soie, etc., en a bourré le poêle et après y avoir versé de l’huile de charbou, y a mis le feu.Quand son mari arriva, elle était encore occupée à faire brûler son linge, disant qu’elle n’avait plus besoin de rien.ViMMinrc Ncolnlr# Les vacances pour les élèves du collège de Lévis commenceront, nous dit-on, le 16 juin prochain, eu conséquence des travaux de construction de la chapelle de cette communauté.Mort de lu dlphttfri# Un jeune enfant tîgé de 4 ans, dont le père demeure rue de la lleine, à St-Rochcst mort daus la nuit de jeudi à vendredi, de la diphtérie.Il a été inhumé immédiatement.Tue iioinbrciiNC poitèrltâ L'Etoile du Nord, publiée à Joliette, annonce que M.Louis ltobillard, respcctablo cultivateur de Lavaltrie,a porté au baptême, le 8 du courant, son 22e enfant., Cadavre rof toitvtf Ou rapporte du Petit-Rocher que les pêcheurs de homard de Bclledunc out trouvé le cadavre du matelot dont la disparition a fait tant de bruit l’automne dernier.11 aurait pêché tout près de l’endroit où l’on prétendait que le meurtre avait eu lieu.Le correspondant du Times n’était pas en mesure de contrôler l’exactitude du bruit qui courait.Pour uaai;o interno et erterno.Ilaclt protnptcnr?*nt et ooulago presque a l'Instant les doul«m**3 lo t plus fortes «3332 DROIT AU DUT.AGIT IflSTAriTAriElVIEKT Pour CRAMPES, FRISSONS, COLIQUES, DIARRHEE, DYS-SENTERIE, CHOLERA MORBUS, et toutes les MALADIES des INTESTINS, AUCUN REMEDE N'EC.ALE LE PAIN-KILLER.Il a un effet magique sur lo Choiera du Paye et les Douleurs de3 Intestins.C'EST LC MCILLCUn ntUCDC DC POUR BRULURES,MEURTRISSURES.ENTORSES, RHUMATISME, NEVRALGIE et MAL de DENTS.En Vknte rartout a2Cc.la bouteille.M2T Méfiez-vous des Ounln («sons „t imitations EN GARDEZ-VOUS A LA MAISON?Allen’s Lung Balsam.AUCUN REMEDE N’EST MEILLEUR POUR TOUX, RHUMES, CROUP, CONSOMPTION, LA COMPAGNIE CHIN 10 QUEBEC Ancienne maison Méthot fondée en 1808 Successeurs \ I — fan, Religieuses et (VEducation B Pianos ! ! Téléphone No 5C3.NOUS VENONS DE RECEVOIR directement des différentes MANUFACTURES DE Réputation des ETATS-UNIS et du CANADA ci-dessous mentionnées, un Crand assortiment de * IAI1OS carrés et droits, de petits et grands formats, fabriqués avec toutes fis meilleurs qualités de matériaux, y compris les bois les plus riches, tels que le Magnolia, l’Acajou, 1 e Neytr Noir, le Noyer Français Ondulé, le Fois de Rose, etc., etc.IIALLET, DAVIS A CO., Boston SCIIUJiEUT PIANO CO., ’ New-York.o, new com il r: a co., Toronto.MENDELSOHN PIANO CO., Toronto.EVANS BROTHERS, TxCiERSOLL.IIAÏIMOXILMI.S-OIIGUEN et IIAKMOXIÜ3W DE SALON De Thomas & Co., Dohf.rty ù* Co., à un et deux claviers et pédaliers.Accords de Pianos et Orgues, etc.M, ALFRED IIBTCniSOX, accordeur bien connu, qui a été à l’emploi de la maison ci-devant BERNARD ARCHITECTE et EVALUATEUR, No 113, rtte St-Jcan, Étuis B K «J./—Résidence,—n /—Atelier—s 85, Rue d’Aiguillou.S7, J lui* d*Aiguillon TY-lépIioilc 31 f.Québec, 9 mai 1891—30 mars—inn.130 LA PLUS GRANDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE ! i Venant d'etre reçues mes importations de vms DK nJESSii Le Colli de Sicile, vin bec, 81.50 le gallon.Le Muscat d’Espagne, vin sucré, $1.35 le gallon.Le Vin Canadien de Sandwich, 81.20 le gallon.$1.35 le gallon.Le Maderk des Iles Can arris .Le Tarkaoone d’Espagne.SL30 ».Aussi une grande quantité de Chasubles eu velours avec sujet brodé or fin.S100 Chasubles en damas soie avec sujet en broderie.0.00 Chapes en moire de laine.*.12.0C El autres Ornements f Eglises, Bronze, Vases et Bouquets, spécialité ! ! -: ° :- .STATUES de toutes sortes manufacturées dans mes ateliers et surtout “LE MAGNIFIQUE GROUPE DU ST-ROSAIRE ”.Hui\c d’olive, $1.00 le gallon.Huile importé d’Italie $8.00 la canistre de 5 gallons.Cierges, Merinos, Says, cto.C.B.Lanctôt.G 7 juin 1S1.0—nn TAPIS ! 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moment où M.Mackintosh terminait son discours, Sir Hector Lange vin est outré en Chambre, la tristesse sur la figure.Il dit quelques mots à Sir John Thompson et ù l’honorable M.Foster, puis alla converser quelques instant avec l’honorable M.Laurier.A 9.50 heures, Sir Hector se leva au milieu d’un silence de mort et dit : c ‘ Nous savons tous que durant les jours derniers le Preurcr-ininistre était malade à sa résidence.J’ai le pénible devoir d’annoncer à cette Chambre que les nouvelles d’Earuscliflfe, qui viennent de nous parvenir, sont que le Premier ministre a eu une rechute et qu’il est dans la condition la plus critique.Nous ayons les rapports des médecins qui sont auprès du malade, et ils ne croient pas qu’il puisse vivre plusieurs heures de plus.Dans ces circonstances, je propose appuyé par M.Laurier, que le débat s’ajourne maintenant.” L’honorable 31.Laurier ajouta ces quel ques mots.C’est un devoir pénible pour moi dans cette triste occurrence d’appuyer la motion de mon honorable ami.Le pays va être vivement impressionné en apprenant ccs douloureuses nouvelles, et je crois qu’il n’est pas possible de continuer nos délibérations.Je seconderai Jonc la motion.” Il était 9.50 heures quand la chambre s’est ajournée.Cette nouvelle a causé une profonde consternation parmi les députés.La terrible soudaineté a ajouté l’effet, et pendant un mo" ment ce fut une véritable stupeur et puis les députés se réunirent par groupes pour se communiquer leurs impressions.Les membres du cabinet partirent pour Earnscliffe aussitôt après l’ajournement de la chambre, et ils y séjourneront jusqu’à la mort de Sir John.Sir James.Grant et le Dr Wright ont eu une consultation avec le Dr Powell à huit heures.Une lettre privée de Sir James indique que la condition du Premier est sans espoir.J’arrive de Earuscliffe à 12.40, a.m.Des gardiens ont été postés aux portes du terrain afin d’empêcher les voitures de pénétrer dans l’avenue.Les abords de la maison sont cou.verts de députés, de sénateurs et d’amis personnels du Premier, attendant avec anxiété les nouvelles du malade.Sir James Grant dit que Sir John a encore sa connaissance, bien qu’il soit faible et incapable de remuer et de parler.Cependant il entend et comprend puisqu’il a pu tirer la langue quand le médecin le lui a demandé.La consternation est grande daus toute la ville.Un véritable déluge de télégrammes arriveut de tous les coius du pays.L’on considère que la fin n’est pas éloignée.Ce n’est plus qu’une questiou d’heures.Jamais la capitale n’a été témoin du spectacle d’autant de gens envahissants le» rotondes des hôtels, stationnant à tous les coins de rue à une heure aussi avancée pour avoir leur part de nouvelles.L’on rapporte que Sir Charles Tupper a dû recevoir un cablcgramuie de revenir au Canada immédiatement.Sir James Grant dit que Sir John a pu prononcer quelques mots inintelligibles à 12.30.Pas d’espoir, cependant.3.45.a.m.Sir John a reposé depuis trois heures, puis il s’est éveillé et a pris quelque peu de nouriture, mais il n’a pu parler.Il a repris son sommeil.Ottawa, 30.—Sir John Macdouald est mort à 10 heures ce matin.Ottawa, 30.—Retranchez la dépêche annonçant la mort de Sir John.La nouvelle est fausse.Plug récent Earnscliffe, G A.m.—Le premier a passé une nuit tranquille, a dormi par intervalle.Il ne souffre pas, il a toute sa connaissance et peut faire connaître ses désirs par signes, mais pas par la parole.Il a pris du lait par intervalles durant la nuit.(Signé) Dr R.W.Powell.L’excitation dans la ville est considérable.Toutes les diverses réceptions et réunions qui devaient avoir lieu ce soir et la semaine prochaine, sont coutremandées.Earnscliffe, lia.m.—Le premier a passé une aussi bonne nuit qu’il était possible d’espérer et ce matin à notre consultation à 11 lira.nous ne trouvons auoun changement dans les symptômes depuis hier, notre opinion d’hier reste la môme.(Signé) Dr Powell, • Sir James Grant, .Dr Wright.Ottawa, 11.45,—Les médecins rapportent quo Sir John est dans le meme état?Ottawa, Ont., 30 mai, 1891.—L’état de Sir John reste toujours le même commo on le voit par les bulletins qui suivent.A 1 heure et demie cette après-midi, on rapporte aux Communes que sir John est entré dans le coma et qu’il baisse tranquillement.La rumeur veut quo sir John Thompson soit appelé tl la tête du-cabinet aussitôt après le décès de sir John Macdonald.Avant hier sir John Macdouald a fait demander sir J.• Thompson auprès de lui et ils ont eu ensemble une conférence d’une demie heure.A la mort de sir John il y aura un ajournement de la chambre de 8 ou 10 jours.Un nouveau gouvernement sera formé avec les mêmes ministres en toute probabilité et la session continuera.Les ministres actuels ne seront pas obligés de résigner leur siège de député pour eutrwr dans la nouvelle administration et ne seront pas eu conséquence obligés d’aller de nouveau devant les électeurs.2 heures P.31.—Les nouvelles qui arri.veut de Earnscliffe disent quo Sir John a repris un peu de mieux, les médecins no paraissent pas cependant entretenir aucun espoir, l’hémorrhagie dont Sir John a été frappé ne pardonnant pas.Sir John peut cependant vivre encore une journée ou deux daus l’état de paralysie qui a suivie la première hémorrhagie.Dernières nouvelles Ottawa, 3.20 lira.p.m—Sir John est plus fort, et repose paisiblement.Earnscliffe, 3.30, p.m.—Sir'John est à peu près dans le même état.Il n’y a aucun changement matériel depuis la‘nuit cornière.Ottawa, 30.—Sa Majesté la lleine Victoria a fait télégraphier pour avoir des nouvelles de Sir John.ES DERNIÈRES DÉPÊCHES IMPORTAT!©]*' liCf» elilens disparaissent New-York.30.—Le gouvernement a l’intention d’établir une station à file St-Lnu-rent dans la mer de Behring dans le but d y élever des rennes dont les Esquimaux pourraient so servir au lieu de chiens.Le gouvernement a l’intention de faire veuir des rennes de la Sibérie et des hommes de ce pays qui montreront la manière do les élever ot dresser.Aussitôt qu’on aura un nombre suffisant de ccs animaux on les distribuera dans l’Alaska et les possessions arctiques des Etats-Unis.Les chieus disparaîtront pour faire place aux rennes qui dans un cas pressant peuvent servir d’aliments succulents taudis que la chair du chien est désagréable au goût.L’ïic St-Laurent est à environ 30 milles des côtes de l’Asie et à 50 milles d’Alaska, dans la mer de Behring.Une mission épiscopale et une école seront établies et elles seront sous la protection du gouvernement.I>ei'oratIoiiN Londres, 30—Sa 3Iajesté la Reine a conféré le jour de sa naissance le titre de chevalier à M.Robert.Gillespie, du Canada, et de chevalier grand’eroix de l’ordre du Baiu à sir John Ross, commandant des forces militaires du Canada.Vvnte
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