Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 27 juillet 1891, lundi 27 juillet 1891
P5ème année No 44-Bdition quotidienne.-14ième année Lundi, 27 Juillet 1891 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J' E ET J’AIME.THOMAS Cil APAI8, Directeur-Propriétaire LEGER B RO U SSE A U, Editeur et administrateur, VUILLBTON iju COU RK I EK nu CANADA 27 Juillet 1891.—No 15 JLi DB DRAMES DU FOYER (Suite) — Je te plains et je t’aime, d’abord.Mais que serait l’amitié, sinon le droit de parler avec une sincérité presque brutale ?Pourquoi viens-tu vers moi ce matin, sinon de temps à autre une opération à la Bourse, prime importante.Tout théâtre où il lisait une pièce lui payait cette lecture 500 francs, que la pièce fut reçue ou non.Personne n’était plus habile pour faire rendre à uu livre, à une œuvre, meme à un article, tout oc qu'il pourrait donner.Aucun détail ne lui semblait au-dessous de lui, quand il s’agissait de mettre en lumière un feuilleton nouveau.Il entendait admirablement la réclame, collaborait arec les dessinateurs chargés de composer scr affiches illustrées, inventait au besoin de nouveaux systèmes d’annonces, visitait ses amis et meme ses ennemis pour en obtenir des articles flatteurs.TI avait à la fois le talent d’un romancier, et l’habilité d’un homme d’affaire.Ses relations lui ayant fait connaître bon nombre d’agents do change et de coulissicrs/dVisquait pour entendre eu moi l’écho de ta conscience ?Tu comptes bon nombro d’autres amies.J’en sais plusieurs qui commenceraient par accuser hautement ton mari, et par te poser eu martyre.Au lieu de guérir la plaie, celles là l’envenimeraient.Je veux bien essuyer tes larmes, mais je veux surtout te communiquer la force nécessaire pour entrer avec courage dans une voie nouvelle.Regarde l’aveuir en face, sans exagération, sans désespoir.Il te reste beaucoup à faire.- — Je ferai deux choses, répondit Augusti-ue, je marierai ma fiille, et je me séparerai de M.Nanteuil.— Toi ! te séparer.— Oui, répondit Augustine d’une voix brève.—Tu n’a pas réfléchi à tes paroles ?—Ma pauvre Eugénie ! Je ne fais qu'y songer depuis le moment où cette lettre odieuse m’a été remise.—Vas-tu rctidre arbitres de ta vie des créatures assez viles pour écrire des pages anonymes ?—Ont-elles menti ?demanda froidement Mme Nanteuil.Eugénie serra dans ses bras son amie sans répondre.—Tu sais bien que je te croirai, sans examen, sens conteste.M.Nanteuil a-t-il écrit les livres dont je cite les titres au hasard ?L'ange des J/awsardes, les Chemises Rouges, Une femme tentée, les Filles Majeures ?Il a publié plus de cent volumes, mon mari ! c’est un écrivain fécond, un des plus habiles de notre époque.Les dangereuses idées qu’il a répandues daus le monde se sont tirées par des milliers d’exemplaires.Et dans toutes ces œuvres, il a raillé la provinciale, compagne d’un homme dè génie ; il a voulu qu’on s’apitoyât sur son sort, en le voyant, lui, ce grand homme, compagnon d’une créature sotte et nulle, bonne à peiuc remplir les devoirs d’une ménagère hollandaise.Il a déversé sur sa femme le ridicule, il m’a désiguée du doigt,tandis qu’il sc faisait plaindre.Et ce n’est pas tout ! taudis que je me forçais de rendre joyeux le foyer où il passait une partie de sa vie, tandis que je gardais intact mou bonheur de femme et celui de son nom, lui lancé daus un monde où ma pensée n’eut jamais voulu le suivre, y rencontrait des aventures et des aventurières et il a osé, dans plus d’un livre, raconter avec des détails odieux cc qu’il faisait dans les soirées passées loin de sa famille.Il ne m’a pas laissé une illusion, une joie.Folle et stupide que j’étais ! je m’estimais heureuse, je vivais entre mon mari et ma fille, fière de la gloire de l’un, ravie par les baisers de l’autre.Mon existence, sur laquelle nul n’a trouvé à médire, était l’objet de la risée, et l’homme qui donuait le signal de ccs railleries, c’était mon mari.Il faisait sur sa femme des études que les éditeurs lui payaient il la ligue ! Un peu plus, et il eût analysé les battements du cœur de sa fille.Oh I cela est horrible 1.Eugénie de Reuily laissait dérober ce torrent de paroles amères, de plaintes, de larmes.Cc que son amie lui criait au milieu de scs sanglots, il y avait longtemps qu’elle le savait.Victor Nanteuil, doué d’une imagination exubérante, avide de bruit, de popularité^ voulait du succès à tout prix,succès brui ant, succès non marchandés.Il no croyait point â la postérité, et il avait coutumo de dite qu’il préférait la notoriété pendant sa vio, à l’cspér.nce vague de garder, pour quelques livres, une place de choix sur les rayons d’une bibliothèque.Avide de jouissances, aimant à la fois les beaux chevaux et les vins, la somptuosité dans l’ameublement et l’abondance recherchée de la table, il faisait de la littérature, non point ce que beaucoup d’écrivains sont convenus d’appeler 11 un sa-ccrdoeo ”, mais uuc sourco do rcvcuus à échéances aussi régulières quo des fermages et des rentes sur l’etat.Ses traites aveo les éditeurs lui permettaient de calculer à l’avance le rendement do chaquo anuéo.En dehors du prix do chaquo volume, lo seul frit d’avoir offert ce volume lui valait uue et toujours avec succès.8a fortune déjà considérable, s’augmentait chaque jour.Il voulait être riche,afin de se reposer quand bon lui semblerait,sans rien déranger à son train de maison.Avec ses ambitions, scs appétits, son amour du tapage autour de son nonç il comprit vite que s’il cloîtrait sa peusée, et s’il se contentait d’écrire des œuvres saines, longuement pensées, et sorties avec lenteur dans une forme irréprochable, il gâgnerait l’estime des honnêtes gens, sans conquérir la notoriété dental avait soif.Son expérience lui avait appris que la ORAISON FUNEBRE DE MGR SEBAUX évêque cl'Angoulêmr.PRONONCÉS LK 30 JUIN par Mgr Freppel évêque d’Angers In omnibus te ipsum praebe exempt inn honor um operumy in doctrinüj in integritatc.“ Montrez-vous en toutes choses un modèle de bonnes œuvres, dans la pureté de la doctrine et dans l’intégrité de la vie,” .(Ep.à Tite, II, 7.) Messeigneurs, mes frères, J’étais donc destiné à rendre co devoir funèbre au pieux et savant évêque dont, il y a dix-huit ans, je traçais d’avance la grande et belle carrière, lo jour même de son sacre ! Jour de joie et d’espérance, où les Eglises de Laval, du Mans et de Poitiers s'unissaient dans la personne do leurs évêques pour préparer à l’Eglise d’Angoulême un digne successeur des Cousseau et des Régnier.Epoque de réparation et d’attente, pendant laquelle le pouvoir civil, pénétré de ses devoirs envers l’Eglise, n’hésitait pas dans la désignation des premiers pasteurs à porter «on choix sur les plus dignes, masse des lecteurs ue de mande p.s des chefs-1 taudig d.autre partf la France, ins-d œuvre, mais des romans d’un intérêt pas- • ., 1 T1 , , ., .truite par ses malheurs, semblait prête sionné.Il voulut à tout prix conquérir la I * .faveur populaire et il l’obtint.Ses iùvrc3 hi vouloir reprendre le cours do ses anti-flattèrent les instinct-» de l’envie, ils célébré- liues glorieuses destinées.Aussi dorent les dangereuses libertés de la femme et vaut de telles promesses et dans 1 espoir celles des classes pauvres.Il s’attacha à de- d’un tel avenir, je me sentis porté à rap-renir le défenseur des mauvaises causes pour peler lo role de l’épiscopat à toutes les se faire un plus grand nombre de clients, époques do notre histoire nationale; et Les sujets qu'il traita devinrent de plus eu sa[uant dans le nouvel élu un héritier de plu» risqués ; la pente sur laquelle il sc trou- ces hommcs de foi de scienco et de vertu vait l’entraînait d'une façon irrésistible.Il .*.i v rw ii„ „ ., lf.qui,au jugement do 1 incrédulité elle- faisait de 1 immoralité à froid, calculant la \ A ° _ .„ ., , meme, ont fait la r rance, je lui disais progression de vente que pouvait donner a ’ ° à un volume le titre scabreux inscrit du Plus l’rofond de mon ccel,r : sur la couverture.Les mauvais instincts I siez-vous vitre ilo longues années.défendus, excités dnns scs livres, lui rappor- Monseigneur, pour la gloire du divin taieul une énorme chiffre de rentes.Les Maître, pour l’édification de la sainte fautes, les crimes inventés, détruits dans des Eglise notre mère, pour le bonheur du pages brûlantes se cotaient d’avance.Il | diocèse qui se réjouit do voir sous peu épiscopat.Telia sera la matière de l’éloge quo j'ai dessein do consacrer à la mémoire de Mgu Alexandre-Léopold Sé-baux, évêque d'Angoulême.vivait des fanges où roulaient ceux qu’il poussait au mal.Et ce cri nu horrible de l’inoculation du vice, il le commettait le sourire aux lèvres, et sans .que sa conscience s’éveillât jamais.A coté de sa femme et de sa fille, il rêvait un livre malsain qui sorti- do jours et de posséder son premier pasteur et son Père (1).” Vous savez, mes frères, si dix-huit années d’un épiscopat abrégé par lo tra- La Providence, qui destinait Mgr Sé-baux au gouvernement d'un grand diocèse, voulut le faire passer par les trois fonctions qui pouvaient le mieux l’y préparer : la coopération intime aux travaux d’un illustra évêque, l’exercice de la charge pastorale, et la direction d’un ¦ • grand séminaire.Rarement on aura vu dans la première partie d’une rie, une initiation plus complète aux devoirs de la seconde.11 y a un demi-siècle, le siège du Mans était occupé par un prélat dont le nom est resté une gloire pour l’Eglise de France.Nature d'élire, en effet, que ce lils de charpentier, passant le jour a manier les outils de son père et dérobant à la nuit de longues heures pour étudier les premiers éléments du latin, se renfermant plus tard, tout avide de science, dans une mansarde de l'évêché d’Angers d’où il allait sortir, au bout de quelques années, pour devenir à force de travail et d'érudition, le théologien classique de la plupart des séminaires de France.Ce qu’il y avait d’admirable dans le professeur et daus l’évêque dont l’église du Mans est restée justement fière, c'était ce grand bon sens et cet esprit éminen-ment judicieux que dénotent toutes ses œuvres.Far là, par ces qualités plus solides que brillantes, Mgr Bouvier méritait de prendre la place qu’il a tenue si longtemps parmi les maîtres de renseignement.Aussi bien la simplicité du style et la clarté de l’exposition de-vaient-ello contribuer à répandre des écrits ([lie leur intelligence facile mettait à la portée de tous.Du reste, dans les questions mêmes où il s’est fait depuis lors de si vives lumières, on avait vu ce théologien, aux intentions toujours droites, se dégager peu à peu des préjugés d’un autre temps, se mpprocher constamment du centre de la doctrine, et finir par suivre en tous points, arec autant d’abnégation que de sincérité, la voie que lui traçait l’infaillible autorité vail et la fatigue ont répondu au vœu rait 6.357 «1,407 36.3 37 Dans une lettre adressée au Times de Londres, M.Erastus Wiman combat (.ran i total.$9,753,573 $1,240,095 $10,093,671 I \'ifâe d'élever un monument à la mé- Le produit des mines donne une moire de Sir John Macdonald, du moins augmentation de S150,000 ; celui des pour aussi longtemps, dit-il, (pie la poli-pêcheries, S447,000 ; des bois et forêts, tique nationale maintiendra la muraille une diminution de $540,000 ; celui du élevée entre les deux sections do la raco bétail, une augmentation de $65,000 ; Anglo-Saxonne, dans l'Amérique du des produits agricoles, $370,000.Au- j Nord, mentation générale,pour le mois*do juin, de $483,000.Les importations de l’étianger durant le mois de juin dernier avaient été évaluées à $9,196,382 et les droits de douane à $1,638,114.En 1890, les chiffres avaient donné respectivement $8,368,463 et un droit de $1,708,172.L'INDUSTRIE LAITIERE L’industrie laitière fait tous les jours des progrès considérables.Le gouvernement est décidé de faire tout .ce qui est en hou pouvoir pour aider cette Lt\s importations pom 1 année entière, industrie qui peut rapporter des profits si con sont : 1890-91, $107,553,706 ; pour tidérables à nos cultivateurs.1889-90, $107,969,470.Ces chiffres En fondant des fabriques modèles dans accusent pour l'année récemment expi- différentes régions de son territoire, écrit M.rée une diminution do $415,764.Ainsi Robertson, inspecteur général des beurreries en a-t-il été du revenu tiré des impor- et des fromageries canadiennes, le Canada tâtions.Pendant qu’en 1889-90 jl n’a fait que suivre l’exemple de l’Angleterre, s’était élevé à $22,814,703, il n’a nus de la n“llun(,ü> d?l’Allemagne de la Belgi- w , .orirv ni i • î -nr î I rluci °t du Danemark.Il a décidé que dans dépassé en ‘1890-91 le chiffre de / ' .vrk t ., , n ,, r .les provinces, d Ontario et de Quebec, on fora $22,023,685 : ce qui nous a donné une l ager de3 instructcur3 chargés de faire diminution pour le trésor de $791,018.dans les centres agricoles, des conférences sur Tout de mémo, le montant du revenu ]a valeur du blé-d’inde et et des autres four- général a été plus considérable en 1890- rages ensilés pour la nourriture du bétail, 91 que l’année précédente.Aussi le surtout des vaches laitières.Ces instructeurs surplus sera plus élevé.s’efforceront aussi de porter les cultivateurs « .à la fabrication du fromage, durant l’été, et tt • ¦crva,,te *'ev^c,ie à faire du beurre l’hiver.Grâce à la nourri- Une jeune fille, employée comme servante ., ., .chez M.George Pcireult, rue St-Gcorgcs, lure eD8llée> unc.vachc PuUt donnor du hlt Lévis, a refusé touUà-coup, jeudi dernier, de pendant onze mois chaque année.faire le service do la maison, préférant,disait- Le professeur Robertson ajoute qu’il a vu elle, commander plutôt quo d’obéir.Elle par- en Angleterre du fromage Canadien vendu tit et passa la soirée à bc promener sur la rue.du (.heddar à un prix double de rendant la nuit un constable la trouva dor- , ., , ., „ meut d’un profond «omrnoil sur le bord du cclul au9u?1 sc vcndiut alors DOtre fr0“ chemin.mage sous son nom véritable.C’est donc Conduite au poste, elle a été condamnée, le que notre fromage canadien est quelque fois lendemain matin, à $10 ou 1 mois do prison.aus8i Lon quo les bons fromages anglais, il ne lie a été envoyée en prison.lui manque piU8 qUC la*éputation dont jouis- xw r s •*.«n m «ent ces derniers.C’est pour cela que la proM.Lévite Thénault.de Frascrvillo, a dé- L._ , , r * i r posé dix mille poissons dans la rivière fcfeur ®?bcrtson «commando ^ mettre une Touradi et cinq mille truites dans la rivière étipuetto sur notre fromage avec Ici mots Cabano.141 Fromage Canadien ”, l'nc m< lingerie P anos neufs do $200 ft $1,500 Pianos d’occasion depuis $50.OKGUES-HAIWIOXIUHW ssr Dans tous les Prix-I Hier matin, il est arrivé par lo Graud-Tronc à Lévis, toute une ménagerie de loups-marins apprivoisés.Les propriétaires de ces animaux sc proposent de donner des représentations A Québec.* .1er idem Un jeune homme nommé Amos Burns, employé chez MM.J.& M .ltoid a été victime d’un accident veudredi.11 était occupé ù faire fonctionner une machine à couper le papier quand uu de ses pieds glissa sur le couteau et il reçut une assez grave blessure.Cliun peinent Le R.Frère Sylvain, directeur des Frères de la doctrine chrétienne à Frascrvillo, a été trausféré à Hull.Les trois autres frères ont été rappelés dans d’autres mais ms.On ne counait pas encore le nom de leurs successeurs.PemouncI L’hon.juge Murray est retourné à Montréal hier soir.—Un grand nombre de touristes québécois et montréalais sont descendus à Kamouraska samedi.— L’hou.M.Sheyhn et sa fa mi lie sont descendus à la Rivière-du-Loup pour y passer le reste de l’été.—L’hou.François Laugelicr part cette après-midi pour Ottawa.—Il est arrivé à l’hut 1 St-Louis hier matin un grand nombre de touristes américains qui ont passé la journée d’hier à visiter le vieux Qui-biC et ses alentours.—M.L.G.Desjardins député de 1*Islet repartira cet après-midi pour Ottawa.—Le contre-amiral de Cuverville, commandant la station navale del Amérique du oord M.Le Corne, capitaine de vaisseau, commandant de la PT tilde, et M.le Bris,aide-de-camp du contre-amiral, sont venus faire visite aux bureaux du Canadien samedi, l’après-midi.t tr Le .steamer Parisian.d-t hi ligne Allan, capitaine Kitehie, a laissé notre port pour Liverpool à dix heures hier matin.11 avait à fon bord U:i „at: i ¦ •’.i.hre d passager*el une ca rga i on gé 11é l a le.A rreniiiliott «le (roi* \ oleum Le chef do police de Lévis, M.George Denis, aidé du constable Louis Guay.a arreté samedi après-midi près de Lint rcolonial, trois voleurs «le profession, les nommés H.lleckner, «le Montréal, John F.Adams, de Baltimore, et James Lewis, do Manchester.Ces trois indivi lus, après avoir opéré dans différentes villes d’Ontario et de Québec, avaient pris le Grand-Tronc à Montréal et avaient jugé à propos de voler “ il la tire ” de l’argent aux voyageurs du train.Prévenu par dépêche, le chef Dénis s’ost empressé do leur mettre la main au collet dès leur arrivée à Lévis.Leurs derniers vols ont été commis à Richmond, et M.Samuel Taylor, chef de police de ce dernier endroit, est venu les chercher hier à Lévis.Les trois compères avaient sur eux respectivement $58, S2G, et 810.00.Après avoir passé la nuit à Lévis, ils sont repartis hier pour Richmond, puis pour Sherbrooke, où ils subiront leur procès.Un quatrième filou, qui fait partie de leur bande, dont il est le chef, suivant les apparences, a réussi à S’échapper à Richmond ou ailleurs.Ce gaillard doit avoir en sa possession la fortune commune de la bande.A 4 heures hier, il n’était pas encore arrêté.Un des trois prisonniers a fait un demi-aveu, suffisant cependant pour donner la certitude quo c’est un voleur de profession.Pendant plus de cinquante ans LcGirop adoucissant de Madame Winslow a été employé pour la dentition des enfants.Il soulage l’enfant, adoucit les gencives, diminue la douleur, guérit les coliques flatulentcs, et est le meilleur remède pour la Diarrhée.Vingt-cinq contins la bouteille.Vendu par tous les droguistes de l’univers.Québec, 27 Mai 1S91 — I an H.IIA RM ON IU M S d’OCC A H H O N DEPUIS $25.00.On prend de vieux instruments en échange ! 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Les deux Mearners ariétcnt à Batiscan, Trois -Civières et Sorrl.* — entre — MONTRÉAL ET TORONTO.-AStPPTEMm!^NDI; lifioii «gricole Winnipeg, 27.—L’exposition agricole qui a eu lieu à Brandon, a été un grand succès.11 y avait au-delà de rnillo cutréo3.Une des curiosités a été la pyramide de grains contenant 30 variétés de blé, 20 variétés d’or et 10 d’avoiue o*- Nouvelles Locales L’n beau toui»>Ie On vient de terminer ù St-Aibau les travaux à 1 intérieur de l’église de cette paroisse, ct c’est maintenant uu des plus beaux temples de cette région.Il a coûté $40,000 environ, mais les paroissiens n’ont eu à paver que $17,000, la fabrique s’étant chargée du reste.L’église de St-Alban contient 102 banci de 4 places et 110 bancs de 3 places ; en tout : 272 baucs pour le moment, ct il y a encore du local pour 30 autr s baucs quand il s:ra nécessaire do les ajouter.Ces 272 baucs vendus à rente annuelle ont rapporté pour G mois $663.29, ce qui donne un revenu de $1,320.58 pour l’année.Le revenu total de la fabrique est de $1000 par an.Ce qui permettra à la fabrique d* faire face à s es obligations, et de remettre chaque année sur le capital^ emprunté.L'architecte était 31.G.E.Tanguay do Québec, ct l’entrepreneur, M.Alfred Giroux, de St-Casimir.D«*cta Nous regrettons d’apprendre que M.Ed.Aube, correspondant du Trijluvier à Ottawa, a perdu le plus jeune de scs enfants, la semaine dernière.L’enterrcmant a eu lieu ' aux Trois-Rivières.Commencement rt’lncenrtie Il y a eu un commencement d’incendie, samedi soir, vers 11 heures, chez une Dame Richardson, dont la famille so trouvait alors absente de L maison.Le feu a pris dans lo troisième étage de cette résidence qui appartient à M.Delislc, épicier, rue Plessis.Les pompiers se sont bientôt rendus maître 4e l’élément destructeur, ct la maison n’a subi de dommages que par l’eau et la fumée.Lett Frtrea Mnrlil*» Voici les noms des Frères Mariales qui ont assisté à la retraite de leur ordre, et sont reveuus prendre charge de 1 institution de Lévis.Les frères Marie Céphfts, Mario Theopbano, Jucunduuus et Arcadius de l’école de la rue St-Georges ; Livite Silvèro, do l’école de l’église.La retraite des frères prêchée par un dominicain, a été suivie par cent frères et quarante novices.Librairie Montmorency-Laval Nous avons l’houueur d’informer 3Icssrs.les curés que nous venons de recevoir d’Europe un grand choix de LAMPES de sanctuaire, LUSTRES de suspension, CAN DE LABRES avec cristaux ou pierreries, le tout d’un genre tout à fait nouveau.Une visite est sollicitée.Purneau et Kirouao, 28 rue de la Fabrique.LA SURDITE ütEKP.: tx SOI Un opuscule en Français décrivant la manière de se guérir chez soi-même et sans le secours étranger de la surdité et de bruits d’oreilles.Le Rév.1).II.W.Harlook, du Presbytère, écrit : “ Faites tout au monde pour employer ce moyen dont la valeur es de premier ordre, ct qui ni a rendu le service le plus signalé.' Franco 50 centimes.— M.Raymond*& Cik., Editeurs, 36, Rue des Martyrs, Paris.Q.6 c, i t m.rs i 9 * — i Pilules d’Holloway Irritation nerveuse.— Il n’y a pas de partie daus le corps humain qui requiert une surveillance plus constante que le système nerveux, car de lui dépend notre santé et même notre vie.Ces pilules fortifient les nerfs ct sont les plus sûrs remèdes pour purifier le sang.L *H nausées, le mal de tête, le vertige, 1 engourdissement et l’apathie mentale tous ces maux sont guéris par ces pilules.Elles soulagent promptement ces symptômes alarmants de dispepsie, les douleurs d’estomac, la repletion dans le creux de l’estomac, la distention de l'abdomen « t règlent pareillement les appétits capricieux et les intestins comprimés, signes qui accompagnent généralement la défectuosité ou la dépression dans le s\stème nerveux.L**.s pilules d’IIolloway sont surtout recommandées aux personnes qui ont des habitudes studieuses et sédentaires, qui tombent gradin 1 ii ment dans un état uerveux ct irritable, à moins qu’elles ne prennent de cups en temps quelque fortifiant de ce genre.Pianos et orgues Grande réduction.—Nous recommandons aux person u es qui se proposent de faire l’acquisition d’un piano ou d’un orgue de profiter de la grande vente à hou marché que fait de ce temps-ci 31.L.E.N.Pratte, au No 16S3 rue Notre-Dame, Montréal.31.Pratte, dont le magasin a été incendié récemment offre en vente les pianos ct les orgues qui étaient dans le magasin lors de l’incendie, mais qui n’ont souffert aucun dommage ; les instruments endommagés ont été vendus à l’encan.Ces instruments, en parfait ordre, seront vendus à grande réduction pour comptant ou à court délai et les personnes qui pouvant acheter dans ces conditions ne devraient pas manquer cette occasion exceptionnelle do se procurer uu instrument neuf et do qualité supérieure au prix d’un instrument inférieur.M.Pratte a aussi reçu un stock de nouveaux instruments qu’il vend à bon marché aux conditions ordinaire*.Québec, 22 juin 1891—2f.s.—1.j.CANADA, J COUR DE ( IRCUIT > po r le PRuVINCE OK .UÉÏiFC.J Distr ct de Québec, SIÉGEANT À QUÉBEC Le dix-septième jour de juillet mil huit cent quatre-vingt-onze.En Vacance.No 31 S».EDOUARD R L Erdu Village du Lauzon, Commerçant, Demandeur, CYRILLE POULIOT et D.me GEO ROI A NA POULIOT *on é orne Commune en biens, tous deux ci-devant du dit Village de Lau/on et maintenmt absen s de la Pro ince de Québec» Ordonné au défi ndkur t.IL >av;nd,partira de Robcrval tous les jours, a nsi que le i imanche, à 9 A M., pour 1 Island II *USK, .la .Grande Déchaig-, y arrivai là 11 A.M.Au letour partira de la Grande Déchargé A 4 P.M., et arrivera a Kob rval à 6 P.\i.I c b eau à vapeur Peritonea, ira à la riviè e Péri onca de x f -is par >ema ne, o 1 plus -ouvei.t, pour les 1 esoins de la scierie et de la colonisation.1^ fret | ou r tous es points des dstricis.du Lac S -Je n et Saguenay, a l’est de la Jonction Uhambotd, est ciregi.-tré pour la Jonction L haï.-bord, ct pour Roberval et tes endroits a l’ouest est enregial é ï our Rot erval.i-e irei tic «.mu p&x icçu à Québec uptès 3 heures p.m.B lifts de retour de première classe, aux taux d’un r.-i.’iple billet, de Québec a toutes les stations eir.n • samedis bons pour revenir jusqu’au mardi s ivan'.Excellentes terres à vendre par le Gouvernement l ins ja vallée du Lac St-jcan, a des prix nominaux.L* chemin tic fer transportera les nouveaux colons et leurs familles et une quantité limitée de leurs effets de ménage, GRATIS.Avantages spéciaux offerts â ceux qui établis-eut îles moulins «.u autres industries.Pour informations au sujet Ocs prix pour les -assageis ct des taux pour le fret, s’adresser a \I SX AN DRE HARDY, agent général pour le passagers et le fret, Quéliec J.4L SLOIT.Sect.*5r* Gérant.Quélxc.21 juillet 1801 j DEPARTEMENTS spéciaux.A I Robes, Manteaux et Chaneai TOURISTE ETABLIS EN 1842 ! __t__ T , Les Pernif roH Nouvcnutr* «le lu Mniion eu ETOFFES DE FANTAISIE A ROBES Directement des meilleures maisons „ européennes ! __.f.>éciaux.Confections des Chapeaux.To «jours un gran 1 choix dans les nouvelles—, Etoffes à Robes ct Soie, etc.C hides de voyage.Imperméables (cravanette)'pour dames.ys meilleuies f briques de Gants » t Je Robes.Vê ements de dessous en Merino, Cachemire et Lninô Naturelle pour Dames.\ éléments de dessous en Coton pour Damer.Puiaj lues, Dentelle et Kuch;*-, Mouchoirs en De* telles de Fil.Robes et manteaux faits après huit jour d’axis.DÉPARTEMENT DES 31 ESSIE U RS.I n gnnd ch ix d’I t fie* Ecos aises et Anglaises pour habits cl pai talons.Vét-ments de • essous en Laine Naturelle et Mérino de fabrique -Standard.Un tailleur expérimenté de Londres • ronut d’exécuter tout ordre en 4S heures d’avis.Glover, Fry & Cie.I.Quebec, 21 juillet iSçi.C S R A i\ R li R E i) U 0 T10 N 1r> - t -• > 1*0 l Jt C EXT ! 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