Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 26 août 1891, mercredi 26 août 1891
85ème année No 70-Edition quotidienne.-14ième année Mercredi, 26 Août 1891 im ®anaùa t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.% .JE CROIS.J’ESPERE ET J'AIME »• * TIJOM A S (!1J A l 'A hS', Directeur-Propriétaire LEGER BROUSSE AU, Editeur et administrateur, 1-KI.MU.KTON DU COURRIER DU CANADA 20 Août 1891.—No 40 LES DRAMES OU FOYER f Suite) Oii prétendait garrotter Nanteuil au moyen des traités passés, des signatures données, et annihiler ses tentatives et ses remords, en s’opposant à sa volonté d’anéantir à jamais cette œuvre cju’Augustine avait appelée une Babel de corruption.Le parti révolutionnaire et incrédule tenait énormément à Victor Nanteuil ; sa désertion pouvait amener le désordre dans le camp des révoltés.On ne lui reconnaissait pas le droit de blâmer l’œuvre sortie de ses mains et de faire publiquement amende honorable d’un crime morale ayant entraîné taut d’autres crimes.Ce fut donc d’une façon systématique que plusieurs Editeurs refusèrent de rendre à Nanteuil les traités que souhaitaient détruire ses amis.Darthos commençait à se décourager.Toussaint, plus avancé daus la vie et doué de plus d’expérience, résolut d’attaquer les Editeurs par dos moyens différents, et d’appeler à lui toute sa diplomatie afin de triompher de l’obstination de ceux qui montraient le plus d’exigcuces.Mantal, dont la fortune se chiffrait par millions, ne pouvait être séduit par l’offre d’une somme quelconque.Aux gens trop riches, qu inportent cinquante mille francs de plus.s Le docteur Toussaint le pria de venir un matin à l’hôtel du romancier, et, au lieu de le recevoir dans le cabinet de travail de Nanteuil, il le fit passer dans un salon assez petit,mais rempli de meubles et de tableaux représentant la valeur de plus d’un million.Chaque toile était une de ses pages sublimes dounaut juste la note de celui qui les peignit.Il se trouvait là une'vierge de Raphael, une tête de Saint-Jean peinte par Rubens, un portrait de bourgmestre par Rem-drandt, une jeune Sainte de l’Ange Fiésole, «les buveurs de Vélasqucz, ensuite des toiles de grandeur moiudre, mais d’une valeur presque aussi grande : une Femme malade de Metzu.un Moulin et des Animaux de # Better ; enfin des tableaux d'une finesse de miniatures, moutraut dans leur grâce coquette et mignonne des femmes et des nymphes peintes par ces maîtres do l’Ecole française : Wattau, Fragonard, Nattier.Mantal aimait passionnément les tableaux.Il en possédait une collection rare, et, comme la plupart des amateurs, il oubliait aisément ce qu’il avait lorsqu’il éprouvait le désir d’acquérir une toile de valeur.A chaque vente de galerie célèbre, il donnait la commission à dos experts d’acheter pour sa galerie un tableau hors ligne.Mantal n’aimait ni le grand luxe parisien ni les chevaux.Il vivait au milieu des chefs-d’œuvre des grands artistes, et leur devait les plus grandes joies de sa vie.Quand il se trouva dans le petit sulon de Victor Nanteuil.il eut comme un éblouissement.Certes, le cabiuet du romancier renfermait de bonnes toiles, mais on ne pou.vait les comparer à celles qui so trouvaient groupées avec amour dans co musée intime.Toussaint laissa pendant quelque temps l’Editeur à son admiration, puis il lui demanda d’uifair détaché : —Mais vous-môme possédez de fort belles choses, M.Mantal.—Certainement! certainement, j’ai des pièces estimables, rares môme, et ce pendant je me laisse aisément tentcr.(Jucl bommo que co Nanteuil, quand il gardait la plénitude raison.Savez-vous combien il estime ci*^ toile do llubcns ?— Quatre-vingt mille francs, répondit Toussaint.—Et cotte vierge do Raphaël?—Deux cent mille.—Il faudrait en rabattre, mais enfin, c’est uuô belle page.D’ailleurs, je ncjrais point venu pour causer peiuturc.Cependant, e’est plaisir avec vous, et je ue comprends pas que vous soyez si fin connaisseur après Otrc resté si longtemps à l’étranger.—Jo n’ai quitté la France qu’à vingt-cinq ans, répliqua Toussaint.Et tenez, il se passait en moi uu phénomène étrange pendant ce volontaire exil sur toutes les côtes et sous toutes les latitudes.11 m’arrivait souvent de fermer les yeux, afin do me recueillir davantage et d’evoquer par la puissance du souvenir de la volonté un tableau connu.Eh bien ! je le retrouvais non pas seulement dans sou ensemble, mais avec les moindres détails.Pas un trait, pas une lumière ne manquait à la toile.A une page magistrale en succédait uue autre.Je continuai à vivre au milieu des produits grandioses de l’art, môme au sein des forets vierges.J’agissais de la sorte à l’égard des forets vierges.J’agissais de la.sorte à l’égard des livres célèbres, des grands poèmes ; si ma mémoire ne me fournissait pas le texte de l’écrivain, j’embrassais l’ensemble de sa composition.Ilcnniuic et Clorinde ont traversé avec moi les jungles de l’Inde ; Vasco de Gama/ par la bouche de Luiz de Ca-uioëns, m’a raconté la conquête et la civilisation de Goa.L’image de Béatrice a flotté daus les nuées voyageuses, tandis que je me reposais sur la grève d'une mer caressante.J'ai de la sorte évité de laisser rouiller les rouages de mon esprit, et se pervertir mon goût.Voilà pourquoi vous me trouvez aujourd’hui capable de causer avec vous de Rembrandt et de Angelo de Fiésole, de Léonardo de Vinci et de Bembozac.—Nanteuil ne doit plus tenir à ses tableaux.—Il semble les oublier pour ne songer qu’à ses œuvres.—Ses œuvres ! No croyez-\ous poiut qu’une sorte de monomauic le menace ?Pourquoi les corriger, les revoir, les auéantir ?N’ont-elles point obtenu un succès assez retentissant ?Ne lui ont-elles pas rapporté des sommes assez importantes ?en corrigeant, il amoindrirait sans aucun doute ce qui a pris ha place dans la littérature contemporaine ?—Mon Dieu, Monsieur, par suite de la fantaisie qui porte souvent un propriétaire à faire démolir un hôtel tout neuf, il a changé d’idée et d’optique, voilà tout.»Son plan s’et modifié.L’édilité parisienne ne s’en émut pas, l'architecte commence de nouvelle études et tout est dit.—La comparaison n’est pus absolument juste ; car, admettons que ce propriétaire changeant dans ses goûts ait vendu l’hôtel, ou vendu simplement à bail amphitéotique il n’est plus le maître de démolir son immeuble* —Et s’est alors qu’il entre en arrangements avec sonjiclieteur ou son locataire.Combien demandez-vous pour me rendre les traités consentis par Nanteuil ?Mantal regarda Toussaint : — Ce Raphaël, dit-il.—C’est cher, répondit le docteur, c’est cher.Si ma mémoire est fidèle, vous avez acheté à Nanteuil 1rs quatre traités qui sout aujourd’hui votre propriété à une époque où risquant de faire, sinon une mauvaise affaire du moius une affaire douteuse, vous en avez payé la propriété mille fiaucs.C’est donc en dehors do la somme quo vous rapportée annuellement leur tirage, un bénéfice au capital de quatre-vingt-seize mille francs.Je ne suis plus surpris que vous soyez millionnaire.Mantal se releva, sans môme regarder le tableau ; ii feuilleta un album sur la table d’un air distrait, puis il «lit au docteur : —Donnez-moi de temps à autre des non.velles de “ mon auteur ”.Je lui portais une véritable amitié.J’aurais des craintes beaucoup plus graves sur son état, si je le savais entre les mains d’aliénistes proprement dits ; vous, vous le traitez avec autant d’affection que d’intelligence.Sans adieu.-Vous ôtes très fort, lui répondit Toussaint avec une sorte de tristesse ; je ne puis mettre en balance la fortune et la sauté de mon ami plus que sa santé ! son salut et son finie.En voyez ici demain jusqu'au dernier des exemplaires que vous possédez, reliés, brochés ou en feuilles, et le Raphaël passera de ce salon dans votre galerie.—Je savais bicu que vous y viendriez, dit Mantal.Sans rancune, les affaires sont les affaires.seulement., conseillez à Nanteuil de ne /«oint retoucher ses livres.Le lendemain, dans une des caves de rhô.tel s’enfouissaient les exemplaires de Lidivia de Y Enfant de Bohème des Sentiers perdus et des Pantins roses Avec chaque éditeur il fallut user de moyens nouveaux.L’un d’eux mit pour condition à l’annulation de scs traités que son fils obtiendrait uu haut emploi qu’il sollicitait .vainement depuis cinq années.Toussaiut dut se mettre eu campagne, user de toutes ses protections, avoir recours à toutes scs influences, et remporter une victoire qui lui valut de rentrer dans la possession de six volumes, en y joignant une somme exorbitante.Les rentes sur l’Etat fondirent rapidement.On vendit l’hotcl en réservant cette clause, c’est que le romancier pourrait y demeurer six scmaiucs.On commença à lancer dans le mondo des arts la nouvelle de la vente do la galerie.(A suivre) LEGRAND CONCOURS “ Ainsi parlaient les Grecs antiques^ “ descendus des monts Olympiens avec “ l’aurore, et porteurs, dans leurs tuni-“ ques blanches, de tous les fruits et de “ toute la floraison de l’Orient médita-“ rannéeu.Ce sont encore les leçons de “ la Stoa et celles du jardin d'Académus “ retrouvées, et il semble, tandis que “ c ette voix claire célèbre tout haut le “ bien et la sève, la vie et l'espoir subli-‘‘ mes,qui passent sur nos tôtes, par delà “ les pins hardis, dans le vent qui près de “l’Acropole aiguise l’éblouissante blan-“ chcur des marbres pathénoniens,unéclio de la sérénité et de l’allégresse ensoleil-“ lée des Dieux !” Le barde qui chante en ce style, c’est un rédacteur du Siècle et l’orateur qu’il célèbre n’est autre que M.Bourgeois.Le rédacteur du Siècle serait donc sans excuse—la harangue bourgeoise du ministre étant loin de justifier ces boursouflures—s’il n’avait été induit en quelque griserie par l’espèce de révolution qui bouleversait hier tous les antiques usages sorbonniens.Pour la première fois, en effet, le discours classique, français ou latin, faisait place, dans la séance de distribution des prix du concours général, à line harangue en vers composée—surcroit de nouveauté—par un professeur de l'enseignement secondaire moderne, imaginé par M.Bourgeois pour en finir avec les Grecs et les Romains.Par où l’on voit que l’écrivain du Siècle comparant l’éloquence de M.Bourgeois à celle des Grecs antiques pourrait aussi bien être prise pour une movdante ironie.Mais, eu vérité, ce n’est pas de rire que nous avons envie en parlant du discours prononcé pur M.le ministre de l'instruction publique.Dans le discours rimé dont nous donnons ailleurs un échantillon, AI.Fabié avait au moins prononcé h; nom de Dieu en disant de la poésie : bille place là-haut nos demeuies future?, Nous y fut îles étiens aux suaves peint ires, Ou chacun de nous peut e pérer à s- n gré Le Lonîie .1 dont la vie ici-bas l’a sevré, Une jo o infini®, une cxt:se Heinelle, Au d •«»' bruit que chaque st e crr.i t dans l’ither [bleu V il t*n;r à to ir entende , en frôlant de son aile 1 a h :rpe de Dieu.«to 1 Mais c’est vainement que dans tout lu discours ministériel on chercherait « trace d’une pareille pensée, si vague quYllo soit.Ce que nous y voyons, par contre, c’est une profession rie foi matérialiste saluant, comme conclusion d’une série «le conseils à la jeunesse, la thèse rie “ révolution éternelle ”.On peut lire d’un bout à l’autre le discours ministériel, dont l’auteur a lui-môme signalé l’impoi tance en le donnant comme le commantaire de h: méthode et de l’esprit dont s’inspirera le nouvec enseignement universitaire ; nulle part ou n’y trouvera, môme par allusion, un acte rie foi quelconque à me puissance divine dont le momie tirerait son existence et auquel 5e lut fâcherait la loi morale destinée à gouverneur notre vie.Et pourtant Al.Bomgcois revendique pour les maîtres à la fois la responsabilité et l’obligation de concevoir et d’exercer renseignement d’une science morale, mais sur quoi fondée ! Il 11e s’agit point, dit-il, d'imposer aux esprits un système philosophique et de promulguer un dogme métaphysique sur la nature du bien et du mal.L’Université républicaine respecte toutes les croyances et donne l'exemple de la tolérance à ses adversaires les plus intolérants.Alais quelque opinion que Ton professe sur les problèmes éternellement posés à l'esprit limité de l’homme, l’idée du bien existe, et, comme l’a dit un grand philosophe français, cette idée est un fait et co fait est une force.Tel est tout le fondement de la science morale qu'on enseigne dans l'Université.Mais cela, c’est le positivisme de AI.Comte, et le rédacteur du Siècle,qui paraît bien être de cette école, ne s’y est pas trompé.11 vient de dire que AI.Bourgeois recommande renseignement d'une science inoralo, et il ajoute : Nous nous séparerions ici de la thèse soutenue avec tant d'éclat, si M.Hour-(jo is n* adoptait précisément les lui scs co nven lionn (dies qiïA u (juste Comte adonnées à toutes les sciences, m se refusant à connaître les sources rnéta physiques du bien et du mal, en fondant l’unité de doctrine qu’il souhaite dans l’éducation morale de ce peuple sur une décisive constatation, limitée par un postidatilin.Cela étant, et renseignement moral étant tout entier ramené à la constatation d’un fait dont on s'interdit de rechercher l’origine parce qu'on craindrait d'y rencontrer Dieu, comment imaginer que l'on puisse néanmoins proposer pour but à l’éducation le culte de l’idéal ?Vivez en mettant hors de vous-même le but supérieur de votre vie, ne faut-il pas tout d'abord croire qu'en dehors de cala il y a quelque chose de supérieur vers quoi l’on doit tendre ?Et s'il m'est interdit de le rechercher, si d’avance je ferme ma raison à cette notion d’un Dieu créateur, auteur de la seule loi morale qui nous puisse obliger en conscience, comment donner un fondement solide à l'aspiration vers l’idéal ?Su 11 ira-t-il pour me déterminer, ou bien de me dire que “ suivant la loi de tous les êtres” je dois m’efforcer “ d’acoroitre la quantité de vie qui m’a été léguée ,” ou encore de considérer avec AI.Bourgeois que “ la vibration du moindre atome communiquant son mouvement à l’atome voisin sa répercute à l'infini ,” eusorte que chaque acte de justice et de bonté est une part de nous-mêmes “ mise au service de l’évolution éternelle ” et “ notre partM’iuunortalité " ?Franchement, c’est pitié d’entendre, le grand-maître officiel de l’enseignement, dans un pays comme la France, offrir aux jeunes gens qui vont tout à l’heure entrer dans la vie eet amas confus de doctrines désolantes, où la crov-ance en un Dieu personnel, rémunérateur et justicier, n'a pas de part.“ L’histoire d’une vie humaine, nous dit-on c’est l’histoire d’un être vivant pensant et conscient, contre la souffrance physique, contre l’erreur et, contre le mal moral.“ Fort bien, mais quaud on ose ajouter : ” Le jeune homme qui sort de nos mains doit être également prêt pour ce triple combat " nous demandons de qui l’on se moque.Car l’éducation qu’un prône en même temps, l’éducation qui fait abstraction de toute croyance en Dieu,ce qui aboutit au positivisme d’Auguste Comte, qu’est-ce autre chose qu’une entreprise criminelle, la mieux faite assurément pour désarmer la jeunesse dans le triple combat auquel on la convie ! Augustk Rousskl.UN-DISCOURS DE MG ft FREPPEL La vie et les vertus du curé d'Ars Sur ce thème, voici le beau discours qu’a prononcé hier, 4 août, Algv Freppel au milieu de la grande foule de pèlerins accourus en grand nombre au tombeau du vénérable*AI.Vianney : Atonseigneur (*) mes frères, A la vue de l’immeirse auditoire réuni en ce jour dans un village perdu de la Bresse, je me demande quelle peut bien être la cause île l’imposant spectacle dont nous sommes témoin.11 n’y a pas ici, comme à la Salette ou à Lourdes, le souvenir de l’une de ees visions de l'éternité qui, à un moment donné, sont venues déchirer les voiles du temps, pour manifester à la terre les volontés du Ciel.Encore moins sommes-nous on présence de quelqu’un de ces évènements qui, par les splendeurs de la victoire ou les deuils de la défaite, rappellent à un peuple les grands jours de sa vie nationale.Rien de pareil ne m’apparaît dans ce qui nous rassemble en ce moment.Et cependant, pour expliquer une telle affluence et de tels enthousiasmes, il faut bien que vous et moi nous nous trou- (*) Algr Luçon, évêque de Belle Yions devant quelque page d’histoire vraiment extraordinaire.Cette page d’histoire, le voici : Il y a quelque trente ans, mourait en ces lieux un pauvre curé de campagne, dont on peut dire que la vie s’était écoulée dans l’obscure cloison d’un confessionnal.Qu’y avait-il dans cet homme qui pût appeler sur lui l’attention de scs contemporains ?Sa science ?A peine s’il avait été jugé capable d’être admis au sacerdoce.Son éloquence?Elle n’était pas de celles que les hommes recherchent et admirent.A sen tenir aux dons de la nature et aux qualités de l'esprit, il semblait que son nom ne dût jamais franchir quelques*maisons disséminées, dans le pays des 1 lombes.Et voici, que autour «le ce nom, il se fait une renommée à laquelle rien ne peut se comparer parmi les plus grandes popularités île notre époque.Trente années durant, d’une extrémité delà 1*’rance à l’autre, et bien au delà, c’est à qui recueillera un mot de la bouche de cet humble prêtre, s'inclinera sous sa main bénissante, cherchera auprès de lui une lumière ou une consolation, et viendra toucher à cette relique vivante pour ressentir la vertu qui s’en échappe.La mort, qui rejette daus l’oubli tant de réputations éphémères, ne fait qu’ajouter à la sienne ; et pendant que l’Eglise prépare sur toutes ces choses son jugement irréfragable, le respect et la confiance des peu]des continuent à se porter vers le tombeau de celui qui s’appelle, dans la langue universelle, le curé d’Ars.Que vous ensemble, mes frères i V a-t-il eu dans l’histoire beaucoup de faits plus merveilleux que celui-là l En est-il un seul dans notre siècle qui offre un mélange aussi surprenant de grandeur et de simplicité ?Où donc chercher le secret d’une pareille vie ?Comment expliquer la puissance morale de cet homme dépourvu de tout moyen naturel, et attirant à lui des multitudes d’ames pour exercer sur elles une action souveraine et presque irrésistible ?C'est eu que je voudrais essayer de faire, pour la gloire de Dieu et en l'honneur de son fidèle serviteur.I Quand Dieu veut faire éclater les merveilles de sa puissance et Je sa bonté, il choisit d’ordinaire les instruments les plus faibles et en apparence les moins proportionnés à la grandeur de ses œuvres.C'est une loi du gouvernement divin, dans l’ordre surnaturel ; et cette loi, qui se révèle à travers toute l’histoire, je la vois s'appliquer «les l’enfance à Jean-AIarie Vianney.Ses premières années se liassent à garder les brebis ; puis vient le travail des champs qui se prolonge jusqu'à un Age où toute autre vocation semble devenue impossible.Au presbytère d’Eeully où, grâce au dévouement d'un prêtre charitable, il peut en-lin commencer des études si longtemps retardées, de nouveaux obstacles l’attendent : son esprit est lent à concevoir, sa mémoire ingrate ; l’absence de progrès le porte au découragement.Bientôt des circonstances fatales l’obligent à chercher un refuge dans les montagnes du Forez.On dirait que, loin de lu conduire au but, tout conspire à Ten détourner.Et cependant, ( on envisage toutes ces choses des yeux de la foi, que de signes font présager le curé d’Ars dans l'enfant de Dardilly ?La prière, qui sera l'âme et la force de toute sa vie, est déjà sa seule jouissante.Un chapelet ou une image de la Très Sainte Vierge, voilà pour lui le trésor qu'il préfère à tout autre.A l’âge de treize ans, je le vois qui prélude à la maison paternelle tous les mendiants qu'il rencontre sur son chemin.Il trouve à s’imposer des privations autant de bonheur que les autres à chercher le plaisir.Ainsi la sainteté s'épanouissait-elle dans ee qui est de l'homme devait paraître d’autant moins que l’œuvre de Dieu s’y manifesterait avec plus de force et d'éclat.Ne soyez donc pas étonnés,mes frères, de trouver dans la jeunesse sacerdotale de Jean-AIarie Vianney tant d'épreuves et de contradictions, et, de la part de ses maîtres eux-même, tant d’hésitations et de rebuts, soit au petit séminaire de Verrières, soit au grand séminaire de Saint-Irénée.Ce n’est pas un homme de génie, ce n’est ni un savant ni un docteur qua* Dieu prépare à l’Eglise de France, mais un saint prêtre en qui la grâce devra opérer des merveilles, qui sera l'honneur et l'illustration de son ordre, un prêtre appelé à glorifier dans sa personne et à élever jusqu'à une hauteur idéale ce qu'il y a de plus humble dans la hiérarchie, mais aussi de plus nécessaire et de plus fécond, ce qui touche de plus près du cœur des populations, à leurs besoins et à leur vie de chaque jour, je veux dire le ministère paroissial.Admirable chose, en effet, que ce service des âmes, dans quelques limites étroites qu'il s'exerce.Je ne puis jamais en parler sans ressentir une vive émotion.l'osser une vie entière au fond d’une campagne, avec son crucifix et ses livres, dans le silence de l'étude et de la prière ; instruire les petits, prêcher la vérité aux grands, rappeler aux uns et aux autres leurs devoirs et leurs fins dernières ; être là tout à tous, sans acception de personnes, avec une parole de consolation pour les affligés, de tendre reproche pour les pécheurs, de paix et de concorde pour ceux que divisent le ressentiment et la haine ; ne perdre de vue un seul instant aucune de ces âmes mais les suivre de l’œil et du cœur à travers les luttes et les épreuves de la vie pour relever leur courage et guérir leurs blessures : jeter par intervalle, au milieu de ces populations accablées de peine et de fatigues,les mots si fortifiants de recompense céleste, d'avenir éternel, d’immortalité bienheureuse ; bénir le berceau de l’enfant qui vient de naître, le foyer de la famille qui se prépare, la tombe du vieillard arrivé au terme de ses jours ; tenir clans ses mains, sous les yeux de tout un peuple, la Croix et l'Eucharistie ; la Croix, cet auguste symbole de la rédemption ; l’Eucharistie, ee grand viatique du chrétien sur le chemin de l'éternité : d’être tout cela, faire tout cela pour sauver les âmes, quel ministère et quelle vie ! C’est à ce ministère que le curé d’Ars allait se dévouer près d’un demi-siècle durant.Enfant, il avait répété bien des fois : “ Si j’étais prêtre un jour, je voudrais gagner les âmes au bon Dieu.'?Elevé au sacerdoce, il n’eut plus d'autre pensée que celle-là.On vit alors ce que peut un seul prêtre, quand il cherche en Dieu sa lumière et sa force.Certes, du côté des avantages extérieurs, il n’y a rien dans le nouveau curé qui puisse ajouter quelque prestige à ses vertus : son corps est frêle, sa démarche pesante, sou air timide et embarrassé, sa tournure vulgaire ; la nature n’a rien fait pour prêter du charme à sa parole.Et d autre part, quelle pauvreté spirituelle parmi ses paroissiens à son arrivée au milieu d’eux ! Beaucoup d’âmes languissent dans l’indifférence ; la piété n’est comprise que d’un très petit nombre ; le reste se passionne pour le plaisir et les amusements frivoles.Comment espérer un prompt changement dans de telles conditions ! Alais, ô prodige de la grâce agissssnt par le ministère d’un saint prêtre ! Beu d’années s’écoulent, et la paroisse a changé «le face : l'adoration perpétuelle et la communion fréquente y ont ranimé la dévotion au Saint-Sacrement ; hommes et femmes sont venusse réunir en de pieuses eon-iréries ; à la fin de chaque journée, la récitation du chapelet et la prière du soir appellent à l'église une multitude de fidèles ;ie dimanche est sanctifié du matin au soir ; les divertissements dangereux ont fait place aux saintes pratiques de la piété chrétienne ; les enfants pauvres ont trouvé un refuge dans une œuvre si bien appelée du nom de Providence :Ars est devenue une paroisse exemplaire.CA suivre.) > 5 Le Courrier du Canada, Mercredi, 26 Août 1891 ANNONCES NOUVELLES Académie Commerciale.Col ège de Lévis.Séminaire de Québec: Vente A l'encan.—Geo.R.Grenier Cie.Addendum—L.Yankoughn;t.Avis.—Bcllcau, Stafford »Sr* Belleau, Institutrice demandée —Ed.Hamel.Cour Supérieure.—W.J.Miller.Avis aux médecins —Labrèquc «Sr* Bélanger.Cour de Circuit—J.Belanger.Le Business Collège de Montréal.Compagnie du Richelieu et Ontario.Tapis ! 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Piano* !—Bernard, Fils dr* Cie.Le Magasin du Louvre.— Côté d*’ Faguy.Efofles à robes.— Behan Bros.O -A.TST -A.JD JL QUEBEC, 26 AOUT 1891 CORRESPONDANCE D’OTTAWA SCANUAIE BAIE DES CHALEURS Chrysostome Largclior sur la sellette l ue passe «l'armes L'reiurenient de 3î.Frs LHn;;clier par M.Cockburn Ottawa, 25 août.La preuve est complète dans l'allaire de la Baie des Chaleurs.M.Chrvsos- % tome Langelier a avoue* avoir donné les §100,000 à M.Armstrong dans le bureau de M.Pacaud, mais il n’a pas donné d’autre raison pour avoir payé ce chèque dans le bureau de Y Electeur que la demande qui lui en avait été faite par M.Armstrong lui-même.Le témoignage entier de M.Langelier a ce sujet est un bijou du genre et je vous engage à le donner en détail à vos lecteurs.Us verront de quelle manière les officiers du gouvernement Mercier distribuent les deniers du peuple.* M.Fis Langelier a essayé de faire une diversion ce matin en insinuant que la compagnie du chemin de fer de la Baie (les Chaleurs avait détourné ou volé §118,000 de subsides qui auraient dû aller aux entrepreneurs.Mais cette insinuation n’était pas sitôt sorti de sa gorge que M.le sénateur Kobitaille, l’a niée catégoriquement et a défié M.Frs Langelier de porter lui-même l’accusation d’une manière directe.M.Langelier a battu en retraite et s’est contenté de dire que le document signé par M.Taylor tendait à établir cette accusation.Or ce document n’établit rien, de tel et de plus s’est un simple affidavit illégal donné (levant M.J.C.Langelier lui-même comme juge de paix.La lecture du document a suffi pour montrer au comité r la fausseté de l’insinuation de M.Lan- gelier.gouvernement Mercier il ne se serait pas adressé à lui mais a M.Pacaud, qui parait être tout puissant auprès du gou-Yérnôm«nt Mercier, M.Langelier est sorti tout écloppé de la rencontre et a demandé répit d’ici à la prochaine séance du comité pour faire subir un contre-interrogatoire à M.Cockburn.k mon.M.Garneau LA LETTRE DE CHANGE -o- $5,000 pour M.Mercier RÉQ U J S I T ION A remplir par toute personne désirant une lettre«de change sur Londres.Paris, New-York, etc.QUEBEC, 15 MAI I891.-Je requiers de la Banque Nationale une lettre de change sur Pans en gjjffjf.J® 1 ?011, H.Mercier, pour la somme de $5,000 (25,500 lianes.; (Signé) M.Langelier n’était pas au bout île ses humiliations.Le comité était sur le point de s’ajourner lorsque M.Barwick et M.Cockburn l’ont accusé en pleine face, et ce dernier a porté son accusation sous serment, d’avoir trahi ses devoirs d’avocat de la Banque Ontario, au sujet de ce bill du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.• M.Langelier avait réussi à Québec, è convaincre le président et le caissier de la Banque d’Ontario, que s’ils ie nommaient leur avocat, les intérêts de la Banque Ontario seraient bien sauvegardés, car il était bon ami avec M.Mercier.Mais lorsque les services de M.Langelier ont été requis devant le comité des chemins de fer des Communes par M.Cockburn qui est un des directeurs de la Banque Ontario, M.Langelier a refusé de quitter la salle du comité des Privilèges et élections où se tenait l’enquête McCreevy, pour venir parler en faveur (le la Banque Ontario devant le comité des chemins de fer.M.Cockburn dit qu’il a soupçonné alors et vu plus tard que M.Langelier n’agissait pas comme son devoir d’avocat le voulait, et il a fait venir alors M.Barwick pour prendre charge de la cause.M.Cockburn ajoute que pendant une visite a la résidence de M.Langelier à Québec, celui-ci a conseillé fortement dans l’intérêt de Ja Banque Ontario, de ne pas soulever ou brasser cette affaire devant les comités du Parlement fédéral.M.Cockburn dit qu’il voit aujourd’hui quelles étaient les raisons du du conseil donné par M, Langelier.Il accuse M.Langelier d’avoir forfait à son devoir et dit que «’il avait eu besoin de quelqu’un pour influencer le LS APPFX SYiaP VTlIïQl K L'Etendant, d’autres journaux, ont parlé récemment de Thon.M.Garneau, à propos du scandale de la Baie des Chaleurs.Ils l’ont invité a agir, à se rendre à Ottawa, à parler, à rassurer ses amis, à dégager sa responsabilité.Nous venons, nous aussi, adresser un appel a Thon.M.Garneau, un appel énergique, mais en même temps un appel sincèrement et profondément sympathi" que.Le commissaire des Travaux Publics occupe dans notre société une belle et enviable position.Ses cheveux ont blanchi dans les honorables labeurs qui ont fait de lui un de nos grands capitalistes, et jamais jusqu’ici personne n’a mis en doute l’intégrité de son caractère.Son nom est respecté ; sa carrière a été celle d’un honnête homme, quelles qu’aient pu être scs illusions et ses fautes politiques.Mais nous venons aujourd’hui avertir M.Garneau que ."’il ne sépare pas sa cause de celles des tristes hommes avec lesquels les circonstances l’ont associé» c’en est fait de son prestige, c’en est fait de l’estime publique qui doit être pour# ses vieilles années comme une couronne d’honneur.On a trompé M.Garneau, on s’est servi de son ii-un et de sa signature pour perpétrer un gigantesque brigandage.Nous savons que, pour arriver à ce but, un a violenté les instinctives répugnances de sa conscience alarmée.Des collègues ont pesé sur son action de tout le poids de leur influence et de leur faveur auprès du premier-ministre.Il a cédé à regret, pressentant quelque chose de louche et de honteux.Ce qu’il redoutait est arrivé, et maintenant, par la faute de ces hommes néfastes,'son nom se trouve mêlé à l’un des plus ignobles et des plus retentissants scandales qui ait souillé les annales de cette province.M.Garneau a une chose à faire : sortir le front haut du cabinet, se dégager de toutes ces hontes, laver ses mains de Mais dira-t-on, ce que nous blâmons, c est le fait que M.Pacaud les ait payés (les billets de MM.Mercier, C.Langelier, V.Lan gelier, C.A.P.Pelletier), avec de l’argent provenant d’Armstrong.Que l on désapprouve M.Pacaud d'avoir obtenu de.l'argent de M.Armstrong, ,cela est discutcble : mais quel mal y avait-il pour MM.Mercier, Pelletier | et Langelier d’avoir signé des billets.E.PACAUD, Requérant.Notre Philippe l/ALLIERE ET PACftUD )> apparus au jour.C’était inévitable, et ce n’était pas illégal.Ce qui serait inconstitutionnel et irrégulier, ce serait la tentative par le Sénat de porter un verdict sur la conduite du gouvernement local.Mais la chambre haute u'entrepreudra rien de tel.Elle sait quels sont ses droits, et n’ira pas au-delà.Le Sénat n'est pas compétent pour juger un gouvernement provincial, et il 11e le fera pas.Nous demanderons le jugement à un autre tribunal, et devant une autre juridiction.M.Philippe Vallière disait devant plusieurs citoyens de Québec h* .“>1 mai dernier : Durant l’absence de M.Mercier, c’est M.Pacaud et moi qui sommes Donc M Pacaud a obtenu de l’argent ' , .-, } , .les administrateurs de la province ’Armstrong ! L’Electeur 1 admet a .° Ceux qui entendirent ce propos propos pi nu- ll purent.J peux furent tentés de rire.Pourquoi le niait-il il v a huit jours?1 .1 * ° Mais M.\ allièrcs ne se vantait pas trop, après tout, et ce n’est pas pour rien que M.Mercier, écrivant à M.11 mentait donc impudemment ! Maintenant il admet ce qu'aucun homme sensé ne devait croire, la semaine dernière.Le voilà donc imbécile ! Bien plus le voilà traître, car il semble presque lâcher son propre directeur.Oui, on dirait que la révélation du scandale a déchaîné un ouragan qui entraîne tout, même YElecteur, dans son tourbillon.En et let, comme elle est significative cette phrase,dans les colonnes du journal de M.Pacaud : “ Que l’on désaprouve M.Pacaud d’avoir obtenu de l’argent de M.Armstrong, cela est discutable ” /.“ Cela est discutable ! ” venant de Y Electeur, ce mot est accablant pour M.Pacaud.Si son propre journal en est rendu à le condamner à demi, que doivent donc penser ceux qu’aucun lien n’attache au fugitif Ernest ?Larrons on foire ! MERCIER ET PACAUD Bon nombre de gens sont d’avis que c’est M.Mercier lui-même qui* est responsable de la fuite de Pacaud.Il paraît qu’au début de l’enquête M.Pacaud était assez disposé à aller devant le sénat avouer carrément qu’il avait eu §100,000 de M.Armstrong et qu’il n’en devait compte à personne.Mais après avoir vu M.Mercier S te-Anne de Lapérado , il changead’avis» et prit le chemin des vieux pays.C’est la version de Y Electeur qui disait, dans son numéro du 18 août, en parlant de son directeur : Sans attendre même l’assiguation.il sc toutes ces infamies, et justifier du coup j mct, en route pour Ottawa le dimanche, mais la confiance tenace do jours dit : Pourtant honnête homme.Québec.Nous pouvons lui assurer (pie s’il A Stc-Anne la Pérade où il va consulter r*.^ ___a :] , le premier-ministre, il apprend que le geu- accomplit ce grand acte, il ny aura pas 1 ’ - M • 1 ° - j— - - -L J LU U1/ VU1 puui uuana jv uiimhuviiv, 3 ceux qui ont tou- on apprenant qu’il va faire un voyage blanc Af Pon,r.at- nn s’il n’apporte pas avec lui les documents ai.traîneau est un .ri.-, 1 • .* •» % mentionnes dans 1 assignation, il revient a d’homme plus acclamé que lui, de nom plus respecté que le sien dans toute la province de Québec.Entendra-t-il cet appel ?Nous l’espérons ; dans tous les cas il peut être sûr que ce n’est pas l’appel d’un ennemi.M.Garneau est au déclin des ans.11 se doit à lui-même, il doit à sa famille» il doit à ses amis, de ne pas laisser une clique infâme souiller ses cheveux blancs par ses honteux exploits.LJ T DE L’ " ELECTEUR II BLANC ET NOIR On peut juger du désarroi, de la confusion, de l’effroyable déroute de nos adversaires, par les incohérences, les fluctuations, les variations et le décousu de leur défense.Ainsi prenez Y Electeur, l’organe, la propriété de M.Pacaud.Aux premiers éclats du scandale, il nie carrément^ hardiment, la vérité des faits dont on accuse son directeur.Nous citons Y Electeur du 17 courant: Cent mille piastre seraient allées à M.Pacaud, et 875,000 à MM.Bobitaille et Riopcl.Il est peu probable que, bien qu’il soit leur ami politique, M.Armstrong aime assez MM.Iiobitaille et Biopel pour leur faire un présent de $75,000.Passe encore cependant pour cette invraisemblance ; mais cc que pas un homme sensé ne croira, c'est que M.Armstrong, conservateur acharné, ait fait un présent de 8100,000 à un libéral comme AT.Pacaud.Il n'y a que des sénateurs conservateurs qui pourraient pousser l'imbécilité jusqu'à croire à une pareille absurdité.Ainsi, le 17_août, M.Armstrong n’a pas donné d’argent à M.Pacaud.Il faudrait être imbécile pour croire une telle absurdité, foi à'Electeur ! Huit jours se passent, et que voyons-nous dans le même Electeur, numéro d’hier matin : vernement provincial n’entend pas se sou mettre à la férule du Sénat.Il est donc iuutile pour lui d’attendre davantage ; il se rend à New-York pour prendre le paquebot tel que convenu à l’avance.Voilà les faits.C'est clair.M.Pacaud voulait aller à Ottawa payer d’audace et étaler son cynisme comme d’habitude.Mais il arrête à Ste-Annc pour consulter M.Mercier, et la conséquence c’est qu’il part pour New-York, et de là s’embarque pour les rives de France.Donc c’est M.Mercier qui a fait évader M.Pacaud.Et ces deux individus là s’entendent comme larrons en foire.IL Ë SCI ft DA Lli DU TBMISCOUATA TOluTOOKH M.PALAil) On lit dans la Minerve: La compagnie du chemin de fer du T émis* couata pourrait-elle nous indiquer le montant véritable qu’elle a payé à Pacaud depuis le règne de M.Mercier ?Nous ne sommes pas autorisé à parler au nom de la compagnie du Téraiscouata, mais nous savons que cette compagnie a été saignée par M.Pacaud et sa clique, pour un montant d’au moins 830,000, peut-être de §40,000 ou de 850,000.Une enquête d’une demi-heure devant une commission royale l’établirait sans conteste.Le chiffre a été moins élevé, mais le brigandage a été aussi complet que dans le scandale de la Baie des Chaleurs.Les voleurs sout toujours les voleurs Pacaud, de Paris, appelait l’entrepreneur des meubles du Palais de Justice do Montréal “ notre Philippe." La preuve faite devant le comité du sénat établit que notre Philippe a escompté pour la clique deux billets de §20,000 chacun.Des billets pour §40,000 aux banques, à la fois, c’est gros.11 est vrai (pie ers billets étaient garantis par les fameux chèques de M.Chrysostome Langelier.Mais tout de même c’est un fier service que M.Yallières rendait à la clique en ce moment.On conçoit qu’un homme aussi obligeant doit être encouragé : à preuve le contrat de l’ameublement du Palais de justice de Montréal.Un billet oublié jfl.Whelan vient de prendre contre 91.Ernest Pacaud une action de $1200 ! Quelque boodlagc la-des-SOll.H ?ltat-ce un billet que 91.B*a-eaud u oublie de payer en partant pour l'Europe ?JURIDICTION DU SENAT Ï3, EST DA9S SOX DllOIT Ecrasés par la \ reuve accablante qui se fait à Ottawa, nos adversaires en sont réduits à criailler que le Sénat excède sa juridiction, et commet un acte de tyrannie.Nous a vous déjà prouvé que le Sénat est certainement dans ies limites de ses privilèges et de ses pouvoirs en faisant une enquête sur le scandale de la Baie des Chaleurs.Nous croyons important de dire encore un mot sur ce sujet.Comment cette enquête a-t-elle commencée ?La compagnie de la Baie des Chaleurs demandait un acte d’incorporation au parlement fédéral.Aux Communes le bill avait été adopté après une forte opposition.La banque Ontario était le principal adversaire du bill, parent qu’elle avait une créance privilégiée contre M.MeFarlane, sous-entrepreneur de la compagnie, et qu’elle voulait avoir une garantie spéciale.Finalement ou lui affirma qu’il y avait entre les mains du gouvernement de Québec §280,000 pour payer les dettes privilégiées, et que sa créance était ainsi en sûreté.Et c’est après cela que le bill fut adopté.Mais dans l’intervalle de l’adoption du bill aux Communes et de sa présentation au Sénat, la banque Ontario apprit que les §280,000 en question n’étaient plus entre les mains du gouvernement de Québec, mais étaient presque toutes' passées en boodlaye ou autrement.La Banque envoya alors ses procureurs devant le Sénat pour déclarer qu’ello avait été trompée, et combattre le bill.M.Barwick, avocat de la Banque, fit une déclaration devant le comité dos chemins de fer du Sénat, et porta les accusations que l’on sait.Que devait faire e Sénat ?Nu pas s’occuper des déclarations si graves de M.Barwick ?C’eut été un manquement à son devoir.Une des institutions intéressées demandait à prouver que lu garantie dont on lui avait affirmé l’existence n’existait plus.Le Sénat était tenu de permettre à cette institution de faire sa preuve.La demande de retrait du bill était une raison de plus pour faire l’enquête, car cela indiquait quelque choso de louche, et la Banque avait droit de faire connaître au Parlement fédéral, saisi du bill, le fond de l’histoire.C’est ainsi que/l’enquête a eu lieu.Et nous défions n’importe quel légiste d’attaquer sur ce point la juridiction et le droit du Sénat.Maintenant, au cours de l’enquête, des actes compromettants du gouvernement Mercier et de sa clique sont Lequel des deux ?M.Chs.Langelier Le serment de AT.Dumoulin Un reporter de Y Evénement a eu hier une entrevue avec M.Chs.Langelier, secrétaire-provincial.On lit dans cette entrevue ce qui suit : Reporter.—On a prouvé que voua aviez promis un dépôt de 850,000 à -M.Dumoulin s’il escomptait un certain chèque de 820,000 ?M.Langelier.—C’est absolument faux et j’établirai eu temps et lieu mon assertion.Reporter.—Pourquoi alors M.Dumoulin, caissier de la Banque du Peuple, a-t il juré cela ?M.Langelier.—M.Dumoulin a fait erreur et je le lui prouverai eu temps et lieu.M.Langelier nie.M.Dumoulin a affirmé sous serment.Et M.Dumoulin est un honnête homme, bon libéral, ami et partisan acharné des ministres de Québec, cousin de M.Pacaud.Voici le témoignage positif et assermenté que M.Dumoulin h rendu à l’enquête.Q.Vous dites dans votre lettre du G mai dernier, adressée à M.Bousquet, gérant, que vous aviez d’abord refusé d’escompter le billet de $20,000.B.Oui.Q.Mais M.Langelier promit uu dépôt de $50,000 sur la nouvel empruut ?B.Oui.Q.Ce dépôt a-t-il était fait ?B.Non, monsieur.Q.Quel emprunt était-ce ?B.J’ai compris que c’était l’emprunt des 810,000,000.Q.Charles Langelier est un membre du gouvernement, n’est-pas ?B.Oui, monsieur.Q.Et il accompagnait M.Paciud quand celui-ci alla demander d’escompter le billet.B.Oui, monsieur.Ah ! M.Langelier, vous essayez de nier.Eh bien, il y a contre votre parole le serment de M.Dumoulin.Allez-vous essayer de faire croire que M.Dumoulin s’est parjuré ?Ce serait un comble d’audace ! PETITE GAZETTE Un libéral important de Montréal, ex M.P.P., exprimait samedi, devant plusieurs personnes, son indignation contre la clique Mercier.“ Ces gens-là devraient être chassés, sans délai, s’écriait-il, puis poursuivis et envoyés au pénitencier.Et je souscrirais volontiers §1,000 pour payer les frais do la poursuite.” Un de nos amis, passant devant le palais que M.Pacaud a acheté avec notre argent, s’est écrié: Cette résidence devrait être appelée le Château-Bigot.ho mot est heureux,"et très en situation.L’article que nous publions dans une autre colonno à l’adresse de M.Garneau.pourrait s’appliquer dans une largo me sure ?i M.Shehyn.Aujourd’hui les badauds peuvent admirer M.Mercier figurant pompeusc-meni dans la vitrine de M.Lavigne, en culottes blanches.Onguent et Pilules d'Holloway Irritabilité nerveuse.—Aucune partio d la machine humainorequiert plus de soin que le système nerveux, car notre santé et mQmc notre vie en dépendent.Ces Pilules fortifient Ich nerfs et sont les plus sûrs purificateurs du nang.La nausée, le mal de tête, l'étourdissement et l’apathie de l’esprit cèdent devant elles.Elles soulagent les symptômes de dy-pcpsie, ies douleurs d’estomac, la sensation de plénitude au creux de l’estomac, et la constipation, les appétits capricieux et la distention abdominale.Les Pilules d'Holloway sont surtout recommandées aux personnes d habitudes studieuses et sédentaires qui graduellement tombent dans l’état nerveux et irritable, à moins d’ôtro rostaurée* par oc remède.Le plu: économique en même temps que le plus efficace tonique stomachique :t digestif* i Lus AMERS INDIGENES doivent leur popularité aux plus importantes qualités quo pout ’avoir uno préparation médicinale ; une oflioacil/» toujours ccrtaino, l'absonco de tout principe dangereux, et la modicité du prix.Les AMERS INDIGENES sont uno combinaison préparée dans dc9 proportions rigoureuses, d'un grand nombre do racines et d'écorcos les pins préoicuscs par leurs vertus médicinales, toniques, stomachiques, digestives et caimina-tiros.Les Maux dkTAtb.Etourdjssiuent.NiujIem, Malaiur GK"4raï., sont lo plus souvent la suite do dérangement do l'estomac, et dans co cas, les AMERS INDIGENES no manquent jamaisd'np-porter un soulagomont prompt, et lo plus sou-rcm, un* guérison ccrtaino.t Los AMERS INDIGENES so vendent en détail dans toutoi les bonnes pharmacies do la Puissauco, en boites do 25 ets.souleinont, contenant co qu'il faut pour 3 ou 4 bouteilles do 5 domiards, — * S.LACHANCE,, PROPRIETAIRE, 1538 El 1540 RUE STE-CATHERINE MONTREAL.LOUIS JOBIjSI SeiilpU nr et Stutussirc Coin des Rues Ouir Fontaine et Iturloii, QUARTIER MONTCALM O U E K RG.I ¦ .-v., - .-J dp - fer- • ,-t .¦ New-York à 6.-0 h.p.m., et via Dudswell Junction, ariive à F a by a ns à 8.50 h.a.in., Portland ù 12.15 h.p.m., boston, via North Conway à 3.30 h.p.ni.Char monarque, parloir et dortoir, de Quc.jCC à Fabyami, N.IL vi:\ Dudswell Ju ction, con-nexant avec les chars Pullman à Lancaster, N .II.pour Portland et Boston.Char di.ect (siège avec coussins) m.ie Quélrec et Portland, et Québec et Newpoit.Ce convoi quittera Québec toushsdinianc .es coirs au lieu des samedis soirs.JV1IXTE.— Part de Québec par le bateau-passeur ü i.iç h.p.m., de Lévis à 1.40 h.p.ni., arrive a la jonction de la beau ce à 5.45 heures p.m., arrive à St-François à 6.46 p.m.Les trains arrivent Québec EXPRESS.— Part de New-Yoïk a 4.40 heures ' p.m., dé Poston à 7.4S P- m-» Pa?Shf’ brooke à 7.40 a.m , ai rivant à Lévis à 1.30 h .p.m., et à Québec par le bateau passeui a 0 Ce convoi court directement de boston à Québec via White River Junc.ion et Sherbrooke sans changement de chars.Char monarque, parloir et dortoir, de boston .1 Québec, et de Springfield à Québec sans changement.PASSAGERS—Quitte Ncw-Yoik à io.coa.m* *nîif Boston à 1.00 p.m., ou quitte boston via North Conway à 1.15 h.p.m., quitte Portland Parlement Fédéra! Ottaawu, 22 août.La Chambre s’est occupée aujourd’hui motion de non confiance proposée pur M.Davies au sujet du contrat accordé & différentes compagnies de steamers pour établir un service régulier entre le Canada, les Indes Occidentales et l’Amérique du Sud.M.DAVIES accuse M.Foster d’avoir accepté pour ce service des steamers d’un tonnage et d’une rapidité insuffisante.11 l’accuse d’avoir aussi consenti A changer les termes du contrat qu’il avait fait avec la “West India and Canada Co,” dont M.Beard, alors député de Queens, était membre, et d’avoir accordé 80,150 par voyage lorsque le contrat stipulait seulement 84,000.Il ajoute qu’une partie de la subvention accordée pour ce service a été payée à cette compagnie avant qu’elle fut légalement constituée et que M.Beard se rendait alors coupable d’infraction A l’acte de l’indépendance du parlement.M.Davies accuse ensuite M.Foster d’avoir, l’année suivante, permis à cette compagnie de ne pas exécuter son contrat et de l’avoir donné à MM.Bickford et Brack pour la somme de §00,000,lorsqu avec la compagnie précédente le prix n était que de 819,000, et d’avoir aussi payé à cette compagnie 815,000 pour de voyages qu’elle n’avait pas faits.# M.Davies termine en propo ant la motion suivante : “ Que la conduite du ministre des Finances eu ces circonstances a été contraire à ]'intérêt public et qu’elle mérite la censure de la Chambre.” M.FOSTER répond A M.Davies.Il dit que des soumissions publiques ont été demandées pour faire établir un service régulier de steamers entre le Canada, les Indes Occidentales et l’Amérique du Sud ; que trois soumissions furent envoyées au gouvernement ; la première par MM.Black A Bickford pour 848,000, la deuxième par Furui&s pour 850,000, et la troisième par la “ Canada A West Indian Co ” pnir §49,000.Le contrat fut accordé A cette compagnie, les deux autressoumissionaires s’étant retirés.La 1ère année du contrat, la compagnie a mis deux steamers pour faire le service, un de 712 tonneaux et l'autre de 1000 tonneaux.Dans le mois de juillet, la compagnie informa le gouvernement qu’il lui était impossible de continuer le contrat A ces conditions et qu’elle perdait environ 85,000 par voyage.Le mi-mistre des Finances insista auprès de M.Beard pour qu’il n’abandonna pas le service commencé, vu que la ligne courante de trafic mie l’on avait commencée A créer serait dé- ment vià Dudswell Junction, - — - .1 -, . .n- » Newport à Québec sans changement viâ Sherbrooke.Finances lit un contrat avec la société J îck- MIXTE.—Quitte St-François jlc la Beauce à 6.00 ford & Black pour 5 ans pour la somme de h.a.m., arrive à la Jonction de la Beauce à $(30,000 condition qu’elle mette pour ce 7.05 heures a.m.,à Lévis à 10.2^ heures a.m., gcrvjcc Jes steamers plus rapides Ct d'un plus et à Québec par le bateau-passeur à 10.30 a putes ci a un puis la compagnie pré- fort tonnage que ceux TELEGRAPHIE TIlICEiSBU: MPI.Nombre IL.Lafontaine, juge en chef de la Cour d’Appel.Une dépêche officieuse de Rome annonce que le Pape va convoquer 3 Rome un certain nombre de prélats américains pour étudier la question catholique aux Etats-Unis.Le Star ne croit pas que 31.3Iereier ait assez de santé pour rester chef du gouvernement et dit que le parti libéral n’a pas d’autre homme qui puisse être chef.Une dépêche de Pérouse annonce que S.Ein.le cardinal Laurenzi est très gravement malade.Le cardinal Laurenzi, qui est un ami d’enfance de Sa Sainteté Léon XIII, est né à Pérouse en 1821.Il est donc âgé de 70 ans.5/2*: JL KCTKoïTu TI O N I*n einploj'é de la manufacture de Monlino* itucy frnupf' pur nn courant Oleclrtune I.«m HcnHfUions éprouvée» Depuis la première exécution au moyen de l'électricité, celle de Kemnler, le meurtrier, l’anuée dernière, à la prison de Siug-Sing, la presse américaine eu général a engagé une polémique assez vive â ce sujet.Le poiut principal qui a été débattu, a été celui de décider si la mort causée par un choc électrique était au point de vue humanitaire, moius douloureuse que la strangulation ou bris de la colouue vertébrale par la pendaison.Un accident vient de révéler les sensations que fait éprouver le courant électrique à la machiue humaine.Voici le récit fait par M.Albert Moise, mécanicien en chef de la filature de coton “ Montmoreucy ” située auprès des chutes de ce nom, qui faillit être électrocutionné accidentellement.Mardi dernier, vers six heures et demie, après que les employés du moulin curent quitté rétablissement, 31.Moise apprit qu’une des machines à carder était brisée et demanda l’aide de deux de scs assistants afin de lui donner un coup de main.Vu qu’il faisait sombre dans la salle descardeu m, il voulut allumer uuo des lumières â arc.Ces lumières sont d’une force de 800 3 1,000 courants, mais appliqués pendant assez longtemps.La chambre où se trouvait [située le moulin à carder, a une hauteur d’environ treize pieds.Avant de mettre la main sur le fil conducteur, M.3Ioi»e demanda à l’un de ses assistants de vérifier si oui ou non le pouvoir moteur fonctionnait.On lui répondit que uon.A peiuc avait-il mis la main sur le fil, 31.Moise fut lancé au plancher de haut et retombait inanimé sur le sol.Une des personnes présentes se précipita à son secours, mais en voulau t le toucher, reçut un choc électrique tellement fort qu’elle tomba à la renverse.On a transporté sans tarder ce que l’on croyait être un cadavre, i\ sa résidence, située sur les bords do la rivière St-Charlcs.Ou fit mander sans tarder 31.Struchau, gérant de la compagnie qui fournit la lumière électrique ùla ville de Québec et ses environs.Ce dernier Je fit transporter dans une cour en arrière où la terre était détrempée par la pluie.Au bout de quelques instants, après avoir subi les effets de l’humidité, M.3Ioisc sortit do sa léthargie et put suivre l'avis qui lui a été donné de se tenir les tatiou diplomatique de cette république à l’étranger.Les légations de France, d’Allemagne, des Etats-Unis, de la République Argentine, du Chili, de la Grande-Bretagne, d’Italie, de Portugal et de l’Uruguay seront confiées A des ministres plénipotentiaires de premiere classe.La France et l’Angleterre, cenirne distinction spéciale, jouiront de trois secretaires au lieu de deux attribués t\ 1 Alle-iuii.»nc et autres puissances.L’Autriche-Uon-ric, la Belgique, la Bolivie, l’Espaguo, le Mexique, le Paraguay, le Pérou, la Kussio, la Suisse et le Venezuela seront réduits il un ministre de seconde classe, assisté d'un secrétaire de seconde catégorie également.LE MAGASIN DU LOUVE Vis-à-vis lia Cote du.Palais* B cc (Jetée Louise] \ S.40 A.M.8.15 P.M.— Train mixte p.\rt «le la I ivière A Pierre t u» les jou s à 2 45 P.M., «le St-Raymond a 5.20 P.M., et du lac St Joiej h a 6.ço P.M., arrivant à Quél*cc [C.P.R.] à 8.15 P.M.Char p lui Monarch attachés h tous les trains directs du jour, et chats doitoirs aux tia*ns directs du soir.On peut retenir des rieges et des lits, tt we procurer du bllcts de pas age ch-z R.M.Stocking, vis-à-vis l’Hôtel St-Louis et chez Suzor et Trudellc, 87 rue du Pont 1æ I atcau a vapeur Ida voyagera sur le lac St-Josc; h, entre la station et l'hôtel L.kc View, entre le 15 j «in et le 14 septembre, en raccordement avec les trains.J>c bateau à vapeur de V.Utetner, UnduittX.le bateau & vapeur Itribonca, voyageront comme suit jur le lac St-Jcan : ¦ omincnçir.t lundi le 15 juin, et durant la saison «les touristes, le bateau à vapeur Ptribonca, capitaine Geo.Martin, ou le bateau à vapeur Undine, c pt.IL Savard,partira de Rolxrrval tous les jours, aoisi que le 1 i manche, à 9 A.M., pour le Island (1 USK, à la Grande Dédiarg?, y arrivant à il A.M.Au retour partira de la Grande Décharge à 4 1*.M., et arrivera à Kob.rval à 6 P.M.Le bateau à vapeur Ptribonca, ira a la rivière PérP»onca deux fois par femaine, ou plus touvent, pour les besoins de la scierie et de la colonisation.I.c fret pour tous tes points des districts du l^ic Sl-Jean et Saguenay, à l’est de la Jonction C hambord, est enregistré pour la Jonction Lliam-bordt et pour Koberval et Icj endroits à l’ouest est enregistré pour Koberval.Le fret ne sera pas reçu à Québec après 5 heures p.ni.billets de retour de première classe, aux taux «l’un simple billet, de Québec à toutes les stations émis les samedis bons pour revenir jusqu'au mardi suivant.Excellentes terres à vendre par le Gouvernement dans la VKilée du Lac St-Jcan, à des prix nominaux.la: chemin de fer transportera les nouveaux «.-«dons cl leurs familles et une quantité limitée «le leurs effets de ménage, GRATIS.Avantages spéciaux offerts à ceux qui établissent des moulins ou autres industries.Pour informations au sujet «les prix pour les passagers et des taux pour le fret, s’a«lrcsser à ALEXANDRE IIAKDV, agent 4/*nérnl pour les passagers et le fict, Québec, TOURISTE ETABLIS EN 1842 ! + I.e» DernRrei >onveuutûa «lo la Hainan ou ETOFFES DE FANTAISIE A ROBES Directement des meilleures maisons européennes ! 4* Departements spéciaux.Confections des Robes, Manteaux et 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pour levenrr par le Ratcau laissant Mont éal le Dimanche l’après-midi.E.II.MYRAND, Agent, J.CHABOT, ~ Gérant général.Québec, 30 j :in 1891.J27 )) 3LE “Business College DE MONTREAL, est transféré au coin du CARRÉ VICTORIA et do la rue CRAIG, lun des endroits les plus sains ce les j dus beaux de la ville./^1E COL1 ÈCE est le p’us grand, le mieux orgA-vy rusé ci le plus f équenté de tous les intitula corn-tnttetaux du Canada, lx bureau sera ouvert après le 24 AOU 1 pour Penregihticnicnt des étudiants, et les classes seront rouvertes le 1er SEPTEMBRE.Les étudiants peuvent être admis en aucun temps après cette date.Des circulaires en anglais et en français contenant des informations complètes quant au cours, aux prix, etc., sont env yés gratis.DAVIS 6- BUIE, Burinkss College rv xi - 42' carr* Visoria, Montréal.Quéljçç, 15 juillet 1891.241 Québec, 21 juillet 1891 J.O.SUOÏT.Sect, âr* Gémit.1N ST1TUTRI CES DEM A NDÉES.\ Tewkesbury, comtf.de Quebec, .u u"c in titiilncc, munie d’im diplôme
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