Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 4 août 1894, samedi 4 août 1894
38^’ ' ¦ année ¦ •n : ÿ/*w CO U H9 t* 1 .l "A (%v « i •.* ; ni a t ./.«,«, l.ic * j 1 * - l,l»i ( « .M 00 ér •- T a a > Ï.IM t.M | iIn » .$•*.'»» .« -V .> 0 1 '/V»,»/ .«i.1 .l,U«‘ j&UHN A l.h IBM ri AI» l'A .(0 • * K Ho 52-Edition quotidiuane.-lYème année Samedi 4 Août 1894 $ JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.SWf TL THOMAS CUAPAIti, Directeur-Propriétaire.li dï Ht* JC (si Ht a ;j l$ tjuebec* y i rs'i *: ; .>fcr.0HCiS ' •* le j:» • ' '• " - • .-m r- *« 1% “ ' * ' • iHi(,4 91 ' ' ¦ ' ’• * .L .*.,po>a sur la pierre après l’avoir baisée, comme pour lui donner de la valeur aux veux de celle qui .-‘u-dressait od filial hommage.Préoccupée, malgré elie dos menaces de son frère contre Venceslas et redoutant qu’il ne les mit ;ï exécution elle vint ello-même donner l’ordre au por tier de recevoir le marquis de Régé et.et de sonner un îles domestiques pour qu’on l’introduise immédiatement dès qu’il he présouterait.En sortaut de là, «lie éprouva une sorte de soulagement, taot elle avait craint que Michel ne l’eut provenue pir uq or ire contraire.— Il a dit qu’il le 1er «il, pensa-t-el!o «tans en avoir l'intentiou.Elle rentra moins auxicuse ot vaqua X divers soins do l'administration intérieure du château, dont elle avait la charge depuis la mort do la duchesse.Lorsque l’horloge sonna le quart moins do cinq heures, elle com men; i à no plus être calme.Une sourde agitation mêlée d’appréhension dont elle ne se rend lit pas compte et quViie ne parvenait point â dominer, s’empara d’eile.Elle suivait des yeux les aiguilles sut 1« cadran de la pendule, avec une iinpationoo fébrile.Venceslas no lui faisait jamais attendre sa visite, surtout lorsqu’il l'avait annoncée, et c’était le cas.Ioès fut donc plus que surprise lorsqu© cinq heures, puis six eurent sonné sans qu tl parut.— Il faut, pensait-elle, quo Mi» hol y soit pour quelque chose.Ce qu'elle sou if rit alors ue saurait te déctire.Kilo appelait de scs vœux le retour de ce dernier, qu’elle savait absent et qu'elle n’avait pas vu rentrer, afin d’avoir une explication avec lui.Enfin, A sept hou row, qoaud le maître d'hôtel ouvrit U porte du salon, dans lequel elle ho tenu il, pour l’inviter ù eu mettre â table, clic lui adressa uu rv gard interrogateur — Et Monsieur !»* due — Monsieur le duc, répondit le a.ivi tour, ue dînera pas aujourd’hui — Kilo tiassaillit.— Il n’est pas rem ré 7 — fanion, mademoiselle.- Il est do ictour ?— Oui, mademoiselle.— D’où vient que j ; uo l’ai pas vu V Comme elle semblait se parler â elle-mOino U verri Unir le comprit et garlx la siieuce.J nés se tournant vers lui — Où est mon frère ?lui demanda t-idle d’un axvml saccadé.Dans ses appartement-’.Sans attendre qu’il t ût achevé elle oonrnt eluz Michel et frappa brusque ment à 1a porte ; mais celui-ci teignit de ne pas tu tendre.yen impatience devint de l’iuquiétu-di, elle frappa plus fort et, comme il continuait t\ garder le silence, elle frappa à coup de poings et essuya d'ébranler la serrure pour lu faire céder.— Ouvre ; ouvre, criait-elle tu es Ü ; je le suis ; ouvre, Michel ; ouvre, ou je fais enfoncer la porte.Son inquiétude était devenue de la terreur.Elle tremblait non seulement pour Venceslas, mais aussi pour Mi-* chel.Celui-ci effrayé du bruit et redoutant qu’elle n’ameutât par ses bruyants appel*.toute lu domesticité, ouvrit et retourna s’enfouir dans un fauteuil com me s’il tut eu pour de lui laisser voir son visage.Elle alla à lui ot, l'obligeant à relever lu tête, qu’il cachait entre ses mains,elle recula, U l'aspect do sa face décomposée.— Vouceslas ! s’* xolama t-clio, saisie d’un pressentiment.A ce ii oui Michel t*e dr ha et vmi’ut s’enfuir.Les force3 de ’.a j SUT: fi le >*J «1 ï«l pîèrent, elle le retint et le fis ciount ou regard.— Je veux savoir la vérité, ôit-c)le .qu’as tu fait 7 Où est Vences! &- K.le lui avait pris le bras.Tout X coup t-l'e poussa un cri
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