L'ordre, 5 juin 1934, mardi 5 juin 1934
¦ \ # rédaction et administration TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), " Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $9.00 $4.75 $2.50 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU i $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d'envoyer toute correspondence à la- • case MIS de l’Hôtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur; * OLIVAR ASSELIN L’abonnement est paÿable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Le numéro î 5 sous Première année—No 73 Montréal, mardi 5 juin 1934 L’extension juridique du contrat de travail DES CANONS, DES MUNITIONS ! Arrière-pensées politiques et impolitiques x5> Lee conventions collectives de travail, après approbation par le conseil des ministres, s’appliquent aux patrons et ouvriers.Le contrat de travail inter-récemment entre la « Chambre de la convention des ouvriers en bâtiment et des entrepreneurs révèle que le salaire dit minimum est équivalent au salaire normal de ces ouvriers.Dans l’application de la nouvelle loi, le gouvernement de Québec procède avec sa prudence coutumière.Une fois arrêtés les préliminaires d’une lion collective de travail, le projet est publié dans les journaux.On fait droit aux objections des intéressés, s’il y a lieu.Dans notre province, depuis quelques années, les syndicats sont de moins en moins actifs.On se demande si le gouvernement peut les regarder comme les représentants autorisés de tous les ouvriers.D’autre part, ne rend-il pas, par sa nouvelle loi, une vigueur dangereuse à ces organismes moribonds ?Le syndicalisme est toujours plus ou moins fondé sur la lutte des classes; dans notre province, nous ne connaissons pas ses méfaits, précisément parce qu’il est moribond.A cause du marasme actuel les syndicats deviennent facilement des centres révolutionnaires.La loi Arcand peut entraîner les plus fâcheuses conséquences dans le monde ouvrier lui-même.Un de nos confrères parisiens rappelait justement, à propos des pourparlers sur le désarmement, que seuls seraient durables les traités conclus entre les arrière-pensées.11 semblait aussi croire à la solidité des traités que pour autre chose.Quand Moscou fait des propositions ahurissantes sur le désar- mement, c'est surtout pour avoir les mains libres en Extrême-Orient, et il n’est pas improbable que l’Angleterre et les Etat»-conclus sans arrière-pensées.On peut ad- ¦ Unis approuvent ces propositions, ne serait-ce mettre, sans faire preuve de trop de cynisme, que pour susciter quelques ennuis de plus à que notre confrère parisien s abuse un peu j fokio, sans paraître prendre une position en croyant au désintéressement absolu de hostile contre le Japon, certains accords.Les traités liant la France aux venu construction de Montréal » et le « Conseil des syndicats des métiers de la construction, Incorpore» (naturellement) détermine le salaire minimum des bri-quêteurs, menuisiers, maçons, bref de tous les ouvriers en bâtiment.De plus, on annonce qu’un semblable contrat entre débardeurs et arrimeurs est à l’étude.L’extension juridique de la convention collective de travail est considérée par le gouvernement provincial comme l’œuvre maîtresse de la dernière session.conven- M Si après cela on entretient encore des doutes sur les arrière-pensées des chancelleries, c’est que l’on a vraiment l’optimisme chevillé au corps.Il existe des arrière-pensées politiques très élevées : celles qui visent au maintien réel de l’équilibre, de l’ordre accepté, ou encore celles qui dominent une ligne de conduite permanente, imposée par la force des choses.Lorsque les rois de France entreprirent de réaliser l'unité du pays, ce fut n aux pays d'Europe orientale et balkanique avant la guerre n'étaient pas plus conclus sans arrière-pensées que ceux qui lient encore Paris à la Pe'ite Entente ou à Varsovie.Même l’Entente Cordiale était pleine de sous-entendus.Les accords anglo-russes, après la guerre russo-japonaise, visaient à créer un état de choses où chacune des parties contractantes espérait obtenir des avantages marqués.On peut en dire autant du traité secret entre Tokio et Saint-Peters- surtout pour empêcher les empiètements de bourg, ou encore des accords plus ou moins ; l’étranger.C’était une nécessité, une politi* tacites qui ont existé entre le Japon et l’Al- j que inéluctable.Lorsque l’Angleterre re lemagne depuis 1910.La Double Alliance , lança dans la politique coloniale, ce fut par entre Berlin et Vienne était nettement dirigée j un besoin aussi absolu que celui qui oblige contre la Russie et surtout les Balkans, et | le Japon à s’assurer de fortes positions en elle fut plus spécialement dirigée contre la Extrême-Orient.Le traité de Westphalie re-France le jour où elle se transforma en cherchait le morcellement de l’Allemagne Triple Alliance.Les accords représentent pour empêcher le Saint-Empire d’écraser la souvent une tentative faite en vue d’arriver j France, comme l’Alliance de François 1er à un état d’équilibre politique et militaire.; avec le Grand Turc avait un caractère pulls ne sont, bien plus souvent, qu’une ma- j rement défensif.La théorie britannique de nœuvre purement égoïste, où l’on finasse et l’isolement est fonction de la politique colo-où 1 on se fait parfois attraper.Il ne peut niale et économique de l’Angleterre : à ce être question de sentiment dans l’élaboration titre elle est défendable.Toutes "i\ Dans le chassé-croisé de notre Constitution, les lois qui déterminent la nature des relations entre patrons et ouvriers sont du ressort des gouvernements provinciaux.Ces lois comportent toujours un certain arbitraire; la nécessité seule les justifie.Les gouvernements provinciaux les appliquent à meilleur escient que le pouvoir central, parce qu’ils connaissent immédiatement les besoins de leurs administrés.Une mesure comme l’extension juridique du contrat de travail, prise par le gouvernement d’Ottawa, entraînerait des difficultés de toute sorte, et les patrons ne seraient pas seuls à s’en plaindre.Adoptée par le gouvernement de Québec, elle est justifiable, car elle arrive à point.Des employeurs ont profité de la surabondance de la main-d’œuvre sur le marché du travail pour exploiter certaines catégories d’ouvriers.Le gouvernement provincial prend la défense des travailleurs.Il faut remarquer que la loi Arcand sur les conventions collectives de travail marque une étape dans l’élaboration de la législation sociale du Québec.Jusqu’à présent on s’est contenté de fixer le salaire minimum de certaines classes de travailleurs, de limiter les heures de travail dans quelques industries, " de pourvoir à l’hygiène sociale, de déterminer l’indemnité des ouvriers dans les cas d’accidents du travail, etc., sans intervenir directement dans l’organisation de la production.Aujourd’hui, le gouvernement commence à fixer non plus le salaire minimum, mais le salaire normal de tous les travailleurs.Dans un moment d’enthousiasme, M.Arcand déclarait récemment, à Joliette, qu’un million d’hommes seraient bientôt sujets à l’extension juridique du contrat de travail.En effet, l’analyse même superficielle de / ' t Et pourtant, il y a longtemps que j’ai désarmé ! Le Parlement fédéral a pratiquement adopté une loi sur la régie des marchés.Elle s’apparente à la loi Arcand: c’est l’extension juridique, pourrait-on dire, des contrats intervenus entre des syndicats de producteurs.C’est même une mesure socialiste greffée sur notre économie libérale, car elle intervient dans l’organisation de la production.A cause des intérêts différents de chacune des provinces canadiennes, le projet Weir est plus arbitraire que la loi Arcand; il constitue une entrave puissante à la reprise des affaires au Canada.On veut tout réglementer à la fois, tant à Québec qu’à Ottawa.Il arrive souvent que la législation économique, qui est en grande partie du ressort du gouvernement fédéral, empiète sur le domaine de la CECI, CELA ET AUTRE CHOSE .u : La réforme fiscale en France.Le cabinet Doumergue, fort de sa situation, entreprend une réforme qui contribuera à rétablir la situation intérieure du pays.Le ministre des finances, M.Germain-Martin, annonce le retour à une fiscalité modérée, plus simple, qui incitera moins à la fraude que les lois précédentes.La France va procéder à une refonte complète de son système d’imposition et va supprimer les anomalies qui rendaient ce système quasi incompréhensible.Pour le .mqmqiit, oq j).are au plus, pressé, c&k* a-dire que l’on fait un amenagement nouveau des recettes et que l’on diminue les charges intolérables qui pesaient sur les contribuables de bonne foi.Si l’impôt du dixième ou du cinquième n’a jamais été populaire en France et à l’étranger, à toutes les époques de l’histoire, que dire de l’impôt de la moitié ou des deux-tiers ?Comment peut-on admettre qu’un contribuable accepte de verser au fisc la moitié et plus de ses revenus, pour combler des déficits causés par des exemptions démagogiques, quand il peut frauder ?Pour ne pas être cornélienne, cette attitude est très humaine et elle a eu sa répercussion dans la diminution des recettes budgétaires depuis plusieurs années.Ce n’est que par des moyens de fortune que les gouvernements successifs sont arrivés à joindre les deux bouts.Aussi le cabinet Doumergue s’est-il rendu compte que, toute aggravation d'impôt entraînerait nécessairement une augmentation de la fraude fiscale d'une part, ' et une destruction de la richesse de l’autre.Il existe une limite très vite atteinte dans l’échelle des taxes, des droits et des impôts.Quel que soit le nom qu’on lui donne ou le prétexte dont on l’affuble, l’impôt ne peut pas donner plus qu’un certain chiffre en rapport avec l’importance de la fortune publique du moment.C'est une loi d’airain que toute fiscalité exagérée est mortelle.On ne peut que féliciter le cabinet Doumergue de l'avoir enfin compris.A.R.B.Ville de Verdun : elle retient environ $2.50 par semaine sur le salaire de l’employé à des travaux de secours, pour le paiement du loyer.Cette mesure d’exception est justifiée par la conduite d’un grand nombre d’assistés.Dès qu’ils reçoivent quelque argent, ils se hâtent de le dépenser.Quelques-uns l'emploient à solder des créances de fournisseurs.Rares sont ceux qui pensent aux propriétaires.La loi provinciale qui rend insaisissables les fonds de secours, a pour but de soustraire provisoirement les chô-roeurs aux poursuites fondées sur d'anciennes dettes.II est juste d’ailleurs que les fonds de l'Etat ne servent point à la solde des créances privées.Il faut que le sens de l'honnêteté soit à la baisse, chez nous, pour que l’Etat doive veiller au paiement dé dettes aussi importantes que le loyer.Pareilles mesures d’exception ne nous font point honneur.— D.D.I ces politi- d un traité : il s y trouve toujours un élé- ques sont justifiables devant l'histoire, et ment d intérêt, avoué ou non.Quand on personne ne songerait à les attaquer, signe un traité, c'est presque toujours avec Il n’en est pas tout à fait de même quand arrière-pensée politique.Il se trouve par- les traités se trouvent être l’expression d'ar» fois que ces arrière-pensées sont impolitiques rière-pensées politiques et qu’elles entraînent des conséquences, fâcheuses pour tous, co-signataires et spec- une comme celles sur le désarmement, les dettes, ou l’entrée de la Russie dans le sein de la Société des Nations.Des accords conclus dans ces conditions législation sociale proprement dite- -Lea décrets de l'Office des produits naturels n’entreront-ils pas en conflit avec les conventions collectives de travail ?" Sous prétexte que certains pays prétendent se trouver mieux de l’économie dirigée, nos gouvernements prennent des mesures qui confinent au socialisme.La loi Arcand comporte moins de sérieux inconvénients que le projet Wèir.Il faudra cependant que le gouvernement en use avec discrétion.M.Arcand l’entendra-t-il de cette oreille ?tateurs.Nous avons déjà souligné dans ces colonnes les arrière-pensées qui président aux ne sauraient rendre service.Ils sont condam» conversations sur le désarmement.Personne | nables au plus haut point.Ce ne sont pas des accords politiques, ce sont des accords de politiciens à la recherche d'un expédient, ou encore de Machiavels ratés ou d’insatiables mégalomanes.ne veut désarmer, et ceux qui insistent visent surtout à affaiblir leurs voisins.Quand on parle de l’entrée de la Russie à la S.D.N.c’est beaucoup plus pour forcer la main à l’Allemagne et l’obliger à revenir à Genève André BOWMAN Dollard DANSEREAU Ecboô du jour au lendemain, il va devenir un mari modèle, qu’il aura pour sa femme les attendons qu'il n’a jamais songé à prodiguer à sa mère ou à ses soeurs ?En l'clevant mal, vous vous êtes forgé des chagrins et vous avez volé le bonheur du foyer qu’il fondera.L'amour, les bienséances, des habitudes de galanterie, pourront le transformer un peu ; mais tout cela ne sera que vernis de surface.Il ne faudra pas y regarder longtemps pour découvrir dans ce mondain correct le vulgaire égoïste qui fera une martyre de plus, dans l’intimité de la vie régulière.Vous seriez au désespoir de donner à votre fille un mari qui soit si peu entraîné à prendre part aux besognes de la vie domestique.D'avance, vous rêvez pour elle d'un homme serviable, bon et attentif, qui sache à l’occasion la débarraser de certains travaux de ménage qui épuisent vite les forces d’une femme et ne font que distraire un homme des soucis de la vie extérieure.Vous entendez qu'il soit débrouillard et qu’il une grosse pjl des en- De l’éducation des fils La danse des millions A PROPOS DE LA PLUS ANCIENNE EFFIGIE DU CHRIST Madame, je me dau,a/s 6/cn que vous Genève un abonné, je suis tombé en arrêt 9"® ^ wmmmrn alors ambassadeur de France prés ,e roi """ d'IüGIe.si je ne fais erreur.A l'époque.^ tonne volonté e, mmmmi ZZfJZJfjsr&r?fi na e, arls' 6a 1 6 SUJ heureusement, il 'irrive dans bien des foyers pienne à son compte munication à la Société des antiquaires de ^ ^ mèr£ £< ;£j /,j/M 5C constituent ainsi nuis attaches aux soucis matériels.Et vous France (seance du ecem re ou ^ servantes des garçons.Et ça commence avez cent fois raison.il concluait que la piece en question était (.( .Q cinq ûn$ .ÿ ,cv,-cn< de l'école, : Mois pourquoi n avez-vous pas fait ac- une sorte de marque d identité portée par ^ £/ vé/ements sur /es c/im'ses, 1 quérir à votre fi/s /es qualités cl les habitudes les juifs nouvellement convertis.D apres ^ j£ J votre gendre P Foire belle-fille mérite lu et coulée sous le pontificat de Pie V .en askatche- Immigration.Si nous voulons compter mais elle l’est presque complètement dans la n’en voulons pas à notre sœur plus grosse bec, comme aussi les provinces du littoral, dans la balance contre les conservateurs à , r • « specia qui reconnu usage p0ur qUejqUe chose en ce pays, il nous faut pratique.Et M.Poulin, avec qui je suis si elle attire plus de commerce.» Notre est la parente pauvre de la Confédération.C°"SÇ des mesures prises par le gouvernement les tribunaux """ ** lcglslat,vc et dc- donc chercher à d’accord pour une fois, à mon grand plaisir, sœur plus grosse ! L’expression est peut-être Pour ceux qui dirigent notre politique, rien d union (provincial) pour libérer les éco'cs a x‘ maines où la supériorité ne soit pas fonction démontre que dans la fusion partielle déjà 1 moins cocasse qu’elle ne paraît : La ville de » existe à l’est des Grands Lacs, que des des influences qui sont incompatibles avec le Pour terminer, M.Gauthier rappelle du nombre : particulièrement dans l’écono- réalisée, la ville de Québec est plus mal par- ! Montréal fut peut-être grosse quelque temps ; ! électeurs naïfs et de bons payeurs d’impôts, système des écoles publiques.Et h l'appui de que si les Canadiens d’expression française mique et l’intellectuel.C’est la conclusion dl tagée que le reste de la province, que Mont- mais elle a bien dégrossi depuis qu’elle a Nous l’avons trop oublié au temps de la sa preuve, M.Turnbull dans un geste dra- ne constituent qu’une minorité en Saskatche- mon Histoire de la Population canadienne• réal et Lévis en particulier.Cela, relative- ; accouché de Camillien Houde qui porte lui- 1 prospérité : la crise a mis cette vérité à nu.matique, brandit au-dessus de sa tête un nu- wan, les Canadiens de langue anglaise ne française qui paraîtra dans quelques jours, ment au reste de la province.Et quand on j même, dans son crâne volcanique, une déesse , rncro du « PATRIOTE DE I.’OuEST », édité sont, eux aussi, qu’une minorité, la majorité Le lieutenant-gouverneur vient de lui donner songe que.relativement au reste du pays, la ¦ encore à naître : on croit qu’il en sortira une.| Les éructations de Turnbull à Prince-Albert.étant constituée par des habitants qui ne sont une haute confirmation, province de Québec ne reçoit pas un traite- Minerve, mais ce ne peut être qu’un Pan- j ril , - ., ., , anglais ou français ni de langue ni d’origine, ment bien enviable de nos compagnies de dore avec une très grosse boîte de malheurs.J es ne Rêvent pas moins de proies- ; « Ce journal, dit-u, annonce qu un exa- \ M.Gauthier se demande alors, avec raison chemins de fer, on conçoit que les Québé- Mais continuons, avec M.Poulin, l’énu- i [atl0"s qu® Çe,‘es des, Cowan, des Jim j rnen en français sera tenu dans les écoles de de quel droit M.Turnbull prétend « parler cois se plaignent.M.Poulin écrit : ; mération des maux que cette autre boîte de j Gunter et de leurs congénères.jlous Jes districts ae langue française de la au nom de toute la population de la Sas- distance que pour une plus longue.C est d ail- ^ que ]a p0$te va ,rè$ ma) à Québec_ l e$ ; Dites donc la vérité: avouez donc que I des aonalcurs de ces prix, et plusieurs leurs exactement ce que l on fait actuelle- joumaux so;r> en particulier, en sont ré- i üous êtes en tête des fanatiques de la Saskal- d’entre eux sont des résidants de la proüince ment¦ duits à imprimer des éditions de midi pour j chewan, et que, s’il n’y avait pas des chefs de Québec.Celle liste prend plus d’une co- ne pas manquer les trains.Puis il y a eu ' files ids que vous, dans voire province 'omïC* des enquêtes : l’un a favorisé Lévis au dé- ! comme ailleurs, on aurait suffisamment de bon « y0;là [es preuücs_ // esl jonc c'uycn, sens pour saisir l inégalité de droits entre les que ja luUe Be>er la Saskatchewan de Européens immigres ,c, depuis «rente uns u ^ rfominotion de Québec ne /oil que com- peine e, es descendorils d une race qu, a | fencer.» El (e réquisitoire contre Québec ouuer, notre p„y, aiacWisationet figure | ^ntinue don, fe «on des harangues éiecto- comme partie contractante au pacte de la ton- j ra[es fédération.La Commission Canadienne de la Radio a fait preuve d'un beau courage, en bravant jusqu'ici l'étroitesse de Vues des Turnbull pour donner à noire régime radiophonique cachet qui s'harmonise parfaitement avec le caractère bilingue du peuple canadien.Espérons quelle ne reculera pas devant les dernières manifestations du fanatisme provocateur et destructeur.C'est, d'ailleurs, son devoir de tenir bon.Entre les protestations de M.Turnbull et celles des Canadiens français disposés à | BEVUE- IDE LA PBE#E % cana- < Les chemins de fer contre Québec > liorât aux dépens de celui de la Métropole.Mais en vérité, nous y sommes si peu exposés : avec les projets de canalisation du En lisant ce titre d’un premier-Québec Saint-Laurent, qui finiront par se réaliser, de l’AcTJON CATHOLIQUE, je croyais , c’est bien au profit de Toronto et des ports comprendre «contre la province de Québec», des Grands Lacs que le commerce de Montée qui eût été exact.Mais M.1 bornas réal est exposé à diminuer, que nous ne dc-Poulin s’emploie à démontrer que la fusion \ vous pas craindre la concurrence de Québec, des chemins de fer se ferait contre la ville De toute façon nous a'avons aucune raison de Québec, ce qui n’est pas moins exact.de ne pas souhaiter pour Québec un traite-La fusion de nos réseaux est en train de ment simplement équitable.se çon- .-y ’ nous savons 1; Constatation courante qui trouve V a ï- nous imposer dans les do- -t , I Ï'I A Mais cette supériorité intellectuelle, pour l’atteindre, il faut d’abord que notre enseignement soit de tout premier ordre.M.P** tcnâude n'a pas négligé de le dire, après avoir rappelé, comme il convenait, les difficultés matérielles qu’il lui faut vaincre : L C’est entendu, nous avons le droit de notre côté, mais nous n’avons pas la force.Cela nous ramène à notre marotte sommes plus faibles dans cette Confédération que nous ne le serions si nous étions isolés.Il y a très peu de questions politiq qui, étudiées à fond, ne nous ramènent forcément a cette conclusion qui commence à crever les yeux des plus myopes.La supériorité intellectuelle L’Université Laval est sortie de l’idéal patriotique du premier évêque de Quebec, comme une oeuvre tendant à compléter celles qu’il avait fondées lui-même, avec foi, espérance, et charité.Dans des conditions matérielles difficiles et'dans une ambiance intellectuelle relativement faible, T'Université Laval a réalisé un progrès appréciable.Avec des circonstances plus favorables de temps, de lieux, de personnes, elle aurait pu /a,‘re davantage.Si on estimt opportun de le dire et de le répéter, c’est surtout, à notre humble avis, que la coopération nationale au problème de l’enseignement a toujours grand besoin, chez nous plus qu ailleurs, d’être stimulée.Plus qu'aulrefois, nous avons le temps de prêter une attention suivie et un concours intelligent au mouvement universitaire.: nous En effet, pour le transport des grains et de leurs sous-produits, on exige un tarif de cinq sous de plus via Québec que via Mont- trjment de Québec, l’autre a publié une real El sur la ligne du Transcontinental \ ^ de$ transports sur laquelle Québec ne Quebec est plus rapproche de beaucoup de l’Ouest que ne l'est la Métropole.Ce traitement injuste pour la capitale de la proüince est cause que le commerce qui , mins de fer, il y a quelques années.Celte en-devail converger ici s'en Va maintenant par < quête a eu pour résultat ce qu’on a appelé goélette vers Montréal, que l'on achète là ce j le rapport Duncan.Sait-on qu'en vertu de ce qu’on achetait autrefois ici.rapport, pour des marchandises expédiées à Nous en souffrons dans notre commerce, l'est, il en coûte 20 pour cent moins cher dans notre travail et dans notre situation ! de Lévis que de Québec?sociale.ucs ; i to il figurait pas : ; Nous avons eu une enquête sur les che- ! 1 Une supériorité intellectuelle vaudrait plus que l influence du nombre ou de l’argent pour aider a l accomplissement des destinées providentielles dont nous parlons volontiers mais auxquelles nous ne réfléchissons pas suffisamment.De toute l autorité de sa fonction et de la valeur personnelle de son exemple, un représentant de l autorité royale invite la nationalité canadienne-française à s'enrôler dans les milices de la science, où il y a place pour tous les hommes de bonne volonté, quelque soit la part d énergie que chacun y apporte.' 'M.Turnbull s’attaquait en l’occurrence, aux examens de français que les Canadiens français de la Saskatchewan tiennent chaque année dans leurs écoles, à leurs propres frais, et qui sont, pour les enfants, l'événement capital de leur vie scolaire.M.Gauthier s’adresse aux optimistes qui prétendent, avec une confiance aussi aveugle que stupide, que les Turnbull et les Cowan sont une toute petite minorité : De même, lorsqu'il assure que cette animosité n'existe nulle pari en Saskatchewan f-;i i t m •M un Une autre enquête a été tenue, celle-là pour étudier toute la question des transports.Nous avons vu une carte publiée par celle commission et nous avons éprouvé la surprise de notre vie en constatant que la ville de Québec n'existait pas.M L'argent va rouler beaucoup moins qu'il ne le devrait et le travail se fera plus rare.C’est dire que toute notre armature économique et sociale se trouvera atteinte, frappée de faiblesse.- C est la raison d’être de toutes nos critiques, qui veulent d’abord être un qui nous apportera quelque amélioration, sinon la perfection.stimulant Ces lignes de 1 LvÉNEMENT résument un discours du lieutenant-gouverneur dé la Cet article, qui parait n’intéresser que les Québécois, méritait l’attention de tous les Plus d’un Montréalais trouverait déraisonnable que le commerce de Québec s’amé- 'Georges LANGLOIS 0 i - • - -L ORDRE — Montreal, mardi 5 juin 1931 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE A » L’impôt sur le revenu en Allemagne Les navires porte-avions et le conflit du Pacifique Hedjaz contre Yémen Pu.squ .1 est question d apporter certai- I Les autres contribuables sont divisés en ne* modifications a l impôt sur le revenu en deux classes: la première comprend ceux France, il ne sera pas sans interet de rappeler qui touchent un salaire ou traitement de comment cet impôt fonctionne dans différents moins de 8,000 marks (48,000 francs), la pays étrangers.En Allemagne, il a subi des seconde tous les autres.Les premiers’ se retouches importantes dans les années ré- voient retenir l'impôt sur le revenu par l’em-centes.Etabli en Prusse vers I860 (dans ployeur chaque fois qu'ils touchent leur trai- d'autrcs pays, comme la Saxe, il est de date tement ou salaire, les seconds doivent faire plus ancienne) , il devient impôt du Reich en une déclaration et payent leur impôt au per-1920.Les difficultés financières résultant cepteur chaque trimestre et d’avance, depuis cinq ans de la crise et du chômage Les assujettis à l’impôt sur les salaires ont conduit à y superposer toute une série ne sont taxés qu’au-dessus de 1,230 marks d’impôts.L’impôt de crise vient d’être sup- par an (7,380 francs) et payent 10 pour primé et sera incorporé celte année dans l’im- 100 sur le revenu au delà de cette limite, pôt sur le revenu proprement dit.Mais l’im- tandis que les contribuables astreints à là pôt civique (« Bürgcrsteuer »), que le peu- déclaration payent à partir de 960 marks pie a surnommé l’impôt des nègres, et qui (5,960 francs) de revenu et suivant -une est perçu par les communes pour secourir échelle variable.Si leur revenu est intérieur les sans-travail, est maintenu : c’est un vé- à 8,000 marks, ils ne payent l’impôt que ritable supplément à l’impôt sur le revenu, sur la partie au-dessus de la limite de dé-comme lui progressif, mais d’une progression grèvement.On ne fait plus cette déduction plus rapide et avec des dégrèvements moins pour les revenus de plus de 8,000 marks, larges à la base.Il frappe déjà le contri- Les contribuables sujets à la déclaration buable dont le revenu ne dépasse pas 50 payeront par exemple : pour 20,000 marks marks par mois, c’est-à-dire 3,600 francs ( 120,000 francs) de revenu, 19.620 francs par an.Cet impôt produit 325 millions de s’ils sont célibataires, 15,030 francs s’ils marks, sont pères de cinq enfants (plus 900 francs d « impôt civique » dans les deux cas) ; pour 8,000 marks (48,000 francs).6,060 francs s’ils sont célibataires, 3,708 francs s’ils ont cinq enfants (plus 360 francs d’« impôt civique ») ; pour 5,000 marks (30,000 francs), 3,492 francs s’ils sont célibataires, 1,926 francs s’ils sont pères de cinq enfants (plus 270 francs d’« impôt civique ») ; pour 2,100 marks (12,600 francs) de revenu, 1,446 francs s’ils sont célibataires, 144 francs s’ils sont pères de cinq enfants (plus 180 francs d’« impôt civique »).Il résulte de ces chiffres — et c’est là, sans doute, la grande différence entre l’impôt sur le revenu en Allemagne et en France — que les dégrèvements à la base sont moins larges dans le Reich, et, par suite, que le nombre des contribuables astreints à l’impôt sur le revenu y est beaucoup plus élevé.En 1928, sur 23,885,000 salariés, 13,490,000, soit environ 60 pour 100, payaient l’impôt sur le revenu, et sur 4,210,000 astreints à la.déclaration, 3,260, 000 le payaient, c’est-à-dire plus de 75 pour 100 : au total, plus de 16 millions et demi de contribuables étaient soumis à cet impôt, au lieu de 2,200,000 en France.Ajoutons enfin que le contrôle semble plus rigoureux en Allemagne.Pour les salariés, qui payèrent en 1928 1,204,000, 000 de marks (7,224,000,000 de francs), il n’y a pas de fraude possible, puisque le montant de l’impôt leur est retenu.Les autres, qui payèrent 1,610 millions (9,660, 000,000 de francs), s’il peuvent avoir comme partout certaines possibilités de fraude, se voient déjà frappés d’une amende huit jours, de retard, l’impôt sur le revenu, comme nous.Oyons .dit, étant payable s - - • - • - — -i — - - " **•* - i .' 1 - < Tiiv' i .Le 23 mars dernier, quelques heures dite « des neuf cantons ».D’autre part, le après avoir fait annoncer officiellement la souverain du Yémen est, depuis 1926, l’allié rupture des négociations engagées avec de l’Italie, qui voit dans son amitié une ga- Les progrès accomplis par l’aviation ont navires porte-aéronefs accordé aux Puis- l’imam Yahya, Ibn Séoud, qui venait de rantie précieuse pour la sécurité et le déve- fait de l’aéronautique une troisième arme sances contractantes.Le déplacement maxi- rentrer à La Mecque, invita à souper, selon loppement de sa colonie d’Erythnée.Après navale qui tend à avoir de plus en plus mum de chaque navire étant limité à 27.000 sa coutume, les plus notables d’entre les s’être assuré les bonnes grâces de l’imam d’importance dans le combat sur mer.On tonnes et le calibre à 203 m/m, ce calibre ! pèlerins.Après le repas, il voulut justifier -Yahya, le gouvernement de Rome a voulu s’oriente principalement vers la forme, soit ayant d’ailleurs été réduit lors du traité de devant eux sa conduite en un long discours se rapprocher aussi d’Ibn Séoud ; le 10 de l’aviation embarquée, soit de l’aviation Londres à 155 m/m.qui constitue l’exposé peut-être le plus ten- février 1932, il signait avec lui une conven- de coopération navale, c’est-à-dire vers la Partant de ces restrictions diplomatiques, dancieux, mais certainement le plus corn- lion d’établissement et un traité de com- constitution d’escadrilles d’hydravions ayant les Etats-Unis, qui avaient déjà construit en plet de la politique ouahabite en Arabie, merce.Après quoi, l’Italie se flatta d’avoir un tonnage et un rayon d’action de plus en 1925 le Lexington et le Saratoga qui dépas- « Dieu, — commença le roi du Hedjaz — réconcilié les deux souverains rivaux, qui, plus grands.Cependant l’intervention de saient par avance les limitations du traité de nous a faits, moi, mes pères et mes aïeux, pourtant, n’avaient rien abandonné de leurs l’aviation portée continue à avoir dans le Washington, viennent d’entreprendre un pro- annonciateurs et maîtres du Coran, de la prétentions antagonistes.Les deux diplo- Pacifique une très grande importance.Au gramme considérable de construction de Sunnah et de la tradition musulmane.Nous ; maties italienne et britannique ont poursuivi début, c’était même la seule forme sous la- porte-avions.Ce programme comprend qua- ! ne sommes pas liés à un rite, à l’exclusion ! depuis dix ans sur la rive orientale de la quelle l’aviation était envisagée sur mer.Ire unités.Deux de fort tonnage, le York- \ de tous les autres.Quand nous trouvons mer Rouge des actions parallèles, dont le Rappelons que c’est le 14 novembre tou'n et l’Enterprise de 20.000 tonnes, et ! dans l’un des quatre rites un argument so- principal résultat a été de fortifier tantôt 1911 que le pilote américain Eugène Ely deux autres de tonnage inférieur, le Ranger hde, nous nous y attachons.Pour moi, bien [l’un, tantôt l’autre des souverains locaux, s’envola pour la première fois d’une plate- de 13.800 tonnes, déjà en service, et le que je sois le roi, je me suis dévoué, moi et d’exaspérer leurs ambitions et enfin de se- forme surmontant l’avant du croiseur Aro r, de 15.000 tonnes.Le Ranger, d’après mon oeuvre, à trois objets: je travaille, mer l’inquiétude et la défiance dans toute « Birmingham ».Des essais analogues entre- ; des renseignements récents, devrait transpor- avec 1 aide de Dieu, au bien de la religion ; une partie du monde musulman, pris dans la marine anglaise sur les cuirassés | ter 76 avions et filer plus de 29 noeuds.Il i* ne désire combattre aucun musulman, pe- | Un second point demanderait à être Hibernia et London donnèrent naissance au serait muni de huit pièces de cinq pouces ou grand; je ne veux attaquer personne; j éclairci : quels sont exactement les rapports premier navire porte-avions, le Hermès I antiaériennes.Tout l’armement serait ainsi mon dessein est de défendre toujours actuels d’Ibn Séoud avec l’Angleterre ?muni d’une plate-forme de lancement qui ! sacrifié à la défense contre avions.Il ne ma rel‘g>°n et 1 honneur de mon pays.» Après avoir longtemps cherché à réconcilier participa aux manœuvres navales de 1913.serait pas prévu de défense contre les navires Suit un long récit de la querelle entre le chef ouahabite avec leur protégé, le Bien que l’Hermès eût une destinée malheu- : de surface.Hedjab et Yémen au sujet de la possession Hussein, les Anglais s’inclinèrent devant le reuse, puisqu’il fut torpillé dès octobre 1914, H n’est pas douteux que ces plans n’aient du pays d’Assir et du territoire des Ham- fait accompli — la victoire du premier sur plusieurs paquebots furent équipés pendant ! inquiété vivement le Japon, qui lui aussi dan, que revendiquent les deux souverains, le second — et crurent pouvoir faire avec le la guerre comme navires porte-aéronefs.i attache une très grande importance à la Les Hamdans, dit l’imam, sont yéménites de nouveau souverain du Hedjaz ce qu’ils Dè« I» fin hnttiliiac i.1 constitution d’une flotte de porte-avions, race et de rite.« Il y a en Syrie, — ré- avaient fait avec l’ancien.Ibn Séoud ae- rines adoptèrent l’idée du navire norte- • Après avoir construit depuis la guerre un P°nd Ibn Séoud —.des Yéménites émi- cepta de l’Angleterre une pension confor- avions à l’exrention de l'Italie II e.t tarife ' Pet>t porte-aéronef le H os h o de 7470 tonnes, grés de Mouawiyah.Est-ce une raison
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