L'ordre, 2 octobre 1934, mardi 2 octobre 1934
- # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* à 1 an 6 mois 3 mois En ville, parla poste.$0.00 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amériquedu Sud $6.50 Autres pays $4.75 $2.50 $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU l On est prié d’envoyer toute correspondance à la 4018 do 1 Hôtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.case Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur * OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux qüe le désordre.Première année — No 172 Le numéro: 5 sous Montréal, mardi 2 octobre 1934 Sur la mort de M.Cowan est le président, « fondée depuis plusieurs années, a amélioré le sort des propriétaires de cette ville, a empêché des augmentations de taxes municipales et scolaires et l'imposition de velles taxes ».Et M.Sauvé continue : « Nos gouvernements ont toujours tendance.lorsqu il s'agit de trouver de nouveaux revenus, d’attaquer les propriétaires fonciers.C’est parce que la taxe la plus facile à imposer et à percevoir est l'impôt foncier.» Les administrations municipales ont raison de recourir à l'impôt foncier pour se procurer les revenus dont elles ont besoin.Mais la plupart des conseils municipaux, comme ceux des autres corps publics canadiens, ont accumulé les dettes même pendant les années d abondance.La propriété immobilière, de même que l’industrie et le merce, est accablée sous le poids des impôts dont elle s’acquittait naguère sans trop de peine.Les irresponsables qui siègent dans les conseils municipaux ont voulu augmenter les charges de la propriété foncière.Du coup, les dations de propriétaires qui languissaient auparavant acquirent une importance croissante.Un formidable « trust » de l'immeuble se constitue lentement à Montréal.Les petits propriétaires, des Canadiens français pour la plupart, incapables de solder la cote immobilière, les frais d’entretien, les intérêts sur les hypothèques, etc., ont cédé leurs immeubles à des sociétés de placement.La Ligue des propriétaires, quand elle a rappelé au Conseil municipal qu'il serait injuste de chercher seulement dans la propriété foncière le moyen de boucler de nouveaux burgets rendus nécessaires par la crise, avait l'appui du public bien informé.On se demande même s'il ne serait pas opportun de dégrever la propriété foncière.Nous voudrions que figure à l’ordre du jour l'étude du problème esthétique dans la construction des maisons.Le public qui appuie les propriétaires le ferait plus volontiers encore s'ils manifestaient au moins un peu de bonne volonté.Aux vœux que nous adressons aux délégués, nous joignons le souhait que le congrès des propriétaires ait une beirfle'jpierisée pour l'urbanisme.D'ailleurs, leur intérêt bien compris engage les propriétaires à se préoccuper d’urbanisme.L’HELLÉNISME pays.Il s'agit de l’industrie sucrière pour laquelle le gouvernement anglais a dépensé en sept ans.de 1924 à 1931, la somme de 30 millions de livres.Cette somme énorme a été dépensée en pure perte.C'est le contribuable qui y a le plus perdu et les sociétés de transport britanniques ont été privées des bénéfices qu'elles faisaient dans l’échange du sucre indien et des marchandises qui servaient à les payer.Il en est de même pour les blés et l’élevage.Ne vaut-il pas mieux, comme le dit sir Daniel Hall, laisser aux associations agricoles le soin de trouver un remède à leurs propres difficultés?Les agriculteurs seraient les premires à y gagner, car l'Etat ne se voit plus dans l'obligation de soutenir une coûteuse politique de subventions agricoles que les paysans doivent tôt ou tard solder de concert avec les industriels et les commerçants.Il s’agit de savoir quelles sont les véritables attributions de l’Etat.L’idée d’un Etat fort, arbitre des intérêts particuliers, fait lentement son chemin par la seule force des choses.La crise ne sera plus loin de disparaître quand chaque chose sera à sa place.Ce n’est là, en somme, qu’une question de temps.Soyons patient.Patriotisme à « trent’sous » nou- iX- v iM & par Lucien PARIZEAU Le docteur W.D.Cowan, qui représentait à Ottawa l'arrondissement de Long Lake, en Saskatchewan, était une bête méchante mais inoffensive.Il incarnait comme chef du K.K.K.(je crois que cette machine s’appelle.en français le Ku Klux Klan) les idées les plus rétrogrades de la population anglaise du pays.Si les gens de cette sorte n’existaient pas, il faudrait les inventer; je veux dire que les politiciens ne manqueraient pas de les inventer: comme argument électoral, ils «ont si commodes.Aux environs de 1908, j’ai observé de près pendant toute une session parlementaire une vieille baderne du nom de Sproule, qui était à cette époque un des chefs de l’orangisme ontarien.Apparemment la bête noire des politiciens libéraux du Canada français, il valait néanmoins pour eux toute une armée et ils auraient donné, pour le conserver, toutes les glaces de la baie d’Hudson et tous les lichens de l’Ungava.Pas un seul journaliste ' lauriériste qui ne trouvât moyen de glisser dans ses articles une tirade à l’adresse de « Sproule et Consorts ».C’était en réalité le meilleur homme du monde, et quand il avait, à chaque session, inscrit au « Hansard » sa philippique obligée contre les empiètements de l’Eglise catholique et de la langue française, il montrait volontiers clans la pratique une certaine largeur d'esprit.Un peu plus intelligent, il aurait pris à notre égard la même attitude qu’autrefois sir MacKenzie Bowell et en ces dernières années M.Ferguson.Mais cela eût privé les libéraux québécois de leur meilleure carte.En notre province, l’homme qui-savait.dénoncer-« Sproule et Consorts » était aussitôt classé comme défenseur de l’Eglise et bon patriote.C'est sans doute le souvenir de ces jours héroïques qui incitait dernièrement M.Athanase David à partir en guerre contre M.Cowan.Cet échange de lettres évocateur des combats singuliers aura bien duré quelques semaines, et soyons sûr qu’il aura valu bien des suffrages à notre « Secrétaire provincial » — ainsi qu’on appelle en notre pays resté si français ce protecteur des lettres — dans les « rangs » de Sainte-Lucie ou de Saint-Janvier.M.David n’a pas convaincu M.Cowan, et, bien entendu, M.Cowan n’a pas convaincu M.David.Mais de part et d’autre les spectateurs du duel se sont dit que des hommes comme ceux-là sont nécessaires à leur pays, car ils ont, comme on dit, * du poil aux pattes ».A I’Ordre, une chose nous fait beaucoup de tort auprès du peuple: c’est que nous n’aimons pas à parler pour ne rien dire et que, contrairement à la plupart de nos compatriotes, nous n’avons pas la moindre admiration pour les « patriotes » qui frappent des coups d’épée dans l’eau.La mort de M.Cowan réjouit donc médiocrement notre patriotisme français.Nous croyons d’instinct que ce n est pas avec des « lettres ouvertes » qu’on apprivoise ces animaux-là.Nous sentons jusque dans nos moelles que pour les amener à la raison il faudrait de temps à autre, de la part d’une représentation parlementaire du Canada français unie sous uq habile tacticien, quelques votes sournois capables d’inquiéter dans leurs intérêts matériels les populations gallophobes du Canada anglais.Une chose nous paraît vaine entre toutes : les parades peu dangereuses et à bon marché.m K I l L M:.« Par éducation ou par sectarisme », lit-on dans la Semaine religieuse de Québec, « par cupidité ou par tempéra-« ment, que sais-je [ sic ], les Juifs sont « immoraux et corrupteurs, pas tous sans « doute, mais en grand nombre, en très « grand nombre.Telles familles en savent « quelque chose qui avoisinent telles fa-« milles Israélites; dont les enfants, par « la force des circonstances, ont fréquenté « certains enfants Israélites.C’est pour « prévenir les contacts pernicieux qu’on « créait autrefois les juiveries ou « ghettos.Et qui exploite la cinémato-« graphie graveleuse ?Qui édite et pro-« page les magazins impudiques ?Qui « profite de la pornographie sous toutes 'K ses formes ?Non pas Israël tout seul, « mais Israël surtout, Israël dans la plu-K part des cas.C’est ce qu'on a trouvé en « Allemagne, et voilà pourquoi, affirme-« t-on, l’Allemagne rejette les Juifs de son « sein.Mesure extrême, trop tudesque, « que nous n'oserions approuver [ resic] ; « mais il est d’autres moyens, qui, pour « être fermes, ne s’entachent ni de vio-« Ience ni de persécution: pourquoi les « Etats chrétiens, s’ils ont le souci de la SS 2: %.3 ' EK- S?E Y.-2 I V.w I F U v- 11 1; t |t 1|.X.m:— com- F' m asso- iik- Ikh.•V UtMH Jean-Marie NADEAU U Billet du jour M.le chanoine Emile Chartier L5argent trop cher La verte Erin devient rouge Un clou chasse l'autre ; un parti ultra-radical déplace toujours un parti plus modéré.L'histoire contemporaine en témoigne.La verte Erin devient rouge ; ses soldats rouges dépassent ses soldats républicains.La fameuse IRA.(Irish republican army}-, qui passa longtemps pour représenter les éléments les plus extrémistes de l'île, le groupe le plus socialiste en dépit de son étiquette républicaine, glisse au second plan.LT.R.A.est remplacée par I L C.A.(Irish Citizen army), organisation entièrement communiste dont le radicalisme fait pâlir le radicalisme des républicains de la première heure.Depuis l'Union de 1802, l'Irlande a connu des partis nationalistes de plus en plus orientés vers la gauche.Les partisans du « Home Rule » ont cédé la place aux nationalistes nuance Redmond, puis aux indépendants, puis aux républicains.Les indépendants, sous la direction de M.Cosgrave, ont gouverné le pays depuis la reconnaissance du nouveau statut de l'Irlande jusqu'aux élections qui ont amené M.de Valera au pouvoir.Le président actuel est encore plus à gauche que M.Cosgrave, qui lui-même l'était déjà beaucoup, mais gardait certaines tendances bourgeoises et conservatrices.La surenchère a donné un moment l’impression que le général O'Duffy allait renverser Valera, et substituer au cabinet républicain radical un gouvernement quasi totalitaire à tendances bien plus avancées que celles du gouvernement italien.En quelques semaines, la situation s'est entièrement modifiée.Les plus révolutionnaires des anciens membres de IT.R.A., qui suivaient les valéristes, ont formé un groupe puissant, lui ont donné une vie propre et une doctrine de caractère nettement communiste.Ainsi donc, les républicains de Valera font déjà figure de réactionnaires et les indépendants de Cosgrave de partisans d’un régime presque aussi détestable que celui que l’Angleterre a si longtemps imposé à l’Irlande.Ce glissement à gauche, et même à l’extrême gauche, n'a rien d’étonnant.II est le résultat direct du système démocratique appliqué dans un pays arriéré à tous égards, économiquement pauvre, et qui a récemment perdu ses derniers débouchés agricoles en Angleterre.Dans un pays pareil, tout est possible.On a remarqué d'ailleurs depuis longtemps que les petites nations ont des tendances très marquées vers les extrêmes politiques.Les pays qui ont conquis ou reconquis leur indépendance depuis 1918 sont presque tous orientés vers la gauche.L'Irlande n'échappe point à la règle.Patrick O'Donnell, un des quatre chefs de l’armée républicaine, vient de se prononcer en faveur des communistes, au grand congrès républicain.On peut dire qu'il est le fondateur du nouveau parti.Sa tâche sera d’autant plus simple que le général O'Duffy ayant décidé de former lui aussi un nouveau groupe politique, la division va se I E métier Je banquier consiste à recevoir 1—1 l’argent des autres en dépôt, à un taux mettre dans les rangs des partis organisés, et que les mécontents se tourneront inévitablement vers le parti le plus à gauche.L’Irlande se prépare des jours sombres.Si la guerre civile éclate dans l'île, le pays ne tardera pas à être définitivement ruiné.Il l’était déjà à moitié lorsque le gouvernement de Valera refusa de payer plus longtemps les annuités prévues par le traité anglo-irlandais.« moralité, n’y recourent ils pas davan-« tage ?Qu’ils le fassent, sinon la disso- minime, et à prêter le même argent, le vôtre, à gros intérêt, contre de bonnes et solides garanties.La différence des taux fait le « lution des mœurs ne connaîtra plus de profit, fl peut arriver, en outre, que le banquier, moyennant une importante commission, use de scs guichets et de son influence pour vendre à scs clients des obligations et litres divers, qui ne sont pas d’ailleurs toujours forcément des papiers sans valeur.Et voilà ! Ce n'est pas très compliqué.Il y faut certes du bon sens et du jugement, mais enfin «ça ne prend pas la tête à Papineau*, comme dit ma voisine., Par comparaison, noire système bancaire ne parait pas plus mauvais qu’un autre.Il a réussi à traverser le plus fort de la crise en tenant scs engagements, tandis que chez nos voisins les institutions financières désemparées croulaient comme châteaux de cartes dans un cyclone.Il ne faut pas perdre de vue, cependant, que nos banques sont dans la même position que nos chemins de fer : en cas de tourmente il faudrait peut-être que le gouvernement vint dans une certaine mesure à leur secours pour sauver le crédit du « bornes.» C’est mal poser le problème.Le Juif — nul ne le conteste — porte en lui, comme une cellule cancéreuse, un germe invincible de destruction.Des persécutions qu’il a subies, dans son ghetto médiéval, où la soldatesque des princes très chrétiens le pillait, prélevait sur lui la taille, violait ses filles, il a conservé la haine des sociétés supérieures et organisées.Ses éternelles migrations lui ont enseigné l’art de manier les richesses, d’exploiter le décalage des monnaies, d’acheter dans un pays et de revendre à profit dans un autre.Ce sont les peuples organisés qui lui ont appris, par allopathie, si je puis dire, son rôle de banquier.Dire que le confinement des Israélites du moyen âge dans la juiverie, ou quartier réservé, était une mesure politique destinée à éviter les « contacts pernicieux », c'est éclairer l’histoire à la chandelle, laisser dans l’ombre, pour les fins de sa cause, l’iniquité avec laquelle l’Europe (se rappeler les boucheries en Pologne)' a traité jadis ce peuple de lépreux sociaux; c’est ignorer surtout que le ghetto fut institué par Rome, non pour éviter de contaminer les chrétiens, mais, au contraire, afin de protéger la minorité juive contre les persécutions.Si l’autorité ecclésiastique ne sait pas l’histoire religieuse, qui donc la saura ?Haïe et malmenée, la race juive a longuement préparé sa revanche par la * puissance démoniaque de l’argent.Au- • jourd’hui, vous l’accusez d’exploiter le cinéma obscène, la pornographie, la mode impudique.C’est encore déplacer la question.Qui se rue sur le cinéma graveleux, qui dévore le roman pornographique, qui s’asservit à la mode ?Le Juif, dites-vous, a mis la main sur notre industrie, notre finance, notre commerce.Qui, faute de sens national et par incurie, le lui a permis ?Quand la Semaine RELIGIEUSE aura répondu à ces questions, elle jugera plus sainement le problème.Les peuples fortement caractérisés, je le répète, se distinguent par leur faculté d’assimiler l’élément étranger.Le seul moyen de redevenir « maîtres chez nous », suivant le cliché, c'est encore d’acquérir les qualités morales et intellectuelles qui font les maîtres.D’ici là, notre antisémitisme restera velléité, sursaut de peuple inférieur.Quant à brimer le Juif en vertu d’une théorie de race ou i ¦' On peut être certain que les fauteurs de troubles internationaux ne se feront pas faute d’intervenir dans ce conflit intérieur.Les Allemands et les Russes ne manqueront pas non plus de sauter sur une si belle occasion d’énerver encore l’Angleterre en lui suscitant une ennemie déclarée de l’autre côté de la mer d'Irlande.» Dollard DANSEREAU Z Bcboe de l'Iliade André BOWMAN Notre * Quatuor Alouette * • Paris-Canada, rendant compte d’une visite des délégués canadiens, MM.Beau-bien, Montpetit et Grégoire, au pays de Jacques Cartier, termine ainsi le récit de leur passage à la Chapelle des Sablons, près de Rotheneuf Dans la chapelle, le choeur des « Alouettes » a chanté le «Partis Angelicas ».pays.Politique agricole On voit s'établir trois ou quatre banques dans un village où une seule suffirait à répondre aux besoins.Quant à nos villes, on y voit à tous les carrefours pousser, comme des champignons, des succursales nouvelles.Dans l’ardeur de leur concurrence, les banques vont faire la même erreur que les chemins de fer • trop de voies, trop de gares, trop de matériel pour le trafic actuellement possible.L’Angleterre tâche par tous les moyens à développer son agriculture, à lui faire reconquérir le marché intérieur qu'elle a perdu.C'est par des mesures d’économie dirigée que le ministre de l'Agriculture compte faire retrouver aux paysans la prospérité d'avant la révolution industrielle.Le but principal de M.Elliott est de redresser les prix.Mais la question la plus grave qui se pose, à Londres comme partout ailleurs où l’on veut relever l'agriculture, est, à coup sûr, de savoir s’il faut sacrifier au sol le commerce d'exportation et l’intérêt du contribuable, car les millions de livres dépensés en subventions pour l'agriculture devront être soldés, comme toujours, par le contribuable et le consommateur, A une récente réunion des Associations britanniques, sir Daniel Hall a fait un exposé complet de la question agricole en Angleterre.Le grand mérite de sir Daniel Hall est d'avoir fait appel à la prudence élémentaire, qui consiste, dans les questions d’économie, à ne pas commettre de gaffe par suite d'un optimisme exagéré.Voilà des conseils que sir Daniel ferait bien d’adresser à bon nombre de nos politiciens qui laissent croire à tort et à travers que les beaux jours d'autrefois sont revenus.Sir Daniel Hall est un Le langage par signes, qui était jadis en réaliste qui ne se paye pas de mots, usage chez les Peaux-Rouges d'un bout à Il dit à ses auditeurs et, surtout, à ceux l’autre de l’Amérique du Nord, tombé en qui font du nationalisme économique désuétude aujourd’hui, est menacé de dispa-leur cheval de bataille, que l'Angle- raître.Aussi a-t-il été décide d’en établir un terre ne peut se suffire à elle-même, dictionnaire.Avec l’aide d'un Indien « Pied Paroles de bon sens.La Grande-Bre- Noir ».âgé de 70 ans, le seul qui possède tagne vit de ses échanges avec l'exté- encore parfaitement le langage de sa race, rieur.Un reploiement sur elle-même le Smithsonian Institute de Washington a amènerait la dislocation de l’Empire collectionné sur des fiches , des centaines de qu'elle a créé.signes avec l'interprétation correspondante.Sir Daniel Hall croit avec raison Le langage en question, on le sait, est cons-que les efforts du gouvernement anglais l'lué Par une série compliquée de gestes et devraient se porter, avant tout, sur de symboles exécutés avec les mains et les chien! Qu’on réprouve cl boycotta l'aide à apporter aux producteurs de doigts.Il servait de code entre les Indiens l’Allemand, négation du catholicisme, légumes et aux aviculteurs plutôt de tout le continent auxquels il permettait |>vutc dangereuse chez qui fonctionne qu'aux producteurs de blé.L’Angle- de se faire comprendre malgré la différence terre n'a-t-elle pas intérêt, en effet, à des idiomes de tribu à tribu.Les philologues .„ acheter du blé, du beurre et du fro- du Smithsonian Institute considèrent ce mode est un bain de santé ») ; le Russe, le Rou-mage aux pays qui peuvent produire d’expression comme un des plus romances aliments de première nécessité à quables systèmes de communication qui retrouve, dans la province de Québec, au meilleur compte quelle ne saurait le aient jamais été employés par les hommes.fotu] (]c tous les bouillonnements antiso-faire elle-même?Sir Daniel donne un Peu d’indiens, à l’heure actuelle, exemple qui montre d’une façon pé- prennent ce langage, et c’est pourquoi on a j .„ .remptoire jusqu'à quel point une poli- décidé de le codifier avant qu’il soit défi- | canadien-français, d abord parce qu il tique de protection peut coûter à un nitivement perdu, n’avance pas nos affaires, ensuite parce Si nos banques voulaient réduire leurs immobilisations inutiles, diminuer leurs frais généraux, ramener à un juste équilibre les trop gros profits et les salaires trop maigres, elles seraient alors à même de réduire aussi le taux d'intérêt trop élevé qu elles font subir à l’emprunteur, et qui constitue un obstacle formidable à l'expansion de l'industrie canadienne.Il n'est pas rationnel que l’on paie ici des taux de 7%.Il devrait y avoir moyen de trouver chez nous de l'argent à court terme à 5% pour les besoins courants du Le « choeur des Alouettes », kékcékca ?Il y avait bien à ce moment-là un « Quatuor Alouette » qui voyageait en France, mais comme l’excellent tabac du même nom il ne se croyait pas tenu de se conformer aux lois de la langue.Le « Quatuor des Alouettes », « de l’Alouette », le « Chœur des Alouettes », ou tout simplement « Les Alouettes » : toutes ces désignations sont bonnes pour ces « maudits Français » : quant à nos chanteurs canadiens, ils auraient cru manquer à la fierté de « la Race » en s’intitulant d'un nom qui ne sentît pas son « canayen » à plein nez.Ils n’avaient pas fait un pas en terre de France que leur nom faisait sursauter.Paris-Canada, après d’autres journaux, leur donna une discrète leçon de français qui pourrait profiter aux journalistes et aux universitaires, si fiers des compliments de circonstance de M.Flandin, si semblables à ceux dont nous couvrit naguère M.Sacha Guitry.— 01.A, commerce.Pensons-y.Quand le producteur paie l'argent trop cher, il doit majorer en conséquence le prix du produit.Au fond, c'est, le public consommateur qui fait les frais des succursales superflues.Jean LE BRET La codification du langage par signes tTout à coup* • Le P.Théophile Hudon, s.j., publie depuis quelque temps, au Devoir, des chroniques intéressantes sur la langue française au Canada.Il écrivait hier : « Dans une partie du Canada, les gens disent tout à coup, dans une autre tout d'un coup.Et pourquoi pas ?Pascal est coutumier de cette dernière expression.» Ici, l’on se trompe.Les deux locutions sont bonnes, mais n’importe quelle grammaire donne à chacune un sens particulier.— L.P.Otivar ASSELIN Les propriétaires en congrès (le culture («le Juif rebute le christia- (l’un nisme »), qu’on soit logique, nom Le deuxième congrès annuel de la L'gue des propriétaires de la province ru- s'ouvre aujourd'hui à hôtel de la Place Viger.Ce congrès réunit les délégués des différentes associations de propriétaires fonciers.Sur i ordre du jour on trouve les sujets ?étude suivants : taux d’intérêt sur es hypothèques, secours directs, impôt 6ur le f A l’Hôpital Notre-Dame une mystique de destruction (« la guerre i t Aujourd'hui, à 10 h.30, dans l’amphithéâtre de Notre-Dame, le professeur La-querrière donnera sa conférence préliminaire sur les notions de radiologie indispensables à l’étude du radiodiagnostic digestif.Les médecins et les étudiants en médecine sont invités.main, lie de l’Europe centrale qu'on \ revenu, paiement des loyers.M- Emery Sauvé, dans sa communication officielle, rappelle que la Ligue ®es Propriétaires de Montréal dont il com- ciaux.Nous désavouons l'antisémitisme L'ORDRE — Montreal, mardi 2 octobre 1934 2 qu'il humilie l’intelligence.Ceux qui pensent que la grève vient de faire, à Londres, un exposé du tage du port de Saint-Jean ou de celui de budget de la Société.C’est donc simplement Québec, ce serait à demi-mal ; mais c'est sur- un résumé du discours de M.Jacklin que la tout New-York qui en bénéficiera, princi- PRESSE publie en premier-Montréal, sans paiement pour l'expédition des céréales.commenter ce discours ni le discuter.Cela Pendant ce temps, M.Duranleau se>rmet,de Pratiquer un jeu de bascule fort Un curieux document a été découvert promène à bord de son yacht officiel pour j commode: le confrere pourra ainsi, à 1 occa-réccmment, au cours de fouilles pratiquées [^^1 les 26 pieds d’eau du port de Mont- $lon' falre le mêmc usa8c d'un important dis- en Mésopotamie par des savants de l’Uni- réal suffisent, ce qui l’empêche de corn- cours où —tout est Poss,b!e — “« premier versité de Yale.prendre qu’il en faudrait au moins 40.ministre du Canada ferait un réquisitoire ! contre la S.D.N.preuve courte, jamais ils n’auraient cherche à introduire l’ours dans la bergerie.Elles sont les premières responsables de ce qui arrive.[De.l'hebdomadaire Sept) L U.R.S.S.est un Etat de taille, d’une taille telle que, tout en lui ayant assuré un fauteuil de choix au Conseil, on n’ait pas encore pu le loger sur une des banquettes moins imposantes de l’Assem-blce de Genève.Le temps n’est cependant pas loin où ces messieurs du Kremlin Le plus ancien traité de paix n’avaient que paroles de mépris pour le « Club des impérialismes ».Comme le virus bourgeois est contagieux ! On leur demande des garanties quant à la protection chez eux des minorités nationales.Mais naturellement cette protection est parfaitement assurée ; l’Union soviétique n’est-elle pas composée de républiques socialistes fédérées, administrées et gouvernées par des autorités locales ?Oui mais, ces autorités locales se composent de personnes tout acquises au communisme, qui ne représentent qu’un élément souvent très restreint de la minorité ethnique.Si le respect des droits des minorités ethniques et religieuses était un dogme en U.R.S.S., comme on voudrait nous le faire croire, nous n’aurions jamais entendu parler, dans cet heureux pays, de persécutions religieuses, et la malheureuse Géorgie ne lancerait pas ses appels si faibles et si lointains.Ce n'était sans doute point une raison pour que la Pologne prenne une attitude telle qu’elle va vraisemblablement être obligée de quitter Genève.Car comment continuer à faire partie d’un organisme international en répudiant unilatéralement ses obligations contractuelles ?Aucune vie internationale ne devient possible dans ces conditions — et la vie internationale s’avère déjà comme si difficile ! Mais franchement, mettez-vous à la place des Polonais.On leur a imposé, il y a quinze ans, un traité de protection des minorités; ils ont rempli à ce sujet, leurs obligations sans qu'aucun reproche grave leur ait etc jamais adressé.Il est pourtant pénible pour un Etat qui, après un siècle et demi, retrouve avec ivresse la liberté, de voir des entraves sérieuses apportées à cette liberté, et de supporter qu’un organisme, tout international qu'il soit, vienne mettre le nez dans ses affaires intérieures.Cependant un autre Etat tenu jadis en légitime suspicion par le monde entier, jadis détracteur de l'institution où il daigne aujourd’hui entrer, est accepté sur la simple promesse qu’il respectera les droits de ses minorités.S'est-il, suivant la règle de droit international jusqu’ici toujours observée, déclaré solidaire des enga- , gements pris par le régime précédent ?I Pas que je sache.Donc, en matière d’engagements internationaux, on ne peut lui accorder que le « préjugé défavorable ».Mais cet Etat est de taille, et il semble bien que Genève possède deux poids et deux mesures, les uns pour les petits, les j elle l’appelle.Elle SEPT a publié, il y a quelques mois, 1» circulaire du ministère de l’Intérieur d’Oldenbourg interdisant aux quotidiens d’avoir de» suppléments religieux.Quelques jours après, ajoute l'hebdomadaire de Juvisy dans son numéro du 21 septembre, le gouvernement de Hesse émit le même décret.Maintenant, la Bavière vient de suivre.Plus d’un quart des catholiques allemands vivent dans ce pays d’une façon particulièrement dure le plus ancien journal catholique du Reich, la Augsburger Postzeitung.Fondée en 1686, c’est un des plus importants organes des intellectuels catholiques du Reich, et sa page quotidienne, Aus der katholischcn Well, a été depuis longtemps, sous la direction admirable du docteur Hans Rost, le supplément religieux le plus important et le mieux fait de toute la presse allemande.Ce journal était catholique avant tout.A l'époque où le Parti du Centre et le Parti Populaire Bavarois étaient en de très mauvais termes, il a souvent joué un rôle médiateur et pacificateur.Dans les questions où l'opinion des catholiques pouvait être partagée, il était très loyal, donnant la parole aux représentants des deux côtés, ce qu’on ne peut pas dire au même degré de ses grands confrères du Nord.Sous le régime hitlérien, le directeur de I’Augsburger Postzeitung, l’abbé Alphonse Wild, fut mis en « détention protectrice », et plusieurs rédacteurs eurent à démissionner.André D.TOLEDANO Do’Iard DANSEREAU TRIBUNE DU LECTEUR Le < français de Montreal» et la censure I:"".Il s’agit d’un traité de paix, le plus ancien qui soit connu.Il fut conclu entre deux cités sumériennes appelées Lagasch et Umna, après une guerre sanglante qui s’est déroulée vers l'an 2900 avant notre ère.Il stipule que les deux rivales ont le désir de mettre fin à leurs querelles et qu’elles prient le dieu Ningirsou d’anéantir celle des deiftc qui, dans l’avenir, romprait le pacte.Afin que la promesse fût plus solennelle, le document a été écrit sur un bloc d'argile auquel on a donné la forme d’un gros œuf.Ce qui n’empêche que, quelques années plus tard, les troupes d’Umna envahirent le territoire de Lagasch.L’œuf, avec son inscription parfaitement lisible, pour ceux, du moins, qui savent la déchiffrer, se trouve exposé au musée de l’Université de Yale.Le Soleil, bien qu’il soit de Québec, s'alarmé de la négligence des autorités au sujet du port de Montréal.Pour lui, si l’on s’obstine à laisser péricliter le port de Montréal, au moins que ce ne soit pas à l’avantage des ports des Etats-Unis, mais de ceux du Saint-Laurent, de celui de Québec en particulier qui est tout naturellement désigné pour suppléer à l’insuffisance du nôtre et devrait donc être choisi à cet effet.Voyons donc ce que dit M.Jacklin.Trésorier de l’entreprise, il la défend contre les accusations sans cesse renouvelées de coûter trop cher.Montréal, 29 septembre 1934 Monsieur le Directeur, Samedi dernier, j’assistais, au Théâtre Français (United Amusement), rues Sainte-Catherine et Saint—Dominique, à un intitulé JFondcr Bar, où apparaissent Al Jolson, Dolores del Rio, etc., et représentant un cabaret de Paris.Au cours du dialogue on entend à peu près ce qui suit, en anglais: — Comment se fait-il que vous ne compreniez pas le français?— Que voulez-vous, je l'ai appris à M ont real.M.Seymour Jacklin, le trésorier sud-africain, établit que les 57 nations composant cet auguste aréopage ont, depuis sa fondation il y a quinze ans, versé à sa caisse d’administration la somme de £12,500,000 et que de ce total £7,500,000 ont été dépensés par le secrétariat et pour couvrir les frais des immeubles ainsi film Déjà, si nous en croyons les alarmistes, le premier port du Canada subit des pertes énormes à cause de l’Insuffisance de l’eau dans son bassin.On prétend que c'est la raison d'une diversion plus accentuée du trafic du grain canadien par la voie de transport américaine.Chose certaine, de nombreux navires ne peuvent plus, compléter leur chargement régulier dans la métropole.Il importe de remédier à choses qui, à la longue, feraient perdre à Montréal une forte proportion de son commerce maritime.Sans douté, s’il y avait moins d'égoïsme que des organisations techniques Spéciales.D’autre part, l’Office international du Travail a dépensé £4,000,000 et la Cour internationale permanente de Justice £874,000.Dans l'ensemble, les dépenses de la Ligue se sont chiffrées annuellement en moyenne à £1,106,000 au cours des trois dernières années, somme minima absolument nécessaire pour boucler le budget administratif dans les lions présentes.Pourquoi nos censeurs nous laissent-ils ridiculiser ainsi?:•! ces M.C.condi- Ea Le professeur Sergent aux camps Perron et David La détention dominicale TAUX REDUITS TRANSCANADA SECURITIES CORPORATION JOUR D’ACTION DE GRÂCES Un juge de Rochester ( N eu-York) vient d’émettre une sentence très humaine, mais peu conforme aux usages.Le conducteur d’un camion automobile, en état d'ivresse, avait réduit en miettes la vitrine d’un magasin et, repentant, il suppliait : — Je mérite la prison, dit-il, mais je vous supplie de me laisser en liberté.J’ai femme et enfants, et si vous me faites emprisonner ma famille court le risque de mourir de faim.Pris de compassion, le juge, après quelques instants de réflexion, a prononcé : — Je vous condamne à six jours de prison, mais, prenant en considération votre état de famille, je décide que vous purgerez votre peine en six fois, c’est-à-dire du samedi midi au dimanche midi, et ce pendant six semaines consécutives.Cette sentence n’a pas eu l’heur de plaire au directeur de la prison locale, qui affirme que le système de la « détention dominicale » est une cause de désordre peu conforme à la discipline qui doit régner dans la prison.Le professeur èt Mme Sergent, malgré leur très court séjour à Montréal, ont accepté l’invitatior.du comité directeur de l'Institut Bruchési et sont allés visiter, dimanche après-midi, les camps Perron et David, sur les bords du lac de l'Achigan.Le professeur Sergent a été particulièrement intéressé par l’organisation parfaite des camps, où la jeunesse des classes laborieuses va passer des vacances précieuses pour sa santé.¦ Les membres du comité ont offert une réception intime au professeur et à Mme Sergent.La compagnie «Transcanada Securities Corporation » incorporée, au début, sûus le nom de « Clément Trihey & Company Limited », changé par lettres patentes en celui de « Transcanada Securities Corporation », désire faire savoir quelle a l’intention de demander au Lieutenant-Gouverneur en son Conseil l’autorisation d’abandonner sa charte à la date qu'il lui plaira de fixer.Longue fin-de-semaine—du 5 au 9 oct.Prix du billet simple de première plus un quart pour aller et retour.- - -— iwU*1'' jusqu*â «Mi, lundi, le It* m Coupon de retour valide pour depart du point de destination P°ur tolM —"dfwnWMk, a'afavaar «ll’ejenhi ' ’ PACIFIQUE CANADIEN CANADIEN „ NATIONAL Voyage* par Train — Sécurité —¦ Vitesse — Confort ; à Montréal, le 29 septembre 1934 BerCovitch, Cohen & Spector Avocats de la compagnie « Transcanada Securities Corporation » ! t«7F exigez le cigare « Nous disposons d’un certain nombre de collections complètes de l’ORDRE.Nous pouvons aussi faire parvenir à qui en fera la demande n’importe quel numéro du journal.Pour tout renseignement, communiquer avec l’Administration.» V Puritanos V 11IE LIMITEE — Maison canadienne et indépendante i ! r, g— 1.- 1. • • I L’ORDRE — Montreal, mardi 2 octobre 1931 3 La dévaluation monétaire formule de désordre Etats étrangers et entretenir avec ces peuples des relations pacifiques et de bon voisinage.Toutefois, nous ne pouvons pas approuver les méthodes spéciales de garantir la paix recommandées et tentées par certains gouvernements.Précisément parce que nous voulons la paix, noua ne pouvons pas nous rallier à des systèmes de traités compliqués et scabreux, s'inspirant de la politique de force et qui n’ont pour but que de préparer la guerre contre la guerre.A notre avis, ces systèmes ne peuvent pas contribuer à défendre la situation.Ce que nous désirons, c'est la sincère entente d’Etat à.Etat, sans alliances ni groupes d’alliances.Nous voulons une discussion frcnche sur les Intérêts opposés et un compromis entre eux sur la base de l’estime et de l'égalité de droits réciproques.Le ministre des Affaires étrangères a également fai| allusion à la question dé la Sarre: une minorité de moins en moins importante.« Devant cette perspective, conclut l’auteur, les Canadiens-français doivent se camper en réaction constante, systématique, contre lâ tendance évidente et inévitable à la centralisation et à l'uniformisation de la Confédération.» Sur le livre de Georges Langlois Histoire de la population canadienne-f rançaise » u> « I La seconde partie nous fournit une explication basée sur les doctrines et sur la politique démographique, coloniale et économique de la France et de l’Angleterre.De nombreux .appendices et une riche bibliographie com- factcur démographique de la survivance ! pj^t
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