La renaissance, 21 septembre 1935, samedi 21 septembre 1935
Pro mi ore année — ISo 14 10 SOU8 Montréal, numodi 21 septembre ll)'.i~> //emmimu HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIVAR ASSELIN Le client facile gin» — hi 11 f i *iij•*i« 11 * '*¦ ¦ i -i-i C’est à qui le tondra ! LE DERNIER DISCOURS DE M.KING par OLIVAR ASSELIN « Je n aurais jamais cru, eu dépit de son impuissance évidente à remplir ses promesses de J’LU), (pie M.Bennett s'appliquerait cette année à faire des promesses plus extravagantes encore.Mais la tentation a été trop forte, et il a cédé.Mais ici encore M.Bennett reste fidèle à lui-même.Tant (pie le parlement fut en session, il ne fut même pas fait mention des importantes propositions qu’il met de l’avant pour la première fois.On voit maintenant des conservateurs influents et la majeure partie de la presse conservatrice s’inscrire en faux contre les derniers projets de M.Bennett.Si donc M.Bennett, pour cause de défaite parlementaire, de mauvaise santé ou autrement, était forcé de céder sa place à un autre, rien n’empêcherait celui-ci de répudier son programme, car elles n’engagent que lui.Le parti libéral, au contraire, s’engage à considérer le chômage comme le problème le plus urgent, comme un problème d’importance nationale, cl, par le moyen d’une commission nationale et représentative, à collaborer avec les provinces et les municipalités dans l’administration des fonds d assistance et dans un effort destiné à procurer du travail aux chômeurs.Il s’est encore engagé à instituer un système, constitutionnellement valide, d’assurance-chômage, qui, dès que les finances du pays le permettront, pourra s’étendre en un vaste système d’assurances sociales, y compris l’assurance contre la maladie et la pension de vieillesse.Le parti libéral prône une politique dont l’effet sera de libérer et de développer notre commerce extérieur, condition de la reprise industrielle et commerciale.11 s'appliquera aussi à libérer notre commerce domestique en mettant fin au contrôle arbitraire et à la taxation des prix.Il se vouera au développement des industries de base en réduisant le coût des instruments de production.Il assurera 1 assistance de l’Etat dans l’écoulement des produits naturels.Il rétabliera le contrôle de l’Etat sur le credit et le numéraire par une réorganisation de la Manque du Canada.Il instituera un bureau de contrôle des placements.Il maintiendra l’intégrité du réseau National des chemins de fer.L’industrie .sera démocratisée grâce à une politique qui y assurera une part nlus large aux travailleurs et aux consommateurs.Nous voulons encore restaurer la responsabilité ministérielle et la liberté individuelle, en nous inspirant du principe britannique de la liberté de parole et d’association.Le parti libéral effectuera la réforme électorale dans le but d’assurer au peuple une véritable représentation parlementaire et de réduire le coût des campagnes électorales.L’équilibre du budget, une réduction dans les frais d’administration, un dégrèvement dans le principal et le service d’intérêt sur la dette publique, une enquête sur le coût des administrations fédérale, provinciale et municipale, le développement de la paix internationale et de l’œuvre que poursuit la Société des Nations ; une répartition plus équitable de la richesse en tenant compte des nécessités humaines, de la justice sociale et de la recherche du bien commun.Voilà ce que comporte le programme libéral.» Autant de déclarations faites par M.King dans son discours radiophonique de mardi soir.Même avec les atténuations qu’il y a apportées en nous rappelant notamment le point de vue constitutionnel et l’état actuel des finances fédérales, on trouvera que sur certains points il a été très loin, comme soucieux de ne se laisser distancer ni par M.Bennett ni par M.Stevens.Mais surtout il a appuyé sur la nécessité de rétablir le commerce du Canada avec l’étranger, conformément au vœu du Conseil de la Société des Nations (qui, soit dit (“litre nous, ferait mieux de s’en tenir à des questions qui sont de sa compétence), et contrairement aux prétentions de M.Bennett, qui après avoir pris les moyens de détruire ce commerce semble déclarer maintenant qu’il n’y a plus moyen de le ressusciter.Félicitons aussi M.King d’avoir placé la question du chômage sous son vrai jour : comme une question nationale, qu’une Commission nationale, indépendante de la politique, sera plus compétente à régler si elle peut l’être.L’affaire de l’Ethiopie et nos journaux Il est curieux de voir que dans l’affaire de l’Ethiopie tous nos journaux ont marché pour l’Angleterre.Sans doute c’était pour soutenir le principe de l’arbitrage par la Société des Nations.Mais quand l’Italie eut son différend avec la Grèce, qui comme elle siégeait à Genève, elle imposa une indemnité sans consulter la S.D.N.et l’Angleterre ne dit rien.Quand le Japon s’empara de la Mandchourie, l’Angleterre se prononça pour la censure, mais jamais elle ne tenta d’appliquer les sanctions.C’est que dans l’affaire de Corfou notre excellente mère-patrie avait l’Italie à cultiver, et qu’en Mandchourie l’amitié du Japon lui importait encore plus que celle de la Chine.Nos journaux ont marché avec Londres, dans l’affaire de l’Ethiopie, parce que toutes leurs dépêches étaient fabriquées à Londres et qu’il fallait, par un mouvement de presse, donner l’impression que la presse coloniale était en masse pour les sanctions ; même le Soleil a pu, dans un article de fonds, parler de « la flotte anglaise qui fermerait la route de la Mer Rouge ».Le câble, après avoir donné à entendre que la France ne demandait qu’à lâcher l’Italie pour se rallier à l’Angleterre, dit maintenant (mercredi) que le sentiment, en France, se fait plus froid au sujet des sanctions.En réalité, la France n’a jamais cessé de se rendre compte du danger qu’elle courrait en lâchant Mussolini, mais (^Angleterre se rend compte de son côté qu’il lui faut abandonner l’espoir de forcer la main à son alliée.M.King, M.Bennett et le commerce avec les E.-U.« Le parti libéral, le soi-disant parti du libre-échange », disait l’autre jour M.Bennett à la radio, « a été au pouvoir de 1921 à 1930.Quelle entente a-t-il conclue avec les Etats-Unis ?Aucune, mais durant cette période le marché des Etats-Unis nous a échappé.Et rappelez-vous qu’en ce temps-là les échanges commerciaux pouvaient facilement être plus libres.» Or, voici comment les exportations du Canada aux Etats-Unis progressèrent, de 1922 à 1930 : 1922 .$304,104,171 1923 .380,347,721 1924 .441,642,909 1925 .427,184,643 1926 .488,952,235 1927 .479,335,230 1928 .496,786,256 1929 .521,267,087 1930 .536,688,181 L’affirmation de M.Bennett n’est donc pas exacte.C’est en juin 1930 que la loi douanière Hawley-Snioot entra en vigueur et c’est en août de la même année que M.Bennett fut porté au pouvoir.M.Bennett exprimait dans son discours de Winnipeg, le 9 juin 1930, son intention de rouvrir à la dynamite, par le moyen de droits protecteurs, les marchés qui avaient été fermés au Canada.Le commerce du Canada avec les Etats-Unis, qui avait été de $1,144,938,070 durant la dirnière année de pouvoir de M.King, était tombé à $667,133,957 durant l’année financière close le 31 mars 1935.La dynamite de M.Bennett n’avait donc pas opéré.• La suppression des holdings aux Etats-Unis Les sociétés de gestion, ou holdings, qui visent au groupement des entreprises d’énergie industrielle ou de courant par la possession des actions, devront disparaître dans les trois ans, aux Etats-Unis, si les entreprises sont trop modestes pour fonctionner isolément d’une manière économique, dans une même région.Cette loi n’empêche pas une entreprise d’en absorber une autre et elle le désire ; elle rend seulement impossible la direction d’une société par une autre.Et elle facilite leur contrôle aux pouvoirs publics.Au Canada, la suppression des holdings est une réforme que nous avons réclamée en discutant le programme de l’Ecole sociale populaire devant le Club Libéral-National, en novembre 1933.Rien n’empêche aujourd’hui M.Stevens d’y souscrire, mais ce monsieur préfère apparemment s’en tenir aux « réformes » grâce auxquelles on peut tracasser les gens et nommer beaucoup de fonctionnaires.Notre gouvernement fédéral prêteur U lui était déjà dû par les provinces de l’Ouest d’innombrables millions, qu’il ne reverra jamais.Aujourd’hui que M.Bennett parle de souffler de nouveau notre dollar pour permettre à la Confédération de payer ses propres dettes, Ottawa prête au Manitoba et à la Saskatchewan $8,329,590, à la Colombie $1,671,000 et à l’Alberta un peu moins de $2,000,000.C’est ainsi que nous nous acheminons vers la prospérité, paraît-il.SOMMAIRE En page deux : Chez nous et ailleurs Olivar Asselin En page trois : Manœuvres militaires et autres Andhé Bowman En page quatre : L’Etat et l’enseignement rural Georges Lanclois Les finances municipales Dollard Danseheau La protection des hêtes à vote Jules Bazin En page cinq : A l’Exposition artistique de produits français Emile Venne En page sept : Sur le courage Hélène Rollin’ La femme Jean Giraudoux En page huit : Un as du tennis : Roland Longtin Jean-Rodert Bonnier Esquisse d’une histoire du sport Marcel Bercer En page neuf : Pour que vivent les concerts Symphoniques Léo-Pol Morin « Rouge » Louis Pellano En page dix : A travers l’Exposition de Bruxelles Hélène Roulans En page onze : L’esprit de réforme Jean-Marie Nadeau Chronique financière Aucur En page douze : La phobie du microbe Dr G.A.Séguin Sur les gyroplanes Louis Brécuet Cuisine américaine Un Américain parle de la cuisine de son pays : Lu différence, et.re la cuisine française et la cuisine américaine ?La voici: en France, on sait préparer un bifteck de cheval de telle manière, qu'il a le goût du plus tendre filet de bœuf ; en Amérique, c'est tout le contraire : on y donne aux plus fins morceaux de bœuf le goût d'un bifteck de cheval.Si vous allez dans un restaurant à prix fixe modique, ù Paris, il y a des chances que le « Bœuf Chateaubriand aux champignons » qui brille sur le menu soit en réalité du cheval authentique.Mais lu sauce où il baigne est si délicieuse, la préparation si magistrale, que le client pas trop au courant des choses gastronomiques s’imagine manger le mets le plus rare.Du temps, de la patience, mais surtout une tradition culinaire de plusieurs siècles, expliquent ce miracle.Chez nous, en Amérique, où le bœuf est si abondant et si bon murché que même les pauvres peuvent s’en payer, nous l’abîmons avec un art si parfait, que pour l’avaler, nous versons sur la semelle-escalope une bonne cuillerée de condiments pimentés destinés à dorer, si l’on peut dire, la pilule.Je n’upprends rien à personne en disant que, sur toutes les tables de nos restaurants américains — je parle de lu moyenne — on trouve un choix merveilleux des plus indispensables « dreadnoughts » gastronomiques, tels que le « Ketchup », la sauce dite « Chili », les piments les plus divers et autres petites saletés qui chatouillent — agréablement, dit-on — nos palais à jamais immunisés.La fonction de ces destructeurs de tout arôme, de toute saveur, est de réduire les mets les plus différents à un commun dénominateur, de manière qu’il est impossible, même aux connaisseurs, de distinguer le mouton du porc, le bœuf du lapin, et le veau du pigeon.Avec une bonne dose de « Ketchup », vous pouvez être sûr d’ignorer complètement si vous êtes en train de savourer un « Canard flambé à l’orange », de chez Foyot, ou du « Pot-au-Feu haché » de chez Childs.Il y a, certes, une raison qui explique que les Américains puissent avaler de pareilles abominations.Il n’est pas un être humain, en effet, (sauf les Esquimaux et les Anglais) qui soit capable de supporter à la longue une cuisine aussi fade, aussi monotone, aussi désespérément insipide que celle de nos maitres-queux.L’Américain, je puis le certifier, raffole des bons plats savoureux.Mais comme il n’en trouve pas chez lui, il en remplace la succulence absente — est-ce possible ?— par des parfums achetés en bouteille.Le principe fondamental de la pharmacologie médiévale consistait en ceci : plus le médicament était horrible à avaler, plus on croyait à son efficacité.En s’inspirant sans doute de cet axiome, des fabricants de mangeaille entreprenants ont réussi ù persuader aux Américains que plus un mets est ignoble, plus il est sain.Qu’il s’agisse même de pâté de chat, nous sommes capables de le manger avec solennité, pourvu qu’on nous assure qu’il contient les quatre vitamines cardinales, les calories réglementaires, les hormones plus ou moins sexuelles, ainsi que la quantité de rayons ultra-violets prescrite par le ministère de l’Hygiène.Un prix fantaisiste et un paquetage « moderne » achèvent d’emporter notre conviction.En échange, nous avons ceci de commun avec les Anglais, qu’à table, nous faisons montre des manières les plus exquises.Seulement, ce n’est point là quelque chose dont on pourrait nous envier décemment : si nous mangeons correctement, c'est que le manque total de goût de « ce » que nous mangeons, nous donne la possibilité de ne pas nous en occuper le moins du monde, et nous force même à sourire — pour ne pas nous trahir — au moment où la bouchée corrosive passe du pharynx dans l’œsophage.Leonard ROWE De fAmerican Spectator, de Netv-York.NOTRE CONCOURS « QUI GAGNERA AUX ÉLECTIONS FÉDÉRALES ?» NOS PRIX: $300 en argent, un voyage en France, etc.(EN LIRE LES DETAILS EN PAGE 4) L’empressement avec lequel nos amis ont répondu à notre concours depuis quelques jours prouve que les élections du 14 octobre suscitent autant d’intérêt que nos prix.Nous félicitons les nombreuses personnes qui ont su se prévaloir des avantages de notre concours et nous invitons ceux qui ne l’ont pas encore fait, à nous envoyer leurs coupons-réponses.Ceux-ci paraîtront dans chaque numéro de la RENAISSANCE d’ici au 5 octobre.Les réponses déjà reçues au moment de mettre sous presse ne nous permettent évidemment pas de donner des détails très étendus.Nous publions aujourd’hui ùn tableau qui résume les réponses concernant les résultats probables des élections pour le Canada et le Québec.Le concours est ouvert jusqu’au 11 octobre inclusivement.Partis LIRERAL CONSERVATEUR DE LA RESTAURATION au Canada 84 pour 100 dans Québec 94 pour 100 h ri ifintmit 2 t septem bre / 935 ,>>>>:¦ ;-xv< O R T amu.té de Bennett, a son habitude, mais qu'il aimerait bien aussi â se ménager une place du côté de Stevens, où penche, paraît-il.le nouveau président de la I’kesse, M.Eugène Berthiaume, qui se rend compte que décidément M.Bennett n'est plus possible.Les < cahiers bleus * ,Hs sont publies sous la direction d un avocat conservateur de Québec, M.Aimé Dion, à la gloire de M.Bennett et du «vieux parti ».Mais quand on a eu la patience de les lire jusqu'aux deux tiers on est richement récompensé par des Mies très indépendantes sur M.Dupre, Lucien Morand l devenu sénateur depuis), et leurs associes de la fondation du Jot'K-nai de Québec, MM.Malie r, Lock-"ell et Boulimie.Les choses sont dites sans ménagement, comme s'il m* s agissait pas de tories de la plus belle eau.11 est aussi question d un nommé IS'olin, qui nageait autrefois dans les eaux libérales et qui obtient maintenant, paraît-il, des travaux de M.Du pré.Bref, nous ne erovons pas que ees « cahiers bleus » se vendent largement, car il n'y a pas assez d'indépenranee â Québee pour en assurer la diffusion, surtout avec l'espèce d'avant-propos à la Cha-pais que M.Dion leur a donné.M.Dion est avocat au barreau de Québec.Les allocations de M.Stevens chauvin M.Stevens, qui devait être ministre du Commerce dans le cabinet Bennett, disait le IB juin 1 *> 17 aux Communes : « Si le Canada sort de cette guerre son honneur intact et sans souillure, même si le pays est en banqueroute, je prétends que la nation sera beaucoup mieux et plus riche comme nation que si à la fin de la guerre elle eût récolté des millions de dollars en manquant à son devoir envers l'Empire.» Encore aujourd'hui, c'est ce même M.Stevens qui voudrait que b' Canada adoptât en entier les conclusions de la C o ni missio n Hyndman.D'après cette Commission, non seulement b» Canada devrait augmenter la plupart de ses pensions militaires, mais il devrait se charger des pensions de tous les vétérans britanniques qui auront bien voulu émigrer en notre pays.M.S te rens an titras tard chômage « Nous n'entendons j e t e r la pierre à personne, dit le Nouvel-ne /ras distribuer de boissons al- LISTE, mais il n'en reste pas moins coolit/ues dans la /raroissc.I que tout politicien tend à accroître Voilà une initiative t/ua fait j los aljus du secours direct s’il croit naître la Ligue de Moralité Pu- \ Y trouver un profit électoral.C’est blif/ue.Elle mérite assurément 11,10 ^01 11 laquelle il peut diffieile-d'étre reprise ailleurs.Déjà des j '"f"1 «e soustraire s’il tient à se milliers de citoyens se sont engagés 1 Elire redire.Cost pourquoi la à voter librement et honnêtement meilleure politique consiste a faire en entrant dans la Linné de \ relever le secours direct d'une M oral i té.Si donc on ne saurait pas espérer que les choses marcheront mieux (pie par le passé, Casimir ! vive Saint- M.Francoeur hésite « Les rouges n ont jamais rien fait », a dit M.Louis Francoeur aux électeurs (le Saint-Jacques «pii lui offraient la candidature stevenniste.« Ils n'ont pas vu la crise venir.Les bleus n’ont jamais rien fait.Ni les rouges ni les bleus ne peuvent administrer le pays.Si vous voulez un candidat (pii sache dire oui quand c’est le temps de | “ dire oui et dire non quand il faut UCS 11.lh.C.(I Lliropc commission indépendante hors de la politique.Sans doute le régime ne deviendra pas de ce fait parfait, mais il y aura amélioration sensible.» Line commission nationale, mais u n e commission indépendante, n'est-e'le pas précisément ce que demande le chef du part i libéral, M.King ?MM.Bennett et Stevens voudraient bien au contraire le maintien du secours direct, mais à condition (pie le gouvernement fédéral, qui ne peut plus y contribuer, en fût déchargé.Et le même M.Stevens, le 20 juin 1034, excusait ainsi son ministère de n'avoir pris aucune mesure contre la coalition du charbon : « Pour ce (pii intéresse mon ministère, nous avons fait une enquête.Il y a une raison pour l’augmentation du prix du charbon importé, le Welsh par exemple ; c'est la différence du change, cette année, comparativement à l’an dernier.» (Hansard.p.4133).Le prétexte du change tenait si peu, que le trust du charbon, attaqué en justice criminelle par M.Taschereau, fut condamné.M.Stevens antieombiniste (.est le 3 mai 1923, c’est-à-dire hier, que M.Stevens disait aux Communes, à propos de la loi King contre les coalitions commerciales ou «combines» (p.2517 du HAnsaudl : indépendantes.Je m’oppose au hill parce (pie d'ordinaire une coalition est h* fruit d’efforts tentés dans le but d’augmenter le rendement et l’économie dans la production et a pour effet d'assurer une source plus satisfaisante, des prix plus réguliers et des fournitures plus uniformes : ensuite, parce qu'une coalition entre particuliers ou corporations en vue d'avantages mutuels ne constitue pas ('u elle-même un crime et ne saurait être tenue pour criminelle, ni par déduction ni spécifiquement.» Et cela ne manquait pas d’un certain sens.Mais aujourd'hui, d'où viennent les violences anti-coalitionnistes de M.Stevens V Les partis en Alberta Le Star de Toronto fait observer.à l'aide des statistiques officielles, (pie ce sont en grande partie les conservateurs (pii ont porté le Crédit Social au pouvoir en Alberta.Et voici le tableau qu'il présente des statistiques électorales de 1930 et (le 1935 : 1935 1930 Urédit Social .161,527 I.iliéraux 69,242 46,275 F.S.A 30,551 74,187 Conservateurs .19,450 25,449 Communistes .5.903 Indépendants .5,164 27,954 Ouvriers C.C.F.4,507 14,357 Les libéraux ont donc recueilli « Supposons gens d’affaires l’espoir qu’ils avantage pour entreprises.Il La visite des anciens qu un groupe de se coalisent dans en retireront un eux et pour leurs peut se faire que d’autres industriels dans la même branche préfèrent demeurer en dehors de la combinaison.L’effet de la coalition, comme c’est souvent le cas, est d’abaisser le prix de revient, de satisfaire davantage la clientèle et d’assurer la marche régulière des opérations ; cela lui permet de vendre l’article à meilleur marché (pie les maisons celte année presque autant de voix que l’Union agraire ou « United Farmers of Alberta » en 1930, et 23,000 voix de plus que leur propre part i cette année-là.Le Stak en conclut que la situation serait loin d’être mauvaise pour le parti libéral, si le corps électoral pouvait, d’ici le 14 octobre, se rendre compte combien il a été trompé.I n relevé plus récent montre «pie c’est avec 54 pour 100 des votants et le vote transférable que le Crédit national, qui devait accorder à chaque parti sa juste représentation, a élu 88% des candidats.Le prix du blé M.Bennett sera probablement heureux en fixant à 87 Yz sous le prix du blé, car de divers côtés une disette s’annonce, et son homme de confiance, M.Mac-Farlane, pourra ainsi se tirer du mauvais pas où il s’était mis en achetant au nom de l’Etat plus (le 200 millions de boisseaux de cette denrée.Il convient cependant d’observer (pie le prix fixé par le nouvel Office du blé, ou ’ par M.Bennett, n’est pas un mini- COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE Nomtandie Allci en Europe par Le Havre i bord du plus rapide et plus grand paquebot du monde—79,280 tonnes.INFORMATIONS GRATUITES AUPRES DES AGENCES DE TOURISME OU DE A.LABELLE, 1196, PHILLIPS PLACE.MONTREAL, CAN., MARQUETTE 2361 DEPART 25 SEPT.Autres départs: Champlain, 26 sept; Lafayette, 5 oct; Normandie, 9 oct muni ; car la différence entre le prix fixé et le cours hai deries de la rue Sainte-Anne, connu nément appelée Action CATiiouqru.défaut d’autre signe, on la reconnai facilement au fait que la formul d’engagement enchâsse un bien ml gnon anglicisme («voteurs»).Comm c’est la marque de commerce de 1 boîte, il aurait été très étonnant qu’01 ne l'y trouvât point.Jules BAZIN I Est-il besoin de préciser qm cardinal s'en est tenu, dans sa lettr pastorale du SU juillet dernier, d l’ex posé des principes de l'Eglise sur l « devoir » électoral f MAISONS D’EDUCATION MADAME JEAN-LOUIS AUDET PROFESSEUR DE DICTION FRANÇAISE nu l'oiiMcrvntoIrc Niillonnl île MonlrAiil, nil'll lé A l'Université AilulteM : t'imrs univcrxltuirc île illetlun, ili|»lf»iiieN.Couru spéi'liil imhir élèves avancés DIRECTRICE DE RADIO-PETIT-MONDE ( 'lusse I'M In II II ne ; ilietliin el 1*1111111, couru collect I I'm, let>i>ns |>art Icill IcrcM.STI' 1)10 : 4.1(1, rue CHlBIMUKlt IIA.NO III ou Oil.SiMO l)eu\ iioiivciiuv MtiiillitH |HMir enfiintN : 747, avenue Stuart, O ut reniant HNtrtl.rue llotrrl, Autres-lin me île »WWWWVVVVVVVVwWWVVWVw Le film français D’une saison à Vautre Le 6 octobre à 8 h.45 rlu soir au théâtre H is Majesty’s LES COSAQUES DU DON Dirigés par SERGE JAROFF Prix des places : $1.15, $1.65, $2.25, $2.50 — Loges : $2.75 Ou peut dès maintenant retenir kcn plneex en éerlvunt «m en téléphonant à fHMIÆT-PACiKH, rue Saint-dlu-bert — MVlkirk Ce moment où France-Film annonce un excellent programme pour la saison 1935-1936 est tout indiqué pour une brève revue des progrès réalisés par la cinématographie française depuis Le Roi des Débrouillards et La Maison de la Flèche jusqu’à Angèle et Crime et Châtiment.Lorsque, en 1930, nous prenions le chemin du Cinéma de Paris, nous n’escomptions qu’un plaisir relatit qui tenait surtout de l’autosuggestion : nous voulions tellement que le film de France fût bon que nous le croyions tel.M ais le temps n’est plus des films ternes, mal montés.La technique a fait un tel progrès qu’on peut la comparer aujourd’hui à celle des meilleures productions américaines.De plus, le film français moyen (inutile de mentionner quelques mauvaises bandes bâclées par des amateurs et qui existent en marge de la production normale) comporte un scénario, une interprétation et une mise en scène de meilleure venue que ceux des films américains de même classe.D’autre part, de grands films tels que ïAtlantide, Les Misérables, Lae-aux-Lamcs, Pension Mimosas, It to, Crime et Châtiment et Angèle sont nettement supérieurs aux grandes machines américaines.Hollywood triomphe encore dans certains genres inférieurs tels que les films policiers et les superproductions où la richesse de la mise en scène tient lieu de tout.M ais le film français a depuis longtemps surpassé Hollywood dans les genres supérieurs, si bien que l’industrie américaine 11e semble pas devoir réaliser de sitôt une œuvre île la qualité de Pension Mimosas.La supériorité sans cesse croissante du film français mérite d’autant plus Puisque l’on admet qu’avec U bu Roi le théâtre possède une œuvre dont Jeune le burlesque touche au génie, pourquoi Pas> comme je 1 ai fait, pour 1 as-refuserait-on aux Mystères de Paris pirateur électrique et la six cylin-le titre de chef-d’œuvre de l’horreur ?ores.» De son propre aveu.M.Duvernois n est donc pas un Louis PELLAND « pur »_ et ]e but (out à fait pratique qu’il vise en écrivant explique comment il se sert de son talent pour satisfaire une clientèle à l’esprit critique assez émoussé du fait qu’elle est peu habituée, depuis quelques années, aux œuvres de qualité.Rouge a un mérite : le dialogue est bon, d’une façon générale, bien entendu, et singulièrement au premier acte, qui est délicieux.On y rencontre, il est vrai, des aphorismes et des calembours qui ne sont pas toujours ni neufs ni du meilleur goût.Un autre mérite, extrinsèque celui-là : Rouge permet de présenter au complet toute une troupe.Présenter est le mot exact si l’on entend par là présentation physique, car la pièce ne permet nullement de juger de ses interprètes.Trois rôles y ont quelque importance.Sur quinze, c’est peu.Et même, leur manque de relief, de vérité, surtout en ce qui concerne celui de Jacqueline, ne per- travailler, en France, dans des conditions très désavantageuses qu’il serait trop long d’énumérer ici, et que — ceci nous touche de plus près — les distributeurs du film français dans la province de Québec sont aux prises avec des difficultés financières telles qu’un film français coûte de six à sept fois plus cher qu’un film américain.En dépit de toutes ces difficultés, France-Film a réussi, pendant la saison 1934:1935, à nous présenter tous les films dont la critique est unanime à reconnaître la haute qualité : outre les œuvres déjà citées, Sons m sommes plus des enfants, A déniai aviateur, Un homme en or.France-Film ne devait ter en si bonne voie.et.’’apr^les I m,et 9ufre auf comédiens d’y déployer leur talent.Aussi ne reprocherons-nous pas à Mlle Jacqueline Brévannes (Jacqueline) ni à M.Henry Charles (Clément semaines creuses d’été, voici qu’on annonce une très brillante saison qui vient de débuter en beauté et qui se poursuivra avec des films que nous avons tout lieu de croire de haute tenue.Quelques titres retiennent l’attention d’une façon toute spéciale : ; Lu Mascotte avec Baroux et Dra-1 nem, mise en scène de Léon Mathot; Les T eux Noirs avec Harry Baur, Simone Simon et Jean-Pierre Au- .mont, mise en scène de Tourjansk\ ; I Epousez mu femme (Les époux ! scandaleux) film de Lacombe, le réa-1 lisateur de Jeunesse, avec René Le- ' f’ebvre et Suzy Vernon; Michel i Strogoff, d’après l’œuvre de Jules Verne; Lucrèse Borgia, film d’Abel Gance avec Samson Fainsilber; Les \ hommes Nouveaux, d’après Claude b arrere, et enfin Le Chemineau.\ film tiré de la pièce de Richepin dont le succès fut, on le sait, des j plus retentissants.Louis PELLAND SJNEM£ Sans interruption de 11 h.du matin à 11 h.30 du soir.VERSION FRANÇAISE DE LA VEUVE JOYEUSE avec Maurice Chevalier Jeannette MacDonald et antres attractions Lcm lieux plus grandes vedettes f ran «•aises CHARLES BOYER ANNABELLA dans LA BATAILLE de Claude Farrfere l u roman d'anmur et d'héroïsme qui se déroule «laits le fracas «l'une bataille navale En programme double avec BISCOT dans Bibi-la-purée l ne e«nné«lie bien parisienne SAINT-DENIS ’attention que les cinéastes doivent ' Acheter la Renaissance, c’est s’assurer une lecture agréable et utile pendant une semaine.m ip ou OHM m M AMBER BLACK LABEL LAGER iveiieS 10 Lettre de Paris A travers rExposition de Bruxelles Ma Lettre de Paris — transportée cette fois sur une autre scène — avait été écrite dans une atmosphère de joyeuse animation.Sous l’influence de l'Exposition, la vie si calme de Bruxelles s'était transformée et de ce peuple i/ui venait de réagir vigoureusement et avec tant de succès contre le pessimisme universel émanait la confiance et la gaieté.Au moment même où je terminais cet article les hauts-parleurs annoncèrent de par la ville la stupéfiante et douloureuse nouvelle du deuil gui vient de frapper la famille royale — pour la deuxième fois en IS mois.La matinée, ensoleillée au début, s'était assombrie et un vent froid faisant déjà pressentir l'hiver balayait les rues.Dès les premières rumeurs une foule atterrée envahit les boulevards, s’attroupant, sans égard pour la pluie mordante, devant les immeubles des grands quotidiens; les fausses nouvelles circulaient, excitant la nervosité grandissante: le roi est « l’agonie, le roi est mort.Puis vint la nouvelle décisive, finale: la Reine est morte.Maintenant un calme tragique règne dans la ville.Bruxelles tout entier porte le deuil de sa reine.• Pour m'amener à distraire une tranche de mes vacances en faveur de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles, il aura fallu toute la persuasion de ceux de mon entourage qui l’avaient vue et admirée avant moi.Une disposition très marquée à fuir les manifestations de ce genre, synonymes d'habitude de foule et de bruit, de piétinement sur place, de fatigue et d’ahurissement, enfin de tout ce que l’on cherche à éviter pendant une trop courte période de détente, ne me disposant guère à tenter l'effort malgré ma curiosité quant au « Vieux j Bruxelles », clou de l’Exposition pour le grand nombre, malgré surtout la magnifique présentation de « Cinq Siècles d’Art », sorte de Musée des Musées, formant un pendant plus que digne dè 1’ « Art Italien » qui fit les délices de Paris ce printemps.Combien j'ai eu à me féliciter d’avoir secoué une trop prudente indolence ! Tout à fait sympathique est cette Exposition.Rien de ce que le mot évoque couramment ne frappe ici le regard du visiteur.Il faut pousser jusqu'au fond d’allées latérales secondaires pour retrouver l'atmosphère de foire — petites boutiques de spécialités, appels de leurs vendeurs — nécessaire à divers points de vue, paraît-il, mais bien nuisible à une agréable impression générale.Tout y est au contraire calme et riant, spacieux et ordonné.Les bouquets d’arbres de l'ancien parc ont été respectés autant que faire se pouvait; j le gazon qui entoure chaque construe- | tion, les parterres fleuris semés un peu partout, de nombreux jets d’eau, l’absence de poussière due à un nouveau procédé Solvay tout contribue à un effet de reposante fraîcheur pour le moins inattendu en pareil lieu.C'est qu'on a pu tailler dans du neuf.Puis l'œuvre étant durable dans son ensemble, même ses parties éphémères n'ont pas l’air d’être du chiqué.Depuis des années déjà, le roi Albert réservait une partie de son beau parc de Laeken — à 5 ou 6 kilomètres à peine du centre de Bruxelles — pour précisément un pareil usage : une grande exposition d'où surgirait ensuite un quartier résidentiel nouveau qui serait un modèle d’urbanisme, ajoutant ainsi un fleuron moderne à l’antique cité.Avant de tenter de présenter le beau résultat de leurs travaux, il conviendrait peut-être d’expliquer ici qu'une exposition en Belgique n'est pas — comme en France, par exemple — chose officielle dont le gouvernement est le parrain, le bailleur de fonds et aussi le.tyran, la politique ne manquant pas de s’y glisser.Ici le gouvernement, auquel on ne demande j rien, qui ne risque rien, sauf son près- j tige en cas d’insuccès — a tout à gagner dans pareille affaire.Pendant que les promoteurs de l'Exposition de 1935 se chargeaient de trouver par leurs propres moyens le demi-milliard nécessaire pour mener à bien une j entreprise de cette envergure, l'Etat j posait ses conditions avant de donner I son permis final, exigeant qu'on laissât après elle un certain nombre de constructions définitives.Hâtons-nous de rassurer les amis de ce vaillant petit peuple, que de pareils engagements pourraient inquiéter : le succès de l'Exposition dépasse dès maintenant les prévisions les plus audacieuses - 2,500,000 visiteurs pour le mois de l’ouverture, autant pour le second et beaucoup plus depuis la période des vacances.Si bien que le nombre des entrées a déjà dépassé — 10 semaines avant la clôture — le i chiffre prévu comme indispensable pour que ses commanditaires n'en soient pas de leurs poches.La Belgique étant un carrefour européen — ce qui n’est pas toujours de tout repos, elle est payée pour le savoir ! — on peut y venir de dix pays avoisinants sans trop bourse délier, les tarifs spéciaux des chemins de fer aidant, ainsi que le franc belge dévalorisé.Là où, par contre, la crise se fait durement sentir, au détriment de ceux qui payèrent fort cher leur emplacement et leurs privilèges à l’Exposition, c’est chez les fournisseurs de ce qu'il est d’usage de s’offrir au cours d’une visite de ce genre, depuis la promenade en « pousse-pousse » — amusante chaise à porteurs dont usent trop peu de Le succès de l’entreposage frigorifique dépend d un entrepôt moderne, bien outillé et pourvu de toutes les facilités permettant une réfrigération scientifique et soignée.L’ENTREPOT DES COMMISSAIRES DU HAVRE réunij toutes ces conditions et se trouve avantageusement situé pour le commerce local et étranger.PRIX EXTRÊMEMENT MODÉRÉS Pour tous renseignements, s'adresser aux Commissaires du Havre de Montréal MArquette 3781 (de 9 h.à 5 h.30) Bureau de l’Entrepôt Frigorifique I 0808 HArbour 4810 ( 8040 // Fflrllfflll f 21 moplomhre 1935- en effet si grands et les millions payés clients jusqu'aux pourvoyeurs gastronomiques, que ce soit d’une simple «conque» (délicieux équivalent local du croissant français) ou d’un dîner fin.• Essayons maintenant de donner au moins une idée d’ensemble de ce bel étalage de confiance et de solidarité.Car l’adhésion, en ces temps de marasme universel, d’une trentaine de nations qui élevèrent pnlnis ou pavillon pour y représenter leurs pays respectifs est une preuve de l’estime fraternelle et secourable en laquelle la Belgique est tenue.Bien qu’une dizaine de portes donnent accès dans l’enceinte, toutes reliées par de larges avenues au coeur de l’Exposition, c’est par la magnifique entrée principale de la Place St-Lambert dont le nom évoque les cristalleries que Montréal a pu admirer récemment — qu’il convient de prendre un premier contact avec elle.Six Victoires ailées, dont le mouvement triomphal rappelle la Victoire de Samothrace du Louvre, s’y érigent dans un monumental portique à blanches colonnes, leurs ors scintillant sous le soleil ou bien, le soir, baignant dans un éclairage indirect d’une suavité extraordinaire.(Pas une seule lumière aveuglante n’a d’ailleurs été admise dans le décor.) Ce beau passage franchi, on a devant soi la splendide perspective du Boulevard du Centenaire, artère centrale qui, par une pente douce d’une longueur d'un kilomètre, tapissée de fleurs et de bassins aux eaux jaillissantes et encadrée par de beaux pavillons, monte jusqu’au groupe des pnlnis permanents dont la silhouette monumentale se dresse à son sommet, un peu comme l’Arc de Triomphe se profile au faîte de la rampe — trois fois plus longue, cependant, de l’Avenue des Champs Elysées.Le Palais du Centre, devant une Place d’Honnour au miroir d’eau du plus noble effet, est un hall gigantesque à l'armature hardie, dont les hautes voûtes arquées sont un exemple frappant de ce que la construction moderne peut réaliser par un emploi judicieux du ciment armé.Organisé en gare modèle pour commémorer le premier parcours belge en chemin de fer qui se fit de Bruxelles à Matines en 1835, ce Grand Palais donnera asile par la suite aux foires et aux marchés nationaux et internationaux.A sa droite, le Palais des Fêtes, auditorium pouvant asseoir 4000 personnes, où congrès, concerts et réunions diverses se succèdent en ce moment, et pourront continuer à so réaliser à l’avenir.Enfin, à ta gauche, le Palais des Arts complète ce groupe d'imposants édifices dominant le panorama de la capitale — car Laeken est sur une colline et constituera pour les générations futures, ainsi que l’a dit le vénéré M.Adolphe Max, Bourgmestre de Bruxelles et défenseur indomptable des droits belges pendant l’occupation allemande « la preuve éclatante de l’énergie et de la hardiesse agissante des hommes de notre temps ».Ce futur asile pour chefs-d'œuvre de tous les temps reçoit aujourd’hui une pure merveille: une collection représentant Cin
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