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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1899-06, Collections de BAnQ.

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[" No 2 PREMIÈRE ANNÉE 1er Juin IS99 BULLETIN CHAMBRE IDE DU DISTRICT DK MONTREAL \t\t\t prix d\u2019abonnement\tSERVI GRATUITEMENT AUX MEMBRES.\t\tUN DOLLAR PAR AN SIÈGE DE LA CHAMBRE 83 RUE ST-JACQUES,\t-\t-\t- MONTREAL.JON.11A Y WEB, Merreluire.Le bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 9 heures à midi et de 1.30 A 5 heures.\t\tAdresse/, toutes lettres et communications a la ,f Çhambro de Oomntoroo dis District de Montreal n MONTREAL.Canada.\t COMITÉ DE RÉDACTION.L\u2019Hon.ALPHONSE DESJARDINS, :\t:\t:\t:\t:\tPRÉSIDENT.Vice-Presidents.L.E.MORIN, Perk.JOS CONTANT.J.X.PERRAULT.\tH.A.A.BRAULT.JOS.HAYNES, Secrétaire.MM.L.E.GE0FFR10N, D.MASSON, La Rédaction du Bulletin se fait un devoir de reconnaître le chaleureux accueil fait au premier numéro de l\u2019organe de la Chambre par les grands journaux de Montréal et plusieurs publications du dehors.Nous profitons de la circonstance pour réparer un oubli regrettable que nous avons fait, et que notre inexpérience en matière de journalisme peut seule excuser.Nous avons oublié de signaler à nos lecteurs les services et le concours incessants que les journaux quotidiens n\u2019ont jamais marchandés à la Chambre.Nous avont eu une nouvelle preuve de ce bon vouloir dans l\u2019accueil qu\u2019ils viennent de faire à notre organe officiel.Nous espérons qu\u2019ils voudront bien nous continuer les mêmes bons offices dans l\u2019avenir.Nous continuons, dans le présent numéro, la publication des \u201c procès-verbaux99 des séances, et du Conseil et de la Chambre, ainsi que l\u2019exige le programme qui nous a été tracé.Nos lecteurs se rappelleront peut être que Je Bulletin, outre le lien qu\u2019il doit créer entre les membres, a aussi pour but de supprimer certaines dépenses qui étaient imposées par l\u2019ancien ordre de choses.Ainsi à l\u2019avenir le \u201c rapport annuel \u201d sera supprimé, la matière officielle qu\u2019il contenait étant distribuée dans le Bulletin ; en second lieu les \u201c Avis de convocations \u201d de la Chambre seront également insérés au Bulletin, comme ou le constatera, du reste, dans le présent numéro ; enfin les élections se feront également par le même intermédiaire.C\u2019est grâce à ces retranchements dans les dépenses qu\u2019on a pu fonder le Bulletin sur des bases financières qui permettront d\u2019en assurer l\u2019existence.Eu sus de la partie officielle, nous donnerons des articles sur des sujets d\u2019actualité, préparés par des spécialistes.Bref, la Rédaction s\u2019efforcera de faire du Bulletin une revue d\u2019une lecture aussi attrayante que le coin porte son programme.Nous signalons à nos lecteurs, l\u2019entrefilet suivant que nous empruntons au dernier numéro du Bulletin Mensuel de la Chambre de Commerce française de Montréal : \u201c Nous accusons réception du premier numéro du u Bulletin Mensuel de la Chambre de Commerce \u201c du District de Montréal.Cette publication \u201c destinée, comme la nôtre, à mieux faire connaître \u201c au public les travaux de la Chambre dont elle \u201c émane, remplira un rôle utile et nous souhaitons li cordialement la bienvenue an nouveau confrère, u chez qui nous sommes assurés de trouver toujours u de la sympathie pour les affaires franco-cana-\u201c diennes.\u201d Nous remercions cordialement notre confrère aîné, et le prions de vouloir bien agréer notre entière sympathie, et cela sans restriction aucune.La Rédaction. 20 CHAMBRE DE COMMERCE DU DIBTRfCT DE MONTRÉAL, Résumé des procès-verbaux des séances de la Chambre et du Conseil pour le mois d Avril.Assemblée générale spéciale, mercredi, le 5 avril 1899, sous la présidence de l\u2019Hon Alph.Desjardins, président.En l\u2019absence du secrétaire titulaire, M.Jos.Haynes est choisi parmi les membres du Conseil pour en remplir les fonctions par intérim.Le procès verbal de la séance de l\u2019assemblée générale précédente est lu et adopté.A l\u2019ouverture de la séance M.L.E.Morin, père, propose appuyé par M.C.P.Chagnon, que l\u2019ordre du jour soit suspendu jusqu\u2019à l\u2019article 3, ayant trait au canal de la Trent.Cette proposition étant adoptée, les deux délégués de l\u2019Association de la Trent Valley Canal, MM.Dumble & Carnegie, tous deux de Peter-boro, Ont., sont alors présentés à la Chambre.M.le président invite ces messieurs à vouloir bien exposer le but et les avantages économiques du projet de canalisation dont ils désirent assurer 1 e parachèvement.M.Dumble donne un aperçu historique de cette entreprise dont la conception remonte à 1836-37.Depuis cette époque, (1836-37) les travaux, commencés par le gouvernement impérial, puis abandonnés faute de ressources, avaient été repris par le gouvernement du Canada qui les aurait à son tour abandonnés.Ce canal présenterait des avantages considérables, non seulement pour le territoire qu\u2019il traverse, mais aussi comme voie de transit entre la Baie Géorgienne et le St-Laurent, en aval de Niagara (Canal Welland).Le délégué insiste surtout sur les avantages économiques que les nombreux centres industriels, Pe-terboro entr\u2019autres, en retireraient, à cause de la concurrence que cette voie ne manquerait pas de faire pendant l\u2019été aux chemins de fer qui s\u2019entendent, c\u2019est le délégué qui parle, pour maintenir les tarifs.Le délégué cite un graud nombre de statistiques qui sont d\u2019un intérêt plutôt local que général et que le cadre de ce compte-rendu ne nous permet pas de citer.M.Carnegie, sur l\u2019invitation du président, succède à M.Dumble ; il s\u2019attache surtout à la partie technique du projet ; il dit que, au poiut où en sont restés les travaux, il y aurait encore trente-trois (33) milles de canalisation à faire dont treize milles de rectification de la rivière Severn.Ces derniers travaux sont dans le voisinage immédiat de la Baie Géorgienne.L\u2019administration a dépensé jusqu\u2019à présent quatre millions de dollars.Le délégué croit qu\u2019avec 3,500,009 dollars additionnels, l\u2019administration pourrait parachever le travail, soit au coût total de 8,000,000 de dollars.Il ressort de tout ce qui précède qu\u2019il y a à peu près la moitié de la dépense de faite, mais il se dégage cependant de tout ceci un fait très important, c\u2019est que, si le projet est continué, en suivant les errements du début, le canal ne pourrait pas faire partie intégrante des canaux du St Laurent, et par suite, ne pourrait pas se substituer au canal Welland pas plus qu\u2019aux canaux de l\u2019Ottawa.En effet, les deux délégués ont déclaré que, dans la partie parachevée, l\u2019épaisseur de la nappe d\u2019eau sur le \u201c buse \u201d (rnitre-sill) n\u2019est que de 6 pds ; tandis que les canaux du St Laurent devront, dans un avenir très prochain, donner une nappe d\u2019eau disponible sur les bues, même à l\u2019époque de litiage, de 14 pds.L\u2019un des délégués a déclaré cependant que l\u2019administration du canal avait à l\u2019étude un projet qui, s\u2019il est réalisé, donnera sur le buse 8 pds d\u2019eau au lieu de 6, et cela pendant toute la durée de la saison de navigation.Nous sommes portés à croire que si l\u2019on veut faire de ce canal un concurrent sérieux du canal de l\u2019Erié qui, comme on le sait, vient, au moyen d\u2019embranchement, déboucher à Oswego, N.Y., sur le lac Ontario, presqu\u2019en face de Trenton, tête de ligne du canal de la Trent, il faudra luidouuer unesection et une nappe d\u2019eau égale pour le moins à celle du canal de Welland* Mais alors, la dépense de $8,000,000 sera peut être portée à $10,500,000 et même davantage, ce qui, du reste, n\u2019a rien d\u2019étonnant, puisque un estimé, fait il y a quelques années, fixait la dépense totale probable à ce chiffre.En résumé, ce q ie l\u2019Association de la \u201c Trent Valley Canal \u201d désire, c\u2019est d\u2019obtenir du gouvernement des subsides qui lui permettent de continuer ses travaux interrompus depuis au delà de trois ans.M.J.X.Perrault déclare que, selon son opinion, cette entreprise est d\u2019utilité nationale et il invite la Chambre à lui accorder tout sou appui.M.Desjardins, président de la Chambre, parle dans le même sens, et après quelques délibérations, la résolution suivante, proposée par M.L.E.Morin et appuyée par M.A.A.Brault est adoptée à l\u2019unanimité.u Que les membres de cette Chambre ont entendu \u201c avec beaucoup de satisfaction les explications four-\u201c nies par MM.Dumble & Carnegie, relativement au u parachèvement du canal de la Vallée de la Trent et u ils recommandent au Conseil de se joindre au mou-\u201c vement qui se fait actuellement pour atteindre le \u201c but d\u2019une telle entreprise qui serait si avantageuse u et au développement du pays et à celui du port de \u201c Montréal, et d\u2019employer toute son influence pour CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.\u202221 \u201c mener ce projet à bonne fin le plus tôt possible.\u201d\u2014 (Traduction de l\u2019anglais).Les délégués prennent ensuite congé, et la Chambre procède à l\u2019admission des nouveaux membres : MM.Arthur Myre, W.Tremblay, G.R.Vincent, Ph.La-ferrière et E.Delorme, et la séance est ajournée à mercredi, le 12.Assemblée Générale, Séance de Mercredi, le 12 Avril, 1899.Ajournement de la séance du 5, sous la présidence de l\u2019Hon.Alph.Desjardins, président.Reprise de l\u2019ordre du jour de la séance précédente, qui avait été suspendue pour permettre à la Chambre d\u2019entemlre les délégués du canal de la Trent.On procède au dépouillement du courrier de ia quinzaine.Lecture est donnée d\u2019une lettre du Musée commercial de Philadelphie, dout la Chambre avait déjà pris connaissance mais sur laquelle aucune action n\u2019avait été prise.Après délibération, il est décidé de désigner, pour représenter officiellement la Chambre au Congrès de Philadelphie, qui aura lieu en octobre prochain, deux délégués : L\u2019Hou.Alph.Desjardins, président et M.Jos.Haynes, I.C., secrétaire.Ce dernier reçoit instruction d\u2019en prévenir les autorités du Musée.M.le président ainsi que M.L.E.Morin, profitent de la circonstance pour rappeler que la Chambre s\u2019est déjà occupée très activement de fonder à Montréal un Musée analogue à celui de Philadelphie.On sait que cette tentative, en dépit de l\u2019activité et du zèle de M.D.Parizeau, n\u2019a malheureusement pas abouti.On passe ensuite aux rapports de comités.Le comité sur \u201c l\u2019Instruction technique \u201d rapporte progrès.Le comité de Finances, \u201c Emprunts municipaux,\u201d rapporte également progrès.Le comité de Législation, par l\u2019organe de sou président, rappelle qu\u2019à la séance du 20 janvier dernier, il a présenté un rapport sur la \u201c règlementation des faillites,\u201d et que les conclusions seules de ce rapport apparaissent au procès-verbal de cette séance.Il désire savoir si le secrétaire s\u2019est conformé aux instructions qui lui avaient été données par le Conseil de transmettre des copies de ce rapport aux différentes Chambres de Commerce de la Province de Québec ; que, dans le cas contraire, le secrétaire actuel soit invité à se conformer sans retard à ce désir, afin de profiter du bon vouloir que le commerce et le pays en général semblent manifester en faveur d\u2019une législation uniforme pour tout le pays.Il demande en outre, que ce rapport soit inséré in extenso an procès-verbal de la présente séance.Voici ce rapport : \u201c L\u2019étude qu\u2019a faite cette Chambre du résultat de l\u2019abrogation de la loi de faillite, démontre clairement que cette mesure n\u2019a pas eu les effets qu\u2019on en attendait.Le pouvoir fédéral, en se désintéressant de formuler des lois qui devaient régir les commet-çants uniformément dans toute l\u2019étendue du pays a, par là môme, forcé chacune des provinces de se façonner, au meilleur de ses attributions et selon sou besoin ou selon son intérêt, des statuts d\u2019un effet limité à ses besoins exclusifs, très souvent ultra vires, contradictoires, presque toujours, avec ceux d\u2019une province voisine et, dans bien des cas, empreints d\u2019un sectionalisme et d\u2019une partialité absolument outrageante pour les droits des habitants d\u2019une province-sœur et pour l\u2019étranger qui fait le commerce avec notre pays.a La conséquence de cet état de choses a produit l\u2019inquiétude et le désarroi dans les relations commerciales, et pendant que ce chaos fait la ruine d\u2019un commerçant éprouvé qui se voit fermer son crédit à cause de cette incertitude, le commerçant malhonnête a chance, dans ce dédale de lois différentes et oppo sées qu\u2019il invoque ou qu\u2019il répudie, de se ménager des arrangements pour lui même et pour ceux de ses créanciers qu\u2019il lui convient de favoriser et, par suite, et dans l\u2019ordre naturel des choses, la bonne réputation du commerce canadien est atteinte, et le manufacturier, fabricant, fournisseur, résidant au pays ou à l\u2019étranger en est-il arrivé à limiter ses opérations à telle province de sou choix, où il trouve une meilleure assiette pour son commerce et une distribution des deniers plus équitable, lors de la liquidation d\u2019une faillite.Déjà le mal est grand, mais on peut dire, avec certitude, qu\u2019il ne fera qu\u2019augmenter si l\u2019on n\u2019y apporte promptemeut remède.\t\u2022 \u201c Et, d\u2019un autre côté, on doit reconnaître que les circonstances favorisent exceptionnellement le progrès et le développement du pays; qu\u2019un fort courant d\u2019immigration se dirige vers le Canada, que l\u2019amélio ration de nos voies fluviales, que la construction de nouveaux chemius de fer, que le développement de la région de notre Nord Ouest et de celle du Yukon, que l\u2019exploitation de uos mines, que le tarif préférentiel accordé à l\u2019Augieterre et que des traités de commerce avec les différents payssont en voie d\u2019aboutir.N\u2019a t on pas raison de se dire que l\u2019expausion commerciale dont jouira bientôt notre pays, n\u2019aura de garantie et de durée qu\u2019eu autant que nos gouvernants seconderont nos commerçants et nos industriels, en promulguant des lois de commerce uniformes, homogènes et adaptées à notre situation, quaud meme leur effet serait de gêner, apparemment, des intérêts locaux et 22 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.particuliers, dont l\u2019exercice doit toujours être subor donné au bien général et à la bonne réputation d\u2019un pays.Résolu : Que cette Chambre, se faisant de nouveau l\u2019interprète des besoins du commerce, et pour faire suite à ses résolutions précédentes, exprime respectueusement à l\u2019honorable Sir Wilfrid Laurier, Premier Ministre du Canada, l\u2019urgence absolue qu\u2019il y a de doter le pays, dès la prochaine session, d\u2019une loi de commerce, dite de faillite, réglant d\u2019une mauière uniforme pour tout le pays, les rapports des commerçants entre eux et vis à vis des tiers.\u201d Le comité de l\u2019Industrie Manufacturière rapporte progrès.A sa prochaine réunion, il préparera un rapport sur les avantages que présenterait la culture du lin pour les agriculteurs de la Province de Québec Cette étude est motivée, comme on le sait, par une lettre de la Dominion Oil Cloth Co., qui informe la Chambre, qu\u2019elle est en train d\u2019installer une huilerie pour fabriquer l\u2019huile de lin.Cette usine consommera annuellement un demi-million de minots de graine de lin.Le comité de l\u2019Industrie manufacturière, qui devait s\u2019occuper de l\u2019impôt que les autorités municipales ont l\u2019intention d\u2019appliquer sur l\u2019outillage des usines, manufactures, etc., rapporte qu\u2019il n\u2019a pas eu de réunions, il déclare, cependant, qu\u2019il s\u2019occupera de cette question à sa prochaine réunion.Le comité du Bulletin Mensuel rapporte qu\u2019à sa dernière réunion, il a été décidé de publier le premier exemplaire du Bulletin dans la première semaine de mai et que le tirage sera de 750 exemplaires.M.L.E.Geoffrion, vice-président, propose qu\u2019à l\u2019avenir, les séances, tant du Conseil que de la Chambre, aient lieu le mercredi, à 3.30 heures du soir, au lieu du vendredi.Après délibération, et en conformité des exigences du règlement, il est décidé de considérer cette proposition comme u avis demotion \u201d à charge de l\u2019affichage réglementaire d*un mois.Le président du comité de Finances présente également un avis de motion au sujet des signatures que les chèques devront porter à l\u2019avenir.(Art.42 des règlements).A l\u2019article \u201c matières nouvelles,\u201d M.J.X.Perrault attire l\u2019attention de la Chambre sur l\u2019usure, cette plaie de la société moderne qui, malgré les tentatives réitérées qui ont été faites jusqu\u2019à présent pour en mitiger les effets ou eu assurer la répression, continue de faire de nombreuses victimes.M.Perrault donne un résumé des différents projets de loi qui ont été présentés aux parlements de différents pays et qui, jusqu\u2019à présent, ont été malheureusement sans résultats appréciables.Après délibérations, auxquelles prirent part plu- sieurs membres du Conseil, M.Perrault présente la résolution suivante : 11 Considérant que l\u2019usure est une plaie sociale à laquelle il faut appliquer un remède énergique et immédiat pour mettre fin à la ruine des familles et des personnes sans expériences qui en sont les victimes ; et, u Considérant que la loi actuelle, au lieu de protéger les citoyens contre les exigences exorbitantes des usuriers, leur prête main-forte au contraire pour légaliser l\u2019exploitation cruelle des malheureux débiteurs ; \u201c Résolu que l\u2019Hou.Sénateur Dandurand soit prié de vouloir bien, dès cette session, présenter au Parlement un projet de loiaualogue à l\u2019Acte \u201cdes prêteurs d\u2019argent de 1899,\u201d maintenant soumis au Parlement Impérial, après une enquête de deux années, et, dont les dispositions mettraient fin sans retard au fléau de l\u2019usure dont tout le pays souffre en ce moment.\u201d Cette résolution est adoptée à l\u2019unanimité, et le secrétaire reçoit intruction d\u2019en transmettre une copie à l\u2019Hou.Sénateur Dandurand, qui est prié de vouloir bien l\u2019appuyer de toute son influence.Et, l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Séànoe du Conseil, Mercredi 19 Avril, 1899.Sous la présidence de l\u2019Hon.Alphonse Desjardins, président.Etaient présents : MM.L.E.Geoffrion, H.Garand, J.Contant, G.Boivin, L.J.A.Surveyer, Jos.Fortier, L.A.Dufresne, D.Masson, L.E.Morin, père, C.H.Catelli, H.A.A.Brault, L.J.Tarte, Jos.Paquette, et le Secrétaire.Le procès-verbal de la dernière séance du conseil est lu et adopté.On procède au dépouillement du courrier de la semaine.Lecture est donnée d\u2019une communication delà Halle aux Blés, invitant la Chambre à faire partie d\u2019une délégation qui doit se rendre à Ottawa, le 19, pour prier le gouvernement de vouloir bien améliorer le service des phares, bouées, etc., du bas St-Laurent, depuis Montréal jusqu\u2019au golfe ; démarche qui est motivée par un accroissement notable du taux des primes des assurances maritimes, pour les risques qu\u2019elles prennent sur les expéditions faites des ports canadiens, et notamment ceux du St-Laurent.M.J.X.Perrault, sur l\u2019invitation du président, consent à représenter la Chambre à Ottawa.L\u2019Hon.Sénateur L.J.Forget sera invité par lettre à vouloir bien se joindre à M.J.X.Perrault. CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL, 23 Le secrétaire donne lecture d\u2019une lettre de la Britannia Co.qui prie la Chambre de vouloir bien lui fournir une liste des fabricants de machines, etc., du pays.Le conseil ne prend aucune action sur cette lettre.Le Consulat Général de France transmet à la Chambre une circulaire au sujet d\u2019une loi qui vient d\u2019être adoptée en France, en vue de l\u2019exposition universelle de 1900, et qui a pour but de soustraire à la contrefaçon, la propriété industrielle des inventeurs qui ont l\u2019intention de devenir exposants.La Société des Arts du Canada transmet à la Chambre une invitation d\u2019assister le 28, à une distribution de récompenses aux élèves qui fréquentent les cours gratuits de dessin et de peinture que cette institution donne depuis six aus à la jeunesse de Montréal.Le directeur de cette association espère que le Président de la Chambre voudra bien présider cette cérémonie.M.H.A.A.Brault soulève la question de la vacance au secrétariat de la Chambre, et le secrétaire par intérim, est invité à donner lecture des lettres de demandes des candidats à cette position.Après cette lecture qui avait déjà été faite une première fois à une séance antérieure, il est proposé que la résignation du secrétaire démissionnaire soit acceptée ; cette proposition n\u2019ayant rencontré aucune opposition, est de fait adoptée.M.Brault, toujours en s\u2019appuyant sur les règlements déclare que le secrétaire ne peut être choisi que parmi les membres du Conseil ; il propose alors, appuyé par M.L.E.Morin, père, que M.Jos Haynes, membre du conseil, soit nommé à la charge de secrétaire, proposition qui est adoptée à l\u2019unanimité.Le comité du Bulletin Mensuel ayant suggéré dans un rapport antérieur qu\u2019à l\u2019avenir le salaire du secrétaire soit fixé à 200 dollars par an, M.L.E.Geoffrion suggère que cette somme soit considérée comme une gratification et non comme un salaire ; suggestion qui est adoptée.On procède ensuite à la lecture des rapports de comités.Le premier rapport considéré est celui de \u201c l\u2019Industrie manufacturière.\u201d Ce comité déclare, par son président, qu\u2019il a eu deux réunions au cours desquelles il a étudié la question de la \u201c culture du lin \u201d dans la Province de Québec.On sait que cette questiou a été mise à l\u2019étude à la demande de la Dominion Oil Cloth Co.?de Montréal qui est en train d\u2019établir dans le voisinage de son usine à prélarts, une immense huilerie qui lui permettra de fabriquer sur place l\u2019huile de lin dont elle a besoin pour son industrie, au lieu de l\u2019acheter sur le marché comme elle fait maintenant.Mais pour arriver à ce résultat, il lui faut la matière première, c\u2019est-à-dire la graine de lin, or, cette com- pagnie aura besoin, dès l\u2019automne prochain, de 500,000 minots de graines de lin ; elle est convaiucue que cette graine peut être cultivée avantageusement daus la Province de Québec.Si l\u2019on en croit les statistiques, il serait importé annuellement en Canada, tant sous forme d\u2019huile que sous forme de tourteaux (Oil Cake) pour uue somme de 2,000,000 de dollars de produit de cette graine.Or, la Dominion Oil Cloth Co., consommera en octobre prochain 500,000 minots additionnels rien que pour alimenter son \u201chuilerie,\u201d soit pour une somme de $500,000, eu comptant le minot à $1.00, prix minimum.A moins que les agriculteurs de la province de Québec, qui sont dans d\u2019excellentes conditions pour faire cette culture qui leur est, pour la plupart, familière, ne se mettent sérieusement à la culture de cette plante eu vue de la récolte de la graine, la Compagnie devra porter dès la première année $500,000 à l\u2019étranger.Cet estimé est basé sur un prix minimum de $1.00 par (bushel) minot.Or les statistiques nous apprennent que les prix oscillent plutôt entre $1.10 et $1.25 et même davantage.Ajoutons les 500,000 dollars, prix d\u2019achat de la matière première d\u2019un seul consommateur, aux 2,000-000 dollars dont nous avour parlé plus haut, nous constatons qu\u2019il s\u2019agit en fin de compte d\u2019une somme assez ronde de 2,500,000 dollars que le Canada portera l\u2019an prochain à l\u2019étranger, alors que nous pourrions très bien distribuer cette somme aux agriculteurs de la province de Québee.Tel est l\u2019énoncé du problème à résoudre.Il s\u2019agit maintenant pour les agriculteurs, d\u2019établir s\u2019il y a avantage pour eux à faire l\u2019essai de cette culture.Nous attirons l\u2019attention des membres de la Chambre sur une série d\u2019articles intitulée: \u201c Culture du lin pour la graine,\u201d commencée daus le No 20 du 22 avril 1899 du Journal d1 Agriculture et d'Horticulture.Mentionnons, pour mémoire, que le Canada importe d\u2019Angleterre, annuellement, 540,000 gallons d\u2019huile de lin.Cette huile est grevée d\u2019un impôt ad valorem de 18 p.c.On voit par là l\u2019importance que présenterait cette eulture au seul point de vue de la \u201c fabrication de l\u2019huile.\u201d L\u2019huile de lin a une valeur moyenne, prix du gros, bien entendu, de 45c par gallon.Les statistiques de la \u201cFerme expérimentale\u201d d\u2019Ottawa, établissent que l\u2019époque la plus avantageuse, pour faire les semailles, est comprise entre le milieu de mai et le milieu de juin, il y a donc urgence pour les cultivateurs qui veulent tenter cette culture : il fau : s\u2019y mettre dès maintenant.Le Comité est d\u2019opinion que le cultivateur peut compter sur un prix de vente minimum de un dollar pai minot (bushel) de 56 lbs, et sur un rendement minimum de 15 bushels par acre carré.Quant à la 24 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.dépense en graines de semences, aile sera, au prix actuel, de $1.50 par bushel, soit $1.25 par acre ; reste à ajouter à ces frais les dépenses de culture, battage, transport, etc.Du reste, le comité est d\u2019avis que la culture de cette graine ne diffère pas sensiblement de celle des céréales.A une demande qui a été faite à la compagnie (D.O.C.Co.) de fixer un prix d\u2019achat minimum, cette dernière se déclare dans l\u2019impossibilité de le faire, ce qui, du reste, semble assez logique.Tel est en substance, le rapport présenté par le comité de l\u2019Industrie manufacturière, lequel rapport, sur proposition de M.H.A.A.Brault, appuyé par M.C.H.Catelli, est adopté.Le secrétaire reçoit instructions d\u2019en préparer des copies pour les ministres d\u2019agriculture, tant du Dominion que de la Province, ainsi que pour le i( Journal d\u2019Agriculture et d\u2019Horticulture.\u201d Le comité des Finances présente également son rapport sur le projet d\u2019un nouveau mode d\u2019emprunts municipaux préconisé par M.Guillaume Boivin.Dans ce rapport, le comité suggère l\u2019émission par la municipalité de bons au porteur, de petite dénomination : 20 dollars, 50 dollars, 100 dollars et au-delà ; portant intérêt au taux uniforme de 4 p.c.Il recommande également que le remboursement de ces bons se fasse en totalité et sans amortissement ; que les intérêts soient servis eu une seule fois annuellement, et enfin que la durée de l\u2019emprunt soit de vingt ans au maximum.Le comité est d\u2019opinion qu\u2019un avis préalable de 3 et même de 0 mois devrait être douué au public afin de lui permettre de réaliser ses capitaux, et de se familiariser avec ce genre de placement.Comme dernière suggestion, le comité \"croit qu\u2019il serait désirable, et cela pour favoriser la petite épargne, de fixer le maximum des emprunts individuels à 500 dollars.Ce rapport est adopté à l\u2019unanimité, et le comité est continué dans ses fonctions afiu de lui permettre de préparer une rédaction définitive de son rapport.M.Contant, représentant de la Chambre à la Commission du Havre, résume eu peu de mots les travaux que la Commission du Havre se propose d\u2019exécuter dans le cours de la saison prochaine.11 demande à la Chambre de vouloir bien lui dicter la ligne de conduite qu\u2019il doit suivre au sujet des entrepôts à grains (Elevators) qu\u2019un syndicat de capitalistes américains offre de construire dans le port.Il explique eu détail le fonctionnement de cette entreprise: il parle de la contenance de ces magasins ou entrepôts ; il parle également de l\u2019économie considérable que les lignes transatlantiques pourront réaliser eu adoptant ce nouveau système de préférence à celui qui est ac- tuellement en vigueur ; il entre dans quelques détails sur la question du transbordement ; ainsi, il évalue pour un vaisseau de tonnage moyen une économie de 24 heures de séjour dans le port, à 500 dollars.Ces nouveaux magasins permettront aux vaisseaux de réaliser une économie de temps considérable, grâce à leur installation perfectionnée.M.Contant prévient la Chambre qu\u2019il a été désigné pour faire partie d\u2019une délégation de la Commission du Havre, qui doit se rendre à Ottawa pour rencontrer le Ministre des Travaux Publics afin d\u2019arrêter définitivement certaines améliorations projetées.Répondant à la demande de M.Contant, M.le Président dit qu\u2019il croit se rappeler qu\u2019à une séance antérieure, le représentant de la Chambre à la Commission du Havre, avait été autorisé à agir en conformité des traditions de la Chambre et dans l\u2019intérêt de la ville en général.Vérification faite, on trouve qu\u2019à la date du 24 mars, il a été décidé à l\u2019unauimité du Conseil, u de laisser au représentant de la Chambre à la Com-\u201c mission du Havre toute la latitude nécessaire.\u201d Avant de prendre congé, M.Contant attire l\u2019attention de la Chambre sur l\u2019imbroglio causé par la charge de u Port Warden \u201d du port de Montréal.Il semblerait que la désignation du titulaire à cette charge est que attribution du u Board of Trad 3,\u201d et serait faite surtout dans l\u2019intérêt des assurances maritimes.En résumé, la question est enveloppée dans un brouillard que le représentant de la Chambre se déclare incapable pour le moment de percer.Lecture est ensuite faite, eu conformité des exigences des règlements, de deux avis de motion présentés à la Chambre en assemblée générale, et ayant trait à l\u2019amendement des articles 42 et 56 des règlements.Et l\u2019ordre du jour étaut épuisé, la séance, sur proposition de M.H.A.A.Brault est ajournée à mercredi, le 26 couraut.Séance du Conseil du 26 Avril 1899.Sous la présidence de l\u2019Hon.Alphonse Desjardins, president, à laquelle assistaient : MM.L.E.Geoffrion, V.-P.L.E.Morin, père, J.X.Perrault, L.J.A.Surveyor, D.C.Brosseau, Jos.Lambert, fils, L.J.Tarte, Damase Masson, V.-P.G.Boivin, C.H.Catelli, Jos.Fortier, C.P.Chagnon, L.A.Dufresne, et le Secrétaire.Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.On procède ensuite au dépouillement du courrier de la semaine. CHAMBRE DE C OMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.i>r> Lecture est donnée de plusieurs lettres, étant autant d\u2019accusés de réception de différentes chambres de commerce, d\u2019une résolution du comité de législation au sujet d\u2019une loi de faillite uniforme pour tout le pays.Une lettre du directeur du Musée Commercial et industriel de Philadelphie qui prie la Chambre de vouloir bien lui désigner nommément deux délégués qui devront représenter la Chambre au Congrès de Philadelphie.Une circulaire de la Scottish American Investment Co., de Seattle, qui est référée à la Mining Exchange de Montréal.Une lettre du Ministre du Commerce accusant réception de la résolution du comité de Législation au sujet d\u2019un projet de loi de faillite.Une lettre de M.C.H.Catelli, membre du Conseil invitant le Conseil au nom de la Compagnie du chemin de fer de Ceinture à faire une promenade d\u2019agrément jusqu\u2019au Bout de Pile et visiter eu passant l\u2019usine de la force, à la Pointe aux Trembles.Le Conseil accepte cette invitation, sans toutefois en fixer la date d\u2019une manière définitive.Le Secrétaire reçoit instruction d\u2019en prévenir la Compagnie et de lui transmettre les remerciements du Conseil.Quelques lettres sont eusuites lues sur des questions d\u2019ordre intérieur.Le comité de l\u2019Industrie manufacturière n\u2019a pas eu de réunion au sujet de la \u201c taxe du matériel, des machines et l\u2019outillage des manufactures en général,\u201d le président, M.C.H.Catelli, ayant contremandé les instructions qu\u2019il avait données au Secrétaire à ce s u jet.Le comité de Finances n\u2019a pas eu de séance non plus.Le comité de \u201c l\u2019Instruction technique \u201d déclare que, quoique sou comité n\u2019ait pas eu de réunion, il est en mesure de dire qu\u2019un rapport est, en ce momeut, à l\u2019étude.Le comité du Bulleti n Mensuel rapporte progrès : la matière pour le premier numéro est à peu près au complet.Ce comité aura uue réunion à courte échéance.Lecture est ensuite donnée des avis de motiou au sujet des amendements que la Chambre se propose de faire aux articles 42 et 56 des règlements.Le Secrétaire est invité par le Conseil à transmettre à la Chambre de Commerce de St-Jérome les félicitations de la Chambre, à l\u2019occasion de sa fondation.Et l\u2019ordre du jour étant épuisé, la séance es levée.RAPPORT Sur la visite drs Commissaires du Havre de Montréal, aux Ports de Mer de l'Atlantique.Le premier port que les Commissaires out visité, est celui de PORTLAND Il se fait, il Portland, un commerce fnaritime assez considérable, avec cette différence avec Montréal, qu\u2019il n\u2019y a pas, à vraiment parler, de camionnage, tout le fret étant transporté par la Cie du Grand Tronc.Les quais, qui sont à niveau élevé, ont été construits par la Cie du Grand Tronc, qui est aussi propriétaire des hangars qui y sont érigés.La construction des quais à niveau élevé, offre un avantage immense dans le transbordement du fret.La marchandise est déchargée des chars, transportée de l\u2019autre coté du hangar, et de là, glissée, pour ainsi dire, sur les navires et descendue dans la cale, au moyen d\u2019une grue.Le travail se fait très rapidement et entraîne en co.séquence très peu de frais.Le Grand Troue a aussi construit, à ses frais, deux élévateurs à grain.L\u2019un a une capacité de 250,000 minots et l\u2019autre en a une de 850,000 rninots.Les élévateurs sont bâtis sur la terre ferme, et le grain est transporté, soit d\u2019un élévateur à l\u2019autre, soit aux navires, au moyen de courroies mues par la vapeur.Ces élévateurs sont bien employés, et on nous a affirmé qu\u2019ils avaient reçu jusqu\u2019à un million de minots de grain dans une seule semaine.Ou travaille constamment au creusage du chenal, et l\u2019intention est de lui donner une profondeur minimum de 31 pieds.Portland avait aussi une cale-sèche eu bois, mais elle est complètement détériorée et a été abandonnée.De là, nous nous rendons à BOSTON.La ville de Boston a actuellement un port magnifique, et quand les travaux eu voie de construction serout terminés, elle pourra se vanter d\u2019avoir le plus beau port de l\u2019Amérique.Jusqu\u2019en 1895, aucun corps public n\u2019était chargé de s\u2019occuper du port, et les quais qui existaient jusque là, avaient été construits par des particuliers, pour leur propre usage, et il était impossible de se procurer des renseignements sur le volume d\u2019affaires qui s\u2019y faisaient.C\u2019est alors que fut nommée une commission chargée d\u2019étudier les besoins nécessités par l\u2019augmentation du trafic, avec instruction de visiter les différents ports de l\u2019Amérique et de l\u2019Europe, et de faire rapport à l\u2019Etat.Cette commission se mit à l\u2019œuvre et fit un rapport CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.26 détaillé et complet des facilités offertes par les différents port, avec les suggestions des travaux à faire dans celui de Boston, afin de lui permettre de faire aux autres une concurrence avantageuse.Le rapport fut adopté et les trois commissaires uommés en 1896 reçurent l\u2019autorisation d\u2019emprunter les fonds nécessaires, et de commencer le travail tout de suite.Le chenal aura une largeur de 2,500 pieds et une profondeur de 38 pieds, offrant aux navires une approche sûre et facile, à toute heure et à tous les tem ps.Afin de construire les quais d\u2019une manière plus économique, tout en offrant la solidité désirable, on a adopté le système suivant: On enfonce d\u2019abord des poteaux, on les coupe à niveau, puis on les couvre avec des madriers.L\u2019extrémité et les côtés sont finis en blocs de granit, afin de donner une solidité plus grande, et eu avant de ce mur, on eufonce encore des pieux sur une largeur de 23 à 30 pieds.L\u2019idée de faire ce quai en avant de l\u2019autre est très pratique : il permet le creusage des approches des quais, sans risque de voir la construction principale s\u2019écrouler par la différence du niveau du lit du fleuve.Le quai principal, qui couvre une superficie de 11 arpents, a coûté $400,000.Les hangars sont» généralement spacieux et solidement construits.Un de ceux-ci a 650 pieds de long sur 150 pieds de large.On a ménagé, à l\u2019intérieur, deux espaces très larges pour le passage des voitures qui transportent le fret local, qui, entre parenthèse, est très considérable.Comme les quais sont très élevés, l\u2019entrée des voitures est facilitée par un ponton, assez long pour donner une pente très douce.Ces hangars et ces quais sont loués, pour 15 ans, soit aux Cies de chemin de fer, soit aux Cies de navigation, et le revenu est affecté au paiement de l\u2019intérêt sur les débentures.Boston possède aussi deux élévateurs à grain, dont l\u2019un a une capacité de 600,000 minots et l\u2019autre de 1,000,000 de minots.Ce dernier est muni de conducteurs qui peuvent fournir le grain à sept navires à la fois.Ces conducteurs sont placés au-dessus des hangars, et distribuent le grain aux navires placés de chaque côté des quais.Il y a aussi deux cales sèches, 1 une en bois ayant une longueur de 550 pieds ; l\u2019autre, en granit, construite par le gouvernement des Etats-Unis, en 1833, est longue de 750 pieds.Je me permettrai, ici, de m\u2019éloigner un peu du sujet, afiu de vous parler d\u2019une chose qu\u2019il m\u2019a fait grand plaisir à visiter : la Bibliothèque publique de Boston, un des plus beaux édifices de cette cité et qui fait, à juste titre, l\u2019orgueil des Bostonnais.Commencée en novembre 1888, elle fut ouverte au public en mars 1895.Le coût, y compris les décorations intérieures, mais non le terrain, a été de $2,368,000.L\u2019édifice fut construit sous la surveillance de cinq commissaires ayant plein pouvoir, mais ne recevant aucune rémunération.La bâtisse, qui a 225 pieds de long, 227 pieds de large et 70 pieds de haut, est en granit du Massachusetts.Le vestibule est en marbre rose de Knoxville et la salle d\u2019entrée conduit à un escalier fait en marbre jaune de Sienne.Le corridor principal, divisé par des colonnes en granit d\u2019Iowa, présente un aspect imposant.Les murs sont décorés de peintures dues au pinceau de Puvis de Chavannes, un des plus illustres peintres de France, et ont coûté 250,000 francs.Ces peintures représentent : L\u2019Astronomie, la Philosophie, l\u2019Histoire, la Chimie, la Physique, la Poésie pastorale, la Poésie dramatique et la Poésie épique.Il y a aussi des peintures par Sargent et par Smith, qui toutes, ont une grande valeur artistique.Outre la Bibliothèque principale, on a établi, dans les différents quartiers de la ville, 27 branches ou dépôts, d\u2019où les livres sont distribués par l\u2019entremise du bureau central.La Bibliothèque contenait, au 1er février 1898, tant au bureau-chef qu\u2019aux différentes branches, 699,000 volumes, et ce chiffre s\u2019augmente constamment.La Bibliothèque donne de l\u2019ouvrage à 269 employés, et ses dépenses ont été en 1897 de $259.096.00 et ses revenus de $262,000.00.La ville elle même accorde une subvention annuelle de $250.000.(Quand Montréal pourra-t elle en faire autant î) Je ne vous dirai rien du tramway souterrain, qui fonctionne à merveille, ni de la nouvelle gare \u201c Union Depot\u201d où se trouvent 28 voies, permettant l\u2019arrivée ou le départ de 710 trains par jour.Je me suis déjà trop éloigné de la question du port.NEW-YORK.A New York, les quais sont tous construits sur des pieux enfoncés à diverses profondeurs et recouverts de deux épaisseurs de madriers.L\u2019espace entre les quais n\u2019est que de 250 pieds, mais, à certains endroits, cet espace est trop restreint et le trafic est entravé.La construction de ce3 quais a coûté des sommes considérables ; comme la commission ne possédait aucun terrain assez profond, elle a dû exproprier pour 15 millions de dollars de propriétés et faire le dragage sur une distance de 500 pieds.A cause de ces fortes dépenses, la Commission doit prélever des revenus très élevés, afin de pouvoir payer l\u2019intérêt sur les débentures.Cinq de ces quais, ayant une largeur de 125 pieds et CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL.une longueur de 7 à 800, rapportent un revenu annuel de $400,000.Les compagnies de navigation obtiennent un bail de trente ans, et après ce temps, les hangars qui ont été érigés à leurs frais deviennent la propriété de la Commission.Comme la construction de ces hangars coûte en moyenne $250,000, le loyer que ces compagnies ont à payer est très élevé.Mais ces charges excessives ont pour effet d\u2019éloigner le commerce maritime du port de New-York, à tel point que les autorités viennent de nommer une commission pour étudier les moyens à prendre afin de conserver les affaires qui s\u2019y font et les augmenterai cela est possible.Il n\u2019y a qu\u2019un seul élévateur à grain à New-York : il a une capacité de 1£ million, et est construit eu brique, en acier et en terra-cotta.Lorsque la compagnie a construit cet élévateur, elle avait l\u2019espoir que les navires viendraient là pour y charger le grain : mais ces derniers ne veulent pas y venir, et la compagnie est obligée de décharger le grain dans des barges, le transporter aux navires et le recharger avec des élévateurs flottants.Malgré cet inconvénient, la compagnie fait beaucoup d\u2019affaires et réalise de beaux bénéfices.Brooklyn a deux cales sèches en bois.L\u2019une construite en 1890 par Simpson, au prix de 000,000 dollars, et l\u2019autre, d\u2019une longueur de 070 pieds, cons.truite d\u2019après les plans fournis par le gouvernement des Etats-Unis.Il y a aussi une cale sèche en granit longue de 400 pieds, qui est un modèle de construction, mais qui a coûté 2 millions de dollars.Je regrette de n\u2019avoir pu continuer le voyage avec les autres commissaires, afin de compléter mou rapport sur les accommodations fournies par les autres ports de l\u2019Atlantique.Quoi qu\u2019il en soit, j\u2019en ai vu assez pour me convaincre que Montréal a l\u2019espace voulu pour fournir toutes les facilités nécessaires au trafic maritime.Lorsque les travaux du plan 12a seront complétés, lorsque des élévateurs auront été construits, soit par le gouvernement, soit par des compagnies privées, lorsqu\u2019enfin le plan préparé par M.John Kennedy, ingénieur de la commission du Havre pour les travaux en bas du pied du courant aura été approuvé par les autorités fédérales et mis à exécution, Montréal offrira des avantages réels pour le transport du grain et des autres produits de l\u2019ouest.Je n\u2019ai aucun doute que Montréal ne*reçoive du Ministère à Ottawa l\u2019aide nécessaire pour mener tous ces travaux à bonne fin et faire de notre port, le port national du Dominion.Jos.Contant, Représentant de la Chambre de Commerce à la Commission du Havre.LE\t(Ma-r'libber) Les applications industrielles sans cesse croissantes du caoutchonc ont eu pour conséquences inévitables, une disette relative de cette matière, et, par suite une hausse dans les prix.Cette hausse pour la période comprise entre 1878, (30 juin), et 1898, a été de 100 pour cent ; en effet : Les prix de la \u201c fine-Para,\u201d ont été : Liverpool.\tNew-York.1878.ls 8d à 2s ld\t$0.40 à $0.524 1898.3s 74d à 4s 5d\t$0.82 à $1.00~ Ces prix sont pour la livre.Les grands industriels qui utilisent cette gomme, comme matière première se sont naturellement inquiétés de s\u2019assurer des sources certaines de provenance.L\u2019Afrique centrale, que des explorations récentes ont mise > l\u2019ordre du jour, et qui réunit toutes les conditions de climat, etc., s\u2019est présentée tout naturellement à l\u2019attention des importateurs, courtiers, etc., eu caoutchouc.Malheureusement l\u2019Afrique n\u2019est guère mieux située que le Brésil, au point de vue des voies artificielles de communication et de la population, et, eu fin de compte, les facilités de transport sont toujours la mesure des chances de succès d\u2019une industrie ou d\u2019un commerce.Quoi qu\u2019il en soit, voici pour le moment un relevé du rendement, pour l\u2019année finissant le 30 juin 1898, en caoutchouc de toutes provenances ; ce rendement total a été de 48,750 tonnes de 2,000 lbs.Le Brésil a contribué 24,750 tonnes, c\u2019est-à dire plus de la moitié de l\u2019ensemble.L\u2019Afrique a donné 19,800 tonnes, L\u2019Amérique Centrale, la Bolivie et le Pérou, 1,705 tonnes.Les Indes Orientales 495 tonnes.Les premières importations du Brésil ne remontent pas au delà de cinquante ans, et la production de la première année n\u2019a été que de 500 tonnes.Les exportations de Para ou Belem, Brésil, ont été en 1878\u2014de\u2014 7,805 tonnes ; et en 1898\u2014de\u201421,890\t\u201c La production a donc triplé eu 20 ans.Les importations des Etats-Unis et du Canada réunies sont estimées pour 1898, à 18,010 tonnes un peu moins de la moitié de la production totale.Le Canada figure, à l\u2019importation 1898 pour 1,224 tonues valant $1,584,940.00.Les ressources en caoutchouc, du Brésil sont inépuisables.On estime, qu\u2019en outre du territoire actuellement en exploitation, il reste encore en disponibilité 910,000 29^385 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DK MONTRÉAL.28 L\u2019AIR LIQUIDE milles carrés
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