Bulletin /, 1 mars 1908, Mars
[" LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 33 Conseil d\u2019Administration de la Chambre de Commerce ID TJ DISTRICT IDE MO ISTTE.E^AE M.PKESIDENT M.ISAIE PRÊFONTAINE, Bourgeois, 1er VICE-PRESIDENT M.A V.ROY, I.C.et industriel, 425 St-Jacques.M.FRED.C TRESORIER JOSEPH FORTIER, fabt papetier, 210 Notre-Dame-Ouest.M.FORTUNAT BOURBON N 1ÈRE, Avocat, CONSEILLERS primaire de \u201c La Presse \u201d, 107 St-Jacques.2me VICE-PRESIDENT LARIYTÈRE, Marchand en gros, 91 SECRETAIRE l St-Laurent.70 St-C 1 .ilnieI.Borthiaume Iton., Trclfit'-, L., nropriét Boivin W.t\\, marchand, 335 St-Lan rent.Brodeur Alph.N., marchand, 533 Ste-t athcrinc Est.Chaput Armand, maison \u201c (haunt Fils A »ï, Mt-Paul.Gonthier Geo., Comptable public, 17.(Vite Place d\u2019Armes.Gravel Ludger, agent manufacturier, 26 Place Jacnues-< artier.Hardy A.H., voyageur de commerce, 28, carré St-Louis.Joul»ert S.I»., maison \u201d iaunontagne Idée\u201d, 338, Not re-Danie Ouest.Labrecque J.O., man hand de charbon, 141, Wolfe.Ia*s|*érHnre A.P., gérant Banque «{'Epargnes, 17*\u2019., Sf-Jaïquc Marceau F.1».murchand de thés et cafés, 2*5, St-Paul.Marchand T., marchand de Im»îs, 1232, Stc-t'atbcriue Est Martin E COMMERCE DU DISTRICT I)E MONTREAL rant son attention sur le rapport récemment transmis par notre Chambre h ce sujet.A ce propos, M.Jos.Fortier se demande si, à l\u2019occasion du traité franco-canadien, on ne pourrait pas espérer obtenir des mesures réduisant le coût des communications postales avec la France aux mêmes taux que celui en vigueur pour la correspondance dans tout l\u2019Empire Britannique.Comme cotte question est du ressort de l\u2019Union Postale Universelle et que le congrès des Chambres de commerce britanniques, tenu à Londres en 1906 a demandé à l\u2019Union Postale d\u2019y faire droit, la question est retirée.Condoléances.\u2014 Sur la proposition de M.Geo.Gonthier, le Conseil adopte une résolution de condoléances à l\u2019occasion du décès de M.Napoléon André Loignon, ingénieur civil et membre de cette Chambre, décédé récemment.Ajournement.Stance 8 Sous la présidence de M.C.H.Catelli.Etaient présents : MM.Isaïe Prétontaine, A.V.Roy, Fred.C.Larivière, Jos Contant, Armand Chaput, Hon.Alph.Desjardins, Joseph Fortier, D.Masson, A.H.Hardy, Rod.Tourville, W.Laurence, Clovis Saint-Louis, J.L.H.Marcil, Wilfrid David, J.B.A.Lanctôt, W.A.Mayrand, O.P.DeMon-tigny, E.Rolland, L.E.Jalbert, J.F.Leduc, J.A.Giasson, D.Mercure, J B Gratton, Oct.Lemay, Jos.Trndel, T.A.Gauthier, Henry A.Blagdon, Oct.Laurence, Louis Perron, J.B Thibeaudeau, Armand Lalonde, Alphonse Champagne, Rosaire Prieur, Ant.F.Laurence, W.U.Boivin, J.D.Couture, Jos.Oct.Godin, Oscar Loiselle, O.Thibault, T.Lafleur, L.J.A.Surveyer, D.Parizeau.Les procès-verbaux des assemblées générales du 15 janvier et du 29 janvier sont lus et adoptés.Rnjfjtort des scrutateurs.\u2014 Lecture est donnée de ce rapport dont voici le texte : Les soussignés scrutateurs dûment choisis pour procéder au dépouillement du scrutin de votation pour l\u2019élection des candidats au Conseil de la Chambre de Commerce pour l\u2019année 1908 ont l\u2019honneur de faire rapport que les Messieurs suivants, au nombre de vingt, ont obtenu la majorité des suffrages sur une rentrée totale de 389 bulletins dont 367 bons et 22 nuis : MM.Armand Chaput, S.D.Joubert, J.T.Marchand, A.P.Lespérance, Emilien Daoust, E.D.Marceau, Hon.T.Berthiaume, C.E.Martin, W.U.Boivin, O.S.Perrault, L.N.Tétreault, R.Tour-ville, A.H Hardy, A.N.Brodeur, L.Gravel, Geo.Gonthier, J.P.Mullarkey, A.Prud'homme, J.O.Labrecque.Montréal, 12 février 1908.(Signé) T.Lafleitr,\t) E Rolland,\t> Scrutateurs.L.E Jalbert, ) Rapport du Trésorier.\u2014 M.J.B.A.Lanctôt présente ensuite l\u2019état financier de la Chambre qui paraît des plus satisfaisants pour l\u2019intérêt de la Chambre et cette dernière, sur proposition de M J.P.Mullarkey, adopte un vote de remerciement pour l\u2019habileté et le dévouement dont M.Lanctôt a fait preuve pendant les deux années qu\u2019il a rempli les fonctions de trésorier., Le rapport de MM.les scrutateurs ainsi que de celui du trésorier sont adoptés à l\u2019unanimité par la Chambre.Sur proposition de M.Joseph Fortier, des remerciements sont votés à MM.E.Rolland, T Lafleur, L.\tE Jalbert, scrutateurs, ainsi qu\u2019à MM Alfred Cinq-Mars et P.A.Gagnon, les auditeurs, pour le travail qu\u2019ils ont bien voulu s\u2019imposer gratuitement dans l\u2019exercice de leurs charges respectives.Le président, M.C.H.Catelli, prononce alors son discours de sortie qui est vivement applaudi.Cette pièce importante est reproduite in extenso dans le Bulletin de notre Chambre (février 1908, pages 17 et suivantes).A l\u2019issue de ce discours, le nouveau président, M.\tIsaïe Préfontaine, est invité par son prédécesseur à bien vouloir occuper le fauteuil présidentiel Ce dernier adresse alors aux membres de la Chambre le discours-programme dont le texte est aussi reproduit in extenso dans le Bulletin (février 1908, pages 19 et suivantes).M.A.V.Roy, 1er vice-président, délégué de la Chambre sur le bureau de direction de l\u2019Ecole Technique de Montréal, a fait ensuite une longue dissertation sur l\u2019importance de l\u2019œuvre de l\u2019enseignement technique.M.Joseph Contant remercie le nouveau président de la Chambre pour les remarques et les études dont il a fait bénéficier la Chambre.11 est heureux de constater que les travaux antérieurs de la Chambre sont considérables ; et s\u2019il en juge par LA CHAMBRE I)E COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL h* programme des nouvelles questions développées par le nouveau président, la tâche est encore grande ; mais pour s\u2019en acquitter, le président peut compter sur ses collègues du Conseil et des autres membres de la Chambre pour travailler à l\u2019avancement de l\u2019intérêt général du commerce et de l'industrie du pays.Sur proposition de M.Joseph Contant, la Chambre décide de faire publier in extenso le discours du président sortant de charge, M.C.H.Catelli, ainsi que celui du nouveau président, M.Isaïe Préfontaine.\u2022Séance du Conseil, le mercredi, 10 février 1008 Présidence de M.Isaïe Préfontaine, président.Étaient présents : MM.les vice-présidents A.V.Roy et Fred.C.Larivière, C.H.Catelli, T.Charpentier, Jos.Fortier, G.Boivin, Arm.Chaput, Hon.Alph.Desjardins, Jos.Contant, A.N.Brodeur, W.U.Boivin, S.I).Joubert, A.H.Hardy, Geo.Gon-ihier, J.0.Labrecque, J.T.Marchand, D.Masson, Ludger Gravel, C.Ë.Martin, O.S.Perrault, Alex.Prud\u2019homme, L.J.A.Surveyor, N.Tétrault, E.Blanchard, Jos.Arthur Godin, A.P.Simar, J.C.G.Contant, et le Secrétaire.Le procès-verbal de la séance du Conseil du 5 février est lu et adopté.Courrier.\u2014 Une lettre d\u2019un groupe de citoyens de Ville-Marie, Témiscamingue, demandant des informations en vue de l\u2019établissement d\u2019une nouvelle Chambre de Commerce dans cette région.Une lettre de l\u2019Association forestière canadienne sollicitant l\u2019appui de notre Chambre pour le succès de sa convention annuelle qui aura lieu à Montréal les 12 et 13 mars prochain.Les Cours d'Amirauté an Canada.\u2014 Une lettre de la Fédération des Armateurs du Canada concernant un projet de changement dans le système des cours d\u2019Amirauté du Canada et soumettant â la considération de notre Chambre une résolution de cette association priant les gouvernements de maintenir le système actuel de la Cour d\u2019Amirauté à Montréal.Le président de la séance explique qu\u2019il regrette de ne pouvoir communiquer le texte du projet de loi, vû qu\u2019il n\u2019a pas encore été présenté au Parlement, mais qu\u2019en effet, d\u2019après les informations qu\u2019il a obtenues de source autorisée, il est question d\u2019innovations à apporter dans le rouage de nos tribunaux pour les causes de droit maritime.A la suite de plusieurs instances de notre Chambre, la Cour d\u2019Amirauté a été établie à Montréal comme elle existait dans plusieurs autres villes du Canada et on serait, paraît-il, disposé à transporter la juridiction actuelle de la Cour d\u2019Echiquier du Canada sur cette matière à la Cour Supérieure.M.Jos.Contant considère qu\u2019en se ralliant à l\u2019avis de l\u2019Association correspondante, la Chambre ne ferait rien autre chose que de se montrer logique avec son attitude antérieure.L\u2019Hon.Alph.Desjardins partage aussi cette manière de voir.Il considère qu\u2019une Cour d\u2019Amirauté fait partie intégrante de l\u2019ensemble des éléments indispensables au service de ports importants tels que celui de Montréal.Il est notoire qu\u2019à Montréal, les rôles des causes inscrites devant la Cour Supérieure sont excessivement chargés au point que des démarches sont faites pour obtenir la nomination de trois juges additionnels.Un projet qui abolirait les Cours d\u2019Amirauté pour en confier les affaires à la Cour Supérieure n\u2019aurait-il pas comme inconvénient d\u2019augmenter la congestion actuelle des affaires judiciaires ?Sur sa proposition secondée par M.A.V.Roy, 1er vice-président, le Conseil adopte la résolution suivante : Considérant que la Chambre de Commerce, dès l\u2019année 1898 et à plusieurs autres reprises, a recommandé l\u2019établissement à Montréal d\u2019une Cour d\u2019Amirauté ; Considérant que le tribunal institué récemment a donné pleine satisfaction aux intérêts maritimes, ainsi que le déclarent la \u201c Shipping Federation of Canada \u201d et d\u2019autres intéressés ; LA CHAMI5RK DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL JEAN HUDON, HIW*« 59, RUE SAINT-CHARLES-BQRROMEE, MONTREAL Tweeds pour habits d'hiver et de demi-saison RICHARDcC» I Ingénieurs et Machinistes Spécialités Enjimà vajo sur çajçqjci t n e Afoul in s a vent etc _ 1 Paletots doublés en fourrures ffi PALETOTS DE DEMI-SAISON Le choix est considerable et les prix sont à la portée de toutes les bourses.# Nous garantissons h coupe.Venez examiner notre assortiment de TWfcEDS, DRAPS et FOURRURES.20 Nia St.Georce .Tri ffatn ÿja JEAN HUDON 1\t\"fl BALMORAL p%$Te \t \tVous /\u2018tes eordialeinent Invités a venir visiter ,os salles disposition et A voir notre grand étalage de Harnais, Valises Bacs de Voyage etc.~/awr/ïfiTtff/c \u2014Jgr BlOC BALHORALsSC- Rii Notre Dame Ouest Montreal r .m îv 1 I I I LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 11 paye \u201d pour me servir d\u2019une expression que le bon roi Henri IV aimait à redire en parlant de l\u2019agriculture au \u201c doulx \u201d pays de France.Assemblée d élite Ce fut le jeudi 12 mars 1908 qu\u2019eut lieu au Hoard of Trade l\u2019ouverture de cette réunion d\u2019apôtres de la Sylviculture, sous la présidence de M.II N.Price dévoué président de l\u2019Association forestière ; autour de lui de hauts personnages s\u2019étaient groupés Son Excellence Sir Louis Jetté lieutenant de la Province de Québec, officier de la Légion d\u2019Honneur, aussi savant que modeste Monseigneur Hruchési archevêque de Montréal' pour qui toutes les grandes questions économiques ont un attrait puissant, Monsignor J.K.Laflamme officier de l\u2019instruction publique, cet homme à la science aussi profonde que discrète, ex-recteur et doyen de la faculté des Arts de l\u2019Université Laval.Société d\u2019élite dans laquelle beaucoup de dames mettaient une note d\u2019élegance et de savoir aimable, et où j\u2019ai relevé au hasard quelques noms : MM.R.H.Campbell, Québec ; E.Stewart, Montréal ; E.G.Joly, de Lotbinière, Québec ; J.M.Macoun, Ottawa ; Charles South worth, Toronto ; l\u2019hon.G-.A.Nantel ; MM.Ellis et Wickett, délégués du Hoard of Trade, de Toronto ; MM.E.V.Zaritz, Guelp ; MM.Isaïe Préfontaine, président de la Chambre de Commerce du District de Montréal, MM.Damase Parizeau, Damase Masson, J.T.Marchand, Rodolphe Tourville, Guillaume Boivin, Armand Lalonde, membres et délégués de notre Chambre ; A.Chouillou, président de la Chambre de Commerce française de Montréal ; L.O.Armstrong, Overton W, Price, de l\u2019administration forestière des Etats-Unis, et nombre de représentants des plus importantes institutions agricoles du pays, des marchands de bois, des députés, des sylviculteurs distingués, venus de partout, et, en un mot, tout ce que le pays compte de plus distingué, comme situation sociale et comme savoir.Disoours d\u2019ouverture C\u2019est devant ce parterre plus utile qu\u2019un par- terre de rois que Sir Louis A.Jetté prononça un discours d\u2019ouverture qui ne sera pas le moindre fleuron de la carrière de ce styliste distingué.En substance, le Lieutenant-Gouverneur parla de l\u2019avenir du Canada plein de superbes promesses, mais chargé de responsabilités.Les sages et les prévoyants seront ceux qui sauront se soumettre à celles-ci, tout en profitant de celles-là.\u201c Je suis heureux de constater dit, en continuant le lieutenant-gouverneur, que vous êtes de ceux qui prévoient, puisque vous cherchez à conserver à notre pays cette richesse forestière qui sera toujours un des plus puissants éléments de sa prospérité, si elle est sagement exploitée et protégée.C\u2019est pour amener cette protection et cette conservation de nos forêts que vous avez formé cette société qui nous réunit aujourd\u2019hui.Je ne saurais trop vous en féliciter car à notre époque, l\u2019association est devenue lo moyen d\u2019action le plus puissant que l\u2019homme ait à sa disposition.Cette solidarité de l\u2019association est un puissant levier, auquel rien ne résiste.Elle substitue à l\u2019insuffisance de l\u2019effort individuel, la poussée d\u2019ensemble d\u2019une foule enrôlée au service d\u2019une même idée et marchant vers un même but.Maintenant, j\u2019ai l\u2019honneur, Messieurs, de déclarer ce congrès ouvert : Le président M.Price prend ensuite la parole.Il constate, avec des remerciements la présence de l\u2019archevêque de Montréal et annonce que cette année les rapports de l\u2019association seront publiés dans les deux langues.Oa ne saurait trop iusister sur-cette décision du Président qui comprend qu\u2019au Canada, comme en France \u201c l\u2019entente cordiale \u201d doit exister entre les représentants des deux nations puissantes dont les descendants sont appelés à vivre côte-à-côte sous l\u2019étendard du Dominion, à l\u2019ombre du drapeau britannique, garantie des libertés et de l\u2019autonomie du Canada.A la veille de voir les escadres Anglaise et Française réunies dans le port de Québec pour saluer, avec une poudre pacifique, le LA CHAMBRE DE COMMERCE DIT DISTRICT DK MONTREAL tricentenaire de la fondation de Québec par Samuel de Champlain, il fait plaisir de voir M.Price se faire le champion de Futilité de l\u2019emploi des deux langues, pour la propagation des idées économiques dans le Canada.\u201c Il nous faut attendre le peuple ; et la dilfusion de nos publications et leur vulgarisation ne s\u2019attein* dront qu\u2019en les imprimant en français dans cette province Mr Price rappelle les recommandations du Président Roosevelt pour rétablissement de réserves forestières aux Etats-Unis.Excellence politique de Sir Wilfrid Laurier Le président de l\u2019association forestière donne ici son opinion sur les vues du Très Honorable Sir Wilfrid Laurier premier ministre du Canada sur la protection de la forêt canadienne : \u201c Pour ce qui est d\u2019une politique nationale précise à adopter je crois que celle dont Sir Wilfrid Laurier a fait l\u2019exposé, il y a deux ans, à Ottawa est excellente précise et pratique.Il faut garder la forêt tout autour de nos cours d\u2019eau, fleuves et rivières, sur toutes nos montagnes où ils prennent leur source La part du clergé Monseignem Bruchési, dit avec quel intérêt il a suivi les dernières discussions de l\u2019association forestière à Ottawa et avec quel plaisir il est de.venu un des membres de l\u2019association forestière du Canada.Comme Archevêque de Montréal Monseigneur Bruchési souhaite la plus cordiale bienvenue aux membres de l\u2019association et prononce les paroles suivantes : \u201c Je veux engager et j\u2019engage tout le clergé qui est sous ma juridiction à prendre toutes les mesures nécessaires pour favoriser votre solide entreprise.Comment les membres du clergé peuvent-ils aider à la cause de la sylviculture ?Par l\u2019entremise des cultivateurs et des colons.Il y a une direction à donner, des conseils à prodiguer, des entreprises à mettre en train.\u201c Dites nous ce qu\u2019il faut faire et nous le ferons L'Honorable Sydney Fisher a succédé à Monseigneur Bruchési et a traité do main de maître la question du \u201c domaine forestier \u201d.\t11 a annoncé l\u2019établissement de réserves forestières dans les Montagnes rocheuses 11 a démontré, avec preuves à l\u2019appui, la sollicitude du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux intéressés, à l\u2019égard du développement et de la sauvegarde de nos trésors forestiers.Après d\u2019intéressantes observations de Mr.Overton Price, Monsignor J.K.Laflamme a lu un travail d\u2019une telle valeur, que sa publication in extenso, a sa place dans le bulletiu de la Chambre de Commerce LA PARCELLE DE FORÊT DU CULTIVATEUR Discours de Mgr Latinmme Dans les quelques notes qui suivent, je no m\u2019occuperai que des cultivateurs de la province de Québec, et même je restreindrai encore le cadre de mon travail au district de Québec proprement dit, parce que c\u2019est celui avec lequel je suis plus familier.Cependant, je crois que les conditions économiques du reste de la province sont sensiblement les mêmes, si l\u2019on veut bien tenir compte des modifications résultant des conditions locales qui varient nécessairement d\u2019un endroit à l\u2019autre On sait par les recensements officiels que, de tous les pays du monde, c\u2019est aux Etats-Unis que se fait la plus grande dépense de bois en proportion de la population.On avait cru dans le temps que l\u2019usage qui se répand de plus eu plus de matériaux de construction inconnus il y a cinquante ans \u2014 le fer et le béton \u2014 allait diminuer cette dépense de bois, mais, en réalité, il n\u2019en a rien été.Au contraire, on constate que, d\u2019une année à l\u2019autre, la consommation du bois suit une progression croissante.Cette augmentation est due, eu grande partie, au développement si rapide des chemins de fer, des lignes télégraphiques et téléphoniques, et surtout à la dévorante industrie de la fabrication de la pulpe. LA CHAMP,RE I)E COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Un document que je viens de recevoir de France affirme qu\u2019il est bien certain que, surtout les besoins de pâte à papier aidant, il s\u2019exploite dans toute l\u2019Amérique du Nord beaucoup plus de bois que la nature n\u2019en produit.A ce train, s\u2019il continue sans être au moins enrayé, La ruine totale de vos 500 millions d\u2019hectares de forêts, sera l\u2019affaire tout au plus d\u2019un siècle, peut-être d\u2019un demi-siècle Voilà pour les Etats-Unis.Les chiffres officiels que nous avons pour la province de Québec ne nous permettent pas de dire que le même état de chose existe chez nous.Cependant il est infiniment probable que nous dépensons autant de bois que nos voisins, étant donné surtout que l\u2019emploi de la houille pour le chauffage domestique est virtuellement inconnu dans toutes nos campagnes.Partout on se chauffe au bois, on construit les édifices privés en bois, on enclos les chambres avec des pieux de bois.Par conséquent chaque habitant de Québec dépense certainement autant de bois sinon plus que son voisin des Etats-Unis, et, ici comme chez nos voisins, cette dépense doit aller en augmentant.C\u2019est dire La grande valeur pour le cultivateur de la parcelle de forêt qu\u2019il possède encore.En effet, c\u2019est elle qui lui épargnera de grande*, danses en lui assurant à la fois et le bois d\u2019œuvre et le bois de feu, et c\u2019est encore elle qui lui permettra de réaliser de temps en temps des profits assez considérables par la vente des produits d\u2019une coupe bien réglée, lorsque les circonstances le lui permettront ou le lui imposeront.Aussi est-il admis par tous que, de deux fermes voisines, et, par conséquent, à sol également fertile, celle qui possède encore une quantité de bois capable de remplir toutes les conditions économiques qui viennent d\u2019être énumérées a une plus grande valeur que l\u2019autre.Elle est si on peut dire, plus complète, et le propriétaire a l\u2019avantage d\u2019avoir à sa disposition, chez lui, tout ce qui lui est nécessaire.Et qu\u2019on ne dise pas que ces âcres de terre non défrichés donneraient de plus grand revenus si on les mettait en culture.Cela est possible dans quelques cas particuliers.Mais, en pratique, et pour les raisons ci-dessus énoncées, le cultivateur préférera toujours, avec raison, une propriété contenant quelques âcres de forêt à une autre complètement déboisée.Il est donc de Suprême importance que le cultivateur possède sur sa propriété, ou dans son voisinage immédiat, une parcelle do forêt, sur laquelle il puisse prendre sans trop de frais tout le bois d\u2019œuvre et de feu dont il aura besoin.Qu\u2019on me permette de citer, à l\u2019appui de cette affirmation, ce qui se passe dans un grand nombre des paroisses échelonnées le long de la rive droite du St-Laurent, depuis le comté de Bellechasse jusqu\u2019à celui de Matane.Dans ces anciennes paroisses qui bordent le fleuve, presque toutes les terres ont été complètement défrichées.Elles étaient excellentes et les propriétaires ont tenu à les mettre en valeur dans toute leur étendue.D\u2019autant que dans les temps reculés des anciens défrichements, on trouvait encore le bois à une assez faible distance, du côté du sud, et, par suite, la question de son approvisionnement ne paraissait pas encore inquiétante.De plus, vers 1825, dans la région de Kamouraska, à la suite d\u2019un été très sec, le feu consuma à peu près tout ce qui restait de forêt, à tel point que les cultivateurs purent parfaire le défrichement à très peu de frais.Ce fut la disparition définitive de la forêt.Depuis, les cultivateurs de cette région sont obligés d\u2019acheter et de transporter A grands frais non seulement le bois d\u2019œuvre qui leur est nécessaire pour faire de nouvelles constructions ou pour réparer les anciennes, mais encore, et surtout, jus- LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 17 qu\u2019au dernier morceau de bois de chauffage.Et aujourd\u2019hui ce bois de feu, ils doivent l\u2019aller chercher à douze ou quinze milles, du côté de la montagne.Ceux qui le leur vendent vont eux-mêmes le moissonner à sept ou huit milles plus loin.Aussi les prix en ont-ils doublé depuis une quinzaine d\u2019années.L\u2019épinette, qui se vendait jadis $1.00 à $1.50 la corde, a atteint de $2 à $3.00, l\u2019érable est passé de $2.50 à $5 ou $6.00.L\u2019hiver tout entier est à peu près exclusivement consacré à ce charroyage de bois, et le cultivateur doit y mettre tout son temps, soit qu\u2019il achète son bois du marchand, soit qu\u2019il aille le couper lui-même sur le lot à bois qu\u2019il possède, lequel lot est toujours situé à une grande distance de sa résidence.Il est juste de dire que, durant cette saison nos cultivateurs ont peu de chose à faire sur la ferme et que leur seule besogne se limite, en général, aux soins quotidiens à donner aux animaux domestiques.Par conséquent, rigoureusement parlant, ce charroyage du bois n\u2019est pas une perte de temps.Cependant, je me figure que les habitants pourraient s\u2019occuper avec plus de profit à autre chose qu\u2019à fatiguer leurs chevaux et à détériorer leurs voitures dans ces courses sans fin, sans compter que la nourriture à donner à leurs bêtes doit être alors plus soignée, plus riche, et, par conséquent, plus dispendieuse.Cet état de choses se retrouve encore dans plusieurs anciennes paroisses des autres comtés de notre district, surtout sur la rive sud du St-Lau-rent.Partout, c\u2019est une quasi disette de bois.Le prix de ce dernier augmente à mesure que la difficulté de se le procurer s\u2019accentue, et les gens, qui prévoient l\u2019avenir, se demandent où cette progression s\u2019arrêtera, et où leurs enfants pourront bien trouver ce qui, plus tard, sera nécessaire à leur approvisionnement de combustile.Telle est La situation des centres agricoles les plus anciens des environs de Québec.Doit-on en dire autant des paroisses relativement récentes de notre région, de celles, par exemple, où le travail de défrichement n\u2019est pas encore terminé ?Peut-on espérer que, là au moins, les défricheurs seront assez prudents pour conserver sur leurs propriétés une étendue de forêt capable de subvenir à tous leurs besoins présents et futurs ?Il en était ainsi il y a une dizaine d\u2019années.Sur chaque lot ou à peu près, on gardait une parcelle de forêt suffisante pour fournir le combustible et presque tout le bois d\u2019œuvre nécessaire.Mais, à l\u2019heure présente, les choses sont bien changées.Le bois de pulpe a acquis dernièrement une très grande valeur, et des essences qui jadis ne valaient que fort peu sont maintenant cotées à des prix relativement élevés.Le résultat a été que les cultivateurs se sont mis à exploiter leurs réserves forestières et à en vendre les produits, soit directement aux fabricants de pulpe, soit à des entremetteurs qui en font un véritable commerce très lucratif.Cette modification dans le marché a été une véritable bonne fortune pour nos braves gens Ils ont pu, de cette façon, améliorer leur situation, soit eu éteignant des dettes criardes, soit en se procurant un confort dont ils n\u2019avaient pas encore joui.Des curés de la région de la Beauce m\u2019assurent que certains pères de famille réalisent de cette façon jusqu\u2019à cinquante piastres par semaine.Ce gain, qui se prolonge pendant les mois d\u2019hiver, les met décidément à l\u2019aise, de sorte que tout le monde, créanciers et débiteurs, sont satisfaits.En vérité, il n\u2019y aurait rien à dire si ce commerce pouvait se continuer indéfiniment.On aurait tout simplement créé Une nouvelle source de revenus et augmenté d\u2019autant la richesse nationale, Malheureusement ces nouvelles conditions économiques, ces revenus inespérés ne seront que transitoires.Car les propriétaires, par cette exploitation intensive, demandent à leurs réserves forestières plus quelles ne produisent annuellement.Par exemple, sur des parcelles do forêt produisant annuellement, disons cent pieds cubes de bois, on 1* LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL en coupe raille.Aussi les quelques acres boisées qu\u2019on exploite de cette façon se dépeuplent-ils rapidement sous la hache du propriétaire.On prévoit que bientôt tout sera fini et alors le colon non seulement ne retirera plus aucun profit de son lot de bois, mais encore il devra se procurer ailleurs, et à prix d\u2019argent, la provision annuelle dont il aura besoin, tout comme dans les anciennes paroisses.Ecoutez ce que me disait dernièrement un curé de la Beauce.\u201c La moitié de ma paroisse est bonne au point de vue agricole ; le reste est trop rocheux, la culture y est trop difficile pour être payante.On cultive peu en général ; à peu près jamais de blé.Et même, chose étonnante, plusieurs paroissiens font venir de l\u2019ouest l\u2019avoine nécessaire à la nourriture de leurs chevaux.On travaille aux mines\u2014 il y en a de riches dans la paroisse \u2014 surtout on vend du bois.Un père de famille avec ses garçons gagne ainsi jusqu\u2019à cinquante piastres par semaine Mais dans dix ou quinze ans tout sera fini, épuisé.Alors que fera-t-on ?Comment vivra-t-on ?Un autre m\u2019assure que, dans vingt ans, Le bois de commerce et même de feu, aura disparu do sa paroisse ; un autre croit que la crise arrivera chez lui dans quinze ans ; un autre, curé d\u2019une paroisse plus récente recule la limite à vingt-cinq ans.Puis, comme ses confrères, il se demande ce qui adviendra ensuite.Et la réponse qu\u2019il faisait à cette question, à cet angoissant problème, est bien caractéristique.Permettez-moi de la citer textuellement : \u201c Alors, disait il, on fera chez nous ce qui se fait maintenant dans quelques régions du nord : on vendra pour 25 piastres des terres défrichées, bâties de grange et de maison Un missionnaire, fin observateur, qui a parcouru presque toute la province (région de Québec), et qui s\u2019est bien rendu compte de ce qui se passe, confirme en tous points les affirmations de ses confrères Dans une paroisse assez voisine de Québec, un cultivateur possédait une magnifique érablière qui lui donnait chaque printemps une bonne récolte de sucre.Un hiver, alors que le bois de chauffage avait atteint un haut prix, il abattit tous ses érables et les vendit comme bois de chauffage.Cette opération lui donna bien sur le coup quelques centaines de piastres ; mais maintenant il ne retire plus un sou, car le sol où poussaient ses érables est trop rocheux pour donner une récolte de céréales qui vaille.Dans une autre paroisse plus rapprochée de Québec, quelques cultivateurs vendent leurs érablières à des commerçants de bois.Ceux-ci coupent à blanc et laissent le soi complètement dénudé, couvert seulement des déchets de toute sorte, avec la perspective que cette forêt, si riche autrefois, ne se reproduira jamais D\u2019autres, plus avisés, ne vendent que leurs plus gros érables et en surveillent eux-mêmes la coupe.Une dizaine d\u2019années plus tard, leurs érablières rajeunies pourront être soumises à Une nouvelle exploitation et donner de bonnes récoltes de sucre.Voilà des faits parfaitement exacts.Sans doute, nous aurions tort de généraliser tiop vite et de croire que le même état de chose se rencontre partout.J\u2019espère qu\u2019il n\u2019en est pas ainsi et que dans des régions que je ne connais pas, on met plus de soin et de prévoyance à conserver les forêts privées.Mais tout de même, nous devons admettre que chez un trop grand nombre de nos compatriotes, il y a une imprévoyance regrettable.C\u2019est une mentalité à refaire, pour ainsi dire.Il faudrait inculquer aux intéressés le souci de l\u2019avenir : leur faire comprendre qu\u2019ils ne doivent pas s\u2019occuper exclusivement du présent ; qu\u2019après eux, leurs enfants devront ou bien profiter de leur sagesse, ou bien pâtir des suites de leur imprévoyance.Et je crois que c\u2019est de ce côté que nous devons diriger tous nos efforts, nous qui avons mission d\u2019éclairer l\u2019opinion publique.Car aujourd\u2019hui, je le sais, si on demande à ces prodigues de leur fortune ce que deviendront leurs héritiers quand ils auront compromis de cette façon le meilleur de leurs revenus, ils répondent sans broncher : 14 Nos enfants, LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 40 ils feront comme nous, ils se débrouilleront C\u2019est faire preuve d\u2019une grande impéritie, trop grande, à vrai dire, pour n\u2019être pas coupable, au moins dans une certaine mesure.Il y a donc là Une importante œuvre sociale et patriotique à entreprendre et à mener à bonne fin.Naturellement, nous ne devons pas songer à défendre à ces propriétaires de forets privées d\u2019exploiter leurs réserves.Ce serait justement le moyen de n\u2019aboutir à rien.Car très souvent, l\u2019exploitation de ces bois est nécessitée par la gêne à laquelle se trouvent acculés accidentellement certains colons.Tont ce que nous pouvons et devons faire, c\u2019est de leur suggérer un moyen rationnel d\u2019en tirer profit.Nous devons leur faire comprendre que leur devoir est de ne pas agir de façon à faire disparaître à tout jamais cette source de revenu ; qu\u2019ils ne doivent demander à leurs forêts que l\u2019équivalent du bois qui y pousse chaque année ; qu\u2019il leur faut les exploiter de manière à les améliorer et à en augmenter le rendement, et non pas à les ruiner.En un mot, il s\u2019agit de les convaincre que leur intérêt bien entendu exige qu\u2019ils renoncent à des profits d\u2019aujourd\u2019hui, élevés, je le veux bien, mais transitoires, pour se contenter de gains plus modestes, mais qui dureront toujours On peut espérer atteindre ce résultat pourvu qu\u2019on y mette beaucoup de tact et de prudence.Alors nos gens moissonneront leurs forêts comme ils le font de leurs champs cultivés, mais ne les détruiront pas.En pratique, on pourrait peut-être commencer Cette éducation en conseillant aux cultivateurs qui sont plus à l\u2019aise de reboiser les parties dénudées de leurs terres, celles qui ne rapportent rien au point de vue agricole et sur lesquelles on n\u2019aurait jamais dû abattre les arbres.Mais si l\u2019on trouvait des gens dociles à ces conseils, il faudrait leur faire clairement comprendre que ce faisant, ils travailleront surtout pour leurs enfants et que si, personnellement, ils ne peuvent songera profiter d\u2019une récolte qui ne sera mure que dans quarante ou cinquante ans, leurs enfants, eux, en jouiront et béniront leur souvenir.A vrai dire, cette idée d\u2019aménager la forêt pour n\u2019en jouir que dans un avenir plus ou moins éloigné, très dilficile à saisir pour des gens à courte vue et qui ne pensent qu\u2019aux intérêts présents, est une de celles que nous devons travailler de toutes nos forces à répandre dans le peuple.C\u2019est d\u2019elle en etFet que nous devons attendre les résultats les plus fructueux Car le jour où le peuple comprendra clairement que la forêt peut, non seulement durer indéfiniment, mais encore augmenter en rendement par un aménagement rationnel, Usera le premier, j\u2019en suis sûr, à deraauder d\u2019être renseigné sur ce point et à suivre les directions scientifiques qu\u2019on voudra bien lui donner.A ce point de vue, les États-Unis nous donnent Un exemple qui vaut d\u2019être étudié et imité dans la mesure du possible.Persuadé de l\u2019importance qu\u2019il y a pour le bien de la nation de conserver et d\u2019améliorer les parcelles de forêts privées, le gouvernement américain a créé un service spécial dont le but est de donner aux propriétaires tous les renseignements nécessaires pour atteindre cette fin.Sur simple requête, le gouvernement envoie à n\u2019importe qui le demande un expert en science forestière qui examine le lot à planter ou la parcelle de forêt à développer.Après étude sur les lieux, le forestier officiel enseigne aux intéressés quelles sont les meilleures méthodes à suivre et en surveille lui-même, d\u2019une année à l\u2019autre, l\u2019application.Les conventions entre le gouvernement et les propriétaires sont très simples.Le gouvernement paie tous les frais d\u2019examen, et le propriétaire s\u2019engage à exploiter sa forêt, à son propre profit personnel, mai: en suivant rigoureusement 10 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Comptables Tél.Bell Main 2701.GEO.GONTHIER Espert Comptable et Auditeur Chambres 205 à 209, Edifice Wilson Il et 17, Ccte de la Place d\u2019Anr.es NOKTKÉU.burfaux :\tProprietaire de carrières COTE-DES-NEIGES\tde Granit.Rose.Rouge Montreal\tet Grise.108.HRI.TNET Manufacturier et importateur de Granit à construction et décorations tombales Grow et olétnll\tKstlmés sur demande.Commerce ACHETEZ LE TYPE-WRITER \"sïits-pmm\" COTE-DE S-N El CES, MONTREAL T*1!.Bell 1 1» MH*.(Communication gratuite» Aussi fournitures de bureaux WM M.HALL & CIE 221, Notre-Dame-Ouest, Montréal 'IY1.Bell Main 4912.P.A.GAGNON Comptable limicU' Chambre 10 et 11, \u201c Edifice Alliance \u201d SYNOPSIS OF CANADIAN NORTH-WEST Homestead Regulations Tél.Bell Main ®2L\tBoite B.P.2432 Successeurs de C.THEORcT Editeurs de Livres de Droit IMPORTATEURS, RELIEURS, ETC.107, RUE ST-JACQUES MONTREAL il IT\tICS CHABBÜAU.Main 1C57 ALBIET 3CHIZE Charruau & Mtr COURTIERS D\u2019IMMEUBLES 61, St-Gabriel, MONTREAL F.X.Bilodeau\tA.0.Chalifour Bilodeau & Ckalifoor COMPTABLES, AUDITEURS, COMMISSAIRES, LIQUIDATEURS DE FAILLITES 15, rue Saint-Jacques MONTREAL Tél.Ib-ll Main 3212.Any l'vcn numbered section cy for ttic district in which ttie land is situate.Kntry by prow may, however, la* made at an Agency on certain conditions by the fattier, mother, sou, daughter brother or sister of an intending homesteader.The homesteader is required to |»erfomi the homestead duties under one of the following plans : (li At least six month's residence upon and cultivation of the land in each year for three years.(2) A homesteader may, if he so desires, perform the required residence duties by living on farming laud owned solely by him, not less than eighty tHO) acres in extent, in the vicinity of his homestead, .loiut ownership in laud will not meet this requirement.Cl) If the father (or mother, If the father is deceased) of a homesteader has itcrmancut residence on fanning lam! owned solely hv him, not less than eight by (HU) acres in extent, in the vinieity of the homestead, or ii|M,n a homestead entered for by him in the vicinity, such homesteader may fierfonii his own residence duties by living witli the father (or mothei j.(4) The term \u201c vicinity \u201d in the two preceding paragraphs is defined as meaning not more than nine miles in a direct line, exclusive of the width of road allowances crossed in the measurement.(.*») A homesteader intending to perform his residen-duties in accordance w ith the atmve while living with parents or on farming land owned by himself must notify the Agent for the district of such intention.Six months\u2019 notice in writing must Ik- given to the Commissioner of Dominion la nds at < Htawa, of intention to apply for patent.W.W.CORY, r>epiity of the Minister of the Interior.X.K.\u2014Vnauthorixed publication of this advertisement will not be paid for.17 et 19, rue Saint-Jacques MONTREAL COFFRES-FORTS .Poêles en Acier.LYMBURNER LIMITED INGENIEURS, MACHINISTES FT FORGERONS Mouleurs et FinisNeiirs en Cuivre, Pin-qneurw en Nickel, Argenteur*, Etc.Bureau et Manufacture : 5-15, EUS BIS CCMMI33AIEI3 Té*.Bell Main 89 Salles le veste au 1er mal 1908 70, RUE NOTRE-DAME-EST, MONTREAL BREVETS Marques de Commerce C.C.COUSINS Solliciteur de PATENTES 506, Edifice \u201c NEW YORK LIEE \u201d MONTREAL Tél.Hell Main ««»».Tél.Bell Maiu 25*3.J.E.LAPALME .Comptable et Collecteur.Collections de dettes de livres de tout genre au Canada et à l\u2019étranger.Achat île créances de toutes sortes.Administrateur de successions Membre «le notre Chambre Tél.Bell Est 1703.\tTél.March.297 LJ.MOITmUJ.4 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et les propriétaires sont faites, intentionnellement et exclusivement, pour l\u2019avantage de ces derniers, ceux-ci peuvent le rompre à dix jours d\u2019avis, sans avoir à en donner les motifs aux autorités.Devrait-on tenir ici la même ligne de conduite '( Le pourrait-on ?Ce n\u2019est pas à moi de répondre.Un service de ce genre demande un personnel technique dont nos gouvernants ne disposent peut-être pas encore.Il y aurait bien un moyen de combler cette lacune ; ce serait de fonder une école forestière régulièrement organisée, dont les élèves gradués seraient comme une pépinière de spécialistes éclairés.On parle beaucoup à l\u2019heure actuelle D\u2019écoles spéciales de diverse sorte : on veut en ouvrir en différentes villes du pays, et l\u2019on fait très bien.On finira un jour, j\u2019en suis sûr, par penser aux écoles forestières.Les richesses forestières que nous avons sont plus que suffisantes pour légitimer cette dépense.D\u2019autant que celles-ci sont loin de coûter autant, que les écoles techniques proprement dites.De plus, il est très probable que les exploiteurs de limites seraient heureux de s\u2019assurer les services de ces spécialistes, tout comme la chose se pratique aux Etats-Unis.Déjà le gérant de très importantes limites m\u2019a laissé entendre la chose.D\u2019autres imiteraient sans doute.Ce serait comme une nouvelle carrière ouverte à notre jeunesse instruite.M En Suède, le gouvernement a créé comme des écoles modèles de science forestière.11 y en a un grand nombre disséminées en différents coins du pays.On y enseigne juste assez de théorie pour servir de base aux connaissances pratiques qu\u2019on donne aux élèves.Car c\u2019est vers ce côté pratique que les études des élèves sont surtout dirigées, vû que le gouvernement recrute parmi eux tous ses employés officiels, garde-forestiers, garde-feux, surveillants généraux, etc.On peut se demander dans quelle mesure une semblable organisation serait possible parmi uous.Dans tous les cas, en attendant le jour béni où cela sera possible, travaillons de toutes nos forces à répandre dans notre population agricole desaines idées sur la conservation des forêts privées.Je l\u2019ai dit et je crois l\u2019avoir démontré plus haut, les lots à bois courent de grands dangers, et il ne faut rien moins que le concours de toutes les bonnes volontés pour sauver de la destruction complète cette partie notable de la fortune publique et privée.Au risque de commettre Une grosse indiscrétion j\u2019ajouterai que le clergé canadien-français peut jouer ici un rôle de la plus haute importance.En contact perpétuel avec le peuple, jouissant auprès de ses paroissiens d\u2019une haute autorité, ses conseils seront toujours écoutés avec grande déférence et finiront certainement par produire des résultats surprenants.Il ne s\u2019agit pas pour lui de faire grand bruit, de donner des conférences retentissantes, de se mettre en frais d\u2019éloquence.Au contraire, les conversations privées produiront beaucoup plus d\u2019effet.Un bon conseil donné en passant, mais à propos, fera réfléchir le cultivateur ; puis l\u2019idée lui viendra d\u2019essayer, et alors le salut sera proche.Mais en tout cela, il y a un point de la plus haute importance dont il faut que nos gens soient bien pénétrés.Je l\u2019ai déjà mentionné plus haut et permettez-moi de le répéter en terminant : c\u2019est de convaincre les intéressés que la forêt ne donne LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL pas dos moissons à courte échéance, comme les céréales.Kilo est plus lente à mûrir.Par conséquent, en travaillant aujourd\u2019hui à l\u2019aménager convenablement, on peut bien espérer travailler un peu pour soi, mais c\u2019est surtout à l\u2019avenir, à ses héritiers qu\u2019il faut songer.Faut-il le dire, les plus grands obstacles viendront peut-être de ce côté Après cette magistrale étude M.E.Stewart, ancien intendant forestier de la province de Qnébec, l\u2019un des plus fervents apôtres de la sylvi culture a envisagé la question, en se plaçant surtout au point de vue des propriétaires de limites à bois.\u201c La forêt et les jeunes arbres, a dit M.Stewart, devraient être l\u2019objet, de la part de ces propriétaires, des mêmes soins que les cultivateurs ont pour leurs céréales.C\u2019est pourquoi, ils devraient faire en sorte que leurs exploitations forestières soient indéfiniment productives, grâce à cette méthode bien raisonnée Mr Stewart s\u2019est appuyé ensuite sur des considérations d\u2019ordre administratif concernant l\u2019exploitation forestière.Cette matière était d\u2019une grande aridité, et Mr Stewart l\u2019a traitée avec une rare habileté.Notre province forestière Une autre étude qui mérite une attention toute particulière est celle de M.C.G.Fiché, Forestier du département des terres de Québec, qui a traité de la \u201c Sylviculture pratique dans l\u2019Est du Canada \u201d.Après un aperçu historique de la situation forestière dans la province de Québec, aperçu nous reportant aux premières années du siècle dernier.M.Fiché a pris l\u2019industrie forestière à l\u2019époque actuelle et a donné les renseignements documentés suivants : \u201c Aujourd\u2019hui, nous expédions du bois aux quatre coins du monde.En 1906, nous en avons fourni à l\u2019Europe seule pour plus de quinze millions de dollars.Lorsque nos voisins eurent épuisé les forêts de l\u2019est des Etats-Unis, ils dûrent, eux aussi, s\u2019adresser à nous pour combler une partie de leur déficit, toujours de plus en plus considérable.Nos exportations de bois aux Etats-Unis ont ainsi monté de #8,925,000 qu\u2019elles étaient en 1870 à plus de #28,085,000 en 1906.\u201c Les économistes s\u2019accordent à reconnaître qu\u2019il n\u2019y a plus que 8 contrées dans le monde entier qui soient capables d\u2019exporter des bois de commerce ; ce sont : la Russie, la Scandinavie et le Canada.Cependant depuis quelques années, nos concurrents semblent devoir nous céder le pas et il est à peu près certain que nous serons bientôt les seuls fournisseurs de l\u2019univers.\u201c Quel bel avenir pour notre pays, si sages et prévoyants, nous avons su ménager notre approvisionnement de bois ! \u201c Farmi les provinces du Dominion, Québec tient un des premiers rangs dans l\u2019industrie forestière tant par l\u2019immensité de ses forêts que par les nombreux établissements, tels que scieries, pulpe-ries, usines à papier, etc., qui s\u2019y sont installés.Terres boisées \u201c Nous avons donc en terres boisées : 5.4 millions d\u2019acres appartenant aux fermiers ; 45 millions d\u2019acres loués aux licenciés, et 80 millions d\u2019acres encore vierges ; soit un total de 130.4 millions d\u2019acres en forêts.\u201c Voyons maintenant quelles espérancas nous devons fonder sur cet immense territoire.\u201c Les lots des fermiers peuvent à peine suffire aux besoins actuels des villages où ils sont situés.Ils ne seront donc d\u2019aucun appoint pour le développement attendu.Toutefois, si les fermiers ne peuvent songer à faire du bois pour l\u2019exportation, ils peuvent en exploitant leurs terres à bois avec sagesse, en retirer de jolis bénéfices.\u201c Je leur conseillerais les opérations suivantes : lo de pratiquer des éclaircies dans les jeunes bois afin de déserrer les tiges ; 2o de couper tous les arbres qui donnent des signes évidents de caducité ; 3o de veiller aux incendies ; 4o d\u2019utiliser promptement tous les arbres morts, ou déracinés par le vent, ou avariés soit par les insectes, soit par les champignons ; 5o de favoriser le développement des arbres les plus précieux pour en faire des bois de haute futaie. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL f>3 \u201cIl faudrait aussi songer au reboisement, pour combler les vides dans les forêts et remettre en bois les terrains impropres à l\u2019agriculture.L\u2019on voit aux environs de Lanoraie de belles terres être ruinées par des sables mouvants, alors qu\u2019il serait si facile d\u2019enrayer le mal en plantant ces sables.La chose n\u2019est pas impossible ; le beau succès obtenu par les habitants d\u2019Oka est là pour confirmer mon avancé.Le gouvernement Gouin voulant encourager les fermiers à reboiser, a fait établir l\u2019automne dernier, une pépinière d\u2019arbres forestiers à Berthierville.Dès 1910, nous serons prêts a immencer et à aider les reboisements.Si nous passons maintenant au deuxième groupe, nous nous trouvons en présence d\u2019un problème des plus graves, et qui, depuis quelques années, a fait le sujet d\u2019ardentes polémiques.Je veux parler de la lutte entre les colons et les marchands de bois.\u201c On me permettra de dire que si nos marchands de bois pouvaient laisser se reboiser les parcelles exploitées, il est certain que tous seraient prêts à couper leurs concessions plus économiquement, à les protéger efficacement contre les incendies et à faire les sacrifices d\u2019argent nécessaires pour régénérer le stock forestier.\u201c Il nous appartient de réparer les fautes du passé.Les incendies et le vieux mode d\u2019exploitation ont été les principales causes de l\u2019appauvrissement de nos forêts.Protégeons donc efficacement nos domaines forestiers contre les incendies, et surtout cherchons à éloigner les causes qui peuvent créer et aggraver ces incendies.Que les déchets des coupes soient donc réduits au minimum ; puis cherchons à les faire disparaître dans le plus bref délai possible, soit en les brûlant, soit en ébranchant les cimes des arbres abattus.Améliorons nos méthodes d\u2019exploitation, en rendant l\u2019utilisation des arbres aussi complète que possible, et en faisant préparer des plans d\u2019opérations qui soient en rapport et avec nos arbres, et avec les sols où ils croissent et qui assureront la régénération de nos forêts \u201c Il ressort de ce qui précède qu\u2019il devient urgent pour les marchands de bois de recruter un personnel compétent dirigé par des hommes du méiier.Il nous faut des Ingénieurs forestiers pour faire les études sylvicoles de nos arbres.\u201c Comme je le disais en commençant nous som-* mes appelés à uu bel avenir.Notre industrie forestière sera une de nos plus grandes ressources, et elle prendra certainement un développement considérable.Nous pourrons facilement fournir aux autres nations d\u2019énormes quantités de bois, e£ cela sans nuire à nos intérêts.Notre destinée semble donc très brillante, mais pour la réalité nous devrons sauvegarder et faire progresser le bel héritage que nous a donné la Providence \u201d.Application des théories énoncées ci-dessus M R.R.Bradley, forestier de la \u201c Miramichi Lumber Co \u201d explique comment la Compagnie dont il est l\u2019employé met en pratique, avec succès toutes les théories émises à ce congrès.M.Bradley indique, avec une grande clarté, les méthodes d\u2019exploitation de sa Compagnie.Ces explications pratiques, après les études théoriques, ont excité un vif intérêt.Parmi les orateurs inscrits pour cet intéressant congrès il faut encore citer le Dr B.F.Fernon, qui a traité de \u201c l\u2019intérêt que doivent porter aux forêts les associations cynégétiques \u201d, M.L.O Armstrong, \u201c La ceinture forestière du Nord \u201d et M.Robert Bell.M.Achille Bergevin, député, a fait aussi un discours très écouté.Le nouveau bureau Son Excellence le gouverneur-général a été réélu patron ; Sir Wilfrid Laurier a été réélu président honoraire.L\u2019honorable W.B.Snowball, du Nouveau-Brunswick, est devenu président de l\u2019Association. :> 1 LA CHAMBRE I)E COMMERCE DU DISTRICT I)E MONTREAL M.Chs South worth a été élu vice-président.M.A.H.D.Ross, a succédé à M.R.A.Campbell comme secrétaire*trésorier, M.F.W.H.Jacobs a été choisi comme assistant-secrétaire et Mlle M.Robinson, comme secrétaire ; les anciens directeurs ont été réélus et M.R.H.Campbell a pris place parmi eux.Résolations Le congrès, avant de se séparer, a passé d\u2019importantes résolutions parmi lesquelles je relève que l'association a constaté, avec satisfaction, l\u2019annonce d\u2019une politique fores tièie '/regressive de la part du gouvernement.L\u2019association forestière doit être fière du succès obtenu dans le congrès qui vient de se terminer et cette manifestation économique est du meilleur augure pour la prospérité du Canada et de la province de Québec en particulier.C.L.de Roode.LE RACCORDEMENT DU G.T.P.AVEC MONTREAL B aitokt du comité des \u201c Transports \u201d adopté par i.a Chambre en assemblée spéciale lundi, le 16 mars 1908 Ce comité s\u2019est réuni le mardi, 10 mars 1908, sous la présidence de M.Isaïe Préfontaine.Etaient présents : MM.W.U.Boivin, Fred.C.Lari-vière, 1).Masson, J.P.Mullarkey, Duncan McDonald, A.V.Roy et le Secrétaire.Conformément aux instructions de votre Conseil, le comité des transports a remis ii l\u2019étude la question importante de la construction d\u2019une ligne de raccordement et le point le plus propice de la ligne du \u201c Grand 'Prone Pacifique Votre comité désire rappeler tout d\u2019abord que, se lu- ;nt sur un de ses précédents rapports, la Chambre avait déjà, le 9 mars 1904, adopté la résolution suivante : \u201c Etant donné le principe incontesté que Montréal est la tête de ligne de la grande artère maritime fluviale du Canada, il en découle que si la construction du Grand-Tronc-Pacifique est décidée, un embranchement depuis un point de l\u2019artère principale à la hauteur des terres, doit être construit sur le port national concurremment avec l\u2019artère principale \", Les raisons qui entr\u2019autres, avaient motivé l\u2019action de la Chambre sur cette résolution, étaient les suivantes : lo La position topographique du port de Montréal qui, étant le plus avancé dans l\u2019intérieur du continent le désignait comme le point de transit le rHs avantageux pour le commerce à être créé par la e en opération de la nouvelle ligne transcontinentale.do Les explorations déjà faites du territoire situé sur le parcours de la ligne de raccordement demandée, démontraient l\u2019existence de richesses en essences forestières, en minerais et en terres colonisables qui justifiaient à elles seules la construction d\u2019une telle ligne, ouv;ant à cette région un débouché indispensable sur son marché naturel, la cité de Montréal.Votre comité croit devoir recommander à cette Chambre de réaffirmer l\u2019urgence et l\u2019importance de modifier durant la présente session du Parlement l\u2019Acte incorporant le chemin de fer national du Transcontinental pour permettre au gouvernement, par ses commissaires, de construire sans délai un embranchement partant de la ligne principale suivant la route la plus directe possible pour se rendre au port national de Montréal.Le tout respectueusement soumis, (Signé) Isaïe Préfontaine, Président du comité.L\u2019EXPOSITION INTERNATIONALE A MONTREAL Rapport da oomité des expositions Ce comité s\u2019est réuni le vendredi, 28 février 1908 sous la présidence de M.Guillaume Boivin, président.Etaient présents : MM.Isaïe Préfontaine, président de la Chambre, J.P.Mullarkey, La.Perron et le Secrétaire.Ce comité, après avoir pris connaissance de la résolution du Conseil de cette Chambre lui référant l\u2019étude de la question d\u2019une exposition internationale à Montréal traitée dans le discours-programme du Président de la Chambre à la récente assemblée annuelle, avec pouvoir de faire tontes démarches, études et antres travaux nécessaires on utiles an succès dn projet, a considéré opportun de consulter à ce Bnjet Son Honneur le Maire de Montréal.Votre comité rapporte progrès.Le tout respect ne use ment sonmis.(Signé) G.Boivin Prétident du comité, Adopté le 5 mars 1908. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL NOUVEAUX MEMBRES DE LA CHAMBRE Admis depuis la publication de la liste générale du mois de janvier 1908 MM.Asselin U.J., architecte, 17, Côte de la Place d'Armes.présenté par Auger E.J., commis-voyageur, 639, rue Centre.\u201c Bédard R., comptable, Cie de Papier Rolland, 53, rue St Sulpice.Brodie Jas., 61, Grande Allée, Québec.Bertrand H., comptable, Ial Presse.Bertrand T.G , Manufacturier, 4, rue Bonsecours.Cagnat, Geo.Henri, ingénieur civil, 222, rue St*Jacques.Charbonneau Bruno, commis-voyageur, 25, Victoria Square.Champagne Wilfrid, marchand, 191, rue St-Paul.Deslaurier, J.O., entrepreneur, 397, Lagauehetière Ouest.DeRoode Lambert, journrliste, \u201c La Patrie \u2019.Drolet Jules D., voyageur de com.44 Greenshields Ltd\u201d.Dorval Napoléon, marchand de chaussures, 95, St-Laurent,.Déguisé Olivier, entrepreneur, 459, St-Hubert.Denis Henri, voyageur de commerce, 316, Drolet.De la Bruère Montarville, journaliste, 44 La Presse \u201d.Eainhart J.H., agent d\u2019assurance, 117, St-François Xavier.Ecrément Arthur, notaire, Edifice de 44 La Presse \u201d.Ferland L.L., entrepreneur, 54, Notre-Dame Est.Filion Zéphirin, avocat, 4, Bl.St-Laurent.Godin Jos.Arthur, architecte, 62, St Jacques.Gratton J, C.A., voyageur de commerce, 207, Demontigny Est.Cour A.C., agent d\u2019assurance, 100, St-François-Xavier.Herdt Henri, I.C.Dir.Can.Class Co.c.Charlevoix & Wellington, Jacob J.A., voyageur de commerce, 18, Ste-Hélène.Leduc Albert, comptable, Longueuil.Leduc Pierre, pharmacien, c.St-Denis & Sherbrooke.4* Larivière Idor., Org.des Forestiers Indépendants, 398, Deloriraier Laporte Clovis, avocat, 11, Place d'Armes.Lavallée Arsène, avocat, 97, St-Jacquss.Laçasse N.U., avocat, 17, Côte Place d'Armes.Letourneau O.H., M.D.et pharmacien, 2097, Notre-Dame Ouest Labrecque Magloire, marchand, 51, rue Lacroix.Lecours J.E.N., pharmacien c.St-Denis & Ste-Catherine.Lesage J.W., Ing.Civil, Dept.du Feu, Hôtel-de-Ville.Moreau D., voyageur de commerce, 722, Berri.Martin Gustave, marchand, 336, St-Paul.Mathieu Henry, manufacturier, 10, St-Charles Borromée.Masson R.A., médecin, 127, Sherbrooke Est.McDonald Milton, agent d'immeubles, Ch.78, - 112, St-Jacques.Mount Wellie, avocat, 13, St-Jacques.Rainville Paul, avocat, New-York Life Bldg.Raymond D., Gérant Hotel Queen\u2019s, 2 Windsor St.Roy J.D.bourgeois, 264, Ave.Laval.Taché Jean, courtier d\u2019assurance, 160, St-Jacques.Tremblay Ernest, journaliste, 44 La Presse \u201d.Tremblay J., chef adjoint, Dépt.du Feu, Hôtel-de-Ville.Tétrault E.D., avocat, 97, St-Jacques.Tremblay Ferdinand, manufacturier, 400, William M M.( « « *o.< îonthier.D.Masson.G.Gonthier.C.IL Catelli.Joseph Fortier.Fred.C.Lui vivre A.V.Roy.W.U.Boivin.Armand Chaput.Joseph Fortier F.\tBourbonnière.A.H.Hardy Paul J.Leduc.( >ctave Lenm v OvilaS.Perrault.G.\tBoivin.J.L.H.Marcii.C.H Catelli.F.\tBourbonnière, .1.O.Labrecque.Chs.Al b.M illette.Ovila S.Perrault.G* Boivin.A.V.Roy.A.H.Hardy.J.L.H.Marcii.J.C.Groves Contant Fred.C.Lirivière.Joseph Fortier.J.O.Labrecque.Geo.Gonthier.1.W.Harris.J.O.I.»abrecque.A.N.Brodeur.1.O.Librecque.Ovila S.Perrault A.V.Roy C.H.Catelli.Fred.C.Larivière.G.\tBoivin.1.B.Gratton.J.O.Librecque.J.O.Labrecque.J.E.Beauchamp.J.L.H Marcii.F.Bourbonnière J.O.Labrecque.Geo.Gonthier.J.T.Marchand.4 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 56 EWING La Récolte en est la Preuve De bonnes graines de semences, voilà le premier pas dans la voie des succès en 1908.Que vous semiez pour futilité ou l'agrément, votre soin principal est de toujours semer des graines qui possèdent votre confiance.Epargner sur le coût de vos graines de semences, c\u2019est faire une piètre économie, car cette dépense est insignifiante en comparaison du prix de la culture et des produits qui résultent d\u2019une bonne semence avec nos graines.Semez les \u201c GRAINES\tEWING \u201d Fameuses pour la pureté de l'espèce, la valeur de germination, la qualité insurpassable.Elles sont le résultat d\u2019un choix minutieux de plusieurs années et sont semées par tous les cultivateurs Canadiens en renommée pour leurs belles récoltes.La QUALITÉ - voilà notre but PRINCIPAL Nous voulons envoyer notie catalogue illustré gratuit à tous ceux qui sèment.Il contient tout ce qui est nécessaire pour la Ferme, le Jardin ou la Serre.C\u2019est le bon temps \u2014 écrivez dès aujourd\u2019hui.Les commandes envoyées par la malle reçoivent notre attention immédiate.Wm.EWINC * CIE., Grainetiers, HM46, «ut mciiu, mokhul IE BILL VERVILIE Sur la rédnotion & hait heures par jonr de la durée du travail dans les entreprises du gouvernement Rapport des comités conjoints de Législation et D\u2019Enseignement technique et d\u2019Industries MANUFACTURIÈRES ADOPTÉ PAR LE CONSEIL de la Chambre, le 18 mars 1908 Ces comités se sont réunis le lundi, 16 mars 1908, sous la présidence de l'Hon.Alph.Desjardins.Etaient présents : MM.Isaïe Préfontaine, A.V.Roy, Hon.Alph.Desjardins, G.DeSerres, Joseph Fortier, Geo.Esplin et le Secrétaire.Vos comités, après avoir pri9 communication du bill de M.le député Verville relativement à la limitation des heures de travail dans les entreprises du gouvernement, sont d'avis que le principe de ce bill ne saurait être accepté en ce qu'il comporte une entrave à la liberté des contrats et à la liberté du travail et que de plus, en introduisant une distinction dans là situation de différents industriels, et de leurs employés, il serait une source de malentendus et de troubles des plus préjudiciables, tant aux patrons qu\u2019à leurs employés.Le tout respectueusement soumis, Alph.Desjardins, Président des comités.Rapport de la Chambre Syndicale de Construction adopté a son assemblée du mercredi 18 mars 1908 Etaient présents : MN.Tréfilé Charpentier, président, Octave Lemay, vice président, L.Z.Gauthier, J.B.Gratton, etc., etc., et J.E.C.Daoust, secrétaire.A cette assemblée, sur proposition de M.L Z.Gauthier, secondée par M.Octave Lemay, la Chambre Syndicale de Construction déclare concourir dans les conclusions du rapport des comités conjoints de Législation, de l\u2019Enseignement technique et des Industries manufacturières de la Chambre de Commerce, relativement au bill Verville concernant la réduction à huit heures par jour de la durée du travail dans les entreprises du gouvernement.(Signé) J.E.C.Daoust, Secrétaire "]
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