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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1917-03, Collections de BAnQ.

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[" 8c ANNEE MARS 1917 ulletin mensuel DE LA CHAMBRE DE COMMERCE w SZot+Z SOMMAIRE Les restrictions à l'importation en Grande-Bretagne.Le commerce extérieur du Canada.Réorganisation des commissions de la Chambre.La guerre au commerce maritime.Recensement industriel. LA CHAMBRE DE COMMERCE DC DISTRICT DE MONTREAL LIGNE Service DE Londres et Southampton à Québec et Montréal The Clinard S.S.Co., Ltd.LIVERPOOL, Pier Head.LONDRES, 51 Bishopgate, E.C.29 Cockspur St.S.W.PARIS, 37 Boul.des Capucins.Le nouveau navire \u201cAndania\u201d.CUNARD Canadien DE Montréal à Londres via Falmouth Jules Hone, Travel Agencies 9 Roui.St-Laurent, Montréal The Robert Reford, Co., Ltd.Montréal, Toronto, Québec.St-Jean.X.B., Portland, Me Halifax, N.E.SPÉCIAL JOS.COTE IMPORTATEUR EF NEGOCIANT EN GROS si Cigares, cigarettes, tabacs de toutes sortes et articles ae fumeurs en général BISCUITS, CONFISERIES, EPICERIE NOS PRIX SONT INTERESSANTS T ne simple visite tous convaincra de notre immense assortiment Bureaux et magasins : 188, rue St-Paul Entrepôt: 119, rue St-André QUEBEC SrCTVRSALES POI'R ARTICLES I>E Fl HEI RS DANS TOl'TES LES PARTIES DE LA VILLE WHITE STAR-DOMINION LINE I.ES PLUS GRANDS NAVIRES VENANT A MONTREAL MONTREAL - QUEBEC \u2014LIVERPOOL SERVICE RAPIDE D'ANGLETERRE ET DE FRANCE Billets de connaissement circulaires de Paris, la* Havre.Lyon.Charente, Bordeaux, etc., et de la Suisse.Les navires sont munis dLe système à air froid, de réfrigérateurs et de chambres ventilées.Billets de connaissement distribués par tous les agents de chemins de fer.On obtient tous les renseignements en s\u2019adressant aux agents de chemins de fer ou aux agents locaux de la compagnie.FRET\u2014Hern ii Perron et Cie.95 rue des Marais.Paris; H.(imitai et fils.Le Havre.R.Xoiroud et tie, Lyon; A.Goguet.Charente; Th.Mayer et Cie, Bordeaux; M.Obersteg et Cie.Bâle.PASSAGERS\u2014Nicholas Martin, ÿ rue Sc-;le.Pans; A.Le-Pont- \\.Le Niece, v'herbourg.,11 LES HONE TRAVEL AG EN (IKS.9 boni.>t-l.aurent.VV.VI.M V( PHERSON.53 me Dalhousie.Québec.4.VV.WILKINSON.1008 Edifice Banque Royale.Toronto.WHITE STAR-DOMINION LINE.Edifice McGill, c.McGUl et Notre-IHune.Montréal.« Conseil (l\u2019Administration de la Chambre de Commerce pour 1917-18 PRESIDENT M.J.-E.-C.DAOUST, architect», du bureau Gauthier & Daoust.180 rue St-Jaequfs.1er VICE-FRESIDENT\tTRESORIER M JOSEPH QUINTAL, négociant en grain, 59.rue St-Pierre.Sème VICE- PRESIDENT M.ALFRED LAMBERT, manufacturier de chaussure», 1* Ouest, rue Notre-Dame.M.RODOLPHE BEDARD.U I.\u20ac.comptable expert, buraau «04.Edifice Shaughnessy, 137 rue McGill SECRETAIRE M LEON LORRAIN.7« rue St-Gabriel.AVOCATS CONSEILS M.Edouard Fabre-Surveyer.C.R., 160 St-Jacques.\tM Léo*-! Garneau, C.R., 86 Ouest, rue Notre-Dame.M Edmond Brossard.C.R.35 St-Jacques.CONSE ILLERS MM Cabana, J.-N-.de Cabana frères.252 ave Laurier Ouest.Cédilot, Wilfrid.M.P.P.agronome, La Tortue.Co.de Laprairie.Couvrette, Eugène, de Couvrette & Sauriol, 114 rue St-Paul Est.Daoust, Joseph, de Daoust.Lalonde & Cie, 49 square Victoria.DeLcrme, Wilfrid, marchand de cuir.224 rue St-Paul Ouaat.Desmarais, Eugène, marchand d'orn.d\u2019églises, 21 Oueat, rue Notre-Dame.Ethkr, Joseph, de Laporte, Martin A Cie.584 rue St-Paul Ouest.Frigon.A.-P-, de St-Cyr.Gonthier A Frigon, 103 rue St-Fr»-Xavîer.Gagné.Léon, Jr., de la Rockland Lumber Co., Edifice de \u201cLa Patrie.\" G rot hé, Raoul, O.de L-O.Grothé & Cie, 556 boul.St-Laurent.MM.Jeannotte, Alfred, de L.-H.Hébert ACle, 23 Est, rue St-Paul, Joubert, Paul.gér.Lamontagne Limitée, 338 Ouest, Notre-Dame.Labreoque, J.-O., marchand de charbon, 141 rue Wolfe.Lavallée, A.-S., marchand de chaussures, 101 boul.St-Laurent.Prud\u2019homme, Alexandre, marchand de fer, 10 rue de Bresolea Racine, C.-E., courtier de douane, 121 Edifice du Board of Trade.Rolland.Emile, de l\u2019Imprimerie Moderne, 39 rue Dowd.Roy.Alfred, ingénieur civil, 72 Est, rue Notre-Dame.Saucier, J.-H.Paul.rep.de commerce, 99 boul St-Josepb, Ouest.Wayland, W -A , gér , de la Cie des Frais Funéraires, 242 Est, Ste-Catherine.AIT RES MEMBRES DP CONSEIL I.\u2014Anciens présidents: MM.H.Laporte, de Laporte, Martin A Cie, 584 Ouest, rue St-Paul.Joseph Contant, pharmacien, 231 Est, rue Notre-Dame.L-E.Geoffrion, financier, 284 Ouest, rue I.agauchetière.H.-A.-A.Brault, ancien négociant, «28 rue Davaard, Outremont.Damage Masson, ancien négociant.Richelieu, P.Q.C.-H.Catelll, ancien industriel.626 ave de l\u2019Hôtel de Ville, lsaie Préfontaine, financier.425 Transportation Bldg.O.-S.Perrault, sec.Je l\u2019Imperial Tobacco.900 rue St-Antoine.MM.Frédéric C.Larivière.march.-quincaillier, 911 boul.St-Laurent.Armand Chaput, de L.Chaput, Fils A Cie., 2 rue de Bresolea le général A.-E.Label le.St-Lawrence Flour Mills, 1110 Ouest, rue Notre-Dame.Adélard Fortier, de la Montreal Dairy Co , 290 ave Papineau.Frank Pausé, marchand de boia 326 avenue Greene.Ludger Gravel, négociant.26 place Jacquea-Cartler.2.\u2014Am iens vice-prés ident» et trésorier».Hon.Aîph.Racine, 70 Ouest, rue St-Paul.MM.I bald Garand.48 Ouest, rue Notre-Dame.S.-D.Joubert.338 Ouest, rue Notre-Dame.J.-B.-A.Lanctôt, 212 boul.St-Laurent.MM.Joseph Fortier.210 Ouest, rue Notre-Dame.Geo.Gonthier.103 rue St-Frs-X&vter.J.-A.-E Gauvln, 850 Est.rue Ste-Catherine.Jos.Fiüatrault, 429 boul.St-Laurent Vériflea leurs : MM.Henri Desrosie rs et A.O.Chalifour.Membre d honneur de la Chambr e:\u201461r Lomer Gouin.K.C.M.G.COMMISSIONS DE LA C HLVMBRE PO P R 1917 -18 Le président et le secrétaire font par tie ex-officio de toutes les commissions.Affaires municipale*.\u2014M J N.CABANA, président ; MM.Alfred Lambert, Isaïe Préfontaine, Adélard Fortier.J -O.Labreoque, Alfred Roy.A.-A.Labreoque, Dr J.-C.Poissant.O.-S.Perrault, S.D Vallières, G.Normand, Wilfrid Delorme.P.-E.Joubert.Agriculture et colonisât ion.\u2014M.ADEIiARD FORTIER, président ; Wilfrid Cédlllot, L.-M.Cornellier, Etienne Blanchard, Dr T.-A.Brisson.25 J.B.D.Légaré Courtier et promoteur MONTREAL MONTREAL GAKAND, TERROUX » CIE Banquiers et courtiers Notre-Dame suwt\tMONTRA AI.Pré* d# la Plae* ü'Armti Tél.Est 1853 Edouard Fabre-Surveyer Avocat-Conseil de la Chambre de commerce, de l\u2019étude de ATWATER.SFRVEYER A BOND, Avocats et procureurs 180.rue ST-JACQUES, MONTREAL ERARD êt FILS .\t.AVOCATS .\t.Coinça Duluih .60.NoTog-Oc,*.* Out»r MONTREAL L.A.Ben «O C.R.Cm» H.Bcmamo L.L.L.T It.M.4681 Tél.Main 1859 ¦éandre Bétanger\tAdrien Bélangei Bélanger et Bélanger NOTAIRES.COMPTABLES et COMMISSAIRES w hypothèques, Achats de Créances, Règlement de succession» 38, rue ST-JACQUES,\tMONTREAL R.FARIBAULT NOTAIRE Successeur de Leclerc R Faribault \u20228.RUE ST-JACQUES Vt Tél.Main 873\tMONTREAL Argent à prêter sur hypothèque S.A.BAULNE INGENIEUR CIVIL Professeur à l'Ecole Polytechnique Arpentage, plans, devis.cahiers d* chargss.stc.pour toutes constructions d* ponts, aqusduce, ?goûta pouvoir* d'eau, constructive* métallique^ stc.1114, rue ST-H U BERT.Arthur Surveycr & Cie INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Lc*ém de Plans, Estimations et Projeta Rapporte technique* et financiers Bureau principal: 374 COTE BEAVRR HALL Téléphone: Uptown 3383 MONTREAL INGENIEUR - ARPENTEUR ARBHITECTE ARTHUR VINCENT 76 RUE ST-GABRIEL La Cie J.&C.Braaet LIMITEE Plomberie Couverture Electrioité Chauffage \u2022j D\u2019INVENTION Edifice Chambre de commerce En tous pays Demandez le GUIDE DE 1/IN VENT EL* R qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 3*4 rua Université, Montréal, angle rue Ste-Catherine.Phoa.: Up 8474 Aqueducs \u2014 Chemins \u2014 Subdivisions \u2014 Bornage \u2014 Brevets d'inventeur \u2014 Evaluations.Tél.Main 1168 223 bill.St-Laurent MONTREAL 'Hath* SL«2S n i!W (Fondée en 1885) ARTICLES RELIGIEUX, ar-tiatiquee et pratique*-.ENCADREMENT.LIVRES RELIGIEUX.Musique et chant péforien.RELU RE ARTICLES DK CLASSE.Dessin.Gobes.Cartes murales.MUSEES.'_IYRES DE CLASSE:\tfran- çais,.anglais, latins, grecs.SAYNETTFS ET DRAMES.ARTICLES DE FANTAISIE.Maroquinerie.Décorations.Statuettes.Cartes postales.Albums.Jeux.Jouets.LIVRES CANADIENS ET FRANÇAIS :\tLittérature.Histoire.Romans.Economie sociale.Théâtre.Sciences.Arts.Métiers, Manuels.Guides.ARTICLES DE BTREAU.Meubles.Livres perpétuels.IMPRESSION.TAPISSERIES.Papiers peints, reliefs et vitreux.Rideaux à ressorts.Moulures.JflSTWRB @NADA QRANQER Frères LIBRAIRIE Place (PArme# et r»e Metre Dame0 , Montreal ill H » L'.>V ésaass §SS5o3 mua \u2022jjaaui LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Tél Est 1649 Téî.Est 1076 MANUFACTURIERS Confitures, Gelées, Sirop, Ketchup, Lessive concentrée, Caustique, etc.Ill ru© St-Timothée MONTREAL AMEUBLEMENTS et ABTIGLES de BUBEAU Langevin & L\u2019Archevêqus,.8, RUE ST-JACQUES IMPRESSIONS \u2014 PAPETERIE \u2014 RELIURE LIVRES \u2014 LIBRAIRIE BIBLIOTHEQUES A SECTIONS PUPITRES, CHAISES, CASIERS.MM.Langevin et L* Archevêque iont membres is la Chambre d e commerce.Tél.MAIN 1948 si Adoucit par Page, riche, plein de saveur, délicieux au goût.WHITE HORSE Scotch Ta BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ZD TT DISTRICT IDE MOITTRD^.D Directeur: LBOM LORRAIN Avenue me ni - Un an:.SI.O'' Le numéro :\t.Il» MONTREAL, MARS 1917 Le Mmce gracieux du Bmtlmttm es# lait k tous le» membre» de la Chambre.Les restrictions à l\u2019importation en Grande-Bretagne Un fait important s'est produit récemment, qui aura des répercussions sur le commerce extérieur du Canada : le Gouvernement britannique, en vue d\u2019économiser le tonnage maritime, a imposé des prohibitions et des restrictions à l\u2019importation dans le Royaume-Uni.Les dépêches nous ont d'abord informés que les prohibitions portaient sur les articles suivants :\tThé, café, cacao.Bois.Tomates, fruits, pommes.(Pour ce qui est de ce dernier article, le Board of Trade britannique en a subséquemment autorisé l'importation en conserves, limitée à 50 pour 100 de l'importation provenant de notre pays Pan dernier.) Eaux minérales et eaux de table.Livres, périodiques et autres imprimés.On nous annonçait en même temps que les articles ci-dessous étaient frappés des restrictions suivantes : Saumon en conserves : 50 pour 100.Papier : 50 pour 100,\u2014l\u2019importation autorisée étant limitée à 640,000 tonnes.Oranges, bananes, noix : 25 pour 100.Plus tard (le 27 février), notre ministère du Commerce recevait par dépêche la liste suivante d\u2019articles dont l'importation dans le Royaume-Uni est prohibée, à moins d'un permis exprès délivré par le Contrôleur des restrictions à l'importation (Controller of Import Restrictions), 22 Carlisle Place, Westminster, Ixmdon : Eaux minérales et eaux de table ; machines agricoles, articles en antimoine, vêtements non caoutchoutés, sauf les bottes et souliers ; objets d'art, paniers en bambou, tous imprimés, y compris affiches ; bottines et souliers, cuirs, cognacs, pendules, Htacao, café, coton, dentelles de coton, articles fantaisie, objets en terre pour infusions, broderies, articles de Paris, plumes d'ornement et de bourrure, extincteurs, fleurs artificielles.fleurs fraîches, fruits crus de toute nature, sauf les citrons, les oranges sûres et amandes ; objets en verre, gants, chapeaux, bonnets, peaux, vertes et sèches ; cheminées à incandescence, jute nature, cuir préparé ou non ; toile en écheveau x et objets en toile ; homards en conserves.nattes, vadrouilles, couleurs, parfumerie, appareils photographiques, gravures, photographies, cartes géographiques, objets dorés, cailles vivantes, extraits de hemlock, de chêne ei de manglier ; saumon en conserves, articles en soie, non compris les écheveaux ; articles en peau et en fourrure, stéréoscopes, enveloppes de paille pour les bouteilles, aliments contenant du sucre, sauf le lait condensé ; tomates, dactylographes, vins, bois de toute sorte.l es articles qui affecteront le plus sérieusement le commerce canadien, ce sont sans doute les conserves de saumon et de homard, les pommes, le cuir et le bois.Durant l\u2019exercice qui s'est terminé fin mars 1916, le Canada a expédié en Angleterre 25,385,101 livres de conserves de saumon, valant $4,018,304, et 2,815,158 livres de homard en conservas, $1,129,646.Les exportations canadiennes de pommes ont atteint une valeur de $2,460,413 (1,041,913 barils) : nos exportation de cuir se sont chiffrés à $2,951,-952, et nos expéditions de bois, à $10.350,932.Le tableau suivant, comportant le chiffre de nos exportations totales et de nos exportations dans le Royaume-Uni des articles frappés de prohibition sauf permis, donnera une idée assez exacte des répercussions que pourra avoir sur notre commerce le nouveau règlement britannique : \tExportations\tEn Grande- \ttotales.\tBretagne.Machines agricoles .\t.\t$ 3,854,165\t$\t961,074 Chaussures\t\t\t88,774 Pommes\t\t1,766,171\t1,588,370 Peaux\t\t\t2,382 Cuirs\t\t6,682,145\t2,962,322 Conserves de homard.\t2,672,179\t1,236,287 Fourrures\t\t4,668.139\t929,217 Dactylographes.\t\t228,710\t196,085 Bois\t\t36,3*3,021\t12,844,788 Totaaux\t\t$36.307,935\t$20,809,290 28 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL La guerre au commerce maritime Ce n\u2019est plus aux marines militaires des Alliés que les sous-marins Allemands font la guerre, lisons-nous dans l'Opinion, sous la signature de G.Claude, c\u2019est à leur commerce maritime, et plus spécialement au commerce anglais.Ils ne dédaignent pas, bien entendu, l\u2019occasion de lancer une torpille au cuirassé qui passe à leur portée ; mais ils ne semblent pas le rechercher.Ils ne s\u2019occupent guère des bâtiments de patrouille que pour les éviter : de loin en loin ils attaquent bien un torpilleur ou un chalutier, mais presque toujours l\u2019apparition d\u2019un navire armé, même à grande distance, suffit à les faire plonger, et ils vont chercher une proie plus facile dans des parages moins surveillés.Obéissant évidemment à des ordres, ils fuient le combat et ses risques et leur action consiste à détruire tout ce qui flotte et ne se défend pas.Cette guerre, ils la font de toutes leurs forces, avec tous les moyens dont ils disposent.On entend souvent parler de reprise ou d\u2019intensification de la guerre sous-marine ; il ne s'agit en réalité que d\u2019une tactique.Sur dix sous-marins on peut en avoir régulièrement deux en action, i*ois en route et cinq en réparations ou au repos ( c\u2019est à peu près la proportion d\u2019efficacité maxima pouvant être soutenue longtemps) ; ou bien n'en faire sortir qu'un en préparant soigneusement les neuf autres, et expédier ceux-ci à la fois, quand ils sont bien prêts, dans?neuf endroits différents.(Nous emploierions peut-être la première méthode ; les Allemands préfèrent la seconde, surtout à cause de l\u2019effet moral qu\u2019ils en attendent.Mai- les résultats matériels sont les mêmes.Ils croissent lentement, avec le nombre des sous-marins ennemis ; i- sont plus grand en été, et d'une manière générale pendant les périodes de beau temps ; en moyenne ils n\u2019ont jamais cessé de représenter le maximum compatible avec les moyens dont disposait l\u2019Allemagne.On sait combien l'idée est vieille.Dans nos luttes contre 1 Angleterre, la nécessité où se trouvait celle-ci d\u2019importer les objets indispensables à son industrie et à sa subsistance a toujours fait naître chez nous l'espoir de la réduire en détruisant sa marine marchande ; l'infériorité de notre flotte militaire était du reste une raison de plus pour chercher la décision par ce moyen.Xos corsaires ont accompli de magnifiques exploits\u2014car les navires de commerce qu\u2019ils attaquaient étaient tous armés, et souvent mieux qu'eux ; les prises qu'ils ramenaient au port enrichissaient leurs armateurs ; jamais pourtant ils n\u2019ont pu empêcher notre défaite finale, ni influer le moindrement sur les conditions de la paix.11 est bon, à ce propos, de rappeler quelques chiffres.Pendant la guerre de la Ugue d'Augsbourg, la course avait été organisée par le ministre de la marine Pontehar-train ; non seulement il y encourageait le< particuliers mais il y employait tous les vaisseaux du Roi.Ijos pertes des Anglais furent énormes : plus de 4,000 de leur navires marchands capturés, c est-à-dire le quart de leur flotte ; assurances montèrent à 30 .de la valeur des navires et de leurs cargaisons ; nos corsaires étaient insaisissables, de- attaques contre nos ports restèrent vaines : et pourtant nous fûmes vaincus.Dans la guerre de succession d\u2019Espagne, l\u2019Angleterre mieux défendue contre les corsaires en souffrit moins ; elte fit naviguer ses navires en convois sous la protection de nombreuses croisières ; pourtant elle en perdit 1,300 ; mais son commerce maritime resta plus prospère que jamais, tandis que le nôtre périclitait.Pendant la guerre de sept ans, dans la seule période de 1756 i\\ 1760, l\u2019Angleterre perdit 2,500 navires.Mais elle prit nos colonies et les garda à la paix.iSous la révolution, les insuccès de nos escadres découragèrent les partisans de la guerre classique contre les forces ennemies organisées.Le comité de Salut Public promulgua le décret du 23 thermidor an 111 sur la guerre de course, dont les considérants semblent avoir inspiré les journaux allemands de 1917 : \u201cXe gouvernement français se bornera à attaquer l\u2019Angleterre dans ce qu elle a de plus cher, dans ce qui fait son bonheur et son existence, dans ses richesses.Tous nos plans, toutes nos croisières, tous nos mouvements dans nos ports et en mer n'auront pour but que de ravager son commerce, de le détruire, de bouleverser ses colonies, de la forcer enfin à une banqueroute honteuse.\u201cDe 1793 à 1797 les corsaires français prirent 2,400 navires anglais sur 16,700 : mais en 1800 la flotte de commerce anglaise comptait 17,900 navires, et nous n'avions rien obtenu.Jusqu\u2019au 1er janvier 1917, les croiseurs et corsaires allemands n\u2019avaient pris aux alliés que 126 navires de commerce, dont 108 anglais.L'Allemagne au contraire en avait perdu 409 dont 152 détruits et 257 capturés et utilisés par nous.Bien qu\u2019une entreprise de guerre commer-cirJe par quelques corsaires ennemis soit toujours possible (on vient du reste d\u2019en voir une nouvelle en janvier) elle comporte trop de risques en présence de l'indiscutable maîtrise des flottes anglo-françaises en haute mer, pour pouvoir être renouvelée souvent.Sans les sous-marins, la guerre commerciale n\u2019existait pas.Par eux.elle est devenue singulièrement active.On sait que nos amis anglais avouent intégralement leurs pertes, qu'ils \u201caccusent le coup\" avec franchise.C'est dans leurs statistiques régulièrement publiées, et en particulier dans l'annuaire de Lloyd qu'il faut aller chercher des renseignements précis sur les pertes navales des diverses nations, y compris la France.On y constate que les bateaux marchands perdus par les Alliés, du 1er août 1914 au 1er janvier 1917, sont au nombre de 1,520 jaugeant ensemble près de 3 millions de tonnes.Dans ces totaux.l'Angleterre seule entre pour 1,110 navires et 2,300,000 tonneaux.Ces chiffres comprennent toutes les causes de pertes : corsaires, sous-marins, mines, accidents de mer devenus plus nombreux du fait de la guerre à cause de la navigation intensive.Mais la part revenant aux sous-tuarins représente plus des trois quarts de l'ensemble, et donne une belle idée de leur activité.Cependant, comme toutes les statistiques» celle-ci serait incomplète si l'on ne considérait ses chiffres qu'au point de vue ah-olu. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 29 \\ Il faut les comparer au tounage existant avant la guerre.L'Angleterre à elle seule possédait en août 1014 près de 11.000 navires jaugeant en tout 20,800,000 tonnes.hs pertes représentent donc à peine 11 de son tonnage initial.Mais ses chantiers de construction ne sont pas restés ïinactifs.En 1915, ils livraient 432 navires, en 1916.ils arrivaient à 500 environ, c'est-à-dire la même production qu'en temps de paix.Le résultat, c'est qu en tenant compte des Ixitiments pris à l'ennemi et partis sous pavillon britannique, l'Angleteerre possède presque exactement, après vingt-neuf mois de guerre, le même nombre de navires et lis mêmes capacités de transport qu\u2019avant le début de la lutte.Comme une grande partie de ses bâtiments étaient employés en temps de paix au commerce avec l'Allemagne ou aux transports entre pays étrangers.l\\.*croissemeut des importations a trouvé une contre-partie dans l'augmentation du tonnage disponible, et il est encore resté assez de navires anglais pour pourvoir aux besoins des alliés.Las chantiers de la C rande-Bretagne travaillent d'ailleurs sans relâche, le nombre des bateaux lancés chaque mois va sans cesse en croissant, et le Board of Trade compte bien que la courbe du tonnage de la marine marchande anglaise reprendra bientôt, malgré la guerre, sa marche ascensionnelle.Les pertes des alliés sont moins faciles à réparer, leur industrie étant tout entière occupée à fabriquer des canons et des obus.Elles sont proportionnellement du même ordre de grandeur que les pertes anglaises : en France depuis le guerre 290,000 tonnes (ou 12 du tonnage total) compensées par moitié par les séquestrations et captures de bâtiments ennemis ; en Italie 170,000 tonnes, on perte de 9 ¦ .Les autres marines alliées ont des pertes beaucoup plus faibles.L'une d'elles, celle du Portugal, s'est singulièrement accrue par la saisie des navires allemands internés à Lisbonne ; elle s'est enrichie de 160,000 tonnes.Certains neutres ont plus souffert que les belligérants ; la Norvège a perdu 260 navires jaugeant ensemble 550,000 tonnes, c\u2019est-à-dire 13 % de ce qu'elle possédait ; la Hollande 107,000 tonnes, ou 7 de sa flote ; la Suède S 1,000 tonnes, ou 8 de ses navires.Mais de toutes les nations maritimes, c'est l\u2019Allemagne qui a subi les pertes les plus élevées : 1,260,000 tonnes sur 5,200,000, soit 24 du tonnage qu'elle possédait avant la guerre.Et de cette flotte perdue, les deux ties\u2014S00,-000 tonnes\u2014naviguent ms les pavillons des Alliés et travaillent contre l'Allemagne ; c'est une large compensation pour les wagons que nous avons perdus en août 1911.% * & « La comparaison des chiffres qui précèdent montre que la guerre sous-marine n'a pas les effets qu'en attendaient nos ennemis.Au total, on peut dire que la capacité de trans]x>rt des Alliés sur mer ne varie pas.Nos pertes ont été équilibrées, dans leur ensemble, par les captures et par \u2022 s constructions neuves ; et celles-ci.en Angleterre, sont poussées avec plus d'activité que jamais.Pas plus que la guerre de course de jadis, celle d'aujourd'hui ne pourra amener la détresse économique chez les Alliés ni influencer sérieusement sur la situation militaire générale.Cependant elle nous gêne, il serait absurde de le nier.Elle détruit de la richesse, car la valeur des navires perdus et de leurs cargaisons >e chiffre par milliards.Elle a provoqué une hausse énorme sur les prix des frets et contribue plus que toute autre cause au renchérissement général de la vie dont souffrent les belligérants et les neutres.Les Allemands n'ont pas soupçonné, au début, e* qu'ils pouvaient faire du sous-marin a la seule condition de jeter par-dessus bord les conventions int ruât ion aies relatives au droit de prise.Ils ne l\u2019ont découvert qu\u2019apres six mois de guerre.Alors ils ont mis.en chantiers un grand nombre de sous-marins, et n'ont pas cessé depuis lors d'en construire de plus eu plus.Nous nous défendons.Nos navires de commerce eux-mêmes se défendent, non sans succès.Mais l'ennemi er Boucher, 'directeur du Bureau municipal d'hygiène, nous a fait rapport que la margarine est une substance alimentaire saine pourvu que la fabrication en soit soignée.Quant à l'embargo sur l\u2019exportât ion de certains produits alimentaires, ajoute M.l\u2019éehevin Du beau, des pétitions circulent et se couvrent rapidement de signatures.Qu'entendez-tous par \"produits alimentaires\" ?demande M.Quintal.Nous importons du beurre ; nous ne consommons qu'environ le quart de notre production de j blé.Je crains que, si vous demandez trop» vous ne lésiez les cultivateurs* et que vous n\u2019obteniez rien.Nous n'avons en vue, explique M.Dubcau.que quelques articles dont les prix sont exagérés.Dans ce cas, répond M.Quintal, il vaudrait mieux, je crois, spécifier.Si !e Board of Trade et la Chambre décident de se joindre à la Ville, suggère M.Bédard, pourquoi un comité ne dresserait-il pas la liste des articles dont on devrait prohiber l\u2019exportation dans les pays neutres ?M.Rolland est de d\u2019avis de M.Bédard.M.Lambert propose que la question, qui est très importante soit soumise au Comité d\u2019initiative.En nommant un comité qui s'entendrait avec les délégués des autres corps, remarque M.Bédard, le travail se ferait plus rapidement.Sans doute, rétorque M.Quintal, mais les délégués devront avoir une ligne de conduite traitée : c'est pourquoi je crois aussi qu'il serait bon d'en référer au Comité d'initiative.D\u2019autant plus que cela* ajoute M.Lambert, n'exclut pas l'idée de collaborer avec d'autres corps.Que 'la Ville invite les représentants des autres corps, conclut M.Cabana, et entre-teemps nous étudierons la question et nous nous présenterons à l'Hôtel de Ville avec des conclusions.Le Conseil en réfère au Comité d'initiative, qui se réunira le vendredi 2 mars et fera rapport le 3 au Conseil siégeant en séance spéciale.VERIFICATEURS.\u2014MM.Emile Rolland et R.-O.Grothé proposent et font adopter que MM.Henri Desrosiers et A.-O.Chaîifour soient nommés vérificateurs de la comptabilité de la Chambre de commerce pour l'exercice 1917-1918.COMMISSION DES AFFAIRES MUNICIPALES.\u2014MAL Saucier et Alfred Rooy finit ajouter le nom de M.G.Normand, et M.Quintal, celui de M.S.-D.Valliv tes, à la commission des affaires municipales.EMBARGO SUR LE TRANSPORT DES CEREALES.\u2014-V la dernière séar.ce du Conseil, dit M.Joseoph Quintal, je parlais de l'embargo mis par le Pacifique sur le transport dos céréales de l'Ouest dans la province de Québec.On en a depuis permis le transport sur une partie du réseau, et pour ce qui est de l'autre partie, où l\u2019embargo existe encore, on a soumis aux marchands de grains des raisons qui nous ont paru justifier les mesures qui ont été prises.Et la séance est levée.Séance spéciale du conseil Le conseil de la Chambre de commerce s\u2019est réuni en séance spéciale le samedi 3 mars, à midi et demi, sous la présidence de M.J.-E.-C.Daoust.Présents :\u2014MM.Alfred Lambert, 2ème Vice-Président, Rod.Bédard» trésorier, C.-H.Catelli, J.-M.Cabana, Adélard Fortier, Joseph Fortier, Eug.Desmarais, Frank Pauzé.C.-E.Racine.Raoul O.Grothé, Wilfrid DeLorme, Alfred Roy, Emile Rolland, Paul Joubert, Léon Lorrain, secrétaire.OBJET DE LA SEANCE :\u2014Prendre connaissance du rapport du Comité d'initiative sur l\u2019invitation de l'administration municipale qui prie la Chambre de commerce de se joindre à elle pour demander au Gouvernement d'autoriser, pendant la guerre, la fabrication et le commerce de la margarine et de prohiber l'exportation des produits alimentaires dans les pays neutres.Après lecture de l'avis de convocation, le secrétaire informe le Conseil que la délégation municipale discutera cette question le lundi 5 mars, à 4 heures 30» et que la Chambre de commerce est invitée à envoyer des représentants.Le secrétaire porte à la connaissance du conseil le rapport suivant : COMMERCE I)E LA MARGARINE.\u2014RESTRICTION DE L'EXPORTATION DES PRODUITS ALIMENTAIRES Le Comité d'intiative a pris connaissance de la résolution du Conseil municipal (séance du 26 février), invitant la Chambre de commerce à se joindre à uue délégation qui ira demander au Gouvernement de suspendre, pendant la guerre, la loi imposant une amende de $400.à ceux qui fabriquent ou importent de l\u2019oléomargarine et d'exercer un contrôle absolu sur la fabrication, la vente et le prix de ce produit ; et qui priera aussi le Gouvernement de mettre l'embargo sur tous les produits alimentaires de **e pays destinés à être exportés dans des pays neutres.Lt le Comité d initiative recommande au conseil de la Chambre de commerce de prier le Gouvernement de suspendre, pour le temps de la guerre, la loi imposant une amende de $400.à ceux qui fabriquent ou vendent de la margarine au Canada, et d'exercer un contrôle absolu sur la fabrication, la vente et le prix de ce produit.Le Comité d initiative recommande aussi au conseil de la Chambre de commerce que\u2014tout en demeurant op- JC / 'j C-O0/&, 34 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL posé à toute restriction du commerce\u2014il prie le Gouvernement de donner instruction à la commission sur la cherté tie la vie de rechercher s\u2019il n'y aurait pas lieu d'interdire temporairement l\u2019exportation dans les pays neutres de certains produits alimentaires insuffisants pour les besoins de la consommation.I* président de la Chambre de commerce : (Signé) J.-E.-C.DAOÜST.Je suis prêt, dit M.Oateîli, à proposer l'adoption de ce rapport.J\u2019v ai deux objections, répond M.Adélard Fortier.D\u2019abord, il y a un rapport unique pour deux questions, ensuite je considère que nous n'avons pas eu assez d\u2019explications pour nous justifier de recommander l\u2019importation ou la fabrication de la margarine.Je reconnais les connaissances et l'expérience des conseillers, mais je ne les crois pas en état de juger de la question en toute connaissance de cause.C'est pourquoi je croîs qu\u2019il vaudrait mieux référer la question à une assemblée générale spéciale où nous entendrions des experts qui nous en exposeraient le pour et le contre.Est-ce (pie cela signifie demande M.Bénard, que les conseillers ne peuvent prendre aucune décision sans consul-ter les membres de la Chambre ?Mais les conseillers sont 'lus précisément pour diriger la Chambre de commerce.Si nous voulons introduire sur le marché un substitut au beurre, c'est parce que la situation est anormale.Au retour de la paix, on rétablira la prohibition de la margarine.Et du reste, le consommateur sera toujours libre d\u2019acheter ce qu\u2019il voudra.M.Fortier prétend, dit M.Alfred Roy, qu\u2019on n'a pas assez étudié la question : mais on en parle depuis longtemps et les conseillers ont eu le temps de se renseigner.Nous n'avons pas besoin de consulter d\u2019autres experts, puisque nous avons l\u2019opinion de M.le Dr.Boucher, directeur du bureau municipal d\u2019hygiène.Je crois que ce serait une erreur, dit M.Pauzé, de consulter la Chambre sur cette question.Il faut un remède au mal, et le conseil a mandat pour recommander ce remède.M.le Dr Boucher, ajoute M.Ijambert, assure que la margarine est un aliment sain, qu'on peut sans danger introduire sur notre marché si la fabrication en est contrôlée.Je crois donc que le conseil serait justifiable d'adopter le rapport du Comité d'initiative.Peut-être serait-il bon d\u2019encourager la fabrication de ce produit, à *î\u2019abri d\u2019un droit de douane.Quant à l'embargo sur l\u2019exportation de certains produits alimentaires, je crois» conclut M.Lambert, que personne ne s'oppose à cette partie du rapport.Il y a deux choses à considérer, remarque M.Cabana : D'abord, la margarine est un produit nutritif et sain, ensuite je 11e crois pas qu'on puisse soutenir que son introduction sur le marché eanadieen ruinerait l\u2019industrie laitière.Nous sommes dans un temps anormal, nous prenons des mesures extraordinaires.Après la guerre, il y aura baisse du prix des céréales et des fourrages ; en pourra reformer les troupeaux, les nourrir à meilleur marché et, par conséquent, les prix des produits laitiers baisseront.Sur proposition de M.Catelli.appuyé par M.Tos.Fortier, le rapport est adopté.\u2014M.Adélard Fortier dissident.Le conseil délègue à l'Hôtel de Ville, le lundi 5 mars, les membres de l'Exécutif qui auront pouvoir de s'adjoindre.Et la séance e:t levée.Pertes par le feu au Canada Effets sur la production et fa concurrence avec les pays étrangers Les pertes dues au feu au Canada sont colossales, lisons-nous dans Conservation, saignent* ses ressources financières ; e\u2019es: un fardeau que nul pays ne saurait supporter et concourir sur les marchés avec les autres nations.La guerre se fait sentir lourdement sur le commerce.Les pays d\u2019Europe font appel à leurs ressources de tous genres.Ils s\u2019efforcent d\u2019accroître la production, de développer les ressources naturelles de créer de nouveaux marchés.Avant la guerre, le Canada pouvait difficilement concourir avec les marchés de l'Europe, car les dépenses de production étaient moins élevées en oes pays.Cette difficulté deviendra plus accentuée, à mesure que ceux-ci développeront leurs propres ressources.On peut déduire les comparaisons suivantes, basées sur les moyennes et des données concernant les frais d\u2019assurance et d\u2019entretien des services d\u2019incendies: Depuis trois ans, le taux moyen des primes d\u2019assurance au Canada est de $1.18 par $100.Le taux moyen, au contraire, en Suède, est de 10c., en Autriche, 30c., en Angleterre, 23c., en Allemagne, 22c., eu France, 21c., en Espagne, 19c., et en Italie, 19 c.Un patron canadien qui emploie 100 ouvriers, dont l'établissement est assuré pour $50,000, et dont chaque employé est assuré pour $2,000, en cas de destruction par le feu de ses meubles et de sa maison, soit un total de $250,000\u2014devra, suivant les chiffres susmentionnés, fournir en gages et frais additionnels $2,950.Son concurrent en Suède ne sera tenu de débourser que$l,000, en Autriche $750, en Angleterre $575, en Allemagne $550, en France $525, en Espagne et en Italie $475.L\u2019entretien des services d\u2019incendie au Canada est un lourd fardeau, comparativement à celui des autres pays.Paris, avec une population de 2,846,986, en 1914, payait approximativement $656,479 pour ses services d'incendie, soit 23 cents par tête.Toronto, dont la population en cette année était de 470,144, déboursait $675,146, soit $1.43 par tête.I» manufacturier de Toronto\u2014et ce n\u2019est ici qu\u2019un exemple pour tout le Canada\u2014est donc tenu de se fournir à lui-même, à sa famille et à chacun de ses employés et sa famille, la somme de $1.43 pour couvrir les frais d\u2019entretien des services d'incendie, alors que son concurrent parisien ne paie que 23 cents.En supposant que les familles de 100 employés comptent en moyenne cinq personnes chacune, le manufacturier canadien devra payer $722.15 en salaires et le parisien $116.15 seulement.L\u2019employeur de 100 hommes à Toronto devra débourser.pour frais d'assurance et d\u2019entretien des services LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 3 d'incendie, $3,672, et celui de Paris $611 : c\u2019est donc une différence de $30 par employé.D\u2019après les données fournies par le recensement de 1911, il y avait à cette date 515,203 personnes employées dans les industries manufacturières au Canada.Donc, à $30 par tête, les manufacturiers canadiens payaient une somme de $15,456,090, pour acquitter les frais d\u2019assurance et d'entretien des services d'incendie.Les salaires payés à ces 515,203 employés se montaient à $241,008,416» soit une moyenne de $467.80 par année ou environ $9.00 par semaine.La différence de $30 susmentionnée représente, par employé, les gages de 3.3 semaines.Les produits des manufacturiers canadiens étaient évalués à $1,165,975,639 en 1910.Les frais d\u2019assurance et d\u2019entretien des services de protection contre le feu représentent une taxe additionnelle de 1.3 pour cent de toute cette production.Comme la majeure partie de cette somme est comprise dans la liste de paiement, nos manufacturiers n\u2019y ont donné que peu d\u2019attention.Le manufacturier se plaint de l\u2019augmentation des frais de production, l\u2019ouvrier se plaint de l\u2019augmentation du coût de l'existence et demande une augmentation de salaire.Vu ce qui précède, le manufacturier devrait s\u2019arrêter à étudier sérieusement les moyens qu\u2019il faudrait prendre pour réduire le poids du fardeau que lui impose l\u2019énorme destruction par le feu des ressources crées, fain que ses recettes ne soient pas réduites de ce chef, et afin d'enlever le plus grand obstacle imposé aux patrons et aux ouvriers canadiens, pour pouvoir concourir avantageusement avec les autres pays, sous les nouvelles conditions qui existeront après la guerre.\u2014D.Organisation méthodique des transports La crise des transports n\u2019atteint pas seulement les belligérants ; elle sévit aussi chez les neutres.Les Américains souffrent comme nous de la pénurie de wagons ; mais du moins ont-ils trouvé le moyen pratique d\u2019obtenir des \\oitures en circulation le maximum de rendement.Le principe du système consiste dans la création d'un bureau central, qui sache à tout moment où sont tous les wagons de toutes les lignes des Etats-Unis.L'entreprise paraît de prime abord impossible, et nous la jugerions telle si elle n'avait été réalisée.Voici comment : On a commenté par établir les états-civils des wagons ; chacun d'eux possède une fiche à son numéro, indiquant brièvement ses caractéristiques et sou tonnage disponible.Reste maintenant à les classer.Pour cela, les Américain?partent de ce principe\u2014qui renverserait de stupeur nos régulateurs militaires\u2014qu\u2019il n\u2019y a pas de place pour le hasard dans la marche des trains.La gare qui met en route une rame de wagons peut savoir d avance quel sera exactement le jour d'arrivée.En même temps qu'il donue à uu train le signal du départ.le chef de gare établit donc une feuille de route indiquant le numéro des wagons qu'il vient de lancer dsns la circulation.Cet avis parvient au bureau des Statistiques, qui sort les fiches correspondantes.Pendant que les wagons roulent de leur côté, les employés d\u2019autre part, font diriger leurs fiches vers le car-tonnier d'arrivée.C'est une opération élégante, qui s\u2019exécute en deux temps.D\u2019abord, intervient l'intelligence humaine, qui fait le travail le plus facile : dans une des multiples cases qui divisent le carton en secteurs, un employé }>erce un trou.Des coordonnées simplifient ce travail ; l'ensemble des réseaux de chemins de fer, a en effet été divisé d\u2019abord en quatre régions : Nord, Sud, Est, Ouest.Lue première perforation comprend donc ce premier classement géogra-q ; une autre indique sur 24 lettres, l'initiale de la gare destinatrice ; puis le seconde : puis la troisième lettre.Enfin un dernier trou marque le nombre de jours que durera le voyage.Et ici se termine le rôle de l'intelligence.\t-% Le reste est à faire aux machines, celles-ci s'en acquittent à merveille, et classent 20,000 fiches à l'heure, sans défaillance et sans erreur.Une sorte de \u2018\u2018Jack\" cherche le trou perforé ; quand il l\u2019a trouvé, un contact électrique s'établit et la fiche, saisie par une pince, file vers son classeur.Une première machine répartit les cartons en groupes correspondant aux quatre secteurs.Xord, Sud, Est, Ouest.Une seconde machine les classe dans chacun de ces groupes, par ordre alphabétique de gare destinatrice.Une troisième machine enfin, les range par date d'arrivée.* * K Pe travail fait, les petits cartons sont prêts à servir ; thaque jour les employés enlèvent les fiches des voitures parvenues à destination et les mettent dans le \u201cclasseur de repos*'.Uu seul coup-d'oeil permet donc de surveiller les wagons.Puis, qu'une compagnie manque de matériel, l\u2019organisation centrale peut immédiatement lui répondre : Vous avez tant de tonnes disponibles à telle station.Mais ces premiers avantages ne sont rien, eu comparaisons des facilités que le classement offre au contrôle.Grâce à lui on tend de plus en plus en Amérique à réduire le \u201crepo*\u201d du matériel ; à peine arrivé le wagon doit repartir ; il s'arrête juste le temps nécessaire au déchargement de la marchandise qu'il amèue et au chargement de celle qu\u2019il emporte.Les Américains qui n'aiment pas réparer leur vieux matériel, poussent même à l'extrême leur principe : les wagons roulent sans arrêt jusqu'à ce qu'ils soient devenus tout à fait inufdisables.Ce jour-là on détruit ensemble la vieille voiture et sa fiche d\u2019état civil, qui font plaie à d'autres toutes neuves.L'organisation de ce bureau des statistiques de chemins de fer n'a pas été improvisée : sa création remonte à sept ou huit ans.Non pas que les Américains eussent prévu la guerre et son influence sur l\u2019industrie.Non, mais ce qu\u2019ils avaient \u201cprévu\", c\u2019est la nécessité d\u2019une organisation méthodique des transports.42 36 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Comparaison des méthodes Nous lisons dans le bulletin d\u2019une Chambre de commerce britannique d\u2019Italie les lignes suivantes: \u201cEn fait-, et si humilant que ce soit de suggérer que \u201cnos fabricants devraient copier les méthodes de.Huns, \u2018\u2018cette vérité n'a jamais été aussi absolue qu\u2019en Italie, \u201cexception faite de l'abus de moyens financiers, tels que le \u201cdumping.Hors cette exception, la tactique allemande \u201cétait aussi active et recommandable que l\u2019attitude anglaise était déplorable et sans vigueur.Les catalogues des \u201cAllemands, leurs prix-courants, étaient toujours impri-\u201cmes en italien, avec les dénominations locales des mou-\u201cnaies, poids et mesures; la correspondante était invaria-\u201cblement faite en italien, les demandes étaient instantanément examinées, les commandes exécutées avec une re-\u201c\u2018marquable promptitude.Les voyageurs allemands ne \u2018\u2018passaient pas seulement dans les grandes villes, mais ]>é-\u201cnétraient jusque dans les coins les plus reculés de l\u2019Italie, \u201cla majorité de ces voyageurs était composée d hommes \u201cjeunes, habiles, entreprenants, avides de plaire, absolu-\u201cment qualifiés et, inutile de le dire, des virtuose de îan-\u201cgue italienne.A rencontre, nous avons rarement trouvé \u201cun voyageur anglais et il est rare qu\u2019un catalogue anglais \u201csoit entré dans ce pays; et même, lorsqu\u2019il y pénétrait, \u201cil était rédigé comme pour notre commerce national ; peu \u201cde maisons anglaises étaient a 'me et voulaient prendre \u201cla ]>eine de faire leur correspondance en italien/* Recensement industriel 1a* bureau des statistiques du Gouvernement canadien vient de mettre au jour les résultats du recensement industriel pour l\u2019année 11115.Ces résultats sont très intéressants surtout lorsque, comparant la situation avec celle de 1H05, on montre, comme dans le petit tableau suivant, les progrès réalisés en une décade : 1905 Nombre d'établissements.\t$\t15,790 Capitaux engagés.846*585,000 Traitements.30.724,000 Gages.134.375,000 Valeur de la production.\t718,352,000 1915 8\t21,291 1,984,991,000 60,143,000 227,508,000 Une riche épave En 1745, le navire suédois Gotkeborg.retour des Indes orientales, sombra sur un écueil voisin du port de Gotheborg.U transportait une cargaison de zinc, de porcelaine, de thé et de soie.Le vaiseau et sa charge étaient depuis 120 ans au fond des mers, lorsque des plongeurs furent chargés d'en recouvrer ce qui pouvait l'être encore.Un repêcha la ; bridai ne et une partie du zinc, lequel avait la forme de blocs.L'analyse démontra que le métal avait été remarquablement préservé et qu'il était demeuré presque pur.Les blocs s'étaient simplement recouverts d'une croûte giise où l'analyse fit voir un oxychloride de zinc épais nda» déposés à son département d*Epargnes.sdftent contrôlés par un Comité de vendeurs qui examine mensuellement le* placements ainsi faits Quincaillerie Generale Importateur direct de Ferronnerie de construction Coutellerie de table et de cuisine, des meilleures marques.de cuisine et articles de ménage Accessoires pour hotel, café et restaurant Outils de précision pour tout et pour tous SATISFACTION GARANTIE Donne toute une nuit d\u2019éclairage pour % de cent.La veiiit use MONTREAL BEAUTY Prix: $1.2.*» et 10c extra par malle Ustensiles Graines de Semence, Plantes, etc.Mon nom eau catalogue français ( le plus complet du pays) pour graines de légumes, fleurs, gazon, arbres d\u2019ornementation et à fruits, arbustes, rosiers ( 85 variétés) etc., etc.SERA PRET VERS LE 15 JANVIER Je vous l\u2019adresserai, sur demande.S.V.P.me donner votre adresse.Tel.Main 3036, aujourd'hui.ARTICLES POUR VOLAILLES, TOUTES ESPECES HECTOR L.DERY Gloxtkia * y r-JaS*; L.J.A.SURVEYER, Limitée 52, boulevard St-Laurent 21 et 23 NOTRE-DAME EST MONTREAL LE MEILLEUR Tabac Canadien :\tTHE ROCK an TOBACCO CO UNITED Rose QUESNEL AROME NATUREL Manufacturé par THE ROCK arr TOBACCO CO UNITED TABAC À FUMER LE TARAT ROSE QUESNEL est fabrique de tabac Canadien naturel de choix, scientifiquement cultivé, récolté, séché et ayant subi une maturation parfaite.Il est garanti pur et exempt de toute sophistication et de \u201cniouillade\".Essayez-en un paquet: 5 cts chez tons les marchands.ROCK CITY TOBACCO CO.LIMITED BRITISH COLONIAL FIRE INSURANCE COMPANY.i ASSURANCEINCENDIE BUREAUX.Edifice Royal.- 2 place d\u2019Armes, MONTREAL.Agents demandés dans tous les districts non représentés.La Cie d\u2019Imp.GODIX-MEXARD Liée.41.Bonaecours "]
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