Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'action populaire
L'Action populaire est un hebdomadaire publié à Joliette de 1913 à 1970. Lancé d'abord comme journal de combat teinté de libéralisme, il colle à la doctrine sociale de l'Église catholique dès 1918. [...]

En 1913, Louis-Charles Farley, inspiré par le journalisme d'idées, lance l'hebdomadaire L'Action populaire. Appuyé par le diocèse de Joliette, le journal est créé dans un climat dit « de saine liberté ».

Le programme politique de L'Action populaire consiste à « respecter les opinions des deux grands partis politiques mais [à] ne prendre parti ni pour un ni pour l'autre ». Cependant, jusqu'en 1918, on y défend fortement les idées libérales de l'époque.

Malgré son orientation catholique, le journal n'hésite pas à adopter des positions différentes de celles de l'épiscopat et à attiser le mécontentement des autorités religieuses. C'est ce qui se produit en 1918 alors qu'il se prononce contre la prohibition.

L'Action populaire rivalise avec L'Étoile du Nord, perçu par Farley comme un hebdomadaire d'actualité trop policé qui, pour éviter les jugements, passe sous silence d'importantes questions d'ordre social, économique et politique.

Le journal prend position sur des questions d'actualité municipale, provinciale et fédérale. Des sujets tels que l'immigration, l'accroissement de la population, les découvertes scientifiques, la démocratisation de l'éducation, les principes économiques et les relations avec l'Europe sont autant d'enjeux que Farley désire traiter afin d'éclairer une région qui prospère et s'agrandit.

Le premier numéro paraît le 6 mars 1913. Il se compose de rubriques consacrées à la religion, aux sciences, à l'histoire, et présente un article intitulé « Le pape Pie X et la doctrine sociale ». Rapidement, le commerce, l'industrie, les questions ouvrières, les sports, les sujets féminins ainsi que les faits divers trouvent leur place dans les pages du journal.

En 1918, accablée de problèmes financiers, la publication est vendue à un groupe de citoyens ayant à leur tête Mgr F. X. Piette. Avec une figure religieuse à la présidence, L'Action populaire prend sa place au sein du réseau de journaux catholiques développé par l'épiscopat depuis 1907.

Devenu l'organe officieux de l'évêché de Joliette, l'hebdomadaire devient le défenseur et le propagateur de la doctrine de l'Église et de l'autorité diocésaine. À cette époque, les nouvelles religieuses et les articles sur l'agriculture sont réputés pour être bien fouillés et de qualité.

Sous la direction de l'abbé Omer Valois de 1938 à 1956, L'Action populaire devient un des hebdomadaires d'actualité régionale les plus lus au Québec, atteignant un tirage de 8 000 exemplaires.

À la suite de la Révolution tranquille, et avec la laïcisation progressive du Québec amorcée dans les années 1960, le journal catholique perd graduellement de son influence. De surcroît, il doit composer avec une concurrence grandissante, et sa santé financière se détériore.

En 1970, le journal passe aux mains de Bertrand Malo, l'éditeur du Joliette Journal, qui le revend la même année aux Publications Lamon. Le 24 juin 1970, L'Action populaire réapparaît aux côtés du journal L'Horizon sous le nom de L'Action populaire-L'Horizon et, à partir de 1971, sous le nom de L'Horizon-L'Action populaire. Il disparaît définitivement en 1974.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 82-83.

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Laurentides, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 54-56.

Éditeur :
  • Joliette :[s.n. puis] Editions Joliette,1913-1970
Contenu spécifique :
jeudi 28 octobre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Horizon ,
  • Action populaire - L'horizon
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'action populaire, 1937-10-28, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
CTS ci ITJlillTCS 7CV LAIDRT milMMIbl m .«.Valois nbbô O.^ Ass.-jlirccteur ME ' GUIDE tt ï .i m/a D Vol.XXV, Xo 37 .JOLIETTE, JEUDI 28 OCTOBIIE 3937 DEUX SOUS LE NUMERO Les rues de Joliette CHAQUE NOM CONTIENT UN PEU D'HISTOIRE La rue Lafontaine perpétue chez nous le nom de sir Louis-llip-polyte Lafontaine, (18U7-64), avocat, député, homme d'Etat, juge en chef, baronnet.11 naquit à Boucherville, le 4 octobre 1807.Admis au barreau, le 18 août 1829, ses premières plaidoiries révélèrent tout de suite ses talents.A l'automne de 1837, M.Lafontaine s’embarqua pour l'Angleterre.A son retour, l'insurtection battait son plein.Arrêté comme suspect, il fut peu après remis en liberté.En 1841, le gouverneur Sydenham le fit battre dans Terrebonne, mais son ami Baldwin le lit alors élire dans le comté d’York.En 1842, M.Lafontaine fut appelé à former, avec M.Baldwin, un ministère qui dura jusqu’au 1 1 décembre 1843.En 1840, il forma un nouveau ministère, encore avec M.Baldwin.Dans l’intervalJe, il avait repris le mandat de Terrebonne, puis, en 1848.celui de Montréal.11 se retira de- la vie publique en 1852.11 n’avait que quarante- quatre ans.Le 13 août 1853, M.Lafontaine devenait juge en chef de la Cour du Banc de la Reine et, un an plus tard, le 28 août 1854, la reine Vie- j toria lui conférait la plus grande décoration jamais donnée à un Cana-1 dien, en le créant baronet héréditaire.11 décéda à Mot real le 26 février 1864.’ * * * La rue Lajoie est un hommage bien mérité au troisième curé de notre cille, 1864 à 1880: Le R.P.Paschal Drogue Lajoie 1826-1919, clerc de Saint-Viateur, directeur, maître des novices, assistant, supérieur général.Son ancêtre, Jean Drogue dit Lajoie, soldat au régiment de Guyenne, vint au Canada en 1755 et se battit sur les champs de bataille jusqu'en 1760.Son descendant, Antoine Lajoie, épousa Félicité Jarret.Leur fils Paschal naquit à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, le 26 mars 1826, et sollicita (1847) son admission au noviciat des Clercs paroissiaux de Saint-Viateur, à l'Industrie; il avait fait ses études à Chambly.Le 1 2 septembre 1852, on lui conféra les onctions sacrées au Sauit-au-Récollct.Successivement, on le nomma directeur du Séminaire de Joliette (1852-56).du collège de Chambly (1856-57;, de nouveau à Joliette (1857-60), puis à Vourles (France) (1860-63).u Joliette (1863-64; avec charge de la cure, (1864-80).A cette date après avoir exercé les fonctions de provincial, on l'appela en France d abord, puis à Bruxelles (Belgique); lorsque, en 1890, le chapitre de l'Institut l’investit du généra la t.Dans ces diverses charges, auxquelles il ajouta la direction spirituelle des élèves, l’enseignement de la philosophie et l’aumônerie des Soeurs de la Providence, il manifesta les marques d’une haute prudence et d'un calme qui l’ont toujours caractérisé.Au jour de ses noces de diansant (1912), Pic X lui adressa une lettre autographe.Plein de jours et de mérites, il décéda, le 25 février 1919.à Jctte-Saint-Picrre (Belgique), ou la persécution a relégué la maison mère de la Congrégation.Son corps repose en terre jolicttainc: au cimetière du noviciat des clercs de Saint-Viateur.* * * La rue Mc Connecille est ainsi nommée à l'honneur de M./\-« Edouard Mc Concilie.I.C.maire de Joliette du 21 jancier 1S92 ù janvier 1897.Mlle Marguerite Mc Conville a bien voulu fournir les notes suivantes rédigées par M.Marcel Roussin.M.P.-Edouard Mc Conville naquit à Berthicr en 1S42 et vint à l'Industrie en 1857.11 s’engagea comme commis chez M.Edouard Scallon puis, fut admis arpenteur en 1864.Plus tard, convaincu de l'importance qu’il y avait pour Joliette à posséder des associations commerciales, il en prit l’initiative et réussit, avec le concours d’autres citoyens entreprenants, à fonder en 1871, la "Compagnie à bois de Joliette”.11 établit une briqueterie à Joliette en 1872.fut l’un des directeurs du chemin de fer de Lanoraie à l’Industrie.En 1876.M.Mc Conville fit d'importants dons pour l’érection de la chapelle Saint-Joseph Conseiller de la ville de 1875 à 1891, il fut élu maire le 22 janvier 1892 et le demeura jusqu’à janvier 1897.11 mourut à Joliette le 12 juillet 1904.Le 17 septembre 1866, il avait épousé Mlle Hermine Scallon.qui lui donna sept enfants: Chs-Pierre-Edouard, Maric-Elide-Eugénie, Chs-Joseph-Stéphane, François-J.-Arthur.M.-E.-Suzanne.Jean-Augustin.tous décédés et Gcorges-Wilfrid-Martial.actuellement pensionnaire à l’hôpital St-Eusèbe, Joliette.Abbé Wilfrid CAILLE, Secrétaire de la Société historique de Joliette M.Barrette annonce un octroi de $75.000 PENDANT LE SOUPER AUX HUITRES M.LE DEPUTE REND COMPTE DE SON MANDAT ET ANNONCE CETTE BONNE NOUVELLE — GRAND SUCCES DE CETTE ORGANISATION DE LA JEUNESSE NATIONALE.Deuil pour M» l’abbé funérailles de M.Narcisse Chaussé a la chapelle Bonsecours Mardi matin ,en présence de nombreux parents et amis, du personnel de l’hôpital et d’un nombreux clergé, avaient lieu en la chapelle Bonsecours, les funérailles de M.Narcisse Chaussé, décédé après plusieurs mois de maladie.Feu M.Chaussé était âgé de 75 ans, l'époux de feu Virginie Robillard et le père de M.l’abbé J.-C.Chaussé, actuellement vicaire à St-Jacques (Montcalm).Dans la nef, on remarquait une délégation de St-Jacques composée de M.le maire Jos.Marion, et de plusieurs autres personnes de cette paroisse.Les religieuses de Stc-Annc étaient aussi représentées.M.l’abbé Az.Fa fard, aumônier de la maison, a fait la levée du corps.Le service fut chanté par Mgr Alphonse Piette, P.D., curé de St-Jacques, assisté des abbés Az.Fa fard et Elph.Filial rault, curé de Notre-Damc-dc-Lourdes.Au choeur: M.l’abbé J.-C.Chaussé, fils du défunt, M.le chanoine L.-P.Lamarche, représentant S.Exc.Mgr Papineau, MM.les chanoines 1.Gervais, J.-C.Garceau.Orner Bonin.J.-B.-L.Gagnon, les RR.PP.Gaspard Dumas, Cléophas Dumontier, représentant le Séminaire.MM.les abbés Desrochers, a.c., J.-B.Desrosiers, Arsène Grégoire.Alphonse Fafard, Gustave Melançon, Jos.Pelletier.S.Pelle-rin.Damien Ricard.Azellus Houle.Orner Valois, tie l’Action populaire.Antonio Richard.Albéric Lalande.Sylvio Laporte.Albert Tremblay, H.Geoffroy, Louis Richard.Ferdinand Mousseau et Aimé Désv: les RR.FF.Gui nard.é Descôtes.Charbonneau et Pigeon, c.s.v.A M.l’abbé Chaussé et à sa famille.l'Action populaire présente des sympathies.Récollection Lundi le 8 novembre, en la chapelle des Congrégations de la cathédrale, récollection mensuelle pour les membres du clergé séculier.Cette réunion aura lieu à 2 heures et sera présidée par S.Exc.Mgr Papineau.IULLET J)E SEMAINE A propos de lectures On est toujours un put sur/ois île constater par les vieux contrats et les anciennes requêtes le nombre considerable de personnes qui se déclaraient incapables de s if: ni r.Le fait est sensiblement /dus rare aujourd'hui, mais une autre constatation s'impose: le grand nombre de personnes qui lisent peu ou pas du tout La vulgarisation des connaissances humaines et l'habitude de la lecture ne sont donc pas développées dans les mêmes proportions, .tu moyen de statistiques, incomplètes il est vrai, on a cherché a établir des comparaisons entre les pays rite des Visiteurs nous viennent de | Autoinohile, américaines entrées par 1 ’autre côté de la ligne 45c: par p«»,t« conséquent, les touristes se partageront nécessairement en deux classes: ceux qui prolongent leur d'août : 1936 I 16 707 séjour et ceux qui ne font que passer.Nous classerons les premiers sous la rubrique de grand toursi-me.et les autres, nous les nommerons tourisme éphémère.Ces derniers ne séjournent ici que 48 heures ou moins.Les premiers constituent véritablement notre clientèle touristique payante.Le tourisme éphémère ne fait qu’une promenade et les argents dépensés par lui échappent facilement aux observations de la statistique.Le grand tourisme est le baromètre des revenus touristiques.Voici le nombre de voitures éta-suniennes c: les autres provinces, entrées par les postes de douanes et les points d’entrée in ter provinciaux.du 1er janvier au 31 août 1937: AUTOMOBILES DE GRAND TOURISME Automobile?américaine» entrées par les poste» «b* douanes: 1936 1937 Augm.191.311 225,6-16 31,332 WA Automobiles de Québec: ., 1955 1936 1937 es américaines entrées par les , nr\ -t , -, Us ,lc do.ia.u-s: 1 1-753 H.802 12.3// Automobiles des autres prow: 1.182 1.677 1.847 Automobiles des Etats-Unis 4.474 4.799 5.331 1937 150,718 Angm.ou dim.• uni iï:h Automobiles de, autres province, entree' par les routes inlerprovim iab-s: 1936 1937 Augiii.* » 1936 1937 Augiii.1.032,300 961,325 67,975 7 La réuion du Lac St-Jean 1.179.0U7 Toi al : 1.115.073 63.931 * * * S«, On a pratiqué pour la première fois cette année, un comptage des automobiles visitant cette région.L’Office du Tourisme a placé des recenseurs à Baie Saint-Paul, et Dans cette classe touristique, le grâce à la collaboration du Service nombre s’est maintenu aux postes du Parc National un comptage side douanes, mais il a fléchi à ccr- milaire a été effectué aux Barrières laines entrées interprovincialcs.Si.Stonehan et Mésy, sur la route 54 dans nos additions, nous excluons traversant le Parc National, et aux les automobiles entrées par les barrières de St-Urbain et du Lac ponts de Hull, pour un séjour de au lia! lia!, sur la route 56: en courte durée, nous obtenons un voici le résultat: toi.il cL- 39.603 automobiles enre-j Automobiles de Québec: itistrees du premier janvier au 31 B s .p>luI Rtc 54 Rtc 56 août 1937 aux entrees interprovin- 7 qqq 1 7^3 1 679 dales, contre 33.546 pour la pé- Automobiles des"autres prov.: node correspondante en 19 50.Les ^ ponts sont véritablement le coin Automobiles des Etats-Unis du tourisme cphcmcrc.Les cnc- 9 7g^ ^^7 mins en construction dans ce district sont certainement la cause réelle de la diminution de cette catégorie de touristes.1! nous faut attendre à l’an prochain pour présenter une statistique comparée.Nous pouvons cc- tcrregionaux.?* • 11 est intéressant de noter, dans la compilation du recensement les observations suivantes: que 22% des automobiles entrées par les routes interprovincialcs au cours du mois d août, nous viennent de l’état de New-York; 15% du Michigan: l’Ohio et la Pcnsylvanie en ont fourni chacun 9%; de même 1 Illinois et le Massachusetts, avec chacun 6%; viennent ensuite, par ordre d’importance, les états suivants: le New Jersey, le Maine, le Connecticut.l’Indiana, le Maryland.le Wisconsin, le New Ham-shire.la Californie, la Floride, etc.Il est aussi intéressant de mentionner que 6S automobiles provenant de pays étrangers ont été signalées sur ces mêmes routes, contrairement à 48 l’an dernier.Québec et ses possibilités touristiques ^ ^ Dans une causerie prononcée au Club Canadien, M.René Turck, consul général de France à Montréal.insistait sur le charme tout particulier du Québec, “du pittoresque.de l’émouvant, du nostalgique et de l’adorable Québec”.Notre province présente des possibilité à la dernière page) L’ACTION POPULAIRE, JEUDI 2S OCTOBRE 1937 L t % i > • v \ • *1 i / J’ai rêve d’uae maison blanche Où nous irions un soir d’eté, Ma main reposant sur ta manche, Par un chemin peu fréquenté.CHEZ-NO US Kt nous vivrions des années, Kien que nous deux dans la maison.Nos souvenance* surannées Kmhelliraient chaque saison.B.G.9 Directrice : RAPUAELLE % * ?'k: ?J ?* I vjy; loggia” de Raphaëile Celle galerie discrète, aux arceaux tout simples que visite seul le demi-jour d une tendre mélancolie, je n’y étais pas encore venu, lit cependant elle était a ma porte.Que nous sommes ingrats, que nous sommes maladroits! Notre milieu le plus immédiat nous ollre souvent ve qui nous eleverait 1 âme.et nous retusons de nous en apercevoir! La loge de notre artiste au nom prédestiné mérite pourtant qu’on s’y rende et qu’on s’y arrête un peu.en marge des bruits du jour, pour quelques reves contemplants.Les Joliettains qui n ont pas été meilleurs que moi.devant 1 obligation de cet hommage, devront me suivre dans une pratique réparation! (1) .Au vrai, les tableautins que Mlle Raphavlle-Berthe Guertin intitule Confidences forment un recueil poétique que la critique aurait dû davantage remarquer, lit comme nous avons au pays quelques critiques intelligents, ils auraient du s’aviser que ce livre ne venant pas d une grande ville, c’était là un signe en sa faveur! Il est certainement plus difficile de faire de mauvais vers au milieu d’un terroir modeste et par-Jumé qu à portée des entassements malodorants de l’espce humaine! Qu il me plait de répéter la these de la bonne et bienheureuse solitude! Lisez Raphaël le pour vous guérir du péché d’insensibilité.Vos occupations vous durcissent le coeur.’ Ou plutôt vos préoccupations vous ferment !’àmc?11 n’y a plus place dans cet intérieur matérialise que pour les soucis de l’heure et du lendemain?Vous ne savez plus, en un mot.aimer et vibrer?Et peut-être perdez-vous, pour les mêmes! motiîs.1 art de prierI Parcourez ces odes aimantes, quelques-unes d une ingénuité amoureuse qui désarmerait jusqu à Port-Royal ! Ne craignez pas de vous y laisser pendre a 1 attendrissement.Le siècle d acier et de ciment qui nous étreint aura vite fait de rétablir votre sang-froid’ ! Suivez la poétesse sur la pente du coeur.D'ailleurs, chez elle, ne sentiment m apparaît très sain et au service d’une raison qui garde malgré tout le commandement de l’âme.Chez notre Raphaëile encore, de beaux rythmes, fermes, allègres, variés.Chantez par exemple A mon promis (page trente-cinq) qui est un chef-d oeuvre.Je n’en cite que le premier quatrain — les quatre autres sont d’une veine rythmique et lyrique au moins égale: Je coudrais être une terrienne, Porter de beaux sabots de bois.Un grand tablier d'indienne: Un tablier éi petits pois.J a: dit: chantez.Cela devrait être dansé! Et la cadence en serait une vraie jubilation (un musicien de Joliette mettra en mélodie, espé-rons-le.ces quarante octosyllabes qui sont déjà une aria d oiseau en p em vol: quel délicieux entracte pour une prochaine soirée des Chanteurs de notre ville!) Les petites fumées Lorsque la paix du soir, dans sa splendeur éteinte, Berce le loi plain de la cloche qui tinte En chuchotement d’oraisons.Graves, des hammeaux bleus, parmi les fn ndaisons.Sur le rêve étoilé des brumeux horizons, Montent les petites fumées.Toutes, vers la même heure ensemble ranimées.Pieusement, au fond des demeures aimées.Dressent le signal du retour.Elles disent: “Quittez le sillon du labour! Hommes, reposez-vous, à l’exemple du jour Las de travail et de lumière.Rentrez au gîte sur où la bonne fermière Trempe pour votre faim la soupe coutumière Sur les brasiers étincelants”.Gustave AI DLL R.Sommeil d'enfants Lorsque la nuit venue a terme leurs pappures.Les entants endormis dans leurs petits lits blancs Prononcent à mi-voix de vagues mots tremblants.Inconnus à l'oreille attentive des mères: La source qui va naître au profond du taillis.L’oiselet, dont le chant est ù peine un murmure.ht le bruissement du vent dans la ramure i\'ont point le charme exifuis de ce frais gazouillis: Se vous étonnez pas des paroles étranges Que mùrmurent, dans un doux langage irréel.Ces chérubins mignons qui descendent du ciel: Lis enfants endormis parlent avec les anges'.' Charles AMYOT mange.Les histoires sales, qui descendent la femme jusqu'à la boue, courent de bouche en bouche.Des discours sont prononcés.Les amis deviennent des sages qui procurent d’inimaginables conseils au héros de la fête, sur la manière d être heureux dans la vie conjugale.Et quels conseils! Les invités sont tellement émus à l’idée que leur “cher ami” va quitter la liberté du célibat pour entrer dans la galère matrimoniale où beaucoup sont appelés mais peu sont satisfaits, qu’ils ont la larme à l’oeil! Pour les connaisseurs BILLET DU JEUDI Action de grâces "lin vérité le Seigneur était ia et je ne te savais pas." Seigneur, semblable aux disciples d’Emmaüs je n’ai appris Votre amour qu’au moment où Vous disparaissiez, laissant mon coeur bouleverse J’ai du jeter un long regard en arrière pour retrouver la trame de cet Plusieurs d’entre eux tombent amour vigilant.J’ai du attendre des années pour comprendre ces refus, sur le plancher pour ne se relever ces épreuves, ces chûtes, ces besoins qui m’ont traquée.C’est pourquoi que le lendemain, sous les tables je viens aujourd’hui Vous remercier pour lout.pour tout ce qui nu nos enterrements de 95 La crise est terminée.Vivre la fournisseurs, parfois.— se coti-prospérité renaissante! sent afin de fêter dignement le hé- p j • ._ .Les hommes se débarrassent peu ros.- - ».k c mascara c ta pagt ^ pCU J es inquiétudes des temps! L ne salle publique est louée Cette soiree sera la fête des futurs Merci Seigneur, pour ces larmes, pour ces sanglots qui m’apprirent la ou sous les bancs.m m Souvent, le futur marié ne boit pas.11 doit supporter l’haleine suffocante de ses amis et les tapes vigoureuses dont le gratifient des gens qu’il rencontre pour la première fois.11 n’a pour tout souvenir palpable qu’un montant de vingt-cinq dollars.Heureux, s'il les reçoit! Plusieurs jicistes vont se marier bientôt.11 faut que les amis témoignent.par une fête intime, l’intimité qu’ils ont toujours eue pour lui.Un jeune homme chic et honnête recevra toujours avec plaisir les attentions délicates de ses amis à la veille d’un jour si important.pour le bonheur ou le malheur de sa vie.La bière et la boisson forte devraient être tout à fait prohibées dans un enterrement de vie de gar- nissait étonnée et blessée.Merci Seigneur, pour mes*révoltes qui me menèrent jusqu’au bout dt mon impuissance.Merci Seigneur, pour ces fautes inoubliables qui m’apprirent l’humilité.Merci Seigneur, pour mes lâchetés qui m’apprirent l’héroisme de la tâche quotidienne.Merci Seigneur, pour ces décevants voyages d’où l’on ne rapporte rien.rien que la mesure de l'univers et la nostalgie du vaisseau en marche vers l'Infini.Merci Seigneur, pour ces multiples désirs gonflés comme des voiles et qu’il Vous a fallu briser pour que j’en apprenne la vanité.Merci Seigneur, pour mon parcimonieux amour qui m’apprit la magnanimité du don total.Merci Seigneur, pour tous ces jours semblables avec les mêmes devoirs, les mêmes meurtrissures qui préparèrent mes jours de gloire.Merci Seigneur, pour ces deuils qui m’apprirent la réelle valeur de la vie et la sécurité de la mort.Merci Seigneur, pour ces laideurs qui m'apprirent la beauté du brin .d’herbe, çon jiciste.Quelques verres de bon vin aideront à dérider les visages Merci Seigneur, pour ces gestes d’adieu préparant Votre geste d’accueil.trop sérieux.Merci Seigneur, pour ce sourire et ce chant inachevés qui m’apprirent Un cadeau pratique^ ou un,- &outcr yolK seilcncc.• bourse aidera 1 ami a s établir.La g a ici é franche, marquée au1 Merci Seigneur, pour le dégoût qui m’apprit la douleur sans beauté.coin du véritable esprit français, • c • .du meilleur goûi.animera la fête.! iVcrc‘ S,c,8ncur\ Pour ces trahisons sub.es qui m apprirent a abdiquer 11 est laisse à l’imagination des 1 orSUCl1 sccrct d «re préférée.copains de trouver le programme Merci Seigneur pour ces échecs qui m’apprirent l'indulgence.qui saura amuser les invités au .c .meilleur compte possible.Merci Seigneur, pour ce trebuchement qui m apprit a m appuyer sur Tout le monde sera joyeux*.mon ^’rc* quarante-sept.Et j’en laisse.De belles images, aussi, chez notre artiste, et franchement un don de dire et de peindre comme on n’en rencontre pas à tous les tournante dans les lettres canadiennes-françaises.Lisez donc, à ce point de vue.ie Bazar (p.quarante-trois).Le morceau est un sonnet.Mettez en quatorze vers toute une fête foraine! Raphaëile s'essaie témérairement a ce tour de force.Mais elle cligne le bon oeil.Elle voit les kiosques bariolés.les enfants.la chiromancienne au serpent d’or, lit c’est assez.Non.au drenier tercet, sa vision projette un bel et grand éclair sur les lestivités boudhiques du lointains Orient.Je ne mens pas.presque chaque pièce du recueil contient un trait descriptif qui vaudrait la peine il être détaché à part.Par exemple (page soixante-et-un) : Je voudrais te parler comme autrefois, tout bas.Plus bas que le tnsson des feuilles, que la brise Lrrant dans les foins mûrs, que le bruit de nos pas Sur le chemin haché de longues ombres grises.J’aurais dû mentionner encore, plus haut, en parlant du rythme, l’aisance du mouvement strophique.Raphaëile ne distille pas lourdement.goutte à goutte, dans des vers bouchés par une rime, son inspiration.hile fait des strophes, ce qui n'est déjà pas a la portée du génie le plus élémentaire: mais en plus elle ne mutile pas le courant qui doit aller d'une strophe a l’autre.Le sonnet presque parfait de la page soixante-cinq.intitulé Soir d'Automne, s’en va d’un seul élan jusqu’à son terme, qui est un fort agréable trait final (on devra remarquer dans le même morceau la mâle et généreuse idée du premier quatrain: je nu permets de citer ce quatrain pour montrer qu'en notre poétesse nous n avons pas affaire à une femmelette pleurarde: Cet âcre et violent partum de feuilles mortes Qui s'infiltre en mon être et me fait frissonner D'un émoi si profond, et semble façonner D'une virile main les rêves que je porte.Bref, ces quelques centaines de lignes rimées sont plus que des jolis vers.Elles portent une pensée; elles contiennent, si j'ose dire, autant d’âme que de littérature; et cette pensée et celte âme, on les y trouve exprimées dans un forme qui n’est plus celle d’un art novice.Une jeune fille peut faire de la poésie un passe-temps, et c’est déjà mieux que d employer les heures à absorbr le vitriol des cocktails.Mais s'occuper à la poésie comme à un art.c’est faire un beau service en faveur de ses semblables.Louons celles de nos soeurs qui ont l’intelligence de s’v appliquer.et le bonheur d’y réussir.P.Gustave LAMARCHE, c.s.t\, % professeur au Scolasticat St-Charles.particulièrement durs que le mon pour l’avant-veille du mariage.de vient de traverser.Les cloches, à toutes volées, carillonnent leurs alléluias! Les portes de l’église s’ouvrent à deux battants.Une apparition surgit.Un couple heureux.du moins en apparence, provoque des sourires sur les visages des spectateurs.qui oublient leurs inquiétudes à la vue du bonheur qui passe.C’est la fin du deuxième acte.Revenons au premier acte, celui qui concerne le jeune marié.L’entrée d’un jeune homme dans la vie conjugale doit être préparée d’une façon “up-to-date”.L:n groupe de ses amis et de ses parents, — on convoque même les La ’ Champlain”, la “Boswell”, la bonne "Dow”, etc.enfin toute la famille des bières et des “aies” si recommandées pour leurs vitamines.ont une place de choix dans un coin de la salle.mariés et non celle des convives, souffrance des autres.Lorsqu un jiciste doit assister a un enterrement de vie de garçon de! Merci Seigneur, pour la détresse passée qui m apprit la piété pour ceux l’un de ses amis, il est de son de- (luc L fardeau précipite jusqu’à terre.\ oir de resur.par son exemple.Merci Seigneur, pour ces blessures qui m’apprirent des gestes plus doux dans;cc milieu, un appui pour les, des paroles plus tendres.‘ ‘ ‘ ' ' 1 ai oies qui sont enclins a s oublier,: Les Canadiens français ont trop par fausse honte.I Merci Seigneur, pour mon coeur silencieux et déchiré qui m’apprit la de goût pour aller puiser dans les) II devra être gai et se faire ap- bonté, crus français, la gaiété qui les ren- précicr par sa vraie valeur s’il doit », .c ., ., .r , , ., lirait peut être plus raffinés dans 1 adresser la parole.M.tfrc! Vl«,uur Pol,r « bonheur arrache au fol abri de mes mains leurs plaisirs ‘ Les copains admireront inté- Cr,SPlvS" mcrci ',our cos deux mj,ns v,dcs « Pllls sûrement jointes.Le whisk i.le rhume .le gin et • rieurement ce chic type qui tout en j Merci Seigneur, pour l’effeuillement des roses qui installa en moi le le “St-Pierre et Miquelon” sont étant un gai luron sait rester un j désir de la Rose Mystique.- les rois de la soirée pour les jeunes vrai gentilhomme catholique, en !.gens huppés Un bon verre de de telles circonstances.Jicistes.as- .trrc.1 Seigneur, pour tout ce que je ne comprendrai jamais, ni au jour d luu.ni demain, et qui exigera de moi toute la foi et tout l’amour.Rina LASNIER.whisky suivi d’un excellent verre finissons nos enterrements de vie de garçon.(La Tempérance) de bière tapent un homme.Le fiance arrive.On l’entoure.Une adresse lui est lue.La plupart N’EXPERIMENTEZ PAS QUAND c,u lcmPs’ ÎCs invités rient à gorge VOUS TEINDREZ EN NOIR! déployée dv.s saletés que le lecteur j 44» * débité, lotis les tours pendables 1^*6 1 X 3.111 ¦ Succès sont joués au futur marié.On assure chante.On raconte des histoires qrâcc aux Snvoises du plus mauvais goût: ce toi?nt souvcm dcs jeunes gens très bien qui se croient obligés de hurler avec les loups.La boisson alcoolique coule à flots.Nos conpatriotes, généralement.René DUPO\rI .Diamond ! La i/iinlitr .".r .|.u n -i pa- lanRC des spiritueux rend malade.vraiment mm dont h\s reflets »unl m-i* «iâ:res.violacé-, iiroti/és.Ne vou- .-erse/ tjue ce qui sort de l’ordinaire, parce que Tpi 4-^ J?1° I rain-Fantôme” est un cres- JT ântorne ccndo d’émotion et d’angoisse, et - j que son atmosphère d hallucinant Les autorités du collège St-Jo- mystère séduit ceux qui aiment seph.se font un plaisir d’annon- l’imprévu des situations pathéti-cer à la population de Berthiervil- ques.le et des environs, qu elles sont heureuse d’offrir à leurs nombreux amis, un spectacle qui sort de l'ordinaire et appelé à intéresser même ! les plus difficiles.1 En effet, samedi le ^0 octobre prochain.Berthierville aura la vi- théâtraux s’accordent à dire quel Henry d Erlanger, l'adaptcur de !e ’’Train-Fantôme” est une piè- cette pièce, a su encore une fois.montrer qu'il avait une plume extraordinaire.• \A .,*•.— il-* • l**TALGINl (1» (tendre hommage à un livre.c*e>i l'acheter, au prix fort, puis le lire, puis en parler avec enthousiasme s il le merile.et enfui .le fair»* ach»-ler et lire par une dizaine de ses amis.Le li\re «le Kapiiuëlle-Bertht* Guertin «•*•! édité à VAction Populaire, dans une toilette typographique qui ne laisse rien à «îésirer, **t s».* vend au prix modique de 75 s«»us.— “'rout ce qui s’est fait de grand dans le monde s’est fait au nom du devoir: tout ce qui s’est fait de misérable s’est fait au cri de l’intérêt”.— Lacordaire.leinture- Diamond coniit*nnent une plu grande quantité de- meilleiio colorant» à l’aniline.I )»• plus, elles sont dYmphd facile -elles ne foui pas d'écume su\omi
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.