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Titre :
L'action populaire
L'Action populaire est un hebdomadaire publié à Joliette de 1913 à 1970. Lancé d'abord comme journal de combat teinté de libéralisme, il colle à la doctrine sociale de l'Église catholique dès 1918. [...]

En 1913, Louis-Charles Farley, inspiré par le journalisme d'idées, lance l'hebdomadaire L'Action populaire. Appuyé par le diocèse de Joliette, le journal est créé dans un climat dit « de saine liberté ».

Le programme politique de L'Action populaire consiste à « respecter les opinions des deux grands partis politiques mais [à] ne prendre parti ni pour un ni pour l'autre ». Cependant, jusqu'en 1918, on y défend fortement les idées libérales de l'époque.

Malgré son orientation catholique, le journal n'hésite pas à adopter des positions différentes de celles de l'épiscopat et à attiser le mécontentement des autorités religieuses. C'est ce qui se produit en 1918 alors qu'il se prononce contre la prohibition.

L'Action populaire rivalise avec L'Étoile du Nord, perçu par Farley comme un hebdomadaire d'actualité trop policé qui, pour éviter les jugements, passe sous silence d'importantes questions d'ordre social, économique et politique.

Le journal prend position sur des questions d'actualité municipale, provinciale et fédérale. Des sujets tels que l'immigration, l'accroissement de la population, les découvertes scientifiques, la démocratisation de l'éducation, les principes économiques et les relations avec l'Europe sont autant d'enjeux que Farley désire traiter afin d'éclairer une région qui prospère et s'agrandit.

Le premier numéro paraît le 6 mars 1913. Il se compose de rubriques consacrées à la religion, aux sciences, à l'histoire, et présente un article intitulé « Le pape Pie X et la doctrine sociale ». Rapidement, le commerce, l'industrie, les questions ouvrières, les sports, les sujets féminins ainsi que les faits divers trouvent leur place dans les pages du journal.

En 1918, accablée de problèmes financiers, la publication est vendue à un groupe de citoyens ayant à leur tête Mgr F. X. Piette. Avec une figure religieuse à la présidence, L'Action populaire prend sa place au sein du réseau de journaux catholiques développé par l'épiscopat depuis 1907.

Devenu l'organe officieux de l'évêché de Joliette, l'hebdomadaire devient le défenseur et le propagateur de la doctrine de l'Église et de l'autorité diocésaine. À cette époque, les nouvelles religieuses et les articles sur l'agriculture sont réputés pour être bien fouillés et de qualité.

Sous la direction de l'abbé Omer Valois de 1938 à 1956, L'Action populaire devient un des hebdomadaires d'actualité régionale les plus lus au Québec, atteignant un tirage de 8 000 exemplaires.

À la suite de la Révolution tranquille, et avec la laïcisation progressive du Québec amorcée dans les années 1960, le journal catholique perd graduellement de son influence. De surcroît, il doit composer avec une concurrence grandissante, et sa santé financière se détériore.

En 1970, le journal passe aux mains de Bertrand Malo, l'éditeur du Joliette Journal, qui le revend la même année aux Publications Lamon. Le 24 juin 1970, L'Action populaire réapparaît aux côtés du journal L'Horizon sous le nom de L'Action populaire-L'Horizon et, à partir de 1971, sous le nom de L'Horizon-L'Action populaire. Il disparaît définitivement en 1974.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 82-83.

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Laurentides, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 54-56.

Éditeur :
  • Joliette :[s.n. puis] Editions Joliette,1913-1970
Contenu spécifique :
Quatrième cahier
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Horizon ,
  • Action populaire - L'horizon
Lien :

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Références

L'action populaire, 1967-12-20, Collections de BAnQ.

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VOL.LV — NO 49 JOLIETTE, MERCREDI LE 20 DECEMBRE 1967 POPULAIRE « n '» ' ' *¦ >y / / '^yîv K- £ *• VVX- y*?;?v » L'adoration des Mages Un tableau de Hans " " peintre flamand, de l'école naturaliste (1435-1494) Les traditions de Noël.Noël.dans le monde et chez nous ^te ^amour Le mois de décembre est na-Iturôllement tout centré sur la Nativité du Christ.La liturgie, comme d’ailleurs les contes et les légendes folkloriques, contribuent fortement à créer à ce moment de l’année, une atmosphère de joie, de féérie et d’exaltation pieuse.Les jeûnes et les abstinences auxquels obligeait autrefois l’Avent, sont bien adoucis.C’est sur les dispositions du coeur que l’on met surtout l’accent maintenant chez les peuples chrétiens.Des coutumes fort anciennes nous replacent plusieurs semaines à l’avance dans l’esprit du Mystère de Noël.On le vit intégralement sous des formes charmantes dans plusieurs pays alpins et en Europe centrale et méridionale.Ainsi, par sympathie pour la jeune Vierge-Mère on en partage les émotions durant les dernières heures de son attente.Il s’y est établi une neuvaine vraiment touchante.A compter du 16 décembre, chaque soir à la tombée de la nuit, dans tous les bourgs un jeune homme, qu’accompagne sa famille munie de torches et de lanternes, porte en chantant une statue ou une image de la Vierge à la ferme voisine.La Mère de Jésus y est reçue avec ferveur par ces habitants privilégiés, heureux de lui offrir l’hospitalité qui fut inhumainement refusée à Bethléem.-On l’héberge tout un jour.Puis la même cérémonie se répète les soirs suivants, le cortège grossissant progressivement de toute les familles tour à tour honorées d’une pareille visite.Ces neuf jours précédant Noël sont joliment appelés: Les “Nuits d’or”.Le même souci de réparer l’affront fait à la Sainte Famille la veille de Noël, pousse les populations de certains villages de la Lithuanie ou d’autres pays slaves, à mimer le voyage de Joseph et de Marie et leur déconvenue dans les auberges de la bourgade de Galilée.Les acteurs pieux, l’air accablé de tristesse après avoir essuyé des refus de porte en porte, se dirigent ensuite vers une étable où ils font dans la joie retrouvée, une apothéose à l’Enfant déposé dans la Crèche.En Allemagne, où le mysticisme et la poésie s’aident l’un et l’autre à perpétuer d’année en année l’atmosphère féérique de Noël, vit une tradition qui remonte au Moyen-Age.C’est celle de la “Couronne de PAvent”, faite de sapin et de laurier, et ornée de quatre bougies, quatre étant le nombre de semaines qui symbolisent l’attente du Messie durant les siècles précurseurs.Avec grande dévotion, chaque soir la famille s’agenouille sous cette couronne suspendue au plafond et chante des hymnes à la Vierge Marie.Cette couronne, ancien signe de victoire et de gloire .signifie l’accomplissement des temps.Les “crèches” allemandes, avec leurs centaines de personnages, leur arrières-fonds de villages moyennageux et leur mélange d’ancien et de moderne, sont particulièrement ravissantes.Dans ce pays comme en France — et chez nous également — on pousse les enfants à mettre dans la crèche des brindilles de paille représentant leurs bonne actions, afin de rendre moelleux le lit de l’Enfant-Dieu.Les légendes ayant pour thèmes un aspect ou l’autre du Mystère de la Nativité, pullulent dans le monde chrétien.Nous aimerions pouvoir citer toutes celles que nous connaissons, car toutes Avalisent d’intérêü humain, de naïveté délicieuse et de poésie.C’est dans les pays Slaves et en général aux Marches de l’Eu- (A suivre à la page 5) NOEL!.NOEL!.Le mot est comme revêtu d’une consonance magique;.d’une auréole faite des symboles de la paix, de la joie.Qui vraiment, au tréfonds de lui-même, demeure indifférent à l’atmosphère, si ce n’est à la portée, au sens de Noël?.Même s’il n’a plus la foi, l’incroyant se rendra vite compte du fait que Noël n’est décidément pas un jour comme les autres.Il éprouvera, en son coeur, un vide, une nostalgie.Des souvenirs doux remonteront à sa mémoire.De même aussi, le philanthrope non pratiquant tiendra à pouvoir se rendre, en pareille journée, le témoignage d’avoir fait un, des heureux.Noël, fête de l’effacement.Noël, fête du petit, du pauvre, du déshérité.Noël, fête de l’amour, fête des “hommes de bonne volonté”.Quel chrétien voudrait, à Noël, commettre une action mauvaise blâmable?.Qui, parmi nous, ce jour là, veut chagriner?.Non!.A Noël, l’on éprouve un vif désir d’être bon secourable.D’être, pour tout dire, au diapason, d'avoir le coeur, l’âme en joie.Et, également, l’esprit en paix.Pour les baptisés, qu’est-ce donc que Noël?.Voici venir, tantôt, une crèche, une mangeoire.S’y trouvera un enfant, un tout jeune enfant.Un tout jeune enfant?Mais n’est-ce point là le signe même de la faiblesse, de la dépendance!.S’il y a quelqu’un sans défense, c’est bien un tout jeune enfant!.Et c’est là, sous ces signes, cette apparence extérieure, qu’il nous faut voir le Dieu tout-puissant, le Créateur et Maître de toutes choses?.Celui qui, par sa Providence, gouverne le monde?.Celui que des foules, quelques années plus tard, acclameront, et dont l’on ne saura dire toutes les merveilles?.Des aveur gles et des lépreux guéris.Des morts qui resssuscitent.Encore bien plus, Lui-même, ce Dieu, ce Christ-Jésus, après avoir connu l’ignominie du supplice, de la croix; après avoir - dit que tout est consommé; après avoir succombé, rendu l’âme, revivra glorieux et immortel.Il apparaîtra à des femmes qui, elles auront vite fait d’aller communiquer la bonne nouvelle aux Apôtres.Il rencontrera ces derniers, montera au ciel sous leurs yeux, le jour de l’Ascension.Dix jours avant de leur envoyer l’Esprit-Saint qui allumera le grand incendie de la foi, ici et là de par le monde.(A suivre à la page 4) 999 1 L'ACTION POPULAIRE.MERCREDI LE 20 DECEMBRE l%7 Tel.756 6241 Marché Idéal Georges Ri vest, prop.Epicier - Boucher - Licencié Service rapide •188, RUE RICHARD JOLIETTE Tel.753-5657 Salon Cécile Enrg.Mine Normand Gadoury, prop.Coupe de cheveux — Mise en plis Permanente — Teinture 806.LADOUCEÜR JOLIETTE Tel.756-0981 Yvon L'Ecuyer Service Enrg.Le service est notre spécialité 543.MANSEAU (coin Lajoie) JOLIETTE Joyeux Noël Bonne Année à tous ! Tel.756-8122 Service Téléphonique de Joliette Enrg.Service jour et nuit Mme Lucienne Comtois, prop.728.STE - AN G ELIQUE NORD JOLIETTE Tel.753-7012 i florent Malo Entrepreneur 175.BARRETTE JOLIETTE Tel.753-7894 .Beaudry Service Electrique Entrepreneur électricien Jacques Beaudry, prop.23.RUE ALAIN JOLIETTE Tél.753-3823 Léopold Pelletier Huile à chauffage 291 NORD.ST-CHARLES-BORROMEE JOLIETTE Tél.753-3631 Julien Perreault Entrepreneur-Briqueteur ST-AMBROISE CTE JOLIETTE £ é- £ à 'è è 4 à è è- Joyeux Noël Bonne Année 74 nord, Bourget Joliette Tél.756-6781 ttt 4 4 444 4 44 4 4 4 4 4#44 4 4 4 4 444 44444 4444 4 4 4 4 4 44444444 4 A tous nos clients Joyeux Noël Bonne et Heureuse Année Nous profitons de l'occasion pour vous remercier de votre patronage pendant l'année qui s'achève et solliciter votre encouragement en 1968 FOYER DE LA COULEUR Inc BERNARD LAJEUNESSE, PROP.843, Notre-Dame 756-1019 Joliette trtâïrrrà A tous nos employés, clients et amis GAI NOEL Heureuse Année Nouvelle Joliette Piece ItyeWorks Ltd Qué L’ACTION POPULAIRE, MERCREDI LE 20 DECEMBRE 1967 3 Réveillon chez les diables La cabane craquait sinistrement.On eût dit que le vent, de ses longs doigts crochus, essayait d’en enlever les planches.Et devant son impuissance, il hurlait d’un hurlement qui vous fait dresser les cheveux sur la tête.L’horloge marquait minuit et demi.D’ailleurs, en entrant dans la cabane, on regardait l’heure, infailliblement.Le tic-tac formi-table du vieux balancier vous y invitait presque malgré vous.Donc il est minuit et trente et il se fait que cette nuit-là est la nuit de Noël.Tous les gars du chantier sont descendus au village pour la messe de minuit, parce que, même si ces gars-là ont l’étoffe dure, ils ont dans le coeur un souvenir tendre de leurs Noëls d’enfants et chaque fois que l’hiver ramène la messe de minuit, on laisse l’ouvrage et la cabane pour se rendre à l’église.Mais Gros-Jean, n’est pas allé.Il avait dit aux autres: “Vous croyez à ça, vous autres, une messe de minuit?Vous pensez vraiment que le Christ va venir au monde encore cette nuit?Vous pensez ça ben dur?Moé, j’cré pas à ça.” Et il s’était mis à rire.Les gars n’avaient pas répondu, sauf le jeune Ti-Gus, qui lui avait jeté un sort: “Tu vas voir, il t’arrivera malheur, si tu viens pas.T’as beau rire, tu verras.” Gros-Jean s’était assis devant une bouteille, en criant: “A-chale-moé donc pas.” Tous les autres étaient partis.Au début de la veillée, Gros-Jean avait commencé par boire, pour rire de ces pauvres innocents qui allaient encore à la messe de minuit.Après une heure, la bouteille était vide et le temps ne passait pas vite.Même qu’il avait un peu peur, le Gros-Jean, de se sentir seul dans la cabane, aux prises avec la tempête.De plus la parole de Ti-Gus commençait à le poursuivre, comme un fantôme.“Allons, se dit-il, je suis un homme”, et il bourra sa pipe, de son gros pouce jaune.Deux heures passèrent.La tête de Gros-Jean était devenue lourde avec tous ces verres avalés l’un après l’autre et avec l’odeur suffoquante d’un tabac diabolique.Il s’était appuyé la tête contre le coude, sur la table, fatigué.C’est dans cette position que le sommeil l’avait surpris.La pipe éteinte était tombée par terre.Et depuis, il dormait.L’horloge Joyeux Noël Bonne et Heureuse Année WM S A tous ceux qui oeuvrent dans le domaine de l'Education: autorités religieuses, commissaires et officiers de la Régionale, personnel enseignant, ainsi qu'aux parents et aux élèves.La Commission scolaire de Sf-Ambroise-de-Kildare présente ses meilleurs souhaits et ses voeux de santé et de succès.Gilles Neveu, président Médéric Robert Noël Molo Fernand Beauséjour Robert Perreault commissaires Pierre Perreault, sec.marquait donc minuit et demi.Une rafale sembla vouloir emporter la cabane.La fumée, refoulée dans la cheminée, envahit la pièce.Gros-Jean ronronna.Soudain, il eut une étrange apparition.La porte s’ouvrit brusquement et un homme bien mis l’invita.Gros-Jean se leva et referma la porte derrière lui.Entre deux sombres sapins, reposait un grand canot noir.“Embarque”, commanda l’homme “nous allons faire un tour en chasse-galerie”.Et un ricanement qui donne la chair de poule glissa entre les dents de l’inconnu.Gros-Jean frémit.Pour la première fois de sa vie il avait peur.Oui, Gros-Jean avait peur.Terriblement peur.Et il avait raison.Cet homme, vous l’avez de-vené, c’était le dible.Une force invisible le fit asseoir dans le chasse-galerie, et sans que personne n’avironnat, le grand canot s’éleva, sinistre au-dessus de la forêt noire et plana dans les airs.Gros-Jean avait froid, mais il avait trop peur pour le dire.Il osait à peine regarder en bas.Quand il passa au-dessus du village, le diable se ferma les yeux pour ne pas voir l’église.Gros-Jean eût alors désiré bien fort être avec les autres à chanter le Minuit Chrétien, dont les notes profondes parvenaient jusque là-haut.Puis, tout s’éteignit.Le grand canot commença à descendre et il plongea dans le vide.De peur, Gros-Jean se coucha au fond de l’embarcation, et se boucha les yeux avec ses deux mains.Quand il se décida à les ouvrir, il faisait une chaleur accablante, une vraie chaleur du diable, c’est le cas de le dire: Gros-Jean était rendu au milieu des démons, en plein enfer, alors, il se mit à trembler si fort et sa bouche à claquer tant qu’il se cassa deux ou trois dents.l’Enfer.C’était un trou immense, pas très haut, aux parois boueuses, nauséabondes.A l’autre bout, un grand diable rouge était occupé à répandre par terre l’huile à chauffage destinée à alimenter le feu dans lequel pataugeaient toute une armée de petits diablotins.Au milieu de l’appartement, un diable-cuisinier, tout vert, coiffé du bonnet blanc, brassait de sa fourche quelque chose dans une cuve.Gros-Jean s’approcha: on faisait frire des queues de couleuvres dans du sang de cochons pour le réveillon.Et de temps en temps pour vérifier le degré de cuisson, le cuisinier plongeaient sa griffe tordue pour en retirer une queue, qu’il avalait sans mâcher.Puis il ajoutait un peu de sel, de poivre ou de l’ail.Gros-Jean s’avisa de visiter un peu.“Tant qu’à y être, se dit-il, "aussi bien visiter.Dans un coin, une porte de fer faisait saillie.Un diable en armure montait la garde.On l’empêcha d’entrer mais votre visiteur put voir par la serrure le chef des démons, Lucifer en personne, devant une pile de livres, perdu dans les calculs et les noms.Il discutait avec un associé de la place à donner à Gros-Jean.Ce dernier se sauva bien vite.Un coup de cymbale retentit.Tous les diables se turent et restèrent figés à leur place.Le chef cuisinier s’approcha de la cuve, retira la plus belle queue qu’il déposa dans un crâne de veau avec un peu de sauce, et il l’apporta au maître, en grande cérémonie.Ce fut le signal du réveillon.Les diables noirs, les diables rouges, les diables verts, tous se ruèrent (A suivre à la page 4) 4'â WMnttïî irâ'â â #- 4 4 4 è 4 # à à Le canot était amarré sur un monticule boueux.De là, Gros-Jean avait une vue d’ensemble sur Pierre Gagnon et Associés Inc.vous offrent leurs meilleux voeux d'un Joyeux Noël e+ d une Bonne et Heureuse Année Pierre Gagnon, Serge Hétu, Jean Amyot.6175 est, boul.Métropolitain 324-5430 Montréal I È- Ê 4 à- # Ér à- é: 4 4 ê- 4 ê- 4 4 4 ê 4 é- 4 4 È- Èt é- 4 4 Ê 4 4 4 Ê- 4 à- 4 ê- t 4 4 4 4 à: 4 Ê: 4 à- à- 4 à 4 è- ê ê- 4 4 Voeux du président de la Régionale Lanaudière A I occasion de la période des Fêtes, il me fait plaisir d'exprimer mes meilleurs voeux à toute la population du territoire de la régionale Lanaudière.Grâce à la collaboration de tous: parents, maîtres, étudiants, principaux, directeurs pedagogiques, administrateurs, commissaires et organismes divers, l'année 1967 a vu naître tous les projets d'écoles polyvalentes pour les besoins de notre région.Je demeure convaincu que l'année 1968 verra la réalisation de c,?s Proiets- Aussi, aurons-nous besoin de l'appui de tous ceux qui s intéressent à la cause de l'éducation pour mener à bien une oeuvre aussi importante.L année 1968 sera également l'année du renouveau pédagogique, qui se traduira par une transformation des méthodes d'enseignement, une participation accrue des corps intermédiaire à l'élaboration des politiques de la Régionale et la formation des ateliers pédagogiques.Puisse l'année 1968 nous permettre de réaliser un idéal commun: donner un réseau d'écoles, le plus complet possible, aux enfants de notre territoire.JOYEUX NOEL - BONNE HEUREUSE ANNEE Me Claude-Edouard Hétu, Président de la Commission scalaire régionale Lanaudière et du Bureau des délégués. Noël Fête de ••• (Suite de la 1ère page) Eh oui! Le Christ-Jésus dans la crèche, c’est, on pourrait dire, le grain de sénevé dont parle l’Evangile.Un enfant fragile, guetté par d’irréductibles ennemis.Un grain, un ferment, toutefois, qui prendra d’incommensurables proportions, avec le temps, en dépit des persécutions.Car l’Eglise, si elle est une, sainte, catholique et apostolique, est aussi persécutée.Persécutée par les ennemis de Dieu.Persécutée, tracassée par ceux qui lui prêtent des motifs qui ne sont pas les siens.Persécutée, méconnue parfois par certains de ses enfants qui, dans leur vanité, consciente ou non, se donnent des missions extraordinaires sans s’en remettre à l’autorité ordinaire.Le serviteur, dit l’Ecriture, n’est pas plus grand que le maître.De même que l’Enfant-Dieu, le Christ fondateur de l’Eglise connut les épreuves, les attaques, les risées, les menaces.l’Eglise aussi connaît les épreuves, les attaques, les risées, les menaces.Elle a, rappelons-nous-le, toutefois, promesse de pérennité.L’esprit du Malin est fort, subtil, astucieux.Il a, pour allié, telle chose que l’amour-propre des humains, qui trop souvent, hélas! lui livre les coeurs.Mais, que votre coeur ne se trouble pas, dit le Seigieur.Le mal ne l'emportera point! J’ai vaincu le monde, proclame le Christ-Sauveur, Rassurons-nous: Les portes de l’enfer ne prévaudront jamais contre l’Eglise! X X X Comment, au juste, le Christ a-t-Il vaincu le monde?Comment dompte-t-Il les passions répréhensibles des hommes, leur orgueil, leurs humeurs, leurs caprices, leurs emportements, leur soif de biens passagers, éphémères et leur insatiable faim de tout dominer?Par les armes, par l’épée, par fa force, par la colère?Non! Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur-Ai- mez-vous les uns les autres.Faites à autrui ce que vous voudriez que l’on vous fit à vous-mêmes.Pardonnez à vos ennemis.Aimez Dieu et aimez votre prochain! — La colère de l’homme n’opère pas la justice de Dieu.Voilà un aperçu de la doctrine salvatrice.Et l’Ecriture d’ajouter: Quand je parlerais toutes les langues des anges et des hommes; quand je donnerais tous mes biens; quand j’accomplirais des merveilles; quand pe livrerais mon coeur au supplice, si je n’ai point la charité, je ne suis RIEN! Non, encore une fois non! Si nous n’avons pas au coeur la charité, l’amour, nous ne sommes rien, quoi que nous disions ou fassions.Sans charité, esprit d’entraide, de sens L'ACTION POPULAIRE, MERCREDI LE 20 DECEMBRE 1067 du secours, à tous, particulièrement aux petits, aux pauvres aux malheureux, aux affamés, nous ne faisons, nous ne sommes RIEN! XXX Noël.Noël.Fête de l’amour.Exaltation de la prodigieuse et si bienfaisante humilité.Comme nous pourrions beaucoup si vraiment, nous pratiquions.Dieu ai dant, en nous-mêmes, le nettoyage par le vide!.Quelles merveilles, giâce au Ciel, n’aurions-nous point à notre actif si, au lieu de nous enfler, de nous emporter, nous étions doux!.C’est peu de chose, disait madame Swet-chine, qu’avoir raison! Elle entendait dire par là que, dans bien des cas donnés, il serait de beaucoup préférable de ne pas heurter, de ne pas blesser, de ne pas chagriner; quitte à y mettre les formes, à dire autrement ce qui doit être dit, ou à dire et à faire ce que l’on doit dire et faire, au temps voulu, indiqué.Plutôt qu’avec fracas, impétuosité au moment le moins opportun.De la crèche de Noël, si nous méditons un tant soit peut, se dégagent pour nous de salutaires enseignements, d’innombrables leçons.En profitons-nous?.Au fait, nous préparons-nous bien, en ce temps de l’Avent, temps favorable, s’il en est, à tirer tout le parti possible de 13 belle et si grande fête de Noël?— Avent généreux, Noël heureux.Quelle est, présentement, notre attitude; quelle est notre générosité?Quels sont notre douceur, notre humilité, notre oubli de nous-mêmes, notre esprit d’abnégation?C’est dans la mesure où nous imiterons l’Enfant-Dieu, Modèle d’effacement, que nous gagnerons de vivre dans la paix promise aux hommes de bonne volonté! Odilon Arteau Annales de la Bonne Ste-Anne La grande terre (ou la grande bière) A l’occasion des joutes de hockey télévisées, une grande brasserie a tenté de faire subir à des millions de Canadiens, y compris les jeunes — c’est-à-dire les adolescents et adolescentes —, un véritable “lavage de cerveaux”, par le truchement de sa chanson publicitaire: “Big Ale in the Big Land” (“La Grande Bière dans la Grande Terre”).Qu’y a-t-il de repréhensible dans la publicité faite autour de l’alcool?La bière, le vin et les boissons fortes ne sont-ils pas des produits dont la loi permet l’usage?L’usage de ces produits est permis par la loi, certes, mais (A suivre à la page 13) • JOYEUX NOEL HEUREUSE ANNEE à tous nos clients Jean-Paul Poirier PRELARTS 67, Place Bourget n., Joliette, Tél.756-4171 Réveillon chez.(Suite de la page 3) pour avoir leur portion.Gros-Jean restait éloigné, ahuri.Le cuisinier l’aperçut et devina qu’il avait peut-être faim, car les diables peuvent deviner très bien, vous savez.Il vint vers l’invité, tenant entre ses griffes un morceau magnifique, dégouttant de jus.Gros-Jean eût souhaité être mort plutôt que vivant.Il invoquait tous les saints du ciel et protestait avec force gestes et exclamations qu’il n’avait pas faim.Le cuisinier devina (encore! ) que l’invité ne voulait pas de son mets.Il se fâcha et, de vert qu’il était il devint tout rouge, jusqu’au bout des cornes, jusqu’au bout des griffes des pieds jusqu’au bout de la queue.Il se fâcha donc et ouvrit toute grande la bouche de Gros-Jean et plongea la queue de couleuvre.Gros-Jean se réveilla: Ti-Gus avait passé son doigt dans la bouche du rêveur.Des sueurs perlaient à son front.“Chien-dent! qu’il faisait chaud”.“Tu es malade?” demanda Napoléon.“Non, je reviens de l’enfer”.Ils étaient tous revenus, et Gros-Jean raconta son histoire.“En tout cas, conclut-il, en s’épongeant le front avec son mouchoir à pois rouges, en tout cas.l’année prochaine, j’vais y aller à la messe de minuit, moé aussi”.Meilleurs voeux pour un JOYEUX NOEL et une BONNE ANNEE à tous nos employés et à toute la population FIRESTONE DU CANADA 1200, BOUL FIRESTONE 4444414444 JOLIETTE 4 4 4 44444444444444444 4 A nos clients et amis ainsi qu'à tous nos concitoyens nous souhaitons que Noël apporte joie, succès, bonheur et paix tout au long du Nouvel An LAURION FRERES Huile à chauffage Distributeur autorisé des produits Joseph Elle Liée 959.DE LANAUDIERE JOLIETTE TEL.753-5276 L-ACTION POPULAIRE, MERCREDI LE 20 DECEMBRE 1967 Les traditions.(Suite de la 1ère page; rope qu’elles sont peut-être le plus vivantes.C’est là qu’elles traduisent surtout par des coutumes charitables, bien dans l’esprit de Noël.Non seulement invite-t-on le miséreux à la table da famille et leur sert-on les mets traditionnels, mais on a aussi accoutumé de mieux traiter les animaux de l’étable en cette période la Nativité, par respect pour le boeuf et l’âne qui rendirent de si bons offices auprès de la première “Crèche”.On distribue aussi du grain aux oiseaux.Ceci en mémoire du conseil laissé en héritage par saint François au peuple d’Italie, mais qui s’est transmis jusqu’en Scandinavie.Une légende médiévale affirme que chaque année, en la nuit de Noël, la Vierge Marie choisit un certain nombre d’anges ayant mission de réveiller des petits enfants et de les transporter au Paradis pour chanter une chanson à l’Enfant Jésus.Les enfants disent qu’ils ont fait un beau rêve.Mais.les personnes qui “savent mieux” assurent qu’ils font bien réellement ce voyage dans les bras des anges.Une autre légende fait croire que les portes du •Paradis restent ouvertes la nuit de Noël, pour laisser entrer les âmes qui trépassent avant l’aube.Et puis il y a celle du Puits de Bethléem où, dans l’obscurité, se reflète l’Etoile miraculeuse.que seuls peuvent voir ceux qui ont le coeur pur! D’autres encore prétendent qqu’en la Nuit sainte, Dieu bénit l’eau des puits et des fontaines, cette eau ayant par la suite “grand pouvoir de guérison”; que l’on entend des cloches mystérieuses dans les déserts et que des lumières scintillent à l’entrée des grottes et des cavernes.Mais une des plus ancrées dans la crédulité populaire, c’est celle {du “Noël des animaux” tradition-nëîlement transmise en France et ; de France au Canada, et dont 1 Pamphile Lemay dans “Fêtes et ; Corvées” (1898) fait mention.Lorsque sonnent les douze coups de minuit, dit cette légende, les animaux se mettent à parler en.tre eux.Sur un ton de crécelle, le coq entame le colloque: “Le Christ est né!”.crie le coq.“Et où?” demande le boeuf de sa voix creuse.A quoi l’agneau répond en tremblottant: “A Bethléem!” “Faut y aller! Faut-y aller!” braie l’âne.Il est cependant formellement interdit par la légende d’aller “déranger” les animaux la nuit .de Noël.Ceux qui se risqueraient à enfreindre cette rigoureuse consigne en serait pour leur honte, car les animaux s’entretiennent des fautes cachées de ceux qui écoutent leur conversations.On se le dit! Et il en est bien peu ’ qui auraient une audace si ter* • riblement châtiée! • ‘ En fin, la tradition de la “Gui-gnolée” à laquelle se mêlent chez nous un besoin de réjouissance et une intention de charité, est pro! bablement celle dont l’origine est ! la plus ancienne, puisqu’on la fait .remonter aux Druides.Le “gui” f était pour eux une plante sacrée.Ils lui attribuaient des pouvoirs • magiques: celui de guérir, d’immuniser contre les des humains ! et des animaux, de protéger coni tre les sorciers, etc.D’où l’expres-; sion: “Au gui, l’an neuf”.Tel-i le était la puissance de cette su-J perstition, que les guerrier d’alors ! faisaient trêve de bataille Jusqu’au • lendemain s’ils se rencontraient ! sous le gui.C’est en souvenir , de cette ancienne pratique que : l’on suspend le gui aux portes à la Noël.Un baiser échangé sous ; le gui s’interprétait autrefois com-1 me une promesse de mariage.Les i jeunes filles qui désirent un bai’ ser de quelque galant particulier .usent encore de nos jours de cet ' innocent stratagème.II nous semble à propos de signaler en terminant la légende de saint Nicolas (Santa Claus, dans les pays de langue anglaise), bon génie qui fait les frais de la joie des fêtes.Il est chez nous la personnification modifiée du dieu Thor, le meilleur et le plus joyeux des dieux du Wallalla allemand, dispensateur des libéralités du temps de Noël.Son palais de glace est situé parmi les icebergs des mers nordiques.Il descend chez les humains par la cheminée, sous forme de feu.Toutes ces pratiques dévotieu-ses, ces traditions mi-chrétiennes, mi-païennes, ces légendes sont dans l’air lorsque revient décembre.Elles se sont si bien emmêlées au cours des siècles, qu’il 'faut une science pour déceler leurs diverses origines.Ce qui est certain, c’est qu’elles sont universelles et qu’elle émanent toutes de cette vieille âme humaine, à la fois grave et enfantine, invariable et éternelle.-?- Les souliers de Noël Sait-on que la touchante tradition des souliers de Noël _ que les “tout petits” aiment tant — naquit dans l’Ile-de-France, à Crépy-en-Valois, la même année où fut enrayée la rue barbare?C’était au temps de saint Crépin et de saint Crépinien, son disciple et son compagnon.Les deux religieux, fuyant devant la persécution, la nuit, à travers la campagne s’arrêtèrent affamés et transis, à la porte d’une humble chaumière habitée par une veuve et son enfant.On leur ouvrit.Au matin, Crépin, qui était fort adroit— n’est-il pas reste le patron des cordonniers?— répara les sabots et ,sur son invocation ardente au Seigneur, les sabots, refaits à.neuf, se remplirent de belles pièces d’or luisantes.Dieu avait ainsi recompensé la bonne hôtesse de l’hospitalité qu’elle avait donnée aux deux saints.On juge de la joie de l’enfant, joie qui, à chaque Noël, depuis des siècles, se renouvelle en surprises, sinon en pièces d’or, poulies enfants tout petits.ou même assez grands! Jolie légende, n’est-ce pas?Ajoutons que le village ou s e-tait accompli ce prodige conserva le nom des deux thaumaturges.Crépy vient, en droite ligne, de Crépin et de Crépinien! -?- £ à £ £ à èrè 4 £ Meilleurs voeux pour un JOYEUX NOEL et une HEUREUSE ANNEE mm 1 F I l n Le plus chic LJ LL 1 L J 371, St-Viateur 756-6321 Joliette £ £ £ ££££££££££££££££££ £ £ £££££££££££££ â:à'£'érê~à £ £ £££ £ £££ £ 4 £ £ Joyeux Noël et Bonne Année M.ROGER PERRAULT, président «" .w »: < ° seconde inhumation, celle-là faite de nuit et dans le plus grand secret.Ce macabre incident, on peut le concevoir, avait produit une vive commotion dans la paroisse.Les parents des personnes qui moururent au cours des années suivantes prirent des mesures sévères afin que de nouveaux enlèvements ne se reproduisent plus.Je sais pertinemment nous dit l'abbé Clovis Rondeau qu’un membre de ma famille, fusil en bandoulière veilla quinze nuits durant, non loin de la fosse de sa grand-mère.Malheur à l’intrus qui se serait présenté en l’occurrence.Il aurait probablement reçu (A suivre à In page 8) bre suffisant pour y faire leurs expériences, allaient s’approvisionner dans les paroisses rurales.C’était en décembre 1872.Un pauvre bougre, qui portait le nom de Narcisse Bayeur, cordonnier de son métier, sans fortune et sans enfants, venait de mourir.Comme bien l’on peiivse.il avait été inhumé sans grand apparat.L’occasion était bonne pour tenter un raid et s’emparer de son cadavre.On n’y manque point.Par une nuit veuve de lune et d’étoiles, un brave entre les braves, moyennant finances et à qui l’on avait versé quelques verres afin de lui donner plus de coeur au ventre, se mit résolument à l’oeuvre.Il ouvrit la trancheé qui n’était fermée que depuis quelques jours, enleva le cou vcrcle du cercueil et sortit son homme.Il eut la bonne idée avant d’aller plus loin, de lui enlever ses habits.Car notre détrousseur de cimetière connaissait la loi.Etrange loi.en effet, qui punissaient d’une a mende de vingt-cinq à cinquan te cents le vol d’un cadavre pour fins de dissection, tandis que le vol des habits, ne fut-ce qu’un bas méritait l’emprisonnement.Et le cadavre ainsi dépouillé fut transporté dans les dépendances d’un citoyen du voisinage.Mais voici où les chose se compliquent.Quelques jours de là.la servante fut chargée, en l’absence du serviteur, d’aller donner la ration accoutumée aux bêtes de l’étable.Se penchant pour prendre une brassée de paille, elle sentit ses bras embrasser un objet froid comme marbre.Elle rangea la paille et ô horreur! elle se trouva en face d’un vrai mort aux yeux grand ouverts.C’en était bien assez pour perdre contenance.Elle laissa échapper un cri de stupeur et s’élança, plutôt morte que vivre, vers la 4 4 4¦ £ 4 i : J $ t £ 4 * % i £ 4 4 4 4 4 BONNE ANNEE Puisse la paix c i !c j
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