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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Printemps
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1954, Collections de BAnQ.

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LA DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE ci it h eu renie de féliciter (ci membrei dit (do mi té de ddirection de lo pot ir leur heureuie initiative et (ei prie daccepter (euri mei tl eu ri voeux l e iuccei.944733 «SsTôtS, PUBLICATION CONSACRÉE À L'ART DE L'INGÉNIEUR Çmmaite Avertissement au lecteur Charles-E.Tourigny 7 Message Guy Montpetit 9 Hommage aux pionniers 10 L'égout collecteur Meilleur-Atlantique Gustave Lebeau 16 La torsion des poutres rectangulaires droites Lucien Jacques 23 La profession de l'ingénieur S.S.le pape Pie XII 35 Un servo-mécanisme de guidage J.-C.Bernier et R.-P.Langlois 39 Le monde moderne et ses exigences L'hon.L.-Esioff Patenaude 45 Recherche scientifique en haute montagne 49 Le fonds national suisse de la recherche scientifique 53 Vie de l'Ecole 55 Vie de l'Association 59 Revue des livres 73 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL INGÉNIEURS ADJOINTS : Philias Lemieux Jacques Roy 71, rue St-Pierre QUÉBEC Tél.: 5-5123 PIEUX l'emploi des pieux "FRANKI charge portante, l'étude des plans de fondation et permet des économies importantes ?FRANKI 4911, chemin de la côte des Neiges, Montréal — ATIantic 9423 HUdson 8-9009 1835, Yonge Street, Toronto ?PRINTEMPS P54 3 d • ' Au mill du terrain, il faut ujniitiir li: emit lies tiiinhitinns LE PROPRIÉTAIRE PRUDENT PRENDRA UNE OPTION SUR LE TERRAIN ET DEMANDERA L'EXÉCUTION DE SONDAGES AFIN DE S'ASSURER DE LA NATURE DU SOL Gt r 1 OC AJI r-at ion pr ftt I < G» * vt * Plan des sondages exécutés sur un terrain sous option par les Rév.Frères de Ste-Croix Les sondages ayant révélé un sol mou, de faible résistance à la compression, les religieux renoncèrent à l'achat de ce terrain et construisirent leur bâtisse à un autre endroit où le sol était plus résistant.NATIONAL BORING and SOUNDING Inc.Édifice Canada Cement, Montréal Au service des architectes, ingénieurs et constructeurs depuis 17 ans SONDAGES EXÉCUTÉS SOUS LA DIRECTION D'INGÉNIEURS PROFESSIONNELS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC, POUVANT FOURNIR UNE INTERPRÉTATION PRATIQUE DES RÉSULTATS Cette annonce est la première d’une série de douze, devant paraître dans LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE R e, 3- PRINTEMPS 1984 SURVEYED NENNIGER & CHENEVERT INGÉNIEURS CONSEILS CHAMBRE 1012 ÉDIFICE KEEFER MONTREAL UN.6-7721 ARTHUR SURVEYER D.Inq.E.NENNIGER Inq.P.J.G.CHÈNEVERT.Ing.P.VALVES' E.TT.NOS AN» to, ever, ta*»* °"d ES» ONE COMPUTE UNE from home aCRANE ti.In PLUMBING FIXTURES, a* %»ith valves and fitting*., the name (JH \NK i* synonvmous with finest quality—in beauty of design, durability and convenienee features bathtub* and lavatories, toilets and urinal*, kitchen sinks and laundry tubs .all are available m a vmiIc choice of styles, materials and prices.Many of the*e fixtures are axailahle m eight attractive colours as well as white.An unequalled selection of VALVES AND FITTINGS is offered for your selection in the complete Crane line — for evrrv power, process or general service need.Crane brass, iron, steel ami alloy piping materials are recognized for durable and dependable performance.Crane Quality means long service life .less maintenance .low ultimate cost.I>e\rrijiti\e literature on onv f those of Crane Serxice fjadlv vu/*/*/ierf.1 \k any Blumhtnp tinti Heating Conlraciur or Crane Branch—or unie direct to (.rane l.tmilerl, II TO Berner Hall bquare, Monlreut.CRANE LIMITED In HEATING, too, v ou can depend on Oane to nit the specific need — a hot water or steam boiler of the right tvpe and capacity—hot water beaters—standard or concealed radiators, or radiant baseboard panel».hetber it be for borne or apartment, for »« bool, churcb or store, there i* a Crane m»t allation to assure dependable beating service.7 CANADIAN FACTORIES • II CANADIAN BRANCHES •PRINTEMPS i 954 Quand.nuA.i&jdmjùrijwA.sxpsüdA, font un, iavaqjL IL EST D'UNE PROPRETÉ MICROSCOPIQUE GRÂCE À LA PASTEURISATION Les techniciens experts de la buanderie HOMI lAMIL't disposent de l’appareillage mécanique le plus moderne : machines à laver en métal MOM L, avec compartiment individuel pour chaque paquet, munies de robinets automatiques ou thermostatiques, thermomètres enregistreurs, soupape de vidange automatique, etc.; séchoirs rotatifs; séchoirs tendeurs pour rideaux et couvertures de laine; repasseuses à température et pression contrôlées; presses à vapeur avec régulateurs de temps et de pression.I.es canalisations d’eau chaude et froide ont été calculées pour fournir, à toutes le.phases du procédé, une abondance d’eau douce comme l’eau de pluie.I.es savons utilisés sont les mieux appropriés à chaque tissu.La durée et la température de chaque savonnage et de chaque rinçage sont rig« >ure u se ment c « mtrôlées.I nfin.en plus des analyses faites au laboratoire de la buanderie, des paquets d essai (Standard Test Bundles), traités à la buanderie, sont envoyés périodiquement, pour vérifie.mon, au (ONSI IL NATIONAL DLS Kl (d I MU.HI S, à Ottawa.À Qu'sLâl-OL qjusL la PASTEURISATION' d’an, lavaqs.1 C'est un procédé directement inspiré des travaux du grand Pasteur.Il a pour but d assurer la destruction île toute trace de vie microbienne dans les articles lavés.On v arrive en portant le linge à une température suffisamment élevée, et en Iv maintenant pendant une- période minimum bien définie.Nos formules sont si soigneusement établies et rigoureusement suivies, qu'à la buanderie Home Family, nous ne craignons pas le microscope.I n effet, grâce à la Pasteurisation, chaque article lave est d'une propreté microscopique et hygiéniquement parfaite.2701, rue Charlemagne — Montréal Téléphone : CLairval 4005 BUANDERIE a* I 60°F.ome LAVAGE PASTE OP/SE INC.20 MINUTES BUANDIERS CHARLES-E.TOURIGNY.ing.p président et directeur général N ETTOYEURS ALFRED TOURIGNY c.vice-président et aviseur légal TEINTURIERS J,EMILE GROULX, sec.-trésorier et conseiller technique PRINTEMPS 1954 — 5 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publication consacrée à l'art de l'ingénieur Publiée par l'Association des diplômés de Polytechnique COMITE DE DIRECTION Président Charles-E.Tourigny, B.A., B.Sc.A., inaénieur professionnel Vice-président Lieut.-col.Guy Montpetit, Ing.P., président de l'Association des diplômés de Polytechnique Secrétaire Ernest Lavigne, Ing.P., biblrnthé -aire i MEMBRES : Ignace Brouillet, D.Sc.A., Ing.P., président de la Corporation de l'Ecole Polytechnique Henri Gaudeiroy, Ing.P., directeur de l'Ecole Polytechnique Monseigneur Olivier Maurault, P.S.S., P.A., C.M.G., ¦ '¦ .do l'Université de Montréal, Arphide Longpré, Ing.P., président de la section de Québec de l’Association des diplômés.L'honorable François Leduc.Ing.P., président de la scctior Ottawa-Hull de l'Association des diplômés Laurent Thauvette, Ing.P., président de la section nord de Québec et d'Ontario de l’Association dos diplômés Roger Lessard, Ing.P., professeur a Polytechnique, secrétaire-trésorier de l'Association des diplômés.Arthur Surveyer, D.Eng., Ing.P., président de Surveyor, Ner.r.iger ¦{, Chêr.evert Théo.-J.Lafrenière, D.Sc.A., ingénieur er.chef au Ministère provincial de la santé, professeur a Polytechnique Paul Dufresne, Ing.P., preside-r.: de ¦ ufresr.e Fnqineerin i Company Limited.Louis Trudel.Ing.P., directeur du Service des relations extérieures et de la publicité a The Shawinigan Water f.Power Co COMITE DE REDACTION Président Edouard Montpetit, avocat, ecrétaire honoraire do l'Université de Montréal MEMBRES : Ernest Lavigne, Ing.P., bibhcthe -aire a Polytechnique.Huet Massue, D.Sc.A.directeur du Service de l’économique et de la statistique a The Shawinigan Water f, Power Co René-A.Robert, Ing.P., professeur a Polytechnique.ean Marie Morin Roger Lessard, Ing.P., professeur a Polytechnique, secrétaire-trésorier de l'Association des diplômés.Camille-R.Godin, secrétaire de la direction de Polytechnique Jacques Laurence, Ing.P., professeur a Polytechnique Rédacteur en chel Les auteurs des articles publiés dans la REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE conservent l entiere responsabilité le théories ou des opinions émises par eux La revue publie des articles en français et en anglais Les manuscrits doivent parvenir a la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pa.retournés La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise d la condition d'en indiquer la source et de faire tenir a la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant Il sera tenu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra a la Rédactior.La Revue paraît en mars, juin, septembre et décembre Le prix de l'abonnement est de $3.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, $4 00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnement, publicité, collaboration, etc , doit être adressée au siege de la REDACTION ET ADMINISTRATION ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Denis, MONTREAL.PRINTEMPS 1954 ,o Trimo-.t Canad onne fiVettiAAembt au lecteur Quand l'Association des Diplômés de Polytechnique décida, au cours de son dernier exercice, de se porter acquéreur de tous les droits, privileges et actifs de la Revue Trimestrielle Canadienne, ce geste devait s'interpréter comme une reprise de possession plutôt qu'une acquisition nouvelle.En ellet, pour ceux de nos lecteurs qui n'auraient pas eu l'occasion d'en prendre connaissance, il sera sans doute intéressant de lire, a ce sujet, cet extrait de la prélace du premier numéro de la Revue Trimestrielle Canadienne, paru en mai 1915.Pour répandre dans notre public, la connaissance raisonnée des principes techniques et économiques, et lui faciliter par la même, l’intelligence des grands problèmes actuels, il taut un organe sérieux, qui mérite de recevoir l'appui et les encouragements d'une élite /idole et instruite.Or il n'est pas facile de créer une Revue qui ait quelque chance de vivre, sans s'appuyer sur un groupe réunissant déjà un faisceau de bonnes volontés.Voila pourquoi la Corporation de l'Ecole Polytechnique et / Association des anciens Elèves de cette Ecole ont cru devoir prendre à leur charge, le fardeau assez lourd d'une pareille initiative A :ette époque, la parution de la Revue était du ressort du Comité de Publication de 1 Association des Anciens Eleves de l'Ecole Polytechnique Ce comité était composé de MM Arthur Surveyer, Augustin Frigon E.Malo, lames Laurin et Sir Geo Garneau Au cours des années qui suivirent, de nouvelles personnalités du monde des sciences et des lettres turent appelées a prêter le concours de leurs connaissances et de leur prestige, aux.comités de direction et de rédaction de la Revue.Puis, peu a peu, lentement sans heurts et sans changements brusques, tout en continuant d'avoir son sic-ge social a l'Ecole Polytechnique de Montréal, et d'être administrée surtout par des diplômés de l'Ecole, la Revue devint une institution indépendante de 1 Association Un bref examen des tables des matières de chaque année de publication, pendant la même période, revoie que les articles traitant de "sciences polytechniques’ cédèrent graduellement la place a des articles sur les "sciences économiques" Cette substitution bien qu involontaire de la part des responsables de la Revue, n'en priva pas moins les ingénieurs d'une partie de ces "articles de lond destinés à compléter les données générales qu'ils possèdent que leur annonçaient les fondateurs de la Revue Ayant repris possession de son organe olliciel, l'Association des Diplômés de Polytechnique vous présente, dans ce numéro du Printemps 1954, la nouvelle Revue Trimestrielle Canadienne, ornée d'une toilette plus gaie, et sous un format agrandi qui se prêtera mieux aux nombreuses illustrations qui éclaireront ses textes, aussi bien que ses annonces choisies.De plus en plus, pour mieux servir les intérêts immédiats des ingénieurs, on s'ellorcera de multiplier les articles traitant des sciences pures et appliquées.Il ne faudrait pas oublier, toutefois, qu'on ne s'éloignera pas du champ d'action de l'ingénieur en lui présentant, régulièrement, des articles analysant les répercussions sociales et économiques des plus récentes découvertes scientifiques et technologiques.A l'aurore de cette revivification de la Revue Trimestrielle Canadienne, que nous voulons rayonnante et féconde, c'est avec humilité, mêlée de lierté, que j'ose répéter ce qu'écrivaient les fondateurs de la Revue, il y a près de quarante ans ' .notre objet serait réalisé et nos ambitions pleinement satislaites, si nous pouvions a la lois servir les intérêts pratiques des ingénieurs, et taire connaître au public en général l'abondance de nos ressources et les moyens de les mettre en oeuvre, pour assurer délinitivement la survivance de notre race Charles-E.TOURIGN Y ind.p.président du (Comité de dddirection Canadien PRINTEMPS 1954 — 7 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL V ¦i 'V=V 'êï^U-yrd ÉCOLE POLYTECHNIQUE ÉCOLE D'INGÉNIEURS — FONDÉE EN 1873 Le programme d'études prévoit la formation générale dans toutes les branches du génie et l'orientation dans les spécialités suivantes : TRAVAUX PUBLICS et BÂTIMENTS MÉCANIQUE et ÉLECTRICITÉ MINES et GÉOLOGIE GÉNIE CHIMIQUE et MÉTALLURGIE Les éleves reçoivent a la fin du cours les diplômes dingenieur et de Bachelier ès Sciences Appliquées avec mention de I option choisie.Des études post-universitaires peuvent é+re entreprises a la fin du cours régulier et conduire aux grades universitaires de Maître et de Docteur és Sciences Appliquées.CENTRE DE RECHERCHES ET LABORATOIRES D'ANALYSES Prospectus et renseignements sur demande 14 3 0, rue SAINT-DENIS, MONTRÉAL 8 -¦- PRINTEMPS 1954 1 •; Canada Rev ïfleAAagi Au nom de nom Association il me fait grand plaisir d'attirer votre attention tout particulièrement sur ce premier numéro, d"mit nouvelle dru de loin Refin Trimestrielle, relia française unic/in en son geins au (.anada.La is i/a ainsi maintenant pour but principal di faire cnnnaitri à torn, les activités, spécialités, travaux des confreres et di promouvoir ainsi /'encouragement des nôtres par les nôtres.A nous torn, de publier nos oeuvres, soit sous forme d articles illustrée à"entrevues aiu notre rédacteur ou d'annonces.A mis avons bonnes raisons eh croire i/ne votre Re vue peut lit h uniquement des annonces et nous sommes convaincus tjue loin nos annonceurs corn prendront que te fait de rejoindre d'un seul coup 2000 ingénieurs est un bon placement.Collaborons donc tous, en participant d'une façon ou d'une autre et aussi eu faisant participer les personnes avec qui nous faisons affaires.C ou IfH’iil.In g.IL e CaracO PRINTEMPS 1954 — 9 une nonce a rendre nu liommaijc merilt n n premiere heure.(tin ou al luiner '>edu.i iSnu a nos avec reconnaissance nue non.s Saluons eau u rue uer.a réméré, nui dan.t un encore oeuvre nue nous avons e con I in uer.avec le meme eu I h ouSta Mil < a meme vo nous evonuouS.i PRINTEMPS : » &.'IsS Arthur Surveyer B.A.Sc., C.E., LL.D., D.Eng.* - Président du premier comité d'administration et de rédaction.On doit considérer avec raison M.Arthur Surveyer comme l'un des principaux fondateurs de l'organe officiel de l'Association des diplômés de Polytechnique, auquel il n'a cessé de s'intéresser.— Après l'obtention de son baccalauréat en sciences appliquées de I'Hcole Polytechnique, en 1902, le jeune ingénieur alla poursuivre des études de spécialisation en Belgique, à I'Hcole spéciale d'industrie et des mines du Hainaut, pendant deux ans.— Kn 1911, il fondait son bureau d'ingénieurs conseils, qu'il dirige encore aujourd'hui sous le nom de Surveyer, Nenniger et Chênes ert; en 1919, il était appelé à siéger comme membre de la Corporation de I'Hcole Polytechnique.poste qu'il continue d'occuper.— Membre honoraire de l'Hngineering Institute of Canada, il en fut le président de 1924 à 1925.Il fait également partie de plusieurs sociétés professionnelles, canadiennes et internationales, ainsi que de commissions fédérales.Hntre autres, il fut l'un des deux Canadiens français à siéger à la Commission Masses, pour l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada.D'importantes compagnies ont tenu à profiter de ses lumières en l'appelant à leur bureau de direction.— Déjà docteur du Rensselaer Polytechnic Institute, Troy, N.Y., (1924), l’Université de Montréal ajoutait à cette distinction, en 1942, en lui décernant un doctorat en droit "honoris causa".Ro.,e Tr e Car^dier.ne PRINTEMPS 1954 — ! I Edouard Monipeiii B.A.LL.D.tâML T '•J Aux fondateurs de 1915, qui voulaient assurer à la revue trimestrielle canadiennh un haut ton et une tenue irréprochable, un nom s'imposa aussitôt comme rédacteur en chef : celui d'Edouard Montpetit.Ce jeune professeur, qui occupait une chaire à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales et deux à la faculté de droit, était déjà considéré comme un de nos plus brillants universitaires.Cette renommée était d'ailleurs confirmée.cinq ans plus tard, par sa nomination au poste de secrétaire de l'I'niversité de Montréal.Pierre angulaire de l’Université nouvellement autonome, et pendant près de trente ans, il conserv e encore le titre de secrétaire général honoraire.Présent à toutes les initiatives d'essor culturel et économique de notre peuple, il serai; trop long d’énumérer les mouvements ou les fondations qui demeurent redevables à M.Montpetit.Parmi ces dernières, nous ne pouvons néanmoins passer sous silence celle de la faculté des sciences sociales, économiques et politiques, qui depuis 1920 a éveillé l'opinion canadienne-française sur des problèmes intimement liés à notre survivance.Personne n'ignore l'oeuvre écrite de M.Montpetit, qui constitue une contribution importante à la littérature canadienne-française de ce premier demi-siècle.En lui octroyant leurs honneurs les universités canadiennes et étrangères ont voulu connaître en lui le plus digne représentant de notre petit peuple.Inutile de dire que la REVUE TRIMESTRIELLE a toujours insisté pour que M.Montpetit demeure l'un de ses collaborateurs.Ce qu'il est encore.o.a n a d i e n n PRINTEMPS 1954 Théo.-J.Lafrenière B.Sc., M.Sc., D.Sc.,4., P.En g.Collaborateur de la première heure, M.Théo.-J.Lafrenière a toujours été un solide appui de l’Association des diplômés de Polytechnique et de la RL VL h TRIMKSTRILLLL, dont il fut un collaborateur assidu.— Né à Sorel en 1888, il y fit ses premières études pour venir ensuite au collège Mont-Saint-Louis puis à ITcole Polytechnique, où il obtenait brillamment son B.Sc.A.Soucieux d'une compétence hors pair, il alla perfectionner son art au Massachusetts Institute of Technology, qui reconnut sa compétence en lui octroyant une maîtrise, honneur peu courant dans les premières années de ce siècle.— M.Lafrenière est professeur de génie sanitaire à Polytechnique depuis 1912, et il est chargé de cours en cette matière aux universités de Montréal et Laval, depuis dix ans.— Ancien président de l’Association des diplômés, dont il demeure un des membres les plus actifs, il fait aussi partie de nombreuses associations professionnelles où dans plusieurs il occupe un poste tie commande.— bn 1948, l'Université de Montréal lui décernait un doctorat en sciences appliquées, à titre honorifique, et, en 1950, la Canadian Institute on Sewage and Sanitation lui remettait la distinction Bedell.anad e PRINTEMPS 1954 -15 BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social : MONTRÉAL Actif, excédant $500,000,000 JjüidsA, DpÂfmJtiojiAu dsL banqiis, si, dsL {slcucsmsjit Comptes courants Prêts et escompte Coffrets de sûreté Comptes d'épargne Prêts personnels Encaissements Mandats — Change sur tous payr.-• ,*v Le béton de l'émissaire d'orage, dans la partie construite à ciel ouvert, a été coulé en sections alternatives, suivant une méthode permettant l'utilisation minimum de moules métalliques.Ces moules sont nécessaires pour obtenir une surface lisse, avec coefficient minimum de friction.R e v.o Tr.me it rie e Canadienne décidés, dont sept pour les eaux d'orages et un huitième, en aval du barrage, pour les eaux ménagères venant d’un intercepteur parallèle à la rivière.Les sept premiers émissaires portent directement à la rivière les eaux d'orages de sept grands bassins, qui sont drainés par des égouts collecteurs respectifs: les eaux ménagères, en temps sec, sont en totalité déversées dans l'intercepteur à l'aide de clapets, contrôlés automatiquement par flotteurs, et placés dans des chambres dites de régulation''.L'égout collecteur dont il est ici question a reçu le nom de Meilleur-Atlantique, en raison du trajet suivi et de l’ancien nom des rues Bremner et St-Zoti-que; son émissaire d'orages, rivière des Prairies, est face à la rue Tolhurst, tandis que les eaux ménagères sont portées, par l'intercepteur, en aval du barrage, face à la rue Lauzanne.-1 ¦ Moule en acier, utilisé en tunnel, pour la construction d'un égout de 7'—0“ de diamètre, en forme de fer à cheval.Ce moule télescopique simplifie grandement le travail : il sert de support et est de déplacement facile.PRINTEMPS 1954 —17 Le tuyau de béton armé avec cylindre d acier HYPRESCON pour conduites daqueduc et canalisations sous pression.Il est formé d un cy.Indre d’acier soudé muni de bouts spéciaux pour joint au caoutchouc avec enduit intérieur de béton centrifugé et revêtement extérieur de béton lourdement armé vibré en place.Longueur régulière de 16'0" avec divers raccords.Qualité assurée - - Fabriqué suivant les devis A.W.W.A.avec d amp'es facteurs de sécurité chaque étape est vérifiée et contrô'ée égoureuse-ment pour assurer 1 uniformité et la qualité.Facile à poser — Le joint au caoutchouc se centre automatiquement et ne nécessite pa; de matage.Gros débit — N étant pas sujet à la corrosion ou tuberculation, ii conserve sa surface lisse 'ndéfi-niment.Sa capacité d écou'ement est très é'evée et augmente avec l'usage.C= 145 Longue duree — Le métal du tuyau ne vient pas en contact avec 1 °au intérieure ou extérieure, ce qui lui assure au sein du béton une conservation indéfinie.Sécurité absolue — L ensemble béton-acier a des propriétés élastique, qui le rendent pratiquement inéclatab'e.Aucune rupture soudaine n e-L possible.Pièces spéciales — Les coudes, cône; et bouts spéciaux sont fabriqués de béton-acier comme ;e tuyau et ont 'es mémer propriétés de résistance et de durée.Prix et brochure descriptive fournis sur demande PRESSURE PIPE COMPANY OF CANADA LIMITED 6905, Avenue Clanranold Montréal, Qué.P0 Ig _ PRINTEMPS !954 • • ¦ : • •S «is 1 & jp; X ' .(V * .¦ c Vue d une partie de l'embranchement courant sous le boulevard Métropolitain.Pour une longueur de 1,100 pieds, construite à ciel ouvert, des sections circulaires de 7—0 de diamètre en béton préfabriqué ont été utilisées, avec revêtement en béton armé.Ces tuyaux provenaient d'un surplus sur un autre projet.A: SàïïîS r ^ '4- IMS 9H» Un tuyau d acier de 200 pieds avant son lancement dans la rivière.Hermétiquement fermé aux deux extrémités, il est muni d uno valve permettant l’entrée de I eau pour fin de contrôle au moment de l'immersion.Deux tuyaux ont été ainsi immergés après avoii été assemblés pendant la flottaison.Le bassin devant être drainé par le Meilleur-Atlantique a une superficie de 5,425 acres, répartis entre les municipalités de Westmount, Ville Mcnt-Royal, Ville St-Laurent, Outremont et Montréal.L'égout collecteur ne traverse pas nécessairement ces municipalités, mais toutes ont des embranchements avec les égouts secondaires venant s'y déverser éventuellement L'égout collecteur proprement dit a son point de départ a l'intersection des rues St-Zotique et St-Hubert, et court ensuite: rue St-Zotique, de St-Hubert a Hutchison: rue Hutchison, de St-Zotique a Beaumont rue Beaumont de Hutchison à de l'Epée; avenue de l'Epée, de Beaumont a Crémazie; rue Bremner, de Crémazie à Henri-Bourassa.A cette dernière intersection se trouve une chambre de régulation qui déverse, dans l'intercepteur du boulevard Henri-Bourassa les eaux ménaaères et dans l'émission les eaux d'orages.L'émissaire dont le diamètre est de 14 pieds se continue, rue Bremner jusqu'à la rue Dozé, pour se diriger vers Lest sur cette dernière jusqu'à la rue Tolhurst, et de la en direction nord jusqu'à 200 pieds de la rive.Dans ces derniers 200 pieds, l'émissaire se transforme en deux tuyaux de dix pieds de diamètre.Cette transformation a pour but, pour même équivalence de capacité, de réduire la hauteur et d'éviter ainsi tout risque de bris par les glaces.En plus des trajets mentionnés pour le collecteur proprement dit et l'émissaire, des embranchements importants font partie du même projet et suivent les voies suivantes: rue Beaumont, de de l'Epée jusqu'au prolongement du boulevard Dollard venant d'Outremont; boulevard Métropolitain, de de l'Epée jusqu'à l'avenue St.Clair (Ville Mont-Royal); avenue Athlone (Ville Mont-Royal), du boulevard Métropolitain jusqu'à l'avenue Laird; avenue Laird, de Athlone au Chemin de la Côie-des-Neiaes.On compte aussi d'autres embranchements, sur les rues Churchill, Glencoe, Legendre, etc.Le projet couvre une distance totale de 51,025 pieds linéaires, dont 19,546 en tranchée, et 31,479 en tunnel.Les diamètres varient graduellement selon le besoin, de 4 pieds jusqu'à 14 pieds, pour des conduites épousant la forme dite de fer-à-cheval.à il • • r PRINTFMPS 1954 — 19 •*' t-'m PRINTEMPS 1954 Section en forme de fer à cheval de 14' 0" de diamètre.Coulée à ciel ouvert et faisant partie de l'émissaire d'orage on pourrait facilement y faire circuler un train de voyageurs .mais telle n'est pas la fin qu'on lui propose ! Face a la rue Tolhurst, le lit de Id rivière des Prdiries est soigneusement prépdré pdr les sca-phdndriers pour recevoir les tuyaux d issue de l'égoût collecteur.Nivelé pdr dynamitdge, le lit offre un coussin de pierre concassée, sur lequel reposent les sections jumelles en acier, qui sont recouvertes de pierres dites "rip-rap -v- h tëWi ¦ZJj***'* '-'Ü2 Flottant à quelque mille pieds de leur position définitive, les tuyaux jumelés attendent que leur lit de pierre concassée soit prêt à les recevoir.Toutes ces conduites drainent par gravité et sans usine d'élévation ou de pompage ce territoire de 5,425 acres.Elles sont presque toutes en béton mo-nolitiaue coulé sur place.Le matériau est le même pour les regards d'inspection, les chutes à neige et autres accessoires.Le béton est de type 1-2-4 et doit avoir une résistance minimum de 3,500 livres au pouce carré et répondre a toutes les exigences de l'A.S.T.M.1! doit aussi être vibré.Lorsque l'excavation est pratiquée a ciel ouvert, le béton est généralement armé, mais dans une assez longue partie du Meilleur-Atlantique, les épaisseurs sont telles que l'acier d'armature a été éliminé, en raison des restrictions sur l'acier qui n'ont cessé qu'après la demande des soumissions Pour l’excavation en tunnel, aucun amer d’armature n'est exigé lorsque la consistance du sous-sol le permet; dans le cas de l'égout actuel, 62’- du travail est fait en tunnel et dans le roc solide.Dans ce cas, le béton est coulé entre une forme d'acier et la surface rugueuse du roc.Cette dernière exigence force le constructeur à des précautions, afin d'éviter toute Rev je Trir*-,, excavation inutile, ne recevant aucune compensation pour le surplus de béton coulé et qui n'est pas exigé par la face théorique externe de la conduite Le projet a été divisé en cinq sections distinctes, et des soumissions ont été demandées pour chacune A l'heure actuelle, quatre des cinq contrats ont été accordés.Le cinquième doit l'être d'ici quelque temps.Le coût du Meilleur-Atlantique est estimé a environ $15 millions ceci comprend l’étude du projet les plans et l'exécution.Soulignons ici que les études, plans et devis ont tous été préparés par les ingénieurs du service des travaux publics.Le service s'est occupé également de la surveillance des travaux et des analyses de laboratoire.Quoique cet égout soit exécuté et financé par la ville de Montréal, les municipalités déjà mentionnées auront a payer leur quote-part selon ieur pourcentage d'utilisation et suivant une ordonnance de la Régie des services publics.Disons, en terminant, que le Meilleur-Atlantique n'est pas le projet le plus important parmi ceux exécutés depuis plus de vingt ans ou qui sont au programme des années à venir.e le Car a PRINTEMPS 1954 — 2 Mira H®* ibii un «D Charpente du Nouvel Edifice de La Société des Artisans coin Craig et St-Denis, Montréal.BROUILLET & CARMEL INGÉNIEURS CONSEILS IGNACE BROUILLET, Ing.P., D.Sc.A.E.-GUY CARMEL, Ing.P., B.Sc.A.MArquette 8371 515 rue de Montigny, ch.21 Montréal, Que.22 - PRINTEMPS 1954 Rc ,q Trime Caradienn 3 -LA TORSION DES POUTRES RECTANGULAIRES DROITES par - Lucien Jacques, Ing.P., B.Sc.A.SITUATION DU PROBLÈME La torsion d'un corps anisotrope et hétérogène constitue sans nul doute un des problèmes les plus complexes de la résistance des matériaux.Pourtant ce n'en est pas moins un problème assez fréquent pour l'ingénieur, car l’architecture d'aujourd'hui ne peut qu'engendrer des pièces soumises à la torsion.Tantôt ce sera un escalier en spirale, tantôt une poutraison circulaire, ou peut-être tout simplement le porte-à-faux qui tord une poutre droite.Ce sera aussi le résultat d'une charpente asymétrique ou que sais-je encore On peut difficilement éviter la torsion.Aussi doit-on en chercher les solutions.Celles obtenues jusqu'à date nous semblent indécises.Tout de même nous voudrions dans les quelques pages qui vont suivre indiquer la solution qui nous semble la plus employée (sinon la plus effective) dans le cas particulier des poutres rectangulaires droites.Nous l'avons recueillie surtout chez des auteurs européens (voir bibliographie); nous ne ferons que l'exposer sans la commenter.Si d'autres voulaient y ajouter leurs commentaires nous les recevrions avec empressement car nous aurions alors atteint notre but.DIVISION Cet exposé sera fait en deux parties.1 D'abord nous établirons la façon de calculer les moments de torsion dans les poutres droites, 2e Connaissant ces moments, nous déterminerons les efforts de torsion dans les poutres rectangulaires, résultant de ces moments.Rev,e Trime,le Conad:enre CALCUL DES MOMENTS DE TORSION Les différents auteurs (2), (3), (8), (10) semblent d'accord à se faciliter la tâche en considérant une charge en encorbellement telle que P (fig.1) comme la résultante de deux systèmes de forces, l'un travaillant à la flexion simple et l'autre à la torsion pure.(Le Suédois Ove Pettersson a fait une analyse mathématique complexe (4) de la torsion combinée à la flexion, mais il ne traite que de cas particuliers avec poutre homogène ce qui ne peut s'appliquer au béton armé).La force P, appliquée en un point E situé à une distance de la poutre AB, est remplacée par 1 une force P' appliquée au pied de la perpendiculaire EG a la poutre AB, (cette force P' fait travailler la poutre à la flexion simple) et, 2° un couple de moment égal à Pd, qui tend à faire basculer la poutre du côté du point E, et fait travailler la poutre à la torsion pure.PRINTEMPS 1954 — 23 DÉFINITIONS ET CONVENTIONS Pour abréger le langage, nous dirons qu'un couple est perpendiculaire à une poutre si le plan qui le contient est perpendiculaire à cette poutre (Couple de torsion Pd, lia.1 ).De même dirons-nous du couple qui a son plan parallèle à l'axe de la poutre (Flexion de la poutre AB, fia.1).En une section donnée, la torsion d'une poutre est positive, quand, ayant choisi sur l'axe de cette poutre un sens positif, les couples appliqués tendent à faire tourner cette section dans le sens des aiauilles d'une montre par rapport à la section infiniment voisine qui la précède, (Le sens positif de la poutre étant celui de la aauche vers la droite de A vers B, fia.1).RELATION DE BASE Soit deux sections C et D, D étant a droite (c'est-à-dire du côté positif par rapport a C) d'un prisme dont le couple de torsion entre les section C et D a une valeur constante, M.(fia.2).¦5* Le moment ayant une valeur constante de C a D, l'angle est aussi constant.Par aéométrie l'on peut alors écrire : 9p _ B B _ dp /TD 6>e E E1 de ^ L'anale de torsion O dépend donc directement de la distance de la section D à la section C De même l'on comprendra aisément que cet angle soit proportionnel au moment de torsion ap pliqué, M.L'on peut donc écrire en définitive k, étant une constante qui dépend de la forme de la section et du matériau qui constitue la poutre.(Ce coefficient est exprimé plus exactement plus loin).La rotation de B vers B' se faisant dans le même sens que le moment appliqué en B, i > aura donc le même siane que le moment en B.TORSION DES POUTRES DROITES À ENCASTREMENTS PARFAITS Soit le couple de torsion M, appliqué en un point P d'une poutre AB parfaitement encastrée en ses extrémités A et B.(fia.3).Nous supposerons la poutre soumise à aucune autre force ou moment extérieur Puisque entre A et P il n'y a aucune force extérieure pour détruire l'équilibre, le moment de torsion compris dans cet intervalle sera constant et égal au moment de torsion en A, Ma Au point P, le moment extérieur, M, s'additionne algébriquement au moment Ma pour donner un moment résultant constant de P a B et égal au moment de torsion Mb.L'on constate aisément que : + = M (S) Considérons maintenant l'angle de torsion < >p au point P Grâce a la relation établie au numéro précédent, nous pouvons écrire qu’à la section immédiatement a aauche du point P 9= Kîid ® ^, = KMaX (?) Tandis au'a la section immédiatement a droite du point P nous avons Ces deux equations étant des expressions différentes d'un même anale, nous pouvons écrire la poutre AB parfaitement encastrée, il suffit de construire le dynamique des vecteurs avec une distance polaire S = 1/k.(fig.4) La courbe des déformations m(t) sera le funiculaire correspondant.p» ?» T" b r"l 4 La poutre étant a moment d'inertie constant, le facteur k est le même dans les deux expressions et l'on obtient ainsi : Max = Mb(^-x) CO ou encore et finalement : TORSION DES POUTRES DROITES À ENCASTREMENTS ÉLASTIQUES Par définition, l'encastrement d'une poutre à la torsion (ou à la flexion) est élastique, lorsqu'il y a proportionnalité entre l'anale » i de déformation dû à la torsion (ou à la flexion) dans cette poutre à l'appui, et le moment M de torsion (ou de flexion) dans la section infiniment voisine de cet appui.Ce qui s'exprime ainsi : M-R G (LO dans laquelle la constante R est, par définition, le coefficient d'encastrement à la torsion (ou à la flexion).L'on constate alors que le diagramme des moments de torsion d'une poutre à encastrements parfaits, est tout à fait analogue au diagramme des efforts tranchants d’une poutre à appuis simples.REMARQUES 1 Les valeurs des moments algébriques en A et B sont évidemment de signes contraires.Si le moment M du couple appliqué est positif, le moment de torsion de A à P sera négatif, et de P a B, positif.2° Si nous avions plusieurs couples de torsion appliqués à la poutre AB, parfaitement encastrée, nous pourrions, par un raisonnement absolument identique au précédent, démontrer que le diagramme des moments de torsion est encore analogue au diagramme des efforts tranchants d'une poutre à appuis simples.3" Pour déterminer les angles de torsion, dans le cas où nous avons plusieurs moments appliqués a Revue Trimestrie e C F i ^ 5 Soit la poutre AB de la fig.5 soumise aux moments extérieurs de torsion Ml, M2 et M3, mais encastrée élastiquement en A et B.Entre les couples appliqués et les couples de réaction des appuis nous avons toujours la relation Ma +MW +M?+ = ° (12; acadien PRINTEMPS 1954 - Puisque la poutre n'est pas parfaitement encastrée en A et B, nous aurons en ces deux points une certaine déformation ( )A et < >3.De par la relation de base (2), au point PI nous pouvons écrire : &\ ~0A = Cl3") de même au point P2, + Q£) Egalement au point P3, ^=-KU3-x2) (Ma-v M, + M2) (Lb) Et finalement au point B : + (jfc) Les conditions d'encastrement telles que définies par l'équation (11) nous permettent d'écrire : û7> G® REMARQUE Le deuxième membre des équations (13), (14), (15) et (16) est précédé du signe — parce que entre A et PI le couple de torsion est -Ma; et ainsi des autres points.Les premiers membres de (17) et (18) sont précédés du signe parce que les rotations des sections d'appuis sont produites par les couples -Ma et -Mb et non pas par les couples Ma et Mb qui ne sont que des couples résistants.Remplaçons OA et hb dans (13 et (16) par leurs valeurs tirées de ( 17) et ( 18).De là on remplace successivement • b) r\ et l'effort dans une spire sera égal a l'effort unitaire par la distance entre deux spires, soit L M 2W C + b y- 2 Pour le calcul des étriers considérons les composantes au point P2 de la fig.7.En un point quelconque, P2, de l'arête du prisme aboutissent deux efforts égaux de compression dirigés à 45 .Les composantes de ces efforts dans le plan situé perpendiculairement à l'axe longitudinal du prisme sont égales à "p".S _ Md _ M 2(c.+h>) = M (c.-t- b) ZV//Z 2VV/2* n nW/2 h_ p_ M 2 W tr'eüe Canad:enne PRINTEMPS 1954 — 31 en moyenne.En répétant cette décomposition pour chacun des quatre angles d'une bande périphérique de hauteur égale à l'unité et dont la ligne moyenne est située dans un plan perpendiculaire à 1 axe longitudinal du prisme, on constate que cette bande est soumise à un effort de traction constant égal à : h — M Cette formule nous permet de calculer 2x W l'effort dans les cadres En effet, s; nous disposons ces derniers a une distance d 1 effort de traction dans un cadre sera : et l'effort dans chacune des barres sera d'après l'équation (39) : L M 2 W c + Vï et la section requise d acier devient M e b = 3 C*4) H = MçL ^ zw Les formules (39) et (42) qui permettent de déterminer les armatures de torsion constituées par cadres et barres longitudinales pour les prismes rectangulaires sont valables également pour les prismes ayant n'importe quelle section OBSERVATIONS CONCERNANT LES ARMATURES DE TORSION a) Pour que les armatures de torsion puissent remplir leur rôle, il est indispensable que leur an-craae et leurs recouvrements soient réalisés dans des conditions normales.b) Il faut répartir les barres longitudinales dans le rapport du périmètre qui sera couvert par chacune des barres.Il est préférable de placer au moins une barre au milieu du grand côte et une dans chacun des quatre angles de la section droite Dans un tel cas 1 espacement moyen des six barres devient : d = 2(c + b) 6 Si la hauteur de la poutre est relativement arande par rapport a sa largeur, il devient nécessaire de prendre comme d" dans la formule (39) la longueur intéressée par chacune des barres.Ainsi les barres situées au milieu de la hauteur nécessiteront chacune A*.= _î±- „ i 6s) 2 W f£ 2.tandis que les barres de coin devront cvoir une section égale a : = -tL- (£ + 2Wfj V2 4 / ESSAIS DE TORSION Nous reproduisons certains résultats obtenus par le professeur allemand Morsch, résultats cités par J.Kopciov/ski et tirés de Der Eisenbetonbau , 1 vol.Ile partie Ces résultats ont été obtenus a l'aide de cylindres pleins de 40 cm.(157 po.).ÉLÉMENT Moment de torsion correspondant à la formation des fissures kg : cm li : po Moment de torsion de rupture kg : cm li : po Non armé 233,333 202,000 233,333 202,ÜUU Armé de 10 barres longitudinales 233,333 202,000 238,333 207,000 Armé de cerces tous les 11cm.(4.33 po.) 250,000 216,500 250,000 216,500 Armé de 10 barres longit.et cerces tous les 11 cm.246,667 214,000 378,333 336,200 Armé de spires au pas par de 11 cm.270,000 234,000 700,000 rupture non atteinte .PPI'.TEMPS 1954 R.-.T'-" o Can ad i' VALEURS LIMITES DES TAUX DE TRAVAIL On voit d'après ce tableau que a) une armature constituée uniquement par des cerces ou uniquement par des barres longitudinales n'est pratiquement d'aucune efficacité b) les spues sont de beaucoup plus efficaces que l'armature constituée par des cerces et des barres longitudinales.Ceci s'explique par le fait que les spires à 45 suivent la direction des efforts des tensions principales de traction développés par la torsion tandis que l'armature par des cerces et barres longitudinales n'interviennent au'après la rupture des bandes de béton tendues, en créant un nouvel état d'équilibre auquel l'ensemble doit s'adapter.Si l’on considère le moment où apparaissent les fissures, l'armature constituée par des spires est également plus efficace que celle du système cerces-barres longitudinales, puisque l'apparition des fissures est retardée dans le cas des armatures hélicoïdales Valeurs suggérées par J.Kopciowski, .a) Si la valeur de la contrainte tangentielle résultante ne dépasse pas 0.1 de la résistance du béton a 90 jours, aucune armature spéciale n'est nécessaire; ' b) Si la valeur de cette contrainte est comprise entre les limites 0.1 et 0.25 de la résistance du béton à 90 jours, une armature de torsion doit être prévue.Cette armature peut être réalisée par un des deux systèmes déjà préconisés.c) Si la valeur de cette contrainte est comprise entre les limites 0.25 et 0.35 de la résistance du béton a 90 jours, les armatures de torsion doivent être des spires.d) Si la contrainte tangentielle dépasse 0.35 de la résistance du béton a 90 jours, la section de béton doit être augmentée.2 Valeurs indiquées par les normes allemandes,!3) Tt indique l'effort unitaire dû à la torsion simple.Te est 1 effort unitaire de cisaillement de la même poutre ARMATURE 120 kg cm' 1700 li po’ QUALITÉ DU BÉTON 160 kg cm' 225 kg cm' 2270 li po' 3190 li po’ 300 kg cm’ 4250 li po' pas d'armature de torsion nécessaire si Tt < 4 kg cm: 57 li po2 5 kg cm2 71 li po2 6 kg cm2 85 li po2 7 kg cm2 99 li po2 pas d armature de torsion nécessaire si : 6 8 g 10 Te + Tt < 85 114 128 142 Section de béton doit être augmentée si ; 14 16 18 20 Tt > 199 22 7 256 284 Section de béton doit être augmentée si 17 2Q 23 26 Te + Tt > 242 284 327 369 Revue* Trime'*fle *:• Ca^aà-*.PRINTEMPS 1954 — 33 La solution du problème de la torsion est donc encore passablement indécise.Nous n'avons esquissé ici que les solutions analytiques du problème, c'est-à-dire la méthode approximative et la méthode plus ' exacte'' de la théorie de Saint-Venant.CONCLUSION Il existe é râlement des méthodes expérimentales de s'attaquer au problème Les principales sont : 1 la mesure des déformations, et 2~ l'analogie des membranes.Cette dernière méthode a été passablement étudiée et mérite considération.Pour le moment nous laissons a d'autres le soir, de les discuter.'ibliocjrapYiie Resistance of Materials.— Fred B.Seely, 1949.La torsion des poutres dans les constructions en béton armé.— Henri Durnerin, "Travaux”, janvier 1937.Bemessungsverfahren.— Bemro Loser, 1948.of the Royal Institute of Technology, Stockholm, No.29, 1949.Strenght of Materials.— S.Timoshenko.1940, Structural Beams in Torsion.— Inge Lyse 6 B.G.Johnson.Trans.A.S.C.E., 1936.Résistance des Matériaux et Elasticité.— G.Pigeaud, 1948.Pratique du Calcul du Béton Armé.— G.Magnel, 1931.Experiments with Concrete in Torsion.— Paul Andersen, Trans.A.S.C.E., Paper 1912, 1935.La Torsion dans le Béton Armé.— J.Kopciowski, "Travaux”, février 1939.Résistance des Matériaux.— B.de Fontviolant, 1924.Advanced Mechanics of Materials.— G.Murphy.1946.Combined Bending and Torsion of Simply Supported Beams of Bysimmetrical Cross Section.— Ove Pettersson.— Transactions 1954 34 — PRINTEMPS Re/vj Tr'-Tù-'.tnello Ca^ad^rne £a prc^eAAicn 4e l ingénieur .ï Inner îr 9 lot 953 Nous n'hésitons pas, messieurs, à considérer comme un événement important le premier Conarès de la Fédération internationale des Associations nationales d'ingénieurs, qui vous réunit a Fame pour débattre diverses questions concerna;.! la formation générale de l'ingénieur en vue de ses devoirs sociaux.L'intérêt du sujet et la haute quali-hcation des membres de votre assemblée permettent d’augurer que vos travaux trouveront partout de nombreux échos.Aussi sommes-nous heureux de vous accueillir ici pour vous dire combien Nous faisons Nôtres vos préoccupations Les arguments que vous traitez dans vos sessions rejoignent en effet l'un de Nos soucis habituels, car ils touchent à certains aspects les plus typiques de la société moderne et conditionnent aussi son orientation future.Notre intention n'est pas d'ajouter des considérations nouvelles à celles que vous avez dé;a développées avec autorité et compétence, mais plutôt de Nous arrêter sur certains points qui Nous paraissent mérite' une attention particulière, tant pour leur contenu intrinsèque que pour les conséquences qui en découlent Votre présente session fixe incontestablement une étape dans la croissance des Associations d'ingénieurs et leur collaboration sur le plan international Sans doute on tend déjà, sur le plan européen, a l'unification des activités, non seulement politiques et économiques, mais aussi professionnelles et culturelles.Toutefois, les motifs qui vous poussent, et la sianification que vous attribuez à vos travaux, permettent d'en espérer des résultats spécialement féconds.Loin de vous borner au seul problème de la formation de l'ingénieur, à son rôle dans la profession technique, vous envisagez aussi sa fonction dans l'economie, la vie publiqu-.la structure sociale de la nation, et même dans l'ensemble des professions et dans le cadre de l'Europe elle-même.Pevt,»' Trinv-' *’'»• (e Ca?adif»nn*.- aïN» s?;?V x J f ' * Il Nous plaît également de voir avec quelle sincérité et quelle conviction ces matières complexes ont été abordées par les différents rapporteurs.Un examen sérieux vous a permis de déceler dans les divers pays les positions de chaque groupe, ses convictions et ses espoirs, ses défiances aussi et la manière dont il envisage les remèdes.Même s'il n'est pas possible d'entrer dans le détail des solutions, même si celles-ci ne dépendent pas en*ière-ment de vous, vous avez du moins pris conscience des données générales de la situation et des lignes à suivre pour l'améliorer.Vous avez surtout avivé un esprit collectif qui, par-dessus les diverses nuances locales, vous réunit tous dans un accord fondamental, où les tendances similaires et les points de contact sont bien plus nombreux que les divergences.Vous savez que vous constituez une force dans le domaine professionnel, et plus encore sur le plan moral : cette force unifiée et bien dirigée est capable à son tour d'entraîner dans son sillage beaucoup dbndi-vidus et d'ensembles encore indécis, dépourvus peut-être de programme bien défini d'étude et d'action, et qui, maintenant, subiront l'attraction de votre mouvement et des idées dont il s'est fait le : romoteur.PRINTEMPS 1954 - ¦ 35 Voilà pourquoi votre Congrès ne manquera pas d'exercer une influence durable et profonde, si du moins, fidèles aux méthodes qui vous inspirent, vous conformez vos démarches personnelles aux principes dont vous avez apprécié le bien-fondé et l’efficacité.Plus d'une fois les rapporteurs ont dénoncé avec regret la situation paradoxale qui semble être faite à votre profession.Il est en effet hors de dcute que l'ingénieur occupe, parmi ceux qui ont construit et continuent à élaborer le monde moderne, une position éminente.La civilisation actuelle se distingue par une extraordinaire évolution des moyens d'action de l'homme, de sa capacité d'observer les phénomènes, de fabriquer des outils destinés à transformer la matière, de construire des engins susceptibles de triompher des distances, et d'établir des échanges rapides et sûrs entre les divers pays; et ces résultats sont le fruit des recherches de l'ingénieur et de ses longues et minutieuses mises au point.Cependant, malgré l'ampleur considérable de son apport, il constate qu’on lui accorde une place trop réduite dans l’organisation de la société, au'il accède rarement aux postes de commande.Prêt à fournir sa collaboration pour l'exécution des projets d'autrui, il prendra rarement en mains la direction des forces économiques, administratives, politiques, dont dépend la marche des institutions publiques.Vous avez indiqué diverses causes de cet état de choses : l'une d’elles retiendra Notre attention, parce quelle Nous paraît plus significative que les autres.On a relevé a juste titre combien la formation propre de l’ingénieur, basée sur l’étude des mathématiques et des sciences expérimentales, le rendait apte à l’observation des réalités concrètes, à l’appréciation des forces et des ressources de la nature et de leurs possibilités d’utilisation.La construction de machines et d’ouvrages d’art exige la plus grande précision, autant dans les calculs Drélimi-naires que dans la construction elle-même et l'agencement des différentes pièces.Même de petits défauts se remarquent très vite et la sanction de la réussite ou de l'échec vient sans retard.L'exercice continu d’un métier aux exigences aussi impérieuses habitue l'ingénieur a s'attacher étroitement aux problèmes concrets, dont les solutions doivent être immédiatement utilisables Le progrès technique est a ce prix et une invention se voit périmée dès qu'apparaît un procédé plus efficace et moins coûteux.Aussi, appliqué constamment à résoudre des questions pratiques, l'ingénieur cède parfois a la tentation de négliger quelque peu l'aspect scientifique de sa carrière, de préférer les procédés empiriques aux solutions théoriques vraies et définitives Obligé souvent d'obéir à des considérations administratives et économiques, il risque peu à peu de voir se rétrécir sa vision intellectuelle des problèmes et de s'absorber trop exclusivement dans un cercle d'intérêts immédiats au détriment de points de vue supérieurs, moins immédiatement utiles peut-être, mais plus universels et par conséquent de plus grande portée Vous insistez donc à juste titre sur la nécessité d’une culture scientifique générale qui permette à l'ingénieur de dépasser aisément sa spécialité et les contingences trop étroites de ses occupations ordinaires pour s'intéresser aux branches connexes et s'aider de leurs ressources.Son pouvoir créateur s'en trouve intensément stimulé et, par là, son efficacité dans la branche qui lui est propre.Il faut cependant avoir le courage d'aller plus loin.Si les applications de la technique ont grandement accru la prospérité économique et répandu un bien-être réc-l parmi les couches plus larges de la population, ceci ne représente encore qu'un acquis partiel.Nous dirions volontiers au'il s'agit d'un premier stade, qui sera le point d'appui de tous les autres, mais ne peut se suffire à lui seul.L'histoire montre que les ères de découvertes et d'inventions ouvrent d'habitude une crise plus ou moins profonde des institutions et des moeurs.Une sorte de révolution intellectuelle et spirituelle bouleverse les esprits et les façons de vivre.I! faut alors un certain temps avant que la société reprenne pleinement possession d'elle-même et mcîtrise les nouveaux moyens d’action qu'on lui a mis entre les mains pour accéder au véritable épanouissement, à l'efflorescence équilibrée de tous les domaines de la culture.En ce sens, on peut dire de l'ingénieur au'il accomplit une tâche de précurseur, qu'il va de l’avant, tendu vers les acquisitions nouvelles et vers l'extension continue du potentiel technique.Cela pourtant ne suffit pas.Il doit aussi pour exercer sur son temps l'influence au’il ambitionne, savoir pour ainsi dire se retourner et mesurer son action non au progrès de l'équipement scientifique et industriel, mais a celui du développement d'ensemble de l'humanité.Il ne s'agit nullement de contester 1 excellence de la technique, les innombrables services au elle rend, les qualités intellectuelles et morales au elle exige de ceux qui s'y adonnent.Mais elle ne satisfait qu’une catégorie de besoins de 1 humanité; exaltée pour elle-même et indépendamment du reste, elle devient nocive et trouble l'ordre existant plutôt qu'elle ne l'améliore réellement.36 — PRU.TEMPS 95< " ¦ • ’ • ¦ • : enr C'est dire que, si l'ingénieur aspire à remplir un rôle de guide et d'initiateur des démarches sociales, il importe d'abord qu'il possède une vue refléchie des fins générales de la société humaine et de tous les éléments qui conditionnent son évolution.Non qu'il doive être compétent en toutes les matières des sciences juridiques, économiques et autres, bien qu'elles puissent lui apporter un utile complément d'information.Mais il lui faut acquérir une idée personnelle et suffisamment approfondie des lois naturelles qui gouvernent l'homme et réais-sent son activité comme individu et comme membre des divers groupes sociaux, en particulier de la famille et de la nation.A cette fin, on ne peut se contenter de considérer l'homme d'aujourd'hui; il est nécessaire de l'expliquer en suivant son élaboration a travers les périodes qui ont marqué le développement de la civilisation On aperçoit mieux la signification des éléments particuliers en les replaçant dans le plan général, où ils s'intégrèrent et où ils apparaissent dans leur juste perspective.N'est-ce pas là d'ailleurs le signe de la vraie culture, soucieuse de distinguer l'essentiel de l'accessoire et de discerner dans un résultat global la part qui revient a chacune des composantes7 II ne s'agit nullement, répétons-le de devenir spécialiste en ces domaines, mais bien de garder l'esprit ouvert à toutes les formes du bien et de la beauté créées par l'initiative et le dévouement des hommes, celles de notre époque et celles du passé, et d'apercevoir les relations qui les enchaînent et en commandent la hiérarchie.De cette largeur d'esprit, l'Eglise elle-même fournit un exemple trop peu remarqué.Chargée depuis vingt siècles d’éduquer la vie religieuse et morale de l'homme, elle ne s'est nullement désintéressée de ses autres préoccupations ou de ses besoins, qu'il s'agisse de sa situation matérielle ou juridique, de son éducation, de l'organisation familiale et civile.L'Eglise n'est jamais restée cantonnée dans une conception étroite de l'homme, parce quelle sait la complexité de sa nature et connaît mieux que d'autres la condition humaine.Sa doctrine sociale reflète très exactement cette position centrale et s'efforce de faire respecter l'ordre des exigences de l'homme total, corps et âme, individu et membre de la société, enfant des hommes et fils de Dieu.C'est pourquoi les principes chrétiens sont les plus sûrs garants d'une évolution normale et heureuse de l’humanité.Nous avons loué tantôt votre souci de répondre pleinement à votre rôle social.Votre situation au sein des entreprises, où vous constituez le lien entre la direction générale et les agents d'exécution, réclame de vous non seulement des aptitudes professionnelles, mais un sens profondément humain.Vous avez à diriger des personnes intelligentes et libres Rev .*• T rime:* '’e e Canadienne Si vous vous efforcez de garder devant les yeux la vue de l'homme totale et compréhensive dont Nous venons de parler, vous n'aurez pas de peine à vous rendre compte que les problèmes personnels qui engagent votre vie et votre destinée, ceux qui touchent aux couches les plus intimes de votre esprit et de votre coeur, se posent avec autant d'acuité, bien que d'une manière moins réfléchie, pour le plus humble de vos subordonnés.'/ous aimez qu on vous confie des responsabilités, au on vous laisse la liberté de prendre des initiatives; vous désirez percevoir le but poursuivi et enregistrer au fur et à mesure les étapes qui vous en rapprochent et vous souhaitez déborder le cadre purement professionnel, pour développer votre personnalité tout entière; tout cela est bon et légitime.Il est donc souhaitable que le travailleur le plus modeste y participe progressivement.Après 1 avoir traité trop longtemps comme un outil de production, corvéable à merci, on s'est préoccupé des conditions matérielles de son existence.On reconnaît à présent qu'il serait bien insuffisant d'en rester là.Puisque le travail est pour tout homme une nécessité, il faut que les occupations professionnelles ne briment pas ses sentiments les plus naturels et les plus spontanés, mais respectent pleinement sa dignité.C'est dire qu'il ne peut suffire de voir en lui un producteur de biens, mais qu'il faut le traiter comme un être spirituel que son travail doit annoblir et qui attend de ses chefs plus encore que de ses égaux 1 intelligence de ses besoins et une sympathie vraiment fraternelle Pour accroître son influence et le prestige de sa profession, il n'est pas nécessaire que l'ingénieur cherche à sortir de son rôle.Dans un univers où s ouvrent tant de chantiers, des tâches splendides 1 attendent, s il prend garde de ne pas iaisser rétrécir son champ de vision, ni alanguir sa générosité.Pour cela, que sa vie personnelle soit ordonnée, qu'il respecte en lui les aspirations ies plus hautes, d ordres religieux et moral; que jamais des intérêts égoïstes, l'attachement aux commodités ou à la richesse, la poursuite d'avantages matériels ou honorifiques n entachent son idéal, cet idéal que pendant ces jours d'étude vous avez voulu reaarder dans toute sa noblesse.Nous vous souhaitons le courage optimiste, que n'entament pas les échecs et les difficultés inévitables.Vous rencontrerez sur votre route du septi-cisme et l'incompréhension.Mais votre foi aux destinées authentiques de l'humanité n'en sera pas affectée.Dieu qui connaît le fond des coeurs approuve vos intentions généreuses.Qu'Il vous donne la force de les réaliser et protège vos personnes, vos familles et vos collaborateurs PRINTEMPS 195-4 — 37 Brvnner ffljfabute ok Ca£cium> Mono 8308®*® est synonyme de meilleur béton, à meilleur marché ! Le Chlorure de Calcium Hrunner Mond dans le mélange de ciment donne les résultats suivants: des Irais moins élevés, des retards moins considérables, une plus grande sécurité.Il est beaucoup employé et recommandé par ies principaux entrepreneurs, architectes, agences gouvernementales et manufacturiers de produits de béton.| FRAIS REDUITS — Le Chlorure de Calcium ¦ Hrunner Mond dans le mélange permet un fini plus rapide; il réduit les retards coûteux entre les opérations.2 DURCIT PLUS VITE —Il diminue la période de “ protection et réduit au minimum le danger de gelée par les temps foids.2 RÉSISTANCE HÂTIVE CONSIDÉRABLE — I n ^ développement rapide de la force permet d'ériger les murs sur les bases et d'ériger les appuis et les montants plus n'it.A RÉSISTANCE FINALE PLUS GRANDE — Des épreuves ont démontré que le chlorure de calcium augmente la résistance finale de 1% à 1 Zn'r,.5 PROTECTION SUPPLÉMENTAIRE PAR LES TEMPS FROIDS — Le Chlorure de Calcium Hrunner Mond réduit la proportion d’eau dans le ciment et abaisse le point de congélation de l’eau.6 TRAITEMENT UNIFORME — Le Chlorure de Calcium Hrunner Mond est recommandé pour tout le béton de structure — les planchers, les murs, les colonnes.•J PÉRIODE DE PROTECTION PLUS COURTE — * Il la réduit de moitié.Le temps, la main-d'oeuvre, les appareils de chauffage, les toiles et le combustible coûtent donc moins cher.8 MOINS DE FORMES ET D'ÉQUIPEMENT — Les formes peuvent être démolies plus vite.On a besoin d’un grand nombre de formes et celles qui sont libérées peuvent être utilisées de nouveau.A DENSITÉ ET DURETÉ ACCRUES — Il rend le * mélange plus "gras”, plus malléable.Le béton est plus dense, plus dur et plus durable.Le Chlorure de Calcium Brunner Mond est entièrement fabriqué au Canada BRUNNER MOND CANADA SALES LIMITED MONTREAL TORONTO RI f 11 Tri rr par J.-C.Bernier, M.Sc.1'1, R.-P.Langlois, M.Sc.12' DECOUPAGE AUTOMATIQUE PAR CHALUMEAU UN SERVO-MÉCANISME DE GUIDAGE SON APPLICATION Le terme ' servo-mécanisme" s'applique a un genre de système de contrôle relativement récent, dont la performance dans nombre d'applications s'est avérée d'une élégance et d'une précision sans égaies.Des résultats spectaculaires et parfois presque magiques ont contribué a entourer ce nouveau mot scientifique d'un certain mystère.La complexité et même la subtilité des techniques mises en 'eu n'ont certes pas aidé à l'éclaicir et encore moins le secret dont on a soin d'entourer l’utilisation des servos dans le domaine si important des applications militaires quelquefois d'une façon erronée.Ainsi, les servo-directions et servo-freins des automobiles de modèle récent ne sont pas des servo-mécanismes, mais plutôt des amplificateurs de puissance; d’ailleurs les appellations anglaises "power-steering" et "powerbraking" sont plus exactes.Par contre, un système de contrôle qui assurerait la conduite entièrement automatique d'une au-tomibile sans aucune intervention du conducteur, serait véritablement un servo-mécanisme.Un guidage automatique de ce genre, pour fantaisiste qu'il Il arrive alors, qu'a cause de la difficulté d'en connaître toute la portée, on se serve de ce terme , 1 ) Professeur titulaire cité, Ecole Polytechnique.(2) Professeur agrégé, et chef du département Ecole Polytechnique.dElectri- Fig.1 — Vue d'ensemble du servo-mécanisme de guidage Canadienne PRINTEMPS 1954 —-19 w ‘ y ^ paraisse lorsqu'on l'applique a l’automobile, n'en devient pas moins des plus pratique dans le cas tout à fait analogue du guidage de certaines machines-outils ou autres instruments, tels qu'une machine à graver, avec ou sans pantographe, un plànimètre, etc Pour notre part, nous avons appliqué cette idée au découpage par chalumeau oxy-acétylénique.Nous avons donc imaginé et réalisé un servo-mécanisme (figure 1), dont la fonction est de guider le mouvement d'un chalumeau, sans autre indication de route qu'un simple tracé sur papier de la pièce à découper.Un tel appareil donne évidemment des résultats nettement supérieurs en qualité et en commodité a ceux qui seraient obtenus par guidage manuel, ou même par des gabarits, sillons ou rails, qui sont toujours encombrants onéreux et difficiles à préparer A notre connaissance, on a réalisé des appareils du même genre en Angleterre et aux U.S.A.a peu près en même temps que nous.Nous avons cependant plu sieurs raisons de croire que notre version est plus simple et que nos résultats sont plus satisfaisants.Fig.2 • L'appareil en fonctionnement—^ >t'w » i Description générale, résultats, performance La figure 1 donne une vue d'ensemble de l'appareil A droi te, portant le tracé sur papier de la pièce a découper, une table de 3 pieds par 7 pieds qui peut aussi servir directement de planche a dessin pour la préparation du tracé Une tête d'exploration photo-électrique évolue au-dessus de ce tracé, à peu de distance, sans le toucher Au centre, un chariot directeur se promène sur une table bien plane II peut se déplacer en translation sur toute la surface de cette table.Son mouvement longitudinal (sur la photo' Fig.3 — Le tracé et le résultat PRINTEMPS 19S/- Revue de la gauche inférieure a la droite supérieure) entraîne un cadre riaide roulant sur rails.Son mouvement transversal entraîne une barre portant à son extrémité droite la tête d'exploration photo-électrique et à son extrémité aauche le chalumeau.Sous la table centrale, on a placé la partie électronique du servo et le tableau de commande.La figure 2 illustre le fonctionnement de l'appareil L'opérateur se borne à observer le découpage d'une plaque d'acier selon le tracé qu'on aperçoit sous la tête d’exploration, en haut et a droite.Sur la figure 3, on voit, près de la tête d'exploration, une pièce découpée et le tracé dont elle dérive.Cette pièce a été obtenue par deux coupes parallèles et successives d'après ce même tracé Elle est un exemple typique des résultats qu'on peut obtenir.En effet, elle réunit un ensemble de profils variés susceptibles d'être soumis à l'appareil On voit par ces résultats que la précision de juidage de l'appareil dépasse de beaucoup les plus fortes exigences du découpage au chalumeau.Nous avons d'ailleurs contrôlé l'exactitude de la machine en remplaçant le chalumeau par un style à bille inscrivant la trajectoire directement sur papier.Le dessin obtenu est parfaitement superposa- ble au tracé original et ne comporte aucune irrégularité.Comme en le sait cependant, la coupe au chalumeau a une largeur appréciable d'environ 1 ¦ 16e de pouce, ce qui contribue à arrondir légèrement les angles vifs de la pièce.Notre servo contribue, lui aussi, a arrondir quelque peu les coins suivant un rayon de moins de 1 16e de pouce, ce qui est inférieur à l'erreur introduite par la largeur du trait de coupe Cette erreur peut d'ailleurs être compensée en donnant au tracé directeur une correction appropriée.La meilleure preuve de la précision, de la stabilité et de la fidélité de l'appareil a été obtenue en lui faisant parcourir un grand nombre de fois un même tracé à contour fermé; nous avons constaté que les passages successifs du stylo sont demeurés parfaitement superposés et présentaient l'aspect d'un trait unique Description technique La figure 4 montre les principaux éléments du système dans une disposition correspondant à la figure 1 : la tête d'exploration (nos 5 à 10), la partie électronique (nos 11 et 18), le chalumeau (nos 27 et 28) et le chariot, dans la partie centrale du dessin.19-1 0^-18 Fig.4 — Schéma du méconisme .j - ^ d • ¦ PRINTEMPS 1954- -41 Fig.5 — Schéma du fonctionnement Ce n'est pas notre intention de donner une explication élaborée des détails de construction et encore moins une analyse mathématique de son fonctionnement; nous nous limiterons aux points essentiels et intéressants.Le chariot est porté par trois roues (23, 24, 25) toujours mutuellement parallèles, pouvant être orientées dans une direction quelconque par le cadre-gouvernail (22).Le chariot peut donc évoluer en translation dans toute direction.Deux des roues (24, 25) sont motrices grâce à une courroie entraînée par le moteur (26).Cette force motrice agit indépendamment de la direction et sa vitesse détermine celle de la coupe.Le mécanisme de transmission de cette force comporte nécessairement plusieurs engrenages, visibles sur la figure 7.La direction imposée au chariot est contrôlée par un inverseur électro-mécanique (20) entraîné par un moteur auxiliaire (19).Nous disposons donc d'un chariot capable d'évoluer à une vitesse réglable et il nous reste a lui imposer continuellement la direction du tracé (7), c'est-a-dire lui donner la faculté de voir la route en avant de lui, comme le font les yeux du conducteur d’une automobile, er.balayant du regard le chemin qu'il doit parcourir Pour s'assurer de la plus grande précision, nous choisirons comme tracé directeur la ligne de démarcation entre des plages blanche et noire.Un spot lumineux très fin est projeté sur le tracé par l'intermédiaire d'un système optique de lentilles et de prismes (1, 2, 4, 5, 6).Le spot décrit sur le tracé un tout petit cercle (8) (environ 1 mm de rayon); la rotation de ce spot est produite par la lentille excentrée (2), entraînée par un moteur indépendant (3) de vitesse 1800 tpm ou 30 tours par seconde.Une cellule photo-électrique (9) voit constamment le spot qui tourne sur le papier et traduit en impulsions électriques les changements brusques de la lumière réfléchie.Il en résulte des impulsions rectangulaires de courant, correspondant aux transitions de noir à blanc et inversement Après amplification (10) ces impulsions sont transformées par un réseau de différenciation et de sélection (11) pour ne conserver que des impulsions correspondant au pas sage de blanc a noir seulement Elles sont ensuite transmises à une bague (12) et un balai (13) qui tourne avec le faisceau lumineux Le commutateur (14, 15) et les deux bagues (16, 17) sont reliés au cadre-gouvernail (22) par l'engrenage (21 ! Le commutateur comporte deux segments (14,15) isolés électriquement l'un de l'autre et dont la séparation conserve toujours la direction des roues du chariot.A un instant donné, si le chariot est parfaitement aligné selon le tracé, le balai (13) apporte les impulsions a l'instant précis où il se trouve sur Fig.6 — Le chariot directeur m e s t r i e ' ; e C a n a d ! e n n *-¦ Auf Cr ’ C+Al c -tf.y 42 - PRINTEMPS 1954 Revue Tr: la séparation des segments.Précisons que la iar-:eur de cette séparatior: est très légèrement supé rieure au diamètre de la pointe du balai Dans ces conditions, aucun des segments (14, 15) ne reçoit d'impulsions.Si, par contre, la direction instantanée de marche du chariot est légèrement en erreur, le bala: (13) fera contact avec l'un des segments (14, 15), et les impulsions seront transmises au bloc d'inté-.¦ration et d'amplification (181 par l’intermédiaire des bagues (16, 17) Ces impulsions, selon qu'elles proviennent d'un côté ou de l'autre du commutateur (14 ou 15), actionnent l'inverseur électro-mécanique (20) qui applique aux engrenages (21) le couple du moteur (19) dans le sens approprié Ainsi, la rotation imposée au cadre-gouvernail (22) aait toujours en compensation de l’erreur instantanée de la direction du chariot.Fig.7 — Le chariot vue du dessous directeur, Etant donné que l'échantillonnage de la direction du tracé se fait constamment au taux de 30 fois par seconde, il en résulte un ajustement continuel de la marche du chariot, à cette même fréquence.Nous avons décrit l'appareil sous sa forme finale.I! est évidemment le résultat de plusieurs transformations successives; par exemple, les figures 8 et 9 illustrent un système électromaanétique de direction qui a été remplacé, par la suite, par le commutateur et l'inverseur décrits ci-dessus.Tou; en donnant de bons résultats, il avait l'inconvénient d'ajouter de l’inertie au système et d'imposer une trop lourde charge aux amplificateurs.On peut se demander ce qui arriverait si le mécanisme se déréglait; nous avons provoqué intentionnellement cette condition.Le chariot évolue Fig.8 — Variante électromagnétique du mécanisme de direction • - y v* pr Trimo Canad PRINTEMPS 195*1 - *13 plppl en zigzag de part et d'autre de sa route, tout comme le ferait l'automobile d'un conducteur aux réflexes engourdis par l'alcool ! Au départ il n'est pas nécessaire d'amener le chariot exactement au-dessus du tracé- il suffit de l'orienter en direction du tracé auquel il s'accro chera de lui-méme pour y continuer sa route.Nous laissons au lecteur le plaisir d'analyse! en détail l'influence de l'inertie du mécanisme, du frottement des pièces, des oscill tions parasites, e! de se convaincre que le chariot peut facilement tourner les coins ! Note : — Le travail que nous venons de décrire a été entièrement accompli au laboratoire d'électronique.Il est le résultat d'un travail d’équipe; nous voulons remercier les personnes suivantes qui y ont contribué messieurs R.Noël, A, Denis, P.-L.Piché, T.Rona, E.Morel, E.Sauvé.Fig.9 — Variante électromagnétique du mécanisme de direction ¦ Tr M PS I954 PP i ! Ro.o Tr'ime'Jr'r.o Canadien^ LE MONDE MODERNE ET SES EXIGENCES Evolution du monde — La vie moderne — Les transformations qui l'ont préparée et les exigences qu'elle impose — Situation de notre peuple.L'hon.L.-Esioff Paienaude, ancien lieutenant-gouverneur de la province de Québec et l'un des hommes d'affaires les plus éminents du Canada français, a prononcé cette allocution justement remarquée a l’occasion du doctorat honorifique en sciences commerciales que lui décernait l’Université de Montréal, le 7 décembre dernier.Le monde n'a sûrement jamais été témoin, au cours des âges, d'une évolution comparable à celle que nous avons connue.L'histoire nous apprend le mérite des générations passées et l'éclat dont les peuples ont entouré leur civilisation particulière, les sciences qu'ils ont cultivées, les travaux qu'ils ont accomplis.L’Egypte, par exemple, se glorifie de ses astronomes et de ses merveilleux constructeurs; la Grèce antique garde un éclat incomparable dans l’art littéraire, dans l'art architectural et dans la science pure; dans l'antiquité encore, Rome a su monter à la tête des peuples par la valeur de ses armées et l'autorité de son sénat, de ses juristes et de ses lois.Au moyen âge, la pensée de saint Thomas, rallumant l'antique flambeau d'Aristote, fait briller une flamme si pure et si forte qu'elle est restée le plus sûr guide de la pensée philosophique C'est dans l'âge suivant que l'on voit les esprits scruter de plus près la nature, en analyser les éléments et les propriétés.Peu à peu les sciences se développent.Les découvertes, surtout au cours du 19ième siècle et du nôtre, se précisent dans des applications de plus en plus fréquentes et pratiques pour nous apporter finalement et presque coup sur coup, la vapeur, l'électricité, le transocéanique, le chemin de fer, le télégraphe, le téléphone, l'automobile, le sans-fil, le cinéma, l'avion, la radio, la télévision, l'énergie atomique, et tout un monde que laissent à peine soupçonner tant de merveilleuses transformations.La puissance conjugée de toutes ces forces nouvelles a pour ainsi dire supprimé les distances dans 1 espace et dans le temps.Le globe s'est contracté, les peuples se sont trouvés rapprochés, leurs relations mutuelles multipliées.Revue TrimetV elle Canad:onnc* Si les inconcevables progrès de notre âqe n'ont que trop favorisé la puissance des armes, en revanche, ils ont aussi servi les oeuvres de paix.Mais dans l'un et l'autre cas, ils ont à coup sûr emporté pour toujours l'isolement, le calme et les lenteurs d'autrefois.11 faut bien en prendre son parti.Le monde ne recule pas.On ne reviendra nulle part à la lampe à l’huile, encore moins à la chandelle.Finis désormais les longs voyages a dos d'ânes.C'est en avion de nos jours, qu'on saute les Andes, les Alpes et les Rocheuses.Et où l'on mettait des mois à franchir un continent, on achève le voyage en moins d'un jour.L'ensemble formidable des inventions plutôt récentes a élevé a des puissances inouïes la capacité de production du travail, les possibilités de transport et leur rapidité, les développements de l'industrie, le volume du commerce, la diffusion rapide des nouvelles et des connaissances.Elles ont modifié la face du globe.C'est assez dire quel abîme nous sépare du passé, nous sépare d'hier même, et quel besoin nous avons de nous adapter rapidement et solidement aux conditions nouvelles qui nous sont faites.Nous sommes pays d'Amérique et en plein 20ième siècle.Nous sommes donc dans une ère de machinisme et les conditions de la vie ne sont plus celles qui existaient auparavant.Nous devons les analyser avec prudence et sagesse, et nous devons en tenir compte dans la formation de notre jeunesse Il convient à ce sujet de lire un extrait de l'article de DANIEL ROPS sur La Jeunesse et ie Machinisme" Entants d'un siecle aux fantaisies tragiques, nous vivons sous le régné de la machine.Il est hors de PRINTEMPS 1954 — 45 doute que les machines transforment profondément ce qui constitue encore la base de notre civilisation.Ceux qui prétendent se refuser aux transfer mations du machinisme n'étayent leur argumentation que sur des mots non sur des réalités précises et durables.On peut dire en principe que le but de l'intelligence est moins de combattre le ma :hinisme-que de lui donner des directives et de le dominer La vérité profonde est qu'une civilisation peut être-aussi belle, aussi riche intellectuellement au sic-''Iodes avions qu'à celui des diligences.Que les jeunes hommes d'aujourd'hui les plus intelligents et les plus cultivés, au lieu de désespérer.adherent passionnément a leur si-ccle.Il en vaut la peine En s'efforçant de devenir des chefs, qu'ils prennent la direction du mouvement et ainsi seront franchies sans effort les années d incertitude.XXX Il me semble qu’on ne doit pas entrevoir les va leurs spirituelles et les forces du machinisme comme s’opposant les unes aux autres.Ne vaudrait-il pas mieux les superposer, laissant ainsi la spiritualité pénétrer le machinisme comme la lumière pénètre le verre.La lace du monde chance donc vite et de façon continue, et il importe que les hommes d’expérience et d’étude observent attentivement cette evolution, ¦ et ses causes et ses effets, - pour pouvoir la diriaer dans le sens de l’ordre et du proarès Le Canada ne pouvait pas ne pas ressentir bien vivement - la répercussion de ce grand bouleversement.Néanmoins, il garde son équilibre et poursuit sa marche en avant.On peut ajouter que notre province, dans sa politique générale, tient son rang avec honneur et fierte au milieu des autres provinces.Il y a lieu, cependant, de nous demander si notre groupe ethnique ne s’est pas laissé devancer par les autres dans cette marche vers le progrès Dispercés a travers tout le Canada et placés au milieu d’un continent immense, au sein d’une agglomération de plus de 10 millions d’hommes, différents par la race la langue et la reliaion, nous devons tenir compte de toutes les circonstances qui font obstacle a notre développement sain et traditionnel, comme de celles qui peuvent les favoriser, si nous savons en tirer profit.Nous sommes hésitants et ¦/omme chancelants en regard des changements si brusques et si profonds qui se sont produits dans le monde, et plus particulièrement aux Etats-Unis et au Canada.Il semble même que nous nous ccn tentions d'une attitude défensive au lieu de marche' d’un pas égal avec nos voisins Nous devons avo:r l'ambition de reprendre le terrain perdu et de collaborer d’une façon effective a .a arande vie de la nation Cette ambition doit être fortifiée par la formation complète de la géné ration qui monte et de celles qui suivront.C’est surtout dans leur souplesse et dans le perfectionnement de leur préparation rénérale que résidera, à l’avenir, la puissance de leur influence et de leur action.Il est devenu d'une urgence suprême de vise: à la supériorité afin de suppléer ainsi à l’insuffisance du nombre.Là est pour nous le moyen non seulement de survivre mais d’avoir dans notre urand pays le rang que nous devrions nous faire un honneur d’occuper parmi nos concitoyens Pour atteindre cette fin, il faut avoir des hommes d'élite qui puissent remplir des postes de commande et devenir des chefs dans tous les milieux Les avons-nous ?Les préparons-nous ?Mgr CAMILLE ROY, alors recteur de l’Université Laval, répondait a cette question, il y a quelques années : On ne cesse disait-il de répéter quelles magnifiées réserves de- richesses matérielles nous offre la nature encore tant inexplorée ou inexploitée de cette province.On peut altirmer la même chose de nos réserves de vie intellectuelle.Elles existent assurément et surabondantes.Il reste qu'elles sont encore trop inexploitées, et selon des moyens de culture qui n'égalent pas nos besoins Nous manquons d'hommes dans tous les domaines, plus encore que d'argent.L’an dernier même, devant l’Association des Educateurs de lanaue française, MGR VANDRY, a son tour, tenait un langage encore plus sévère que celui de son prédécesseur.Il venait de déclarer que l’ambition de Laval, c’est de donner au Canada français les élites dont il a besoin, lorsqu'il décida de poser la question suivante à son auditoire Puisqu'a 1 occasion du Congn.-s de la langue français- - noue faisons l'inventaire- de- notre- héritage 46 - - PRINTEMPS I9S4 culturel, il n'est peut-être pas inopportun de nous demander si nous possédons en vérité ces élites ?Eh bien, je vous dis ma pensée telle qu'elle est Non.nous ne les avons pas.Ou plutôt, pour être plus vrai, il est beaucoup trop restreint le nombre de ceux qui chez nous ont vraiment une valeur d'élite.Loin de protester, l'assemblée a applaudi, et MGR VANDRY a repris : /e ne crains pas de vous dire qu'a mon humble avis, nous jetons sur le marché trop de bacheliers.Il vaudrait mieux en tabriquer moins, et qu'ils lussent tous de meilleure qualité Nous n'avons peut-être pas sul/isamment le souci de préparer pour le Canada français une élite de toute premiere valeur le crains, qu'a 1 instar de nos étudiants, nous ne nous contentions trop volontiers de l'a peu près du quelconque, du su/lisant alors que nous devrions inspirer a ces mêmes étudiants le culte de la perfection et l’avoir nous-mêmes.Voulez-vous entendre maintenant la grande voix de son Eminence le cardinal VILLENEUVE, dans une conférence qu'il donnait au Cercle Universitaire à Montréal : Trop des nôtres, placés aux postes stratégiques y sont des hommes fantômes, sans caractère défini sans épine dorsale et sans reins, bien incapables en tous cas, de représenter devant leurs collègues d'origine ou de croyance étrangère le type d'humanité supérieure qu'on devrait attendre d'une éducation catholique et française, en possession des principes surnaturels de la vertu et de la noblesse des meilleures traditions ancestrales.N’y aurait-il pas péril pour l'avenir de notre catholicisme autant que pour notre identité raciale, a élever ainsi dans nos écoles un peuple sans ressorts, dont l'état d'âme est celui du parent pauvre et du serviteur ?Voulez-vous que nous consultions maintenant l'un des hommes les plus brillants de notre génération, M.BEAUDRY LEMAN, qui a dirigé et fait progresser pendant de longues années l'une de nos plus grandes institutions dont il était d'ailleurs le président ECOUTEZ-LE Nous avons fourni a la politique et aux professions libérales un certain nombre d'hommes remarquables.Dans le domaine technique, le commerce, l'industrie et la linan e, notre apport sans être négligeable, reste beaucoup moins important et n’est pas proportionné a celui de nos concurrents Anglo-Canadiens.Nous ne nous sommes pas suffisamment préoccupés, semble-t-il, de former une classe compétente a diriger les populations qui s'industrialisent sous l'influence d'une évolution inévitable, et qu'il eût fallu encadrer dans une solide armature économique.Dans une autre occasion il précisait sa pensée et disait Le crédit, le capital, la richesse sont des instruments dont il faut apprendre l’usage comme des autres instruments de travail.11 ne suffit pas de laçonner de tels outils et de les mettre aussitôt au service du voisin qui sait en tirer profit Et plus loin, il ajoutait encore : Dans un milieu de civilisation économique et a l'âge du machinisme, il appar tient au groupe ethnique français du Canada, plus qu'a tout autre, de se familiariser avec les méthodes et les instruments de cette civilisation et de ce siècle.S'ils n'apprennent a les utiliser et a les faire servir a la conservation de leur idéal de perfection, les Canadiens français seront submergés par le flot de ceux qui, au Canada et dans le reste de l'Amérique du Nord, seront pourvus de moyens d'action plus effectifs et mieux adaptés aux conditions de notre pays.11 paraît désirable de donner un coup de barre énergique dans le domaine de l'enseignement, afin que les classes qui se dirigent vers les affaires soient pourvues d'outils mieux adaptés à la concurrence qu'elles ont a vaincre.Ce coup de barre ne doit pas être purement intellectuel Et plus loin, il ajoutait encore : Si nous continuons à disséminer, a éparpiller, à émietter notre effort, cherchant notre satisfaction dans la multiplication de petites affaires possédées et dirigées par une seule personne, au lieu de constituer de fortes entreprises collectives, notre langue, nos traditions et nos lois ne tarderont pas à disparaître du commerce, de la finance, de l'industrie, en un mot d'une partie vitale de notre civilisation économique.Et M.LEMAN arrive à la conclusion de sa conférence : Dans le domaine des réalisations pratiques, l'Ecole des Hautes Etudes commerciales de Montréal est appelée a rendre d'immenses services, mais son action doit être étendue dans des proportions considérables, et doit être préparée par la formation R*,.« e i e C â n a d •: PRINTEMPS 1954 -47 reçue dans les écoles d'enseignement secondaire et supérieur.Nous sommes, en ce moment même, au foyer de cette école et sans plus tarder, nous saluons son directeur, M MINVILLE, qui accepte volontiers bien des tâches et qui les remplit toutes d'ailleurs avec beaucoup de succès.A côté de lui et avec lui saluons, M EDOUARD MONTPETIT, dont je vois encore le nom sur la liste des professeurs et qui a donné le premier cours de cette école.Il paraît d'ailleurs en avoir été comme l'ange gardien Les articles, les études et les conférences de MM MINVILLE et MONTPETIT sont à lire et à relire afin de mieux apprécier le travail qui se poursuit dans cette maison et le bien qu'elle fait dans tous nos milieux Comment ne pas rappeler, avec reconnaissance, le souvenir des pionniers de l'Ecole, MM.De BRAY et LAUREYS, qui en ont été les premiers directeurs Comment ne pas louer aussi l'attachement de la Chambre de Commerce de Montréal et de ses hommes d’affaires qui n'ont cessé de s'intéresser à son développement depuis le début jusqu'à nos jours.Sur le tout, et pour dire toute notre pensée, nous devons nous employer au plus tôt a perfectionner la formation pratique et profonde de notre jeunesse Celle-ci d'ailleurs devrait au moins prendre avan tage de plus en plus des maisons d'enseignement et des écoles spéciales qu'on a multipliées autour d'elle.Et ces maisons et ces écoles, de leur côté doivent être en mesure de dispenser à notre jeunesse l'enseignement tel que l'exigent impérieusement les conditions présentes de notre province et de notre pays.C'est vraiment aux éducateurs de connaître notre époque, notre province, notre pays et leurs besoins — de se plier aux conditions nouvelles de notre temps, et de préparer ainsi une jeunesse prête a affronter la vie et capable d'aller mettre en valeur les richesses qui s'offrent de tous côtés.Dans les sphères supérieures, les maisons de haut enseignement doivent donner la direction nécessaire.Leur mission n'est pas seulement de diriger par tout notre jeunesse et de la former pour les besoins présents, mais de savoir même la hausser jusqu'aux exiaences de l'avenir.Tout en reconnaissant qu'il est beau et nécessaire de préparer des esprits supérieurs, ouverts aux pures spéculations intellectuelles, il faut ajouter que de nos jours et surtout pour nous Canadiens français, il est aussi urgent de nous outiller pour les luttes de la vie Si l'on a mésestimé jusqu'ici la valeur des carrières du commerce, de l'industrie, de la finance et des affaires en général, il faut nous hâter de revenir à une conception plus juste des choses, puisque la est le secret de notre avancement économique Ce sont ces carrières qui en apportant au peuple le travail et l'aisance, assurent tout le progrès, même dans le domaine des sciences, des lettres et des arts L'heure n'est donc pas au découragement, mais au relèvement.Pour rétablir l'équilibre et assurer une meilleure distribution des biens, rien ne saurait remplacer une juste ambition et une répartition plus générale de l'initiative, du courage et de l'effort Notre peuple doit aussi retrouver les qualités et les vertus ancestrales.Songeons-y à temps.Nous avons donc à accomplir chez nous une oeuvre urgente de récupération et une oeuvre pressante de développement, si nous ne voulons pas nous trouver sur une voie d'évitement, alors que la marche rapide du progrès s'accélère tous les jours.Notre petit peuple issu des colons de 1760 a manifesté tant de vitalité et de prévoyance, tant de fermeté et de générosité qu'il devrait être capable dans les circonstances difficiles d'aujourd'hui, d'un sursaut vigoureux et sauveur qui assure toute la survivance de son esprit français.Nous devons a nos origines autant qu'a notre intérêt bien compris de garder nos caractères français.Travaillons donc a les maintenir et a les fortifier -»,*r e » Ca-adle- 46 _ PRINTEMPS i954 Rev.» Ti RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN HAUTE MONTAGNE La station internationale de recherche du Jungfraujoch En i894.le Conseil Fédéral suisse accordait a une compagnie de chemin de fer une concession pour la construction d'une ligne devant atteindre l'altitude d'environ 3500 m dans le massif de la Jungfrau.L'acte de concession comprenait une disposition particulière par laquelle la compagnie s'engageait, après achèvement de la ligne, a con tribuer aux frais de construction et d'exploitation d un observatoire permanent destiné spécialement a des buts météorologiques" et ‘ physicotelluriques" Voila l'origine juridique de ce qui allait devenir non seulement un centre de tourisme international mais aussi un lieu tout a fait unique de recherche scientifique en haute montaane.La quatrième ascension du Mont-Blanc, en 1787, par H -B de Saussure, est considérée comme l'inauguration de la recherche scientifique en haute montagne.Son exemple fut suivi par Humboldt dans les Andes, l'Oural et l'Altaï, par Agassiz, Tyndall La Condamine et Godin, dans les Alpes.Agassiz déjà organisa des expéditions scientifiques dans la région de la Jungfrau, auxquelles nous devons d'importantes constatations sur le mouvement des glaciers et les transformations de la glace, de même que la confirmation de la théorie de Charpentier et Venetz sur l'étendue continentale préhistorique des glaciers.A cette époque des abris naturels, tels qu une grotte de glace ou de roche, servaient aux savants d'habitation et de laboratoire.Mais une exploration scientifique plus approfondie n'allait devenir possible que par l'établissement de bases fixes et bien aménagées.A la Capanna Reaina Margherita" (4560 m.), en 1894, A.Mosso donnait le premier exemple d'une activité scientifique, importante et durable, en haute montagne.Par la suite des observatoires seront établis en Amérique et en Europe, dont plusieurs en Suisse.En 1912, la construction du chemin de fer du Jungfraujoch est achevée.Mais ce n'est qu'en 1922 qu est constituée la Commission du Jungfraujoch' uu sein de la Société Suisse des Sciences Naturelles, t-n 1926, cette commission faisait construire une tour de bois, flottant sur la alace des névés du Joch La même année, l'Institut d'astronomie de Genève y organisa une expédition astronomique.En 1927, Kohlhorster et v Salis, installèrent des appareils dans une grotte permanente, au sommet du Monch, en vue d'étudier les rayons cosmiques Le pas décisif allait être franchi entre 1927 et 1929.Jusqu'alors l'idée de la Station scientifique au Jungfraujoch étai* restée très imprécise et les recherches s'étaient surtout limitées au domaine de la météorologie.On décida d'élargir les possibilités de travail a tous les domaines de la science et de rendre la Station internationale.En deux ans, sous l'impulsion du président V/.R Hess, l'idée vague de la station se transforma en un projet de construction précis, financièrement assuré, et qui devait se réaliser sous la forme d'une "fondation" de droit civil suisse.L'acte de la Fondation internationale de la Station scientifique du Jungfraujoch fut siané en 1930.Les fondateurs sont : la Société Helvétique des Sciences Naturelles, la Kaiser-Wilhelm-Gesell schaft zur Forderung der Wissenschaften" de Berlin, l'Université de Paris, la Royal Society" de Londres, 1' Akaderme der Wissenschaften" de Vienne, le Fonds National de la Recherche Scientifique" de Bruxelles, avec la collaboration de la Société Ano nyme du Chemin de Fer de la Jungfrau.La plus urosse part du capital a été fournie par les fondateurs et le surplus par des dons du Club Alpin Suisse, de M Guyer, de plusieurs banques et de la Fondation Rockfeller de Nev/-York.La Suisse s'est engagée à assurer l'exploitation de la station.En outre, la Confédération, le Canton de Berne et presque tous les Cantons dotés d’université versent des contributions annuelles.L'autorité suprême est le Conseil International de Fondation comprenant deux représentants de chacune des associations fondatrices Toute autre association scientifique qui aura versé à la Fondation un montant minimum déterminé aura le droit d'y être représentée Des organes d'administration responsables envers le Conseil de Fondation gèrent les affaires et administrent la Station.Les relations entre les associations scientifiques s'établissent soit directement, soit par l'intermédiaire de commissions nationales L'autorité de surveillance est le Conseil Fédéral suisse .TFMPS I954 P P 11 La Station scientifique fut achevée en 1931.On lui adjoignit, en 1937, l'Observatoire météorologique du Sphynx.Le but de la Fondation est de permettre aux savants de tous les pays de faire des recherches scientifiques au Jungfraujoch et dans les alentours.975 savants venant de 10 pays résidèrent à la Station au cours des 15 premières années et firent connaître leurs travaux par plus de 238 livres et publications.Les statistiques de 1941 à 1943 indiquent un premier maximum d'occupation de la Station en 1938, suivi, en 1941, d'un minimum dû à la guerre durant laquelle la Suisse assuma seule les charges d'exploitation, puis une reprise remarquable en 1943.Quant à la nationalité des savants, c'est la Suisse, la France, et l'Allemagne qui fournissent les plus gros effectifs.Chaque année, on peut constater les mêmes variations saisonnières du nombre des visiteurs.Les points culminants sont au début de l'année, au printemps, a la fin de l'été, où le temps clair est favorable aux astronomes, et durant les vacances universitaires d'été.Mai, juin, novembre, décembre et janvier, sont les mois de moindre affluence, en raison de leur forte nébulosité.Si l'on tente de classer la masse des recherches entreprises depuis 1931, on arrive a six groupes principaux : recherches optiques sur la lumière des étoiles et du soleil, mensurations du rayonnement cosmique, de la couche d'ozone de la terre, observation des phénomènes météoroloaiques, recherches sur la neige et les glaciers, mensurations des effets de l'altitude sur l'homme et l'animal.D.Challonge et ses collaborateurs de l'observatoire de Paris ont fait connaître la Station scientifique du Jungfraujoch dans le monde entier par leurs travaux fondamentaux sur les spectres ultraviolets des étoiles.Au cours d'innombrables et longues nuits, par un froid extrême, ils ont amassé un précieux matériel qui a nécessité plusieurs années de dépouillement a Paris La question du rayonnement ultra-violet solaire et de son origine a également attiré un grand nombre de savants au Jungfraujoch.Des études de la couronne et des protubérances du soleil ont été faites a l'aide d'appareils provoquant artificiellement des éclipses.Un film eu ralenti a été tourné, qui permet d'étudier les modifications des taches solaires.Dans le domaine des recherches sur le rayonnement cosmique, Pierre Auger et ses collabora- teurs ont fait un grand nombre de mensurations fondamentales dont les résultats sont exposés dans un livre accessible au grand public (Pierre Auger : Rayons cosmiques", Presses Universitaires de France, Paris, 1941 ).L'Osservatore du Sphynx annonce, chaque jour, les lectures de ses instruments a l’Office central suisse de météorologie a Zurich.Des films qui y furent tournés sur la formation des nuages jouent un rôle très important dans l'enseignement de la météorologie.En ce qui concerne la recherche sur la neige et les glaciers, l'énorme fleuve de glace du glacier d’Aletsch constitue un champ d'investigation mer veilleux avec ses 800 m.de profondeur à la "Place Concordia" et sa vitesse d'écoulement de 100 m.par année.Une grotte de glace, aménagée à proximité de la Station, permet, grâce à sa basse température, d’examiner à volonté des lames de glace sous le microscope de polarisation.Dans le domaine de la physiologie du climat, il fut procédé a l'examen de très nombreuses personnes qu'on faisait séjourner, sous un régime "standardisé", successivement au Junafraujoch et a Lau-terbrunnen plus de 1500 rn.plus bas) ou vice-versa.On put ainsi faire des études importantes sur les effets de la stimulation due a l'altitude (A v.Murait, en collaboration; .Kiimaphysioloaische Untersu-chungen in der Schweiz", Bâle, 1944 et 1946.F.Verzar Hohenklima-Forschunaen des Basler Phy-siologischen Institutes", Bâle, 1946).Treize chambres très confortables sont a la dis position des savants a la Station scientifique elle-même, avec des installations de cuisine.D'autres chambres et des repas sont offerts par l'hôtel du Jungfraujoch tout proche de la Station Le savant qui voudrait faire un séjour a la Station doit s'annoncer a temps a l'adresse suivante : Administra- tion de la Station scientifique du Jungfraujoch, 5 Bühlplatz, Berne", en indiquant le plan de ses re cherches et les appareils dont il aurait besoin.Sur la base de ces indications, il recevra tous les renseignements utiles concernant les appareils disponibles à la station, l'exemption des droits de douane pour ses propres appareils, leur transport, etc.Par son chemin de fer qui est capable de transporter en tout temps des appareils de plusieurs tonnes, par son altitude élevée et sa situation centrale, la Station scientifique du Junafraujoch occupe une place d'une importance unique en Europe.50 — PRINTEMPS 95^ •• •• Cà'-Sd •'•rrv- LE FONDS NATIONAL SUISSE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE —ZV.hmard rr, Ztn u l La Suisse passe communément dans le monde pour être le pays des montres, des machines, du fromage et du tourisme international.On sait trop peu que la recherche scientifique est devenue un pilier de son existence et de son bien-être.Bien qu'il ne soit pas possible de le prouver par des chif fres, il est incontestable que la prospérité de ce pays dépend aujouid hui au moins autant de sa production scientifique que de l'habileté et des goûts laborieux de sa population.La notion de la Suisse conçue comme un foyer de recherches, dans le double domaine de la spéculation pure et de la science appliquée, est aussi essentielle que celle de la Suisse considérée comme une nation démocratique et humanitaire On voit de plus en plus souvent la Suisse, dans sa lutte contre la concurrence étrangère, compenser son manque de matières premières et les inconvénients de sa situation continentale, par les résultats de ses travaux de recherche dans de nombreuses branches de la technique, des sciences naturelles, de la médecine, comme aussi des humanités.Mais ce bel effort d'investigation, favorisé par un ordre social stable et un sens des affaires éprouvé, se trouvait depuis quelque temps exposé à de graves dangers.Bien que la république alpine possède une tradition scientifique et technique reconnue et que, grâce à l'ampleur de ses institutions scolaires, le niveau moyen d'instruction du peuple y soit élevé, beaucoup de chercheurs s'y heurtent a de graves obstacles matériels.L'équipement toujours plus coûteux des laboratoires, la spécialisation croissante et surtout les généreuses subventions consacrées à la recherche scientifique par d'autres Etats, rendent critique la situation des savants et des ingénieurs suisses, dans leur lutte contre la concurrence universelle.A quoi servent les meilleurs travaux si, faute d'un cyclotron ou d'un spec-trographe de masses les essais et vérifications nécessaires ne peuvent être faits ?Comment, sans ouvrages spéciaux suffisants, se tenir au courant des derniers résultats obtenus à l'étranger7 Si habitués que les chercheurs suisses soient a l'économie et enclins a se contenter de peu, ils n'en dépendent pas moins des conditions de leur métier.Sans parler des difficultés sui generis qu'un petit pays a a surmonter dans le développement de ses instituts et de ses bibliothèques.Les subventions des cantons qui possèdent une université, celles des sociétés savantes, des musées, des collections, etc., atteignent déjà, dans plus d'un cas, les limites du possible.Comme, d'autre part, des recherches intéressant le pays entier sont souvent nécessaires il fallait trouver une solution au problème qui, tout en sauvegardant l'indépendance des milieux scientifiques, fît principalement appel a l'appui financier de la Confédération.C'est pour ces raisons et d’autres du même ordre que, sur l'initiative du professeur Alexandre de Murait, président de la Société suisse des sciences naturelles, les neuf hautes écoles et les grandes sociétés savantes du pays ont sollicité du Conseil fédéral l'octroi d une large subvention, que le gouvernement leur a accordée par la voie d'un "message" aux Chambres.Le 1er août 1952, jour de la Fête nationale suisse, la Fondation put être solennellement inaugurée, en présence des plus hautes autorités et des représentants du monde scientifique Cette inauguration eut lieu sous des auspices doublement heureux, car non seulement le Parlement avait ratifié le projet du gouvernement à l'unanimité, mais encore le peuple lui-même, en renonçant à faire usage de son droit de referendum s’était associé a la marque de confiance donnée par ses mandataires aux promoteurs du Fonds national suisse de la recherche scientifique.Le crédit de quatre millions de francs au maximum (frais d'administration compris), inscrit annuellement au budget de la Confédération, à partir de 1954 (première année normale de la subvention) en faveur de la recherche, telle qu'elle est pratiquée par l'ensemble des disciplines qui constituent la science moderne, est assurément une somme consi dérable.N'oublions pas cependant qu'en comparaison des pays qui poussent le plus loin l'encouragement officiel de la recherche scientifique, elle est modeste.La Suisse n'en est pas encore à admettre le principe qu'on entend souvent poser à l'étranger, qu'un Etat devrait consacrer à aider les chercheurs un pour cent du revenu national.PR r JT EM PS 1954 - 51 Une question se présente Qui doit-on soutenir et comment 7 La ferme intention des fondateurs est de faire bénéficier des moyens disponibles, en premier lieu ies savants connus, dont la personnalité est un garant que l'argent alloué sera judicieusement employé Ensuite, il faudra encourager les jeunes afin d'assurer la recrue scientifique du pays, ainsi que les chercheurs travaillant en groupe (team-work).La question de savoir s'il convient de subventionner les publications scientifiques, revues, livres, etc , est a l'étude.Jusqu'ici la Fondation Fro Helvetia est intervenue dans les cas les plus uraents L'examen des demandes de subvention incombe a trois corps constitués qui sont en même temps les organes du Fonds national suisse.Ce sont le Conseil de Fondation, le Conseil national de la recherche et les Commissions de recherche des hautes écoles ayant rang d'université, ainsi que celles des principales sociétés savantes se recrutant dans l'ensemble du pays.Le Conseil de Fondation, autorité supérieure du Fonds national, se compose de 40 a 50 membres siégeant sous la présidence du professeur J, Kdlin (Fribourg en Suisse) Y sont représentées toutes les hautes écoles, les institutions scientifiques et culturelles, les autorités politiques, les grandes associations économiques et les trois régions linguistiques du pays Afin de sauvegarder l'autonomie de la recherche, on a fait en sorte que les membres du Conseil de Fondation soient choisis en majorité dans les milieux universitaires et scien tifiaues Le Conseil de Fondation nomme, sur le préavis d'une commission ad hoc, les membres du Conseil national, à l'exception de deux personnalités désignées par le Conseil fédéral Le Conseil national de la recherche, présidé par le professeur A.de Murait, est formé de neuf a onze membres et de deux suppléants.Toutes les disciplines principales doivent être représentées II est constitué par là organe suprême de la vie scientifique du pays, dont il a pour mission de coordonner les tendances dans une certaine mesure, sans porter atteinte, en aucune façon, à l'indépendance des hautes écoles C'est afin de bien marquer cette autonomie, tout en reliant étroitement la nouvelle fondation aux établissements universitaires et aux grandes sociétés savantes, que les commissions de recherche mentionnées ci-dessus ont été créées.Il est prévu que des subventions pouront être allouées directement à ces commissions, en vue de tâches bien déterminées Ainsi se trouve assurée la structure fédéraliste et régionaliste du Fonds national 52 - PPi'.TEl/DS 1954 Rien ne montre mieux a quelle urgente nécessité répondait la création d'un fonds national de la recherche scientifique, en Suisse, que le nombre et l'importance internationale des requêtes aussitôt adressées au Conseil Le premier rapport sur l'ac tivité de la Fondation jusqu'à la fin de 1952 relève 172 demandes de subventions (d'un total de près de quatre millions de francs) provenant principalement de représentants des sciences morales, des sciences naturelles et de la médecine Ii n'est pas besoin de répéter que le Fonds national entend créer de nouvelles possibilités d'investigation scientifique.C'est dire que les sommes consacrées jusqu'ici a la recherche par la Confédération, les cantons, les sociétés savantes et les laboratoires industriels ne doivent être diminuées L'économie privée a formellement déclaré qu’elle s'intéressait au développement de la recherche appliquée a i'étude des problèmes fondamentaux, mais quelle n'attendait, ni ne souhaitait aucun secours pour elle-même.Le Fonds national suisse est encore trop jeune, pour qu'il soit possible de porter un jugement sur sa productivité Remarquons cependant qu'il a déjà commencé a collaborer avec des institutions similaires de l'étranger, A l’occasion du vingt-cinquième anniversaire du Fonds national belge de la recherche scientifique, a Bruxelles, le président du Conseil suisse de la recherche a pris contact avec les représentants de l'Angleterre, de la France, de la Hollande, de la Suède et de l'Espagne Pour beaucoup de talents originaux, dans la science helvétique, dès longtemps impatients de faire leurs preuves, la création du Fonds national et son appui déjà sensible, sont un grand espoir touchant enfin a son accomplissement, grâce a la sagesse des autorités fédérales et du peuple suisse tout entier.Mais, comme ces chercheurs le savent, ce qui permet a la science de porter ses fruits sont moins les moyens matériels dont elle dispose que l'esprit qui l'anime et la volonté de mener a bien les tâches les plus hautes R e • - e T r ' m (¦ ¦_ • f ' o O C â r il err O LYJe n ima DE L'ÉCOLE Le Directeur de l'Ecole Polytechnique remercie vivement le Comité de Direction de la Revue Trimestrielle Canadienne de lui avoir of/ert d'utiliser cette rubrique pour taire connaître les activités de T Alma Mater aux diplômés et aux lecteurs de la Revue.Ce sera la, nous en sommes assurés, un service très apprécié de tous, et le Directeur ne manquera pas de se prévaloir de son privilege en maintes circonstances.11 désire aussi iéliciter le Comité de Direction de l'initiative prise en vue de donner a la revue une nouvelle et attrayante présentation, et d'en taire vraiment la publication des diplômés de Polytechnique.Le texte suivant sera, nous l'espérons, le premier d une longue série d'articles qui relateront les laits d'importance dans la vie de Polytechnique Nous vous reviendrons, sinon tous les trois mois, du moins aussi souvent que possible.A —Aperçu sur les inscriptions Polytechnique est entrée dans sa quatre-vingt-unième année d'existence, avec plus de vitalité que jamais.L’inscription est un record avec 650 étudiants, soit deux fois plus qu'en 1944-45.186 étudiants sont inscrits en première année, et 166 en deuxième.Il n'est pas illusoire de prédire que Polytechnique atteindra 100 diplômés en mai 1955, et ne descendra probablement pas plus bas que ce chiffre pour bien des années à venir.Dès maintenant, nous pouvons prévoir que les inscriptions de l'année 1954 dépasseront celles de cette année L'accroissement de cette population étudiante depuis quelques années suscite des problèmes d'organisation de plus en plus compliqués.Il s'impose en effet que les groupes d'étudiants soient subdivisés et, en conséquence, l'espace requis pour les besoins stricts de l'enseignement théorique doit être augmenté.C'est ainsi que les étudiants ont souffert la perte d'une de leurs salles de récréation, l'automne dernier Et il y Rev„e Trime trie e Canadienne aurait vraisemblablement d'autres décisions de ce genre à prendre dans un avenir rapproché.Le personnel enseignant subit aussi le contre-coup de l'augmentation des inscriptions.Polytechnique compte maintenant 75 personnes aux postes rattachés directement à l’enseignement et ce nombre sera très probablement augmenté dès l’année prochaine.B — Changements effectués au sein du personnel enseignant L'engagement de nouveaux professeurs s'est avéré nécessaire cette année pour plusieurs raisons: augmentation des inscriptions, modifications à la répartition des cours, particulièrement en sciences appliquées, et le décès prématuré, l'année dernière, de deux de nos collègues, MM Robert Robinson et Paul-Louis Pouliot '37.Au département de Mathématiques Monsieur Raymond Desroches diplômé de 1948, était ingénieur au Département des Recherches des Chemins de fer Nationaux.Il enseigne cette année la géométrie aux étudiants de première, et prend part aux travaux pratiques des laboratoires d'électricité.Monsieur Alain Senneville '52, était au service de la Compagnie Dominion Bridge.Il est présentement attaché aux laboratoires d'électricité, et donnera des cours de mathématiques au deuxième terme.Monsieur Paul-E.Blouin était professeur à la Commission scolaire de Montréal.Il a enseigné pendant de nombreuses années la douzième scientifique spéciale à l'Ecole Supérieure Saint-Viateur, et au Collège de Beauharnois.I! enseigne l'Algèbre en première année.Au département de Génie Civil Monsieur Gérard Beaulieu '36, nous a demandé de le soulager d'une partie de son enseignement, ce que nous avons accepté.Il continue à agir comme chargé du cours de Ponts en cinquième année.Pour le remplacer dans les autres matières dont il avait la responsabilité, notre confrère, M.Marc Trudeau '40, membre du PRINTEMPS 1954 — 53 personnel du Bureau d'études La-londe et Valois, a été chargé du cours de structures de cinquième année.Monsieur Trudeau avn:t déjà fait partie de notre personnel au département d'Hydraulique, de 1942 à 1945.Monsieur Pierre Beaulieu, qui fait partie du personnel du bureau d'études Beaulieu et LeBel, donne maintenant le cours de Construction métallique en qua- Monsieur René Fortin ’29 a dû, par surcroît de travail, abandonner la charge du ':ours de Béton de quatrième année.Il conserve les cours de Mécanique en deuxième et troisième années.Pour le remplacer au cours de Béton, M.Emile Clossey, bien connu de nos diplômés, s'est joint à notre personnel.Il est chargé du cours théorique du premier terme et des travaux pratiques du deuxième.Au département d’Electricité En plus de l’aide que procureront a ce département MM Gaston Desroches et Alain Senneville, un de nos diplômés de mai dernier, M Alain Breton, s'est joint a notre personnel.Il se consacre de façon particulière aux travaux pratiques du laboratoire de Communications électriques.Au département de Mécanique Deux additions ont été faites au personnel de ce département M.Jean Belleau, diplômé de 1952, avait été étudiant posi-universi-toir© en Géni© méconiou© en 1952-53, Il est maintenant attaché au département, poursuivant à temps partiel son travail de recherches en vue de l'obtention delà Maîtrise plômé de mai dernier a lui aussi été choisi comme assistant de laboratoire, au departement de Génie mecaniaue Au département de Physique La mise a la retraite de M.l'ab bé- Wilfrid Labrosse, qui a ensei-ané à bien des générations d'étu diants de Polytechnique aux labc ratoires de Physique, a créé une vacance au poste de chef des laboratoires.C'est notre confrère, M.René-A Robert 35, qui lui a succédé Monsieur l’abbé Labres se a pris sa retraite à la fin du mois ri dernier occasion, le personnel s'est réuni pour lui témoigner toute son estime.Une bourse lui a été remise au nom de ses collèaues.C — Conférenciers spèciaux L'Ecole Polytechnique a reçu durant le premier terme de cette année académique deux professeurs éminents: le professeur John S.McNov/n, directeur adjoint de l'Iowa Institute of Hydraulics Research, professeur de Mécanique des Fluides a l’Université d’Iov/a, est venu donner une conférence a nos étudiants finissants, a l’occasion de son passage a Montréal.Monsieur McNov/n est un spécialiste de la théorie des lignes de courants libres, et il a exposé a ses auditeurs la question au point de vue de ses applications a l’é-coulement de l’eau dans les appareils de mesures hydrauliques.Monsieur le professeur James Greig, écossais de naissance, et chef du Département de Génie électrique du Collège Kings de l’Université de Londres, a donné a nos étudiants finissants trois cours se rapportant a l'analyse des différentes méthodes de mesures électriques telles au’appli- :-es Quelque temps après, les étudiants de l’option Mines-Géolcaie ont eu l’avantage d’avoir quelques cours de notre confrère, M.Léon Valois '38, du Ministère provincial des Mines.Monsieur Valois leur a exposé la théorie qui est à la base de l’appareil projects uraphe qu’il a lui-même inventé et mis au point, et que l’Ecole Pc-iytechnique s'est procuré dernièrement pour les besoins de l’en-sg i g n©m en t.D — Cours cfextension L'Ecole Polytechnique songe à organiser pour l'hiver 1954-55, des cours du soir appelés à rendre service a la population canadier.-ne-française de la métropole.Ces cours auront évidemment un caractère scientifique, et ils auront pour but de venir en aide a ceux qui ne peuvent disposer de temps durant la journée pour augmenter le bagage de leurs connaissances dans le domaine du génie, dans celui de l'administration et de l’économie industrielle, et dans tous les autres domaines qui peu vent se rattacher aux applications diverses de la science a l'ingé-nieu r.Certains de ces cours s'adresseront aux jeunes inaénieurs qui désirent revoir certaines parties de l'enseignement qui leur fut donné a l’Université, ou parfaire leurs connaissances par des études qui n'étaient pas offertes alors qu’ils étaient étudiants.Dans cet ordre d'idée, nous serions reconnaissants aux diplômés, qu’ils soient intéressés ou non à ce genre d'études pour eux-mêmes, de faire parvenir leurs suggestions au Directeur de l’Ecole Polytechnique! Dans une des prochaines livraisons de la Revue, nous serons probablement on mesure de vous faire connaître les cours qui seront offerts dès l’automne pro- PR : • :. téecâ L’ASSOCIATION ACTIVITÉS DE L'ASSOCIATION Afin de rendre :ottc rubrique la plus intéressante possible, les diplômés sont priés de ¦ommuniquer au secrétaire général ou aux secrétaires des sections, toute nouvelle professionnelle ou autre des membres de ïAssociation.Vous trouverez sous cette rubrique le résumé des activités de 1 Association depuis le dernier rapport dans le numéro du printemps 1953.Admissions et réadmissions La campagne de recrutement organisée par le secrétariat, s'est avérée fructueuse et nous avons le plaisir d'annoncer que trois diplômés ont été admis et quinze diplômés ont été réadmis dans l'Association.MM.LA.Ste-Marie '08 Henri Fortier, ’15 Gustave Le-beau, ’30 sont devenus membres.MM.Séraphin Ouimet, '04 Louis Hébert, '12 - Adrien Vali-auette, '14 - Olympe Marien, '15 - Léon Bernardin, '16 C.-E Lamarche, '16 - Jacques Archambault, '24 Ernest Loianon, '28 Guy Bélanger, '35 - Jacques Bertrand, '36 - Roland Fon taine, '37 - - J -Ducharme Noël, '4! Roger Brière, '42 - - Jean-Marc Marceau, '42 - Guy Poitras, '44 sont aussi devenus membres.Les soixante-dix-neuf finissants de la promotion de 1953 sont venus s'ajouter aux membres de notre Association.Décès, démissions et suspensions Huit membres de l'Association sont décédés pendant l'année 1953.Ce sont; MM.E.-R.Faribault, '82 L.-N.Boulet, '12 - J.-E Bonaventure, '14 - Bruno Loignon '17 - J.-Alcide Trahan, '28 P.L.Pouliot, '37 - - Léo Robitaille, ’51 — Gilles Godin, '53 M.Jean Dubeau, ’30, a démissionné et le conseil a dû suspendre quatorze diplômés pour non paiement de cotisation.Ce sont: MM.J.-A.-E.Cartier, '17, Arch.R.Simard, '21, Arch.R Tour- ville, '21, Arch.l.-A.Vallière, A.Deschamps, '16 M.Aubert, '28 M.Audet, '33 R Richer, '37 - ¦ J.-L.Vaillancourt, '40 — M.Magnan, '43 J.Bou-thillier, '45 — J.-M.Cloutier, '47 — J.-P.Martin, '48 — L.-J.Paquette, '48.Délégués de promotion Comme d’habitude, les délégués de promotion se sont réunis deux fois cette année, les 27 avril et 20 novembre sous la présidence de M.Guy Montpetit.Plus de 30 délégués étaient présents en plus des membres du Conseil des anciens présidents et des membres des différents comités.A la réunion d'automne, les délégués ont présenté des suggestions pour la nomination des candidats aux prochaines élections.PRINTEMPS 1954 - 55 ila ^perfection conjugue plusieurs; bétatlô HAÜUE point de ¦/!& cette magnifique ta pisserie a été exécute sous la surveillance de maîtres artisans, et chacun est un apport à la beauté de l'ensemble.De même, dans la construction en acier, chaque détail du projet et de la réalisation doit être étudié car chacun contribue à la sécurité et a la durée de la structure parachevée.Mais une fois la tâche terminée ces détails essentiels ne sont plus visibles, et votre seule assurance repose dans l'intégrité et la réputation du fabricant.I 3WC3I Tapisserie flamande du XVe siècle.Reproduite grâce a la généreuse permission des propriétaires-.Le Muséedes Beaux-ArtsdeMontréal.jw jJ a 4 ¦ •‘V - 7, W ï ' •won51** 5/t- , publie par Bomtmon Priùge Companp lümiteïi i ht PRINTEMPS 1954 Re v .*• Médaill es de l'Association Des médailles de l'Association ont été décernées cette année aux finissants suivants Médaille d’or M.Claude Ostiguy Médailles d'araent, MM.Bernard Lachapelle, Gaston Verreault, Maurice Poupard Tournoi de golf Le cinquième tournoi de golf annuel de notre Association eut lieu au Club de Golf de Laval sur le Lac, le 16 septembre dernier Cinquante-deux diplômés et invi tés ont pris part au tournoi et plus de 140 personnes au souper.Quarante et un prix de présence, offerts par des diplômés ou des amis de l'Association ont été distribués lors de ce tournoi.La compagnie Dominion Bridge a gracieusement fourni le vin a table lors du souper.Nous avons le regret de rappe 1er ci-dessous les noms des diplômés de Polytechnique qui sont décédés depuis la dernière publi cation de notre rubrique de nécro-loaie M.E.-R Faribault, '82, est décédé en juin dernier Après sa araduation, monsieur Faribault était entré au Ministère des Mines et après plus de cinquante ans de service, il prenait sa retraite le 1er janvier 1933.11 était l'auteur de nombreux rapports aéologiques en particulier sur la région de la Rf.*• Tr‘m
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