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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 18 juillet 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1903-07-18, Collections de BAnQ.

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[" Jtrflletlôdâ NO 6223 No 179 SERIE COMPLETE SAMEDI, 18 Le Comer fle Saint-Hyacinthe St-Hyaointhe.18 Juillet 1903 IL S\u2019EN RETOURNE Quand un parti arrive au pouvoir, tout lui sourit, tout fait espérer des années prospères pour le pays et de bonne administration chez les gouvernants.Le parti libéral, en arrivant à Otta wa, s\u2019était acquis beaucoup de popularité.Fatigué de voir le grand parti conservateur si longtemps au pou voir, l\u2019électorat a* ait cru bon de se donner d\u2019autres maîtres, un peu comme le peuple grec qui pr ferait bannir Aristide parce qu\u2019il y avait trop longtemps qu\u2019on l\u2019appelait le juste.Ou voulait essayer des hommes nouveaux ; on voulait connaitre l\u2019effet des principes politiques nou veaux, prônés depuis longtemps par la gent Ubérale, mais jamais soumis à l\u2019expérience.Sans tenir compte de l\u2019importance et de la v leur morale et intellec tuelle des victimes qu\u2019il allait frapper, le peuple souverain relégua dans l\u2019opposition les chefs conservateurs et offrit ses faveurs à Sir Wilfrid et à ses amis politiques.La perspective d\u2019avenir était en courageante.Sir Wilfrid s\u2019était appliqué à cen surer à la tribune parlementaire) dans la presse et sur les hustings, la politique conservatrice et promettait des améliorations tellement enviables qu\u2019elles surpassaient les désirs même de ceux qui voulaient un changement.Le peuple cauadien ne comprit pas que le chef libéral cachait ses intérêts derrière le masque du dévouement à la cause publique.Quelques malentendus entre les ministres conservateurs au cours de la dernière session en 1896, achevèrent d\u2019affaiblir le parti, et aux élections générales qui suivirent, S;r Wilfrid avait tant et tant promis pour la cause des écoles du Manitoba que la sympathie du peuple entier lui était acquise.L\u2019énumération des promesses non accomplies serait interminable si nous entreprenions de ressasser tout ce que les orateurs libéraux assuraient au peuple en échange de son vote.Est il possible qu\u2019un parti monté au pouvoir au moyen du mensonge et du discrédit jeté sur ses adversaires bien intentionnés survive longtemps ?Les moyens qui ont servi à l\u2019élever doivent nécessairement entraîner sa perte : c\u2019est dans l\u2019ordre des choses.Sir Wilfrid, dans l\u2019espoir de s\u2019attirer la bienveillance des deux partis politiques,avait appelé quelques eon servateurs dans sou cabinet.M.Tarte ex ministre des Travaux Publics et M.Blair, ex-ministre des chemins de fer et canaux, en étaient.Ces messieurs eurent beaucoup à souffrir de l\u2019intoléreuce d\u2019uue bande d\u2019afftmés qui les virent arriver à ces honneurs d\u2019un bien mauvais œil.Mais le chef comprenait qu\u2019il lui fallait des hommes imbus d\u2019une politique sérieuse ; il les garda envers et contre tous.Ces hommes ont fait la force du gouvernement Laurier depuis qu\u2019il règue.Tant que Sir Wilfrid fut assez valide de santé et ferme pour réduire à l\u2019impuissance les impatients libéraux avides d\u2019influence, MM.Tarte et Blair conservèrent leur haut cré dit.La maladie de Sir Wilfrid a eu pour effet d'amoindrir sa fermeté : la porte est restée grande ouverte à toutes les dissensions, à toutes les intrigues les plus mesquines.La jalousie s\u2019est vengée en demandant la tête des deux anciens conservateurs qui inspiraient la politique du cabinet actuel.jï^y a dix mois, l\u2019hon.Tarte,voyant l\u2019impossibilité de faire adopter par le gouvernement un t * ri f protecteur pour nos industries et notre commerce, ne voulut plus consentir à demeurer dans un ministère où l\u2019on refuse de protéger les institutions nationales.Au commencement de la semaine l\u2019hon.Blair, le personnage le plus influent peut être de tout le cabinet Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.retira ses services et remit son port -feuille à Sir Wilfrid pour des rai ocs analogues à celles qui ont motivé la démission de l'hon.Tarte.C\u2019est donc que ce parti menace de s\u2019effondrer sous peu : deux ministres abandonner le chef dans l\u2019espace de dix mois, voilà, certes ce qui n\u2019est pas un fait banal .Au contraire ces actes sont très significatifs.Ils sont, l\u2019effet d\u2019une longue et mûre réflexion : une poli tique désastreuse en est la cnusc.Ces deux hommes dans leur clairvoyance, voient venir tous les mau-va a résultats de la politique qu\u2019ils avaient été ioicés d\u2019approuver jusqu\u2019à ce jour.Mais la mesure était comble, MM.Tarte et Blair refusèrent de supporter plus longtemps une politique ruineuse ; il démissionnèrent.Leur manière d\u2019agir est approuvée par beaucoup de libéraux, et ne laissera pas d\u2019avoir des résultats bien importants lorsque le cabinet actuel se présentera devant le public pour demander son appui.La scission est profonde entre certains chtfs libéraux.Une chose sûre c\u2019est que ces deux retraites portent ua coup considérable au parti libéral et sont les signes précurseurs de sa déchéance totale.Il n\u2019y a rien de mieux De tous les remèdes contre les rhumes, la toux, la grippe et la bronchite, il n\u2019y a pas uu seul qui ait accompli autant de guérisons que le BAUME R HUM AL.De là son immense popularité.RÉMINISCENCES En venant rustiquer sur les rives de l\u2019Yamaska, j\u2019y ai trouvé ce que plus d\u2019un parents et amis m\u2019avaient prédit : un regain de vigueur et de santé.Quelque soient les sentiers où l\u2019homme se laisse entraîner par les péripéties de la vie, toujours il ressent un besoin instinctif de revoir le berceau de son enfance.Bien à plaindre est celui qui n\u2019éprouve que de l\u2019indifférence pour le coin de terre qui l\u2019a vu naître : il est privé de l\u2019une des sources les plus fécondes d\u2019un véritable bonheur.Au moral comme au physique, le pays natal exerce une influence aussi salutaire que mystérieuse.Chaque borne évoque un souvenir, chaque arbre possède son histoire $ le moindre ravin, le coteau le plus mo deste, les pierres mêmes des champs, tout porte un nom et rappelle quelque chose du passé.Impossible de faire un pas sans être frappé par une idée, sans saluer un objet qui parle au cœur.Jusqu\u2019à l\u2019air qui semble tenir en suspens des effluves qu\u2019on ne saurait respirer ailleurs.C\u2019était, sans doute, la vertu merveilleuse et, bienfaisante du séjour natal que les anciens ont voulu traduire par la légende de ce \u201c fils de la terre \u201d qni perdait toute puis sance lorsqu\u2019il était empêché de toucher le sol, mais qui reprenait aussitôt le dessus dans la lutte dès qu\u2019il pouvait de nouveau s\u2019appuyer sur le sein de sa mère.Mais j\u2019ai beau humer avec délices la brise embaumée qui souffla sur mes premiers ans, il n\u2019en est pas moins vrai que tout ce qui m\u2019entoure accuse la brièveté de la vie humaine.Quand le flambeau du jour s\u2019avance, L\u2019ombre se dissipe et s\u2019enfuit j De même fait notre existence Devant le temps qui la poursuit.Il y a treize ans, en 1890, Benjamin Suite avait la gracieuseté d\u2019écrire, à ma demande, un article de journal pour commémorer un certain anniversaire.Il débutait ainsi : \u201c nous allons bientôt être des vieillards.\u201d Cette phrase, à laquelle je n\u2019avais guère repensé, ne cesse de hanter mon esprit depuis que j\u2019ai planté ma tente sur les confins de Saint Hyacinthe, au milieu d\u2019une région où ma mémoire trouve si ample matière à s\u2019exercer.Grand Dieu ! Que de changements, que de transformations et de progrès accomplis ! Mais, d\u2019un autre côté, que de vides créés parmi mes compagnons de jeunesse ! La plupart sont dis parus.Beaucoup sont allés vivre sous d\u2019autres cieux et un plus grand nombre ont été moissonnés par l\u2019implacable trépas.Ceux qui restent\u2014 rari nantes\u2014paraissent résister vaillamment à l\u2019inévitable et irréparable outrage des années ; mais, encore un peu de temps et nous arriverons tous, plus ou moins vite, à la période fatale.Nous serons des vieillards.Voilà le Courrier qui franchit la cinquantième année de son existence.Déjà un demi siècle ! Et dire que je fus quelque peu témoin de sa naissance.C\u2019était en 1853.Je fréquentais l\u2019école primaire et, avec des camarades, j\u2019avais la bonne fortune de vi- \u2022 ter l\u2019atelier d\u2019imprimerie récemment installé par M.Guifcté, le premier éditeur du Courrier.Près que chaque jour de congé, nous sollicitions la faveur de pénétrer dans ce que nous vénérions comme une espèce de sanctuaire.Grand était notre étonnement de voir les typo graphes aligner leurs caractères.Quant à la presse de genre antique, qui pe< mettait de tirer jusqu\u2019à des centaines de feuilles à l\u2019heure, c\u2019était tout simplement un phénomène.Nous étions encore plus ébahis que ceux, qui de dos jours, contemplent pour la première fois de leur vie, les tnach nés à composer les plus perfectionnées et les presses mécaniques les plus rapides» Le Courrier est, à l\u2019heure actu elle, le plus vieux des journaux publiés eu langue française dans la Confédération.Son âge lui fait Certainement honneur ; néanmoins ce sont ses états de service qui le recommandent surtout à la gratitude e nos eompa i iote«.Sans toujours êue du goût de tout !e monde, spécialement en fait de politique, le Courrier a eu Davantage de recevoir constamment une direction saine et ses tendances n\u2019ont jamais manqué d\u2019être respectables.Les premières lignes qui tombé rent de mon humble p'ume, pour être livrées à la publicité, parurent dans le Courrier, édition du 11 juillet 1865, I! y a juste 38 ans.J\u2019étais alors en vacances, après ma première année de philsophie au Sé ininaire de St Hyacinthe et une partie de mes loisirs était consacrée à écrire sur divers sujets que me suggérait le rédact-ur en chef, M.L.G.Gladu, maintenant Oblat de Mari-Immaculée et professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa.M.Gladu occupait le fauteuil de la rédaction depuis un an, ayant succédé à Honoré Mercier en juillet 1864.Ce fut à la même époque, et sous la direction amicale et sympathique de M.Gladu, qu\u2019Oscar Dunn fit ses premières armes comme publiciste dans les co lonnes du Courrier.Oscar Dunn devint plus tard rédacteur en titre de ce journal.Il a, d\u2019ailleurs, laissé plusieurs ouvrages de valeur qui forment un appoint précieux poor notre littérature nationale.**'.k m Il y aura cinquante ans, cet automne, que les classes furent ouvertes au Séminaire actuel.L\u2019inauguration de ce nouvel édifice fut marquée par une grande et pieuse démonstration, à laquelle j\u2019eus le bonheur d\u2019assister.Le portrait du vénérable curé Girouard était porté processionnellement de la bâtisse du vieux collège (devenu Cathédrale) à celle du collège neuf, qui venait d\u2019être terminée.Plusieurs générations d\u2019élèves se sont déjà succédées à l\u2019ombre de ce toit béni.J\u2019y ai ter miné mon cours classique le 3 juillet 1866.Il me semble que c\u2019est d\u2019hier, Eheu ! Fugit irreparàbile tempus ! Bien que converti eu cathédrale, le vieux collège n\u2019en touchait pas moins à sa fin.Le 17 mai 1854, entre midi et une heure, un feu violent se déclarait dans une vaste maison de pierre, située près du pont Biron, et détruisait, eu peu de temps, toute la partie sud-ouest de la ville, y compris la nouvelle cathédrale dont le clocher croula au milieu des flammes, avec un fracas que mes oreilles croient entendre encore.C\u2019était le premier grand incendie qui dévastait St Hyacinthe.Ce fut un drame terrible.Sur toute la ligne,ce n\u2019était que pleurs et gémissements ; les rues étaient encombrées de voitures char-royantles meubles et marchandises pour les sauver de la destruction.Tantôt la chute d\u2019un pan de murailles, tantôt l\u2019effondrement d\u2019une cheminée venaient ajouter à la stupeur générale Pour combattre l\u2019élément destructeur, il n\u2019y avait qu\u2019une ou deux pompes à bras péniblement mises en mouvement par des pompiers improvisés sur le champ et qui devaient se remplacer sans cesse, tant ce travail était épuisant.Tout ce qu\u2019il y avait de tounaux disponibles étaient montés sur des charrettes pour transporter l\u2019eau sur les points menacés.La population entière était sur pied et chacun faisait de sou mieux pour enrayer - la marche du fléau.J\u2019ai vu des vieillards, des femmes et des enfants portant des seaux d\u2019eau et courant an secours de quelques victimes.Une étincelle ayant volé sur le toit du couvent de la Congrégation ( maintenant couvent de Lorette) y mit le feu et c\u2019en était fait de l\u2019édifice5sans le dévouement d\u2019un jeune homme que l\u2019on vit bravement sortir d\u2019uue lucarne avec un vase rempli d\u2019eau et grimper jusqu\u2019à la flamme nais-uante pour l\u2019éteindre.Ce fut une page bien lugubre qui s\u2019écrivit ce jour-là dans les annales de St Hyacinthe.*** La jeune ville ne tarda pas,cependant, à renaître de ses cendres.Le courage de sa population se montra à la hauteur de cette épreuve,comme il sut se montrer à la hauteur d\u2019épreuves subséquentes.Les cœurs bien trempés ne se laissent pas abat-i tre par les malheurs ; mais y pui- , \u2022en plutôt, une plus grande force, un surcroît d\u2019énergie.C\u2019est ainsi que le lendemain de l\u2019incendie du 20 mai dernier, on voyait des industriels travailler dès l\u2019aurore au déblayement de ruines encore fumantes pour faire place à des commencements de reconstruc tions immédiate.Avec de pareils hommes, une ville grandit et poursuit noblement ses destinées, en dépit des revers et des obstacles.J.A.Chicoyne.La Providence, Il juillet 1903.\u2014Le cultivateur qui achète une faucheuse Massey-Harris peut facilement convaincre ses voisins qu\u2019il a la meilleure faucheuse dans le monde, pour les raisons suivantes : Elle a des coussinets à rouleau et à boule dans 7 places, réservoirs à ha: e patentés à chaque extrémité du tournebroehe, quatre chiens dans chaque grande roue, et un attachement pour mettre les pelonniers sous ou sur la pole.Le cultivateur sage achètera la Massey-Harris parce qu\u2019il a la meilleure valeur pour son argent.\t18-25 Les citoyens de St-Antoïne du Richelieu, ont enovyé des délégués auprès de Sa Grandeur Mgr Maxime Dceelles, évêque de St-Hyaciuthe , LE 14 JUILLET 1908.Les paroissiens de St Autoine sur Richelieu, eu apprenant la retraite projetée de leur vieux curé, Messire J.B.Du uy se sont tous concertés pour adresser une requête à Sa Grandeur Mgr.de St Hyacinthe.Ils suppliaient Sa Seigneurie de vouloir bien intercéder pour eux auprès de leur vénéré pasteur afin de l\u2019insister à demeurer encore avec eux.Grande avait été la peine à la nouvelle de son futur départ.Us considéraient la présence de M.Dupuy comme nécessaire au lien temporel et spirituel des paroissiens de St-Antoine.Hier, 14 juillet, Mrs.J.H.Archambault, André Giard, Jacques Oartier, Joseph Pinault, Adélard Dupont, Olivier Gaudette, Joseph Gaudette, Jos ph Dupont, Arthur Gaudette, Octave Gaudette, Joseph Bourgeois, J.Antoine Archambault, J.Ignace Archambault, J.Antoine Cartier, Auguste Desrosiers, J.Alph.Archambault, délégués de Sb-Antoine présentèrent à Sa Grandeur une requête dont voici la teneur : A sa Grandeur Mgr Maxime Decel-les, évêque de St-Hyacinthe.L\u2019humble requête des soussignés, vos diocésains, paroissiens de St-Antoine dn Richelieu expose respectueusement à Votre Grandeur.le que c\u2019est avec très grande peine qu\u2019ils viennent d\u2019apprendre le prochain départ de leur bien aimé Pasteur Messire J.B.Dupuy.2e qu\u2019ils considèrent ce départ comme un grand malheur pour toute la paroisse.3e qu\u2019Ps considèrent le séjour de leur dévoué curé an milieu d\u2019eux comme absolument nécessaire au bien temporel eUspirituel de leur parois se.En conséquence, ils supplient Votre Grandeur de demander à M.Dupuy de demeurer avec ses paroissiens qui l\u2019aiment,le vénèrent et le chérissent comme des enfants leur père.Et vos suppliants ne cesseront de prier pour le bonheur de Votre Grandeur.Sa Grandeur, depuis sa dernière rechute ne donne audience à personne.Pour une affaire aussi importante elle a daigné enfreindre les ordres du médecin.Après les cérémonies d'usage, la parole est accordée au chef de la délégation.Mr.J.H.Archambault expose donc l\u2019état de la question.Quelques instants de répit et Sa Grandeur a trouvé la réponse.Votre vénéré curé, dit elle, comme un général blanchi sous les armes, peut, oo demander sou congé ou mourir sur la brèche.Dans ces deux hypothèses, il est libre.Or pour de très bonnes raisons canoniques Mr.le Chanoine Dupuy désire retraiter.Je n\u2019ai donc rien de mieux a faire que d\u2019accepter sa démission.Voilà aussi ce que j\u2019ai fait.Si Mr.Dupuy veut demeurer avec vous, il n\u2019a qu\u2019à souffler mot, Qu\u2019ant à moi je lui exposerai votre demande, sans toutefois forcer ses volontés car déjà il a son exeat.Mgr.fait ensuite l\u2019éloge de Mr.Dupuy : il est de ces hommes que l\u2019on remplace difficilement.Enfin, Sa Grandeur, bénissant les délégués et en eux leurs concitoyens, ajoutait que la joie causée par cette démarche était incomparable.Nous avons là un témoignage d\u2019estime et de reconnaissance peu banal.Cette requête contient l\u2019histoire de votre curé et la votre depuis plus d\u2019un quart de siècle.Le Révéd.J.B.Dupuy nous quittera s\u2019il le veut maintenant, nous aurons fait notre devoir.La reconnaissance est un de ses premiers engage ments.Sb-Antoine, 45 juillet 1903.AUJOURLE JOUR On dit que M.Bernier se gonfle de l\u2019espoir de devenir premier ministre avant longtemps.Nous parlerons dans notre pro.chain numéro des explications données par M.Blair au sujet de son exode du cabinet Laurier.:fc'Pk La paix reviendra bientôt au sein du cabinet, quand les quelques hommes d\u2019initiative auront tous quitté la place.sis** Il se rencontre encore des journaux libéraux assez osés pour dire à leurs lecteurs que le calme le plus serein règne dans le camp ministériel.A mesure qu\u2019il disparaîtra un mi nistre à Québec, M.Parent se pro met de remp ir le- fonctions de l\u2019ab sent jusqu\u2019il se soit créé une petite dictature dans la province.*** Ottawa, 14\u2014La rameur eircuîe t,»} l\u2019hon.Ch3.Fitzpatrick, rempla c.raie juge Armour, comme représentant du Canada, dans la commission des frontières d\u2019Alaska.Les politiciens bien renseignés ne s\u2019attendent pas à la prorogation des chambres fédérales avant le mois de septembre en raison de la discussion sur le projet du Graud-Tronc Pacifique et le bill de rédistributien.Un homme vient à la ville vendre pour dix piastres de produits et il achète pour quinze piastres au magasin.Résultat ; cinq piastres en dessous.C\u2019est exactement la position du Canada qui achète à l\u2019étranger beaucoup plus qu\u2019il ne vend.Sir Lonis Jetté, lieutenaut gouverneur de Québec,est allé conférer avec sir Wilfrid Laurier,avant son départ pour l\u2019Angleterre où il s\u2019en va agir comme membre du tribunal de l\u2019A laska.On annonce que Sir Louis Jetté sera nommé à un second terme après son retour d\u2019Angleterre.*** On affirme que les nominations suivantes auraient été faites à la réunion du cabinet tenue à Montréal.M.DeGrosbois,député de Shefford, médeiinde l\u2019asile St-Jean de Dieu, M.Chênevert, député de Berthier, greffier à la Cour d\u2019Appel, et M.Caron, de Maskinongé, surintendant de la chasse et de la pêche, à Québec.Des rumeurs sombres circulent au sein de la troupe libérale.Deux ministres qui remettent leur portefeuille dans l\u2019espace de dix mois, ça fait trembler un parti.M.Fielding, ministre des finances aurait aussi fait entrevoir qu\u2019il démissionnerait sous peu.« M.Fitzpatrick est aujourd\u2019hui le maître du cabinet fédéral.Ce potentat doit se trouver à l\u2019aise pour opérer ses manipulations avec une bonne paire de grosses mitaines telles que MM.Préfoutaine et Bernier.Ces deux là, n\u2019ont certainement pas ce qu\u2019il faut pour empêcher le ministre de la justice de tout conduire à sa guise.* .^.de * Les ministres du cabinet tel que primitivement formé s\u2019en vont un à un.Sir Wilfrid y a contracté lui-même une maladie qui metfun teime forcé à sa carrière politique.Evidemment il y a quelque chose qui sent b en mauvais au fond du cabinet actuel.Il faudra que l\u2019électorat le nettoie en entier avant longtemps.dî^d: L\u2019embarras est grand à Québec au sujet du remplacement de l\u2019hon.Duffy.Plusieurs députés libéraux qui espéraient se hausser d\u2019un dégré en entrant au ministère se mordent les poings de rage eu voyant Siméon Napoléon se doubler du portefeuille de trésorier, sans plus de cérémonie.Ces bons députés n\u2019ont qu\u2019à s\u2019en prendre à eux-mêmes, d\u2019avoir laissé contracter à leur chef la manie de tout s\u2019approprier.îk^de Amherst, 15.\u2014Après des mois do souffrance l\u2019hon.sénateur R.B.Dickey est mort hier après-midi à l\u2019âge avancé de 92 ans.Par cette mort, non seulement le\u2019corn té de Cumberland qui lui doit une partie de son avancement et de sa prospérité, mais encore tout le Canada perd l\u2019un de ses hommes les plus estimés.M.Dickey était adoré dans le district qu\u2019il habitait et plusieurs monu ments élevés dans sa ville natale, atfcesteut de sa générosité.Il était entré au Sénat en 1867 et était censervateur en politique.Le News de Toronto donnent les prouostics suivants relativement aux élections fédérales ; Le News a appris dans les cercles les plus autorisés que les élections générales pour la Chambre des Communes auront lieu l\u2019automne prochain, probablement à la fin d\u2019octobre ou dans les premiers jours do novembre.Des rumeurs d\u2019élections circulent depuis quelques mois ; mais à moins de circonstances inattendues, un appel au peuple aura lieu sous peu.Multiples sout les motifs d\u2019une telle décision.On donna entre autres raisons qu\u2019a le gouvernement; pour en appeler au peuple, le surplus de cette année, le désir de consulter l\u2019électorat sur la politique du gouvernement relativement au G T R., l\u2019état de sauté de Sir Wilfrid,etc.* On parle aussi de l\u2019entrée au Sénat de M.G.W.Ross, premier d\u2019Onta-fl11* ffira les élections partielles d Ontario avant son départ.M.Ross deviendrait le président du Sénat.Si un enfaut atceint de rhume, vous lui administrez dès le début, quelques doses RHUMAL, vous verrez le mal disparaître'comme par enchantement.Le Départ de M.Blair De tous les gros bonnets du gouvernement Laurier que l\u2019on désigna d\u2019abord sous le nom de cabinet des premiers-ministres, il ue reste plus que M.Fielding.M.Mowat l\u2019a quitté proniptemeuî, M.Blair s\u2019en détache.M.Fielding seul reste avec droit de succession.Ce qui frappe le plus dans cet échange, c\u2019est la faiblesse de ceux qui remplacent les anciens.M.Mills qui suceè ia à M.Mowat n était pas sou égal, taut s\u2019en faut.Ontario l\u2019a compris en désertant le gouvernomeiit aux élections généra* les.M.Bernier, qui a sucédé à M.Joly, mourra comme il a vécu avec sa pipe de plâtre.M.Préfontaine, qui a pris la place de M.Tarte, ne sera jamais qu\u2019un gros content de lui, un tapon de chair.M.Emmerson, que l\u2019on désigne comme successeur de M.Blair, n\u2019a Pas uoa plus la force de ce dernier.Le départ du ministre des chemins de fer affaiblit davantage encore ce cabinet qui u\u2019est pourtant pas déjà trop fort, la session actuelle le prouve.Forcée ou non cette retraite ne peut qu\u2019ébranler le cabinet.Si elle est imposée par des raisons d\u2019assainissement politique, M.Blair a été trop longtemps de la maison pour excuser ces collègues de l\u2019avoir subi.Et si M.Blair part en désaccord avec les autres ministres, la divergence est assez grave pour engager l\u2019électorat à réfléchir.(L'Evénement).Dr.Geo.Ls.LeComte COIN DES RUES\tet ST - MYACMTHE.No.191^.Médecine Générale Spécialités : Maladie des Enfants, Rhumatismes Inflammatoires, Asthme, Dyspepsie, Inflammations de poumons et plaies en général.TRAITEMENT ÉLECTRIQUE, ©te., etc.Bell Téléphone No.163.Hommes Demandés Si2°?désirez une ligne vraiment table, envoyez votre nom avec référence, et si nous pensons que vous nous convenez, nous vous trouverons une place parmi nos voyageurs.Nous avons touiours réussi avec des bons hommes et une bonne paye.STONE & WELLINGTON, Les plus grands pépiniéristes ) Canadiens.\tJ\tToronto.Ea vente an \u201cCOURRIER\u201d VINQT-CINQ ANS D\u2019EPISCOPAT Jubilé de Peu Mgr L.Z.Moreau, Avec portrait du vénérable défunt.TABLE DES MATIÈRES Dédicace.- g 1.\t\u2014 Monseigneur L -Z.Moreau5 II.\t\u2014 Préliminaires du jubilé.\t9 III.\t\u2014 Ouverture du jubilé.16 IV.\t\u2014 Messe jubilaire.34 V.\t\u2014 Banquet des Noces.\t54 VI \u2014 Clôture officielle du jubilé.70 VII.\u2014 Fêtes intimes du jubilé.80 VIII.\u2014 Acclamations.loi Appendice I.\u2014 Les décorations de la cathédrale.117 convives au ioauquet des noces.129 III.\t\u2014 Les \u201c Disciples de Martin\u201d.,.,.180 IV.\t\u2014 La Chaîne d\u2019Argent.129 V.\t\u2014 Les Ecoles du Passé.\t144 VI.\t\u2014 La gloire du Chaudeüer d\u2019Or.150 Les Noces Éternelles I.\u2014 Mort de Mgr L.-Z.Moreau.\t157 H.\u2014 Feu Mgr L.-Z.Moreau.161 III- \u2014 Annonce officielle de sa mort.166 IV.\u2014 Sou éloge funèbre.\t168 Prix, par la poste ou à notre bureau -.\u2022\u2022ÏO.25 , S c; rt* ra cmyiiQ 7 3556 LE \u20ac0tmi5«6 » iT-HTAemTHE, 18 JUILLET 1903 ÎSS U Corner de SaîaMfj'acmtlie Jrarnal Bl-Helimaiaire Ksb imprimé et publié, eu la Cité de St-Hyacinthe, me Cascades, No 213, par J.de L.Taché, domicilié eu la dite Cité, de St-Hyacinthe.ABONNEMENT $1.00 par an, Canada et Etats-Unis.L\u2019abonnement date, du 1er et du 15 de chaque moi s.Tout année commencée se paie en entier.ANNONCES Pis nière insertion.10 centms la ligne.1 ns irtions subséquentes.\t5\t\u201c\t\u201c A / is de Naissances, Mariages et Décès, 25 centins chaque.Avis spéciaux .10 contins la ligne.Annonces à long terme,tarit' s pécial.LIVRES ET MÉDAILLES (Spécial au \u2018'Courrier\u201d \u2014 de St Hyacinthe) (Suite et fin) Je me propose de sigualer nu autre bon effet qui origine de cette habitude que tant de geus voudraient voir s\u2019introduire de donner en prix le pins de livres possible.Ceux qui s\u2019occupent du mouve ment littéraire au Canada\u2014et ils\" sont nombreux\u2014gémissent chaque jour, sur la cherté des livres, sur le peu de lecture sérieuse qui se fait et sur l\u2019impossibilité, pour un auteur, de vivre de son talent.Il me vient présentement à la mé moire cette longue élégie en prose qu\u2019écrivait, il y a quelques semaines, M.Michel LaRochelle, avocat de Montréal, pour attirer la compassion du public et du gouvernement sur les personnes atteintes de la maladie d\u2019écrire : je dis ce mot maladie, car, en face de l\u2019indifférence de notre population vis à vis de nos au Leurs, il y a lieu de croire que celui qui se hasarde à publier un ouvrage est vraiment malade.Bien des années auparavant M.Oscar Dana avait traduit la mê tue pensée dans un accent plein de force et de tristesse : \u201c Oh contradiction humaine ! Attenants à nos deux capitales nous avons des palais pour y loger et entretenir aux frais de l\u2019Etat des pauvres qui ont per du l\u2019esprit et nous u\u2019avous pas d\u2019institution pour le pauvre qui veut cultiver le sien.Et il en est à peu près de même partout.En Amérique même où l\u2019on parle le plus d\u2019égalité, véritablement c\u2019est à se demander si, dans nos sociétés, si orgueilleuses de leurs progrès, il ue vaut pas mieux, souvent, naître atteint de folie qu\u2019avec du génie.Ou y gagnerait, au moins l\u2019avantage de ne pas avoir le sentiment de son infortune.\u201d Aus-si, est-elle bien restreinte la liste des écrivains canadiens pour une province qni compte plusieurs universités, trois chairs de littérature et une vingtaine de collèges classiques.Ce serait donc faire d\u2019une pierre deux coups que de distribuer plus de livres eu récompenses, dans nos maisons d\u2019éducation.Quel est le collège qui, aujourd\u2019hui, en échan géant le montant qu\u2019il donne en médailles eoutre des livres, ne pourrait réaliser une somme d\u2019au moins cinquante dollars par an ?Etablissons le fait par un petit cjvcuI.Supposons quarante collèges commerciaux sacrifiant l\u2019an prochain leurs médailles pour des livres : le montant ci haut établi, cinquante dollars pour chacun, produit immédiatement une Somme de $2000.00 en achat de livres.Heureux l\u2019auteur à qui retournera cette somme.En faisant le dénombrement de nos collèges classiques, commerciaux et de nos couvents, on trouverait en une seule année plusieurs milliers de dollars appliqués à l\u2019achat de bons ouvrages intellectuels.L\u2019espérauce pourrait, du moins, naître chez les ouvriers de la plume, et nous aurions l\u2019occasion de saluer l\u2019apparition d\u2019utiles et agréables travaux.A propos d\u2019auteurs sur lesquels tomberait le choix des directeurs de pensionnat je crois qu\u2019il est opportun de faire remarquer une autre négligence qui se commet parfois.Ne serait il pas temps que les donateurs portassent leurs vues sur les ouvrages canadiens ?Hans la plupart des maisons d\u2019éducation, on donne fort peu d\u2019ouvrages canadiens ?Ouvrons au hasard, quelqu\u2019un des livres distribués en prix : ils trai teut soit d\u2019histoire étrangère au pays où nous vivons, oa ils contiennent de contes, de historiettes, des récits d\u2019aventures et de voyages, le tout raconté, plus souvent qu\u2019autrement, en un style fort banal.A peine, jjour racheter la maigreur du texte, entrevoit-on quelques chétives images, dignes compagnes d\u2019un récit propre à faire dormir debout : et ces jeunes écoliers, armés de courage et de confiance essaient, mais en vain, de se persuader qu\u2019ils ont en main un livre intéressant, baillent à se démembrer les mâchoires et finissent par laisser la poussière couvrir ce volume à tranche dorée, préférant jouer à la balle ou au croquet.N\u2019est ce pas suffisant de quelques livres insignifiants comme ceia pour dfgouter à tout jamais un jeune homme de la lecture % Ne nous y trompons point, c\u2019est là le fait de chaque fin d\u2019année.Que l\u2019on donne moins de livres s\u2019il le fiut, mais, de grâce qu\u2019on en don ne d\u2019intéressants.Pourquoi; parexemple, n\u2019off-irait-on pas en prix, des ouVrag *s d\u2019aü-tetirs canadiens : nous avons de nos compatriotes qui excellent dans la narration, le roman, l\u2019observation fine des mœurs,et de la nature : nous comptons aussi plusieurs poètes efc historiens pour h-s é'ôves avancés en classe et capables d\u2019airprécier un ou vrage dans lequel l\u2019art occupe une place importante.Nos jeunes étudiants, toujours sensibles à l\u2019idée de la patrie et anxieux de connaître les œuvres de leurs devanciers se feront un devoir de le lire et même de sa rendre familiers leurs plus beaux passages.Nous y gagnerions de plus, ce point, à savoir, d\u2019appliquer un remède au mal d\u2019indifférence, presque d\u2019abjec tion, que l\u2019on déplore a l\u2019égard de nos canadiens qui ont manié la plume et produit des œuvres que La-bruyère aurait déclarées faites de main d'ouvrier.A ce triple point de vue, un de voir s\u2019impose, à vous tous qui re veudiquez l\u2019honneur d\u2019encourager la jeunesse étudiante.Ouvrez des hoiizons nouveaux au commerce des bons livres.Le choix qu\u2019eu sauront faire nos direc teurs d\u2019institutions enseignantes opposera une digue puissante au débordement dis mauvaises lectures,*n habituant, dès l\u2019eulam B.CLANCY, Gérant pour la Province de Québec, .419 rue St-Jacques, Montréal.\t^ pour Ses opinions religieuses, mettent, hors la loi, privent de leurs droits de citoyens français, ceux qui n\u2019obéissent pas à leur \u201cSyllabus.\u201d Sur quelle argumentation ees f ir ceurs appuient-ils leurs attentats?Sur une argumentation qni n\u2019est pa t même un sophisme, puisqu\u2019elle ne peut pas se défendre par le raisonnement.Vous voyez Jaurès disant à des hommes qui ont passé comme lui, par l\u2019Ecole normale,comme y avaient passé le pèreGrntry et le père Jou-bert, ou par l\u2019Ecole po\u2019ytechniqu a ou l\u2019Ecole navale, comme beaucoup de religieux bénédictins : \u201c Je vous opprime pour vous em pêcher d\u2019être opprimés, d\u2019aliéner votre liberté.\u201d \u2014 A quel titre intervenez-vous insolemment dans l\u2019existeuee d\u2019hommes qui sont au moins vos égaux par l\u2019intelligence ?En quoi, d\u2019ailleurs, suis je opprimé ?\u2014Vous êtes opprimé parce que vous obéissez à une règle et que vous portez une r obe.\u2014 Je vous trouve bien plus opprimé que moi.puisque vous êtes obligé, comme Franc Maçon, de vous affubler d\u2019oripeaux ridicules et de faire des gestes grotesques.Pour quoi voulez vous m\u2019interdire de faire partie d\u2019un Ordre religieux, puisque vous n\u2019interdisez pas à d\u2019autres de f rire partie de l\u2019Ordre maçonnique ?Pressez cette appareuce de raison nement sous toutes les formes, et vous n\u2019y trouverez que la négation de la liberté huma ne par l\u2019Etat, au nom de laquelle aéré fondée l\u2019Inqui sition.Vous n\u2019y trouverez que le droit de la société de s\u2019immiscer dans la conscience des hommes et de persécuter ou de tuer ceux qui ne se soumettaient pas aux dogmes de l\u2019Etat d\u2019autrefois ou qui ne se sou mettent pas aujourd\u2019hui au dogme de la Franc Maçonnerie.En fait, ce malheureux monde latin a beau tourner sur lui mêmm, comme on tournerait dans une pro priété entourée de murs de tous côtés, il en revient toujours au même point : l\u2019intervention de l\u2019Etat dans le domaine de la conscience et même la fameuse \u2018\u2018direction d\u2019intention\u201d que l\u2019on a tant reprochée aux Jésui tes.Je vis avec mes semblables dans colonie anarchiste, comme il en exis te quelques-unes.\u2014La direction de vos idées est anarchiste ?\u2014Parfaitement.\u2014Alors c\u2019est votre droit de vivre comme vous l\u2019entendez.Je vis avec mes semblables parce que j\u2019ai des idées religieuses et que je veux faire mou salut eu priant.\u2014La direction de vos idées est mauvaise.Dispersez vous ou l\u2019on vous enverra les gendarmes.\u2014Je fais maigre.\u2014Dans quelle intention ?Cette gravure représente les nouvelles usines de la International Harvester Company maintenant en construction à Hamilton, Ont., Canada, où seront manufacturées les mal chines McCormick pour la saison 1904 pour le commerce canadien.Ces usines seront certainement les plus considérables sur le sol anglais, et donneront de l\u2019emploi à des milliers d\u2019ouvriers canadiens.\t' ' lorsque ce9 édifices seront complétés, pour la construction des machines McCormick nous serons dans une bien meilleure position de suppléer à l\u2019énorme demande canadienne pour les \u201cMcCormick\u201d qui seront dorénavant manufacturées sous deux drapeaux, sur le sol canadien par des ouvriers canadiens, aussi bien que sur le sol des Etats Unis par des ouvriers américains.La McCormick a été une des principales forces créatrices dans le développement des ressources agricoles du monde, et dans l\u2019élévation de l\u2019industrie fermière à sa position actuelle, en même temps profitable et attrayante.La machine qui porte le nom McCormick est une machine modèle, une machine internationale ; modèle en construction internationale en conceptions utilitaires.Le nom McCormick est devenu un mot familial dans tout l\u2019univers ; pendant plus de soixante ans il a atteint les mérites les plus élevés dans l\u2019art de fabriquer les machines moissonneuses.Nous avons aujourd\u2019hui une confiance croissante dans l\u2019excellence de la McCormick Croyant en l\u2019intelligence des agriculteurs, ces producteurs des richesses du monde desquels dépend la prospérité de l\u2019avenir, nous avons été encouragés dans nos efforts à fabriquer des machines originales en conception et modernes en construction ; des machines qui sont des modèles et qui répondent aux besoins universels.\t\u2018 gmt Mademoiselle fl A Ri E LA VIGNE, T4Z5 Rue Cadieux, Montréal.Ne pexit pas se rempl par d\u2019autres remèdes, Mademoiselle Marie Lavigne dit :\u2014 C\u2019EST avec plaisir que je puis affirmer publiquement que le X tonique qu une personne puisse prendre.Je souffrais d dans le dos de maux d\u2019estomac et j\u2019étais tellement faible c est le mot.J ai essayé toutes sortes de remèdes annonc uns me firent du bien pendant deux ou trois jours, puis après cels état de langueur.^ Je li ai senti de soulagement réel que lorsque Aujourd hui je jouis d\u2019une excellente santé, je puis meme1 fait éprouver trop de fatigue.Je mange et dors bien, me sens for que ma guérison est entièrement due aux Vin St-Michel TV s il y a des personnes qui ne croient pas l\u2019annonce du Vin St- JM ext r aor d in ai re! heUreUSede leur dire de vive voix tout le bien Le VIN ST-MICHEL, ne fait pas que soulager, il guérit.\t\u2019* ^4 j Gratis Sur demande nous vous enverrons l\u2019Album du et mm \\-àKr cl '¦gmfëm mm mm Wmi Pipi»! mmmm T© Cure a Cold in One Day Take Laxative Bromo Quinine Tablets.Seven Million boxes sold in past 12 months.\tThjg s!gilâtFi!F89 Cures Cîrip in Two Days.on every to, 25c, JM mmmm\tw nnizm tm çg-^?ÿh.-?-v-^,y-ia\tAs.?r*y&-~T\t.~SA SAINTETE Le Souverain Pontife s\u2019affaiblit tout le temps.Sa mort est une question d\u2019heures NOTES LOCALES \u2014Ou s'attent à ce que la uomina tion du nouveau ih f de police se fasse sou peu.\u2014Plusieurs citoyens de St Antoi ne étaient eu cette ville au commen-cemeat de la semaine.\u2014Le Dr LoComte, récemment ar rivé, à St Hyacinthe, a ouvert un bureau de consultation et sera à la disposition du public.\u2014Une troupe de nègres accompagnait le cirque Pan Arnérican, et ont fait main basse sur les porte-monnaies d\u2019un bon nombre.\u2014POUR GUÉRIR UN RHUME EN UN JOUR.\u2014Prenez les Tablettes Laxative de Bromo Quinine.Le pharmacien vous renboursera votre argent si elles ne vous guérissent pas.Exigez la signature ÏÏ.W.Grove sur chaque boîte $0.25.\u2014M J.Roy, avocat, ci-devant attaché au bureau de MM.Lussier et Gendroo, vient d\u2019entrer en société avec M.A O T.Beauchemin.\u2014 M.Albert Blanchard, comptable à la manufacture Ames Holden Co., est parti cette semaine pour Haver hill où il doit entrer à l\u2019emploi de la Oie Duplessis.Le Savon Lifebuoy est fortement recommandé par la profession médicale comme un préservatif contre les maladies infectieuses.\t1 \u2014La compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien est à considérer des plans pour arriver de ce côté ci de la rivière et construire une gare en ville.Ou dit que ces changements seront faits très prochainement.\u2014Nous apprenons avec plaisir que M.le Dr A.Collette, ci devant de St Nazaire d\u2019Acton vient d\u2019élire do-mici e à St-Damase.Le Dr Collette a achetée la propriété du Dr Dussault établi tout récemment à Marieviiie.Les talents et l\u2019urbanité du Dr Collette lui assurent un bel aveuir.A VENDRE.\u2014Au village de Pro vidence, tout près du pont Barsalou, trois propriétés à deux logements chacune.Pour les conditions, s\u2019adresser à M.Frédéric BJauchard, du même lieu.\tj.n.o.\u2014Vendredi dernier, au Conseil de Ville, concernant l\u2019expropriation en vue de l\u2019élargissement des rues, il a été décidé que M.J.Roy, protono taire, recevrait mandat de s\u2019entendre au nom de la ville avec les pro p iétaires intéressés et de préparer des contrats qui, pour devenir défi nitifs, devront être soumis au Conseil et recevoir ratificatioen.A cet effet, le Conseil se réunira en comité aussi souvent qu\u2019il sera nécessaire et au besoiu quotidiennement.M.Chenette propose une résolu tion de condoléances à l\u2019occasion du décès du chef de police A.Chenette, et de iui faire des funérailles aux frais de la ville.Cette motion est appuyée par M.Lussier qui fait l\u2019éloge du défunt.Adoptée à l\u2019unanimité.M.L.P.Morin donne avis d\u2019un projet de taxation pour l\u2019eau qu\u2019il soumettra à la prochaine séance et dont M.le greffier donne lecture.Et la séance est levée.\u2014On a rarement vu à St-Hyacin-the autant d\u2019étrangers que mercredi dernier.En même temps que le cirque il y avait le pique-nique de l\u2019association des épiciers.\u2014Melle A.Paquet, de cette ville est en promenade à Drummond-ville chez M, G.Duclos.\u2014-Une mort soudaine est venue jeter le deuil dans notre ville.Mde Bélisle, épouse de M.Bélisle, comptable à la Penman Manufactu-riog Co.est morte subitement au cours d\u2019une promenade qu\u2019elle était allée faire chez des parents en dehors de St Hyacinthe.\u2014MM.Paquet et Godbout ont obtenu du gouvernement fédéral le contrat pour la construction de l\u2019allonge des bureaux du gouvernement.Déjà la démolition de la maison située sur ce terrain est commencée.\u2014Mercredi dans le cours de la soirée vers les neuf heures un incendie se déclarait chez M.Camille Picard, boucher, à l\u2019extrémité ouest de la rue Bourdages dans la partie con nue sous le nom de Petit Rang.La grange et les bâtiments de M.Picard étaient déjà en proie aux flammes quand les pompiers arrive rent sur les lieux.Un autre inconvénient sérieux vint compliquer la situation.On constata qu'il n\u2019y avait aucune borne fontaine assez rapprochée de l\u2019endroit pour y établir les dévidoirs à boyaux.Les pompiers ont du travailler fer me en sapant les bâtisses incendiées, pour protéger la maison d\u2019habitation : les autres bâtiments, tels que la grange, l\u2019écurie et la boucherie brûlèrent complètement.Plusieurs voitures et du bois sont également perdus pour le propriétaire.Les dommages s\u2019élèvent à $2,500 environ ; il y a des assurances pour un fort montant.On croit que le feu aurait été mis par l\u2019imprudence de quelques pro meneurs nombreux ce soir là, dans le voisinage du terrain où était le cirque.\u2014St Charles.\u2014Le Rév.J.S.Tau pier, curé de la paroisse est parti pour un voyage au Nouveau Bruns wiok, dans l\u2019intérêt de sa santé.\u2014 M.Adolphe Cordeau, commissaire d\u2019école, a été élu à l\u2019unanimité président de la commission scolaire de la paroisse de St Charles.\u2014Il y a eu mercredi après-midi une arrestation de deux excursionnistes montréalais, sur le rond La-framboise : ces joyeux copains s\u2019é.taient donné une pointe un peu trop aiguë et le vin éveillait chez eux l\u2019ardeur belliqueuse.Nos gardiens de la paix les ont empêché d\u2019endommager la tête des passant en les logeant au poste en attendant le départ du train.Deux autres chemineux qui s\u2019amusaient à boire sur la voie du Grand Tronc, ont aussi été tirés du danger par la police.\u2014Pendant l\u2019incendie de mercredi soir la forte pression de l\u2019eau fit crever un tuyau au coin des rues Bour* dages et Héloïse.Quand la foule revint dn théâtre de l\u2019incendie, toute cette partie était inondée ; l\u2019eau a pénétré en quantité considérable dans les caves du voisinage.\u2014Jeudi après-midi le comité de distribution des secours a distribué aux locataires incendiés la somme de $10.00 à chacun.\u2014Nous avons fait part à nos lecteurs, dans notre dernier numéro,du triste accident qui venait de frapper notre concitoyen et ami M.Albani Beauregard.Yoici les détails exacts de l\u2019accident.M.et Madame Beauregard étaient à passer quelques jours dans la villa de M.Jos.Roy, à la Pointe des Fourches.Mardi dernier, dans l\u2019avant midi, la famille traversa la rivière, en face de la propriété de M.Adélard Charpentier.M Beauregard allait à St-Pie engager une voiture pour venir au cirque à St Hyacinthe le lendemain.Quelques minutes après sou départ,une des jeunes filles,Henriette, descendit en courant vers la rivière, et fut probablement emportée par son é'an, ou g\u2019issa sur une planche inclinée qui servait de débarcadère aux chaloupes, et tomba à l\u2019eau.Le lit de la rivière à cet endroit plouge presqu\u2019à pic.Madame Beauregard vit la pauvre enfant en danger et vint à son secours ; elle chercha d\u2019abord à lui tendre la main pour la tirer de l\u2019eau, mais voyant qu\u2019elle ne pouvait l\u2019atteindre elle se piéei-pita à l\u2019eau.Mais la pauvre mère ne savait pas nager non plus que l\u2019enfant et en un clin d\u2019œil, toutes deux coulaient à foud dans environ dix pieds d\u2019eau.Les cris de l\u2019autre jeune fille, Blanche, attirèrent un jeune Beauregard du voisinage qui eut la présence d\u2019esprit de prendre une gaffe à la maison, et put crocheter avec l\u2019instrument les habits flottants de Madame Beauregard et la retirer de la rivière.Celle-ci était déjà sans connaissance, mais des personnes arrivant sur place la ramenèrent à la vie en lui donnant les secours de circonstance.Quelques instants après on retira la pauvre fillette, mais tous les soins furent inutiles pour celle ci Le Docteur Tétreau, mandé de St Pie, arriva une heure environ apiès l\u2019accident et dut constater la mort après quelques efforts pour ramener la pauvre enfant.Le corps de la petite morte fut transporté à la ville dans la soirée.Les fuuérailles de l\u2019enfant ont eu lieu jeudi.M sdame Beauregard n\u2019est pas trop souffrante physiquement,, de cet accident, où son dévouement maternel l\u2019avait jetée.Nous renouvelons l\u2019expression de nos sympathies aux parents désolés et à la survivante des deux intéressantes petites sœurs qui se trouve si cruellement séparée de sa jumelle.(MMSPOMCE Monsieur l\u2019Editeur, Monsieur le Curé de la Cathédrale a de nouveau dimanche dernier attiré l\u2019attention de ses paroissiens sur la manière dont le dimanche est observé dans la cité de St Hyacinthe.Je crois être dans la vérité en disant que tout le monde partage les vues de Monsieur le Curé.Du train qu\u2019on va, je me demande où on s\u2019arrêtera dans !a violation d\u2019une loi tout autant civile que divine et ecclésiastique.Yoilà en effet que le dimanche tout entier est consacré à des amusements publics et ;bruyanls.C\u2019est un état de choses tout à fait dép\u2019orable et donnant lieu à des inconvénients tels que, pour les éviter, les villes les moins religieuses por t nt les lois les plus sévères.Ici à St Hyacinthe, sous un prétexte ou sous un autre, on laisse tout faire.Ceux qui ont en mains les moyens de f dre respecter la loi, assument, en ne le faisant pas, une responsabilité d\u2019autant plus grande, qu\u2019il suffirait d\u2019un peu d\u2019énergie dans les commencements pour déraciner le mal.Qu\u2019ils ne craignent pas d\u2019agir ; la partie la plus saine et la plus forte dé la population les secondera.Qu\u2019on défende tous ces amusements, et j\u2019ajoute, qu\u2019on voie à ce que là loi des licences soit mieux observée.Les jeux et l\u2019alcool se prêtent réciproquement secours ; ils sont un aliment l\u2019on pour l\u2019autre.En les prohibant tous deux, la corporation municipale et certains particuliers y perdront peut être quelque chose, mais la société y gagnera davantage.CITOYEN.(La Tribune) La lieuse avec dos ouvert fait par la Compagnie Massey Harris a plus de points perfectionnés qu\u2019aucune autre lieuse dans le monde, et à part de cela elle a plusieurs améliorations patentées qui ne se trouvent pas dans aucune autre machine.Aucune antre lieuse a des coussinets à rouleaux dans plus de 30 places, ou charpente en double, ou un rabatteur de 70 position», ou 3 paque-teurs, ou 3 bras rejeteurs, ou des diviseurs pliant serviable.C\u2019est pourquoi la lieuse Massey-Harris est la supérieure au monde.\t18-25 BIBLIOGRAPHIE, ETUDES Publiées par les PP- de la Compagnie de Jésus PARAISSANT LE 5 ET 20 DE CHAQUE MOIS Sommaire du Numéro du 5 juillet 1903 I.\t\u2014Pourquoi faire ds la métaphysique ?par Louis Baille.II.\t\u2014La.Persécution religieuse.Première partie : Les Étapes, par Joseph Burnichon.III.\t\u2014Une Controverse au début du XVIIe siècle, par J oseph de la Seuvière.IV.\t\u2014Terre d\u2019épopée.\u2014Burgos et le Cid, par Pierre Suau.V.\t\u2014Shakespeare ou Ba-on ?par Joseph Boubée.VI.\t\u2014Bulletin scientifique, par Auguste Bélanger.VII.\t\u2014Revue des Livres.VIII.\t\u2014Notes Bibliographiques.IX.\t\u2014Evénements de la quinzaine.¦ LE\tSUPPLICE Pour amener les coupables à confesser les crimes, les Chinois ont con servé certains moyens de persuasion qui sont sans doute efficaces, mais qui n\u2019ont aucun rapport avec nos procédés modernes d\u2019instruction judiciaire.Citons celui qui consiste à laisser tomber pendant une heure et lente ment des gouttes d\u2019eau sur le crâne de l\u2019inculpé La souffrance est, parait-il, terrible et amène presque toujours des aveux plus ou moins vérédiques.Un étudiant devant lequel un pro fesseur relatait ce fait eut un sourire d\u2019incrédulité lorsque ce dernier lui affirma qu\u2019il ne pourrait suppor ter la douleur qui lui causerait un litre d\u2019eau tombant goutte à goutte sur sa main.Essayons, répondit l\u2019étudiant.On versa donc un litre d\u2019eau dans un récipient en zinc percé d\u2019un trou de façon que l\u2019eau ne pût s\u2019échapper que goutte à goutte et l\u2019opération commença.Au début l\u2019étudiant plaisanta gaiement Le professeur se tenait auprès de son élève et comptait les gouttes au fur et à mesure qu\u2019elles tombaient.A la deux centième le sceptique était moins jovial, puis petit à petit il s\u2019assombrit et à certains moments une expression de douleur passait sur ses traits.A la trois centième goutte, la main de l\u2019étudiant commença à enfler et à rougir.La douleur augmentait de minute en minute et devenait atroce.Fuis la p-\"au éclata ; enfin, à la CAHADIAfe 3ENEV7 Si»® PARIS PARIS mm m -t quatre cent vingtième, le patient à bout de forces dut avouer qu\u2019il ne pourrait résister plus longtemps.Et cependant l\u2019expérience n\u2019avait eu lieu que sur la main de l\u2019étudiant.Quelle atroce souffrance doivent produire ces gouttes d\u2019eau tombant sur un crâne nu ! (Suite de la 2e page) ne peut plus le considérer comme congi éganiste.Il s\u2019agit de le mettre hors d\u2019état, de gagner sa vie, en lui interdisant le séjour de la commune où il habitait auparavant et où il exerçait la seule profession qu\u2019il connut : la profession d\u2019instituteur.Tel est le but de cet article additionnel, qui, sans doute, est déshonorant pour nos codes, mais qui n\u2019est guère plus ignoble que la loi sur les Congrégations dans son ensemble.Cet article est infâme.N\u2019est-ce pas dire d\u2019un seul mot qu\u2019il a toutes les chances pour être voté ?Edouard Drumont.La Libre Parole.Reconstruction dn moulin à farine Louis Coté & Frère Nous avons 1© plaisir d\u2019annoncer a nos amis que nous sommes maintenant à reconstruire notre moulin à farine qui sera prêt pour la récolte nouvelle.Nous voulons, sans égard au prix d\u2019installation, construire un moulin de première classe sous tous les rapports.Toutes les machines seront construites sur les derniers modèles afin de donner le plus fort rendement possible sans nuire à la qualité de la farine.Pour éviter tout encombrement le moulin que nous construisons aura beaucoup plus de capacité que l\u2019ancien et fonctionnera constamment soit par l\u2019eau soit par la vapeur.Nous entreprenons ces travaux, qui sont considérables dans l\u2019espoir que le public voudra bien nous continuer son encouragement comme par le passé.Louis Coté & Frère.j.n.o.\t______________ De L'Etranger Kischineff, 14 juillet.\u2014Le meurtrier du jeune garçon Doubassary, dont la mort avait été attribuée aux juifs et a été la cause immédiate des massacres, vient d\u2019être découvert.C\u2019est un jardinier.Il a avoué que lui et l\u2019oncle de l\u2019enfant avaient commis le crime.Le nouveau gouverneur de Kischineff, le prince Ourou-soff, a échangé des visites avec les principaux juifs de la ville.San Francisco, Californie, 14\u2014Le colonel John Wels, vient d\u2019arriver du Mexique où il dit qu\u2019il a acheté 500,000 acres de terre à bois près de la ville de Chikaha, pour lui et ses associés, M.Morton, vice président dn chemin de fer de Santa Fé et M.Walter Reddy, du Michigan.L\u2019idée de coloniser ee territoire de Boers forme partie du projet de M.Weis.San Francisco (Californie'), 15\u2014 William H.Selbach, uu dentiste de Columbus (Ghio), a attaqué aujourd\u2019hui dans Market street trois religieuses portant) la robe blanche et noire de l\u2019ordre de Saint Dominique.La foule, furieuse, s\u2019est précipitée sur lui et a voulu le mettre en piè ces.Il n\u2019a été dégagé par la police qu\u2019après avoir reçu une formidable raclée.A la prison, il a été trouvé porteur d\u2019un chèque représentant nue forte somme d\u2019argent qu\u2019il dit être le prix de vente de son cabinet de dentiste dans l\u2019Est.On le croit déséquilibié.Le tribunal correctionnel de Oha-rolles (Saône et-Loire) a statué sur des poursuites intentées aux sœurs enseignantes de Gibles, pour infraction à Ja loi du 4 décembre 1902.Les prévenus étaient Mme Arquil Jière, supérieure de la congrégation de Saint Joseph, de Lyon ; Mme Marie Sœux, ancienne directrice de l\u2019école de Gibles, et M.Gatille, propriétaire à Gibles.Dans sou réquisitoiae,le procureur a reconnu que les sœurs de Gibles étaient très aimées et estimées dans le pays ; néanmoins,il a demandé une condamnation contre tous les préve nus.Le tribunal a délibéré pendant quatre heures.Puis il a rendu un jugement condamnant Mme Arquil-lière à 50 fr.d\u2019amende ; Mme Sœux à 30 fr.de la même peine, et M.Gatille à 16 franes d\u2019amend , tout en acquittant Mme Sœux du chef d\u2019ac cusation d\u2019avoir dirigé sans autorisation une école congréganiste dans l\u2019immenble Gatille, \u201c attendu, dit le tribunal, que l\u2019école fondée dans l\u2019immeuble Gatille ne constituait pas un établissement congréganiste dans le sens légal dn mot.\u201d La cour d\u2019assises de la Somme vient de juger le nommé Georges Croutelle, âgé de vingt trois ans, ou vrier de ferme, depuis peu au service de M.Greuet, marchand de bestiaux, à Aumaire.Croutelle avait assassiné son mai tre, le 3 avril dernier, l\u2019avait dépouillé d\u2019une somme de 4,000 francs environ et avait enterré sou cadavre.Les journaux ont raconté à l\u2019époque toutes les ciiconstances de ce crime.Fournaise \u2018Sunshine\u2019 1900.\"Supérieur au Gin Importé.\u2019* Goûter au Gin Canadien Melchers CllOIX lia U GE.Une fois, c'est connaître le Type Parfait d'un Cin Pur et Vieux.C\u2019est ta seul Gin qui soit distillé, vieilli et embouteillé sous le contrôle du gouvernement et dont la qualité, l\u2019âg-e et la pureté soient garantis sur chaque flacon par an timbre officiel.EN VENTE PARTOUT BOIVÎN, WILSON & CUL, 520 St.Pau!, Montreal.SEULS CONCESSIONNAIRES.Tire toute la chaleur possible du combustible et la distribue dans toute la maison, la fumée seule passe par la cheminée.N\u2019a pas cet appétit féroce pour consumer le charbon, si commun dans les fournaises ordinaires.Très simple à chauffer, facile à nettoyer et durera plus longtemps que n\u2019importe quelle fournaise Canadienne.Consume le charbon, le coke et le bois.Livret gratis.Vendue par les meilleures maisons de commerce.MTIary's LONDON, TORONTO, MONTREAL, WINNIPEO, VANCOUVER, ST-J0HN, N.B, 1900.Le 18 octobre 1902, M.Greuet avait déjà été victime d\u2019uae tentative de meurtre dont fut accusé le berger communal Breilly, et pour laquelle ce dernier, malgré ses dénégations réitérées et persistantes fut condam né à vingt ans de travaux forcés.Croutelles a prétendu avoir tué sou maître au cours d\u2019une discussion et n\u2019avoir dérobé l\u2019argent et enseveli le cadavre que pour détourner de lui les soupçons.Croutelle a été condamné à la peine de mort.L\u2019exécution aura lieu sur une des places publiques d\u2019Amiens.L\u2019agitation religieuse en France.M.l\u2019abbé Bulliofc, qui a brisé trois fois les scellés apposés sur la chapelle des Maristes de la rue de Yau girard, à Paris, a été interrogé par le commissaire de police du quar tier.Il a d\u2019abord confirmé les termes de la lettre par laquelle il a reconnu être l\u2019auteur de ce bris de scellés.C\u2019est parce qu\u2019il a trouvé injuste et illégale la fermeture do la chapelle, parce qu\u2019il estime que nulle légalité ne peut détruire un droit naturel que M.Bulliot déclare avoir aeeom pli cet acte à trois reprises.M.Buliiot est un mariste sécularisé.C\u2019est doue de son plein gré, et en affirmation de la réalité de sa sécularisation, qu\u2019il a agi ainsi, vou lant revendiquer pour lui, comme pour ses anciens confrères, sa pleine liberté de citoyen français.Afin de n\u2019entraîuer personne avec lui dans les responsabilités encourues, M.l\u2019abbé Bulliot, qui était professeur à l\u2019Institut catholique, s\u2019est fait relever de ses fonctions.Le commissaire n\u2019a pu emporter aucune expression de regret de la part de l\u2019inculpé.Au contraire, M.Bulliot s\u2019est déclaré prêt à briser tous nouveaux scellés mis dans les mêmes conditions * \u201c Je vais ouvrir une chapelle dans mon appartement, a-t-il dit, et si vous y mettez des scellés, cette fois, c\u2019est chez moi que je briserai vos cachets illégaux.\u201d Indianapolis (Indiana,) 14\u2014Rufus Cantrell, les menottes aux mains et accompagné de plusieurs détectives, a été conduit ce matin, à l\u2019Uniou Chapel Cemetery, à onze milles d\u2019ici, où, au dire du roi des vampires, devait se trouver le corps de Melle Carrie Salvage qui, il y a de cela deux ans, avait disparu mystérieusement de l\u2019asile d\u2019aliénés où elle était enfermée.La jeune fille étant \u201cun sujet intéressant\u201d, au point de vue médical, avait été enlevée de cet asile et enfermée pendant plusieurs semaines dans une hutte an milieu des bois.Comme cette disparition avait fait grand bruit et que les voleurs de cadavres étaient ef frayés que la police ne découvre la hutte où ils avaient caché Mlle Salvage, ils mirent fin à ses jours en la (hloroformant.Cantrell ne se rappelle pas exactement à quel endroit Mlle Salvage a été enterrée, mais, au hasard, a désigné plusieurs tombes où il croit que doit se trouver le corps qui u\u2019a pas été vendu à l\u2019école de médecine, comme on l\u2019avait tout d\u2019abord déclaré.Jusqu\u2019à préseat, le frère de la victime qui accompa-gue les détectives u\u2019a pas reconnu le cadavre de sa sœur parmi ceux qui ont été exhumés.Les recherches continueront demain.Cantrell, toujours dans l\u2019espoir d\u2019obtenir une remise de sa peine, continue à faire des révélations sensationnelles.Il déclare, entre autres choses, pouvoir éclairer la justice sur la dispafition mystérieuse d\u2019uo jeune homme nommé Kenneth Lawrence et possesseur d\u2019une fortune de $400,» 000.La police fera une enquête spéciale sur chacun des faits avoués par le roi des vampires et le bruit court que de nouvelles arrestations sont imminentes.UNE BONNE INVENTION On vient paraît-il, de trouver le moyen de rendre les coups de pistolet et même les obus absolument inoffensifs.Bonne invention, en vérité.L\u2019affaire parait sérieuse, car des expériences ont été faites devant un comité de savants.L\u2019inveatsur est un Italien qui n\u2019avait fait aucano étude préalable.Il y a vraiment là de quoi dérouter les hommes de science.A quoi sert d\u2019étudier, si de telles trouvailles sont faites par des gens qui n\u2019oot jamais fréquenté aucune ecole ?Attendons d\u2019ailleurs, avant de nous prononcer, de savoir au juste ce que vaut l\u2019invention.Ce qui est certain, c\u2019est que les premiers résultats paraissent assez curieux.L\u2019inventeur a tiré, à une distance de deux mètres, deux coups de pistolet sur un plastron qu\u2019il avait préalablement confectionné.Les balles se sont arrêtées sur le tissu.Inutile de dire, en effet, que le plastron n\u2019était pas en métal.Il n\u2019eût été, autrement, qu\u2019une réédition des anciennes cuirasses.Et encore aurait-il été plus vulnérable que le tissu en question, car les balles de revolver traversent parfiitemant l\u2019acier.Elles paraissent, au contraire, absolument impuissantes _.contre ce plastron d\u2019un nouveau genre.A plus forte raison, l\u2019épée ou le poignard n\u2019en peuvent-ils venir à bout.L'in venteur déclare qu\u2019il défie les boulets eux mêmes.On eu conclut que si le procédé se généralisait, ce pourrait bien être la fin de toutes lea guerres.Impossible de m battre puisqu\u2019aucune,arme ne serait efficace.Mais n\u2019ayez crainte.Les hommes se croiraient déshonorés s'ils ne pouvaient plus s\u2019entre-tuer, et la science n\u2019aura de repos qu\u2019elle u\u2019ait trouvé quelque engin plus meurtrier encore que les précédents.Emmanuel Arène.VINoeSAÏWT-LÉHDN 0953 £ -vs HI 111!! Hi.:'.f :>L\t; \u2022'\t- : I, .1 r||!j I jf'vjj|!j Mi! |;i|B £ tit MWMiM 01 is mmf js# On demande.UN BON AGENT, travaillant, pour solliciter pour la HOME GUARANTEE ad.COY., 71a rue St-Jacques, MONTREAL.CANADA, Province tie Quebec, District de St-Hyacimlie | Cour Supérieure.Dame Malvina Clienette, des Cité et district de Ht Hyacinthe, épouse commune en biets da Plane Pelletier, menuisier, du même lieu.Demanderesse vs Le dit Pierre Pelletier, Défendeur Une action en séparation de biens a été instituée ce jour par la Demanderesse en cette cause contre le Délendeur.St-Hyacinthe 5 Ju\u2019n 1903, ¦ V.ERNEST FONTAINE Procureur de la Demanderesse.15-juillet.A VENDRE En la ville de Coat\u2019cooke, une manuf cture bien outillée de po> tes et ch ssis, avec espace suffisant pour la manufacture de chaises ou autre spécialité Un moulin à scie fait partie de la manufacture.Les eng ns, chaudières et machines sont en bon ordre.Les environs de Coaticooke abondent en toutes espèces de bois qui peuvent être achetées en billots l\u2019hiver à bas prix.Un homme du métier et competant y trouverait son affaire.Pour plus amples informations s\u2019adresser à F.Laroche é Oie ou 1.FI.St-Pierre M.P.P.Coaticooke, P, Q.j.n.o.FEUILLETON La Grande Amie Par Pierre L\u2019Ermite \u2014Si elle s\u2019use.?Monsieur ques.c\u2019est effrayant !.user Jac n\u2019est l\u2019en llHi ASSURANCE MUTUELLE CONTRE LE FEU Assurance à Primes fixes.\u2014 Taux raisonnables.Prompt Règlement en cas de pertes.THEOPHILE ST-GERIÂL\\!, Agent généra! pour les Comtés de St Hyaciathe et de Bagot même, tant il vente dur du côté de Fumeçon ! \u2014Heureusement que Mademoiselle t\u2019offre un verre de bon rhum.hein, mon pauvre Quattepande.?\u2014Mais je n\u2019en bois plus; du rhum à Mademoiselle !.\u2014Comment.?\u2014Je passe à l\u2019Abbaye à des heures impossibles, vers 6 heures., tout le monde est encore couché, même la femme de chambre., je suis toujours pressé et toujours en retard ; c\u2019est même pour cela que je ne descends plus à la Ferlandière, malgré votre bon petit vin blanc.Et pui=,vous comprenez, boire en courant.tout en nage.vaut mieux pas!.Et si on se disait ou mo ns que l\u2019argent de mes trois collègues profile à quelqu\u2019un dans le pays.?Mais pas du tout !.il est versé à l\u2019anonymat d-l\u2019Administration.il y a trois heureux de moins., et voi à tout !.Eh bien ! le progrès, c\u2019est cela !.Vous verrez, Monsieur Jacques, ce qui va se passer pour les usines !.Ma petite histoire d\u2019aujourd\u2019hui., ce sera en grand, demain, l\u2019h stoire de tout le pays.\u2014E.pourtant, mon pauvre Quat-tepanche, fit M.de h Ferlandière, qui écoutait comme sa proore pensée dans les paroles de ce simple.le progrès est nécessaire.?\t¦ \u2014Qui.comme la vieillesse.\u201eess c\u2019est pas le mot ! elle s\u2019évanouit., et tretien est à ma charge !.Toutes les quinzaines, il y a que^ue chose., c\u2019est plus délicat qu\u2019une jeune fille., leur bicyclette !.Ici, un pneu qui crève.là des rayons qui se brisent., une lanterne qu\u2019on me voe.une chaîne à changer., sans compter les petits pro cès-verbaux des gendarmes, parce qu\u2019on file trop vite !.ou ceux de l\u2019administration, parce qu\u2019on ma*ch?trop lentement !.Et puis, il faut le dire, il y a les accidents.Je voudrais les voir, les petits messieurs qui on t pris la décision dans leurs bureaux bien clbe, et les pieds sur des che-nêt .je voudrais les voir sur ma fa meuse machine, quand il pleut ou que la route est gelée, ou seulement qu\u2019il vente Nord ou Est au travers du Val.Tenez, quan i je descends à la Ferlandière, ça roule encore ; mais cuand je lai-ee la Jouine et que je tourne au coin de l\u2019Abbaye, je vous assure, Monsieur Jacques, il y a des jours.vous n\u2019avanceriez pas vous- Noms\" if Âéfiëièiê DÉS Maisons d\u2019Affaires RECOMMANDABLES \u2014.DE ST-HYACINTH E.BISSONNET & BRODEUR Marchands-Tailleurs et merciers, 169 rue Cascades.F.N OLIN Meublier et Bourreur, 86 rue Mondor.comme le malheur.Ce serait trop beau de rester jeune !.\u2014Vous ne répondez pas .?\u2014Tiens.quelles sont ces personnes-là.?Et Jacques montre sur la route une victoria chargée à déborder, traînée à plein collier par deux grands chevaux que le jeune fermier ne connaissait pas,\u2014et il savait tous les chevaux du pays pour l\u2019excellente raison que la plupart venaient de chez lui.\u2014Ah.ça ! attendez.fit Quattepanche, qui cligne des petits gris sous des sourcils broussailleux.La victoria passa lentement au ras de la bordure gazonnée de la route, si près que les deux hommes durent se reculer dans l\u2019herbe.Elle contenait trois messieurs en noir, hauts en couleur et ventripotents ; dans le coin, comme s\u2019il voulait se cacher, le gros Spupot.habillé.ganté.pommadé.Les trois hommes parlaient à forte voix dans la.voiture.Tout à coup, celui qui occupait la droite se leva, et, s\u2019appuyant à la capote, désigna de sa canne les prairies superbes de la Ferlandière, an bas desquelles, comme un saphir liquide dans une fraîche coupe d\u2019émeraude, coulait silencieusement la Jouine : «\u2014Mais voilà notre plaee toute pMüOTILO tfBÉSFS Irnjicrtateu ra de Provisions, Epice ries, Vins et Liqueurs.RAYMOND & FRÈRE Magasin-Général, 228 rue Girouard.J.H.RICHER Barbier-Coiffeur, 217 rue Cascades, Porte voisine du Courrier.C.E.BRODEUR Ferblantier-Plombier, 277 rue Cascades.JOS.BRODEUR & CIE., (J obbers) Marchandises sèches et Epiceries.Gros et Detail.228 et 234 rue Cascades.S.BOURGEOIS & CIE., Magasin-Général, Place du Marché.BROUSSE AU & FILS Marchandises sèches et Nouveautés, 63 et 67 rue St-François.B.BÉLANGER Marchand de Chaussures, Cuir.Sellier et Cordonnier.132 rue Cascades.U.BEAUNOYER Peintre-Entrepreneur.Magasin de peinture, Tapisseries, Ferronneries, eto.95 rue Cascades.\tTéléphone 237.SAUL CADORETTE Restaurateur, Coin des rues Cascades et Ste-Anne.EDOUARD CHAUSSÉ Artiste-Sculpteur Monuments Funèbies en Marbre et en Granit.269 rue Cascades.CASAVANT & FRÈRE Facteurs d\u2019Orgues DUSSAULT & LAMOUREUX Fondeurs, 4 rue St-Hyacinthe.J.B.DAIGNEAULT & CIE., Epiceries, Vins et Liqueurs, 229 rue Cascades.L.J.OSCAR FONTAINE Professeur de Musique 113 rue Girouard.\u2014 Tel.296.FRS.G ER VAIS Marchand de chaussures, 212 et 214 rue Cassadës.GRÉGOIRE & FRÈRE Epiceries, Vins et Liqueurs, 37 rue Cascades.HUETTE & THERRIEN.Tel.138 Ferblantiers-Plombiers et Couvreurs, 68 rue St-Simon, Place du Marché.E.LAMARCHE ijontier et Opticien.Etabli en 1882.153 rue Cascades.J.E.LANOIE Chapelier et Manchonnier, (Bloc Martel).No 179 rue Cascades.LARIVIÊRE & FILS, Restaurateurs, 223 rue Cascades.A.MARCOUX Marchand de Machines à coudre, Pianos, Orgues, En Gros et en Détail.Coin des rues Cascades et Mondor.J.G.RAYMOND Marchand de Pianos, Musique en feuilles el Instruments de toutes sortes.Accordeur de Pianos.237 rue Cascades.C.ROULEAU & FILS Charbon et Bois, 7 rue Laframboise.CHS.G.RAOICOT Marchand de Grains, Farines, Son, Gru, Moultie, etc.110 rue St-Antoine, Place du Marché GEORGE ST-JEAN Marchand de Journaux, Revues, Chansons .\tet Chansonniers, etc.Coin des rues Cascades et Mondor TRAHAN & MoNULTY Marchandises et Nouveautés.Patrons \u201cStanda Enseigne de la boule Rouge, Place du Marché.iCHEMINS DE FER Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours comme suit : C.P.R.\u2014Allant à St Hugues,etc.ii2.10 et 7.50 P.M.Allant à Farnham,etc, : 8.15 A.M.3t 4.05 P.M.\u20acf.T.R.~ Allant à Montréal .6 05, 7.20, 11.45 A.M., 5.35 P.M.Allant à Acton, etc, : 9.14 A.M., 5.35, 9.23 P.M.I.C.R.\u2014Allant à Montré il,5.35, 9.14 \\.M., 5.05, 8.30, P.M.Allant à Drummond vil le : 1.10, 8.55, A.M., 1.15, 6.00, 9.00 RM, DESAUTELS & BRUNELLE -NOTAI RUS- PRÊTS D'ARGENT a GO\u2019 DIT IONS FACILES 1 Rue ST-XŒmS, Ai HYACINTHE N.B.\u2014M.Désautels continuera toutes les affai ces du bureau de M.Tache en l absence de ce der v.er.JOS.C.DESAUTELS.- L.A.BREIELLE.Lussier & Gendron AVOCT.TS 76 Rue Girouard, - - - St-Hyacinthe bs.Lussier.L.A.Gendron, LL.B S.CARREAU UOTAIBE No 7, Rue du Palais, St-Hyacinthe ACCENT D\u2019ASSURANCE SUR LE FEU : Sun ; 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Publiant des dépêche!» spéciales de son correspondant de Paris dépêches de France et autres pays d\u2019EUROPE, de tous les grands i 8' AjÇ8 le New-York ainsi que les dépêches de la presse associée de /arties du monde.\tutes les CONDITIONS D\u2019ABONNEMENT PRIX DE I,\u2019ABONNEMENT POUR LES ETATS t NIS ET LE CANADA (Payable Invariablement (J\u2019avance) Edition Quotidienn e ( Courrier du Dimanche compris) $12.60_fVso VB' Courrier du Dimanche (paraiss.le dimanche matin) aiôiuJ\t,4û Edition Hebdomadaire (paraissant le mardi matin) 5.20___ 2*60\u2014 q Les abonnements partent du 1er et du 15 de chaque mois.\t\u2019 ^ ¦Aï.Nous engageons nos coi respoudaut» à faire leurs remises par Chèques.Traites îtra«a *.'Money-orders), ou Express-Money-Orciers à Tordre de\t* ^rtuats-Postes H.R.SAM RE RS & CO , 1 ->*> et iÜ i I1 ulton btreet, New.'Joj.jç JOS.0.G.MIGNAÜLT, INGENIEUR CIVIL \u2014\t\u2014ARPENTEUR-GEOMETRE.Spécialités de constructions d\u2019Aq educs, d\u2019Egouts et d\u2019Eclairage Electrique.Construction de Ponts et chaussées, Développement de Pouvoirs d\u2019Eau.Arbitrages, Evaluations, etc., etc.Adresse : SHERBROOKE, P.Q.Sirop de Menthol composé de Boulanger Guérit Rhumes, Toux, Bronchites, Asthmes, oqueluch.'S, Cr ' \" \u2018\t\u2019\t' ~ à son debut, etc.Coqueluches, Croups le Catarrhe, la Consomption x son début, etc.DC \u2019\t\u201c ¦ En vente à la MiUeux au goût.jno PHAEM.AUF OSTIGUY, St-Hyacinthe.CHARTREUSE A DOMICILE Achetez La \u201c Fameuse \u201d, extrait liquide cou centré pour faire la Chartreuse à domicile en trois» minutes.Préparé au laboratoire de J El an Bertino, à Chartre, France.Eu vente à la PHARMACIE OSTIGUY, 110\tSt-Hyacinthe L.JL Massé ASSURANCE \u201c Tiw Manufacturers Life Insurance fio.\u201d EEU,-VIE,-ACCIDENT,-MARINE, BRIS DE VITRES, - IDENTIFICATION, -GARANTIE\t\u2019 MESDAMES, Vous économiserez sûrement 500 Francs par An sur le prix de vas Toilettes, si vous voulez faire usage du Journal de Modes \u201c LA SAISON \u201d le Seul au Monde donnant par numéro environ lOO Gravures inédites de Modes, etc.C\u2019est yous dire que les parties techniques, Modes ét Travaux de Mains y sont traitées d\u2019une façon magistrale.Cet organe ne publie aucun roman, ce qui permet de le laisser entre toutes les mains.Modestie et Tranquillité refllètent de ses modèles.6 francs par An ou 2o cent, le numéro arec un Supplément de Modes,une Planche de Patrons ou un Panorama en couleurs.Numéro Spécimeu gratuit,- 80, rue d# Lille, Paris.\t~ - jf LIBRAIRIE LAMULLÊ & POM JUST POISSON COMMISSIONNAIRE Librairie de la Société Bibliographie 14, rue de Beaune, Paris Lilrairie et Comission eu HarcMte, Bureau de la Manufacturers Life St-Hyacinthe, One.172 B0ULEVAR) GIROUARD, Tel.Bell 31.Argent à prêter.wmm \u2014Comment !.déjà eux .répète Sylvain, mais vous ne savez donc pas que leur campagne est préparée de puis six mois*., qu\u2019ils ne se sont mê me pas donné la peine.ou plutôt qu\u2019ils ont eu la pudeur de pas assister à la séance.ils étaient dans la brasserie d\u2019en bas, attendant, la chope en main et sans l\u2019ombre d\u2019une inquietu de, le résultat du vote.Soupot les pilote ici depuis un mois.et je vous r^rie de croire qu\u2019on les lui graissée .ses pattes!.Vous urez encore de*, truites, vous.parce que vous êtes au-dessus.mais ceux du Val peu vent leur dire adieu.la Jouine est empoisonnée d\u2019avance,car elles puent ferme, paraît il, toutes leurs peaux !.Jacques regarde la victoria, petit point noir qui s\u2019amincit maintenant à l\u2019horizon.Et ce point, i! le fixe avec une telle intensité d\u2019expresrion, que Quattepanche lui-même en est frappé.\u2014Que voulez vou*, Monsieur Jhc ques.on commence par les petits.et on fiait par les grands.Hie-c'était moi.le pauvre Sylvain.de main, ce sera vous.C\u2019est le progrès !.le progrès ! ! .Et le facteur, tout gris de poussiè re, partit vers la Ndgerie avec un roulement ferrugineux de bicyclette.V Dans le cabinet de consultation da Conditions de Paiement Un Compte-Courant est ouvert à nos Clients déposant à notre caisse une prévision dont ü leur est délivré reçu.\u2014 Relevé d compte est envoyé semestriellement en janvier et Juillet.\t, Pour les Clients n\u2019ayant pas de Compte-Courant,, le paiement de nos envois se fait APRÈS RECEPTION, par chèques ou maudats postaux à notre nom.Toute facture non soldée dans le trimestre est recouvrée par la poste, augmentée des frais de recouvrement, à la fin de chaque tri mestre.HUILE DE FOIE DE MÔÎiÜE DF BOULANGER Emulsion très nutritive, très digestive, c\u2019est le tonique par excellence.Elle assure un accroissement immédiat du poids et de l\u2019embonpoint.En vente à la PHARMACIE OSTIGUY, jno\tst-Hyacinthe.bon et vieux docteur B,.» médecin en chef delà Maison Dieu.Odile se tient toute droite, toute gracieuse dans sa simple toilette, devant le vieillard assis à son bureau.\u2014Et alors, mon enfant, ce fameux voyige s\u2019est bien passé.?\u2014Délicieusement, docteur.Un rêve !.Quelque chose qui jamais ne devrait finir!.,.\t/ Et elle dit cela les yeux fermes.* la figure ardente.comme si déjà elle revivait dans son âme ses impressions d\u2019Italie.(A suivre) SIROP D\u2019tÜlS 6Â1IVIH\u2014 senterie, dentition douloureuse, le sommeil.Eu vente partout 25c.la bout Savon Sunlight RÉDUIT LES D^PENSE^ Une Récompensa ?®™P Brothers ÿ@ $5,000,00 Limited, Toronto, a quiconque prouvera que .0 savon est adultéré d\u2019une mam?quelconque, ou contient produits chimiques injurie ^ Demandez la Sure Octogou* «il "]
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