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Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 11 novembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1911-11-11, Collections de BAnQ.

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[" 59e Année No 7129 SERIE COMPLETE StuHyacintue, 11 November 1911 ié \\» COURRIER U Si Novembre 1911 No 34 SAMEDI, 11 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Xotre article do samedi dernier, scr les finances de la cité, n\u2019a pas pin a M.Bouchard, notre \u201cemployé municipal\u201d à §1500 par an.On pouvait s\u2019y attendre un pen.Mais notre punition nous arrive sous deux formes.D\u2019abord deux articles à denx colonnes de largeur dans VUnion de mirdi et celle de jeudi.Ensuite une menace, \u2014 jusqu\u2019à présent, \u2014de poursuite devant les tribunaux.Quant à cette dernière, nous attendons les procédures avant de nous en inquiéter.Examinons en attendant, les articles do l\u2019Union.Celui du 7 novembre, intitulé \u201cZc Courrier et le Conseil\u201d débute comme suit : \u201c La feuille de la rue Ste-Àune \u201c vient de publier un article au 11 sujet des Hilaires municipales qui est un fouillis inextricable de a faussetés.\u201d Avec une pareille entrée eu ma* fcièie, à moins que l\u2019auteur de l\u2019article ue soit un fou ou une crapule d e la plume, il se doit de prouver son affirmation.Or do 24 paragraphes que se compose l\u2019article de la commère, il y eu a seize qui sont du verbiage à la Bouchard, et qui ne démoutrent pas trace d\u2019un tfTort pour arriver à sa preuve.Ça n\u2019est pas vaillant pour un plumitif qui a le verbe si haut.Et les huit autres paragraphes consacrés à la valeur du compte de profits et pertes do la ville, prouvent l\u2019exactitude de nos chiffres.Nous avions tout simplement au cours de notre article cité comme ptrdus les chiffres portés au débit du compte (le profits et pertes daus les rapports de la ville et après la cita* tion nous avons ajouté: \u201cDonc en 4\u2018 trois ans ou a porté comme perdus \u201c daus les livres de la corporation à Daqueduo\t§ *1,041.50 au Dépt.Municipal 12,095.78 Grand total de\t$27,337.34 Notre farceur, il ne faut pas l\u2019oublier, veut prouver notre \u201cfouillis nicxtricublô de faussetés\u201d : et c\u2019est ici que porte l'unique effort de son article.Il ne veut pas que ces pertes.soient des pertes.Il commence par une inexactitude oaiis importance, mais qni est bien daus son genre habituel do niaiserie: \u201c Le Courrier dit que tous les raon-4\u2018 tants portés an compte des ruo-kits et pertes sont perdus poor 41 la ville.\u201d Et il continue : \u201c Rien n\u2019est plus faux.Par le fait 44 qu\u2019un compte est passé à profits 44 et pertes, cola no veut pas dire 44 qu\u2019il n\u2019est plus dfi et que la ville \u201c ne peut plus le réclamer.\u201d Eersouoe n\u2019a jamais contesté cela, et nous n\u2019avons jamais disenté ni touché ce point.Et c\u2019est pour se donner des airs que notre naïf fait le maître d\u2019école.Voyez la suite : \u201c De fait la \u201c ville perçoit souvent des montants \u201c qui n\u2019apparaissent qu\u2019au compte u de profits et pertes.\u201d Alors c\u2019est là que notre pédagogue vh prouver cette perception qui diminue uos \u201cpertes\u201d.Mais notre naïf s\u2019est fermé la porte cinq paragra-pliHs haut comme suit : \u2018\u2018 Si on décompose le compte de 14 profits et.pertes du départe-44 mont de l\u2019aqueduc pour les trois \u201c dernières années on trouve qu'il est \u201c constitué comme suit : Parti» Mort» Failli* Et o\u2019est,\u2014complète dans non sons, \u2014 toute la réponse de VUnion du 7 à notre article de l\u2019antre jour.Dans l\u2019Union de jeudi, pas plus de réponse à ce que nous avons dit dea finances municipales.Mais V Union prend la tangente et \u201cswitch\u201d sur le plant à gaz.Nous la suivous ailleurs sur ce sujet.Tout oo que nous avons dit reste : Déficits de 1909 et 1910; \u201cbluffs\u201d mis probablement par notre greffier dans la bouche du maire en 1909 et 1910 ; pertes trop considérables dans la perception annuelle do la taxe foncière; voilà autant de choses ab solument exactes que le publio a intérêt de connaître et que les vantardises du greffier-journaliste n\u2019ont aucunement infirmées.Les dissertations de M.Boue-hard sur le compte de profits et pertes au lieu d\u2019attaquer le \u201c fouillis inextricable \u201d du Courrier, le laisse bien inextricable pour ses vilaines mais pen dangereuses griffes, et, on plus, en prouve non la \u201cfausseté\u201d mais la parfaite exactitude.Nous avous, uou pas \u201cadmis\u201d, mais établi, d\u2019après les chiffres du rapport do la cité que la perception des taxes d\u2019eau se faisait mieux que celle de la taxe fouoière garantie par les propriétés de la ville.L'Union nous reproche do n\u2019eu pas douuer le mérite au \u201csurintendant actuel\u201d.D\u2019abord, à raisonner comme l'Union, le \u201csurintendant actuel\u201d n\u2019aurait aucun mérite uu sujet de la percep.tion, en cette qualité ; ensuite quaud il était trésorier, il avait comme comptable l\u2019excellent employé que le couseil, aveo raison, lui a préféré comme trésorier général de la cité, à l\u2019aqueduc comme au département municipal dans les derniers remaniements.Le mérite principal, c\u2019est à monsieur Emile Chagoon que nous le donnons, avant Monsieur Bouchard, et aussi au défunt Monsieur Garreau ; et nous sommes de pins convaincu, qu\u2019avec ou sans la participation de Monsieur Bouchard, la présence de Monsieur Emile Cha-gnon an trésor du département municipal se fera aussi sentir.Et si M.Bouchard tient à aller pins loin sur ce point de la perception des recettes de l\u2019aqneduo, il n\u2019a qu\u2019à nous en expliquer bien en dé tail tout le rouage et nous diro où il a fait porter son travail pour que nous examinions s\u2019il mérite les compliments qu\u2019il nous reproche de lui avoir ménagés.Sa modestie mérite une réparation si nous avons injustement ignoré sa valeur.Nous avons toujours trouvé M.Bouchard, employé municipal et journaliste un intéressant personnage et nous n\u2019avons pas d\u2019objections à étudier ses œuvres, même daus l\u2019eau, comme dans le gaz.\u201c Le Courrier s\u2019entend dans la \u201c comptabilité comme un éléphant \u201c dans la calligraphie.\u201d C\u2019est une des flèches que nous a lancées \u201cremployé municipal\u2019\u2019.Nous avons déjà,au sujet de M.Bouchard, l\u2019expérience de ce que cache de valeur réelle son effronterie persistaute.Noos répondons au greffier-journaliste, qui disserte en pédant sur des matières de comptabilité, qu\u2019en cette matière le Courrier ne descendra jamais jus qu\u2019à commettre la niaiserie d\u2019essayer de prouver que le débit d\u2019un compte de PROFITS et PERTES vaille grand chose môme dans les ad minis* trairions où \u201cl'employé municipal\u201d en parle aveo des jaajusoales.Si le greffier veut aocepter, en compte sur sou salaire de $1500., les Profits et Pertes de la cité, il ne manquera pas de contribuables qui les lui cèdo-raieut à bon marché.¦**1003 C06.01 yw 070.70 1910 1170.06 2740.32 139.43 66.50 199.76 77.76 473.33 337.50 Règle- Total meut» 62.28 885.42 428.26 1923.83 120.00 1827.31 395.CS 833.58\t610.48 4641.66 Nous avons, d\u2019après le document officiel dn conseil porté les pertes do département do l\u2019aquedno à *1541.56.\t( Les chiffres de 19Union prouvent que les nôtres sont corrects.Sout-ce les \u201cPartis\u201d qui vont payer ! ou les \u201cMorts\u201d ou les VFail-iia\u201d qu ceux à qui ou a fiait remise t L\u2019 UNION\" ET LE PLANT A GAZ Dans notre dernier artiolo, an sujet des finances municipales et à l\u2019occasion du procès qui «\u2019engage entre la Colonial Eug.Co, nous demandions au maire de notre ville ceci : \u201c Le Conseil devrait fournir au \u201c public un état complet do ce qui a \u201c été payé directement ou indirecto-\u201c ment pour l\u2019installation nouvelle \u201c faite au Château d\u2019eau et un relevé \u201c des dépenses do l\u2019année faites pour \u201c le pompage et l\u2019éclairage dans lo \u201c département do l\u2019aqueduc (char-\u201c bon, huile, salaires, etc.) Lo Maire do la Cité n\u2019est pas encore encore en retard.Mais lo gref fier journaliste prend la plume pour nous douner tout autre chose que ce nous demandons.Notre CouseiUde-ville a donné sans aucune soumission un contrat de $60.000 ; il a refusé la demande bien raisonnable dos contribuables do ne pas so fier à ses propres lumières dans l\u2019adjalication d\u2019un contrat spécial do cette importance, mais de faire faire des études préliminaires par des ingénieurs compétents, de les consulter sur les soumissions qui devraient être demandées, et sur la valeur de celles qui seraieut reçues et tout au moins sur la valeur de la soumission de lu Colonial Engineering Co.Lo terme d\u2019office de plusieurs do ces Messieurs achève et V Union vient de faire la déclaration suivante, numéro du 4 novembre : Nos fypoa nous ont fait parler du nom \u201ccoopératif\u201d de l\u2019Imprimerie Yamatka.Nous avions bien écrit \u201ccorporatif\u201d mais la \u201ccoopération\u201d entre oet établissement et le bureau du greffier journaliste-imprimeur, a oausé la méprise d ans l\u2019esprit des coupables de cette jolie coquille.On en a déjà vu de moins heureuse qao celle-là ! AVIS MM.St Germain, Hamel & Raoi ne, ageots d\u2019assurance, ont le plaisir d\u2019informer le publio qu\u2019ils sont déménagés au No.173J Boulevard Gi-rooard, voisin des bureaux de MM.Beeuparlant & Mariai avocats.\u201c La compagnie d\u2019ingénieurs et do \u201c constructeurs a fait une erreur 11 daus le calcul des forces requises \u201c pour faire mouvoir les turbines et \u201c aussi daus les plaus des fonda-\u201c tions.\u201d Ceci veut dire quoi î que les engins ne couvlonneut pas aux turbines achetées par la ville, ou que celles-ci ue peuvent pas donner la pressiou requise pour le cas d\u2019iucen-die.M.Herdt l\u2019a dit avant 1*Union en d\u2019autres termes.Et à cause de cela la ville vient do refuser le plant.\u2014 Le Conseil a oru U Colonial et le mémoire de M.Bonchird sur parole et a été trompé.\u2014C\u2019est déjà assez grave.Eu étudiant nos finances municipales pour 1909 et 1910, nous avons naturellement passé à 1911 ; et comme la performance du plant à gaz refusé et de son \u201csurintondaut\u201d (ingéuieur non diplômé tout aussi bleu que greffier*journaliste et politicien qui nous coûte $1500 par année), out un intérêt aussi \u201caotuol\u201d et plus au point que sa personne, nous nous sommes adressés au premier magistrat do notre ville pour savoir où nous on sommes et comment la responsabilité du couseil so traduit ou chiffres.Et lo greffier s\u2019iuterpose, en nous répétant sous une autre foi me le mémoire qui a été si fatal au conseil dans cette affaire (moius sos appréciations sur les turbines) et en se basant sur les résultats de la dépen so de charbon pendunt deux semaines de pompage.Si le mairo veut bien se rendre à notre demande, qu\u2019il dise donc à sou greffier de se taire et de ne pas chercher à plaider la cause do la Co\u2019o-nial Eng.Co., contre nous.M.Herdt s\u2019est déjà prououcé en notre faveur sur la question d\u2019économie.Que M.Bouchard se taise done pour un ins* tant.Et que notre premier magistrat mette lo publio à même de juger de uos finances, eu nous donuant dans leur iutégritô les chiffres exacts de nos dépenses à l\u2019aqueduo depuis le commencement de l\u2019année, on salaires, charbon, huile et divers et aussi pour les constructions et les dépenses faites nu compte du oapital.Il y a mémo sur oe dernier point un examen tout particulier à faire pour trouver si la répartition des dépenses daus les comptes propres a été bien faite.Et nous aceeptorous plus volontiers les chiffres du trésorier actuel que ceux de M.Bouchard.L\u2019nu est ou serviteur loyal et désintéressé, l\u2019antre, n\u2019a pas notre confiance saus réserve et plaide une cause où ses bévues le placent sur sa défensive personnelle.Mgr Mathieu Québec, G.\u2014Sa Grandeur Monseigneur Olivier Elzéar Mathieu a été consacré évêque du nouveau diocèse de Région, dimanche, eu la Basilique de Québec, par 8a Grandeur Monseigneur Bégin, archevêque de Q ié-bec, assisté do Leurs Grandeurs les Archevêques do St.Boniface et de Montréal, Mgr Lang/vin et Mgr Bruchési, en présence do Son Excellence le délégué Apostolique au Canada, Mgr Stagni, et d\u2019un grand nombre des membres les plus distingués do l\u2019épiscopat ot du clergé du Canada.Après avoir été sacré évêque et avoir prêté les serments de fidélité au Souverain Pontife et à la sainte Eglise, l'Evêque de Régina a assisté à une grand\u2019messe pontificale chantée par Mgr l\u2019archevêque de Québec, pendant laquelle Mgr Paul Ku.-èbe Roy a prononcé un éloquent sermon «lo circonstance.Après la graud\u2019inesse pontificale Sa Giandeur Mgr Mathieu et tous les membres distingués do Pépisco pat et du clergé, qui avaient assisté à son sacre, furent les hôtes du 3é iniuairc à uu dîner que présidait le Supérieur, M.l\u2019alibô Amédéo G os sel In.Après le repas.Mgr l\u2019Archevêque de Québec fit l\u2019éloge du nouvel évêque de Régina et Mgr Mathieu prononça un tiès éloquent «lise ur*.Il remercia Mgr Bégin «le scs bonnes paroles, Mgr l\u2019Archevêque «le Sai t Boniface et Mgr l\u2019Atehevêque «le Montréal, son ancien compagnon «le Séminaire, de l\u2019avoir assisté à la cérémonie imposante do sa consécration.Des discours furent prononcés par Son Excellence Mgr Stagni, le Délé gué Apostolique uu Canada, Sa Grandeur Mgr Langeviu, et M i\u2019ab bé Amédéo Gosselin, supérieur du Séminaire.Lo jour du sacre il y avait dans le chœur un clergé tiès nombreux et tiôs distingué qni rappelait les beaux jours «in concile do Québec ot les fêtes du monument Laval.Son Excellence Mgr Stagni, délégué apostolique avait pris place sur le trône en face do ceiui de P Archevêque «t.avait pour assist tnt lo R.-I*.Suffa, O.M.I., curé de Région et M.Robert Ligueux, curé «le Saint* Koch.L\u2019évêque eonsécratonr S.G.Mgr Bégin avait pour assistants Monsei gneur Lange vin et Mgr Bruchési M.l\u2019abbé Amédée Gosselin, recteur «1»» P Université, agissait connu'* archi-prêtre, MM.les abbés Woodcutter ot Thériault, du diocèse de Régina, comme diacre et sons-diaerc d\u2019hon nvur «t l\u2019abbé Frs.Pelletier, directeur dn Séminaire et lo R.P.Bin*1, O.M.I., petit cousin du consacré, comme diacre et sous-diacre d\u2019office.Quatre compagnons «le classe «lu nouvel élu: Mgr Dugal, de Cli «th un, l\u2019abbé Jean Cliiasson, l\u2019abbé Pag *, chapelain de l\u2019Hôtel Dien ot l\u2019abbé Poiiliot, de St.Agapit assistaient à la cérémonie.Au chœur on remarquait Mgr Gauthier, archevêque d\u2019Ottawa, Mgr Sinott.secrétaire do S.E.Mgr Stagni, NN.SS.Langeviu, archevêque de St.Boniface ; McCarthy, archevêque d\u2019Halifax ; Spratt, évêque do Kingston ; Lorrain, évêque do Poin-bruoke, Blais, évoque «lo Riinonski ; Emard, évêque de Valley fi»-Id ; La-brecque, évêque de Chicoutimi ; Larocque, ôvêquo de Sherbrooke ; Cloutier, évêque des Trois Rivières ; Ouertin, évêque de Manchester, N.IL,; Barry, évêque de Chatham; Casey, évêque «le St.Jean N.B.; Brunetiu, évêque de Nicolot ; Archambault, évêque do Juliette ; I\\is-cal, évêque de Prince Albert ; Bernard, évêque de St.Hyacinthe ; G rouan!, Vicaire Apostolique d\u2019A-thabaska; Lut n lippe, Vicaire Apostolique du Téniiscamingoe ; Ch »rle-bois, Vicaire Apostolique du K\u2022««»-watin ; lo Très Révérend Kidd, Administrateur du diocèse de Toronto ; le R.P.Laoontbe, O.M.I., représentant Mgr Legal, de St.Albert; Mgr Milot, V.G., Mgr Marois, V.G.Mgr G.guon, Mgr Têtu, Mgr Paquet, Mgr Rouleau, R.P.J.G.Lefebvre, O.M.I.délégué do Mgr Breynut, les abbés F.X.Leroux, R.Van de Velde, L.P.Gravel, mie-siounnlre colonisateur, \\V.B.Hamilton, A.O.G tgnon, E; Lachapelle, T.Bureys-tealer, supérieur des RR.PP.du St.Esprit, Ironside ; O.L.Tanner, Qu\u2019Appelle, Ho*k ; et un grand nombre d\u2019autres membres du olergé régulier et séculier.Nous pubions lo résumé suivant, dn sermon prononcé par Mgr Roy, coadjuteur do Québec : ALLOCUTION DE MGR ROY S G.Mgr Roy a prononcé une maguifique allocution dont uous donnons ici uu court résumé.\u201cLes ouzo s\u2019en allèrent, en Galilée sur la montagne où Jésus leur avait donné rendez-vous, et ayant aperçu le maître, l\u2019adorèrent.Le Christ leur dit: \u201cToute puissance m\u2019a été donnée daus lo ciel et sur la terre.Allez euseiguer toutes ?I .1 MOXSIlATli SA MUi'fj CASAI\u2019 l XI L\u2019orgue ! \u2014 Dans l\u2019atelier imuieuso qui bourdonne, Maint ouvrier déploie un effort rude et long, Ciselant tour à tour le bois, le fer, le plomb, Pour créer PiiiHtruineut qui chante, pleure ut tonne.Heureux d\u2019emprisonner daus sos fi mon le troinbouo La flûte, le hautbois, le cor, le violon, Le facteur patient, héritier d\u2019Apollon, Poursuit avec lenteur sou travail monotone.A polir un sonnet, une ode, uu m idrigil, Le wu-ophilo prend une peine infinie, Le vers doit y vibrer comme bois et métal.Et j\u2019applaudis en vous l\u2019artiste de génie Qui, l\u2019oreille toujours ouverte à l\u2019harmonie, Dans lo poète acclame un fraternel rival.W.Chapman.les nations, b*s baptisant au nom du Père, du Fils et du .St Esprit et voici que je suis avec vous jusqu\u2019à la consommation des siècles.\u201d C\u2019est par ce récit d\u2019une incomparable grau leur que «\u2019achève l\u2019évangile solou St Mathieu, dit Mgr Roy Dîna uu décor qui vous est fun 11» r nous assistons au spectacle mco npa râble de la première investiture de cette charte mue pour lo nouveau diocèse de Régina.Bien des fois depuis vingt siècles c*tto Hcè »»* giaudio-o* */.» t.répétée.Sur ce ro cher de Qqfl» *c, montagne bénie, 22 fois ou a vu tin prÔLte tiré du peuple s'agenouiller sou** s«\u2018S voûî*-s vénérables et après avoir r« «;u loacLiou d* *« mains d\u2019un autre prélat «'e relever, apôtre du Christ, priuo*- «le PEgli-e.Vous êtes témoins de cette scène ce matin.Je rappcllorai dit Mgr K y, les deux traits car »ctériiMqios d*-cette scène.Toute l\u2019autorité Jésus-Christ passée dans 1* personne de 8\"H ambassadeurs et li tnt -ion de ces mêtn-'H apôtres d\u2019évm é i-»*r le moud**.Eu remontant vers son père, Jésus Christ devait fou ler uu n>y atiino visible dans 1 «ju*d s\u2019opéra b-salut du monde.L\u2019architecte divin qui devait hfp r cet édifice vou lui donner pour base l\u2019autorité.C ?royaume visible avait d« iix objet- : A intenter en sou nota la vie intérieure des ûtiies et gouverner exte rieureiu.cnt ces mê lies à nés.Jésus-Christ nous montre la préoo c \u2018\t\u201c a «le rester sur la ter- re, avec toute son autorité et sa puissance dans la personne «b* es apôtres, véritables hosties vivant ««s.Il a réalisé ce projet en instituant deux sacrements : O\" sacrum nt de M>n amour qui est.l'Eucharistie et le sacrement de l\u2019Or Ire cg bornent nécessaire à la vie «le la sainte Eglise.Aux évêques qui exercent parmi le peuple d\u2019aujourd\u2019h n les fonctions du Christ même, il a donné le pouvoir de léguer leur autorité à leur sucoe8S\u2018*urs.C\u2019est ainsi qn » s** perpétue sur la terre l\u2019autorité divine.Voici un prêtre qui s\u2019est, agououil-lé devant un archevêque.L'onction sainte l\u2019a touché.Uu pontife a fut un antre pontife, uu autre Christ «b vant lequel le peuple doit ^\u2019incliner com mo devant une liMtio où h ibite et où agit l\u2019autorité qu'a transmise Jésus-Christ.\u201cAllez et enseignez tontes les nu tions.\u201d QuVIlo »-st grande nette mission, et (juü ses résultats sont stupé fl ints I Do simples pêcheurs sont transformés en apôtres, qui se partagent l\u2019univers.St Pierre choisit Rome pour être la capitale de sou empire.Us vont et ils baptisent b s peuples.Ils s\u2019en vont répandant partout la semence fécond-* de la religion catholique et soudai n l\u2019Evangile nouveau rayonne sur le uiomlo.Et c\u2019est cetto mission qu\u2019oujourd\u2019-h i le Christ donne à un nouvel évêque.Lo coin mm loin Mit est dur .Va, quitte cette ville «>ù tu as passé les plus belles années de t » vu*, quitte ta famille dont tu étais l\u2019ornement, quitte ce diocèse que tu as édifié par tos vertus sacerdotales, va porter à l\u2019Eglise do U *gin « l\u2019in ip-préoiable bienfait, de ton autorité et de ton amour.Déjà l\u2019Eglise do Rome n tracé t-oo sillon glorieux dans les plaines do PO lest.Les moissonneurs «Pûmes ont précédé leu luoissonnonrs de blé, et c\u2019est l\u2019Eglise do Québec qui les a fournis.Le prédicateur cit«^ ici Ion noms «le ces pionniers, des Proven, lier, dc.s Taché, des Groiuliu.Qu\u2019elle est bel ht, cette œ ivr \u2022 I Mais «| n\u2019elle est difficile aussi -IX pour I* bonheur du nouvel évêque de Régina **r.il termine pir\tpm> i* ; \u2022* .(,/ multos et faustisshws an m.s.\u2019 \u2019 ot nai mus Noih recevons «I \u2022 M.J -O.(jln-'¦11 -i lo CO iféi me -\u2022 igric -I \u2022 bien cunnu, une int rem nit\" étu le «or \u201cl« F.-oum«.i raffiné du l\u2019islo classe ; devant rentrer en fouetion le 22 août 1911.\u201d\u2014Nous avous souligné le mot protestant.Ds quel droit cos messieurs exoluaient-ils par leur annonce lus instituteurs c it h cliques «lû meut qualifiés, quand la loi léolare que 1 école doit être absolument neutre t La mil ulresse trahit ici le foud de la peusée et ce fait corrobore cette vérité cent fois répétée, mais toujours bonue Are lire, A savoir que la neutralité scolaire consignée dans la loi n\u2019est qn\u2019on masque.L\u2019école neutre esr.pratiquement impossible et seule l\u2019école confessionnelle peut donner satisfaction A tous et respect r les droits et ios convictions do chacun.Quoiqu\u2019il en soit les commissaires réengagèrent Instituteur de l\u2019année précédente sur la seule foi d\u2019une lettre qu\u2019il leur écrivit affirmant qu\u2019il avait étudié le françiis pendant trois ans A l\u2019Université do Manitoba et qu\u2019il avait pris «les leçons de conversation française.Got engage-moot, u\u2019étaut point fait par écrit, était, d\u2019après la loi scolaire, resoin-dible A discrétion.Aussi par deux lettres très catégoriques de leur avocat, M.Laird, on droit d\u2019uno ré-1 couraoeuv.\u201d putation universelle que leur ont valu des cures répétées dans|\t'* 1 A(».AAi\\, [maintes circonstances :\t4C rue Elisabeth, Sorel, Qu A Les Médecins de la Compagnie Médicalo Moro donnent deM consultations gratuites ft tous les hommes malades qui s\u2019adressent ft eux.Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Denis, Montréal, sont ouverts tous les jours, excepté lo dimanche, de 9 houres du matin ft 8 heures du soir.Les hommes malades qui ue peuvent s\u2019y rendre, sont invités ft écrire ft ces médecins.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands do remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada ot aux Etats-Unis, sur réception du , rix, 50o une boîte, $2.50 six boites.Toutes les lettros doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MOUO, 272 rue Saint-Denis, Montréal Los \u2022cvoyaiits du Canada ASSURANCE FONDS DE PENSION ENCORE UN EXCELLENT MOIS POUR LES PREVOYANTS DU ( AN iDA, AU 31 OCTOBRE LULL 31 déc.1909 31 déc.i«)io 31 oct.1911 Sections établies dans la Province \t45\ti.pS\t217 Nombre de Sociétaires.1,880\t8,540\t13,750 Nombre des parts de Pension.5,205\t-h* ILS Total de l\u2019actif du Fonds de Pensi 3n.$if>, pu .9 j.$j(>, 217.94 f.i 48,(149.14 ANTONI LESAGE, Gérant General.Burcnu-Chof : 139 RUE ST-PIERRE, QUEBEC.Ruprésontanl à St-Hyaclntho, J.ARMAND RUISSEAU- N.P.! :li m *.n LA MUTUALITE DE RENTE constitue Pécolc de la FRATERNITE, le chemin de L\u2019AISANCE, le couronnement de L EPARGNE, et le gage assuré de LA SECUHIIE et de L INDEPENDANCE.LA CAISSE NATIONALE D\u2019ECONOMIE lucorpoOc en vertu Ju Statut 62 Victoria, Chap.93 (.'otto Caisse udministréo par PAssociation 8t-Joan-Daptlf»to de Montréal, soûle réalise le type purfaiù do la mutualité intégrait* parce que son sociétaires sont soûls intéressés au progrès do la Société, les soulfl ACTIONNAIRES, iou seuls MAITRES, les seuls PROPRIETAIRES du capital inaliénable.Ses ADMINISTRATEURS ue sont quo dos MANDAI AIRES, choisis par EUX et parmi eux.Lo Capital INALIENABLE était au 30 JUILLET 1911 do 't: I $535.000.00 MOMES, FEMMES, ENFANTS, de tout âge peuvent y appartenir.IL N*EN COUTE QU'UN SOU PAK JOUR.\tg Demandez des renseignements et veuillez vous ins-\tj une en vous adressant aux divers percepteur» autorises dans la Province ou à ARTHUR GAGNON Administrateur General 206 BOULEVARD ST-LAURLNT MONTREAL 554 9679 LE COURRIEB DE ST-HYACINTHE 11 NOVEMBRE 1911 Le Meilleur Remède Pour les Femmes\u2014est le Composé Végétal de Lydia E* Pinkham.Belleville, Ont-\u20144' J\u2019étaw ni faible et exténuée, souffrant de faiblesse féminine, que je résolus d\u2019essayer lo Composé Végéta i .T\"-\u2014\ttal de Lydia K.P ' n\u2014 u ' Pinkham J'eu pris plusiftim boutrillea ut je repris ai rapidement mes forets qu'il me «embia quo je rule venais une antre femme.Je [Mauvais faim une auH«i lionne journée que jamais je n\u2019avais f:ut.Je liénis sincèrement le jour où je fus insnir/e de prendre votre médecine pour faiblesse féminine, et je vous Him infiniment n-con-njuvtnnlodu vos bonnes lettres,qui m'ont certainement été très profitable».Je vous donne la permission de publier c«dlo-oi quand vous le désirerez.\" Mrs Ai.nr.inr Wicxbtt, Itellev'ille, Ontario, Canada.De partout les femme* devraient se rappeler qu'il n'y a aucun autre remède connu, que relie médecine, pour guérir la faiblesse féminine, et fain; jnuiser le Retour de l'Age, avec autant de facilité que le Composé Végétal do Lydia K.Pinkham, fait d\u2019hcrU* et do raeiur» naturelles.Depuis 30 ans, il guérit les femmes des pim» uupécca de maladies féminines\u2014inflammation, ulcération, déplarumente, tumeurs fibireum*, irrégularités, douleurs périodiques, mal do dos cl prostration nArveuao.31 vous désirez des conseils spécieux vous n\u2019avez qu\u2019a écrire A flrs.Pinkham, Lynn, flats.Cost gratuit et toujours profitable.Lg 'poiêon Maçonnique.Le Canada doit te combattre, !» :\tr .i :'c \u2019 f Miiv rv tri lions ou dés.iv.ifitngi- de l\u2019assuré.*\t«-accidents \u2022 iv cousatisPastfunuice-vie.UN QUART PZ MILLION DE DOLLARS i\u2019AYKS ES RECLAMATIONS.Toute rie- 'i n jn 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