Le Courrier de St-Hyacinthe, 4 mars 1932, vendredi 4 mars 1932
[" NOS INSTITUTIONS \u2014NOTRE LANGUE \u2014NOS LOIS 8Uc ANNEE No.1 LE C0URR1EH DE SAIN! HYACINTHE VENDHEDI.I MAItS lü.CJ Un double imbroglio AU CONSEIL DE VILLE.\u2014 AUTOUR DE LA CHAMBRE DE COMMERCE.\u2014 ON REFUSE L\u2019OCTROI DE $6.500.\u2014 OU L\u2019ON ATTAQUE LE REGLEMENT NO.105.\u2014 L\u2019ETRANGE AVENTURE DE M.J.-B.G ER VA IS.Le conseil de Saint-Hyacinthe s\u2019est vu en face d'un double imbroglio, à sa séance de mercredi soir.L\u2019échevin Payan, président du comité de l\u2019Aqueduc, a été incapable de présenter son budget pour l\u2019exercice 1932, et le conseil, dans son ensemble, se demande comment sortir de l\u2019impasse créée par de nouvelles difficultés autour de la taxe d\u2019eau.11 y a d\u2019abord l\u2019affaire de la Chambre de Commerce de Saint-Hyacinthe.L\u2019échevin Payan propose que la Chambre de Commerce, cette année encore, soit nommée agent industriel de la ville.Il suggère qu'une somme de $6.500., prise à même les revenus de l\u2019Aqueduc, son département, soit accordée a la Chambre pour son travail de développement industriel et de publicité.L\u2019échevin Sylvestre propose d\u2019abord de renvoyer la question à plus tard, mais l\u2019échevin Payan demande qu\u2019on en finisse avec cette affaire.On vote et la double proposition de M.Payan est rejetée.Dans les circonstances, le budget de l\u2019Aqueduc ne peut être présenté.La situation est encore plus compliquée qu\u2019il ne paraît.Pour la comprendre tout à fait, il faut revenir en arrière quelque peu.Il y a environ un an ,tous les échevins moins un étant alors du même avis, la Chambre de Commerce avait été nommée agent industriel avec octroi ou salaire de $8.000.Cet argent fut employé à l\u2019achat de terrains, donnés par la suite à une manufacture qui désirait s\u2019établir à Saint-Hyacinthe.Comme le coût total des déboursés s\u2019élevait à quelque $11.500, les membres de la Chambre, dont deux échevins, signèrent un billet conjoint de $6.500.et obtinrent cette somme d\u2019une banque locale.Si nous comprenons bien, il s\u2019agirait aujourd'hui de rembourser cette somme.Mais le conseil, inspiré on ne sait où, refuse cette année d\u2019accorder de l\u2019argent à la Chambre et du fait paralyse ses activités, en même temps qu\u2019il ennuie une quarantaine de citoyens, endosseurs du billet de $6.500.Les échevins Picard et Sylvestre, tous deux endosseurs, ne votèrent pas sur la proposition Payan.Seul l\u2019échevin Mongeau appuya M.Payan.Tous les autres, y compris l\u2019échevin Saint-Germain, qui s\u2019opposa toujours aux allocations ou octrois du genre discuté, votèrent contre l\u2019échevin Payan.En face de tels faits, on se demande donc ce qui arrivera?Pour l\u2019heure, l'échevin Payan n\u2019a pas présenté le budget de l\u2019Aqueduc, vu que toute cette affaire relève de son département.Jusqu\u2019à nouvel ordre, les endosseurs du billet de $6.500.paraissent personnellement responsables de ce montant.Cela semble absolument injuste, a dit l\u2019échevin Picard, vu que l\u2019argent dépensé le fut dans le but de servir toute la population de Saint-Hyacinthe.Par les procédés que l\u2019on sait, la Chambre de Commerce amena ici une industrie considérable, qui occupe actuellement une cinquantaine de personnes et paye à la ville quelque $1.200.de taxes annuelles.Pour le moment, on marque le pas, sans savoir de quel côté se tourner.Il y a aussi l\u2019imbroglio de la taxe d\u2019eau.Il y a environ un an, le conseil adopta un nouveau règlement, en vertu duquel une remise de 10 pour cent serait faite à ceux des contribuables qur paieraient leur taxe d\u2019eau dans un délai donné.Ce règlement eut d\u2019excellents résultats, car la taxe s\u2019est payée régulièrement, dans une proportion de 85 pour cent.Aujourd\u2019hui, un citoyen attaque le règlement, qui pprtc le no.\u2022105.Il prétend que ce règlement est illégal et il prend des procédures par le ministère de MM.Phaneuf et Poupart, avocats de Montréal.Ce règlement 405, dit-il dans son action, accorde l\u2019équivalent d\u2019une remise de taxes aux citoyens, et la charte de la cité défend les remises de ce genre.Ce règlement est donc contraire a l\u2019esprit de la loi, et M.Jean-Baptiste Gervais, contribuable de cette ville, demande la cassation et l\u2019annulation du dit règlement 405.Ici encore, les choses se compliquent rapidement.Sur question de l\u2019échevin Payan, père du règlement 105, on apprend la situation détaillée de M.Jean-Baptiste Gervais, au point de vue taxes.Il appert, d\u2019après le secrétaire-trésorier de la ville, que M.Gervais doit les arrérages suivants: taxes foncières, $152.00; taxes scolaires, $58.Mais, demande M.Payan, que doit en taxes d\u2019eau M.Gervais?Rien, répond le secrétaire-trésorier.La situation est du plus haut comique.Là où M.Gervais peut toucher une remise de 10 pour cent, il paye ses taxes.Là où il ne touche aucune remise, il ne les paye pas.Et c\u2019est ce M.Gervais qui part aujourd\u2019hui en campagne contre un règlement dont il a bénéficié, et dont il s\u2019est empressé de se prévaloir.C\u2019est à n\u2019y rien comprendre.Ce n\u2019est pas encore tout.L\u2019échevin Saint-Germain, président du comité des Finances, notaire de son état, a son mot à dire.Il se demande, lui, quelle mouche a pu piquer M.Gervais?D\u2019après l\u2019article 361 de la charte de la cité, tout citoyen peut attaquer un règlement municipal (pii lui parait illégal ou ultra vires.D\u2019autre part, l\u2019article 375 de la même charte dit que le droit d\u2019attaquer un règlement se prescrit par 30 jours à dater de son entrée en vigueur.Or, le règlement 405, aujourd\u2019hui attaqué par M.Gervais, date de quelque onze mois.Bien plus, le règlement a été soumis au lieutenant-gouverneur en conseil, qui n\u2019a pas jugé à propos, dans le temps, de le désapprouver.Que penser de tout cela?Le conseil est embarrassé, et décide de tout soumettre aux avocats de la ville.On avisera plus tard.Harry BERNARD ST-CÉSAIRE \u2014Deux alarmes furent sonnées durant ces derniers jours pour des commencements d\u2019incendie : un feu de cheminée chez M.J.Forget, au moulin à scie, chez Ducharme et fils, et une explosion chez le tailleur J.Géljneau, ce dernier s\u2019est infligé d\u2019assez graves brûlures, on a dû le trans- porter à l\u2019Hôpital de St-Hyucin-the.\u2014A l\u2019occasion de la mi-carême une partie de cartes sera donnée jeudi soir, 3 mars, par les Chevaliers de Colomb, dans la salie des Forestiers Catholiques.Des prix nombreux et magnifiques seront attribués aux gagnants.Un programme artistique suivra la séance du jeu de cartes.L'actualité Les \u201cquêteux yj par CER Nous avons aujourd\u2019hui les chômeurs; il y avait autrefois la confrérie des quêteux ambulants tpii exerçaient leurs activités à travers la province, surtout de mai à novembre.Depuis la guerre, l\u2019espèce semblait en avoir disparu ou s\u2019ètre enrichie.Dans mon enfance, il y a une trentaine d\u2019années, déjà! le quêteux était un personnage de la vie rurale.Il ne se passait de jour sans que l\u2019un d'eux ne fasse sa visite au village et dans les rangs.Y avait il entente?Je ne sais, mais ils nous arrivaient l\u2019un après l\u2019autre.C\u2019était le bon temps où la compétition ne semblait exister nulle part.Il y avait les bons quêteux qui n\u2019avaient pas de peine à exciter la pitié des braves gens.A ceux-là les portes étaient grandes ou vertes et ils s\u2019en retournaient le soir ou le lendemain matin la besace agréablement arrondie et la poche pleine de gros sous.Ils avaient leurs maisons de prédilection oil ils étaient assurés d\u2019un abondant repas, sans être harcelés de remarques, de questions et de conseils indiscrets.Dans plusieurs demeures rurales, il y avait même la \u201cchambre des quêteux\u201d.C\u2019était leur hôtellerie, sommairement meublée, mais hospitalière et accueillante Mais dans la confrérie des què-teu.x ambulants (la C.Q.A., dirait-on aujourd\u2019hui) il se trouvait maints sujets dont les méthodes d\u2019affaires étaient un peu brusques et par trop intimes.Bruyants, grossiers, exigeants, quand la femme était seule, plus accommodants s\u2019il v avait une silhouette % masculine à l\u2019horizon.Souvent on leur fermait avec circonspection la porte» au nez.Et bien l\u2019on faisait.On ne m\u2019en voudra pas si j\u2019évoque le souvenir d\u2019une quêteuse sans gène et mesurant au moins sept pieds et qui.deux fois l\u2019an, faisait la tournée de la paroisse.Elle était détestée et franchement redoutée des femmes, des enfants, et, n\u2019en déplaise à mon sexe, de plusieurs hommes.Elle parlait haut, critiquait la cuisine et engueulait un peu tout le monde.Une après-midi, nous nous trouvions chez grand\u2019mère, mon frère et moi-même, lui treize ans, moi onze, lorsque la gueuse s\u2019introduit et réclame à diner.Grand\u2019mère l'installe à un coin de» la table, lui apporte* du buffet quantité de vivres, prend la théière sur le poêle encore tièd< et lui verse une tasse de bon thé.La grande Binguette (c\u2019était son nom) boit une gorgée, fait la grimace: \u201cL\u2019est de la vraie < ill de* vaisselle, ça.la vieille1\u201d prononce-t-elle, et, d\u2019un geste rapide, lance le contenu de la lasse par la fenêtre, en éclaboussant mon frère.Celui-ci, offusqué, crie à grand\u2019mère: \u201c.h lez-moi don ça à la porte cet agrès-là.\u201d Mais la diafdossc était déjà debout et avant que le protestataire ait pu se garer ou déguerpir, elle lu» logeait dans le bas de la personnalité, à l\u2019endroit classique, un formidable coup (le pied, tandis que guidé par un instinct sauveur, j\u2019escaladais l\u2019escalier en trombe et sans intervenir.Cette fois-là, grand\u2019mère dut avoir recours à son tisonnier pour faire évaquer sa cuisine.Mon frère cependant, un peu mortifié par Pâliront, eut vite fait d\u2019ameuter le voisinage et de mobiliser un contingent de gamins délurés qui firent cortège à la grande Binguette à travers le village et la reconduisirent jusqu\u2019au niisscali, avec accompagnements de cailloux, de molles de terre et autres projectiles.L\u2019année suivante la coupable ne revint pas.Mes amis, quelle suffragette ou féministe redoutable .eût été de nos jours cette longue et dangereuse quêteuse du temps jadis! Un autre souvenir, même si la chose ne vous intéresse pas: ce sont de fragments de la petite (Suite en dernière paye) Doyen de la presse irançaise au pays \\vcc le présent numéro, b Courrier de Saint-Hyacinthe entre dans sa 8Uème nome d\u2019existence.Il fut fondé au début de mars, 1853.11 est doyen de la presse française au Canada.Dans le passé par G.P.A.Le 7 janvier 1853, A/phrède vint avec son père Augustin Rivard Dutresne, de St-Aimé à St-llva- \u2022 cinthe, pour faire contrat de mariage avec Joseph Gjiapdelnine- 1\tarivière, de la Présentation, stipulant poor sa tille minenre Marie Lloustine.Le jeune couple fut établi dans le rang St-Yaras, sur une petite terre de 2 x 20 arpents qu\u2019ils durent cultiver à moitié durant trois ans, n\u2019cmpèelio que là-dessus ils surent amasser suffisamment pour assurer leur existence.Ils s\u2019en allèrent plus tard chez le frère curé à St-Armand où, sans autre salaire que leur nourriture, ils travaillèrent pour lui.pour l\u2019église et pour les écoles de celte paroisse* commençante.J\u2019en appelle au témoignage des curés du temps dans le sud de notre diocèse et dans le nord du Vermont.Honneur au mérite) Ils reposent tous deux côte à côte dans le cimetière de St-Aimé.Le 18 février 1851, Antoine Léon Picard s\u2019engagea pour 5 ans comme clerc, au notaire Charles Dessureaux.C\u2019est en 1851 que le notaire Gauthier se transporta de Saint-Hyacinthe à Sl-Pie.Par l\u2019entremise d\u2019un notaire Biron, le 1 I mai 1851, A.Gauthier avait reçu pour sa femme la somme de 587 livres 15 sols donnée par son père Pierre Faiilcux de St-Culhbcrl » et le 1 I mars 1855, Eloise Eau-leux reconnut avoir reçu de son mari la somme susdite*.Voici un acte où il est question d\u2019Euclide Bov.marchand à SI- \u2022 Pic; c\u2019est une obligation de 938 livres 16 sols consentie par Céleste Blain, veuve* d'Augustin Fou laine.Isaie Maheux avait été invité, attiré des Etats-Unis pour travailler chez Oman Stimpson, commerçant, propriétaire de moulin, manufacture et fonderie à la rivière Mawcook, sur le II b* rang de Millon, et parce qu\u2019un ne lui procure point un travail constant, il se cnil VIN TONIQUE AU QUINQUINA 1 I m * Pour aiguise/ /appétit et ^ faciliter ta digestion De vieux vins .-¦ihN.c \u2022ssœ : :: \u201d°°°° ° achats de < D achats de ; hats Proportion >ur même des ' *Ur Prêtent* îssaw.®eul# u?ày billet \u2022 - \u2022 ' Tas\u2019-pas déjà éprouvé ielféaïrde fîTr^Tnontr^dGlonhûbilGté comme ôkieur, m pur que lu te sentais en forme \u2014________ K ïïîè tans du ds de neige une surtout après qu'a mi-côte,tu as ex\t.\t.magistrate pirouette qui ù fort amuse les spectateurs rv«v R\u201c\u201d *\u2014*.'¦\u2018\u2022ATEAU 515,.Une figure coloniale du XVIIe siècle: Charles de Saint-Etienne de La Tour (1593-1666) (iOUVUHMU'U.I.IKUTliNANT-OftNKKA.I.KN AC ADI K (U {Fi») Pendant que se déroulait l\u2019horrible drame, Charles de La Tour était à Boston, pressant des négociations qui n'aboutissaient pas, parce que les Anglais ne tenaient pas à lutter contre d\u2019Aulnay.Le 13 mai, ignorant toujours le dénouement de la lutte, il donnait, en reconnaissance d\u2019une somme de 2.080 louis à lui prêtée par le major Gibbons, une garantie sur le fort de Saint-Jean, dont il n\u2019eut pas de peine à prouver qu\u2019il était le légitime propriétaire.Il s\u2019engageait à rembourser son créancier le 20 février 1652.Mais bientôt il apprit les malheurs qui s\u2019étaient abattus sur le fort de Saint-Jean et qui consommaient sa ruine.Il ne lui restait pas même un pied-à-terre dans ce pays où il avait tant travaillé.* Le 8 août 1616, il arrivait à Québec.Il fut accueilli par le gouverneur et la population avec toute la sympathie que méritaient sa valeur et les peines de toutes sortes dont il était accablé.Il logea pendant quatre ans au château Saint-Louis et cette bienveillance ne se démentit jamais.Ses détracteurs ont insinué que l'estime générale dont il était entouré était une preuve de naïveté de la part du gouverneur, des Jésuites et des habitants de Québec.La folle du logis leur a joué bien d\u2019autres tours! D\u2019Aulnay, ayant rendu compte à sa manière du drame qui avait désolé la colonie reçut du roi des lettres patentes qui le nommaient \u201clieutenant-général de toute l\u2019Acadie\u201d.11 faut citer en partie ce document: \u201cDepuis quatorze ans, il a travaillé à la conversion des sauvages et bâti un séminaire; par son courage et sa valeur, il a chassé les étrangers religionnaires du fort de Pcntagouët; il a repris par force d'armes et remis sous notre obéissance le fort de la rivière Saint-Jean, lequel, Charles de Saint-Etienne, sieur de La Tour, avait occupé et, par rébellion ouverte, s\u2019efforçait de retenir, et, au mépris des arrêtés de notre Conseil, à l\u2019aide et faveur des Estrangers religionnaires desquels il s\u2019était allié à cette fin.\u201d Voilà comment la mère-patrie était renseignée! D\u2019Aulnay était arrivé à son but.Comme il ne pouvait souffrir de rivaux, il ne tarda pas à tracasser ses voisins.Le fi septembre 1617, il envoya un émissaire à Nicolas Denys, établi dans l\u2019ile de Miscou, pour l\u2019avertir qu\u2019il le dépossédait de ses biens en vertu d\u2019un arrêt du conseil; or Denys tenait sa concession de la Compagnie des Cent Associés.Le 11 du même mois, il envoya le sergent Boisseau au Cap Breton, avec ordre de s\u2019emparer du fort Saint-Pierre, fondé par les sieurs Jacques Maillet et René (mignard, qui en étaient les légitimes propriétaires et ne lui avaient fait aucun mal.D\u2019Aulnay n\u2019encourageait guère scs compatriotes à coloniser.Il était, paraît-il, criblé de dettes; cela ne le justifie pas de faire main basse sur les propriétés de ses voisins.Aucun argument de ses admirateurs ne saurait légitimer ces actes de sauvagerie.D\u2019ailleurs Louis XIV les condamna formellement plus tard en accordant des lettres patentes à Denys.Elles portent que le sieur Denys aurait fait beaucoup plus pour la conversion des sauvages et le défrichement \u201cs\u2019il n\u2019eût été empêché par Charles de Menou, sieur d\u2019Aulnay, lequel, à main armée et sans aucun droit, l\u2019en aurait chassé, pris de son autorité privée les dits forts, victuailles et marchandises, sans en faire aucune satisfaction, et même ruiné les dites habitations.\u201d Le roi ordonne, en conséquence, \u201cde faire raison à Denys par la veuve du sieur d\u2019Aulnay et de ses héritiers de toutes les pertes et de tous les dommages qu\u2019il a soufferts de la part du dit d\u2019Aulnay de Charnizay\u201d.Le possesseur de tant de bien mal acquis, le persécuteur et le destructeur de leurs établissements ne jouit pas longtemps du fruit de ses rapines.Sa mort est demeurée mystérieuse.11 se noya en descendant la rivière de Port-Royal dans un canot d\u2019écorce.William Crowne a même écrit qu\u2019il fut noyé par un de ses serviteurs.On trouva son corps sur le rivage le lendemain de l\u2019accident.* * * Charles de La Tour, ayant appris la mort d\u2019Aulnay, passa en France pour plaider sa cause.11 n\u2019eut pas de peine à prouver que son ennemi portait la plus lourde part de responsabilités dans les guerres civiles qui avaient désolé la colonie naissante.Il fit connaître son indigne conduite à l\u2019égard de Nicolas Denys.Enfin il expliqua qu\u2019il avait eu recours aux Anglais non pour leur livrer l\u2019Acadie, mais pour défendre ses possessions.Les témoins ne lui manquèrent pas pour soutenir ce qu\u2019il avançait.11 obtint des lettres patentes qui le réhabilitaient et le rétablissaient dans tous ses droits.On y lit que \u201cdepuis quarante-deux ans, il a apporté et utilement employé tous ses soins tant à la conversion des sauvages qu\u2019à l\u2019établissement de l\u2019autorité du roi dans le pays.; il a contribué à l\u2019instruction des sauvages\u201d.Le roi déclare ensuite \u201cqu\u2019il aurait continué de bien faire s\u2019il n\u2019eût été empêché par Charles de Menou, sieur d\u2019Aulnay, lequel aurait favorisé ses ennemis en des accusations et suppositions qu\u2019ils n\u2019ont pu vérifier\u201d.Ce document authentique proclame l\u2019innocence de La Tour.Ayafit obtenu complète satisfaction, de La Tour s\u2019empressa de revenir en Acadie.Le 23 septembre 1651, il se rendit à Port-Royal en compagnie de quelques gentilshommes auxquels il avait concédé des terres et présenta à Madame d\u2019Aulnay les ordres du roi lui ordonnant de restituer le fort de Saint-Jean.Elle s\u2019inclina devant cette injonction.Pour aplanir les très nombreuses difficultés que présentait le règlement de la succession, de La Tour proposa à la veuve d\u2019Aulnay de l\u2019épouser, ce qu\u2019elle accepta.Il ne voulut pas prendre à sa charge les dettes de son ancien adversaire, mais il donna vingt mille livres à sa veuve, pour elle et les siens, et lui en promit dix mille autres qui entreraient dans la communauté des biens dès qu\u2019elle pourrait se réaliser, c\u2019est-à-dire après paiement de toute la dette.Il lui donna en plus, sa vie durant seulement, la propriété du fort de Saint-Jean dans toute son étendue.C\u2019était une garantie de sécurité.'\tA*.(Suite en 7e page) (1) Voir Revue Uontalcmbcrt, no de décembre.Les Courriers N.-D.-de-STANBRIDGE Les funérailles de Mme Hector Hébert ont eu lieu mercredi le 21 février.Mme Hébert est décédée après une maladie de quelques jours.Son service fut chanté par M.le curé J.L.Charbonneau eu- 1 ré de la paroisse.Le deuil était conduit par son fils Joseph et son gendre M.Romuald Gaudrcau de Montréal.Les porteurs étaient les quatre frères de la défunte, MM.Charles-Emile Hennas, Arthur et Arsène de St-Blaise; ses deux fils Aldéric et Euchariste Hébert.La quête fut faite par Mmes Aldéi Dussault et Camille Poirier.Une affluence considérable de parents et d\u2019amis assistaient aux funérailles.Son époux, M.Hector Hébert, ses filles Yvette et Marguerite, ses belles-filles Marie-Ange, Mme A.Légaré de Montréal, Irène et Annette institutrices à Montréal; ses fils mentionnés plus haut et ses quatre frères, son gendre, M.Romuald Gaudrcau, ses soeurs, Mmes Voirol et Wolfe de New York et sa soeur, Eveline de St-Blaise.Offrande de fleurs: une couronne par les enfants.Offrandes de messes:\tfamille I).Girard de Waterloo, M.Léonard Girard, Pike River, M.et Mme E.Boyer, Rosaire Roch, M.et Mme Aldéric Hébert, M.L.E.: Morin, Mgr J.A.Papineau, cousin ; de la défunte.\tj Bouquets spirituels: le person- 1 nel de l\u2019Ecole Normale de Saint-Hyacinthe, RR.Soeurs Madeleine du Bon Pasteur et Ste Jeanne Marie de St-llyacinthe, Mlles Irène el Annette Hébert, M.et Mme \u2022 Romuald Gaudreau, M.et Mme j Armand Legaré, M.et Mme Aida 1 Légaré, Jean et Pauline Gaudrcau j famille Ephrem Lebeau, M.et 1 Mme Oliva Boivin, Mlle Thérèse Dandurand et.ses élèves, famille Henri Desranleau, famille C.J Chicoinc.Sympathie:\tDr et Mme Bou- thiller, St-Jean, M.et Mme Albert , Davignon, famille J.B.Larivière, M.et Mme G.Morin, M.el Mme \\ O.Lafrance, famille J os.Robert, j Antoine Boissonnault, St-Blaise, Luc Papineau, St-Jean, M.et Mme { A.Cloutier, Mlles Flore et Léonie Girard, Mlle Klianc Malien, M.et Mme R.Wolfe, M.et Mme E.Brouillette, famille Israel Laro-chcllc, M.et Mme Ernest St-Jarques, Mme Paradis, M.et Mme E.Roy, M.et Mme Hercule Morin, I M.et Mme A.Desranleau, M.Arcade Desranleau, M.et Mme Lucien Lamoureux, M.P.P.M.et Mme Larcau, M.M.Lamoureux, M.et Mme E.Pelletier, M.O.La-reau, famille Pierre Girard, M.et Mme N.Poirier, M.et Mme Art.Poirier, M.et Mme A.Dussault, M.et Mme C.Poirier, M.et Mme dites simplement SOmoeù Jos.Duquette, M.et Mme J.Provost.M.et Mme A.Provost, M.et Mme J.Duguay, M.et Mme A.Béchard et grand nombre d\u2019autres dont nous n'avons pu nous procurer les noms.- Nous avons eu un concours pascal lundi dernier.Plusieurs prêtres des paroisses voisines sont venus prêter leur concours à notre dévoué curé, à cette occasion._ Mlle Marguerite Hébert de l'Ecole Normale de St-Hyacinthe est dans sa famille pour quelques jours à l'occasion du décès de sa mère, Mme llecotr Hébert.M.H Mme Donat Galipcau, Mme Lucien Courville de Montréal, en visite à Notre-Dame chez des amis.TOUT CUIT LE METS IDEAL POUR LE CAREME\u2014LEGER ET NUTRITIF Fait au Canada avec du Blé canadien THE CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY, LTD.u** mais quand (u le vois emporté en bas dime côte à bic, tu réalises bien vite que tu as brésumé de tes forces \u2014 Tas-bas ensuite essayé une bonne BLACK tlOPSt ?C'est ça qui remet un homme sur pledl____________________ POUR LE JEUNE DU CAREME SHREDDED r Une figure coloniale du XVIIe siècle: (suite da la tie page) De La Tour était-il enfin au bout de ses peines?Hélas! les créanciers d\u2019Aulnay ne tardèrent pas à entrer en scène.Le premier qui se présenta, et le principal, était Le Borgne,'marchand de La Rochelle; il fut établi que la succession lui devait deux cent soixante mille livres.D\u2019Aulnay avait hypothéqué en sa faveur les propriétés qu\u2019il possédait en France.Madame d\u2019Aulnay avait donné procuration au sieur Brice de Sainte-Croix pour veiller sur ces propriétés.Mais, abusant de ses pouvoirs, il passa, le 8 février 1652, un contrat d\u2019association avec le duc de Vendôme, par lequel il cédait à ce prince la moitié des terres qui appartenaient aux enfants d\u2019Aulnay et le fort de la rivière Saint-Jean, qui appartenait à Charles de La Tour.Mme d\u2019Aulnay ignorait tout de cette convention.Le duc s'engageait à payer la moitié des dettes de la succession, à se charger de toutes choses nécessaires pour l'entretien de la maison de Madame d\u2019Aulnay et de ses enfants, à la secourir en cas d\u2019attaque.Cette convention ne pouvait être mise à exécution; elle devint lettre morte.Le Horgne voulait être payé au plus tôt.Quelques semaines après le mariage de La Tour avec la veuve d\u2019Aulnay, il se présenta à Fort-Royal et tit reconnaître les dettes du défunt pour la somme de 205.286 livres.De La Tour était absent, il en profita pour faire main basse sur toutes les pelleteries appartenant à la succession d\u2019Aul-nay.D\u2019autre part, les héritiers de Razilly réclamaient le paiement des droits acquis par d\u2019Aulnay en 1612.Le Parlement ordonna à la succession de verser 34.000 livres à la veuve de Razillv.On se souvient que Denys avait été chassé de Miscou et avait subi des pertes considérables.On lui paya 8.000 livres de dommages intérêts.Comme on le voit, les dettes d\u2019Aulnay rendaient précaire l'avoir de sa veuve et de ses enfants.Mais à qui la faute?A propos de ces règlements de succession, on a trouvé moyen d\u2019incriminer gravement de La Tour.M.Lauvrière l'accuse d'avoir pris chez Madame d\u2019Aulnay, pour les porter au fort de Saint-Jean, des pelleteries et autres marchandises pour la somme de 387,000 livres.Or le document sur lequel il s'appuie dit formellement que ces pelleteries estimées à 387.000 livres furent emportées \u201cpour le compte de Le Borgne.\u201d L'avide créancier ne s\u2019en tint pas là.Denys, déjà si éprouvé, s\u2019était fixé à Népisiguit et recommençait vaillamment son oeuvre de défricheur.Il avait même entrepris de relever de leur ruines les forts de Saint-Pierre et Sainte-Anne du Cap Breton.Le Borgne fondit sur ses possessions, s'empare des forts Saint-Pierre et Népisiguit, emmena Denys et ses gens à Port-Royal et les fit mettre aux fers.Il ordonna de brûler l\u2019établissement de la Hève: forteresse, chapelle, habitations tout fut détruit.Denys estima (pic ses pertes se montaient à 100.000 livres.Rendu à la liberté, il passa en France pour se faire rendre justice.Le 3 décembre 1653, il reçut de la Compagnie de la Nouvelle-France, associée avec celle de Miscou une concession de terres à prendre \u201cdepuis le Cap de Canseau jusqu\u2019au cap des Roziers\u201d, avec droits de chasse et de traite, à condition de payer à la Compagnie de Miscou 15.000 livres et de fonder deux \u201chabitations\u201d de 40 familles catholiques.Le 30 janvier 1654, confirmant cette concession, on le nomma gouverneur \u201cen toute l\u2019étendue de la grande baie Saint-Laurent et iles adjacentes depuis le cap de Canseau jusqu\u2019au cap des Roziers.\u201d Les malheurs qui avaient fondu sur Denys étaient des conséquences de la conduite d\u2019Aulnay.Les lettres royales ne manquent pas de flétrir les actes de barbarie de l\u2019ancien gouverneur de Port-Royal.En même temps, le roi défendait à Le Borgne et autres créanciers d\u2019Aulnay de troubler Denys dans la jouissance de ses forts dont il avait repris possession.Le Borgne, après avoir pillé Port-Royal, se rendit au fort de la rivière Saint-Jean pour surprendre de La Tour.Mais il apprit en cours de route que Denys avait repris possession du fort Saint-Pierre.Il vira de bord et se rendit de nouveau vers Port-Royal afin d\u2019y attendre l\u2019envoyé de Denys, de lui enlever ses nouveaux titres et de le déposséder encore de ses domaines.11 remettait à plus tard le coup de main contre de La Tour.* * * Il n\u2019en eut pas le temps.Le lendemain, le major anglais Sedgewick, à la tète de trois cents hommes, se présenta devant le fort de Saint-Jean et somma de La Tour de se rendre.Celui-ci, n'ayant que peu de vivres et pas de munitions parce que Le Borgne avait refusé de lui en céder, dut se rendre et livrer aux Anglais tous ses effets qui se montaient à 200.000 livres.De là, les Anglais se rendirent à Fort-Royal, où Le Borgne, malgré toutes sortes de munitions de guerre et de provisions, ne se défendit que faiblement.Les Anglais, une fois maîtres de son fort, ne tinrent aucun des articles de la capitulation.De La Tour, fait prisonnier, fut emmené en Angleterre où il resta pendant un an et fit tout en son pouvoir pour rentrer en possession de ses biens.Cromwel demeurait inflexible.Il savait que de La Tour avait hypothéqué son fort et autres possessions en faveur du Bostonnais Gibbons; donc l'Acadie était un pays acquis.Il se montra inexorable et mit à la charge de son prisonnier, en plus des 3,379 livres qu\u2019il devait à Gibbons, les dépenses des soldats anglais pendant leur séjour au fort de Saint-Jean.L\u2019ancien gouverneur de l\u2019Acadie se trouvait ruiné une seconde fois.A l'Age où il était, on ne refait pas sa fortune.Il accepta donc momentanément l\u2019allégeance anglaise.L\u2019abbé Ferland l'en excuse.Scs modernes détracteurs lui en ont fait un crime.En somme, il était beaucoup plus à plaindre (pie les seigneurs canadiens restés en possession de leurs fiefs après le traité de Paris; eux du moins n\u2019avaient pas perdu leurs domaines en changeant d\u2019allégeance; et pourtant, qui a jamais eu l\u2019idée de les blâmer?Le roi de France fut loin d\u2019en faire un grief à sa famille.En 1700, Louis XIV confirmait dans leurs droits les enfants en approuvant solennellement les lettres patentes accordées en 1651.De La Tour n\u2019ayant pas les moyens de payer les sommes qu\u2019exigeait Cromwell, accepta comme associés deux Anglais, John Crowne et John Temple qui s\u2019offraient à payer toutes scs dettes.En conséquence, ils furent créés banronnets de la Nouvelle-Ecosse et reçurent des lettres patentes qui leur concédaient toute cette partie du pays LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE qui va \u201cdepuis Marlinguiche jusqu'aux frontières de la Nouvelle-Angleterre\u201d.Le 20 septembre 1656, il vendit tous ses droits à ses deux collègues lesquels s\u2019engageaient à lui payer annuellement \u201cun vingtième des produits de la traite des pelleteries et de tous les revenus de la terre acadienne\u201d.Fuis les deux associés se partagèrent h* gouvernement de l\u2019Acadie.Temple eut le commandement du fort de Saint-Jean, et Crowne, celui de Fcntagouët.* + * La France considérait la prise de l\u2019Acadie comme une usurpation.En conséquence.I* lu octobre 1657, Louis XIV nommait un gouverneur pour ce pays; il désigna pour cette charge délicate Emmanuel Le Borgne, sieur du Coudrny, auquel la Compagnie de la Nouvelle-France accorda en toute propriété \u201cles terres situées en Acadie depuis l\u2019entrée de la rivière \\ertc jusqu\u2019à la Nouvelle-Angleterre, excepté celles qui ou' le concédées à de La Tour\u201d.Le nouveau gouverneur deh ,i son fils, Alexandre Le Borgne de Bellisle pour prendre possession de ses lointaines domaines.Eu lévrier 1658, (h* Bellisle quitta la France en compagnie de cinquante hommes.En mai, il s\u2019emparait du fort de la llèu et des pelleteries qui s\u2019v trouvaient.Mais Temple l'allaqu.i.le lit prisonnier et le conduisit à Boston.Fendant leur courte domination en Acadie, les Anglais se firent une détestable réputation.On reproche à Temple d'avoir incendié trois églises et deux chapelles, d'avoir rasé trois forts et emporte en Nouvelle-Angleterre 52 canons et toutes les munitions qu'il avait pu trouver.L'ambassadeur français à Londres lit des représentations et défense fut faite à Temple di troubler les habitants dans l'usage de leurs droits et de leurs libertés civiles et religieuses.En 1667, le traité de Bréda rendit enfin à la France ses territoires de l'Acadie, et le 6 août 1669, William Temple recevait du roi d'Angleterre l'ordre de restituer le pays aux Français.Mais ('.haï les de La l our n'était plus.Fendant que la France et l'Angleterre si disputaient la terre acadienne, il s'était retiré au fort du Cap Sable où il avait enfin trouvé le calme et la paix.La tradition fixe sa mort en 1666).Son épouse le suivit au tombeau (piatre ou cinq ans plus tard; elle lui avait donné six enfants.Les huit enfants qu'elle avait eus de son mariage avec d\u2019Aulnay passèrent quelque temps chez Nicolas Denys après la prise de Fort-Royal; puis ils furent conduits en France.Les quatre garçons moururent au champ d\u2019honneur; les filles se firent religieuses.Les enfants de La 4'our et de Jeanne de Motlin, veuve d\u2019Aulnay, devinrent les héritiers des biens des deux familles.Mais ce fut après de longues années de réclamations qu\u2019ils en eurent la possession.Far un arrêt du Conseil d\u2019Etat du 20 mars 1703, Louis XIY reconnut leurs droits.M.Lauvrière a osé dire que le roi récompensait ainsi des trahisons et légalisait des usurpations.Les recherches de M.Couillard-Després ne permettront plus de répéter ces paroles regrettables.Telle fut la vie dramatique de Charles de Saint-Etienne de La Tour.II nous apparaît enfin sous son vrai jour, vengé des calomnies et des insinuations malveillantes qui ont si longtemps pesé sur sa mémoire.Certes, il ne fut pas exempt de toute faiblesse, mais on ne peut nier qu\u2019il fut un ardent colonisateur qui encourageait ses compatriotes et les fixai! au sol en organisant partout avec succès les travaux de défrichement.D'autres furent plus heureux, n'étant pas exposés comme lui à la rapacité d\u2019un voisin dangereux, redouté de ses compatriotes et auquel les Bostonnais accordaient peu de confiance.L\u2019union de tous ces pionniers dans un même but eût épargné à l'Acadie la plupart des calamités qui la désolèrent si longtemps.VENDREDI, I MARS 1932 De l\u2019étude très fouillée que lui consacre M.l\u2019abbé Couillard-Després, et à laquelle il sera désormais indispensable de se reporter, il apparaît clairement que cet homme si maltraité par des historiens qui puisaient leurs informations, à true source très suspecte ne mérite pas les injures qu'ils lui ont prodiguées.Il est digne de respect et de vénération pour avoir fait une oeuvre éminemment française et n'avoir jamais désespéré de l'avenir de son pavs d\u2019adoption.L.RI BOULET Les Courriers ST-THEODORE D\u2019ACTON Mme Thomas Sawyer, née Ernestine Blanchard est décédée le 25 février à l'âge de 32 ans.Outre son époux, elle laisse cinq enfants.Les funérailles ont eu lieu le 29 février.Comme la défunte était dame de Ste-Aune, elle eut les honneurs de la congrégation.Lu bannière était portée par M.II.Guérin, maire de la paroisse accompagné de Mmes Ed.Fontaine, A.Middle, J.M.Fontaine, S.Gcndron.Les porteurs étaient MM.J.Blanchard, J.B.Sawyer, II.Sawyer de St-Nazaire, II.Si-Louis d'Cpton, R.Bazinet de Montréal, J.B.Sawyer de SI-.lean Baptiste de Bousille, accompagnés de Mmes \\\\ .Leclerc, A.Benoit, A.Faré, A.Morin, L.Martin t ).Middle.Dans le cortège on remarquait M.et Mme Ed.Jacques, M.et Mme J.B.Elliier, M.et Mme Ed.Blanchard de Saint-Nazaire, M.d Mme Y.Lnugclier M V Lalibcrté, MM W.et A Béhnl d'Cpton, M.d Mme II.Plante, M.et Mme A.Indoin, M.et Mme .1.Tremblay, M.et Mme H.Beaudoin, M.et Mme L.Noliu, Mme II.Vincent, Mlles M.Guérin R.A.Bouthillettc, Mme Bdanger M.et Mme E.Fontaine, Mlle F.Gaudet.Mme E.Humaine, M.et Mme II.Vinrent et plusieurs auI res.TKI.Ttn MI Mil, IMM j.-i:kni:st st-o.nH I.A (iOlU\u2019lfi 104 ma; mondou HA INT-I! YACINTIIE | t6i« nh«i\tI Un mélange de tendres feuilles fraîches LE THÉ VERT \u2018Tout frais des plantations' 1M-P tes Proprietaires «lu Nouveau Claevrolet Six Connaissenl la Di fférence que Font Six Cylindres ! J il CHEVROLET 1! «Z.no# MOI O* % nuDom ¦jy\\ «fi-1/ Lé'L'v-* r IE nombre est si grand des auto* mobilisées qui ont découvert la différence (/ne font six cylindres que le Chevrolet Six occupe aujourd'hui la première place dans les ventes* Six cylindres sont préférables sous tout rapport.Le moteur du Chevrolet Six accélère en grande vitesse sans vibration.Il vous permet dt prendre la tète du trafic et vous évite de changer de vitesses aussi souvent.Vous pouvez conduire aussi loin et aussi vite que vous voulez, sans vous fatiguer.Car le voyage dans un six est souple, silencieux et reposant à chaque vitesse.Et puis la souplesse du Chevrolet est inhérente.Elle résulte du dessin six cylindres et de la méthode employée par Chevrolet pour isoler le moteur du châssis à l\u2019aide de coussins de ?Produit au Canada caoutchouc.Elle protège contre l\u2019usure qui pourrait résulter de la vibration quand vous conduisez votre Chevrolet, lin plus de ces grands avantages, Chevrolet vous offre le Roulement Libre et le changement Syncro-Mesh sûr et silencieux.Il vous donne la performance de 60 chevaux, avec le plus faible coût d'opération de n'importe quel auto de dimension régulière, sans égard au nombre de cylindres.Et le Chevrolet offre les Carrosseries par Fisher\u2014plus élégantes, plus spacieuses et d\u2019un silence plus durable.Conduisez un Chevrolet Six.Vous trouverez de nombreux avantages et beaucoup de plaisir dans le fait suivant : Il est sage de choisir un Chevrolet Six! 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que toute l\u2019économie de la vie domestique soit réglée d\u2019après les commandements de Dieu et les principes de la loi naturelle.\u201d La nouvelle brochure est propre à établir sur cet important sujet lu conviction dans les esprits.Il est à souhaiter qu\u2019elle soit lue par le plus grand nombre possible.J.-D.-:-o- :- STE-HÉLÈNE Dimanche le 28 février a eu lieu un concours pascal.MM.les abbés P.Auger, A.Lévesque, R.Vadnais et Théberge tous du Séminaire de St-Uyucinthe, étaient venus pour les confessions qui furent très nombreuses.En visite dimanche chez M.Z.Sawver.M.Isidore Dionne et son fils Lucien de Drummondvil-lc.:-o-: Uemlonpcint est une ^enaci pour !a santé Los compagnies d'assurance >iit portées à refuser los appllca-ons d'hommes et de femmes rop corpulents - elles ne peu-mt se risquer La santé ne sc maintient pus mgtemps chez les cens excess! ve-\u2022îcnt gros.La graisse abrege énéralement In durée de la vie \\a constipation, l'affaiblissement les facultés, la perte d'énergie et le force ne sont qu\u2019une partie des ennuis qui affligent quelquefois es hommes et les femmes dont le \u2022olds est anormal Pourquoi ne pas vous Uberor de ^ette graisse superflue \u2014 rccou-rer une * '.~niflque santé et une oonne mine \u2014 avant le déjeuner, orenez simplement tous les ma-Uns une demi-cuillerée ft thé de Sels Kru 'hen dans un verre d'eau chaude.Kruschen est une néthode raine et efficace pour maigrir, basée sur un principe scientifique.On peut liftier l\u2019cf Jet amaigrissant de Kruschen ei se privant de viandes grasses, de pâtisseries et en mangeant moin: de beurre, de crème et de patates Kruschen facilite le fonctionnement normal du sang, des nerfs des glandes et des ornanrs.Vou.acquérez un regain de force et d'énergie étonnantes \u2014 tous vous sentez rajeuni paraissez mieux et travaillez davantage.Pourquoi retarder d acquérir du charme et une santé radieii\u201c°?Commencez dès aujourd'hui \u2019.e traitement Kruschen.OFFRE GRATUITE D\u2019ESSAI 81 roua n avet Jamais estayi Krutehtu.a*ulwuîd hul m*mc à noa frai*.Noua avona distribué un grand nombre de paqueta iiî»1, 'fOE*NT^' QUi vou* Permettront de Juger facilement par vous-même de la vérité de nos prétention!.Demandes à voir# Jnarmaclrn le nouveau naquet \"OEANT\" 75c Il coda late en notre bouteille régulière à 75c avec une bouteille d'essai séparée, quantité suffisante pour une semaine environ.Ouvres d'abord la bouteille d'essai.Mettes-la à 1 épreuve et si.après cela, voua n'étea pas tout û fait convaincu que Kruschen accomplit tout le bien que noua lui attribuons.la bouteille ordinaire restera intacte.Rapportcr-la Votre pharmacien eat autorisé à vous remettre vos 75c.immédiatement et sans discussion.Vous aures essayé Kruschen gratuitement A nos frais.Quel marché plu» loyal pouves-vous désirer?Préparé tor E Griffiths Hughes.Ltd .Manchester.Ang.(Maison fondée en 1755).Importateurs: McOllllvray Bros., Ltd., Toronto.Ui COURRIERS ST-CESAIRE 11 nous fuit plaisir de mentionner, parmi les activités scientifiques du collège, les conférences avec projections lumineuses données au cours du mois de mars: le 1er mars, \u201cLes freins sur les autos\u201d, par M.E.Kielv, de Montréal; le 3 mars, \u201cComment le lait est traité\u201d, M.André Moldavan (Université de Paris), de la Cie Guaranteed Pure Milk, de Montréal; le 8 mars, \u201cUn voyage en Alaska\u201d.M.P.E.(iingras du C.P.H., Montréal; le 10 mars; \u201cLes Immeubles\u201d, M.Ernest Pitt, de la Lie Ernest Pitt, Montréal; le 13 mars: \u201cL\u2019organisation des ligues dans le sport\u201d M.G.Manny, agent de gare à St-Césaire; le 15 mars: \u201cLa situation économique du Canada\u201d, un professeur du collège; le 17 mars: \u201cL\u2019organisutioh du magasin\u201d, M.A.T.Dugai, gérant chez Dupuis Frères, Montréal; le 20 mars: \u201cLes soins que nous devons donner aux animaux\u201d, Doc-tuer H.R.Tétreault, de St-Gésai-re; le 22 mars:\t\u201cComment sont manufacturées les liqueurs douces\u201d, M.J.Hubert.-:-o-:- ST-JUDE lion de M.E.Grégoire.M.le notaire P.E.L\u2019Heureux touchait l\u2019orgue.Les petits enfants ont aussi fourni leur quote part à la beauté des cérémonies religieuses.M.le curé les convia à une heure d\u2019adoration spécialement pour eux, et sut tenir son jeune auditoire au delà d\u2019une heure sous le charme de su captivante parole.Les élèves du couvent sous l\u2019habile direction des RR.Soeurs St-Joseph rendirent avec âme les cantiques appropriés.Les solistes étaient Mlles IL Charbomieau, L.Roy, G.Martin.A l\u2019orgue Mlle J.L\u2019Heureux.L\u2019Heure d'adoration de dimanche soir précitée par M.le curé fut des plus touchantes.Chant exécuté par la chorale, des Enfants de Marie.Les solistes, Mlles S.Lussier, C.Pelletier, Y.Co-meau, H.Larivière, .1.L\u2019Heureux.A l\u2019orgue, Mlle J.L\u2019Heureux.Mardi après-midi ouverture du mois de St-Joseph* M.le chanoine P.N.Desmarais curé de la ca- I I Ihédralc de St-Hyacinthe, dans une magnifique allocution présente St-Joseph modèle de la vie chrétienne.Les paroissiens de St-Jude se font un devoir d\u2019exprimer leur gratitude à MM.les chanoines, MM.les curés et MM.les abbés qui ont bien voulu honorer de leur présence cette fête religieuse, à notre si dévoué curé M.J.-B.Nadeau, et â tous ceux qui de loin ou de près ont contribué â donner tant de solennité â nos Oiiarnnle-Heures.jggêif lObu -U 5n 'ror, Elles stimulent votre foie, le débarrassent des poisons et Améliorent votre APPÉTIT En vente portuut, en pour un ternie de quatre années six fols par semaine sur la route rurale No.1 St-Bonaventure, ft commencer le 1er Juillet, 1032 prochain.Des avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés sur les conditions du contrat projeté peuvent Être consultés aux bureau de poste de St-Bona-v en turc, P.Q., et au bureau de l'Administrateur de district où l'on pourra aussi se procurer dos formules de soumission BU BEAU DE I/A1 )M 1NI STRATE U R DE DISTRICT, Montréal, le 22 février 1932.J.TAYLOR, Administrateur de District m CANADA CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre des Postes, seront reçues à Ottawa, jusqu'il midi, vendredi, le 8 avril, 1932 i*our le transport des correspondances de Sa Majesté, sous les conditions d'un contrat jMiur un terme de quatre années six fois par semaine sur la route rurale No.1 de STE-ANGELE DE MONNOIR, ft commencer an lion plaisir du Ministre des Postes.lies avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés sur les conditions du contrat projeté i»euveiit être consultés aux bureau de jniste de STE-ANGELE DE MONNOIR d au bureau de l'Administrateur de district oit l'on immu-ra aussi se procurer «les formules de soumission.BUREAU DE L'ADMINISTRATEUR DE DISTRICT, Montréal, 23 février 1932 J.TAYLOR, Administrateur de District AVIS AUX CREANCIERS SOl%< LA LOI DE FAILLITE Dans l'a (Taire île l'actif de EMILE CI1AGNON, cédant.AVIS est par h*s présentes donné que EMILE CHAONON, cultivateur de Saint-Dominique Oo.Bagot, a le 2liême jour «le février 19.32, fait cession tie st*s biens sous la loi tie faillite, et que hier la Cour m'a nommé gardien des biens «lu débiteur Jusqu'il ce que les créanciers, à leur première assemblée, aient élu un syndic pour administrer les biens du débiteur.AVIS est aussi donné que la première assemblée des créanciers «le l'actif susdit sera tenue ft Montréal le onzième jour de mars 1932 ft 4 heures de l'après-midi au bureau du séquestre olTioiel, chambre 31, Palais
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