Le Courrier de St-Hyacinthe, 25 août 1982, C. Agricole
[" Les agriculteurs en faillite ; L\u2019UPA déniche une loi fédérale qui date de la \u201cgrande crise\u2019\u2019 par Paul-Henri Frenière Ce n\u2019est plus un secret pour personne, c\u2019est une période de vaches maigres pour bon nombre d\u2019agriculteurs, et particulièrement pour les jeunes exploitants de ferme qui ont démarré leurs-entreprises ces dernières années.Selon l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe, qui a convoqué jeudi dernier une conférence de presse pour faire le point sur la situation, de nombreux agriculteurs accusent actuellement des faillites techniques : on a avancé le chiffre de 300 pour la seule région 06, et on les retrouverait spécialement chez les jeunes agriculteurs ayant démarré dans les cultures commerciales.Les causes des problèmes financiers qui touchent le secteur sont diverses : les plus évidentes sont la hausse des taux d\u2019intérêts, l\u2019augmentation du prix des intrants (particulièrement des engrais chimiques) et la baisse de la valeur des terres.De plus, les dispositions actuelles du fisc rendent difficiles les dons monétaires des pères envers leurs fils; les sommes consenties devant subir une double imposition.Situation précaire L\u2019hiver dernier, l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe commandait une étude à la firme Agroconsultants Inc.sur les besoins de crédit dans la région.On voulait, d\u2019une part, définir les besoins en capitaux des agriculteurs qui démarrent des fermes familiales et d\u2019autre part, calculer les revenus que les producteurs pouvaient envisager obtenir, compte tenu de la conjoncture actuelle.L\u2019UPA en a évidemment tiré ses conclusions et elles gravitent autour de trois problèmes fondamentaux.D\u2019abord l\u2019incapacité du système actuel de crédit agricole de répondre aux besoins des fermes familiales de la région; puis l\u2019absence de mesures pour aider les agriculteurs qui se retrouvent actuellement en position de faillite; et enfin la nécessité d\u2019établir des mécanismes favorisant les transferts de fermes entre générations.Dans l\u2019ordre habituel, Pierre Fréchette et François Dagenais, de la firme Agroconsultants inc.; Jean-Yves Couillard, président de la Fédération de l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe et Jean-Guy Raymond, président des syndicats provinciaux de gestion de l\u2019UPA.Information du président du Syndicat de la Vallée du Richelieu par Ginette Jalbert Pour tenter de remédier aux difficultés financières avec lesquelles les producteurs sont aux prises, M.O.Leblanc invitent ceux-ci à faire un sérieux examen de la situation afin que les demandes aux gouvernements soient précises et réfléchies.A son avis, il faut se pencher sur quelques programmes importants : le crédit à l\u2019agriculture à meilleur coût, l\u2019assurance stabilisation plus réaliste sur toutes les productions, le programme Sol-plus mieux adapté, le remboursement du 10% de l\u2019impôt foncier et l\u2019aide importante à la relève agricole.Plusieurs petits programmes coûtent beaucoup en administration et ne rapportent presque rien aux véritables producteurs agricoles.Plan conjoint : Deux votes de plan conjoint auront lieu cet automne.En septembre, pour la production ovine : producteurs d\u2019agneaux et moutons.En novembre, les producteurs de viandes bovines du Québec.Activités diverses : Cours Ceux qui sont intéressés à suivre des cours l\u2019hiver prochain peuvent donner leur nom à l\u2019un ou l'autre des membres du comité responsable : François Bousquet, Saint-Denis 787-5406; Conrad Hébert, Saint-Bernard 792-6217; Pierre Bé-lisle, Saint-Jude 792-2173.Un minimum de 15 inscriptions est requis et le lieu le plus approprié est déterminé selon les applications entre Saint-Bernard, Saint-Jude ou Saint-Denis.On peut référer au Courrie* de Saint-Hyacinthe du 18 août 82 page C\u2014 12 afin d\u2019y retrouver toutes les techniques agricoles disponibles, et il y a possibilité de rajustements ou modifications selon les besoins ave*' M.Jean-Pierre Fré-dette, responsable pour la région de Saint-Hyacinthe.Priorités du C.A.: Étudier au cours des prochains mois l\u2019implication pratique des producteurs face à la loi 90 (Commission du Territoire Agricole), la loi 125 (Aménagement du territoire : résidentiel, industriel) ainsi que le développement des M.R.C.(Vallée du Richelieu) Ajoutons que M.O.Leblanc représente la Paroisse de Saint-Denis au comité d\u2019aménagement à l\u2019intérieur de cette dernière.La loi 90 prédomine sur la loi 125 mais il ne faut pas moins témoigner une vigilance constante afin de protéger le territoire agricole et à court, moyen et long terme.Réseau A.I.B.R.: Le réseau d\u2019aqueduc A.I.B.R.attire particulièrement l\u2019attention des producteurs à la suite des changements survenus par un nouveau mode de taxation, à savoir, une taxe foncière prélevée sur l\u2019évaluation globale du contribuable agriculteur pour défrayer le coût de l\u2019infrastructure et le compteur pour l\u2019utilisation d\u2019eau en sus.À Saint-Denis, un comité composé de MM.O.Leblanc, VVildor Dauphinais, Maurice J.Gaudette et Jean-Denis Gervais est formé pour étudier les répercussions réelles chez les agriculteurs de cette nouvelle méthode de taxation.Précisons que l\u2019A.I.B.R.rejoint 3 syndicats de base par les paroisses approvisionnées, soit Vallée Dorée (Saint-Charles), Ceinture Verte (Saint-Antoine, Saint-Marc, Saint-Mathieu de Beloeil) et Vallée du Richelieu (Saint-Denis).Congrès annuel : Tous les membres du syndicat de la Vallée du Richelieu sont convoqués (U.P.A.) au congrès annuel, le lundi 30 août 1982 à 20 h 30 à la salle de l\u2019école de Saint-Bernard.Quelques sujets importants à l\u2019ordre du jour ; Plan conjoint des producteurs bovins - L\u2019environnement - Le budget : coupures, coût de production.C\u2019est à ne pas manquer car les délégués auront à défendre au congrès de la Fédération de Saint-Hyacinthe toutes les résolutions que vous aurez adoptées.Les représentants de l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe ont tenu à préciser (il faut rendre à César.) (pie le crédit agricole a déjà représenté une aide louable à plusieurs agriculteurs du Québec.Cependant, on estime que les politiques n\u2019ont pas suivi l\u2019évolution que la stucture des fermes familiales a connu ces dernières années, particulièrement dans la région de Saint-Hyacinthe puisqu'on y retrouve des emprunts majeurs compte tenu de l'envergure des fermes.Un exemple tiré de l\u2019étude effectuée par Agroconsultants donne une bonne idée de la situation Un jeune agriculteur qui aurait voulu démarrer une ferme de dimension familiale en 1981, dans la région 06, aurait dû investir une somme pouvant varier entre 600 000$ et 750 000$.Actuellement, l\u2019Office du crédit agricole prête aux individus un maximum de 200 000$ (dont un montant de 150 000$ bénéficie de subventions sur les intérêts).Conséquemment, si le jeune s\u2019est lancé dans la production de maïs-grain, par exemple, avec un capital de base avoisinant 25% de la valeur totale de l\u2019acquisition (une moyenne approximative), cela signifie qu\u2019il lui aurait fallu emprunter jusqu\u2019à 536 000$.Cela signifie que les jeunes agriculteurs pourraient se retrouver, à l\u2019automne 82, dans une situation où ils devront plus que ce qu\u2019ils valent, en raison de la baisse de la valeur des terres que l\u2019on connaît dans la région 06 ! Les concordats Pour remédier à cette situation d\u2019urgence, l\u2019UPA a déniché une vieille loi fédérale, adoptée lors de la crise économique des années 30, qui favorisait de nouveaux arrangements entre cultivateurs et créanciers.Cette loi, qui date plus précisément de 1934, prévoit l\u2019obtention de concordats entre débiteurs et créanciers.L\u2019UPA signale qu\u2019il pourrait jouer un rôle de premier plan dans l\u2019élaboration des mesures pouvant conduire à l\u2019élaboration de ces nouvelles ententes.\u201cLes agriculteurs qui se retrouvent dans l\u2019impossibilité de régler leurs dettes à cause de la baisse du prix des grains ou incapables de capitaliser leurs marges de crédit à cause de la baisse du prix des terres, devraient pouvoir obtenir un nouvel arrangement avec leurs créanciers\u201d précise le communiqué de l\u2019organisme syndical.Une commission devrait pouvoir juger chaque cas pour ainsi suspendre les procédures de faillite en attendant la décision d\u2019une telle commission, comme ce fut le cas en 1934.\u201d L\u2019UPA avance également comme mesure la création d\u2019une caisse de crédit agricole; une idée qui n\u2019est pas nouvelle en soi et qui a fait ses preuves dans plusieurs pays du monde.Une telle institution pourrait d\u2019une part faciliter le transfert des fermes entre générations et d\u2019autre part, permettre aux agriculteurs qui sont en difficulté, certaines années, d\u2019emprunter auprès de ceux qui sont plus prospères.On signale cependant que cette mesure devra constituer plus qu\u2019une aide directe à l\u2019agriculteur : on devra considérer la faisabilité des investissements sur une base à long terme, et non pas sur les résultats d\u2019exploitation d\u2019une année exceptionnelle.Par exemple, lorsqu\u2019en 1980, les producteurs de bettera-veds sucrières ont fait des profits, un tel mécanisme aurait pu permettre de réinvestir ces profits en agriculture tandis que les producteurs de porcs auraient pu, en 1981, aller puiser dans ces mêmes fonds.Cependant, il va de soi que l\u2019une des conditions de la faisabilité de ce projet serait que les gouvernements accordent des avantages fiscaux aux deux parties, soutiennent les représentants de l\u2019UPA.Mais il va sans dire que toutes ces propositions (et bien d\u2019autres) seront analysées par les producteurs eux-mêmes, lors des congrès qui se dérouleront dans la région au cours des prochaines semaines.L\u2019UPA souhaite qu\u2019à cette occasion, les agriculteurs qui connaissent des problèmes viennent exposer leur situation et émettre des propositions.L\u2019organisme syndical entend donc jouer son rôle dans la crise qui touche avec plus d\u2019acuité le secteur agricole.BÉTON PRÉPARÉ Rehaussez la valeur de votre propriété Faites tous vos travaux en béton préparé, piscine, patio, trottoir, agrandissement de ferme.Soyez le connaisseur de votre patelin.2 USINES de béton préparé Service Qualité Meilleurs prix LIVRAISON LE SAMEDI CULTIVATEURS BETON RICHELIEU (1981) PIERRE ¦ EXCAVATION pour une estimé gratuite sur bâtiments de ferme, silos, fosses à purin, enclos et parquet d\u2019alimentation.N\u2019hésitez pas à communiquer avec nous.Saint-Hilaire, Saint-Hyacinthe, Saint-Simon 467-2864 774-5796 UUBilll\ta i t Nourrir le Québec\u201d à TDH La caravane \"Nourrir le Québec\" tient place actuellement au Pavillon du Québec de Terre des Hommes et ee, jusqu\u2019au 6 septembre prochain.En plus de voir 26 modules mettant en valeur les richesses agro-alimentaires du Québec, les visiteurs pourront assister à des démonstrations et activités d\u2019animation et goûter à de nombreux produits, dont le délicieux beurre d\u2019érable d\u2019un producteur québécois.Ce projet d\u2019exposition itinérante est une réalisation conjointe de \"Les pavillons agro-alimentaires québécois Inc.\", de l\u2019industrie agro-alimentaire du Québec et du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation.(Photo MAPAQ) Aux producteurs qui offent l\u2019auto-cuei Mette Afin d\u2019encourager la vente directe, et plus particulièrement l\u2019auto-cueillette, le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation invite les producteurs qui offrent aux consommateurs de venir à la ferme cueillir les fruits et les légumes qu\u2019ils désirent acheter, de faire parvenir leurs noms et adresses, avant le 30 novembre 1982, à M.Georges Fayad, Direction du développement commercial, Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de P Alimentation, 201 est, boulevard Crémazie, 4e étage, Montréal, Québec, H2M 1L4.On leur fera parvenir, par retour du courrier, un questionnaire qui permettra de les inscrire au répertoire 1983 des participants.Cette brochure est ensuite distribuée gratuitement par le ministère de l\u2019Agriculture à tous ceux qui en font la demande.Au Pavillon du Québec à Terre des Hommes La culture hydroponique et sans sol À tous ceux (pii sont avides de» découvrir des choses nouvelles en agriculture, le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec offre l'occasion de voir pousser des végétaux dont les racines ne sont pas plongées dans le sol pour y puiser leur nourriture, mais bien dans l\u2019eau.En effet, dans une serre construite à cette fin, dans le Pavillon du Québec à l\u2019île Notre-1)ame, on peut examiner la structure et le mode de fonctionnement des bassins aménagés pour ce mode de culture appelé \"hydroponique\u201d.Réalisé par la division de l\u2019horticulture de la Direction des productions végétales du MAPAQ, ce stand veut démystifier aux yeux du visiteur ce qui semble, à première vue, tenir de la plus pu- re fantaisie de laboratoire.Il s\u2019agit tout simplement de remplacer le support traditionnel des végétaux (pie constitue le sol, dans lequel ils poussent habituellement, par un tuteur ou un système de soutien tout à fait inerte.I )u styro-mousse, du gravier, du sable, de l\u2019argile en bille ou toute autre matière stérile peuvent servir à maintenir la tige des plantes.Les racines puisent les éléments de nutrition dans la solution à laquelle elle ont accès.Pour réaliser cette opération, il y a une multitude de moyens tous plus ingénieux les uns (pie les autres.Le stand sur la culture hydroponique vous en présente quelques-uns.On peut le visiter jusqu\u2019au 12 septembre 1982.a S?*'\t.o\\o * aV o\\o 9>'^° .àp \\v V» O ^ 6®\t^ .CL» /So s* ¦.îsg£î 3*49y fin '« vü * k \u2022*\t'.Mk.V.6lfl\tL Réunion d\u2019information pour les agriculteurs Une session d\u2019information, organisée par les bureaux régionaux de l\u2019agriculture de Fagot et Saint-Hyacinthe, aura lieu le mercredi 25 août, à compter de 10 heures, à la salle B-104, de l\u2019Institut de technologie agricole et alimentaire, 3230 rue Sicotte, à Saint-Hyacinthe.Cette réunion a été mise au point à l\u2019intention de ceux qui prévoient manquer de foin au cours de l\u2019année.Il sera alors question de la valeur et du coût de l\u2019ensilage de maïs, l\u2019utilisation de la pulpe de betterave à sucre, du coût des différentes rations laitières avec un minimum de foin, la technique du silo meule et enfin les coûts des différents tpes de silos (vertical, horizontal et silo meule).Bienvenue à tous les agriculteurs ! Malgré cela, les Etats-Unis sont a sécurité 290 Holsteins à l\u2019exposition de Victoriaville Les producteurs de porcs causeront d\u2019électricité Le comité des producteurs naisse u rs (porcs) de la région de Saint-!lyacinthe tient à informer ses membres et tous les producteurs finisseurs en général qu\u2019une réunion se tiendra U* mercredi 25 août, à 20 heures, au local de TU- FA de Saint-Hyacinthe, 850 boni.Casa-vant.Le sujet traité sera l\u2019électricité et des personnes-ressources, de la compagnie Hydro-Québec, seront là pour répondre aux questions.Bizarre, bizarre ! M.Robert Bernier, domicilié au 495 du rang Egypte à Saint-Valérien, a fait une découverte plutôt inusitée la semaine dernière, dans son jardin.Sa découverte, cet épi \u201cpied ou main\u201d de blé d\u2019Inde (il a cinq doigts nettement découpés) a été croquée par l\u2019oeil du photographe du Courrier.La nature a de ces caprices.! Éditions agricoles du Courrier sont les no.au Québec >:v> \u2022X nous .ÿ \u2022x: $;!\u2022 1 * S fp & X\t.v\" s en _ sommes - à çaf .mm* .\u2022 \u2022 v.*.a .
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