La presse, 22 février 1974, Cahier A
[" .\tphoto PA Susan Murphy, 12 arts, (à droite), l'une des deux filles de John \"Reg\" Murphy, le ré dacteur-en-chef du Atlanta Constitution, grand quotidien de la capitale de l'Etat de Géorgie, enlevé mercredi soir par une organisation d'extrême droite, l'Armée de Libération Américaine, et une amie, regardant vers l'extérieur, hier, à travers les fenêtres du domicile des Murphy, dans la banlieue d'Atlanta.Enlèvements politiques: le Munich de l'Amérique \u2014 Le secrétaire à la Justice die et trop libérale et réclame une rançon de S700.U00 pour sa libération.L'éditeur du journal, M.William Fields, a immédiatement annoncé que la rançon serait versée dès que les contacts auront été établis avec les ravisseurs.Entre-temps à San Francisco, l'ALS.jugeant insuffisant le programme de distribution de vivres pour $2 millions aux indigents de la Californie établi par le père de Patricia Hearst, réclamait une contribution supplémentaire de S4 millions à ce programme.L'ALS.qui a donné 24 heures à la famille Hearst pour se conformer à celte nouvelle demande, précise que la libération de Patricia ne sera pas négociée avant le versement de cette somme supplémentaire de 64 millions au programme de distribution de vivres.L\u2019ALS s'est manifestée une fois de plus au moyen d\u2019un message enregistré, d'une durée de 23 minutes, dans lequel un dirigeant de l'organisation, qui se fait appeler Maréchal Cinque, qualifie de \u201cmiettes\u201d les $2 millions consentis par M.Ilearst, menace de chasser sans répit tes ennemis de l\u2019or ganisation et affirme que Patricia Hearst pourrait avoir à répondre des conditions de détention de deux membres de l'ALS à San Quentin.Quant à Rcg Murphy, 40 ans.père Voir ENLEVEMENTS, page A S d'après UPI, AFP et PA L\u2019enlèvement de Patricia Hearst le 4 février dernier à Berkeley, en Californie, qui a été suivi 16 jours plus tard à Atlanta, en Géorgie, par le kidnapping du journaliste R eg Murphy, inquiète les autorités américaines qui craignent que l\u2019enlèvement ne soit devenu une nouvelle forme de violence politique aux Etats-Unis.Au cours d\u2019une conférence de presse tc-nuc hier soir à Hillsborough, en Californie, M.William Saxbe, secrétaire américain à la justice, a exprimé cette inquiétude en dénonçant la tendance mondiale au terrorisme.\u201cL\u2019Amérique, a-t-il dit.se trouve maintenant aux prises avec ce phénomène que l'on a vu à Munich et ailleurs.\u2019\u2019 Alors que le rapt de la fille de l'éditeur du San Francisco Examiner par l\u2019Armée de libération symbiotique continue de faire les manchettes, la direction du Atlanta Constitution, plus grand journal de la capitale de l'Etat de Géorgie, recevait hier soir, 26 heures après la disparition de John \"Rcg \" Murphy, rédacteur-en-chef du quotidien, un message enregistré dans lequel M.Murphy lui-même confirme être l\u2019otage d'une organisation se nommant l'Armée de libération américaine.M.Murphy précise que l'ARA considère la presse américaine trop à gaii- i MONTREAL-METRO.15c LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL, VENDREDI 22 FEVRIER 1974, 90c ANNEE, No 45, 56 PAGES, 4 CAHIERS.ABITIBI/CÔTE-NORD 20c METEO Aujourd'hui : Minimum 25 \u2014 Maximum 35 1 Neige se changeant en pluie Demain : Nuageux Détails a la page A 2 Journée décisive pour les 2,600 grévistes de la United Aircraft par Jules BELIVEAU Exactement sept semaines après le début de l'arrêt de travail qui paralyse en grande partie la production des usines de la United Aircraft du Canada et près d\u2019une semaine, heure pour heure, après la présentation des dernières offres patronales au syndicat, c\u2019est aujourd\u2019hui que l\u2019on connaîtra le résultat de la gigantesque épreuve de force que se livrent la compagnie de la rive sud et les 2,600 membres de la section locale 510 des Travailleurs unis de l\u2019automobile (FTQ).Au cours d\u2019une assemblée générale convoquée spécialement à cette fin au collège Edouard-Montpctit de Lon-gueuil, les grévistes se prononceront en effet ce soir, au scrutin secret, sur les offres de la compagnie.On sait que la direction et le comité de négociation du syndicat, qualifiant le projet patronal d\u2019\u201cinacceptable\u201d, ont déjà recommandé aux syndiqués son rejet pur et simple.\u201cNous avons confiance.\u201d C\u2019est par ccs mots que le président de la United Aircraft, M.Thor E.Stephenson, a néanmoins exprimé hier l\u2019espoir que les employés on grève de sa compagnie décideront de retourner au travail.S\u2019il est confiant quant au résultat du référendum, M.Stephenson ne va pas toutefois jusqu\u2019à manifester un optimisme débordant.Son espoir semble en effet s\u2019accompagner bien davantage d\u2019une certaine dose de crainte.Et peut-être aussi de résignation.nance.Il est vrai que le président Stephenson, confortablement installé dans son bureau, n'affrontait pas hier une meute de journalistes.L'entrevue qu\u2019il a accordée au représentant de LA PRESSE s\u2019est d'ailleurs déroulée sous le signe de la détente.Manifestement, M.Stephenson a prévu toutes les éventualités.Aussi a-t-il une réponse à toutes les questions: \u201cQue se passera-t-il si la majorité Voir JOURNEE, page A 6 affirmer que la cafétéria du collège Edouard-Mont petit, où aura lieu l\u2019assemblée générale, peut recevoir au moins 2,200 chaises.11 est possible que les informateurs de M.Stephenson aient confondu la cafétéria du cégep avec l'auditorium qui, lui, ne contient que 965 sièges.La bête traquée que les journalistes ont rencontrée à l\u2019occasion d'une certaine conférence de presse pour le moins mouvementée, il y a deux semaines, a repris totalement eonte- \u201cLe résultat du vote est difficile à prédire\u201d, répète-t-il.Et avec un calme étonnant, il se demande tout haut si le scrutin se déroulera \u201cde façon régulière\u201d : \u201cLes dirigeants du syndicat tenteront-ils d\u2019empêcher certains syndiqués de voter?\u201d Il s\u2019inquiète notamment que la salle réservée ne puisse recevoir \u201clégalement\u201d plus de 1,000 personnes.Renseignements pris, on peut toutefois Gazoduc: le consortium dit ignorer les besoins du pays AUJOURD'HUI sport -hebdo Mahovlich, Fiasse et Savard en Russie avec Duguay \u2014page B 2 ment ne préjugeait pas des livraisons de gaz naturel qui seront faites sur les marchés canadien et américain au fil des années 80.\u201cCe document a été préparé pour illustrer la capacité et les coûts de Voir GAZODUC, page.A 6 Autres informations en pages A 7 et Cl hier au consortium le numéro d\u2019exhi-bit du document confidentiel, M.Gray a admis que le document avait bel et bien été préparé et diffusé au sein de l\u2019entreprise sous le sceau du secret et qu\u2019il sera soumis à la mi-mars au ministère du Nord et des Affaires indiennes de même qu\u2019à la Commission nationale de l\u2019énergie.Le porte-parole du consortium a cependant insisté pour dire que ce docu- publiques du consortium, M.Earle Gray, a affirmé à LA PRESSE que le consortium admettrait publiquement, le mois prochain, devant les autorités canadiennes, son ignorance sur les besoins canadiens en gaz naturel au cours des prochaines années.\u201cNos études à ce sujet ne seront pas complétées avant l\u2019été prochain\u201d, d\u2019expliquer M.Gray.Après que LA PRESSE eut révélé par Robert POULIOT Le consortium Canadian Arctic Gas a reconnu hier avoir préparé un docu-men confidentiel le 22 novembre dernier qui montre qu\u2019aucune quantité de gaz naturel de l\u2019Arctique ou de l\u2019Alaska ne sera vendue entre le 1er juillet 1978 et le 31 octobre 1983 sur le marché canadien.En outre, le directeur des relations 2* *v v .x p le ; * salon nautique ai li I L'ONU à Montréal: une \"drôle d'idée\" transformée en canular incroyable I] Le Barreau acquitte Me Lemieux m xx É f i HXfcÉ .1 N M f- \\ \u2014 pages B 7 à B 10 f stage qu'en 1967, c'est-à-dire une hypothèse sans suite.Pour en avoir le coeur net, les journalistes de la galerie de la presse allèrent quand même rencontrer le maire Drapeau.Cette rencontre se déroula vers 11 h 15, à la sortie de la séance de la CUM.Comme il fallait s\u2019y attendre, le maire nia catégoriquement la nouvelle que Montréal-Matin se préparait à publier dans quelques heures.Autres vérifications Pour plus de sûreté \u2014 on ne sait jamais! PRESSE s\u2019ouvrit du projet de Montréal-Matin au président du comité exécutif de la CUM, M.Laurence Ha-nigan.Il était près de minuit.M.Hanigan était venu faire une petite visite à la tribune de la presse, à l'hôtel de ville.Le journaliste de LA PRESSE l\u2019a-bdrda directement: \u2014 \u201cEcoutez, dans quelques heures Montréal-Matin va annoncer que l'ONU vient s\u2019établir à Montréal.Le maire Drapeau vient de nier.Qu\u2019en pensez-vous?\u201d Et le président Hanigan, malgré l'âpreté de la séance qui venait de se terminer, eut un bon éclat de rire: \u201cC\u2019est de la pure fantaisie.Tout d\u2019abord, il n\u2019est pas question que l\u2019ONU déménage de New York.Et même si cela était, il appartiendrait au gouvernement fédéral de loger cet organisme.\u201d M.Hanigan devait ajouter ce que noi£ savions déjà, c\u2019est-à-dire que Voir L'ONU, page A é banisme, on avait aussi fait allusion, dès la fin de 1967, à un projet de loger éventuellement le siège de l\u2019ONU sur remplacement de Terre des Hommes.Cette dernière idée n\u2019eut jamais de suite.Elle ne donna lieu à aucun rapport.Elle ne fit l\u2019objet d\u2019aucune étude.Pourtant, à cause de son caractère inhabituel, cette idée continua d\u2019alimenter les conversations de certains fonctionnaires de l\u2019hôtel de ville.C\u2019est l\u2019un de ces fonctionnaires \u2014 dont Montréal-Matin réclame le mérite des \u201cconfidences\u201d \u2014 qui a ressu-cité le projet de l\u2019ONU à Montréal, et ceci à peine quelques heures après que le maire Drapeau eut annoncé dans un style électoral indéniable que Montréal deviendrait d\u2019ici 15 ans la ville \u201cnuméro I\u201d du monde! De là à faire remonter en surface le projet de l\u2019ONU à Montréal, il n\u2019y avait qu\u2019un pas.Et c\u2019est allègrement qu\u2019il a été franchi.Un téléphone à Montréal-Matin Vers 10 h 30, mercredi soir, le journaliste de LA PRESSE, en présence de confrères, est entré en communication avec le chroniqueur de Montréal-Matin, auteur de la \u201cprimeur\u201d d\u2019hier matin.Le but de cette conversation était de savoir si la nouvelle que se préparait à publier Montréal-Matin reposait sur d\u2019autres fondements que les \u201cidées\u201d de 1967 concernant Terre des Hommes.Les propos échangés démontrèrent que toute l\u2019histoire de l\u2019ONU à Montréal était demeurée au même par Florian BERNARD Au moins trois heures çvant la parution de Montréal-Matin, dans la soirée de mercredi à jeudi, trois quotidiens de Montréal possédaient tous les éléments de la \u201cprimeur\u201d de l\u2019ONU dans la métropole.Aucun de ces quotidiens n\u2019a pourtant publié la moindre ligne concernant cette affaire, et pour cause! En effet, suite à la kyrielle de démentis officiels apportés dans cette affaire depuis la désormais célèbre manchette de Montréal-Malin, il apparaît de plus en plus évident qu\u2019il s\u2019agit-là d\u2019un incroyable canular.11 faut remonter à la fin de 1967, au moment où toute la population exprimait le voeu de sauvegarder les aménagements de l\u2019Expo, pour retracer la source du projet de l\u2019ONU à Montréal.A cette époque le maire Drapeau avait confié à son service d\u2019urbanisme le soin de lui soumettre quelques \u201cidées\u201d concernant l\u2019avenir des iles du Saint-Laurent.Ce service, alors dirigé par M.Aimé Desautels, s\u2019était mis au travail.Une foule d'idées Plusieurs idées avaient alors surgi, certaines fort réalisables et d\u2019autres relevant de l\u2019imp l sibilitc, sinon de la fantaisie.Il avait été question, notamment, d\u2019un carrefour international pour étudiants de toutes disciplines, d\u2019une université mondiale, d\u2019un jardin toutes faisons, etc.Dans les milieux prochf., du maire et du service d\u2019ur- La CSN dénonce une deuxième \"affaire Shellcast\" photo.Pierre Côté, LA PRESSE Louise Forestier, après quelques années de silence, ou presque, a trouvé, à l'aide de quelques musiciens, un nouveau style, un nouveau son musical qui lui permettent d'offrir un produit qui tranche nettement sur tout ce qui se fait à l'heure actuelle.Accompagnée de six musiciens, elle présente, cette semaine, une série de spectacles, spectacles que Christiane Berthiaume a vus.Sa critique, en page A 15.Me Robert Lemieux, qui avait été suspendu pour six mois par le Comité de discipline du Barreau, qui l\u2019avait trouvé coupable en novembre dernier d'avoir tenu des propos dérogatoires et bijurieux à l\u2019endroit de la magistrature, a été acquitté hier par le Conseil de discipline du Barreau.Me Lemieux en avait appelé il y a près de cinq semaines du verdict de culpabilité rendu par le Comité de discipline du Barreau.La décision rendue, hier, par le Conseil de discipline annule bien sur la suspension de dix mois comme membre du Barreau qui lui avait été imposée en décembre dernier.Ce dernier n\u2019est cependant pas au bout de ses tribulations puisque le Comité de discipline du Barreau aurait été saisi récemment d\u2019une nouvelle plainte portée contre lui.Enfin Mc Lemieux, qui a été condamné à deux ans et six mois de prison pour neuf outrages au tribunal, présumèrent commis au cours du quatrième et dernier procès de Jacques Rose, attend toujours une décision dans ce dossier.On sait que le procureur de Jacques Rose en avait appelé immédiatement du verdict rendu par le juge Guy Mathieu.\tv \u2014 page A 3 Le document caché de Canadian Arctic Gas \u2014 page C 1 le journaliste de LA SOMMAIRE Arts et spectacles: A 12 à A 15 Bandes dessinées: C 6 Cinéma: A 14 Décès, naissances, etc.: D 15 ' Dites-moi, docteur\": A 11 Economie: C 1 à C 3 Editorial: A 4 Etes-vous observateur?: C 10 Horoscope: A 10 Informations étrangères: 0 1 Jardins et maisons: D 11 Les maux de notre langue: C 7 MAGADAN: C9 Mon Oeil sur Montréal: A 10 \"Mot-mystère\": D 3 Mots croisés: D 6 Petites annonces: C 8 à Cil, D2 à D 14 Radio et télévision: C 12 BBBB 712 8 6 SWLOTO PERFECTA Tous les participants qui avaient indiqué, sur leur billet, le numéro 7 sous la lettre A, 2 sous la lettre B, 8 sous la lettre C et 6 sous la lettre D gagnent dans l\u2019ordre, ce qui rapporte 1,888.70 dollars pour une mise de 1.00 dollar.Ceux qui avaient choisi les quatre mêmes numéros 7-2-8-0 mais dans un ordre différent, gagnent dans le désordre, ce qui leur mérite 71.40 dollars pour chaque mise de 1.00 dollar.271,932.00 dollars ont été partagés t^itrc 72 prix dans l\u2019ordre et 1904 firix dans le désordre.Sports: B 1 à B 11 t Tribunaux: D 13 Vivre aujourd'hui: A 10, Ail s**-\t-\u2014A _ sp H g* -a***\"\"*\"' TT »\t\u2022 ».\t-' \u2014 J.\t' \"-4# i M **\u2022**&)**»* \\ * 8 M ! I i #1: ' ' -»/\u2022 5> M ¦ y y:\tî i Tl M m MT < * - K v\t\u2022 # : i Æi .i m y: SS :# ¦ i 1 - t : a# y m a 1 m t x\u2019?' ' i \" \"\" X ' \u2014 : î 8 : y - f ' m ma V:.' \" .y-y -w -\tc-* :\t\u2019\t* ¦ a y m : A 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 FEVRIER 1974 Masse présente une délégation de députés conservateurs $ ¦P l.s ï s s ï a 4 X?le monde m MMgjji - : a il .¦ B1 m $ | I m m ; m :¦¦ ¦ M H ' & - \u2022: s@ I par Richard CHARTIER Six balles de calibre .22 au thorax et dans la tête.Voilà le prix funeste qu\u2019a payé André Bessette pour 27 années de violence familiale.C\u2019est son fils Claude, âgé de 19 ans, qui a servi de bouc émissaire et qui aurait appuyé sur la gâchette.Derrière lui, cinq soeurs, quatre frères et une mère tour à tour terrorisés, molestés, exaspérés.Hier, après l\u2019audition de témoignages légèrement contradictoires, le coroner Maurice Daniel a laconiquement tenu Claude Bessette criminellement responsable de la mort d\u2019André Bessette, 50 ans, survenue dimanche dernier à la suite d\u2019une altercation.La dernière.Ce matin-là, André Bessette s'en prenait à son fils Pierre, 24 ans, le sommant de prendre la porte.Ce dernier, rendu infirme par son père et mentalement alinéné, ne pouvait se défendre.Avant que son père ne le frappe, Claude est intervenu.L'incident se déroulait au sous-sol de la maison unifamiliale située au 871 de la rue Tracy, à Chambly.En haut, au salon, les huit autres membres de la famille prêtaient une oreille craintive aux propos injurieux que distribuait le père alcoolique à ses deux fils.Quelques instants plus tard, André Bessette quittait le foyer en furie, proférant des menaces de mort à l\u2019endroit de tous.\u201cQuand je vais revenir, ça se réglera une fois pour toutes, a-t-il vociféré.Préparez-vous, je m\u2019en vais tous vous tuer,, vous allez mourir!\u201d Et la porte a claqué.Quand le père est revenu, une demi-heure plus tard, soit vers midi 45, il brandissait une carabine.F# WÊÊ Congédiements massifs dans un foyer pour vieillards B .V ¦ m « -?:¦ m 1 >, il ¦?; fr ' MIW m**?, m par Denis VINCENT Vendredi dernier, une demande en accréditation était déposée au nom res employés du Manoir de l\u2019Age d\u2019Or, un foyer d'hébergement pour personnes âgées situé rue Jeanne-Mance à Montréal.Le même jour, dix employés sont remerciés de leurs services, onze autres sont avertis qu\u2019ils devront se contenter à l'avenir de travailler à temps partiel, ce qui constitue une perte salariale hebdomadaire d\u2019environ $40.Ces faits ont été dévoilés hier après-midi lors d'une conférence de presse donnée par les dirigeants de la Fédération des Affaires sociales iCSN).Ils ont souligné que tous les employés touchés par ce mouvement de personnel, à une exception près, avaient signifié leur adhésion au syndicat en voie de formation.La directrice générale du Manoir.Mme Marie-Reine Loiselle, soutient pour sa part que les congédiements ont été effectués à la demande d\u2019un représentant du ministère des Affaires sociales qui subventionne presque complètement cette corporation sans but lucratif.Elle ajoute que les employés, remerciés de leurs services, sont ceux qui avaient été engagés les derniers, compte tenu de leur expérience et de leurs capacités.Mme Loiselle déclare également qu elle ne s'oppose pas à l\u2019accréditation syndicale pour ses employés et que la présence d'un syndicat permettrait de mettre de l\u2019ordre dans ses relations avec le personnel.Quant aux dirigeants syndicaux, ils affirment que le Manoir est mal administré.que les résidents sont depuis cette semaine dans l'obligation de préparer eux-mêmes leur repas (des mets congelés la plupart du temps ce qui n\u2019est pas le meilleur moyen d\u2019équilibrer un budget).Us ajoutent que le Manoir de l\u2019Age d'Or s\u2019est déjà fait poursuivre par les constructeurs de l\u2019édifice pour $100.000 et que c\u2019est le ministère qui.bon prince, a comblé le déficit.Ils en concluent qu'il y a mauvaise administration depuis le départ.Ils reconnaissent enfin que les salaires payés aux employés du Manoir se comparent à ceux payés à des employés couverts par une convention collective dans des établissements identiques, précisant même qu'à un moment donné, ils étaient plus élevés, et que la directrice s\u2019en étant aperçu, a pris les mesures voulues pour récupérer ce trappe rçu.Une plainte a été déposée auprès du ministère du Travail, les congédiements l'ayant été, selon le syndicat, à cause de l'organisation et de la demande d'accréditation.Le secrétaire du syndicat est d\u2019ailleurs du nombre des employés remerciés de leurs services.D\u2019autres plaintes seront également formulées, l'une auprès du service des Relations de travail du ministère des Affaire sociales, l\u2019autre auprès du ministère de la Main-d\u2019oeuvre, la loi prévoyant qu\u2019un employeur qui envisage de remercier dix employés ou plus donne un avis de deux mois, ce \\ qui n'a pas été fait.Hal Nous n'avons encore rien vu ! j§H$ f: .1 I ;xï ' ' \u2022; # v ¦ & î i; .ac ! photo Réal St-Jean.LA PRESSE Interrogé par le procureur de la Couronne, Me Claude Millelte, Claude Bessette reconnaît l'arme qui a causé la mort de son père, dimanche dernier.Le jeune homme, détenu comme témoin important dans cette affaire, est défendu par Me Jean Sirois.«sBi par Florian BERNARD Le maire de Montréal a réalisé de grandes choses, nul ne pourrait le nier.Au nombre de ces réalisations, soulignons l\u2019Expo de 1967, les Jeux de 1976 et, bien entendu, le métro.Pourtant, d\u2019autres projets aussi spectaculaires n\u2019ont jamais vu le jour, et ce en dépit d\u2019une publicité bien orchestrée.Ainsi, il y a quelques années, les bureaux du maire étaient envahis par une foule de journalistes venus y rencontrer quelques grandes gloires nationales dans le domaine du chant classique.A cette occasion, le maire annonçait la création prochaine de la \u201cMaison de l\u2019Opéra de Montréal\".La première représentation se fait toujours attendre.Au nombre des autres projets avortés, soulignons la construction de la fameuse tour Paris-Montréal dont les journaux de l\u2019époque mit publié des esquisses à pleines pages! Faut-il ajouter que quelques mois avant l\u2019Exposition de 1967, on avait sérieusement étudié, à l\u2019hôtel de ville, le projet de déménager la tour Eiffel de Paris à Montréal.Certaines études avaient démontré, semble-t-il, qu\u2019on pouvait \u201cdéboulonner\u201d la tour Eiffel et la transporter en pièces détachées à Terre des Hommes! Dans le même ordre de grandeur, on avait aussi invoqué la possibilité d\u2019offrir au Vatican les îles du Saint-Laurent.La chrétienté du Québec aurait ainsi soutiré aux Italiens le monopole de la papauté! Et quoi encore?Rien d\u2019autre que la construction d\u2019un carrefour universitaire mondial à Montréal, recevant les doctes savants du monde entier! était tombée, Claude est ensuite allé annoncer à sa mère: \u201cMaman, j'ai été obligé de tirer sur papa.\u201d Sans aviser la police, la famille a pris le chemin de Sainte-Anne-des-P laines pour rendre visite à un de ses membres qui y est détenu.Au retour, la police y était.Et ce n'était que la suite du cauchemar.Dans sa déposition, l\u2019épouse de la victime, Noclla, âgée de 49 ans, a souligné le fait que, il y a quelques années, la police d\u2019Outremont, où vi- Tandis que la famille se terrait dans une chambre, Claude se précipitait vers son père et tentait de le raisonner.Rien n'y faisait.Le jeune homme \u2014 qui déclare avoir agi sous \u2018l\u2019influence de la peur \u2014 arracha avec quelque difficulté l\u2019arme des mains de son père.Ce dernier a esquissé de revenir à la charge.Et les coups ont parti.Personne n\u2019a pris le temps de les comp- Abandonnant la victime là où elle vail la famille, avait refuse de répondre à ses appels désespérés : \"Ils ne voulaient pas s'en mêler, prétextant qu\u2019un homme est maître chez lui.A la maison, tout le monde était terrorisé.\u201d Quant au jeune Claude, homme de service de son métier et présentement détenu comme témoin important dans cette affaire, il a affirmé n\u2019avoir jamais manipulé d\u2019arme à feu avant le jour fatidique du 17 février dernier.ter.Pepin demande à Cournoyer une enquête sur les conditions de travail des immigrants de Crystal Hosiery a établi une liste noire qui empêche ses employés de trouver du travail dans des usines semblables à Montréal.L\u2019industrie se tient.Selon des travailleuses présentes à la conférence de presse, les salaires et conditions de travail n\u2019ont rien de très reluisant dans l\u2019industrie du bas.Les femmes doivent peiner 42.5 heures pour gagner de $80 à $90 par semaine.Elles ne disposent pas de salle pour prendre leur repas et doivent travailler dans des locaux quelconques.Plusieurs employées travaillent pendant six jours.Les congés fériés n\u2019existent pas, \"non plus que les congés de maladie et autres bénéfices sociaux.Selon M.Pepin, le cas de Crystal Hosiery illustre les vices du code du Travail qui force les employés à de longues et coûteuses démarches pour exercer le droit d\u2019association qui leur est reconnu dans la loi, alors que les patrons peuvent recourir à diverses manoeuvres pour contrer ce droit sans risque d\u2019être inquiétés.La CSN demande à M.Cournoyer de faire la preuve que Crystal Hosiery est forcée \u201céconomiquement\u201d de fermer ses portes.Si tel est le cas, la CSN demande que le ministre mette en branle les différents services d\u2019assistance aux entreprises afin d'évaluer les possibili- tés de maintenir la manufacture en calisation de leurs employés, utilisant l\u2019intimidation et le chantage comme armes de persuasion\u201d, affirme M.Pépin.Le président de la CSN a donné l\u2019exemple d\u2019un engagement que Crystal Hosiery a tenté de faire signer à ses employées, la plupart d\u2019origine grecque: \"Nous sommes satisfaites de nos conditions de travail et n\u2019avons nul désire de faire partie d'un syndicat\u201d.En dépit de ces pressions, les employés de Crystal Hosiery ont fondé un syndicat en mars 1972.Dès le 11 avril, 80 des 140 employés avaient signé une carte d\u2019adhésion.Trois jours plus tard, une ronde de menaces commence: chaque employée est priée de renoncer à sa participation au syndicat.\u201cSi le syndicat s\u2019installe, la manufacture fermera ses portes,\u201d affirme le patron.Le syndicat reçoit son accréditation le 20 mars.Le patron suggère, en négociation, une diminution de salaire! Après quatre jours de discussions, il fait parvenir au gouvernement l'avis réglementaire de fermeture d\u2019usine.Par la suite, il refuse systématiquement de participer à un comité tripartite \u2014 employeur, syndicat, gouvernement \u2014 pour reclasser ces nouveaux chômeurs.{selon la CSN, en plus d\u2019avoir bloqué la formation du syndicat, la direction par Marcel PEPIN La CSN vient de dénoncer une deuxième \u201caffaire Shellcast\u201d.opération.En cas de fermeture définitive de Crystal Hosiery, la centrale demande au ministre Cournoyer de forcer l\u2019employeur à participer à un comité de reclassement, comme l\u2019exige la loi.Enfin, la CSN réclame que cette enquête s\u2019étende à la prétendue liste noire qu'invoquent les employée s sans-travail, de manière à corriger un patent de discrimination dans Réclamant du ministre du Travail Jean Cournoyer une enquête sur les conditions de travail faites aux travailleurs immigrants par des entreprises peu scrupuleuses, le président de la centrale, M.Marcel Pepin a plus particulièrement exigé hier l\u2019intervention du ministre pour protéger le droit de libre association des employés de la firme Crystal Hosiery, sise au 600, rue Saint-Urbain, à Montréal.La CSN dénonce de façon particulière les multiples obstructions de Crystal Hosiery à l\u2019implantation d\u2019un syndicat chez elle, et la fermeture de l'usine après que le syndicat eut gain de cause.Selon M.Pepin, il peut s\u2019agir d\u2019une fermeture camouflée qui a pour conséquence de priver les employés du droit de s\u2019associer librement.Crystal Hosiery est l\u2019une des dizai-petites et cas l'emploi.Entre-temps, M.Pepin compte sur le militantisme des nouveaux syndiqués pour convaincre les ouvriers des autres manufactures de recourir au syndicalisme pour améliorer leurs conditions de travail.\u2018\u2018La situation faite aux immigrants dans l\u2019industrie du vêtement est nettement inacceptable\u201d, dit-il.Toute l'industrie du bas est fermée au syndicalisme à Montréal, affirme M.Pepin, qui se demande s'il n\u2019y a pas une collusion entre patrons de la même industrie pour bloquer le \u201cdroit clairement établi dans la loi\u201d des travailleurs à se réunir en association.M.Pepin a également fait remarquer que la loi ne prévoit pas la peine de prison pour les employeurs qui enfreignent les dispositions du code du Travail, alors que les syndiqués sont passibles de peines d'emprisonnement.H y eut aussi, un peu plus tôt, ce projet du monorail traversant Pile de Montréal d\u2019est en ouest et du sud au nord et cet autre projet d'un jardin quatre saisons recouvert d\u2019un dôme transparent.Que réserve l\u2019avenir?Toutes les hypothèses sont permi- nes de manufactures grosses \u2014 qui fabriquent des bas et des bas-culottes.En tout, cette industrie emploie quelque 4,000 personnes à Montréal, la plupart d\u2019origine étrangère.L\u2019immense majorité de cette main-d\u2019ocuvrc n'est pas syndiquée.\u201cDe façon générale et systématique, les propriétaires de ces usines s\u2019opposent ]i.-.r tous les moyens à la syndi- f sen! i 1 i i .i ¦ssi >'5 '«4,., ¦ \u201d \u2022 - ¦'\"¦¦¦ ' H m LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 FEVRIER 1974 A4 lès SANëWiûttEs Amers f ROCH DESJARDINS l'ice-président JEAN S1STO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information VINCENT PRINCE éditorialiste en chef ROGER LE ME LIN président et éditeur PAUL DESMARAIS president du conseil d 'administration Un défi pour M.Bourassa c'esr veÔLs \u2022\t' ~~ £ot-JPNirsyue esrPCii/p op S4 l/BEErd JO 'exPAESSt'OV dans Sou PsWS\u2014 etZ£-HONDP EST HoRPÎF/é., - rAT&ciA neaps f esr \\* N/uép DOSA A/Su/Zrep./ \\ ET C EST UH FAiTViUEVs!/ et l\u2019éclat récent de M.Caouette se déchaînant contre Pierre Nadeau démontre à l\u2019évidence que les pupilles de la rue Dorchester n\u2019apportent pas au tuteur que de douces satisfactions.C\u2019est au pourvoyeur de fonds, en l\u2019espèce le gouvernement fédéral, de faire le bilan de l\u2019opération.Comme il n\u2019arrête pas le flot de ses largesses, il faut supposer qu\u2019il juge le bilan nettement positif.Sinon, il donnerait suite à des menaces naguère.proférées de \u201cmettre la clef dans la porte\u201d.\u2022 Alors, où veut donc en venir M.Pelletier ?Je pense qu\u2019il souhaite ceci : la liberté pour la souveraineté politique canadienne de se parfumer à l'essence québécoise.Il parlait à Montréal, mais pensait au rayonnement du Canada à l\u2019étranger.Depuis un certain nombre d\u2019années, le Québec connaît une explosion culturelle; certains de nos artistes, écrivains, cinéastes suscitent à l\u2019étranger une curiosité sympathique (n\u2019exagérons rien, nous ne sommes pas encore partis à la conquête de l\u2019Occident).Ces trésors, un gouvernement fédéral entreprenant ne peut-il pas être tenté \u2014 je ne dis pas de les confisquer, le mot serait vraiment peu diplomatique \u2014 mais de les faire servir à l\u2019enjolivure de l\u2019image Canada à l'étranger ?Dans ce dessein fédéral, les ressources culturelles du Québec, offertes au regard de l\u2019étranger sous le patronage du gouvernement fédéral, \u201cdédouanent\u201d le Canada, principalement dans les pays francophones, et témoignent de la joie de vivre dans un pays uni et bilingue.Un pays qui honore si bien SES artistes n\u2019est-il pas un pays heureux ?C\u2019est un pays sans problème.CQFD.# Dans ces conditions, il est bien évident que la \u201csouveraineté culturelle\u201d de M.Bou-rassa équivaut à un blasphème.Ce qu\u2019on lui demande, c\u2019est de fournir le parfum, pas la souveraineté, car la souveraineté ne saurait être que canadienne.Comme le premier ministre du Québec maintient ses positions, proposons-lui un test : qu\u2019il tente d\u2019organiser à l\u2019étranger, dans n\u2019importe quel pays de son choix, une grande exposition dont le thème sera : LA SOUVERAINETE CULTURELLE DU QUEBEC.Il n\u2019ira pas loin.Le grand frère veille au grain.Guy CORMIER On ne dira pas que M.Gérard Pelletier manque de flair! Ce n\u2019est pas à Charlottetown, a Corner Brook, à Medicine Hat, à Toronto, mais à Montréal qu\u2019il choisit de traiter du thème suivant: l'angoisse culturelle.N\u2019ayons pas la légèreté de nous en scandaliser ! Arrive-t-on à imaginer un ministre fédéral se mettant à parler, au beau milieu d'un diner d'hommes d\u2019affaires, de l\u2019angoisse culturelle des Ontariens ou, mieux encore, de l\u2019angoisse culturelle des Albertains ! Non pas que l\u2019Alberta ne compte pas sur son territoire de nombreuses personnes cultivées.Mais, si l'Alberta connaît en ce moment une angoisse quelconque, la cause en est connue : elle a trop de cholestérol dans le \u201cpétrolier\u201d.C\u2019est cet excès de substance grasse qui peut la conduire au séparatisme.C\u2019est M.Trudeau lui-même qui le dit.Doué de flair, le ministre fédéral des Communications est également un excellent dialecticien.Vincent Prince signalait hier que M.Pelletier a fort bien perçu toutes les ambiguïtés dans lesquelles reste noyée la formule chère à M.Bourassa de \u201csouveraineté culturelle\u201d du Québec.La souveraineté culturelle, ça n'existe pas.L\u2019impérialisme culturel non plus, d\u2019ailleurs.et beaucoup de demi-lettrés feraient bien de s\u2019en souvenir.Cependant.l'Etat peut se sentir des devoirs à l\u2019égard de la culture, au double plan du développement et du rayonnement.Ottawa et Québec s\u2019intéressent activement.avec des bonheurs divers, au développement de la culture.11 y a bien des illusions, toutefois, autour de cette opération.; La subvention gouvernementale n\u2019est pas nécessairement une bonne accoucheuse de chefs-d'oeuvre.Saint Paul n'a pas écrit ses Epitres grâce a des subventions.Nos meilleurs auteurs ont écrit sans le secours de la béquille gouvernementale.Pour l'Etat, la subvention comporte une part de risques qui n\u2019est pas à sous-évaluer.Ottawa, nie semble-t-il, n\u2019a pas invariablement retiré des consolations de ses généreux programmes d\u2019aide.Radio-Canada vit de subventions fédérales.Mais c\u2019est \u201cun nid d\u2019activistes et de séparatistes\u201d.On le disait hier.On le dit encore aujourd'hui.On a peut-être le plus grand ton de le dire, mais on le dit.V) M (¦ ?(Droits réserves) Vote à la United Aircraft uème les plus grands experts sont impuissants à se pronon- C\u2019est ce soir que les 2,600 employés en grève de la United Aircraft doivent se prononcer par vote au sujet des dernières offres que leur a faites leur employeur.Pour chacun d\u2019eux, il va de soi, le geste est lourd de conséquence.A ce propos, nous voudrions formuler ici deux considérations sans rapport l\u2019une avec l\u2019autre.La première a trait à la conduite de la compagnie; la seconde, au choix qui s\u2019offre aux syndiqués.La compagnie agit-elle de façon antisyndicale en passant par-dessus la tête des négociateurs syndicaux pour faire connaître à chacun de ses employés la teneur de ses propositions?La question, croyons-nous, appelle une réponse nuancée?En principe, aucun syndicat n\u2019apprécie qu\u2019on le \u201ccourt-circuitc\u201d de la sorte.Le geste est considéré comme une sorte de provocation.En pratique, le jugement à porter sur une telle initiative peut être différent.L\u2019initiative se justifie sûrement si la partie patronale, par expérience ou autrement, a raisonnablement lieu de craindre que les dirigeants syndicaux ne présenteront pas scs offres de façon objective et complète à leurs membres.Qu\u2019est-ce qu'il en est au juste à la United Aircraft?Nous l\u2019ignorons.De toute façon, la compagnie devait savoir les risques qu\u2019elle prenait en adoptant cette stratégie.Elle doit être prête à en assumer les conséquences, si celles-ci sont mauvaises.Quant aux offres de la compagnie, elles représentent sûrement une amélioration par rapport aux précédentes.Sont-elles justes?C\u2019est la question qui vient naturellement à l\u2019esprit.Et, pourtant, il n\u2019y a pas de réponse à cette interrogation.Ce n\u2019est pas dans ces termes que le problème se pose.11 n\u2019y a pas de critères précis, en effet, qui permettent d\u2019établir que tels salaires ou telles conditions de travail sont justes.Il y a, sans doute, des cas extrêmes qui sont faciles à juger, mais, dans la plupart des cas, :er.Finalement, le salaire et les conditions de travail justes sont ceux sur lesquels un patron et un syndicat d\u2019égale force ou à peu près finissent par s\u2019entendre après s\u2019être solidement confrontés.Dans le cas qui nous occupe, c\u2019est, aux syndiqués de décider s\u2019ils ont quelque chance d\u2019obtenir davantage en prolongeant leur grève et si ce surplus qu'ils peuvent ainsi décrocher compensera pour les pertes de salaire qu\u2019un prolongement de la grève leur apporterait.Le jugement à poser est d\u2019ordre prudentiel.Ce qui est important, à cet égard, c\u2019est que chaque syndiqué ait l'occasion de donner un vote éclaire et libre, un vote qui ne soit dicté que par sa conscience et son sens des responsabilités.C\u2019est lui, beaucoup plus que le syndicat, qui aura à payer pour ses erreurs si, évidemment, il lui arrive de se tromper.Vincent PRINCE ce que pense LE LECTEUR_________ Le médecin: un gars \"ben ordinaire\" Il est vrai que l\u2019extreme-gauche aux Etats-Unis a rebaptisé du mot d\u2019antisionisme, l\u2019antisémitisme qui est leur vieux cheval de combat.Mais l\u2019antisémitisme dans son nouveau format a moins de chance de semer la haine du Juif parmi les populations majoritaires car le temps des \u201ccentaines noires\u201d qui pillaient les maisons et tuaient leurs habitants juifs dans les nuits de terreur de triste mémoire en Russie Blanche et en Ukraine, est bien révolu.renforça ses principes dans sa fameuse déclaration: \u201cJe ferai tout pour aider le Juif en tant qu\u2019individu, mais rien pour lui en tant que nation.\u201d Un siècle s\u2019écoula en France et '.\u2019histoire est pleine d\u2019innombrables exemples de patriotisme juif en commençant par Lazar Hoche, le commandant de l'armée du Rhin et passant par Léon Gambetta, le défenseur de Paris en 1870.Ce patriotisme des Juifs français ne leur a pas épargné le triste spectacle de la dégradation d'un officier de génie français, un innocent du nom du capitaine Dreyfus! Non moins réelle fut la ferveur patriotique des Juifs allemands.Dans toutes les guerres d\u2019Allemagne le nombre des morts juifs par rapport à la place qu\u2019ils occupaient au sein de la population allemande fut le plus élève.Les soldats juifs étaient des \u201csoldats allemands de confession juive\u201d et leurs rabbins refusaient d\u2019héberger le premier congrès sioniste que le Dr.Théodore Ilerzl avait voulu tenir sur le sol allemand! Cette dévotion à la patrie allemande n\u2019a pas empêché un hobereau bavarois d\u2019assassiner Walther Rathcnau, le ministre des Affaires Etrangères, l\u2019homme qui en signant le traité de Rappalo avait réinstauré l\u2019Allemagne parmi les grandes nations d\u2019Europe.Il ne faut pas oublier non plus que le succès d\u2019Adolphe Hitler a été dû en bonne partie à sa théorie que l\u2019Allemagne avait perdu la première guerre mondiale à cause \u201cdu coup de poignard dans le dos\u201d infligé en 1918 par les Juifs et les communistes.A l\u2019heure actuelle, c\u2019est contre le Juif américain Henry Kissinger que se dressent les antisémites des Etats-Unis.Mais sa présence au département d\u2019Etat ne cause pas le malaise dont parle M.Jean Hochet avec une telle désinvolture.En démontrant leur solidarité avec Israël, les Juifs américains refusent la philosophie défaitiste et la politique de l\u2019autruche que leurs frères européens avaient pratiquée avant la Seconde Guerre mondiale.Conscients de leur rôle et de leurs droits et obligations dans la grande république américaine, les six millions de Juifs y vivant, soutiennent de toutes leurs forces le droit d\u2019Israël à une existence légitime dans le cadre des frontières sûres et défendables.Le patriotisme des Juifs canadiens ne sera pas mis en doute à cause des contributions offertes sous diverses formes à la sauvegarde de trois millions de leurs frères en Israël.L'ère des pogromes est révolue fluence par la société nord-américaine agressivement efficace, il aimerait trouver des solutions rapides et faciles: une pilule par problème.Certains médecins cèdent et d'autres ont tendance à réagir contre cette vision des choses: le patriot est à la fois déçu et surpris de se voir recommander un retour aux bonnes vieilles recettes: \u201cMangez moins et faites plus d\u2019exercices\u201d.Le médecin voit également naître une situation nouvelle: il est tiraillé par une clientèle qui augmente en volume et qui exige en même temps plus de services et plus de disponibilité.Il réalise que les modes habituels de pratique deviennent désuets mais, habitué à une pratique individuelle, il considère avec un peu d'embarras la médecine de groupe qui lui permettrait une plus grande disponibilité, i,édification de nouvelles cliniques médicales et le regroupement des effectifs médicaux témoignent d'un effort ù s'adapter à des nouvelles exigences d'une médecine de qualité.D'ailleurs, la Fédération des Omnipraticiens de la province de Québec dirige actuellement ses efforts dans ce sens: elle veut promouvoir une organisation régionale des soins médicaux, particulièrement de ceux d\u2019urgence, pour offrir au public une disponibilité accrue.L\u2019édification des centres de Dorion, Pincourt et Rigaud dans notre seule région concrétise cette nouvelle orientation.Certes, ces transformations permettront d\u2019offrir des soins continus et plus complets, mais l'augmentation des besoins en soins médicaux depuis trois ans a créé une pénurie relative de praticiens, surtout dans les régions urbaines, et si cette tendance s\u2019accentue, il faudra probablement attendre une augmentation des effectifs médicaux avant que la situation soit normalisée.Au lieu d\u2019attiser l\u2019agressivité, l\u2019incompréhension et la critique irréfléchies par des généralisations simplistes et fracassantes chez un public déjà affecté par cette situation, les médias d\u2019information devraient favoriser une coopération entre la population et les responsables de la santé.Le public, en tant que consommateur direct, a un rôle essentiel à jouer dans la dispensation des soins de la santé.On se rappellera que la presse en général s\u2019est penchée à juste titre sur les moyens d\u2019économiser l\u2019énergie y porter atteinte au bien-etre individuel, pour parer à la crise énergétique.L\u2019insistance qu'on accorde à la question du $100,000 est plutôt démesurée et reflète plus une recherche de sensationnalisme à bon marché que le fruit d'une pensée et d'un jugement mûris.Faudrait-il rappeler que le salaire moyen de l'omnipraticien l\u2019an passé fut d\u2019environ $51,000, mais que les deux tiers de cette somme sont retournés à la société d\u2019une part sous forme d\u2019impôts, et d'autre part en dépenses de bureau et salaires (qui atteignent une moyenne de 30% des revenus) ?De sorte que le médecin moyen garde finalement $17,000 comme salaire et paie ses vacances, ses journées de maladie, son fonds de pension et ses assurances à même ce montant.Le facteur le plus important dans cette échelle de salaires est le nombre d'heures d\u2019ouvrage.Si le médecin moyen travaille 55 heures par semaine, un calcul rapide nous apprend qu\u2019il gagne un salaire net de $6.00 de l\u2019heure, ce qui se compare aux échelles de salaires des ouvriers spécialisés.L\u2019information à ce sujet est souvent biaisée en ce sens qu\u2019on ne laisse pas entendre au public que le salaire brut du médecin est en réalité un chiffre d\u2019affaires, et que le profit net est d\u2019un ordre de grandeur bien différent.De toute façon, dans l'appréciation des coûts de la santé, la question du $100,000 est un facteur bien secondaire, si on considère qu\u2019au moins les deux tiers de cette somme retournent au contribuable par le biais de l\u2019impôt et des dépenses de bureau, et que d\u2019autre part, l\u2019organisation des soins de la santé sur la base des CLSC aura un coût hors de proportion avec le système actuel.On sait que les institi-tions gouvernementales, pour des raisons bien naturelles, ont toujours été moins préoccupées par l\u2019économie que l'entreprise privée qui, elle, gère ses propres deniers.C'est devenu un lieu commun que de présenter le praticien comme un être supérieur inattcignable et assoiffé de dollars.En réalité, c\u2019est un gars \u201cben ordinaire\u201d, travaillant à un salaire horaire net de $6.00, \u201c.pogné\u201d à sa façon dans une socijété en transformation.\"Ça, c'était de la médecine .il y a à peine 50 ans\u201d, écrivait Rosario Venne dans la colonne des lecteurs le 12 février 1974.Evidemment, la mortalité cardiovasculaire était très élevée, parce qu\u2019on dépistait moins de thromboses coronariennes, qu'il n\u2019y avait pas d'unité coronarienne, etc.Et puis, la mortalité maternelle en obstétrique était également élevée, mais on faisait ce que l\u2019on pouvait.Ce que l'on regrette cette, médecine ! Aujourd\u2019hui, personne ne se souvient plus de ces événements.On pouvait facilement consulter un médecin à cette époque.Faut-il ajouter que les gens consultaient seulement pour des problèmes urgents ou des maladies avancées, et qu\u2019une grande partie de ta population n'avait jamais eu d\u2019examen physique Or, depuis trois ans, suivant l'instauration du régime d'assurance-santé, le nombre des consultations a augmenté de façon impressionnante, le publie étant mieux informé et les médecins plus sensibilisés par l'aspect préventif de la médecine.Ainsi, dans cette optique, un diagnostic de gonorrhée chez un patient entraîne l'examen et le traitement de tous les contacts.Une découverte de cancer du sein chez une patiente commande l'examen périodique de toutes ses filles adultes.Une histoire de maladie cardiovasculaire précoce dans une famille attire une attention spéciale chez les descendants.A cause de la diffusion de l'information médicale, de l\u2019augmentation importante du taux de consultation par individu, des nouvelles préoccupations de traitement et de l\u2019importance accrue de la médecine préventive, le monde traditionnel du médecin et de son patient est bouleversé, et la transformation des structures affecte l\u2019un autant que l\u2019autre, de façon différente.De son côté, le public a plus de questions a poser, il est mieux informé et il a tendance à vouloir consulter trop tôt plutôt que trop tard.Il manipule parfois avec difficulté les informations dont l\u2019inondent les médias d'information.Il identifie \u201cson cas\u201d à tel ou tel symptôme dont il a entendu parler, il craint souvent le cancer.Il voudrait trouver une explication logique aux symptômes qu\u2019il présente, et se rassure à moitié si on lui explique cri il s\u2019agit de problèmes normaux.Jn- C'est avec un vif sentiment de soulagement que j'ai terminé la lecture de l'article intitulé \u201cJuif américain, intolerable\u2019\u2019 que LA PRESSE vient de publier dans son édition du 1er février.Soulagement, parce que je suis convaincu que, dans ce pays béni qui est le Canada, même si le pétrole devenait une denrée rare, personne ne ferait usage des \u201cautocollants\u201d portant l\u2019inscription moyen-âgeuse \u201cBrûlons les Juifs comme certains de nos voisins du Sud l\u2019auraient fait, selon l\u2019auteur de l\u2019arti- Michcl-M.SOLOMON pas l\u2019essence\u201d, Le PQ devrai) être pour l'interdépendance cle.L antisémitisme a servi dans le passé comme un système d\u2019échappement dans chaque pays de l\u2019Europe, durant les périodes de tension.Je me souviens que pendant mon enfance, en Roumanie, les gouvernements dits \u201clibéraux\u201d faisaient largement usage de la diversion antisémite afin d\u2019amener les paysans à oublier la sécheresse et le manque des récoltes et les citadins, les lourds impôts et la pénurie de toute sorte.Quand ia vague des manifestations antisémites passait, les journaux publiaient la longue liste des tètes cassées et des vitres brisées, le gouvernement roumain devenait la cible des députés \u201cpatriotes\u201d qui l\u2019accusaient d\u2019avoir dédommagé les Juifs aux frais de la nation! Etre Juif n\u2019a jamais été facile, preuve les millions de Juifs américains dont les pères ou les grands-pères se sont enfuis de l\u2019empire des tsars à cause des pogromes.Ce fut le grand procureur du Synode, Pobedo-nostzev, qui au début du siècle déclarait solennellement que sa solution du problème juif était: \u201cUn tiers émigrera, un tiers se convertira et un tiers sera liquidé par nous.\" La révolution bolchéviquc de 1913 a temporairement mis fin aux pogromes et, pour rassurer la population juive, la constitution soviétique déclara l\u2019antisémitisme hors-la-loi et chaque manifestation de haine contre les Juifs, un crime.Mais la constitution soviétique n\u2019a pas pu empêcher l\u2019antisémitisme de sévir, cette fois comme un accessoire de la politique de l\u2019Etat.Il faut se rappeler qu\u2019une fois l\u2019émancipation des Juifs octroyée par la Révolution française, Napoléon 1er La Presse de lundi 11 février, en page frontispice titrait une déclaration du chef du PQ et je cite: \u2014 \u201cLE PARTAGE DU POUVOIR, UN PHENOMENE SAIN POURVU QU\u2019ON SACHE L\u2019EQUILIBRER\u201d - René Lévesque Bien sûr, soyons honnête, ia déclaration se rapportait à équilibrer les forces et les tendances à l\u2019intérieur du parti.Mais il n\u2019en reste pas moins que comme \u201cénoncé de principe\u201d, cette déclaration transposée sur le plan politique me rejoint, moi en tous cas, comme une contradiction essentielle, l\u2019antithèse quoi, du principe même de l\u2019Indépendance du Québec vis-à-vis du Canada et du gouvernement d\u2019Ottawa.Au fond, la nouvelle orientation du PQ y gagnerait peut-être à s\u2019appuyer sur ce principe: \u201cl'Interdépendance\".Jacques LAURENDEAU, Ville Saint-Laurent LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Si Jacques.Montréal.Seule La Presse Canadienne est autorisée ù diffuser les informations de \u201cLA PRESSE\" ci celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous les droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe».Enregistrement numéro 1400.Port de retour garanti.TÉLÉPHONISTE (pour tous les services) 174-7272 RÉDACTION.PUBLICITÉ.PETITES ANNONCES LIVRAISON A DOMICILE S74-E1II 174-7070 174-7306 \u202274-7111 Paul-E.LEFORT, MD, Gérald-E.SABOURIN, MD, Rigaud, P.Q.ns LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 FEVRIER 1974 A 5 I pleins feux sur l'actualité * \" W \u2022\tgtpr v * /\"y:-:;/.:.|V '.' \" * ' Quand le pétrole explose socialement il; % : 11 .m I \u2022 \u2022 \u2022 & * : I 'ATTENTION qu'on leur acL corde maintenant au Congrès et dans la presse déplaît souverainement aux grandes compagnies pétrolières des Etats-Unis.Elles se sentent comme des boucs émissaires chargés de péchés qu'elles affirment n'avoir pas commis; on leur attribue des maux avec lesquels elles n'auraient rien à voir.A un certain point de vue elles ont raison de se dire victimes des circonstances.Dès le jour où les producteurs ont mis leur embargo sur leur pétrole, il fallait qu\u2019il se trouve quelqu\u2019un, quelque groupe, sur qui jeter le blâme.Le gouvernement d'lsraël a craint que l\u2019Américain moyen, face à la pénurie (relative) d\u2019essence et à la lourde majoration du prix de celle-ci en vienne à juger exorbitant le prix à payer pour maintenir un pays sioniste contre le gré des Arabes.% K p; n\u2019en fassent une célébrité mondiale, il était à peu prés impossible de percer la muraille de discrétion dont il s\u2019est toujours entouré avec acharnement.Ce défi, deux journalistes, David Burg et George Feifer, ont mis le même acharnement à le relever, malgré les protestations de l'écrivain qui n\u2019admet pas qu\u2019on écrive sa biographie de son vivant.Cela a donné un super-reportage publié l\u2019automne dernier chez Robert Laffont qui, en raison des derniers rebondissements de \u201cl'affaire Soljénitsyne\u201d, deviendra sans aucun doute un des best-sellers de l\u2019année 1974.Moscovite de naissance, David Burg a grandi dans la capitale soviétique.Il quitte l\u2019URSS en 1956 pour les USA où il devient professeur de littérature russe à Cambridge et à Harvard.Il est le traducteur des éditions anglaise et américaine du \u201cPavillon des cancéreux\u201d.Feifer, lui, a visité l\u2019Union soviétique une douzaine de fois dc- Reste que pour un Américain qui ambitionne de devenir président de son pays la pénurie de pétrole et les profits réalisés par les compagnies pétrolières offrent des possibilités de belles et fructueuses batailles.D'autre part, les hommes politiques et le peuple ne verront plus ces compagnies d'un même oeil.Le président Nixon parle de lourdes taxes.Les camionneurs et entreprises de camionnage exigent que le gouvernement fasse quelque chose pour abaisser les prix des carburants.Beaucoup d\u2019Américains commencent à considérer les compagnies pétrolières comme des entreprises de service public.Entreprises de service public, elles ne le sont pas encore.Comme toutes les entreprises privées elles existent pour réaliser des profits au bénéfice de leurs actionnaires.Aucune loi, à ce jour, ne peut les empêcher de faire des bénéfices.Pourtant elles fournissent un produit considéré comme une nécessité.SOLJENITSYNE SA VIE m ~i V J .WM david burg george feifer T .*> nuancer.Tel que le dépeignent Burg et Feifer, Alexandre Isaicvitch Soljénitsyne apparaît avant tout comme un humaniste idéaliste et sceptique.L\u2019homme qui \u201cdemande à voir\u201d, qui tient à se rendre compte par lui-même de l\u2019envers du décor.Dès l\u2019âge de dix ans, il tente rie démasquer la propagande dont sont truffés les manuels d\u2019histoire que l\u2019Etat lui met entre les mains.Une situation qui n'est pas, il va sans dire, propre à son pays et à son époque.N\u2019importe.Quand de tels hommes finissent par \u201cvoir\", après s\u2019est frappé la tête contre les murs, ils deviennent des témoins
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