La presse, 14 septembre 1974, Perspectives
[" C0) 14 septembre 1974 Vofe&fijjffSkglBfc m V 4 : Jl % k Jl.UN DIPLÔME.A 0 '\u2014?* r - .» yp à RVGE2 y-; il i « M x- 3 3u! i i ï rllTV ¦Y* » m ¥ ¦Yï V < n Æm i$E J ¦ Ai it ¦ a V ma 4 IP \">< \u2022 il %\\ \u2018i- 2 4 XV i ' ^ v1 \u2022»r 11 < I ¦ V * r;-i :\\ V » % Y 1 2 1 / v r/ & L7«t ! : X % v m ; \" V < Êr * N a T # ¦ IV f 'i II'-X F ! kï-V: -7 N 17 ?i * m y s BF m ¦ ÏU?:ï - v i Xi % ; m ijFii : m \u20222 : ' 1 \u2022T i - v S < Eîü t II V f 8% V : V f Î U m.i.\u2022 ' J ! m» %.F 11- - u ?» î m f i i m I f- # ; .?/ h P 7ZfÆ$ : 1 V f N ¦1 i : il e t ¦ : » S'i I .i ' N V- vCP X0# \" ' ^ -a* Î8 ' /4 septembre 1974 \u2014 3 suffit-il d\u2019avoir diplôme 11 ?# sSS^IpliÜ **is*r * / P ¦ C' v-i à; *£3 F [js km- Hi A.' \"V ' ,4 ®T'.1 \u2022¦tîBriii m 29 ^\t\u2014\u2014 T-± 7 y- ¦jt Ï POP 4TA fique et qu'ils seraient de ce fait plus mobiles?Ou est-ce parce que leur formation les désavantage par rapport aux autres et les force à changer d'emploi plus fréquemment?\" Les résultats de l'étude actuelle ne permettent pas de répondre à ces questions.Mais l'économiste Pierre-Paul Proulx a son opinion sur le sujet: Certes la spécialisation est un besoin.Une économie saine a besoin de spécialistes.Mais on ne doit pas en faire un mythe.Il faut davantage de gens polyvalents que de spécialistes.Ce que l'université doit former, d'abord et avant tout, ce sont des gens qui peuvent penser, proposer des solutions, plutôt que de ne résoudre que des problèmes limités.Le fait que l'on retrouve des diplômés formés en sciences sociales dans d'autres sec- leurs d'activités et que des individus formés ailleurs travaillent dans le secteur des sciences humaines, n'a rien d'alarmant.Au contraire, c'est même avantageux!\" Au point saillant de l'enquête: la mobilité de la population universitaire québécoise est comparable à celle du reste du Canada et des Etats-Unis.A cet égard, les Québécois n'ont pas à souffrir de leur situation plus que les autres.\"Mais si la mobilité de nos diplômés d'une tâche à une autre est normale, on peut cependant reprocher aux finissants des universités québécoises de ne pas assez pénétrer le secteur privé de l'économie.Nos diplômés tournent autour du clocher, affirme le professeur Farine, NéoCanadien d'origine bulgare! Bien que notre étude n'ait pas tenu compte des finissants des Hautes Etudes commerciales et de l'Ecole polytechnique, plus directement tournés vers le monde des affaires, et qu'elle ait été concentrée exclusivement sur les finissants des facultés de la seule université de Montréal, il est un fait digne d'attention: en très grande proportion, nos diplômés se joignent aux rangs de la fonction publique et de l'enseignement plutôt que s'embaucher dans l'entreprise privée.\"La forte tendance à se joindre à la fonction publique et parapublique est frappante chez les deux groupes de diplômés étudiés.Chez les hommes, l'engagement dans le secteur public atteint 80 p.c.des effectifs tandis que chez les femmes il grimpe jusqu'à 85 p.c.Il se peut que la complexité de l'économie québécoise ait pour effet que moins de diplômés francophones se dirigent vers le secteur privé.En tout cas, pour le dynamisme de notre économie dont le moteur est encore le secteur privé, cela est de fort mauvais augure.\"Autre fait remarquable révélé par l'étude: la comparaison entre le lieu de naissance et le lieu de travail des sujets de l'enquête met en évidence la mobilité des diplômés des autres régions du Québec ou de l'extérieur, vers la région de Montréal.La région métropolitaine, mégapole économique du Québec, draine donc dans une large mesure les cerveaux de tous les coins du Québec.Amplifiant ainsi le déséquilibre en ressources humaines qui existe entre Montréal et le reste du Québec.\" Cette étude a aussi permis de déterminer quelques faits importants.Ainsi, on a pu prouver que plus de diplômés de 1970-1973 ont poursuivi des études en sciences et dans des domaines avancés de spécialisation que leurs confrères de 1965-1969 ne l'ont fait.C'est sans doute parce que ces derniers n'ont pas eu la possibilité d'entreprendre de telles études spécialisées, soit à cause des structures scolaires du temps des collèges classiques, soit à cause de leur choix d'études précédentes.Autre constata- Suite page 6 4 \u2014 14 septembre 1974 ggP ¦ :\taMP* '\u2022 -aH & ; 1 Æg \u2018\u20226.ï^Fïi 4 .a I z.4M J *' * 7 mmm e *y.v 6 .5 ; » 13 & i A.: ' .% ' 4 ' i i W0 : m V nf i F w Life v W ¦Æ A Sr- t; m ldi i ill Z' op.¦! r mm & c ¦ a m -\u2022 ÎÙSS t if «?: ! Al sÉti ' I wî - « * ¦ J % k r r f F¥*- : >.y 44 id ïà .9 K' 2S urn \u2014 _ Ça contente =>3s ;.2Ù Tl % \\ U \\ Ffc BOUT FILTRE* BOUT UNI \u2022 MENTHOL V .(yli Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage. don: les finissants depuis 1970 prolongent davantage leurs études vers les diplômes de deuxième et de troisième cycle.A ce phénomène, on donne comme raison, bien sûr, le manque d'emplois pour les détenteurs d'un premier diplôme, l'évidence d'un éventail d'emplois plus large avec un diplôme d'études supérieures ou, tout simplement, le désir de se spécialiser.Soulignons cependant qu'on ne saurait parler de tendance du dernier groupe de diplômés à la spécialisation, puisqu'un nombre important des promus de la période 1965-1969 est retourné aux études, pour devenir de 1970 à 1973 des diplômés de deuxième et de troisième cycle.\"Le besoin de retourner à l'université pour se perfectionner après un séjour sur le marché du travail, continue le professeur Farine, constitue un phénomène important puisque 27 p.c., soit plus du quart des étudiants de deuxième et de troisième cycles, sont des étudiants à temps partiel: ils combinent à la fois leur activité professionnelle et leurs études spécialisées.Mieux encore, ceux qui fréquentent les cours du soir appelle .couramment l'éducation des adultes \u2014 sont dans une proportion de 70 p.c.des enseignants ou des travailleurs engagés dans le secteur des services et qui viennent parfaire leurs connaissances.Et ce pourcentage est encore plus élevé dans d'autres universités de la province.D'ailleurs, les statistiques nous prouvent que l'édu- cation permanente n'est pas une mode passagère.Elle est solidement implantée chez les diplômés du premier cycle.La volonté d'obtenir une promotion et un salaire plus élevé, ou le besoin de satisfaire aux exigences d'une fonction qui requiert un diplôme d'études supérieures, en sont les mobiles.\" Mais, au fait, quelles sont les principales raisons qui poussent un étudiant à choisir une discipline universitaire plutôt qu'une autre?\"L'étude du C R D E.s'est aussi attardée à répondre à cette question, explique le coauteur de la recherche, Pierre-Paul Proulx.Ainsi, les résultats de l'étude nous ont prouvé que l'influence du marché et le désir absolu de se trouver un emploi ne sont pas de vrais catalyseurs dans le choix d'un programme d'études de premier cycle menant à une licence ou à un baccalauréat.Loin de là.C'est l'orientation des études secondaires et surtout collégiales, de même que l'excellence des résultats scolaires obtenus, qui sont les facteurs décisifs de l'engagement dans des études universitaires.Et, de façon certaine, notre étude a démontré qu'il n'existe aucune relation constante entre la profession du père et le choix de l'étudiant universitaire.Au contraire de la croyance populaire, on ne devient pas avocat parce que son père est avocat, médecin parce que son père est médecin.\"Je me permets aussi d'ajouter que le coût des études est un point im- suffit-il d\u2019avoir un diplôme portant dans l'orientation des étudiants.Car un nombre significatif de diplômés nous ont indiqué qu'ils n'ont pas poursuivi leurs études au-delà du premier cycle pour des raisons strictement d'argent.\" Et quels sont les critères d'embau-che qu'utilisent les patrons pour engager un diplômé?L'étude le démontre clairement:\tselon les étu- diants, la compétence est moins importante aux yeux des patrons que le diplôme.La compétence vient même en queue de liste dans les critères d'embauche.Les employeurs s'attachent d'abord, dans une proportion du quart, au diplôme, puis à l'expérience et à la spécialisation académique.Seulement 10 p.c.des patrons s'intéressent d'abord à la compétence même de leurs employés, nouveaux diplômés.Alors, le meilleur moyen pour un étudiant d'avoir un emploi à coup sûr, c'est un diplôme \"approprié\".Mais qu'est-ce qu'un diplôme approprié?Sans doute ni un diplôme en sciences pures et appliquées, ni un diplôme en sciences humaines.Car s'il n'y a pas eu de panique sur le marché du travail pour les diplômés de la période 1970-1973, la recherche de MM.Farine et Proulx démontre clairement que les finissants en sciences pures ou appliquées et en sciences humaines, notamment les futurs enseignants, ont eu plus de difficultés que les autres à se trouver des emplois auxquels les destinaient leurs études.Plusieurs d'entre eux durent se tourner vers l'enseignement ou poursuivre des études plus spécialisées.: ¦munUno.n A \u2022r ¦ Les professions libérales seraient-elles demeurées un secteur privilégié pour l'obtention d'un premier poste?Cela semble vrai pour la médecine, puisque l'étude du C.R.D.E.a démontré que les finissants en sciences de la santé ont eu beaucoup plus de facilité que les autres à se trouver un premier emploi.Suivent les étudiants en psychologie et en commerce, ainsi qu'en administration.En droit, il semble que les juristes frais émoulus de l'université trouvent presque tous un emploi, mais après quelques difficultés.Alors qu'en lettres, la chose semble plus difficile.Mais, surtout, qu'on n'aille pas croire que des titres longs comme le bras au bout de son nom donneront accès plus facilement au marché du travail.Selon nombre d'indices, ceux qui n'ont pas terminé leur thèse de maîtrise ou de doctorat s'en tirent aussi bien que ceux qui sont allés jusqu'au bout! \"Deux raisons expliquent cet état de fait, à première vue étrange, commente le directeur du C.R.D.E.D'une part, pendant la période 1965-1969, la demande pour une main-d'œuvre hautement qualifiée fut fortement excédentaire; d'autre part, il semble que les employeurs valorisent grandement la formation qu'ils donnent eux-mêmes à leurs employés, tout juste sortis de l'université.\"# # ¦ a ?K *5 i: ¦ \u2014i ¦ I V v $ .' : DIP Uv g #** JÊç?A»r: * ne tL ,:A- m \\ TT qu'on ¦ \u2019 \u2014\u2022\u2014'r .;i; -.-rr-r^JJ- Ü'r;:- 3^ - & m# ; i rfi ï L$- f nu 'frupvf* ' \\ V \\ ; .V M.?.A \u2022 v ¦ «1 ; DO h ; i I ; / s X Nous croydns qu\u2019une assurance doit jouer le rôle d\u2019unpont.Ellè doit vous aider à franchir les obstacles financiers causés par des pertes matérielles, des dommages faifs à vos biens ou même\t4 ?;?¦ par leur destruction.1 / Pour que vous ayez le dessus en de telles circonstances, La Royale vous propose un plan: le Bouclier du résidant.\t-v7\u2019\\ Le Bouclier du résidant offre cinq formules variées, susceptibles de convenir aux divers besoins des propriétaires èt des locataires de la plupart des X- - ' peut même garantir de vous procured l\u2019argent ^^Z^^^^^bëce^sâbéaû remplacement ou à la reconstruction de ^ vos biens perdus À la suite d\u2019un incendie, d\u2019un vol, d^ X\tvandalisme ou de poursuites civiles.Vous êtes même f \"\\'X%-:protegé contre l\u2019inflation.En plus de vous protéger contre les risques \\4touj&aits, feu, vol, vandalisme et poursuites civiles, la Protection de choix vous assure en 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