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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et lettres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1974-11-02, Collections de BAnQ.

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C'est-à-dire que les faits énoncés par le témoin concordent de façon flagrante avec les faits vécus par l\u2019interlocuteur, pourtant décédé.Le deuxième livre que nous vous présentons a pour titre \u201cle Livre des extases\u201d.Ce n\u2019est pas du tout le même genre d\u2019ouvrage que le précédent même si l'expérience ésotérique y occupe une bonne place.Il s\u2019agirait plutôt d'un guide, d\u2019un livre d\u2019enseignement, écrit par quelqu'un qui doit aimer communiquer ce qu\u2019il a appris, donc qui sait se faire comprendre du commun des mortels.L\u2019auteur, Edward Rosenfeld, part du principe que chacun d'entre nous cherche à dépasser les limites de la conscience ordinaire.Il démontre qu'il n\u2019est pas nécessaire de prendre des drogues pour découvrir d\u2019autres états de conscience.Il nous offre donc 250 recettes toutes simples, qu\u2019on peut réaliser soi-même, par ses propres moyens, des recettes pour \u201cflailler\u201d comme tout un vol d\u2019oiseaux migrateurs en automne.En fait, ces recettes, ces méthodes devrions-nous dire, sont autant de techniques d'éveil de la conscience.Dans la première partie, vous apprendrez à atteindre l'extase pa, vous-mêmes.La deuxième partie traite de l\u2019extase atteinte avec l\u2019aide des autres au moyen des thérapeutiques et des sujets religieux divers qui peuvent être des accessoires menant à l'extase.Have a good trip! L'astrologie rationnelle Ceux qui préfèrent s'évader dans le cosmos sur la roue ailée du zodiaque s\u2019intéresseront plutôt à \u201cl\u2019Introduction à la nouvelle astrologie\u201d.L\u2019auteur est une femme qui a passé des années de sa vie à étudier l\u2019astrologie de façon scientifique.C\u2019est les résultats de cette étude qu\u2019elle nous livre ici.Jusqu\u2019ici, lorsqu\u2019on parle de l\u2019astrologie, des signes astraux, du zodiaque, la conversation est rarement sérieuse, mais plutôt badine, voire même moqueuse.L\u2019homme d\u2019affaires consulte pourtant son horoscope, comme le politicien, comme la fille amoureuse ou le gars pogné.On y croit jusqu\u2019à un certain point, mais.Or, l\u2019auteur arrive avec des arguments pas nouveaux, mais écrits très simplement.même, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une étude scientifique.Elle démontre, de façon logique, oui, que \u201cla renaissance de l\u2019intérêt porté à l'astrologie ne doit pas être interprétée comme un retour à l\u2019irrationnel, puisque le Zodiaque est, bien au contraire, l\u2019instrument le plus rationnel, dont l\u2019humanité ait jamais disposé\u201d.Selon l\u2019auteur, si l\u2019horoscope est établi et interprété de façon scientifique, avec une rigueur scientifique, il peut apporter des conclusions irréfutables, détaillées et précises, sur le caractère d'une personne et sur son destin.Des points d'interrogation Revenons maintenant sur terre avec le quatrième livre présenté; \u201cles Clefs de la cinquième dimension\".J\u2019ai bien dit \u201csur terre\u201d parce que ce volume ne vous transportera nulle part.Il n\u2019apporte aucune solution \u2014 pas plus que les autres d\u2019ailleurs \u2014 mais au moins il a la franchise de l\u2019avouer.L\u2019auteur explique bien qu\u2019il a regroupé tout un amas de nouvelles insolites glanées çà et là, et qu'il les met à la disposition du lecteur.Chacun y trouvera sa pâture.Ce qui signifie que nous nous trouvons devant un ramassis derenseigne-ments qui touchent à maints et maints sujets curieux, bizarres.Et dans le fond, c\u2019est une bonne chose parce que ça donne une lecture variée, cool, qui fait sourire, qui instruit, qui au lieu de nous donner les clefs promises ne nous offrent que quelques points d\u2019interrogations supplément aire s.Attendez-vous, en ouvrant le livre, à ce qu\u2019on vous parle d'objets volants non identifiés (OVNI), d'univers parallèles, de voyages dans le temps, etc.initiés s\u2019abstenir.Les plus versés dans ce domaine voudront sans doute se procurer \u201cle Livre des principes kabbalisti-ques\u201d, de (irad.Peut-être | y puiseront-ils du savoir, je i ne sais.Toujours est-il que i je n\u2019y ai rencontré la plupart du temps que des vé-! rites toutes simples, ré! chauffées, presque des lapalissades! le roman, genre alors impie, orienté ici par l\u2019abbé et l'homme d'affaires H.R.Casgrain vers les légendes deviendra \u201cinoffensif\u201d en devenant historique.On puisera par-dessus 1837-1838, par-dessus 1 e s premières grèves, par-dessus la misère urbaine, des héros clérico-patriotiques dans la période \u201ccoloniale\u201d française.Ce recours à l\u2019épopée allait être une des pas pires stratégies ultramontaines; images d\u2019Epinal pour images d\u2019Epinal, les librairies catholiques n\u2019avaient-elles pas déjà leur panoplie d\u2019images, de reliques et de médailles ?Dans cette publication instrumentale (textes de N.Bourassa, catalogue des oeuvres, chronologie, index.,.), M.Le Moine aura toutefois été tributaire de ses sources constituées d'abord d\u2019archives \u201cfamiliales\u201d privées.On ne s\u2019allie pas aux grandes familles sans en être marqué; et en ce sens l\u2019auteur a bien mis en lumière les conséquences positives et négatives de cette vie de grande fa- Napoléon Bourassa peintre d'église INTRODUCTION ALA NOUVELLE WRQ LOGIE ni Hr i i i h i i.Relève ont formulées dans des termes servis à la moderne.Le Moine a donc compris Bourassa dans son temps, dans ses intérêts, dans ses stratégies: appui de Mgr Bourget, activités à l\u2019Union catholique et au cabinet de lecture paroissial, portraits de clercs, architecture d\u2019églises.Son monde était de ce monde.M.Le Moine nous situe aussi Bourassa écrivain malgré lui, auteur d\u2019un \u201croman historique\u201d sur la déportation des Acadiens, Jacques et Marie, publié d\u2019abord en feuilleton dans la bien-pensante Revue Canadienne (1864-1925), à la fondation et à la direction de laquelle il collabore.Ce roman moralisateur ne pouvait être mal reçu par les ultramontains, les plus catholiques que le pape.Car N a p o I éo n L'homme et l'artiste.Par Roger Le Moine.Ottawa.Editions de l'U.d'Ottawa (Cahiers du Centre de recherche en civilisation canadienne-française, no 8).1974 258 pp.ROGER LE MOINE ouvre son étude par une constatation: le peintre et écrivain Napoléon Bourassa (18271916) a vécu et vit toujours à l\u2019ombre de son beau-père Louis-Joseph Papmeau et de son fils Henri Bourassa; sa conclusion porte aussi sur les risques d\u2019une vie marginale, en vase clos, vouée à l\u2019orthodoxie.L\u2019homme et la carrière sont sombres, comme l\u2019autoportrait de l\u2019artiste (p.4); on n\u2019appartient pas impunément aux clans familial et clérical.Né en 1827, Bourassa s\u2019initie aux arts auprès du sulpicien Barbarin, du Collège de Montréal, où il étudie, et par des cours chez le peintre Théophile Hamel.Un séjour à Rome (18521855) auprès du chef de l\u2019école mystique allemande, F.Overbeck, détermina surtout l'orientation religieuse de son oeuvre.Cette marque ultramontaine de l\u2019oeuvre et de la vie de Bourassa, M.Le Moine l\u2019explique à la manière d\u2019un historien de la littérature qui connaît la trame historique québécoise.Si le littéraire refait souvent surface dans des \u201chélas\u201d (p.179), des \u201cdommage\u201d (25), trop de \u201csans doute\u201d et de \u201con imagine sans peine\u201d (18, 20), l'historien s\u2019avère habile au montage.Bourassa, de la génération de 1 a \u201créaction\u201d catholique postérieure à 1840, a connu les controverses cléricales contre les protestants, la pompe des cérémonies religieuses paroissiales ou collégiales, l\u2019importance d u \u201cdéploiement\u201d visuel et architectural.Son séjour à Rome le confirme dans sa conviction ultramontaine de la primauté de l\u2019art religieux sur l\u2019art profane.Pour avoir compris et formulé clairement cette dimension déterminante de l\u2019oeuvre et de la vie de Bourassa, M.Le Moine vaut d\u2019être lu; il ajoute, grâce à cet aspect nouveau, l\u2019histoire d\u2019une carrière d\u2019artiste, au dossier d\u2019une marotte bien québécoise: la primauté de l\u2019Eglise sur l\u2019Etat, de l\u2019âme sur le corps, du spirituel sur le temporel, et autres primautés qu\u2019en des temps non éloignés (1950-1960) Jacques Maritain et La Bourassa.g;y| W> E .:d; « Vi les tapais S Item WOBEBUAITONT Visions, extases, astrologie, kabbale PAR JEAN-CLAUDE TRAIT L'EXPERIENCE DE L'APRES-VIE, par Paul Misraki, aux éditions Robert Laffont (Paris), 268 pages.LE LIVRE DES EXTASES, oar Edward Rosenfeld, aux éditions La Presse (Montréal), 251 articles, S6.INTRODUCTION A LA NOUVELLE ASTROLOGIE, par Lésa Morpugo, aux editions Hachette (Paris), 382 pages.LES CLEFS DE LA CINQUIEME DIMENSION, par André-Jean Balbi, aux éditions Hélios (Jonquière), 132 pages, $4.LE LIVRE DES PRINCIPES KAB BALISTIQUES, par A.-D.Grad, aux editions Robert Laffont (Paris), 140 pages.ON A EU le combat de boxe au Zaïre, la manifestation du 29 octobre et des sacrifices d\u2019ovins, de bovins et de porcins à travers le Québec, il est temps de se tourner vers des sujets plus éthérés, moins matérialistes.La mesure en tout est une excellente chose, ainsi que se plaisait à le répéter Duplessis.Ce qui nous amène sur les sentiers moussus à l\u2019infini d\u2019un domaine qui connaît de plus en plus de visiteurs.Je veux parler de toutes ces sciences \u2014 qu'on disaient bizarres il y ,a encore quelques années \u2014 que certains appellent occultisme.d'autres ésotérisme ou sciences paranormales, ou sciences métaphysiques, etc.Des écrivains, des journalistes, des éditeurs, des chercheurs et des scientistes se sont pen- chés sur la question.Ils ont en quelque sorte \u201cmis sur la map\u201d des faits, pour eux nouveaux, mais que bien des gens avaient déjà découverts e t gardaient pour eux seuls, par crainte d'etre pris pour des fous.Or, aujourd'hui \u2014 et ce bien moins que demain \u2014 ces sciences étant de plus en plus reconnues, on n\u2019hésite plus à parler, à communiquer aux autres ce qu'on a vécu.Parler aux morts \u201cL'expérience de l\u2019après-vie\u201d, justement, est un récit raconté par une personne qui a découvert certaines choses curieuses et qui nous en fait part.\u201cIl est question ici.dit la préface,- d\u2019une tentative, comme il s\u2019en est déjà pratiqué beaucoup, visant à explorer les possibilités de communication avec un autre monde: celui des défunts.\u201d C\u2019est tout un défi.Le récit est écrit par un écrivain célèbre ( romans et essais).Paul Misraki, qui se porte garant du narrateur.Qu\u2019on y croit ou qu'on n'y croit pas \u2014 car il y a des personnes qui ne veulent rien savoir sur ces sujets \u2014 il est intéressant de suivre cette histoire.Cet homme raconte notamment sa communication Yvan LAMONDE (Collaboration spéciale) E?\" Au chevet de Henry Miller % :Jjï m NM IL- ' m & \u201cVous pouvez lui parler pendant quelques minutes\u201d, me dit la secrétaire, \u201cmais pas trop longtemps parce qu\u2019il est fatigué.\u201d J\u2019étais embarrassée, car au dernier moment je m\u2019apercevais que je n\u2019avais rien de particulier à dire ou à demander au célèbre écrivain que j\u2019allais rencontrer.Il était dans son lit \u2014 c\u2019est là que, cloué par l'arthrite et la sclérose, il passe désormais ses journées; devenir un grand écrivain au prix d\u2019innombrables privations n\u2019est pas, contrairement à ce que s'imagine un public un peu trop enclin à accepter la \u201cpauvreté nécessaire\u201d de l\u2019artiste, sans conséquences graves.Dès qu\u2019il apprit que j\u2019étais parisienne, il commença à me parler de ses auteurs préférés, européens pour la plupart: Henri Bosco, Jean Giono, Anouilh.Puis Hamsun, Strindberg, Hesse, Mann, Dostoievsky.Tous les grands noms de la littérature se succèdent: \u201cMysteries.Avez-vous lu Myste-r i e s?\u201d me demande-t-il, l'oeil étincelant d\u2019enthousiasme.\u201cC\u2019est le meilleur livre de Hamsun! Et \u201cOn Overgrown Paths?.Comment, vous n\u2019aimez pas?I Ah! mais c'est parce que vous n\u2019avez pas compris! C\u2019est tout en sous-entendus, relisez-le!\u201d ordonne-t-il, péremptoire.Et \u201cla Mort à Venise\u201d de Thomas Mann?Un chef-d\u2019oeuvre! Que pensez-vous de Dostoievsky?L\u2019Idiot, I\u2019Eternel Mari.\u201d Et ainsi de suite sans discontinuer.Puis le voici soudain lancé dans la musique.Je découvre avec une satisfaction méchante que nous partageons une haine forcenée pour Mozart, ce chouchou des conservatoires.Mais Bach! Ravel, Stravinsky, Debussy! Et de Debussy, qui lui rappelle les impressionnistes, le voilà passé dans le domaine de la peinture où Van Gogh et Toulouse-Lautrec tiennent incontestablement la première place dans son estime.Enfin, après deux heures de conversation animée où se bousculent compositeurs, peintres et écrivains, Claudia, la secrétaire, annonce que c\u2019est l\u2019heure des exercices de Henry (Il est soumis à une discipline impitoyable qui seule lui permet de rester en bonne \\ v à Hsi Henry Miller 83 ans condition) et nous nous voyons forcés d\u2019abandonner nos idoles.Et ce n'est qu\u2019après avoir promis de lui envoyer des pièces de Anouilh dès mon arrivée à Montréal que je prends congé de Henry Miller.A l'âge de 83 ans, aveugle d'un oeil, sourd d\u2019une oreille et perclus d'arthrite, Henry Miller possède plus d'enthousiasme et de vitalité que bien des jeunes gens.Mais est-ce vraiment surprenant?Est-ce que Picasso a vieilli?Seuls les gens qui n\u2019ont pas de raison de vivre perdent leur jeunesse.Les Picasso et les Miller ne vieillissent pas! Arièle MARINIE (collaboration spéciale) X UN \"BEST SELLER\" EN VENTE PARTOUT *\t'\tL '\t¦\t.\tT* \u2022'\u2022t C'EST VRAI! CE SERA TOUTE UNE LIBRAIRIE I 5 ; TT ÇC f j 12 VOLUMES EN 1 SEUL msm mr 5 Voyez déjà au 2e étage les centaines de rayons de livres français neufs et d'occasion.S ca CARON QC V1SUEME v LIBRAIRIE 251 est.Ste-Catherine 845-5698 LA LIBRAIRIE A CONNAITRE «O - avatar du geste et de l'oeil i;;;!''?'!,;::: M r .ri m m m ' M 1975 ¦ ¦ ¦ Librairie D'FIntzao 555 Emc-pv ACHAT + VENTE 12h00à 17h00 Tel.(514) 849-3055 t ».i.'iy S-a.V » en douze * i (F.ontréûl.Quebec, Canada D:X ij3 I T, src II % .un \"best-SELLER\" gravures québécoises \u2022» X' fWL-fe'ffyesseusis i e i H * Z HENRI i I M brodeur .Savoie Simonin desaulniers duguay vvolfe daoust nair (eclair giguère $ dumouchel moreau i p, LAIMZA DELVASTO n -j 0/1 \"Le destin de l'Occident\" Lundi 4 novembre a 20 heures au sous-sol de la Cathédrale de Montréal (1110, rue Mansfield) ENTRÉE LIBRE le - \u2014*s m CALENDAR! LIS EDITIONS JACMONO jf .- r COMMANDES POSTALES\u2014 PRIXS2.95 ÉDITIONS JACMOND 1405, RUE PLESSIS.MONTRÉAL 527-8095 1975 bientôt aux éditions l\u2019étincelle RETENU POUR LE PRIX GONCOURT UN CANADIEN OFFICIELLEMENT m UNE CHAINE DANS LE PARC (F) ^\tANDRÉ LANGEVIN HI TT; Après avoir lu le roman de Lange-vin, on ne piut plus 'egarder les entants du même oeil, les enfants dont les élans absolus s\u2019écrasent contre nos coeurs fermés.André Langevin, dans ce roman qui est un chef-d\u2019oeuvre, dit non à la condition humaine, pour mieux dire ouiàl'homn.d.i : ill t; EN VENTE PARTOUT $6.50 ¦ RÉGINALD MARTEL La Presse - ROGER LEMELIN de l'Académie Concourt DIFFUSION Librairie Dussault Liée 8905, boul.Saint-Laurent, Montréal, H2N 1M6, Québec.Tél.: 384-8760 i 2 LA PRESSE, MONTREAL, ^SAMEDI 2 NOVEMBRE 1974 », t i t t t ____1 V : ment poétique il me semble, par quoi; ! on accède, de façon un peu magique,; au moi réel, dépouillé de l'affreux sur-; -moi d'origine culturelle.Et on accède- ; peut-être aussi à autre chose, à Vinef-* -fable.Comment savoir?Il reste que % i'inquiétude systématique de Fernand ; Ouellette (puisque le doute systématique lui répugne) est la preuve la- ; meilleure de l'exemplarité de l'écrié -vain ou plutôt: de l\u2019homme.Ecrire, c'est respirer Cet homme a eu de la chance; lia ; su la cultiver.La musique l\u2019a décoù-f vert, la peinture l'a découvert, la philosophie l'a découvert.Et le jeune homme timide, maladroit parmi lés 1 humains, a eu le bonheur de connaître l'amour, de nouer des amitiés.Que demander de plus à la vie.La survie, ' hélas! Et quand j\u2019assiste aux débats qu\u2019a menés Fernand Ouellette, habile dialecticien, avec lui-mème d'abord, avec les philosophes et les mystiques -ensuite, je comprends un peu l'importance, pour cet être de feu et de transparence, ange dans scs enfers, de saisir le sens de la mort (comme si elle en avait uni.et qu\u2019il se perde cri de longues considérations sur cet instant de la vie.Le reste, je veux dire: ce qui précède, ne semble être qu'un sursis.Et c'est dans ce contexte que je situe, abusivement peut-être, la plus belle phrase de toute cette singulière confession: \"L'écriture sera ma seule respiration, mon seul espoir d'ètrc.\"\u2019 Qu\u2019ajouter à cela?Cette autre citation: \u201cEn chaque travail d'écriture je cherche tant la plénitude, que j'ai souvent l'impression, à la fin, que je ne pourrai plus jamais écrire.Comme si à chaque acte d'écriture je glissais nans la mort.Je ne m'arrache à 1 empierrement, que si la foudre traverse le solide du silence pour me harponner l'âme.\u201d Voilà ce que veut dire Fernand Ouellette quand il parle de la poésie comme d'un acte total, tout en reconnaissant, dans un autre contexte, que la poésie n'a pas de pouvoir (sur le monde).Il me semble que je suis assez d'accord là-dessus.Je suis moins farouchement méfiant des idéologies, cependant, qui me paraissent moins dangereuses que la culture.C'est un désaccord entre un lecteur et un écrivain qu'il admire.Qu'il admirerait tout autant et lirait avec plus de plaisir encore si, en plus rie deux cents pages, il y avait deux lignes d'humour.Comment peut-on parler de soi, même avec une relative discrétion, et sans se ménager hypocritement, sans même se réserver une flèche ironique?reux homme! s'offre le luxe de méditer pendant des mois sur la prose des philosophes, tandis que ma table de travail croule sous les nouvelles publications.Il faut donc, à un moment donné, oublier les sources de la pensée de Fernand Ouellette, pour ne plus s\u2019intéresser qu\u2019au mouvement lent, capricieux, infiniment imprévisible de cette pensée.Au bout de cinquante pages, de cent peut-être, il faut accepter de jouer ce jeu.Alors, tout devient facile.Et passionnant.C\u2019est avec une excessive prudence \u2014 on s'en sera rendu compte \u2014 que je m'approche du coeur de mon propos.C'est parce que le \"Journal dénoué\"\u2019 est une oeuvre éminemment personnelle, dans laquelle un homme se livre à scs pairs (tous les hommes) avec un courage qui impose beaucoup de respect.La métaphysique est une quête qui m\u2019est tout à fait étrangère; tous les mouvements de l'esprit et du coeur, chez Fernand Ouellette, sont précisément dirigés vers l\u2019absolu, vers l\u2019Absolu.Comme lecteur, je comprends sans comprendre.Je comprends seulement à quel point l\u2019écrivain a été marqué, au départ, par les attentes qu'on lui imposait; il allait être le prêtre de la famille.Se rappelle t-on, aujourd\u2019hui, qu'en ce temps-là la prêtrise était, pour le prolétariat, le seul mode d'accession à un meilleur statut social, quelles que fussent les intentions honnêtes des fabricants de vocations?Médiateurs de Dieu Fernand Ouellette a été condamné par son milieu à être un ange.Sans tucr la chair, il fallait la faire taire, de façon pathologique au besoin, pour que l'homme accède à ces sphères supérieures où Dieu choisit ses médiateurs: \u201cJe me fabriquais des silices que je portais en pensant à la misère des hommes.\u2019\u2019 (Note aux correcteurs des P.U.M.: on écrit \u201ccilice\u201d.) A partir de celte expérience douloureuse, on comprend mieux Je sens assez hermétique et quasi mystique des premiers poèmes; on situe dans un contexte non strictement poétique, c\u2019est-à-dire plus global et plus singulier à la fois, les mots religieux qui apparaissent dans les oeuvres de Fernand Ouellette, du \u201cJournal dénoué\u201d lui-même:\tparousie, Corps mystique, anges et démons, épiphanie et assomption.Se croyant né pour l'extraordinaire.pour un idéal à peu près angélique, l'écrivain a du trouver, au sortir de l'adolescence, d'autres voies de salut.L'écriture, heureusement, en fui une.Mais le salut des anges passe peut- \t transformé pour toujours en deux heures.Je n\u2019ai pas, de toute évidence, la démarche patiente, inquiète et ambitieuse en même temps, d'un Fernand Ouellette.Je n\u2019ai pas non plus, je le sais bien, sa rigueur intellectuelle.Le temps des pronoms fl est important, je pense, de prévenir le lecteur: le \u201cJournal dénoué\u201d n\u2019est pas le journal intime de l'écrivain.Ce journal existe cependant et Fernand Ouellette s\u2019en est inspiré.Ixi \"Journal dénoué\u201d est donc \u201cautre chose\u201d, dans une bonne mesure, et cette autre chose possède sa construction originale, sa cohérence interne et scs défauts neufs.La chronologie est à peu près respectée mais j'ai l\u2019impression quelle n'est pas un soutien essentiel.Les années, depuis 1947, sont groupées sous des titres dont le sens n\u2019est pas toujours transparent: Moi, Soi, Toi, Nous et Lui.Matériellement, l\u2019ouvrage est précédé d\u2019un avant-propos, suivi d\u2019une chronologie, d\u2019une bibliographie et d'une table des matières.Aux Presses de l'Université de Montréal, on travaille proprement.J'ai dit que le \u201cJournal dénoué\u201d est difficile à lire.Il me faut dire pourquoi.Certainement pas parce qu'il est illisible.Fernand Ouellette respecte trop les mots et la langue, parmi tant d'autres choses, pour traiter l'ccriture à la légère.La difficulté vient donc d'ailleurs et il me semble qu\u2019elle vient de cet écart, parfois large mais parfois très mince, qui sépare l'oeuvre de l'écrivain, qui est connue, de l'écrivain lui-mème, qui ne l'est pas.Normalement, un livre se recrée, totalement unique, dans la conscience du lecteur.Pourquoi, me suis-je dit à quelques reprises, l\u2019écrivain vient-il s'interposer entre tel de scs livres, qui ne lui appartient plus, et le souvenir que j'en ai?et en quoi cela m\u2019ai-dcra-t-il à mieux comprendre qui ou quoi?l'auteur ou ses oeuvres?Mais je dois reconnaître qu\u2019il est peu question, dans le compte rendu de l\u2019aventure spirituelle et intellectuelle de Fernand Ouellette, de l\u2019exégèse \u2014 disons: de la défense et de l\u2019illustration \u2014 de ses oeuvres.Ce sont les livres des autres qui l\u2019ont fait, et ses échanges avec eux.Accepter de jouer Il existe une autre difficulté: les lectures de Fernand Ouellette sont différentes des miennes, et combien plus vastes! Ce que je sais de Novalis, à part ce que m\u2019en a appris une anthologie de la poésie romantique allemande, me vient tout directement de Fernand Ouellette! Et celui-ci, heu- ?a 9 4- ,' '¦ ¦ ' Journal dénoué #0 \u2022S\" m # IBS (extrait) Le corps de la femme désirée, pôle de toutes les énergies, de toutes les passions, n\u2019est-il pas le lieu de la limite par excellence?Ne nous est-il pas donné pour que nous nous brisions contre la limite?On ne peut \u201cposséder\" davantage un \u201cautre\u201d, on ne peut davantage se rendre compte qu'il n\u2019y a pas d'issue dans ce qui est concret et fini.Logiquement lorsqulon s'est épuisé dans ce combat incessant, on devrait basculer dans l'infini, dans l\u2019Etre.Le corps si adorable de la femme ne nous serait-il pas donné pour tomber en lumière?N'offre-t-il pas la plus forte illusion d'une aventure, d'une errance dans un espace sans fin.La femme est cet espace illimité.Aucun espace, même le cosmos dans son infini, ne m'attire davantage.Alors l\u2019esprit n'a peut-être d\u2019autre recours que de se donner à l'Etre avec la même passion.La femme serait le cosmos, la terre concentrée, et cela sans référence aux grandes images mythiques.La femme géante de Beaudeiaire estelle autre chose?Elle est donc l'illusion de l\u2019illimité le plus concrètement saisissable dans ses limites.Comment pourrais-je me rendre compte, autrement, des limites du cosmos apparemment illimité?C'est pourquoi je retourne toujours à la femme comme si j'étais attiré par la lumière, par la flamme, malgré le risque des brûlures mortelles.Je suis une sorte de Zcus renversé.C'est Sémélé qui me consume.Suis-je encore dans l'aire du sacré?La femme est un leurre que nous tend le créé.La femme ou l'illusion de la moindre distance pour toucher Dieu.(Copyright, PUM 1974) m ' m §F-.» I 1 .: m ESI K m Hi m § F .LI * \u2022«V KMMNNNNMRKK Es \\ Photo Paul-Henrl Talbot, LA PRESSE .\u2022 m -¦ Fernand Ouellette : raison et passion.Aller inquiet vers l'Absolu PAR REGINALD MARTEL JOURNAL DENOUE, par Fernand Ouellette, Î45 pages.Les Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1974.je suis tout à fait étonné par Fernand Ouellette.Je n'ignorais pas ce que sont les principales orientations intellectuelles de sa vie, puisque c\u2019est du domaine public.Mais nous n\u2019avons jamais parlé, je crois, d\u2019autre chose que de temps et de température.Tant pis pour moi ! Dans son \u201cJournal dénoué\", Fernand Ouellette me parle de sa vie intérieure, de sa rencontre des idées et des hommes, de son angoisse lancinante d\u2019homme dans la quarantaine.Nous ne sommes pas de la même génération parce que les générations, quand un pays (meme virtuel) s\u2019amuse à sauter des siècles, sont nombreuses, se bousculent si seulement elles s\u2019aperçoivent.Et mon premier étonnement vient surtout de ce qui m'a semblé, au départ, être une sorte de lenteur patiente dans l\u2019exploration de soi et de l\u2019univers.Mes confidences sont sans intérêt, je le sais, mais puisqu\u2019il me faut trouver quelque part un point de comparaison, je dirai qu\u2019un livre comme \u201cMoïse et le monothéisme\u201d, de Sigmund Freud, m\u2019a ETONNER est probablement le dernier souci de Fernand Ouellette.Je le regardais cette semaine à la télé, tendu et timide, interrogé par un Wilfrid Lemoine qui allait sans doute trop vite à son secours.J\u2019ai retenu ces quelques mots, que je cite à peu près: \u201cCe fut un livre difficile à écrire; il sera sans doute difficile à lire.\u201d Le poète-biographe-essayiste-mémorialiste avait certainement raison.11 est difficile de parler de soi avec une franchise minimale; il est difficile de lire le \"Journal dénoué\u201d.Et si ce journal d\u2019une très étrange qualité n\u2019avait pas reçu le prix de la revue Etudes françaises, peut-être n\u2019aurait-il pas reçu l\u2019attention qu'il reçoit actuellement.Ce qui étonne encore, dans le Québec des lettres, e sont les pitreries de celui-ci ou de celui-là, faites avec ou sans prétexte.Quant à moi, être par l\u2019enfer.1! fallait redécouvrir la chair; il fallait se découvrir une \u201cconscience sociale\u201d; il fallait se trouver un lieu d\u2019appartenance.Sous ce dernier rapport, Fernand Ouellette a vécu la tragédie de tous les intellectuels du Québec.Son salut fragile, il me semble que c\u2019est encore dans l\u2019activité intellectuelle, plus que dans le fait d\u2019assumer enfin son corps, qu\u2019il l\u2019a trouvé.Cet intellectuel exigeant, pourtant.est homme de raison et aussi de passion.Sans cesse revient cette notion de \u201cfulgurance\u201d, notion stricte- LA MAISON DES ROMANS QUÉBÉCOIS Une bombe! a [ACTUELLE NOUVEAUTÉS À .\u201cUn pouvoir municipal obsédé par l\u2019idée de survivre, d\u2019abattre par n\u2019importe quel moyen les adversaires politiques, de protéger ou de dépanner les amis, même au détriment de la sécurité et des droits les plus fondamentaux des électeurs.\u201d J V m n nr ; JE i g i de La % à décerne poulin jacqueS a .\u201cCet ouvrage permet de découvrir un monde crapuleux, impitoyable, où des maires, des conseillers, des procureurs et des gérants-comptables de municipalités, des aspirants politiciens (voire, dans certains cas, des curés), forment une authentique mafia, active, vorace, profiteuse qui, pour sauver sa peau et celle de ses amis, n\u2019hésite jamais à écraser les corps policiers.\u201d * ¦ kk ¦ m -4 Conrad Bernier, \u2022t&s-s- D8Ü* v\\QVl- v.\\m° i La Presse ' * S3 à S8.50 Avant chaque concert, à 19h, 100 billets de dernière heure, à $2, si disponibles.\u2022' ?.h V SALLE WILFRID-PELLETIER 84 ouest, rue ste-Catherine 861 0563 PLACE DES ARTS, Montréal 129 (Québec) Tel: 842-2112 MICULTEATRU ROMANESC F ** '^'Preservation Ball '\\,n JAZZ \\ \u201c BANE- II» LUNDI 26 NOV en vedette \u2022 PREMIER CONCERTS : PRESENTE s B0 ¦ * » 2-7-8 9 NOVEMBRE ».uEE I, fl 30 TTTT / Ricardo 1g i II I * T J\u2019r : f MONTALBAN ' t[\\ ¦\t9 M : 9 ¦ * ; : e S 111 ,ÿi :e I yS^ÿjEdwaid !'< ^MULHARE » 50.artistes sur scène e ijf: u 1 if: # c K \u2019*\u2022 «* \u2014' e mm i II; a s © © ^ Billets S3 50 q $4.50,5.50.6 50 # : K Kurt Ë111S5I YVES HÉBERT SAUVÂGEAU LES MIRIFIQUES Mktméd«w18ds#w.o Maintenant en vente à Place des Arts.Montréal Trust P.V.M.e gKAgWAR e musique \u2022 N c « B ANDRÉ GAGNON # » t * Adaptation et mise en scène *; Myrna ANDRÉ MONTMORENCY il LOV S kM ULt ' 'i À Ziiuii \u201e IDOMA ANAI 25, 26, 27 nov.(9.001 (8:30) (8:30) eft, THÉÂTRE MAISONNEUVE BILLETS EN VENTE SAUVE FRERES ET MONTREAL TRUST P.V M.danghItesc Jbéséuvationssjai eft) SALLE WILFRID-PELLETIER .ATELIER N.C.T.GESU 1200 BLEURY 866-1964 ?PLACE DÉS ARTS, Montréal 129 (Québec) Tel 842-.:112 r, V' 3# IE! & \u2022.?LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 NOVEMBRE 1974 E 5 i It > \\ A ( i : 1 ¦ ¦ fv m des sulos les plus difficiles qu\u2019ait conçu Brian Macdonald.Et ils insistent tous deux sur la fantastique dépense d'énergie requise pour les dernières minutes de l'oeuvre.\"On est fatiguée, de dire la danseuse, mais il faut quand même encore savoir ce qu'on'fait et ce qui arrive.\" La f a mill e Hutchisons comprend, en plus du père et de la mère, le fils aîné, une fille et le plus jeune des fils (rôles dansés par (luillcrmo Gonzalez.Judith g® Karstcns et Andris ToppeL Ce\u2019 groupe familial, Brian Macdonald l\u2019utilise pour un en plus, naturellement, de la forme et du rythme, ec pour quoi nous sommes, nous danseurs, plus particulièrement entraînés.Et même si la partition porte parfois douze temps, pour nous, il peut se faire que nous ayons 5 plus 7 temps, tu vois.Ce qui fait que nous avons notre propre façon de compter.\u201d Oui, depuis les Ballets Busses, le destin du \"Sacre\u201d a bien évolué .sur la musique de Hindemith.) Le printemps de Jackson Macdonald a utilise le \"Sacre\u201d pour le marier au schéma d'une nouvelle de l'écrivain américain Shirley Jackson, \"The Lottery\".11 a conservé le même titre pour son ballet.J'avais assiste à la première de cette oeuvre à New York, au T h é â t r e darkness, le Hi avril dernier.C'est Robert Mitchell qui était l\u2019auteur du décor, mais les GBC ont demandé au sculpteur québécois Charles Daudelin d'en con- u ii I ::Y A 3 Y' ' \"1# f ts eîerie\" outre Y';> S a m PAR JEAN-PAUL BROUSSEAU ' avait cependant une difficulté majeure à presenter le \"Sacre\"\u2019 \u2014 et elle vient, naturellement, de la musique .A New York, un nomme Robert Rudolph avait effectué, à la demande du Ballet Darkness, une réduction pour une cinquantaine d\u2019instruments de la terrible partition de Stravinsky.Mais à leur grand regret, les (1BC ont appris que cette réduction orchestrale ne peut être utilisée en dehors des Etats-Unis, On prendra donc l'enregistrement du \"Sacre\u201d grave par Pierre Boulez avec l'Orchestre national de la radio-télévision française.Je n'ai pas lu la nouvelle de Shirley Jackson, mais elle se situe dans un village de la Nouvelle-Angleterre.où la paysannerie d'un petit village est réunie sur la place publique pour une célébration printanière La \"loterie\u201d dont il est question i du moins m'en = .; Sag m m a : à-:' L g SUSAN TOUMINE ET VINCENT WARREN : la loterie de la mort.fê- les pas'.' \u2014 Oh! non ! C'est quand je réalise l'horreur de ce qui m'arrive, et que je suis en train de mourir .C'est si tribution.le rôle de l'Epouse dans \"Cantique des Cantiques\u201d, elle avait dansé les rôles de la Mère dans \u201cGiselle\" 'elle a aussi dansé dans le même ballet à quelques reprises le rôle de Myrtha.la Reine des Willis l et encore de la Mère dans \"Tommy\" en plus des rôles principaux dans \"Au-delà du temps \" et \"Allegro Brillante\".la semaine prochaine, dans quelques-unes des représentations de \"la Loterie\" Mais c'est à la toute menue Susan Tou mi ne des Grands Ballets que reviendra la responsabilité de la création québécoise du rôle de la Mère: elle aura comme partenaire, dans le rôle du Père, le talentueux Vincent Warren, le premier danseur des GBC.Cela ne semblait rassurer qu'eu partie la blonde Süsan Toumine.lorsque je l'ai rencontrée cette semaine avec Vincent Warren pour le temps d'un café au restaurant.Car il y a.de son propre aveu, un sérieux bond en avant, depuis qu'elle dansait, l'année dernière.dans la seconde dis- dit-onI n'est dans l'esprit de tous qu'un prix quelconque:\tun choisit d\u2019abord l'une dus familles du village, puis, à l'intérieur de cette famille, le \"gagnant\" Or il a r r i v c que le \"prix\" en question est terrible: le sort tombe sur la famille Hutchisons, puis un nouveau tirage, et c'est la mère qui \"gagne\".Or elle sera lapidée par tous les villageois sur la place publique.Une création exigeante Helen Hcineman.du Ballet Harkness, qui avait créé le rule de la Mère à New York, est venue prêter main-forte aux GBC pour leur propre pioduetion et il est possible qu elle danse.I Auparavant.& étrange et si terrifiant.Je n'ai pas vraiment compris avant celle répétition pendant laquelle un m'a effectivement lancé , une pierre.C'est là que j'ai réalisé que j'avais peur.Comprenez-vous?vos amis vous lancent soudain des pierres! Et une fois par terre, il y a un cercle de danseurs autour de vous, et tout ce que vous voyez, ce sont des mains.Et avec les coups de pied, c'est comme si tout cela arrivait dans la réalité .\" f 6 I I I b! De la musiqu c du \"Sacre\", Vincent Warren s\u2019écrie: \"C'est une musique merveilleuse, et clic l'est de plus en plus à mesure qu'on apprend à la connaître jour après jour en repetition.Plus un l'entend, plus on découvre de menus détails d'orchestration B.L'expression de la fatalité De l'avis de Susan autant que de Vincent, c'csl l'un ,1 1 ec$*0eoee##*ee#eea###»e#oo .0 0 LE GROUPE LA LAURENTIENNE PRESENTE e a DES LUNDI! 6 e LES GRAflDS EXPLORATEURS - 31 \u2022 lia: E % $ r, m o DE m A) ' r V i o 0 H* 111 Intel Reine Elizabeth i A \u2022r et © \u2022 e B i !\u2022! e JO JO STARBUGK KEN SHELLEY « O O et aussi ANNA GALMARINI BILLY CHAPEL \u2014 HANS & PEPEE FREDDIE TREMKLER LES CHIMPANZÉS de LUCIEN MUER et les \"IDE CAPETS\u2019 \u201e THÉÂTRE MAISONNEUVE e o .e le i © ,! ¦7 > 0 0 m w.SALLE LE PLATEAU 3710.Calixa-Lavallee Parc Lafontaine \u2014 metro Sherbrooke et autobus 24 est O 0 M V V s Tftl/OïjKJ'*\u2019 v * r MëUja v v ilwT * 9 r-i 0i L » : SPLENDEUR! ENCHANTEMENT! O À \\ » V 6i e 9 7-Q-9-10-NOV.a 20.30 hres matinée 10 NOV.à 14.00 hres BILLETS S3.00 et 12.00 (etudiants) BILLETS EH VENTE: EXPLO-MUNDO, 45f St-Sulpice metro PLACE D'ARMES LA CORDEE, 2155 est.Ste-Cathenne.métro PAPINEAU SALLE LE PLATEAU de 13 00 hres a 18 00 hres f tnm [84 ouëst.stë.-Catherine?° V 0 V V V V 0 4^1 19 AU 25NOV.MATINÉES SAMEDI ET DIMANCHE a 1H30 et 5h30 V ItiuUS »\t« SM
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