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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Pages corrigées
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1977-06-23, Collections de BAnQ.

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[" 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTREAL, JEUDI 23 JUIN 1977, 93e ANNÉE, No US 72 PAGES, 6 CAHIERS A! \"Ml >.V- V.N.K U .>\t.AfU.Vs.Nl NI II \\'U Ai » \u2018/.AVI ( 4 -.1 % » \u2022 pre METEO Ensoleillé Minimum: 8 Maximum.- 26 Demain: ensoleillé Détails à la page A 2 WGMHi awaæmaesa Nouvelles ententes Canada-Québec: $440 millions de plus pour le Québec ¦ Une millionnaire >** H de IS* , H > i: % n Loto-Canada s\u2019effondre en recevant son chèque i ; ¦\t/y ¦\t-?XV, H b i h - : H il I mâ - .¦ Il : ; mm \"MÜ i! i O tyr f.» De son côté, le ministre fédéral de l\u2019Expansion économique régionale, M.Marcel Lessard, a soutenu qu\u2019il ne fallait voir aucun lien politique dans la signature d\u2019ententes aussi importantes, mais plutôt la volonté du gouvernement fédéral de venir en aide le plus possible à l\u2019économie québécoise.Aux termes des ententes si-nées hier, les modifications à entente auxiliaire sur les axes routiers prioritaires prévoient qu\u2019une somme supplémentaire de $264.6 millions sera consacrée à la construction et à la réfection de routes au Québec.Dans le secteur forestier, une somme de $114 millions est ajoutée pour la construction et l\u2019amélioration de chemins d\u2019accès aux ressources forestières, ainsi que pour un vaste programme de travaux de reboisement et de sylviculture.Finalement, dans le secteur agricole, un montant supplémentaire de $61.7 millions sera affecté au réaménagement foncier et à l'assainissement des sols dans plusieurs régions du Québec, par Pierre-Paul GAGNÉ de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Mettant un terme à des négociations qui traînaient en longueur depuis plusieurs mois, les ministres Jacques Léopard et Marcel Lessard ont finalement signé, à Québec, hier, trois amendements aux ententes auxiliaires Canada Québec, amendements par lesquels une somme additionnelle d\u2019environ $110 millions sera injectée dans l\u2019économie québécoise d\u2019ici 1982.Suite à l\u2019entente-cadre de 1971, neuf ententes auxiliaires avaient été conclues, jusqu\u2019ici, entre Québec et Ottawa pour un montant total de quelque $384 millions.Hier, le total de ces ententes a dépassé d\u2019un seul coup le cap des $800 millions à la grande joie du ministre responsable de l\u2019Office de planification et de développement du Québec, M.Jacques Léonard, qui n\u2019a pu s\u2019empêcher de noter, suite à des questions posées par des journalistes, que la présence d\u2019un gouvernement péquis-te n\u2019avait certainement pas nui à la signature d\u2019ententes aussi avantageuses pour le Québec.f -1 par Georges LAMON fi \u201cJe n\u2019étais pas encore réveil nue de mes émotions.Il faut 11 dire que je ne le croyais pas h jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, mainte, j nant, je commence à le croire.\u201d Mme Robert Harbour, de j Rouyn-Noranda, âgée de 23 ans, ; dont le mari est devenu l\u2019un des f six millionnaires québécois des i 12 gagnants de la Loto-Canada, ! se remet tranquillement de tou-| te l\u2019émotion de cette journée j mémorable à Montréal.I En effet, au moment de la | présentation des heureux ga! gnants, Mme Harbour s\u2019est soudainement affaissée, vaincue par l\u2019émotion et l\u2019atmosphère qui régnait au Holiday Inn de Place Dupuis en cette journée de festivités.Immédiatement, on s\u2019empressait autour d\u2019elle, d\u2019ailleurs plus qu\u2019il n\u2019en fallait, pour lui porter secours.\u201cY a-t-il une infirmière ici?\u201d lança le représentant de Loto-Canada.Aussitôt, des rires fusaient de la salle: ils venaient du reste du groupe de huit infirmières de Shcr-j brooke qui venaient, elles aussi, j de gagner un million de dollars! i Après ce petit incident de parcours, tout rentra dans l\u2019ordre et chacun s\u2019en fut ici et là discuter de ses projets futurs, riches sinon de millions, du i moins de centaines ou de quelques dizaines de milliers de dol-: lars.M.Robert Harbour n\u2019a que 25 ans et il est animateur sportif \u2014Voir LOTO-CANADA, page A 6 M r / ' Z i mm i i [» .: H H H : ; : B H i I M g,L y (« I ; : M i ; - i « %t£ï i ' î R : i ' .< ## :\u2022: M / i , j V: Ü sillti -Yc-' i Lé : ¦ : \u2018\u2022i « ; ft.g -?B u y-'É \u2014Voir ENTENTES, pogo A 6 _____ .\u2022>\u201c r* : I % .m % QSP Ltée et Québec Steel Products déclarent faillite I v~ !: photo Jeon Goupil, LA PRESSE i : j Vaincue par l\u2019émotion et la chaleur étouffante se dégageant de l\u2019atmosphère de cette journée qui marquait un tournant décisif dans sa vie, Mme Robert Harbour, de Rouyn-Noronda, dont le mari est l'un des millionnaires de Loto-Canada, n'a ; pu résister plus longtemps.Pendant la présentation du prix d'un million, elle s est soudainement affaissée.Son mari, délaissant quelque peu le chèque d\u2019un million qui peut attendre., s\u2019est immédiatement porté au secours de sa femme.Et qui dira encore que l'argent c'est plus fort que tout!.i : I î « 8 \u2014page A 11 .[r billet I La Vieille Capitale paralysée par 2000 camions La belle tolérance de la police et.du maire # Mitchell eon prisera '4 Arrivé en Cadillac aux portes d'une prison de l\u2019Alabama afin d'y purger sa peine pour complicité dans l\u2019affaire du Wafer-gate, John Mitchell a été accueilli par ce cri de plusieurs prisonniers: \u201cIls t'ont enfin eu.Big John!\" Mitchell est le premier ministre de la Justice des USA à être envoyé en prison et le 25e condamné à être emprisonné pour son rôle dans ce scandale.lequel ses troupes de choc jouaient du bâton?Depuis deux jours, la Vieille Capitale est littéralement paralysée par plus de 2,000 camions, presque tous des poids lourds, qui bloquent les trois artères principales de la ville, rendent inopérants non seulement le transport en commun mais aussi l'approvisionnement et \u2014 c\u2019est plus grave \u2014 les services requis en cas d\u2019incendie et le transport des malades.de Québec n\u2019est que douceur et compréhension.C\u2019est d\u2019un oeil serein que les policiers en faction au coin des rues observent la prise de la ville par la force brute, de la môme façon qu\u2019ils ont laissé entrer dans Québec, à la queue-leu-leu, les camionneurs protestataires au volant de leurs mastodontes alors que ce coup de force avait été annoncé au moins 24 heures avant.Cette tolérance inattendue, de la part de la police, paraît sans borne.Mardi matin, sur l\u2019autoroute 20, les vannes lancées en trombe vers Québec bloquaient volontairement les voies et les automobilistes qui tentaient de les dépasser se faisaient \u201ctasser\u201d sur l\u2019accotement.Le soir venu, la manif se transforme en un party joyeusement viril, la bière et la force du nombre aidant.Et le maire, lui?Mais, question plus intéressante, qu\u2019est donc devenu le maire Gilles Lamontagne, élu en 1965, celui-là même qui présidait aux activités de la police municipale quand elle fonçait sur des personnes qui manifestaient paisiblement.et à pied, quand elle fonçait sur des grévistes \u2014 piétons eux aussi?Qu\u2019est devenu le maire, dont l\u2019un des rôles est de donner des directives aux policiers municipaux?Le maire Lamontagne est à Ottawa, nouveau député libéral de Langelier, de la dernière couvée des élections fédérales partielles.Or, voici que nous découvrons avec stupeur que le maire-député est un partisan de toutes les libertés, y compris celle de bloquer une ville entière au nom d\u2019un objectif dont tout le monde estime qu\u2019il est sans commune mesure avec les risques qu\u2019on fait ainsi courir à la population.Il doit bien rire dans sa barbe, le député-maire, en voyant que plusieurs, parmi les simples citoyens de sa ville, s\u2019imaginent que c\u2019est le gouvernement péquiste qui est coupable d\u2019inaction.(En réalité, c\u2019est à la municipalité d\u2019intervenir en premier lieu, exception fal- Mais où donc sont passés les vigoureux policiers de la ville de Québec, ceux-là même qui matraquaient allègrement les indépendantistes qui manifestaient contre la visite de la Reine en 1964, ceux-là même qui matraquèrent avec encore plus d\u2019ardeur \u2014 l\u2019expérience aidant \u2014 les femmes et les hommes qui, en 1969, manifestaient pacifiquement contre le bill 63?.Bref, qu\u2019est donc devenue la police de Québec, pourtant célèbre pour l\u2019enthousiasme avec .i rt\\ rs\\ ^gF w ' >!ü m r: \u2014page E1 1 Devant cela, la police de la ville i l l\u2019extrême Arts et spectacles : F 1 à F 10 \u2014 Horaires: F 10 Bandes dessinées: C 6 Décès, naissances, etc.: E 7 Économie: A 10 à A 14 Êtes-vous observateur?: D 5 Horoscope: C 6 .Informations étrangères: E 1, E 2 Le bridge: C 7 Les échecs: C 7 Les maux de notre langue: C 2 Loisirs: C7 Médecine d'aujourd'hui: C 2 Mon oeil sur Montréal: F 10 Mot mystère: C 6 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: D 2 à D 15 E 4 à E 6 ° Québec formule une proposition finale oui: camionneurs \u2014page A 3 @ mv :o] S3 RO i te du ten\u2019itoire de la colline parlementaire.) Et il rirait encore plus, le nou-tédéral, si le Albert Bennett, tailleur de pierre de Terrebonne \u2014page C1 La Ligue communistes expansion fulgurante veau député libéral nouveau gouvernement du Québec se voyait forcé de faire intervenir l\u2019armée de Dieu-le-Père-qui-est-ù-Ottawa pour rétablir l\u2019ordre.Plaisance: E 4 Radio et télévision: F 3, F 10 SIMONE SIGNORET: D 3 Sports: B 1 à B 8 Tout cela serait calculé que ça ne se passerait pas autrement! Lysitine GAGNON \u2014page A 7 y\u2019- '/A : :\tA/Y) , I.y / V :\u2022\u2022\u2022 o O Soyons fiers Arborons le fleurdelisé! m /> \u2022 O O ' i -Siîi F@Ée moiüonalle du Québec S A S g I e «i .-.V [S gracieuseté des concessionnaires de*®* loto C|ütHX\u2018t à- & \\3» A $ f r !! MONTREAL.JEUDI 23 JUIN 1977 page A3 Les camionneurs livrent une guerre d\u2019usure à Lessard Québec fait une offre finale aux camionneurs était prévu mais non inscrit comme tel dans le réglement); * créer un service de surveillance de l'application des taux minimum pour le transport en vrac.Il s\u2019agit lit de propositions qui, comme le dit le ministre, \u201cne modifient en rien les principes du nouveau règlement sur le transport en vrac.lin fait, sauf pour l'extension du gel des permis à la grandeur de la province et l\u2019assurance de payer un taux de $23.25.les propositions du ministre constituent beaucoup moins des concessions que des garanties additionnelles.Elles correspondent néan- moins 5 des revendications de l'ANC A! Reste à savoir si les dirigeants de cette association, qui rencontraient ce matin le ministre, se satisferont de ces propositions.Si oui, il y a tout lieu de croire que les camionneurs emboîteront le pas et libéreront la Vieille Capitale.Sinon, tout indique que la ville de Québec continuera d\u2019ètrc sous un véritable état de siège pour la fête de la Saint-Jean.En effet, c\u2019est une véritable guerre d'usure que se livrent le gouvernement et les 2,000 camionneurs dont les lourds véhicules continuaient, ce matin, de paralyser les abords de la cité parlementaire.Provoquant d\u2019ailleurs l\u2019exaspération grandissante des citoyens de Québec.Et hier, les parties en cause étaient loin d'ètre en voie de réconciliation.D'une part, le gouvernement refusait de souscrire à l'idée d\u2019une commission parlementaire ou d\u2019une commission d\u2019enquête comme le suggéraient et l\u2019opposition et l\u2019ANCAI.ü travers l'ensemble de la province; \u2022\tpayer un taux horaire de $23.25 pour les travaux exécutes à la demande de son ministère, soit $3.75 de plus que le taux minimum prévu par la Commission des Transports; \u2022\tgarantir aux camionneurs que les biens accumulés par leurs associations de comté seront transférés à la compagnie ou la coopérative qui regroupera la majorité des travailleurs de leur région respective; \u2022\tinscrire dans le nouveau règlement que la priorité sera accordée au premier camion dans la distribution du travail (cela par Daniel L'HEUREUX de notre bureau de Quebec QUEBEC \u2014 Une lueur d\u2019espoir laissant entrevoir la possibilité que les 2,(KM) camions envahissant et paralysant les abords de la cité parlementaire, A Québec, quittent la Vieille Capitale avant la fin de la journée est née ce matin alors que le ministre Lucien Lessard a formulé ses \u201cdernières propositions\" aux dirigeants de l'Association nationale des Camionneurs Artisans Inc.Selon cette offre ultime, le ministre s\u2019engage à: * établir un gel temporaire des permis de transport en vrac Quant A l'ANCAI.loin de vouloir céder les privilèges que le nouveau règlement du transport en vrac lui enlèverait, elle est prête A en demander davantage; forte de l\u2019appui jusqu\u2019à maintenant indéfectible que lui donnent ses quelque 2,000 membres réunis à Quebec.l\u2019Association mise manifestement sur la fête de la Saint-Jean pour accentuer sa force de pression.\u201cIls se disent: on va les avoir avec le temps.Mais c'est nous qui allons les avoir parce que la Saint-Jean, ça\" se fête à Québec.Puis ils ont acheté $2 millions et demi de pétards.on aurait jamais pu se payer ça\", disait hier soir aux camionneurs réunis en assemblée au Grand Théâtre de Québec un conseiller spécial de l\u2019ANCAI, M.Alphonse Dufour.Il est évident que les mastodontes qui paralysent complètement les abords de la cité parlementaire rendront très difficile aux citoyens de Québec l\u2019accès aux Plaines d\u2019Abraham, où doi- vent se dérouler les festivités dg la fête nationale du Québec, ce soir.A dette perturbation générale s\u2019ajoutent les risques que la violence n\u2019éclate si l'on considère que les camionneurs, de plus erf plus impatients de ne pas obtenir gain de cause, croiseront des fêtards que la congestion des rues aura peut-être exaspérés.Les dirigeants de t\u2019ANCAI sont: sans doute conscients de ce dan ' ger puisque, depuis hier, ils ont à plusieurs reprises invité leurs troupes à continuer de manifester dans l'ordre.Suite à des recommandations du chef de police de Québec et du sous-ministre de la Justice, les dirigeants de l\u2019ANCAI ont même demandé à leurs membres de dégager les intersections.pour ne pas porter le blâme d\u2019une catastrophe si jamais un incendie éclatait dans le Vieux Québec ou si une personne devait être transporté d\u2019urgence à l'hôpital.L|wrj!ip .t Iw J .- f r i sa .- -43 v; YV t Tv \u2019IT i, V,.a \u2022'.- Sf f /6f 7 V^- *\u2014- > i%.-> \" ¦i, \" i' tt R'i >\u2022 »Hy ' f; jKy I pendant que 1 0 associations appuient le ministre Lessard « f\u2019t - JÊÊm \u2022 O O ,L ysfej \u2022¦ i VI L- # *i & t « X t % - : 50^ k *i David Santerre, président de l\u2019Association des camionneurs artisans du comté de Vaudreuil-Soulanges, association qui s\u2019est retiréedepuisunandel\u2019ANCAI, devant l\u2019impossibilité de cette dernière à défendre scs intérêts.Les dissidents sont d\u2019autant plus étonnés de l\u2019épreuve de force déclenchée par l\u2019ANCAI que cette dernière avait approuvé, disent-ils, les dispositions du règlement 112 lors de discussions avec le ministre.Deux objections La simplification du problème actuel débouche sur deux constatations, pensent-ils.Dans un premier temps, l\u2019ANCAI proteste contre la création des postes d\u2019affectation parce qu\u2019elle craint de perdre un monopole qui dure depuis cinq ans et s\u2019est avéré une cause de frictions entre les deux groupes.\u2022 Dans la région 6, dit M.Rien-deau, nous avons déjà un poste d\u2019affectation pour nos membres, qui fonctionne depuis plusieurs mois, sous la direction d\u2019un ancien président de région de l\u2019ANCAI, M.André Saint-Pierre.Ça fonctionne tellement bien qu\u2019on vient nous consulter.» La deuxième objection concerne l\u2019abolition de la clause 75-25, qui fait la distinction entre un artisan et un entrepreneur.Cette clause, disent les dissidents, est discriminatoire et invite au patronage et au chantage.D\u2019ailleurs, les«entrepreneurs» s\u2019étonnent de cet acharnement à leur endroit, puisque les dernières statistiques, disent-ils, dé- montrent que la moyenne des camions possédés par les entrepreneurs-camionneurs en vrac s\u2019établit à 2.1 camions par entreprise.«On ne peut certes parler de «gros» dans notre cas», soulignent-ils.Ils s\u2019étonnent aussi de l\u2019inquiétude des membres de l\u2019ANCAI face à la nécessité de payer une cotisation à un poste d\u2019affectation.A plus forte raison peut-être, quand on sait que chaque membre de l\u2019ANCAI devait payer une cotisation à l\u2019association provinciale, à son association régionale, à son association de comté, en plus de payer $100 par année à l\u2019étude légale Béliveau, Piuze et Associés, de Québec, dont le contrat se termine en septembre.Les dissidents estiment qu\u2019ils .seraient prêts à payer plus cher t pour obtenir une meilleure orga- ! nisation et plus d\u2019heures de tra- ' vall.\t\" Quant à la manifestation, les ; camionneurs dissidents sont \u2022 d\u2019avis qu\u2019elle prendrait rapide-,\u2019 ment fin si les protestataires \\ cessaient de se fier aux dires de* leurs dirigeants et se donnaient! la peine de lire le règlement 112.J En outre, ils doutent fort de la ; «spontanéité» de la manifestation, car ils sont convaincus du fait que certains manifestants i ont reçu des menaces de perte, d\u2019emploi s\u2019ils ne se rendaient\\ pas à Québec.En conclusion, les dissidents ! invitent le ministre à tenir son ! bout parce que, disent-ils, c\u2019est; là le règlement le plus juste; jamais adopté à leur endroit.) par Guy PINARD Une dizaine d\u2019associations formées d\u2019entrepreneurs et d'artisans en vrac ont décidé d\u2019appuyer le règlement 112 que le ministère des Transports propose pour résoudre les problèmes du camionnage en vrac au Québec, et mettent en doute le sérieux des revendications de l\u2019Association nationale des camionneurs artisans.Ce faisant, les dissidents appuient le ministre Lucien Lessard quand \u2014 refusant de se laisser impressionner par la démonstration de force de TANÇAI à Québec \u2014 il se demande où se trouvent les milliers d\u2019autres camionneurs (il y aurait 15,000 permis actuellement au Québec pour le transport en vrac).Les appuis au ministre viennent des régions de Montréal, Laval, Vaudrcuil-Soul anges, Sherbrooke, Abitibi, Trois-Rivières, Hull et même Québec, dont les représentants donnaient d\u2019ailleurs une conférence de presse hier dans la Vieille capi taie.LA PRESSE a d\u2019ailleurs pu rencontrer hier quatre de leurs représentants: M.Jean-Guy Riendeau, président de l\u2019Association québécoise des entrepreneurs-camionneurs en vrac, régions (une vingta inedecircons-criptions qui ceinturent la région de Montréal-Laval); MM.Yves Germain et Denis Véron-neau, respectivement président et représentant de l\u2019association pour la région 10 (les îles de Montréal et de Laval); et, M.c# < ' ; v i Wm \u2022A m.I | , Xf.telephoto PC Les troupes, hier, ont continué à manifester dans Tordre.Au CLSC Saint-Henri-Petite Bourgogne -.1 Une réorganisation axée sur les besoins de la population s\u2019impose nouvelle orientation qu\u2019il veut donner au CLSC arrive à bon port, il recommande l\u2019embauche d\u2019une personne à demi-temps \u201cqui connaît bien le fonctionnement d\u2019un CA ainsi que la nature, l\u2019organisation, la gestion d\u2019un CLSC établi dans un centre urbain à forte densité démographique\u201d et qui aura entre autres pour tâches, pendant une période de 9 mois, \u201cd\u2019assister aux assemblées du CA, aux séances du Comité de sélection pour le choix d\u2019un nouveau directeur général ainsi qu\u2019aux principales réunions de la régie interne\u201d, le tout en tant qu\u2019expert-conseil.par Laval LE BORGNE Tout en y mettant les nuances et les critiques appropriées, le commissaire-enquêteur, nommé par le ministre des Affaires sociales dans le dossier très controversé du CLSC Saint-Henri-Petite Bourgogne, recommande rien de moins qu\u2019une réorientation complète axée sur les problèmes et les besoins de la population, plutôt que sur des préoccupations plus strictement administratives, bureaucratiques, traditionnelles.En pratique, et sur un ton clair qui ne ménage ni la chèvre ni le chou, le rapport de M.Gaston P.Harnois donne raison aux différents comités de citoyens, aux employés syndiqués, aux cadres patronaux, aux médecins qui se sont montrés solidaires dans leur opposition au conseil d\u2019administration et au directeur général du CLSC.Ainsi, il reconnaît que les membres du conseil d\u2019administration nommés par le gouvernement ne sont pas très \u201creprésentatifs\u201d des groupes socio-économiques qu\u2019ils sont supposés représenter,puisque sa recommandation no 5 dit \u201cqu\u2019à la suite de l\u2019expérience vécue lors de l\u2019élection des usagers au conseil en mai 1976, le MAS s\u2019assure que les nominations qui seront faites en juin 1977 par le lieutenant-gouverneur en conseil, après consultation auprès des groupes socio-économiques, soient représentatives de la population désser-vie \u201d.Il demande carrément au CA de se doter de règlements généraux qui reflètent non seulement ses obligations \u201cen tant que Conseil d\u2019établissement régi par le chapitre 48 (de la loi) mais qui permettront aussi la réalisation des programmes\u201d.Sans en faire le bouc émissaire l\u2019un conflit qui a duré plusieurs mois, M.Harnois n\u2019en recommande pas moins le congédiement du directeur général, M.Paul-Emile .Frudcl, dans les termes suivants; \u201cQue, compte tenu du contexte particulier au CLSC Saint-Henri et des difficultés qu\u2019il a eues à s\u2019y adapter, M.Paul-Emile Trudel soit relevé de son poste comme directeur général; il serait plus à l\u2019aise en tant que cadre dans un milieu plus traditionnel.Nous recommandons que M.Trudel bénéficie, pour une période d\u2019au moins 6 mois, de la pleine rémunération et de tous les avantages du service provincial de pl ment des cadres.\u201d Et sa recommandation suivante ne laisse plus aucun doute quant aux motifs du congédiement recommandé puisqu\u2019elle dit que dans le choix d\u2019un nouveau directeur général, le CA devra mettre l\u2019accent non seulement sur \u201cune solide expérience en administration\u201d mais en plus \u201csur l\u2019expérience en gestion humaine y compris une bonne connaissance de l\u2019organisation et du travail en milieu populaire\u201d.\u2022it pour s\u2019assurer que cette ! 88 Ville de Montréal FERMETURE DE L'HÔTEL DE VILLE ET DE LA COUR MUNICIPALE Fillette enlevée: deux arrestations m '539g ace- AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les bureaux de la Ville de Montréal seront fermés toute la journée le vendredi 24 juin 1 977.La Cour municipale sera fermée complètement le vendredi 24 juin 1977 toute la journée.Par contre, le samedi 25 juin 1 977, la Cour sera ouverte le matin, comme d\u2019habitude, pour les comparutions.Une fillette de dix ans, Nathalie vers 18 heures mardi, ils ont ré-Roy, qui avait été enlevée mardi clamé $10,000.midi sur la rue Beaconsfield, dans L\u2019argent a été déposé à l\u2019endroit la municipalité du même nom, est convenuhierenfind\u2019après-midi, rentrée chez elle saine et sauve au centre-ville de Montréal.La fillette a été retrouvée hier hier, après le versement d\u2019une rançon de $10,000.soir vers 22 heures dans un taxi, Moins d\u2019une heure après l\u2019enlè- prés du Forum, vement, les ravisseurs ont communiqué avec les parents de la fil- restations et a récupéré les lotte.Lors d\u2019un troisième appel $10,000.Le greffier de la ville MARC BOYER, C.R.La police a procédé à deux ar- Hôtel de Ville, Montréal, le 23 juin 1 977 ailKimlmi ixMJur.iiii Un fout nouveau restaurant de prestige a Montreal situé sur l'ile des Soeurs.Les travailleurs sont satisfaits du rapport VILLE DE MONTREAL SERVICE DE LA VOIE PUBLIQUE M EE ¦' Z Spécialités: Fruits de mer, steaks et la Zarzuela de Mariscos (Costa del Sol pour 2) SUPER SPÉCIAUX D\u2019OUVERTURE TOUS LES JOURS DE 17 H À MINUIT 2 HOMARDS grillés
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