Le journal de la rue, 1 janvier 1993, Octobre
ÇgOeJ : , „• *.«,il ï -kxîr .¦ -¦ - -.¦ .****»«.»«*•»* ¦ | sè .'•» ' ¦"¦ '¦- f- - ¦ ¦ Wv.;.,^ ,.,.;.,.v, ,'.ù' i.': ù ' NOUS REMERCIONS JbniaSjniL ._aui awirélK '"*' tiiN^ol-is "ïf^SRt litlfigBBgj i^t£6| «IS lafcfetfiKIK&S Merci du fond du coeur aux personnes qui ont fait des dons au journal : Les gars du B-16 au Centre Fédéral de Formation.UN GRAND MERCI Merci de votre précieuse collaboration.Joseph Elie Ltée, Yvon Labrosse maire Montréal-Est, Jean Béliveau, Michel Desjardins, Yves Limoges, Yvon Lajeunesse, Sylvain Perreault, Pierre Blondin et André Lapointe.: ?JE SUIS INTÉRESSÉ À RECEVOIR LE PROCHAIN NUMÉRO ET ?J'ACCEPTE DE CONTRIBUER AU JOURNAL DE LA RUE Voici joint un chèque au montant de : $_ 20$ NOM: 50$ 100$ 250$ 500$ 1000$ ADRESSE : Tél.: Rédactrice Dessins: Marie-Claire Beaucage Manon Boies Textes: Montage & Graphisme Marie-Claire Beaucage André Durand Robert Dubuc Patrice Massé Correction : Raymond Viger Mitchel Saint-Cyr Photo : Guylaine Bombardier La reproduction totale ou partielle des articles est autorisée à la condition d'en mentionner la source.2 Le Journal de la rue VICTORIA lANSDOWNE \m ARLINGTON BELMONT STRATMCfiNA^ iSvbVi — EDITIORIAL LES RÉALITÉS DE LA VIE; IGNORANCE OU OUBLI?Pensez un moment à un adolescent qui fouille dans une poubelle pour trouver un peu de nourriture à se mettre sous la dent ou qu'un autre n'a trouvé, pour se reposer, qu'un banc de parc.Des images guères réjouissantes.Pourtant, il s'agit bien de réalités vécues dans une société comme la nôtre.DES JEUNES VIVENT DANS LA RUE.La crise économique, la réforme de l'aide sociale, l'éclatement de la famille, le chômage et la précarité de l'emploi sont autant de facteurs qui ont modelé la situation sociale dans laquelle se retrouvent ces jeunes.En tant que société, devons-nous continuer d'ignorer plus longtemps ce problème ou bien agir dès maintenant pour trouver l'aide nécessaire à ces jeunes?Si nous choisissons de l'ignorer, nous courons à notre propre perte.Par contre, si nous choisissons de reconnaître ce problème et de prendre les moyens qui s'imposent, nous faisons preuve d'une volonté et d'un soutien collectif.Des intervenants travaillent près d'eux, pour apporter les solutions et les moyens afin de sortir ces jeunes de la rue.La vie n'a pas été des plus faciles, car très tôt, ils ont dû mener un combat de chaque jour.Les intervenants sont là, à titre de soutien, pour alléger ce combat et leur permettre de découvrir la vrai clé de la vie pour se sortir de cet enfer.Leur travail est une nécessité et nous devons les appuyer dans leurs démarches.Ces jeunes ne méritent pas que notre société leur ferme la porte de cette manière.Ils sont la génération de demain, la relève de notre futur.Se soucier d'eux, c'est en quelque sorte donner une aide et leur offrir l'espérance et l'espoir pour qu'enfîn, ils trouvent auprès de leur semblable, une vie plus agréable! Yvon Labrosse maire de Montréal-Est lù|OI|œ Z O INVN -n -r ,, tr 3NN3 AQg] c'e4t ma 4eute 4ou*ce d'e4poi* et le 4eut contact cjue ma fille au** de duponille pou* elle cjuand elle 4e*a en difficulté.J'e4pè*e cju 'elle au** l* fo*ce et te cou**je d'atle* v'e*4 eu#, de fai*e ce p*emie* pa4 4i impo*t*nt *eete acc*odé au 4fae*inj de ce cia*, en p*iant> en e4pé*ant et en Bt moi je pteu**nt TON PB1>B 4 Le Journal de la rue mmm b im i ik « r'?*rê\f} wwmm msm Wmmm mS&œss® ÜS &:W Wm.i^'iîîr'1 0^/ LL 33NV8~jw LHVNjn 3U33VS mm .Mi.'o 3ÜBWO03V i ftClORD^'L- vuPltJ SvdNOfiTl mo! nsab! 83INVA rSITOT—ff- 1W «Ai fflJJ 139 üj Àpnun 090 9 -Ninn IdBW LA VIOLENCE .avec les yeux du coeur, .avec un regard chrétien.Vou3 avez de3 problèmes de vie en société.Vous avez des adolescents qui ont des problèmes.Vou3 voulez réfléchir sur la violence.Vous voulez aider des jeunes ou de3 adultes.iloici des instruments de trauail: (7 cahier» 8 1\2 K 11 auec couverture plastifiée) Cahier No 1: J 'APPRENDS A MAITRISER MA VIE 40 fiches de réflexion sur la recherche de son vrsi moi et sur les sources de la violence.97 pages.Prix à l’unité: $ 8.00 Cahier No 2: TROUVE TA PLACE DANS LE MONDE D'AUJOURD'HUI 20 fiches de réflexion pour aider surtout les adolescents à se resituer dans la société.50 pages.Prix à l’unité: $5.00 Cahier No 3: RETOURNE A LA SOURCE DE LA YIE ET DE TA VIE 30 fiches de réflexion à partir du symbole du voyage pour donner une dimension divine à ta vie.à partir de la Bible.75 pages.Prix à l'unité: $ 7.00 Cahier No 4: AMOUR AMITIÉ SEXUALITÉ 33 fiches de réflexion pour mieux comprendre la façon dont les jeunes voient et vivent leur vie sexuelle.Le3 moyens de s’en sortir.83 pages.Prix à l’unité: $ 7.00 Cahier No 5: RE-DÉCOUVRIR ET RE-CONSTRUIRE AVEC LES YEUX DU COEUR 17 articles de réflexion, le pardon, le témoignage, la prière, l’adulte signifiant.113 pages.Prix à l’unité: $10.00 Cahier No 6: LES TÏITS ET LES POURRIS ONT DROIT AU BONHEUR ET A LA LUMIÈRE.20 témoignages d’adolescents, d’hommes et de femmes qui ont cheminé.120 pages.Prix à l’unité: $10.00 Cahier No 7.CHANTS DE LUMIÈRE 30 textes (poésies, prières, paroles) suscitées par les rencontres avec des personnes.114 pages.Prix à l’unité: $ 10.00 Livret de prières: PRIÈRES POUR TROUVER LA PAIX DU COEUR 40 prières pour les personnes blessées.è partir du vécu: le suicide, rejet de3 parents, etc.63 pages.Prix à l’unité: $ 2.00 EN UENTE: chez l’auteur - par téléphone André Durand 640-0545 6 JnTV1 wm ||||jp IHHb æ£2S*£ Le CRAM, Centre de Relation d'aide de Montréal inc.1030, me Cherrier, suite 205, Montréal, Qc H2L1H9 Tel: (514) 598-7758 Le Centre de Relation d'Aide de Montréal inc.est un centre privé de formation professionnelle à la relation d’aide psychologique et pédagogique.L'ANDC, approche non directive créative, est une approche créée par Colette Portelance, cofondatrice du Centre de Relation d’Aide de Montréal inc.Cette approche fondée sur le respect du phénomène de globalité tient compte du fonctionnement global du cerveau et du psychisme, du fonctionnement multidimensionnel de la personne et du respect de son rythme de croissance et de changement.Selon Colette Portelance, qui a su utiliser ses souffrances, ses peurs, ses manques affectifs comme tremplin pour apprendre à s'aimer envers et contre tout, l'amour de soi qu'elle considère comme le but premier de la relation d'aide, fait partie de la formation de tous les thérapeutes non directifs créateurs.La formation dispensée au CRAM est centrée beaucoup plus sur la personne même du thérapeute que sur le faire et le savoir.Colette Portelance croit que l'aidant demeure le principal outil de la relation d'aide, aide centrée sur le vécu, le respect, la foi et l'amour de l'aidé.Ce type de formation ouvre la voie à l'autonomie de la personne, au pouvoir sur sa vie, à la liberté intérieure, à la libération du potentiel créateur et à l'amour de soi qui se communique par l’attitude.(*) Plusieurs TRA, Thérapeutes en Relation d'Aide, se sont spécialisés en relation d’aide pour adolescents.Tous les C.L.S.C., les organismes, les intervenants qui en font la demande peuvent obtenir le répertoire des TRA, formés au CRAM et regroupés sous la CORPORATION INTERNATIONALE DES THÉRAPEUTES EN RELATION D’AIDE DU CANADA.De plus, le Centre de Relation d'Aide de Montréal offre à la population son service PSY-AIDE, un service gratuit de thérapies individuelles dispensées par des étudiants en fin de formation et offert aux personnes qui en font la demande.Marie Claire Beaucage (*) RELATION D’AIDE ET AMOUR DE SOI, Colette Portelance Editions du CRAM, 3e édition 1990, (Distribué par Québec Livres) Le Journal de la rue 7 PWATT.TcCnP -C 'NO1 ikCikSE.ANTDMMC.jmju aOCKLAH 0_____ -, BCLÛE.S5'\*x- COUWCELEITE xtsmz PDM = Plus de maturité.Chacun sait qu'une auto doit subir des mises au point (tune-up) régulières afin de s’assurer un bon fonctionnement.Les sessions de croissance personnelle sont un outil qui nous permet de pouvoir procéder à une mise au point personnelle.Point besoin d'être en crise pour aller suivre une telle session.Parmi la myriade de séminaires de croissance qui s'offrent à nous, il y en a un qui se distingue par l'électricité de ses participants.Une session de Croissance Affective justement nommée : LA DIFFERENCE.Autrement dit, tous les participants en sortent grandis.Pendant une semaine, des gens tels que policiers, professionnels, mères de famille, concierge, hommes d'affaires etc.vont se cotoyer pour un cheminement de croissance personnalisé.Le séminaire QUI SUIS-JE est une approche analytique approfondie de connaissance de soi, de normalisation des comportements affectifs et harmonisation des valeurs relatives aux différentes dépendances personnelles et sociales.On y traite des problèmes d'alcoolisme, de toxicomanie, d'outre-mangeur, d'anorexie, de sexualité, de vie de couple, de tensions sociales etc.Pierre Denis Masson, fondateur, travaille depuis longtemps à des programmes d’aide aux employés.Il s'est entouré d'une équipe professionnelle et dynamique.La confidentialité est assurée.Qui suis-je = La différence " prendre conscience de son individualité" est souvent douloureux, voire déchirant à notre époque qui favorise le personnage; personnage qui oblige à jouer de nombreux rôles.La complexité croissante des sociétés modernes contraint 1 individu à s assimiler, sans conviction, seulement pour FAIRE PARTIE DE, ETRE ACCEPTE PAR, et enfin sembler VIVRE COMME.Il n'existe pourtant pas de standard, de règle générale d'identification et c'est pourquoi les affres de l'incertitude vulnérabilisent l'humain bien pensant qui prend conscience de sa réalité et cherche à se découvrir.?P.D.M.inc (Plus de maturité) Pierre Denis Masson INFORMATIONS: (514) 962-1310 Membre de l’Association Québécoise des personnes-ressources en programme d'aide.Membre de l’Association des Intervenants en toxicomanie du Québec.8 Le Journal de la rue 950 > CHRISTGR I oc u no Î2USÜ «¦ CALIXAI,.'/.,,» CMAMBWn PARKIER îZ)e5 autres ques Ces drogues QgWmtiwfy est un centre de réadaptation au service des adultes et des jeunes pour qui la consommation de drogues ou de médicaments est un problème.Le Centre fait partie du réseau du Ministère de la santé et des Services sociaux et les services sont gratuits.Services offerts : •Thérapie individuelle, familiale, de couple, de groupe.• Interventions communautaires (recherche d'emploi, organisation de budget.) • Soutien, accompagnement et encadrement.• Activités sociales, culturelles et sportives.Siège social: 10555 St-Laurent Montréal, Qc H2L 2P5 Tél.: (514) 385-6444 Point de service Est: 516 Sherbrooke est Montréal, Qc H2L 2K1 Tél.(514) 982-6665 Le Journal de la rue 9 HHH PARLER DE MOI Après avoir écrit quelques articles pour ”Le journal de la rue”, j'ai eu envie de vous parler d'un gars de la rue qui s'en est sorti.MOI.En fait, je voudrais apporter mon témoignage pour celui ou celle qui est dans la rue, qui en souffre, et qui veut en sortir.Je considère que c'est toute une commande et une sacrée responsabilité que je me donne, mais c'est en même temps un cadeau de voir l'aboutissement des efforts que j'ai faits.Oui, des efforts; car plusieurs personnes, pour qui la vie de "la rue" est chose encore inconnue, voient "les gens de la rue" comme des paresseux, des "bums", voire même des parasites de la société.Je ne voudrais pas me faire l'avocat du diable, mais entendre des choses comme cela, ça m'exaspère! J'y ai été dans la me, et bien que mes expériences soient bien personnelles, elles n'en sont pas moins des expériences de vie valides.Pour vous situer, je viens d'une famille simple, pas trop riche mais tout de même bourgeoise.J’ai été élevé dans la "ouate" d'Outremont; alors comment un gars comme moi a t-il abouti dans la me?La réponse est d’une simplicité déconcertante: L'amour.Dans ma famille, on ne se parlait pas de choses comme la drogue ou le sexe, il fallait bien paraître et nous vivions quotidiennement pour les "qu'en dira t-on" et nos non-moins bourgeois voisins qui nous entouraient.Aussi loin que je me rappelle on achetait mon amour et moi, j'ai acheté ça et j'ai aussi acheté l’amour des autres, surtout celle des filles et plus tard, celle des femmes.Donc, très tôt, j'ai appris que je pouvais "acheter" des amis en leur achetant des choses.Au début, c'était des bonbons et au fil des ans, ce fut la drogue.J'entends déjà les murmures "c'est la drogue qui l'a emmené là".Eh non, c'est l'amour; la drogue n'était que le moyen que j'avais choisi pour arriver à mes fins.Quand vint le temps de partir du nid maternel pour voler de mes propres ailes, je me suis vu confronté avec moi-même et la solitude m'envahissait.Comme j'avais un peu d'argent, j'avais les moyens d’acheter de la drogue pour mes amis et bien sûr pour moi puisque j’avais développé une dépendance aux substances psychotropes.Je voulais tellement épater et impressionner mes "amis" qu'il fallait que je sois celui qui en prenne le plus, qui en ait le plus et qui avait la meilleure.Je les ai tellement impressionnés qu'ils ont tous eu peur et se sont tassés de ma vie.Je me suis alors tourné vers ceux qui, comme moi, "en prenaient le plus": les gens de la rue.C'est alors que j'ai découvert mon identité, j’étais aimé, valorisé, respecté.Je faisais non seulement partie de leur "gang", à un moment donné, j'en étais le chef.10 Le Journal de la ru* [avSN\0* L « 0«0 IptfcONTM] mOQmÜ^Th VANiri O ^(K COURT |SALFTTE Ab ane ^NANTf* T>fia\o ?1Æ* Dans la rue, du moins, à mon humble opinion, le lien et le sentiment d'appartenance sont plus forts que partout ailleurs.Dorénavant, je vivrai en gars de la rue, et j'en deviendrai un à part entière.Je connaîtrai le milieu carcéral, les refuges, les soupes populaires et les squats*.Ma vie avait pris un étrange virage, je voulais apprendre à vivre de la manière dure et je ne pouvais pas être à une meilleure école.L'ironie du sort s'en est mêlée; j'ai reçu de l'aide de la seule source d'où je n'aurais jamais cru en recevoir.Après m'être fait arrêter au moins une centaine de fois, je me suis fait arrêter par l’agent de police le plus redouté de la rue St-Denis, celui que l'on surnomme Kojak.Et, pour la première fois de ma vie j'ai eu le sentiment d'être écouté, il ne m'a pas rabattu les oreilles en me faisant la morale et a simplement écouté ce que j'avais à dire et a terminé en disant: "c'est dommage qu'un gars "bright" comme toi décrisse sa vie comme ça".Et ça, c'est resté; j’ai ruminé cette phrase longtemps en prison.Ça m'a amené en thérapie pour essayer de régler mon problème de drogue; ça m'a amené à devenir intervenant en toxicomanie pour aider ceux qui comme moi en ont arraché, et ça m'a amené à avoir moins (je dis bien "moins") de difficultés avec l’autorité.Pour ça, je voudrais dire: MERCI KOJAK.Je ne veux pas faire croire que mon histoire c'est l’histoire de tout le monde qui vit dans la rue, mais ce que je veux démontrer c’est que la plupart des "gens de la rue" n'ont besoin que d'amour, de compréhension et surtout d'une oreille attentive et empathique.Et si je peux aller à l'encontre et de mon école de pensée et être directif, je donnerais un conseil à tout ceux qui ont dans leur entourage quelqu'un vivant ces problèmes; n’essayez surtout pas de les régler à leur place, si vous désirez sincèrement aider n'inculquez pas vos valeurs ou votre morale, soyez empathique! Sur ce, je vous propose de garder l’esprit ouvert et je vous souhaite une excellente vie.Patrice Massé * maison désaffectée VOUS AVEZ DES CHOSES A PIRE ?Nous vous invitons à participer au journal, soit par un témoignage; une histoire vécue; une entrevue, des commentaires, annonces publicitaires ou dons.Vous pouvez nous écrire: LE IQURNAL DE LARUE CP.180, succursale Beaubien Montréal, Qc, H2G 3C9 Au nom de toute l'équipe; MERCI DE VOTRE PARTICIPATION POURQUOI LE JOURNAL PE IA RUE T En recevant LE IQURNAL DE LA RUE .distribué gratuitement, vous pourriez peut-être agir en tant qu'agent de changement pour le mi eux-être de notre soaété.N'hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires.Le Journal de la rue 11 L INUUbl PARK WAY, BSULcl W^oyV I BCUEKJNUiNC :Wüa •HnoflU ¦STbISI r®lna\o ^gL '“|s RQI RENË.SUPPORT AUX PARENTS CONFRONTÉS AU PHÉNOMÈNE DES GANGS En février dernier, le journal de la rue publiait un article sur un projet pilote, élaboré par nos policiers dans le but d'aider les parents et les jeunes aux prises avec ce phénomène des gangs.Ce projet visant une meilleure communication et compréhension a été inspiré par un américain, dont le fils avait été battu par un gang dans la rue.Ce père a donc décidé de descendre dans la rue afin de mettre un terme à cette violence gratuite tout en usant de son autorité .Plusieurs de ses voisins se sont joints à lui et d'une manière pacifique la communication s'est établie avec ce gang.Ici à Montréal le projet a été adapté à nos besoins par La Section anti-gang en collaboration avec le directeur de la Protection de la Jeunesse, Monsieur Claude Bilodeau.Les résultats de ce projet de rencontres entre parents, adolescents, policiers et intervenant ont permis d'établir une meilleure communication entre eux et d'aider le parent à reprendre sa position d'autorité.Sur 85 parents convoqués, 72 ont acceptés de participer aux rencontres.Sur les 72 parents qui ont accepté , seulement 4 récidives de la part des adolescents.Résultat marquant selon Monsieur Pierre Blondin, du service anti-gang qui souhaite la contunuité de ce projet pour l'année 93-94.12 Le Journal de la rue B *14 s3jN^Vf asioiNo jlOdVf ^Tmç'Ï' “ lEMAY rtHttSL L'ACCUEIL BONNEAU [/ne réponse aux besoins primaires ITT ’* «""*.« « UUWWwx i 1 ' ; V" vo > K ¦ ^ L’Accueil Bonneau Inc est un centre de jour qui offre à la population masculine et itinérante de Montréal de multiples services, selon deux objectifs principaux: répondre aux besoins primaires de survie (manger, se vêtir et se loger) et offrir des moyens de réhabilitation et de réinsertion sociale pour "contrer" la solitude et travailler sur les causes qui amènent des gens à Bonneau, rue St-Paul.La salle à manger accueille en moyenne 700 personnes par jour.Le vestiaire offre vêtements, chaussures, literie, articles de toilette et les services d’un coiffeur.A la promotion humaine et sociale, cinq intervenants sont à la dispositon de la clientèle pour de l’aide individuelle, du "councelling" et de l’orientation.L’Accueil Bonneau met à la disposition de sa clientèle, une salle de jour, lieu de détente et de repos, composée de douches, laveuse, sécheuse et table de billard.Un groupe de bénévoles s'occupe spécialement d'activités de loisirs et d'animation spirituelle.L'Accueil Bonneau participe à divers programmes ou mesures d'employabilité pour favoriser le retour au travail de leur clientèle.En m2 L’Accueil Bonneau a donné : Ifàl'pIl'B repas ou collations, 4dD9OD pièces de vêtements à 29DidD personnes différentes, M coupes de cheveux et D7ÿIDdD entrevues accordées par le personnel du service de promotion.Le Journal de la rue 13 O £rgçm '¦îvxa [ cR'GQ-j X mbbm SSS&f! C'EST QUOI UNE MAISON DE TRANSITION ?Le Pavillon Emmanuel Grégoire a répondu à notre question.Le Pavillon Emmanuel-Grégoire est un centre résidentiel communautaire qui accueille des personnes référées par la Commission Nationale des Libérations Conditionnelles et le Service Correctionnel du Canada en libération conditionnelle de jour, liberté totale et en surveillance obligatoire désirant bénéficier d'un programme de thérapie pour toxicomanie.Le pavillon est également accessible aux personnes référées par la cour en guise d’alternative à une peine d'emprisonnement.POUR ETRE ADMISSIBLE AU PAVILLON: - Etre motivé à s'impliquer et à travailler sur sa toxicomanie - Désirer s'installer dans la région de Montréal - Avoir un esprit d'équipe, d'entraide et de partage - Avoir le désir de travailler ou d'étudier à temps plein - Etre sincère et être motivé à agir d'une façon responsable.PHILOSOPHIE DU CENTRE Le Pavillon Emmanuel-Grégoire offre un milieu de vie chaleureux dont l'accent est mis sur l'esprit d'équipe, d'entraide, de partage et de franc jeu tout en respectant l'individualité et l'intimité des résidants.Le Pavillon encourage les liens avec les organismes de motivation bénévoles oeuvrant au niveau de la toxicomanie, du monde scolaire et du travail.Le Pavillon favorise, si cela est souhaitable, le renforcement des liens créateurs entre le résidant et sa famille, de même qu’avec ses ami(e)s._ Le Journal de la rue SERVICES OFFERTS : MlHAbtAU rg .^ttONUI »5n^' EDISON âp5 \4\Sr *£&(?PL YORK AV SECANT RUE DE IeJSovt*?5 SI Service d'hébergement: 25 résidants à la fois.Programme de thérapie en toxicomanie: Une équipe de trois thérapeutes ayant un vécu personnel en toxicomanie (alcool, drogues et médicaments) assistée d'un thérapeute professionnel offre aux résidents un programme thérapeutique structuré adapté aux besoins spécifiques de chacun.Ressources communautaires: Des liens étroits sont entretenus avec les organismes de la communauté (hôpitaux, C.L.S.C.centre athlétique et sportif, cegeps, universités, groupes de motivation bénévoles A.A., N.A.etc.) Programme de relation d'aide: Nous assurons à chaque résidant la disponibilité d'une personne ressource et d'un thérapeute auxquels le résidant pourra se référer en tout temps lors de son séjour.Programme de formation pour la recherche d'un emploi et de maintien sur le marché du travail : Nous assurons à tous les résidants un service de soutien et d'accès aux divers programmes et organismes orientés vers la formation et la recherche d'emploi ainsi que les services d'orientation pour la planification des projets de formation ou de recherche d'emploi.Le Pavillon Emmanuel-Grégoire répond à toutes les demandes écrites: 11430 rue Notre-Dame est, Montréal, Qué.H1B 5T5 Tel: (514) 645-7416 Membre de l'Association des Services de Réhabilitation Sociale du Québec et de l’Association des Centres Résidentiels Communautaires du Québec.^La Métropolitaine JACQUES ZAPPA, b a , com.1333 BOUL.CHOMEDEV, BUREAU 902 CHOMEDEY, LAVAL .QUE.H7V 3Y1 TEL.CELL: (514) 952-9089 La pub, on aJVime ça.1 vilains GARNEMENTS cinéma cfanimation 5505, Saint-Laurent, suite 4201B Montréal, Qc„ H2T 1S6 Tfl.: (514) 279-8201 Fax: (514) 279-7586 Journal de la rue 15 TEMOIGNAGE Salut, je m’appelle Josianne, j’ai maintenant 18 ans et je suis une fille de la rue.Quatre ans dans la rue , cinq ans en centre d’accueil.La violence à la maison, une souffrance mentale en centre d’accueil, la rue devient une issue.Je pensais tout savoir, je chialais et je me disais, c’est le fun: je crache sur le système et j’aime ça.Mais là, j’ai 18 ans, j’ai plein de responsabilités et ça fait mal.Je regarde les centaines de personnes qui marchent et font leur vie et je me pose comme question: "Qu’est ce que je suis moi, qu’est-ce que je vais devenir?".J’ai compris que je vivais dans un rêve.En fait, j’espérais que quelqu’un, quelque part dans la multitude me prenne en pitié et fasse de moi quelqu’un.Hél as ce n’est pas ça.C’est à moi de me prendre en main, c’est à moi cette vie et je dois foncer et me faire valoir.Je fréquente le milieu PUNK, on pense tous être de vrais PUNK mais, comme me l’a dit Gastro du groupe Les Bons à Rien.Dans toute chose il y a 85% des gens qui font mal les choses et 15% qui le font bien, alors PUNK ect., il y en a 85% qui le sont pas et 15% qui le sont.Maintenant je vais moins au centre ville et je fais des démarches pour aller à l’école.Je suis une fille de la rue qui se cherche mais je suis tombé dans la drogue, la prostitution et l’argent et je me suis perdue.Je causais ma propre destruction en prétendant que c’était la faute des autres.J’ai encore mes problèmes pourtant, j’avoue que mon passé fait de moi une victime et j’ai l’impression que je suis anormale.J’ai beaucoup souffert mais j'ai appris avec le temps qu’il y a pire.Je me demande ce que je vais avoir l’air à 35 ans.J’ai peur et j’ai compris que c’est la peur qui m’empêche de me découvrir et je vous le dis : c’est dur pour tout le monde.Je connais juste la rue, et c’est dur parce que j’aimerais connaître autre chose, mais j'ai peur de ne pas être à la hauteur et me sentir inférieure parce que tout ce que je suis capable de parler c’est de mon passé et de la misère tout en sachant qu’il y a de l’espoir et qu’ il y a des gens vraiment gentils et pleins de bonté qui pourraient me respecter sans m’exploiter comme une machine à sexe.Je veux être bien dans ma peau et faire ce que j’aime en ayant la fierté de me sortir de la misère.Je veux être forte, la faiblesse tue.Josianne 16 Le Journal de la rue * - ¦Htm**;, •¦ ¦'^ Vv sr^Bl *-'i. CAF AT Centre d'Aide aux Familles dfAlcooliques et de Toxicomanes Depuis plus de cinq ans, le Centre d'Aide aux Familles d'Alcooliques et de toxicomanes (CAFAT), premier centre spécialisé dans le traitement de la codépendance au Québec, a permis à des milliers de personnes de retrouver l'autonomie affective et émotive nécessaire à une vie saine, équilibrée et productive.LA CODEPENDANCE Le concept de co-alcoolique ou de codépendant a vu le jour dans les années soixante dans les regroupements d'Alcooliques Anonymes et d'Al-Anon.La codépendance est un syndrome psychologique ayant comme noyau central les caractéristiques suivantes: un manque d'objectivité, l'immaturité émotionnelle, une dévalorisation de soi et un besoin absolu d'amour et de contrôle.Cette condition engendre une dépendance émotionnelle et/ou affective souvent accompagnée de comportements compulsifs ou de dépendance chimique (alcoolisme et toxicomanie).Mais plus qu'un concept, la codépendance est un désordre qui handicape la vie de ceux qui souffrent.Vivre la codépendance, c'est être affecté d'un mal qui maintient l'individu dans un cercle vicieux dont il est difficile de s'échapper.Vivre la codépendance, c'est se nourrir de fausses croyances sur l'amour et le don de soi .Vivre la codépendance, c'est développer une dépendance novice envers ceux qu'on aime et bien souvent envers des substances psychoactives.Vivre la codépendance, c'est aussi transmettre à ses enfants un héritage de souffrance et de malheur.La codépendance n'est pas innée.Elle se développe principalement à l’intérieur d'une relation significative et dysfonctionnelle avec une personne alcoolique etlou toxicomane, qu'il s'agisse d'un parent, d'un enfant ou d'un conjoint.Madame Diane Borgia fondatrice du centre CAFAT, criminologue-psychothérapeute, spécialiste en codépendance et en intervention familiale, diplômée de l'Université de Montréal et du Centre Interdisciplinaire de Montréal, est elle-même issue d'un foyer rendu dysfonctionnel par l'alcoolisme de son père et c'est une ex-conjointe d'alcoolique.Elle ne peut que constater le manque cruel d'aide professionnelle adaptée aux besoins des proches parents de dépendants chimiques.Aussi, après sa victoire personnelle sur la codépendance, Madame Borgia met toutes ses énergies à soutenir ceux qui doivent mener le même combat.L'existence d'un Centre d'Aide aux Familles d'Alcooliques et de Toxicomanes s'impose.Elle ne connaît que trop bien les ravages psychologiques que le dépendant chimique peut engendrer chez ses proches.18 Le Journal de la rué SI IHOIS esM s ^K3ih0ü0inv^O
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