Progrès du Saguenay, 22 décembre 1938, jeudi 22 décembre 1938
- CALENDRIER - Le 24.— Vigile de Noël, jour de jeune rt d’abstinence.Le 25.— Nativité de N.-S.J.-C.Chaque prêtre dit trois messes ce jour-là.Aux Iles vêpres de Noël, mémoire de S.Etienne.VOLUME 52—No 8 CHICOUTIMI, JEUDI, 22 DECEMBRE 1938 H eureux Noël rl tOUS Chicoutimi.L*c-St-Je»n, Soguanay at Ch»rl#»«U, ces joursJà, parut un édit de César=Augusle, ordonnant le dénombrement de l’univers.Ce premier dénombrement fut fait par Cyrinus, gouverneur de Syrie.Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans son lieu d origine.Joseph, qui était de la maison de David, partit donc de Nazareth, ville de la (ialilée, et monta vers le pays de Judée, dans la cité de David, appelée Bethléem, afin de s’y faire inscrire avec Marie, son épouse, qui allait être mère.Or, pendant qu’ils étaient là.arriva le terme auquel Marie devait enfanter.Et elle mit au monde son Fils Premier=Né.Elle I enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce que.pour eux, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie.Aux environs, se trouvaient des bergers qui gardaient leurs troupeaux, en se partageant les veilles de la nuit.Et voilà qu’un ange du Seigneur se présenta devant eux: et une lumière céleste les environna, et ils furent saisis d une grande frayeur.Ne craignez point, leur dit l’Ange, car voici que je vous annonce la bonne nouvelle d une grande joie pour vous et pour tout le peuple.Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un Sauveur, le Christ-Seigneur.Et voici le signe que je vous donne pour le reconnaître: VOUS trouverez un Enfant, enveloppé de langes et couché dans une crèche.Au même instant, se joignit à l’Ange une troupe de la milice du ciel, louant Dieu et disant: ¦ ¦*5 R r ^r%‘* ^ ^ Gloire dans les hauteurs, à Dieu! Et, sur la terre paix aux hommes, de bonne volonté ! Cher et beau Noël! Fête blanche qui tombe du mystère silencieux de la nuit, qui se répand du chaste trésor de la licite, qui nous vient des abîmes de la miséricorde éternelle et du lointaine des tiges; Fête de la terre et du ciel.humaine et divine, léte des pasteurs et des rois, de l’étable, du boeuf et de l'âne; fête de l’étoile et de l’ange, fête de Joseph et de Marie, fête de Jésus! te qu’ont célébrée nos pères et les pères de nos pères; et leurs pères à leur tour l’avaient célébrée comme nous la célébrons, dans leur coeur, la joie de leur coeur, la tendresse et le ravissement de leur coeur.} été qui remonte à ce moment unique vers lequel se penchent les siècles, et ceux d’avant et ceux d’après; tous les siècles se penchent vers ce moment-là, vers cet instant ineffable où Dieu fait homme est né! Fête du monde, fête du salut du monde! Nuit sainte, nuit bénie, plus lumineuse que sept jours, où les anges chantent dans les hauteurs! Nuit fervente ou les cieux ont versé leur rosée, les collines éternelles distillé leur onction la rosée du ciel a plu le Juste et la campagne solitaire d’Israël a germé le germe du Sauveur! Nuit où les cloches sonnent.nuit où sur les chemins, sur tous les chemins de la terre.passent les passants qui vont à la messe, l’âme chantante et simple, l’âme ouverte comme la campagne d’Israël au germe du Sauveur! Fête où l’on pleure tant est beau le mystère, tant est beau et touchant le mystère de cette nuit Vcrbinn.Caro.— Verbe.Chair.Deux extrêmes, deux abîmes! Verbe, Dieu de Dieu, Fils du Père, régnant avec Lui et le Saint-Esprit dans l’Unité des Trois.Chair de l’homme, misère, limon d’un jour.Ceux deux abîmes se sont appelés, Ces deux extrêmes que l’infini sépare, l'infini les a joints.Le Verbe s’est fait chair.Dieu s’est fait homme.Et il habite parmi nous! Seul le silence peut parler de ce mystère, le silence et les larmes.Comme la voix des crieurs de nuit qui se répondent, le long des âges la voix des prophètes l'avait annoncé; il vient Celui qui doit venir, il vient le désiré des nations.Il vient de la blancheur du Liban, de la montagne ombreuse, couverte de bois épais.Sa mère est vierge, c’est la servante du Seigneur et l’Esprit-Saint la couvre de son ombre.Il vient par la porte close, U vient, il est né, c’est un petit enfant.11 vient, notre rançon, notre grâce, notre salut Il vient, il descend, il s’anéantit, par pitié, par bonté, par amour.Par amour pour nous! Comprenez-vous bien?L’infini qui a joint les deux extrêmes, la voix qui a appelé les deux abîmes, rest l'amour! Dieu.petit enfant.Et pauvre, pour que toute pauvreté avec lui soit â l’aise; et faible, pour que toute faiblesse devant lui soit â l’aise; Chair comme nous.Afin qu’avec nos yeux, nos mains et notre coeur.afin qu’avec leurs yeux, leurs mains et leur coeur tous les hommes.pèlerins innombrables marchant à l’étoile, pour parvenir à l’Enfant, nous puissions l’aborder et l’aimer.L'aimer toujours! Amen.André LA LIBERTE, ptre. PAGE 2 LE PROGRES DU SAGUENAY.JEUDI.22 DECEMBRE 1938.Ador ation de Minuit Bonne \ ierge.permettez que je me prosterne Lt baise les pieds roses de votre Divin Enfant! I lus pauvre que les bergers de Bethléem que consterne La beauté de votre Jésus, j ose, quand même, triomphant D'* ma gêne, rn approcher, car je *ui* une maman et les berceaux , [ me charment.Et celui-là donc, le berceau de paille fraîche, dans l’étable! Et le plus délicieux enfantelet qu’une mère puisse rêver! Ses yeux doux comme ie ciel, son sourire délectable Aïe prennent 1 âme et i! me semble que je peux me relever -Avec 1 espoir d être plus pure.Bonne \ ierge.excusez mes larmes.lî terne à la drèrlte Y * Vous les comprenez, ce son des larmes de fête.Quand c est trop beau et que l’émotion devient à son comble, il faut [pleurer.Ainsi le veut notre pauvre nature.Et votre Jésus annonce la conquête I )e 1» lumière sur 1 ténèbres.Ah ! comme notre monde désemparé A besoin de la lumière divine! Il fait sombre, très sombre 1 fumble, adorante, je baise les pieds de votre Jésus, bonne Mère Implorant quelques rayons d'espérance et de paix Potn mon âme, |x>ur mon éj>oux et mes chers petits, je suis maman et [bien amère A la paraît la vie prochaine.Jésus d»* ta C rèchc.que votre lumière [pénètre le voile épais De la haine qui enveloppe ! s frère* et relègue la Charité dans l’ombre.Mais, ne suis-je pas audacieuseJ J oubliais, dans ma prière.Que cet Enfant est un Dieu et moi.misérable pécheresse, j’ose lui parler.Comme je parle à mes enfants de la terre.J’oubliais cette barrière De chair qut nous sépare de la Divinité Niais les pauvres bergers [vous ont contemplé A loisir, a la crèche et vous les encouragiez par votre sourire.Adorant-, suppliante, avec votre Mère, je vous contemple Et ne trouve plus rien a dire.Une joie indicible remplit mon co:*ui .La joie du CJona angélique qu on chante, a cette heure, dans le .[saint temple; toute la joie de Noël, qui se ressent dans le silence vainqueur De la vaine parole; dans 1 adoration qu on ne saurait décrire.Jeanne L'Archevêque-Daguay.Ma Dans ses langes blancs, fraîchement consus, Im Vierge berçait son Enfant Jésus.Lui, gazouillait comme un nid de mésanges.Elle le berçait et chantait tout bas Ce que nous chantons à nos petits anges.Mais L Enfant Jésus ne s'endormait pas.’*Doux Jésus, lui dit la mère en tremblant.' Dormez, mon agneau, mon bel agneau b turn "Dormez; il est tard, la lampe est éteinte.“I otre front est rouge et cos membres las; "Dormez, mon amour, et dormez sans crainte.” Mai> / /’.niant Jésus ne s'endormit pas.Il fait froid, le cent souffle, point de feu.“Dormez, mon agneau, mon bel agneau blam ; “C est la nuit d'amour des chastes épouses; “l itc, ami, cachons cto yeux sous nos draps, "Les étoiles d'or en seraient jalouses.” Mais L Enfant Jésus ne s'endormait pas.“Si quelques instants Cous cou* endormiez.“Les songes viendraient, en sol de ramiers.“Et feraient leur* nids sous Cos deux paupière*.“Ils viendront, dormez, doux Jésus." - Hélas! Inutiles chants et vaines prières.Le petit lésus ne s'endormait pas.l’.t Marie alors, le regard codé.Pencha sur son fils un front désole; “Von* ne dormez pas.cotre mère pleure.“Votre mere pleure, à mon bel ami! Des larmes coulaient de scs yeux; air l'heure, Le petit Jésus s'était endormi.quoi bon?Il avait pourtant fait son choix, le petit Jean, sur un bien joli catalogue.—Oh! la belle usine! s’était-il écrié trois semaines plut tôt.son doigt barbouillé sur une page.La belle usine avec ses jx'tits tours, ses étaux, ses perceuses, et tout cela mû par un moteur en miniature! En vérité, la pauvre maman savait que ce rêve magnifique ne se réaliserait jamais.Le jouet était jd’un |»x ix excessif et le budget familial si modeste! A quoi bon y pen-I ser ?tete blonde, haletante.ranime veux —Je veux jouer!.Je jouer !.Un instant plus tard il se soulève sur ca couche, ses mains touchent, palpent nerveusement.Il regarde son père toujours à genoux, retenant son souffle, sa mère, debout, qui comprime de ses bras les battements désordonnés de zor.ent soleil s’infiltra par la fente des ri-l’enclume: boum.boum!.Les deaux et éclaira un petit garçon chariots vont et viennent, les per- sommeillant paisiblement près d une çeuses trouent des pièces imagnaires.|K*lh* usine endormie.vre.Le voilà.Il tient dans ses bras k.s scle5 Krjm:erceau qui n’est plus vide, causent joyeusement des parents consolés.Pendant que Pierre II sommeille paisiblement, ils s’intéressent aux 1 statistiques que Pur a fournies 1 » ! Supérieure de l’Institution, puis leurs j yeux s’arrêtent longuement sur un-belle image de L Enfant-Jésus où ' s inscrit le texte é\angélique: “En j vérité, celui qui en mon nom reçoit un de ces petits, c’est moi-même qu’il reçoit." Emus, ils songent: quelle sera la réponse cfe Jésus à leur adoption car.enfin, c’est un peu pour eux-mêmes, pour leur propre consolation qu’ils ont accompli, par un geste spontané, cet acte charitable.y y Y La réponse, elle fut immédiate: sain de corps et d’esprit, noble de coeur, chrétien solide et bon travailleur, Pierre grandit ferme et droit.Excellentes études, brillant doctorat en médecine, il choisit j>our femme une nièce, par son père et sa mère, de madame et de monsieur R., resserran* ainsi les liens d’affection qui l’unissaient à ses chers parents adoptifs.C’est, de nouveau, en une veille croiser ces petites rnains à tout jamais?4 Y- Y- Y Y y- Depuis de longs jours, dans le Comme il est pâle le pauvre inno-pauvre logis, c est ie calm-* affreux cent! I! semble que son souffle fai-succédant au tapage joyeux de 1 en- blissc.Ft h* père qui ne rentre faut au rire clair, au gai babillage.ipas!.Pourquoi tarde-t-il tant ce Sa toute petite personne emplissait soir?les deux modestes pièces.Le soir, j C’est veille de Noël.Dans les dès la jK>rte ouverte, 1 heureux père foyers heureux, la soirée s’organise, ne voyait que les deux petits bras Les |>lus turbulents des bambins ne tendus vers lui, n entendait que la pleureront pas en se couchant.Bien voix bégayant des mots bizarres, vite, ils s endormiront e».rêvant aux des phrases impossibles que l’on se belles choses que le père Noël doit .! plaisait à lui faire répéter pour en déposer dans les souliers des enfants (Koberval.le 17 novembre 1938) rire encore.sages.Ici.point de petits souliers.A «erre, tu nous as tout rendu et beaucoup plus : sans toi, aurions-nous une chère fille — ta femme le Noël où Jésus nous a second fils!!! don ne un la che munee.—L’usine! dit-il très bas.La bell e usine » MARIE.Nous sommes heureux de souhaiter à tous Un Joyeux 2îuël et Une ffintute et Srnrrusr Aimée A ous adressons aussi à nos clients nos remerciements pour l encouragement reçu.LA MAISON CANADIENNE, Enrg.Et sur sa face, où la mort, déjà jjosait des ombres, un peu de rose s’épanouit.Près du ht, le papa a bien vite débarrasé le précieux jouet de ses papiers, .de ses ficelles; il présente à genoux la j>etite merveille.Lout doucement.avec peine, la menotte caresse le bois.Lacier froid, les dents pointues des engrenages.Un pétale de rose s’accroche décidément aux joues pâles.Une volonté, plus forte que la mort, redresse enfin sa petite Bonne et Heureuse Année ainsi que nos remerciements pour l’encouragement reçu.L.-B.GAGNON & Cie Négociants en gros BUREAUX F.T ENTREPOTS 252, rue Racine CHICOUTIMI Téléphone 280 .J.-J.BOUCHARD.PROP 100, rue St-Dominique JONQUIERE * S s s \ s \ \ * s s \ s s NOUS INVITONS LE PUBLIC À VENIR VOIR LES NOUVELLES ( FORD 1939 AINSI QUE LES NOUVELLES NASH-HUDSON pa VOS TOILETTES POUR NOEL ET LE NOUVEL AN Pour vos robes des fêtes, pour les repas de famille.Venez voir le joli choix dé robes dans les styles les plus nouveaux que nous vous offrons au plus bas prix on ville.3 NOUS SOUHAITONS à tous UN JOYEUX NOËL Joyeux Noël et Bonne et Heureuse A ttnée C'est avec plaisir que nous adressons nos souhaits les plus sincères à toutes nos clientes, à l’occasion des fêtes; nous les remercions en même temps de l’encouragement qu’elles nous ont accordé durant l’année qui finit.T ) Arthur-H» Caron Nouveautés pour dames 31 G.rue Racine CHICOUTIMI Téléphone: 544 i m LEGUEE AUTOMOBILE DE CHICOUTIMI Liée FORD-NASH- CAMIONS FORD et INTERNATIONAL A9B Les parents doivent instruire leurs enfants, des le bas âge, des méfaits de l'alcool, et leur inculquer le sens chrétien de la mortification qui est le signe de notre appartenance au Christ.(Lettre des Evêques) 22 DECEMBRE 1938._ 3 En quinze ans, soit de 1922 à 1937, la dépense pour les spiritueux, dans notre province, a été de $700,000,000, de quoi couvrir le coût de 70 universités de $10,000.000 chacune.(Lettre des Evêques) royait d admirait profondement.Il avait voulu mettre en pratique /i*> enseignements de ses bons mai-1res qui lui disaient: "Avant donc que d'écrire.apprenez à penser.Ce que l'on conçoit bien s'exprime clairement.Et c est pourquoi nous ¦il ons en mains une oeuvre remarquable pa, le fond; aussi bien que par la forme; narration rapide, style sobre, traits ingénieux et tout ensemble qui menage /'intérêt jusqu au bout.( ne pensée très haute et tiès lumineuse domine et embrasse le récit qui sait la faire pénétrer sûrement dans l'esprit du lecteur.Les oeuvres divines, qui seules ne meurent pas et produisent des effets merveilleux, sont le fruit du sacrifice de la souffrance et du sang.La ou tombe un martyr, disait Louis l euillot, la brille la croix.Les cadavres de ces héros sont les premières assises des temples chrétiens qui.un jour, enfin, s'élèveront dans les régions de l'idolâtrie.Chaque persécution .a trouve plus de chrétiens à tuer que la persécution triomphante qui l'avait précédée." Qu il s agisse du martyre prompt et violent ou du martyre lent, îles BILLET^ MARTYRS AUX GLACES POLAIRES C 'est le titre d'un charmant petit livre qui vient de paraître cl se répand parmi nous comme i ,c trainee de poudre.Il est bon de le lire ci de le faire lire.De ses pages se dégage un parfum qui réjouit l'âme, la repose et la porte a de généreux efforts Quand on le referme, on se seni meilleur et comme rajeuni! fccrit par une plume encore jeune et inexpérimentée, il réunit un ensemble de qualités qui lui donne une saveur spéciale et manifestent un goût du terroir, un sens du beau, du vrai et du bien; ce n'est pas là chose commune.I auteur de ce livre, M.Joseph-Albert 1 remblay, étudiant en philosophie au Séminaire de Chicouti-ni.et enfant de Bagotville, ne se doutai! guère qu'en racontant le ma tu ri des Pères LcRoux et Rouvière.O.M.L, subi dans les missions du MacKcnzie, en octobre 191 >.il se placerait du coup le pre-mu ai' la liste des trentc-ct-un a, - ( hoists Jans les colliges une floraison de fruits, sua- ' "" ( el ** fêtais-\ res el divins, le salut Je, anus ra.J dictées par le sang du ( brist.La : ne.pensait Pour la modernisation de ! Célestine regarda la grande hor- j La porte s'ouvrit et le curé entra, j *•*!! Unoéle et.d’un geste de connaisseur, commença à rissoler sa volaille.Le | % m il • i • • • \ • c ti-la .ç ut-la .- Ainsi disent, d'une part, les Canadiens, d’autre part, les Français.C onvenons que la première locution n’est pas, à beaucoup près, aussi distin- .guée que la seconde, même que petits sacrifices de tous les jours, le ! j.,r*r(.du charme cr sur ta „s,e aes irente-et-un con- même effet se produit infaillible- j ' , f , nmtsis dans les collèges ment: me < tor JL.LL 1 d:,ns f’"'11— •-un vieux refrain: nit n * même le jour tie \(»ii Ç,.l»er«ors.assemblons-nou».M «i,.p.iu-nm-, c'est surKmt le Allons voir le Messie.jour de Noël (ju’i! faut penser au Et tout à coup elle pensa: "Pau- sacrific< et à la penit ne* de ceux qui croient qui! faut.Après vrc j>etit Jésus, si! ivait eu la cha- ; inonde avait pas p'niu itlee ducroire.verbe d'intelligence, s’il en leur de ce fourneau pour se réchauf- la mort tication.tout n irait pn* si r nui a parade d* toutes j,.s : “[^’équilibre «*uropécn est les jeunesses hitlériennes et un feu fait en u inant rom- (pu.J.Allemagne est devenue une de joie sera allumé dans toutes les .nation de soixante rl-! villes, en i honneur du dieu I hor.million: a l'indkjtif.5i vous dites: qui croient qu’il faille, vous devez dire aussi: je crois qu’il faille, ce qui serait contraire à tout usage, à tout sens et à toute règle.Mais, faille Cartes professionnelles SVQCAÏ AVOCATS a je ne on le lance à tort .*t â travers.Celui-ci se rejettera peut-être sur ce que sa première proposition: nous ne sommes pas de ceux., en tant que négative, commande le subjonctif.Ce serait parfait si faille en dépendait.mais il dé]rend de croient, qui est affirmatif.A l’ccole, qu’on charge ce.jx-ndant de tous les péchés d’Israël, on fait d< l’analyse logique.C’est après l’école qu’on l'ou blie.avec le reste du français, et c’est ici qu’il faudrait de la réforme.Berlin.Le Kiihr i j>ron n t e aujourd hui, au .Stadiiun, un d:< cours iadtodrffus - dans tout I’.•injure: * Nous délion- :?* mo :d • ; ti -s est-ii né au milieu «les îpplau-diss merits et des acclamations dé tirantes d une foule énorme l »**t maint n.int L règne de la lore *.Nous établirons jiiin/e il habitants I !!«• peut, en qu.dqu i jours, masser .i la frontière* j>!iisieu i millions ri soldats pa f.ulrnv ni équi|ies bon aviation se dé\eloj>j>-a la cadence de cinq c* nP unités par mois.Une alliante avec I Italie ajouterait huit millions de bar :uiet te* et plusieurs millier* d .nine I n t.ue de pareils ennemis, nous avons .• * i * i resis- -A FORCE cr .- - .1 l,a!X '*tt lus intune de lui-même des honneurs qui allaient être rendus à Jésus et à sa Mère.Le soir, tandis cjue les religieux attendaient en priant que l’heure vint de la grande commémoration, le mourant fit un effort pour parler.Avec bien des difficultés, car sa respiration haletante coupait ét déformait les mots.Fra Jaeopo parvint à dire à celui qui le veillait: —Moi aussi, mon Frère, je veux passer cette nuit dans la chapelle en votre compagnie et dans celle de notre doux jx'tit frère Jésus.Je veux encore entendre chanter une fois ici-j lias l’hymne que j’irai bientôt chanter au paradis, dans la parfaite harmonie du choeur des anges.La* Frère gardien se hâta de transmettre cette requête aux autres Frères qui hésitèrent quelque peu avant d accéder au désir du moribond.Ils craignaient en effet, que son transport dans la chaj>elle n’accélérât la fin de Fra Jaeopo.Mais celui-ci trouva encore ia force de leui dire: -Ne rejetez pas ma prière, mes Frères.I! n’est |>pmt de mort si douce que celle de l'homme cjui s’est levé poui aller à la rencontre du Seigneur.Avec d infinies précautions.les religieux le soulevèrent et s’acheminèrent vers la chapelle.La tête renversée en arrière et les yeux étincelants de joie, le “Jongleur de Dieu paraissait ravi en extase.! lorsqu’on l’eut déposé à terrt quelque distance de la crèche souriait Jésus, i! se mit à sourire aussi vers l’Enfant.Puis sur visage ainsi éclairé par la joie cun muscle ne bougea plus La messe de Noël était commencée.Dans le petit sanctuaire ou vibraient les voix graves '*t chantantes des religieux, flottait une joie mystique.\ raiment ces hommes qui.volontairement, s étaient arrachés à I emprise de la terre, goûtaient l’indicible sérénité du colloque intime de leur âme avec Dieu: “Le Seigneur m’a dit: Tu es mon fils, en ce jour je t ai engendré.Alléluia! Pourquoi les nations ont-elles frémi! Pourquoi les |>cup!es ont-ils médité de veines pensées?“O Dieu qui avez voulu que cette nuit très sainte brillât des feux de la lumière véritable, faites, nous vous en prions, que nous goûtions un jour dans le ciel la joie de Ce] dont nous avons aj>erçu ?ur la terre ; la lumière mystérieuse.Alléluia!” R de Noël Voici Afoc/; Je rêve à i humble maisonnette Des simples cl des inconnus.Je rêve d'un bon feu de cèdre et d épine tic Pour chauffer les pieds qui sont nus.Je rêve que les bons, dont la vie est amère Ce soir.ne sont pas oubliés.Et que les petits.sans famille et sans mère Ont des joujoux duns leurs souliers.Je rêve que les morts, nos chers vieux et nos vieilles.Viennent comme en un rendez-vous, /x*s hommes vigoureux.et les femmes vermeille,\.Pour manger le pain avec nous.Je rêve qu'aux détours sinistres Je la roule On ne voit plus personne errer; Je rêve qu'il n'est plus de grande âme en déroute.Ni de beaux yeux faits pour pleurer.Je rêve pour les fils de la noble souffrance La promesse des jours plus beaux; Je rêve plus d'amour, surtout plus d'espérance, Et moins d'oubli sur les tombeaux.Je rêve un avenir radieux et prospéré Pour mon pays et pour scs lois; Je rêve un Canada qui garde et qui vénère Ses doux cantiques d'autrefois.Blanche LA MON TA CNE.Et , à où lui son | au- nesse.à célébrer le touchant mystère de la Maternité sans tache.Ja-co|x>.dont le Stahat Mater dolorosa avait pieusement traduit (’indescriptible angoisse de Marie au pied de la croix, avait si bien dépeint aussi, dans un chant de rythme semblable, la scène d’amour de Bethléem.Stahat Mater speciosa lux ta fenum gaud i oui Dam iacebül parvulus, La Mère se tenait belle dans sa joie, auprès du foin de la crèche où gisait le |>etit Enfant!.O (fuani lac ta et beu ta Fuit ilia immaculata la parole pour s’adresser en un doux colloque a l'image de Marie; “Dis-moi, ô Marie très douce, «vêt quelle dilection lu regardais jadis ton Fils naissant.le Christ mon Dieu?cueillement par ce colloque inouï, s’étaient précipités et faisaient cercle auprès de Fra Jaco|>o.Le célébrant lui-même avait interrompu la messe.Tous restaient confondus devant la prière extraordinaire que le “Jongleur de Dieu” adressait à la Vierge en cette nuit de Noël et pensaient que seul un saint pouvait trouver a son lit de mort la force et le détachement nécessaires |>our s’entretenir avec Jésus et sa Mère comme s’il était déjà auprès d’eux dans le 1 paradis.* 1 r , • Fra Jaeopo, cependant, emporte par le ravissement sublime, s’était redressé sur son séant et, pâle comme * un ivoire sous sa barbe hirsute, | poursuivait son oraison en tendant les mains vers le groupe adorable de la Nativité.“Ton Fils dort dans l'humilité du foin qu’ont rejeté les bêtes des troupeaux*.Il est pauvre et presque nu.Mais tu le contemples déjà avec la joie et la sérénité que t ont données le« promesses divines.I u sais, toi, ô Vierge, qu’il est I FJu.“Personne.cejK*ndant, parmi la foule indifférente des hommes n'est venu se prosterner encore devant h* Roi qui vient de naître.Mais tu souris parce que le boeuf pitoyable et l’âne empli de simplessc réchauffent de leur haleine les membres de ton Enfant.L'Homme-Dieu au bercea u Approchez et voyez.Ce nest point Alexandre, Auguste ni César, Socrate ni Platon.Ces hommes n'auraient pu, sans tomber, tant descendre.Et leur gloire eût souffert d'un pareil horizon.Celui-ci sans déchoir de la place suprême Peut naître en ce réduit plus riche qu'un tombeau.Sa grandeur n'a besoin de rien que d'elle-mên.e.Et tout autre grandeur date de son berceau.derfla.silence.Les Frères demeuraient in-, va il connaître aussi complètement terdits en présence de cet agonisant qui restait agenouillé dans l’attitude du Christ en croix.Mais soudain un murmure de crainte et d amour courut parmi le sombre groupe de robes de bure.A leur tour, les assistants ployèrent les genoux sur les dalles du sanctuaire.En faveur de celui qui l’avait tant aimé et tant chanté, l'Enfant divin avait renouvelé le miracle qu il avait Lenient son 1* ils et son Seigneur, jadis fait à Greccio en faveur du ! .Pauvre d'Assise.Au fond de la 1 c e,alt 5erta,n«“»«- au cir.l’ivresse du céleste amour.|| lrr bûcha, battit des bras et retomba face en avant, sans un seul cri Les Frères le relevèrent en bâte.Dans la crèche l'Enfant Jésus d-pierre aval repris sa première m.mobilité.Les animaux légendaire continuaient à l'entourer de Fur ;> tié tandis que la Vierge priait dou crèche, il semblait soudain repren-|Jü chant d*>s ',0*a"nah?tri?n'l^« i ____ »:i -ui?» Car le poète du Bambino .F ir.i • •••u.;, i7» Car le poète du “Bambino”, F tr*< dre vie comme s il 5 éveillait, r.t.| .*., .1 • i 11 1 » .‘simple, le très humble et ties \n dans un sourire adorable, 1! se foui - : 1.,.rnonieux Jongleur de Dieu venu nait.tendant ses petits bras, vers Fra Jaeopo.Celui-ci, à cette vue, voulut s?précipiter vers le berceau divin, lu souris aussi, toi qui, venue ^\]ajs ct.MV*tait pas ici-bas qu’il d'de Dieu, sais toutes choses parce _ que dans ce ciel dont ton Jésus est | le Maître et le Seigneur son étoile 1 chemine, montrant au jicuple 1 aube de la nouvelle vie.“Et pourtant tu n’ignores point de prendre rang dans le cho-r éternel qui sait les Laudes du Tou l’uissant.René HER VAL • • j.i» • i I .1 IH’Ulltlill l U 11 iviioivj Cfuand tu 1 eus mis au monde 1 111 11 .- i .quelles seront les douleurs de ccJui sans peine, la premiere chose que tu * .r• f , - .- i,\ • qui gît Enfantelet sous ton regard lis, o pleine de grace, fut.je le crois, 1 1 0 .de l’adorer Pim tu le plaças dans le 1 1 .11 r i 1 .bres et la lance touil- foin de la crèche et l'enveloppas de quelques pauvres langes en t’émerveillant et aussi, sans doute, en te réjouissant.“Oh! que de joie tu avais ct que de bien lorsque tu le tenais dans maternel.Déjà j>ercer ses menil 1er son flanc.Mais déjà aussi tu sais sa victoire, tu sais sa gloire et son éternité.“Ton coeur torturé ignore cependant la haine et la colère.Oh! comme tu les aimes au contraire ces •fin Egide MORIN Vous souhaite UN JOYEUX NOLI et *¦ •**» .aussi.! les bras! Dis-le-moi.ô Marie, car hommes qui immoleront la Victime Mater Unigenili.'¦ co"vient sans doute que tu salis- pr0pi,ja,0jrc.Combien tu chéris les Oh! combien heureuse et joyeu- ^ ma dans ta pitié, bourreaux dont la cruauté fera le 1 se fut alors la Mère immaculée du u M,sals d ors s°.n psrt8c- 51 )r nr triomphe de ton Jésus.Fils unique.n’c ,rom',e- ¦ HW-Xm*ürfflt*.Huyntx à'acl rt une îBuuiic rt ïeurruae Année Nous désirons remercier tous nos clients de leur encouragement, grâce auquel il nous a été |>ossible de faire de notre magasin le plus important de toute la région.Demandez toujours le fameux jambon "ELOl" VOLAILLES: EN DINDES.GRANDE C'est un régal POULES.o:ES QUANTITE.Magasin “ELOI” Epicerie — Boucherie — Licence de Bière I I 3.rue Racine — Chicoutimi (Sur la Côte) — Téléphone: 620 A llnueux Nnrl l't Si mute Année A tous nos clients de Chicoutimi, du Lac=St=.lean et des paroisses environnantes.+ LA MAISON ARTHUR AUBIN DIRECTEUR DE FUNERAILLES ‘ 44, rue Jacques-Cartier CHICOUTIMI r> à .¦ LE PROGRES DU SAGUENAY.JEUDI.22 DECEMBRE 1938.PAGE 5 Conte de Noël ; Les Noëls de Caroline Écrit spécialement pour le “Progrès" C ~ * Kn septembre l(?37, Caroline ac-cucillait i>oui la vingtième fois, joyeuse et maternelle, la troupe tapageuse des enfants, au troisième rang du village Saint-Paul.Ses élèves.ses chers petits, qu’elle les aimait! Et que la réclusion de son ht d'hôpital est longue à subir.— s*5 élèves, ses enfants! ils ont pris tout son coeur.Ne sont-ils pas sa famille, le but de sa vie?.L» mauvais rhume, une gripjje infectieuse, et la titulaire de l’école ’) a dû quitter ce poste qu’elle chérissait et ce, à l’approche de Noël.H' H- H' "NOËL”!.A cette évocation, sa solitude se peuple, elle revit le passe.De son premier Noël, elle n'a gardé aucun souvenir personnel; niais, tant de fois, papa et maman ont laconté à leur aince cette fête dont, a onze mois, elle fut la reine! hais une belle crèche, avait dit madame X à son mari; moi, je me charge de l’arbre.Polie! répondaient oncles et gunds-parents, elle est trop jeune.I rop jeune |>our se rappeler, oui; mais elle jouira quand même à la manière des petits, affirmait le père.et.surtout, nous jouirons pour elle.” ^ # l.t le 2 5 décembre, les heureux paient' voyaient leur bébé tendre vs menottes, en un geste de convoitise.vers les hochets du brillant sapin.ils épiaient les yeux ravis de-\ int la crèche aux lampions multicolores et présentaient le beau petit Jésus aux baisers des lèvres frai dies lout cela, c’était un germe: qui oserait mer le bienfait des semences précoces dans les âmes d’enfants?.Papa, maman, vous m'avez bien limée,” songe 1a malade, émue.* * * l .es années avaient passé.Noël restait la fête sans égale.Que de souvenirs reviennent à Caroline, ce soir! L» petite allocution de la maman à l’ouverture de l’Avent; l'exhortation aux sacrifices et l’installation du "tronc”; l'invocation tant de fois répétée: “Divin Enfant-Jésus.venez naître dans mon coeur’ ; h* chant des cantiques qu'on exer-c lit chaque soir après souper “pour que le Petit Jésus soit content à \ k*' ; enfin, la fameuse ardoise où chaque enfant avait .su place qu’il fall.nl garder belle, car Jésus irait von- avant la distribution des cadeaux.Quelle angoisse pour le coupable, lorsqu'aprcs un méfait, maniant mettait une croix blanche près de son nom! Ce quon redoublait d efforts, de gentillesse, de bonne volonté, pour obtenir que le malheureux signe fût effacé! Mémo les plus |x*tils comprenaient cette tenue des livres si concrète, et les mots:: “Tu vas avoir une croix", avaient un effet magique; on réalisait des prodiges de sagesse:.Caroline en rit encore.C.elle marche vers la perfection conduisait au 24 décembre.Après diner, les cinq enfants: Caroline.Louise, Gilles.Jacques et Robert, guettaient anxieusement le cher papa: c était I heure de la crèche.Allons, clous, marteau, égoïne!”,.C hacun s’empressait et apportait encore planches, paille, sapin.C inq paires d yeux émerveillés regardaient l habile architecte qu'était h* papa.I out en réalisant son chef-d’oeuvre.il racontait l'Evangile: le dur accueil a Bethléem, la pauvreté de l'étable, le froid qui passait partout.I humble mangeoire pour berceau.la seule chaleur du boeuf et de ! âne.Il ne voulait pas de brillant a la crèche, pas de fleurs, mais la nudité la plus entière, la vraie vérité, (juoi! Oui.C arolme se le rap|H*lle avec émotion: elle a toujours compris le dénuement de la divine naissance, et c est au coeur de son papa, en ces veilles de Noël, en regardant bâtir la crèche, qu elle a saisi le mystèr * d un Dieu ne pauvre dans l’étable La demeure est prête et le papa entonne: Venez, divin Messie, Sauvez nos jours infortunés; Venez, SoUice de vie.Venez, venez, venez! “Mes chéris, i est tout; les bons anges compléteront quand vous dormirez”.Et la malade sourit à une douce vision: Elle bat la marche.en longue robe de nuit, suivie du quatuor.La.devant la crèche, tout près d’un beau sapin, on dispose bas et souliers: que de précautions et de rits! Puis on s'agenouille: oh ! la prière fervente où passent des visions de jouets et de sucre! .Au retour de la messe de minuit, papa et maman éveillent leurs enfants et les guident vers la crèche: ' —* —.X r« N O U S REMERCIONS A O S TRES NOURRÎTX CLIENTS .A QUI SONT SATISFAITS DU BON SERVICE DU CAFÉ POPULAIRE ET NOUS SOUHAITONS A TOUS Un Joyeux Noël et c est au Petit Jésus que doit aller le premier sourire.On chante “Dans cette étable”, puis c'est la cueillette de fruits merveilleux sur l’arbre enchanté.Oh! le beau temps! le bon temps!, soupire la malade.Il est loin, mais il a toute la splendeur d’un bel astre, d’une étoile.Le parfum de mes Noëls d’enfant embaume encore mon âme.Merci, mon Dieu ! quelle grâce vous m’avez faite de naître et de grandir dans un foyer chrétien! ÿ ÿ ÿ Le film se déroule toujours, les tableaux succèdent aux tableaux.— Caroline a douze ans, c'est encore le 2A décembre, mais rien ne rappelle la joie si vive des fêtes passées: c’est que Jésus a planté sa croix en ce foyer qu’il aime.La maman, depuis de longs mois, dort son dernier sommeil.Après dîner, monsieur X.sort: "Je n’ai pas le temps de faire la crèche." explique-t-il.et sa voix tremble.Les enfants ont compris: cela rap|relierait trop que maman est partie.et la demi-journée se traîne ! longue, longue."Le Petit Jésus passera-t-il ?’.Les plus jeunes sont anxieux.lows, sauf Caroline, (elle en a tant perdu en perdant sa maman) ont encore leurs illusions sur la "tournée de Noël"."Oui, Il viendra", assure l'aînée.Secouant sa jxrinc, la vaillante fillette, héritière du coeur maternel, aide une bonne tante à préparer les surprises, garnit l’arbre et dispose les colis.Papa risque un regard sur le tout et tend les bras à sa grande fille qui mêle ses larmes aux siennes.Ensemble, ils vont à la messe de minuit ; côte à côte, ils y communient : le souvenir de la chère disparue les unit étroitement.Oh! la tristesse de ce Noël! Caroline en sent encore toute l’acuité.Y- * * I luit ans ont passé.l our à tour, Gilles, Lame, Robert.Jacques, puis le cher papa sont allés rejoindre I heureuse maman, au beau ciel bleu.“Seule, je suis restée seule à vingt ans! Il m’a fallu travailler.” Et Caroline repasse sa vie d’institutrice tissée de labeurs continus, d obscurs dévouements et de menus i bonheurs.Elle a aimé ses élèves et l ses élèves l'ont aimée.Elle a rempli I son rôle avec un coeur de mère, donnant son âme.son intelligence et i i ses forces.Elle a prodigué, pendant vingt ans.le meilleur de son être à une famille adoptive sans cesse renouvelée."Que c’est beau, mon Dieu, d'être maîtresse d’école! que c’est grand!" Au loin, dans la nuit, ca-| rillonnent les cloches: elles applaudissent, semble-t-il, à la sincère exclamation.A cette sonnerie joyeuse, i Caroline répond par un fervent belle étoile d Orient AGEZ nos i Un jour, c’était une étoile.C’était une étoile qui ne s éteignait pas avec l'aurore, mais qui faisait sa brillante même à côté du soleil.C’était une étoile d’Orient.—Etoile, ma soeur, dit le soleil d’Orient, qui donc t a donné cet éclat nouveau et qui t’a fait sortir du ciel mystérieux des nuits?—Soleil, mon frère, dit l’étoile d’Orient.celui qui m’a donné cet éclat nouveau, c’est le Seigneur, notre Dieu.Il a dit, et je fus.Et me voici toute belle.—Mais pourquoi ce désir de surpasser tes compagnes aux tremblotants rayons?—Je n’ai pas de compagnes.Je viens d’apjKir.iî-tre.Je suis unique.Je brille le jour et la nuit.Comme si je ne suffisais plus à éclairer la terre ! -Soleil, mon frère, reprit l’étoile d’Orient, si tu savais pourquoi.-Oui.pourquoi?dis.ma soeur.-Ah! si tu savais le chemin que m’a tracé le Seigneur des deux! Si tu savais! Mois te voilà en reta rd euples d Occident ne songeront pas à se lever.si tu ne parais pas! Hé, bonjour.soleil! * ¥• * En ce même jour, c’étaient des Mages, des Mages d’Orient.Savantes gens que ces Mages qui lisaient, les yeux en l’air, dans les astres.Ils surveillaient le ciel, ne finissaient jamais de numérer les étoiles sans nombre.prédisaient les éclipses, le chaud, le froid, le nuageux, comme aujourd’hui les almanachs! Surtout ils calculaient les semaines d'années combien de fois sept ans qui les séparaient de la venue du roi des Nations, l'Emmanuel.La soixante-dixiènu* semaine d'années étant écoulée, les Mages ayant levé les yeux au ciel virent l’étoile d’Orient."Les Mages, voyant l’étoile, se dirent l’un à l’autre: Voici le signe du grand Roi.” Or.pendant qu’ils regardaient, l’étoile parla ainsi: “Sois éclairée.Jérusalem !.Les ténèbres couvriront la terre, mais sur toi se lèvera /< Seigneur.Les nations mûri lieront à ta lumière et les rois à la splendeur Je ton aurore.I es fils viendront de loin et les filles surgiront de tous côtés.lu seras couverte d une foule de chameaux.des dromadaires de Madian et d'hpna.I nus viendront de Sabu.apportant d i Tor et de T encens.' Entendant ces paroles.Caspar dit: “Voici le signe du grand Roi”.Melchior dit: "Allons, cherchons-le".Or il arriva que l’étoile disparut.Caspar leva les yeux et dit: “ I iena, il n'y a plus d’étoile!” “Ah! il n'y a plus d’étoile?" dit Melchior.“Non.il n’y a plus d’étoile”, dit Baltassar.Hélas! il n’y avait plus devant eux la belle étoile d’Orient ! —Allons voir le roi quand même, dit Caspar.—Nous y allons, répondit Melchior.—Allons-y, dit Baltassar.H érode avait le coeur fourbe, les yeux fourbes, et la langue fourbe.C’était un vrai fourbe.Les Mages s en revinrent penauds devers les portes de la ville.Or.la belle étoile était là qui les regardait venir et qui riait : “Pauvres vous! dit-elle, suivez dont mon étoile!’ Ils repartirent dessus leurs grands chameaux.Les petits gars de la ville suivaient; ils s'étaient cou|x* des branches de jonc et agaçaient les chameaux.Caspar dit: “Vous autres, les enfants, tenez-vous tranquilles! Laissez nos chameaux!* On était en pleine campagne; les chameaux, qui ne voyaient pas très clair à cause de la brimante qui venait, les chameaux butaient sur les cailloux, ce qui taisait sursauter le gros Caspar.Melchior avait bien hâte d'arriver.Baltassar.lui.riait en regardant l’étoile."/•’/ voici que l'étoile qu'ils avaient Vue en Orient allait devant eux, jusqu'à ce que.arriver au-dessus du heu où était l'enfant, elle s'arrêta.' C’était une pauvre grotte de bergers; mais la pierre, aux reflets de la lune, était belle, était bleuâtre.A droite, il y avait une tête de palmier; à gauche.^ tout un grand palmier.(N ous ne croyez pas?Regai- jj dez sur l'image!) jj Les Mages descendirent de leurs chameaux Puis.;j besace au dos.bâton en main, ils montèrent pieusement le raidillon.Pieusement et lentement, cai ils étaient tout emmitouflés.Caspar dit: "lu parleras le premier, Melchior.1 Melchior dit: "Laissons Baltassar parler le premier.il est le plus vieux.' Baltassar dit: "Je parlerai.' Ils étaient enfin rendus.Le |>etit Bébé était couché dans une crèche.Saint Joseph priait à genoux et la Vierge aussi.L’Enfant était beau comme un Enfant Jésus.C’était l'Enfant Jésus.I.étoile d Orient s’était penchée pour regarder.le Bébé, Jésus.Or.les Mages, "se prosternant, l adorèrent; puis iuant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent pour pré- Jmirnx 3iurl ft Srumtac Amur ADJUSTERS & APPRAISERS LIMITED Ajustements de tout genre pour les compagnies d assurances.JOS.-M.LEBLANC, gérant 97.HUE RACINE.CHICOUTIMI DISTRICT OF.CHICOUTIMI-LAC-ST-JEAN I el.Bureau: 270 — Tel.Résidence: 442 .*.j j£: vr i âr w JOYEUX NOËL ; && i IgpgyrF Bonne et Heureuse Année i : < * < 11 i * on s - JONQUIRRE S \ \ S \ \ \ \ » S \ s > s y \ > » \ \ I s \ \ i S \ y \ > s S \ S \ ! Baltassard dit: "Offrons-lui en présent l’or.I en- ents.de I or.de l encens et de la myrrhe.cens et la myrrhe, alleluia!” Gaspar.Melchior et Baltassar s’en furent donc acheter des chameaux, montèrent dessus et partirent en chantant: "Venez, divin Messie, sauver nos jours infortunés.Or.les Mages étant |>artis, l’étoile aussi partit, par devant., r- .suspendue Iis avaient longtemps marché, les Mages, à !on- par un hl d argent au-dessus de la cièihe.L étoile, gueur de jour et de nuit, sur leurs grands chameaux.| est un symbole.L étoile, c est !.» lumière.\ ous, \u> chantaient toujours pour s'encourager.traversaient les sables du désert, toujours guidés Arrêtons là l'histoire poui cette année.Mais il faut bien une morale à mon étoile et a non histoire! Gaspar, Melchior, Baltassai.ce sont les Mages; •s Mages, ce sont les Gentils; les Gentils, ce sont les >aïens, il y en a un milliard.Un milliard qui n’ont jamais vu l'étoile d’Orient.C est ça qui fait de la peine.Vou« autres, sous ave/ vu 1 étoile p.»i la belle étoile d’Orient, arrivèrent enfin aux portes de la grand • Jérusa lem et s’en furent trouver un roi qui se nommait 1 lé- avr'z.vu la lumière.Mais les autres! le milliard! tous ceux des pays de là-bas.quand donc se mettront-ils en man he., à !.t belle étoile d i Lient! Antonio POULIN.S.J./ rê Va \\ ïimtmtiU' Amu;r rode pour en savoir plus long que l’étoile n’en avait dit.(Le Messager du .S.-C.) Noel! Noel! J ai prepare de bel- c -, »• r , r » .1.•••ère et mère m’avaient révélé de ce grand mystère de la Nativité.Aux yeux de mes chers petits, j’ai fait briller l’étoile qui .* ravi mon enfance et scintillé sur toute ma vie.Jésus, mon petit Jésus, êtes-vous content!.3$.f si- L’institutrice, humble et grande à la fois, pressent qu'aujourd’hui est son dernier Noël sur terre."Divin Enfant-Jésus, venez, une fois encore, naître dans mon coeur, puis j einmenez-moi là-haut où sont tous j ceux (jue j'aime”.“Divin Enfant-Jésus.venez.’ Cette invocation apprise sur les lè- j vres maternelles la prépare à la sain-1 te communion.Il est huit heures: | Jésus vient se donner aux malades.j Jésus est venu.Tout à coup, un appel: “Ma Le communisme est interdit en portes par la poste.semble faiblir.” Slovaquie On croit savoir par ailleurs, que j La religieuse accourt: un sourire., - la province tchèque adoptera une • m .V.-I, », On annonce que les ministres; 1 .un scuttle: Noel! Jesus! .un ., .• • .j mesure semblable.:x , , \ i» x » slovaques ont interdit 1 activité du : soupu.Garonne entre au \ K AI ’ , ., .: ( Til-Y NOUS Parti communiste en Slovaquie.Cet- { Le Komintcrn prend ses prêt au' ‘ i te mesure est appliquée depuis le une nouvelle parvenue de | V1ARIF L., , • 1 Prague annonce que toutes les ar- : \i\ii.l9 octobre courant.Les journaux .- , ., Le 1er DE L’AN NOUS ARRIVE cl nous profitons de son arrivée pour vous dire, avec toute la sincérité dont nous sommes capables, que nous for= muions des voeux pour que chacun de nos clients et amis jouisse d’une heureuse année.§»auti\ Sinulu'itr rt ê’iuri'S î J» M1 I I I «I 11 \ * | • ., , I i cim es du bureau du komintern (Roberval, le 10 décembre 1938) communistes ne seront plus trans j)OUr l'Europe centrale, se t roman1 : à Prague, ont été transportées à Moscou pat la voie des airs.ROBERGE & FRERE, Magasin de Nouveautés BAGOTVILLE Enrg.a TOUS UN \ n c 3J n g eux Aui'l limita' rt ÏJjrun'iuu' Aimée Dr ANTONIO FRASER Médécin Vétérinaire II y.y-L'W Vsfrsdw A;/), (‘WW •/\sV>V M 97.RUE RACINE 1 él.Bureau : I 29 CHICOUTIMI Tel.Résidence: 563 V/ÆÂ r «» : N- Souhaits s \ m L installation nouvelle et moderne du salon ’ DIS I INC I ION procure aux dames et demoiselles le maximum d'agrément et de confort.D?s machines dernier cri, des coifteuscs diplômées et habiles donnent à chaque cliente une satisfaction entière jx>ur toute permanente.Les meilleurs produits sont employés |>our le traitement des cheveux, question essentielle |>our la longue durée d une ondulation.Jim H'u.y Nni'l Hmme et Ijeumuïr Année < r»t avec joie pur Mme LEVESQUE rt son personnel, «ouhaitr un Joyeux Noël rt une Bnnnr rt Hrureunr Année à toutr» *r* rllrntr-.pt uu public dr Chicoutimi Pt dp» pnviron*.Elle remercie en même temps toutes les dames et les demoiselles qui l’ont encouragée durant l'année qui finit, avec ¦Espoir qu" la même confiance lui sera accordée I an prochain.Mme L.-P.LEVESQUE SALON DE COIFFURE MODERNE "DISTINCTION" 211, rue Racine Sur la Côte Téléphone 774 CHICOUTIMI A TOUS nos clients, amis, et au public en généra! nous offrons Nos Meilleurs Souhaits à l’occasion des fêtes De Noël et du Nouvel An J.-B.RENAUD, & Cie, Inc.NÉGOCIANTS EN GROS BUREAUX ET ENTREPÔTS: RUE DU HAVRE, — CHICOUTIMI : ! i : Nous sommes heureux de souhai ter au public des comtés de Chf coutimi.du Lac-St=Jean, Rober val.et particulièrement à nos clients et amis.Un Joyeux Noël ET Une Bonne et Heureusi Année A Tous, Bonheur et Prospérité Par la même occasion nous adressons nos plus sincère?remerciements à tous ceux qui nous ont encouragés durant cette année qui finit, avec l’espoir que la même conîian ce nous sera accordée dans l’avenir.S I t : Épiceries et provisions, Fruits, Légumes ‘ R.HEBERT O.BEAUPECAPD JOS.HENAPD J.A.MASSON 151 nue RflCinE CHICOUTimi.Tel.670 LIBRAIRES'PAPETIERS EM GROS'IMPRESSIONS'CADEAUX PAGE 6 LE PROGRES DU SAGUENAY.JEUDI.22 DECEMBRE 1938.Nuits de Noël ' Nous attendons Jésus .• Au L_ over* Je dois, je veux Billet de No ë l Il fait Nocif.C'cst-à-dirc : 7 ont est blancheur, 7 out est pureté, I oui est joie! Dans un frémissement d'ailes mystérieux, les beaux anges, actifs et empresses, ont.tous ces derniers jours qui precedent la Fête des fêtes, laisse tombera profusion sur la terre durcie par les gelées, des pétales de lys.I oil'a pourquoi, ce soir.les toits sont capitonnés de satin virginal; Coda pourquoi, le long des routes, et à la lisière des forêts, les arbres endormis sont emmitouflés d'hermine.Symphonie de blanheur! Merveilleux décor, rien ne manque à l'ambiance du mystère qui s'apprête.Jésus peut descendre: tout est prêt pour le rcovoîr.Le ciel s'est purifié, et.malgré la lune absente, il fait un temps clair, a cause des étoiles, et quelles étoiles ! Innombrables, elles scintillent à la coûte bleu sombre d'un éclat limpide et si doux! Si doux qu'on les croirait des yeux d'anges attentifs à contempler le mystère d amour à l'approche duquel tressaille la terre.Onze heures.Du haut des tours.Voici que les cloches retentissent.L brillons sonores des cités, sons plus grêles de campagne.> se fondent ri une harmonieuse symphonie.Du ciel clair d'Orient les constellation.> F.purulent dans la nuit l'or pur de leurs rayons Sur les montagnes dénudées.Minuit! et les bergers.Saynète pour petits garçons et petites filles.(Seynétr pour petit» garçon» et petite» fille») i^uelcjuew petite» tille» s'activent Il r * srr un trône quelconque »ur 1.» scène, j Entrent deux petit» Knroçn».que les garçons soient avec nous pour recevoir Jésus.Ils sont méchants, d'abord! Autre fillette.— Nous allons les ., : Petit garçon.— Que faite,-vous i convertir, voyons.Les hommes ne transis, vêtus de peaux.jes J sont pas pieux, et il faut toujours Surveillent, somnolents, 1ère petite fille.— Ne leur di- j *,,s f“mnes convertissent.leurs dociles troupeaux sons nen.Les garçons, c'est trop ba- ! L l'st «r,'nd lnaman.t|U1 ' a c,lt ,l«* pâturages Je Judée.vardl C^on/ ~ 0ui’ ma,s Papa 6" Petit garçon.— Bavard,! ba-[«lue les femmes se servent encore Soudain le firmament vards! les garçons?Les filles, ce lus souvent de leur langue pour bail d’étranges clartés.5t)nt dea pies! varder c|uo lH>ur Pr-,cr- ln! D'harmonieuses Voix 2ième jK-tite fille.— Maillon- '*'ri .1'' " dans l’azur ont chante; nëte! Sûr (|ue vous ne saurez rien! !alns ‘lul sc ., t * I a ,nn rnmiwnnn t que Jesus viendra au milieu de nous Gloire au I res-Haut! L»aiçon.v.\ son compagnon/ ., Paix à la terre! Laisse donc! Elles travaillent ,, m "ous disons des mecl ancetes?• •nj./, n i//* .nous aurions pu les aider.Jouons ici ^ l,elle fête de Noël.1 j'ai promis à Dieu d'être généreuse.de ne rien Lui refuser afin fju']j me fasse connaître sa sainte volonté et qu’il me donne le courage d< marcher droit dans le sentier qu’il me trace.Et voilà.J’ai cru comprendre l'appel pressant J, notre Saint-Père le Pape qui, s’a.dressant aux laïcs de toutes les catégories, demande, avec instance, df (Suite à la 7c page) mirage ! Depuis ans les annonces de Vlcks sont contrôlées par un conseil de médecin* "Noël! Gloire à Dieu votre Frère! Petite fille.yeux.) 1! pourra monter 1 -n*Vn,l>U' , Vo,ci Noi\L- (LJa porte s ouvre brusquement.Entre le Es-tu sûre qu'il lJcre Noël chargé de sa remplie.) hotte bien Père Noël.- Oui, mes enfants, fii- J ° 5ais que vous ave/ été bien sages et je vous apporte des jouets.(Les ici et s asseoir.Autre fille, viendra ?Petit garçon s'approchant.VOTRE ARBRE DE NOEL Dites donc: C'est un trône pour : re asseoir le Roi Georges?Vous ., .x vous y prenez de bonne heure.1 onfanl> ^ regardent hésitants.) me semble.Papa a dit qu'il vient PcrJ' N«*l ( >V*‘i»e et surtout » lirétimrie.ne sern r" que vous aviez ' *lr etrr !>rocédez comme plus haut pour l’application |>our la deuxième couche.mettez la solution d’alun plus forte, deux onces pour 1 pinte d’eau.- Nous lui tout ! Petites filles ensemble.Oui.tout ! Petit garçon.— 11 ne viendra pas ! Hile.*-— M.le C uré dit que lef bon Jésus se rend toujours aux prières des enfants.Garçon (un peu malicieusement) .Sages ! bille.— Nous avons été bien ! sages.m par votrr “président»* que adhéré « votrr groupement profession-nrl.L association profrsHionnelIc e»t le complément nécrssnirfr dr tous ce» mou-\crnent» spécialisé» de jeunesse.11 semble que la J O.C.U J.A.C.U J.E.C., etc., soit simplement l’école d’entroîne-ment où le» jeune» se préparent à entrer dan» leur» «roupernent» professionnel» respectifs: Syndicat» catholique» ou- vriers pour In J O.C.U.C.C.pour la J \ C\, Syndicat» catholiques professionnels pour la J.E.C.J’ai reçu avec reconnaissance vos communiqués pour le “Coin**, et je fais paraître "L'Appel** dès cette semaine.Comme le temps passe! Nous voici déjà à deux pas de Noël! Oh! la belle fête chrétienne par excel-lenrr Je vous demande de prier pour moi.tout spécialement, auprès de la »• dr* acteur» qui évoluent à l'écran, mais elle est combien meilleure, plu* *aj ne et plus réconfortante.Ce qui est corn pliqué ne vaut pa» cher pour Ir bonheur car ’’le borifieur est simple”, Lier re L'Ermite nous l'a-t-U démontré a* se/ clairement dans son l»eau rorn.in de ce titre?Si vous ne l’aviez pas lu.i! faudrait vous le procurer sans tarder Je crois que vous orienterez votre vie dan» un sens heureux en y mettant beaucoup de bonne volonté.V'ous »a vez.la paix est a ce prix: ln bonne volonté.mettre son âme et son coeur de vnnt Dieu en toute simplicité! Mes rneil-I eu r » voeux pour de bonnes et joyeuse» fêtes! ^ * * LIS! Il ne faut jamais laisser IVtite fille.— Moi.j’ai dit tou-L est l’alun qui donne l’effet scin-:,t‘s nies prières comme ça (Elle fer-tillant, de sorte qu ;1 n’est pas né- me les yeux et joint mains), cessaire de mettre de la neige arti- Autre fillette.— Moi, j’ai fait ficielle.On se procure la calcé-1 quatre gros sacrifices, mine dans les magasins de quincail-1 Autre fillette.— Moi, deux! lcrie.partir unr lettre de ) une, sans que 1 autre y glisse son mot.et je me suis ré joule Lisette, du bon souvenir que m’apporte votre carte Je vais suffisamment bien et vous remercie l’intérêt affec turux qur vous portez n ma santé Qur Noel verse dan» votie âme le» joies sam tes et divine» que le Ciel a mise* en réserve pour les chèies petite» f lies qui aiment le bon Dieu et Le servent fidé lenient.COUSINE LAURE.Rivière-Mailloux, Charlevoix.Faites comme des Millions de Familles Heureuses.BÉNÉFICIEZ DES DÉJEUNERS "QUAKER" NOURRISSANTS *0011A**1 mm fa ma U l-e , m ¥Ûti Co»»Fia i Garant* eut tout obtenir.Petits garçons ensemble.Nous voulons bien! Un petit garçon.— Oui.mais les sacrifices?Nous n’en avons peut-être pas fait.Une petite fille.— Ca ne fait rien, vous en ferez demain.Autre petite fille.— Le jx'tit Jésus tient toujours compte des bonnes intentions.Mademoiselle l’a dit.Fill-*.— Je ne veux pas, moi.Magnifique service de vaisselle de 95 morceaux en se mi porcelaine anglaise, valeur de $30.00 donné gratis aux acheteurs de THÉ OU CAFÉ MIKADO EMPAQUETE EN PAQUETS DE 1 LB, Aux acheteurs de paquets en livre, un magnifique cadeau en crystal est donné avec chaque J lb.Le Thé noir est garanti Ceylon et Indien.Café garanti pur.EN VENTE PARTOUT VL demandcz-le à votre fournisseur EfeS! _155 JL FAITES ATTENTION- madame.! 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V* \V>* ceau en songeant que tout ceci allait finir précisément par I nage.’! était dans un de ces accès de gaillarde humeur, quand la part du salon s ouvrit, et mademoiselle de La Seigîicre entra, si grav .si fier , si vraiment royale, qu?le marquis, après s'être levé pour l'entourer de scs bras caressant, resta interdit devant elle.-Mon j>èrc, dit aussitôt d'une voix altérée, mais calme, la belb* et noble créature, répondez franchement, loyalement, en bon gentilhomme; quoi que vous ayez à me révéler, soyez sûr d’avance que vous ne me trouverez jamais au-dessous des devoirs et des obligations que pourra m’imposer le soin de votre gloire.Répondez donc sans détour, je vous en prie au nom du Dieu vivant, au nom de ma sainte mère, qui nous voit et qui nous écoute.—Ventre - saint - gris ! pensa le marquis déjà troublé, voilà un début qui ne me promet rien de bon.—Mon père, demanda la jeune fille avec assurance, à quel titre M.Bernard habite-t-il au milieu de nous?—Quelle question! s'écria le marquis de plus en plus alarmé, mais faisant encore bonne contenance; à titre d hôte et d’ami, j’imagine.Nous devons assez à la mémoire de son bonhomme de père pour que nul n’ait le droit d’etre surpris de voir ce jeune homme à ma table.A pro-j)os, ajouta-t-il en tirant de son gous-*¦ t uni* montre d’or émaillé, suspendue à une chaîne chargée de breloques, de bagues et de cachets, est-ce que ce maraud de Jasmin ne sonnera pas le dîner aujourd’hui?1 u vois ce petit bijou?regarde-le, ça n’a l'air de rien; en réalité, ça vaut à peine un écu d* six livre4; j?ne le donnerais pas pour les diamants de la couronne.C’est une histoire qu’il faut que je te conte.Imagine-toi qu’un jour, c’était en mil sept cent.-—Mon père, vous avez une autre histoire à me raconter, dit grave- ment 1 lélcne l’interrompant avec autorité, une histoire plus récente, dans laquelle il est aussi question d’un joyau, mais plus précieux que celui-là, puisqu’il s’agit de notre honneur.M.Bernard est ici à titre d’hôte, m’avez-vous répondu; mon père, il vous reste encore à m’apprendre qui de nous ou de lui reçoit l'hospitalité, qui de lui ou de nous la donne.A ces mots, sous le regard qu’Hélène attachait sur lui, le marquis, I plus blanc que le jabot de sa chemise, se laissa lourdement tomber dans un fauteuil.Tout est perdu! se dit-il avec un morne désesj>oir; 1 enragée baronne a parlé.-Enfin, mon père, reprit l’impitoyable enfant en croisant ses bras j sur le dos du fauteuil dans lequel M.de La Soiglicrc s’était affaisé, je vous demande si nous sommes chez M.Bernard ou si ce jeune homme est chez nous.Las de ruse et de mensonge, convaincu d'ailleurs que sa fille était au courant de tout, le marquis ne songea plus qu’à corriger la vérité, là la mitiger de son mieux dans ce qu elle pouvait avoir de trop amer pour son orgueil et son amour-propre.—Ma foi! s’écria-t-il en sc le- vant d’un air exaspéré, si tu veux que je te le dise, moi-même je n’en sais rien.On a profité de mon absence pour faire un code de lois infâmes; M.de Buonaparte, qui ne m’a jamais aimé, a glissé là-dedans un article tout exprès pour embrouiller mes affaires.Il y a réussi, le Corse! Les uns prétendent cjue je suis chez Bernard, les autres affirment que Bernard est chez moi; ceux-ci que le vieux Stamply m’a tout donné, ceux-là qu’il m’a tout restitué.Tout ceci, vois-tu.c’est la bouteille à l’encre; des Tourne.lles ne sait qu’en penser, et le diable y perdrait son latin.Au reste, ma fille, il est bon que tu saches que c’est cette infernale baronne qui nous a mis dans ce mauvais pas.R appelle-toi comme nous vivions gentiment tous deux dans notre petit troiè d’A!-1 inagnc! Voilà qu’un jour madame de Vaubert, - apprends à la connaître, s’imagine de vouloir me faire rentrer dans la fortune de mes pères, sachant bien qu’aux termes de nos conventions, cette fortune reviendrait plus tard à son fils.Elle m’écrit que mon ancien fermier est bourrelé de remords, qu’il m'appelle à grands cris et ne saurait mourir en paix qu’apres m'avoir rendu tous mes biens.Je crois cela, moi! j’ai pitié de la conscience troublée de ce brave homme, je ne veux pas qu’on puisse m’accusrr d’avoir causé la perte d’une âme.Je pars, je me hâte, j arrive, et qu’est-ce que je découvre un beau matin?que ce digne homme ne m'a rien rendu, et que c’est un cadeau qu’il in’a fait.Voilà du mois ce que disent mes ennemis.J’en ai des ennemis, car.ainsi que le disait des I ourncllcs, quel être supérieur n’en a pas?Sur ces entrefaites, Bernard, qu’on croyait mort, nous tombe sur la tête comme un glaçon de Sibérie.Que va-t-il se passer?M.de Buonaparte a si bien arrangé les choses, qu il est impossible de s'y reconnaître.Suis-je chez Bernard?Bernard est-il chez moi?je n’en sais rien, il n’en sait rien; des I ourncllcs lui-même n’en sait pas davantage.Telle est l’histoire, et telle cM la question.Hélène avait grandi en dehors de toutes les préoccupations de la vie réelle.File n’avait jamais rien soupçonné des intérêts positifs qui jouent un si grand rôle dans l’existence humaine, qu’ils l’absorbent presque tout entière.N’ayant, sur toutes choses, reçu d’autres enseignements que ceux de son père, qui était l’ignorance la mieux nourrie.la plus se-rune et la plus florissante du royaume, les connaissances qu’avait mademoiselle de La Seiglière, en droit français, se trouvaient égaler les notions qu elle pouvait avoir sur la législation japonaise; mais cette enfant, qui ne savait rien, possédait pourtant une science plus grande, plus sûre, plus infaillible que celle des jurisconsultes les plus habiles, des légistes les plus consommes.Dans un âme honnête et simple, elle avait conservé aussi pur, aussi limpide.aussi lumineux qu’elle l’avait reçu, re sentiment du juste et de I injuste que Dieu a déposé, comme un rayon de sa suprême intelligence, dans le sein de toutes ses créatures.Elle ignorait les lois des hommes; mais la loi naturelle et divine était écrite dans son coeur comme sur des tablettes d or.et nul souffle m.N tin.nulle passion mauvais1 n’ n avn ' altéré le sens ni terni les sacrés caractères.LUr dégagea donc sans efforts la vérité des nuages dont son père cherchait encore à l’obscurcir; sous la broderie, elle sut démêler la trame.I andis que le marquis parlait, Hélène s’était ter.ut* debout, calme, impassible, pâle et t rouir Lorsqu’il se tut.elle alla * accoude sur le marbre de la cheminer.< demeura longtemps silène doigts perdus sous les n »" * de >’! cheveux, regardant a\-c iV,; ’ épouvante l’abîme dans jue- r f ¦ venait d'être précipitée, • • ’ l,r colombe mortellement rn-mic glissant dans l’azur du c * • ct 'Ju* tombé, l’aile fracassée, sanglant?r| palpitante, entre les rovwix : marais impur.—Ainsi, mon |>ère, cLw*L |us Là.son esjjrit semble j>rer.dre um.orientation nouvelle; un renouveau dans s.» vie doit se faire, elle !oint parlé de l’Evangile, livre d- livres et que chaque chrétien de- j jointes, les veux levés vers le ciel) : n : » it ivoir comme livre de chevet, et combien d’autres encore.Je ne pu is * faire l’éloge de chacun de ces li' *s.qu'importe, commence à les lire.‘ ’ce n’est que Je premier pas qui Hit** Comme tu vas être heureuse ;>rès de telles lectures! Je revien-di u; nous en reparlerons.Au revoir.Luce! Au revoir.Nicole, pense à moi.Sans le savoir, à l'exemple des premiers discij>les du Christ.Nicole a dit à Luce: “Viens et vois”.Soyez apôtres, cousinettes.votre devoir de chrétienne vous y invite et le bon Dieu vous le demande Si vous ne le pouvez en vous enrôlant dans les mouvements spécialisés d A C .là.la tâche est pius facile, «u.dit-on, l'union fait la force sorvez-lc intégralement quand même 'ins sortir de votre chez soi.par le rayonnement joyeux d'une vie parfaitement chrétienne.Soyez généreuses et commencez tout de suite à être aj)ôtres en faisant une noble » împagne en faveur du Noël chrétien.Instruisez, avec patience, vos p tits frères et petites soeurV des souvenirs évocateurs que nous rappelh “Bon Jésus, voici Noël, votre fête; daignez venir parmi vos enfants qui vous aiment et qui veulent vous fêter dignement, en ce jour anniversaire de votre naisance, cher petit Jésus.(La porte s’entrouvre et apparaît Jésus suivi des anges chantant “Gloria in excelsis Deo.Les enfants sont émerveillés et comme en extase) (Jésus prend place sur le trône, les anges se placent de chaque côté) Jésus.— Me voici, enfants, je me suis rendu à vos prières naïves.Je viens recevoir vos hommages, vos prières, vos voeux! 1ère petite fille.— Merci, ô bon Jésus, me ici d’etre venu prendre ce trône que nous vous avons prépare.Jésus.Parlez, enfants, que souhaitez-vous que j-* vous accorde?Mon coeur est disposé à répandre sur vous ses plus précieuses faveurs.Petit garçon.— Bon Jésus, dai- sans compter pour nous preparer a la belle et grande fête de Noël! gnez bénir nos chers parents, leur accorder le plus grand bonheur à l’occasion de Noël et de ht nouvelle année.Petite fille.Bon Jésus, accor-dez-nous la grâce d'être de bons enfants, bien sages, bien pieux, bien obéissants.Petit garçon.Bon Jésus, mette/ la paix dans nos familles, dans notre pays, pai toute la terre.Petite fille.— Bon Jésus, convertisse/ les pécheurs.Petit garçon.Bon Jésus, accord#*/ vos grâces à tous ceux qui nous font du bien.Jésus (se levant).— Mes chers enfants, je suis content de votre amour.Je bénis volontiers vos chers parents.Préparez, bien vos coeurs Célestine n’en pouvait plus.Elle | branles planches et elles vous sem-tourna la manette en grommelant, bleront plus légères et plus marna-"A quoi j>ensent tous ces gens?.|hies.* * * POUR.Pour nettoyer une jH'inture à *» cuil|rr**r à thé sel.•*» cuillerée « Ihé vunilh* Battre les blancs d’oeufs en neige.ajouter la crème de .rtre et continuer de battre jusqu'à ce que les oeufs soient très fermes, ajouter graduellement le sucre, puis la larme tamisée 4 fois avec le sel.puis la vanille.Cuir à four doux 40 à 30 minutes dans un moule h cheminée non l>eurré.Quand le gâteau a commencé de lever, le couvrir d’un papier beurré.Là: il est cuit, maman le démoule.c’est un “gâteau des anges” tout à fait réussi, mais.“Ce ne seront pas les anges qui le mangeront.I ce sera toi, Jean, avec Jeannette et les petits frères et soeurs .cxpli que maman au petit curieux qui vient l’interroger au moment où elle démoule le beau gâteau blanc.* Sngntx Nnël A VliC S’mthaita iV SUnuir Aimé?> A TOUS NOS AMU Kl CLIK.N I S, QUE NOUS REMERCIONS UK ï.EUR ENCOURAGEMENT DUBOIS & FRÈRE Plomberie Chauffage - Couverture 6, av.BEGIN — CHICOUTIMI MBUmEtM;M Ont-ils jH*rdu la tête?M.le curé ne répondit pas.Les yeux fermés, I.» tête appuyée sur le dossier de son fauteuil, il se laissait emjMirtei par son rêve, loin.très l'huile tachée, il suffit de frotter doucement l’endroit macule ave< un oignon cou|h* en deux.jeter dessus du lait.Le liquide en flammes s’éteindra tout de suite.* * * C’est Noèl.fout est blanc, de tous côtés retentissent des airs de Gloria.La bonne ménagère a ceint son blanc tablier, ouvert son livre de recettes, et la voilà qui s'apprête à faire un.GATEAU DES ANGES A blanc» d'oeuf».• I culllrr** à thr d«- cr»-n»c d** t.»r?r«* I tas*r tuerc fin t i •»»»• farinr.loin.au delà des nuages.Dans le silence des espaces infinis.la terre roulait maintenant de-vaut ses yeux, pauvre |>etit globe a; pour éteindre le pétrole enflam- : peine plus gros que la lune.Que les m».le moyen le plus radical est de hommes étaient peu de chose, à une pareille distance.pas même visibles à l’oeil nu.Et ces atomes s’agitaient, se lançaient des défis, rêvaient d un carnage universel.Autour du globe terrestre, c’était tout un réseau d'ondes électriques qui transportaient les menaces et les bravades: cuirassés, croiseurs, avions, mrtrail-leuscs.canons.communisme, racisme, prolétariat.internationale .force, puissance, domination.1 oui un treillis de haine autour de la pau- i Bonne i pour me recevoir à la Messe de1 vre humanité! minuit, c est alors que je nous accorderai nos demandes.Je suis heureux de constater que vous avez chassé le vilain bonhomme qui.sous le nom de Père Noël, tend à faire oublier que le jour de Noël est le jour anniversaire de ma naissance, si bien Mais voilà qu’une troupe d anges descend du ciel.D’un vol rapide, ils se dirigent vers la terre, étoile perdue au milieu des étoiles.Ils passent tout près du vieux curé.si près qu’il entend le battement de leurs ailes.Ils vont toujours.Et leur voix mélodieuse chante que.dans bon nombre de familles chrétiennes, ce n’est pas Jésus que |a g|Qjre (lu Très Haut: les petits enfants attendent à Noël, ” .mais ce vieux ridiculement affublé ! Honneur et louanges au l\o/ au et camoufle.J espère que vous n’ou- [ monde.Nierez jamais, chers petits enfants, que je veux et dois être le premier dans les foyers, et dans les coeurs des petits et des grands.( I a Idea u ) A o/c.- Le nombre des petits enfants qui peuvent exécuter cette saynète n’est pas limité, et on peut donner à ceux qui jouent leurs noms respectifs: Marie, Paul, Louise.Gaston, cîc.I ne Institutrice Salut.Roi de gloire.Roi des nations.Roi des rois.Roi très grand.Roi redoutable.Roi des coeurs, Paix sur la terre aux hommes de [bonne volonté.Ils sont maintenant rendus dans la zone des ondes hertziennes.Le brave curé les voit planer un instant au-dessus des menaces de guei-re et des injures de I athéisme.Re- ' culeront-ils épouvantés?Non.Les voilà qui écartt nt comme une brume le rideau de haine et.sur chaque demeure chrétien ne.ils s’en vont étendre leurs ailes protectrices.-M.le curé.I.i crèche est prête.Joseph Bédard est venu chercher le [x*tit Jésus.I! dit que les gens de la paroisse commencent à arriver.La voix de Célestine a réveillé le vieux pasteur.Il remet son casque et son paletot pour retourner à son confessionnal.• L'escalier du presbytère gémit de nouveau dans le froid.Là-bas la petite église se dresse, tout»* bleutée par le clair d’étoiles.Au-dessus du clocher, le vieux curé cherche en vain les ondes menaçantes qui portent à 1 humanité les messages de haine.Rien que les étoiles qui brillent dans le silence infini.Louis-Joseph AUBIN, pire.Pour vos achats des fêtes Venez chez J.- W.GAGNON lotis les comptoirs sont surchargés île marchandises et d’arti clés qui intéressent les dames, les demoiselles, les messieurs, pour leurs toilettes comme pour.LEURS CADEAUX Voyez aussi notre comptoir de Jouets.Bonbons.Chocolats, Vaisselle, Verrerie, etc., etc.M'achetez rien .sans voir avant le choix magnifique du magasin J.-W.GAGNON, Jonquière Avec nos smcercs souhaits, nous voulons remercier aussi toute notre clientele, nos amis, et ie public en général pour l'encouragement et la collaboration que nous avons reçus durant l’année 1938.Tous nos efforts tendront à donner toujours le maximum de satisfaction afin de mériter dans l’avenir la même confiance.J.-W O GAGNON MAGASIN GÉNÉRAL, JONQUIÈRE “YEUX NOIRS f* vingt-cinq décembre, donnez-vous Chicoutimi, décembre 1938.A tous nos clients et amis, nous présentons nos meilleurs souhaits pour un Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse Année Santé Prospérité Bonheur L.-E.GAUDREAULT, Enrg.EMBOUTEILLEURS DES LIQUEURS KIK 5, rue Salaberry CHICOUTIMI Suif eux Arnël tUmmr et peureuse Anuér VA A V ^ ' ; 4 tous nos clients, amis, et à tout » le public de la répion.oyeux Noël Bonni Heureuse Chaleureux remerciements pour votre généreux patronage et sollicite de nouveau votre encouragement pour 1939.LAITERIE DE CHICOUTIMI C’est avec ioie que nous profitons de l’occa= sien des fêtes de Noël et du Nouvel .An.pour adresser A TOUTE NOTRE CLIENTÈLE de Chicoutimi, des paroisses environnantes et du L?c-St-Jean, nos plus sincères souhaits, et chaleureux reme.’ciemsRts pour l’encouragement et Papprécia'ion qu'elle nous donne chaque jour sur la qualité de nos produits.« Nous espérons que l'année 1939 nous permettra de remercier une nouvelle et nombreuse clientèle, qui nous donnera les mêmes marques de satisfaction.\ Y W i i '\' •c-, • BU ¦>v * * Si o BR O S.L/M/TBD \ >9.av.Ste-Anne CHICOUTIMI .« «» Té!.-, sop-w ; _____________________I A.Baignauît.g’rsrt.ne HÆCÎKE r.vKTtni-T ¦'* eux aïo PAGE 8 LE PROGRES DU SAGUENAY.JEUDI.22 DECEMBRE 1938.PIERRE L ERMITE Noël vécu.(LA CROIX) Ce matin-là, le petit Roger, 6 ans — Ratapoil dans l’intimité — et sa soeur Pascale — parce que née le jour de Pâques, — 5 ars, vinrent, tous les deux, à la cuisine pour arracher, sur le calendrier, le feuillet du 23 décembre.—Alors, c’est enfin demain qu’il vient, l’Enfant Jésus!.dit Roger.—A quelle heure.?demande Pascale.— Oh! tard!.très tard!.Tu comprends.?11 y en a d’autres avant nous!.Ici, Martine, la vieille cuisinière, intervient : —Qu’est-ce que vous lui ave/, demandé, à l’Enfant Jésus.?Roger, qui n’a pas été très sage, et a fait de belles colères.Roger, qui, hier encore, a “apprivoisé” la boîte de décalques de sa soeur, et mangé sa part de “radon” de riz au lait.Roger, qu’on appelle Brisefer et Malfaiteur.Rcger dont la conscience chargée de maints méfaits, déborde aujourd’hui, 24 décembre, de contrition .Roger, les yeux baissés, murmure, d'une voix sourde: —Je voudrais un ours.un gros ours.Pascale bat ses petites mains l’une contre l’autre: —Moi, je lui u écrit directement au ciel, pour avoir une belle poupée alsacienne, comme celle de la Vente de charité.Et je l’appellerai “Odile” comme M.le curé il appelle son église.Et toi, comment tu l'appelleras, ton gros ours.?—Je l’appellerai Cunégonde! —Ca, c’est pas un nom d’ours.—D’abord, toi.tu n’y connais rien aux noms de garçons !.Pendant ce temps, sur les boulevards, papa cherche un ours, et maman cherche une poupée.Le bel ours!.—La belle poupée!.11 faut que l’ours soit plus beau que la poupée.1! faut que la poupée soit plus belle que l'ours.Hélas !.chacun cherche de son côté.Et c’est le symbole de ce qu’est devenue leur vie conjugale.Pourtant, ce fut.il y a sept ans, un beau mariage d'amour.Leurs deux familles se connaissaient depuis toujours.ils s’étaient librement choisis.Le jours où, tremblant d’émotion, il lui avait passé au doigt la bague des fiançailles.ce jour-là avait été un jour de paradis .sur la terre.Un prêtre ami les avait mariés dans une blanche église.Et ils s'étaient enfuis cacher leur bonheur en Italie.Rome.Florence.Assise.Venise.le Tyrol.Quels souvenirs!.Les deux têtes, penchées sur les mêmes albums, ces souvenirs, combien de fois ils les avaient revécus ensemble! A chaque page.l’un disait à l’autre: fut là.Te souviens-tu.?>i je me souviens!.Et les deux petits chéris, Roger et Pascale avaient fait monter ce bonheur à son apogée Et puis!.Et puis!.Un soir, il y eut une petite scène, tout à fait inattendue: retenu à son bureau, le mari était rentré avec une grande heure de retard! II aurait pu téléphoner.Mais, énervé par les conflits sociaux.harcelé par de difficultucuscs affaires, il n «va t pas réalisé l’heure qu’il était.Et.au retour a la maison, il trouva un soufflé au fromage redescendu.un rôti desséché.une femme pas contente, et qui le prouva.Alors, froissé, il bouda.Elle aussi, bouda.Les familles s’en mêlèrent.La fissure s’élargit.Et chacun se rejeta en arrière de toute la force de son ancien amour.* * ¥ Oh! certes, il ne fut jamais question de séparation.Mais les deux vies, jadis si confondues, devinrent frigides et parallèles.Plaisir d'amour Ne dure qu'un moment, Chagrin d'amour Dure toute la vie.En effet, le chagrin sembla devoir durer toute la vie, malgré les efforts du prêtre, ami de la famille, et confident des deux âmes.—11 m’avait tellement promis de me rendre heureuse !.—Le bonheur je le lui ai donné.C'est elle-même qui l'a brisé.Et pourquoi!.-Pourtant, affirmait le prêtre, si le bonheur pousse ici-bas quelque part, c’est entre les deux pierres d’un foyer comme le vôtre.Donc, hier, chacun revint à la maison, l’un avec l’ours.l'autre avec la poupée.Ils assistèrent à la messe de minuit.Puis, ils réveillonnèrent, corrects, rapides, sous les yeux des domestiques.Oh! ces tête-à-tête, où il faut savoir parler pour ne rien dire! .Roger avait déposé dans la cheminée ses plus larges souliers.Pascale, ses plus vastes pantoufles.Le père mit l’ours sur le soulier.La mère, la pou|K:e sur une pantoufle.Des bonbons calèrent le tout.Et chacun des époux rentra dans sa chambre après un vague bonjour, (jénible à tous les deux.—Enfin, seule!.murmura la femme.—Mon ami prêtre ne connaît pas son bonheur!.soupira le mari.Matin de Noël.Dans l’ombre blanchissante, les cloches jettent à tous les échos de la joie de la fête.Roger s’est dressé sur son lit, mal éveillé.?Pascale en a fait autant.Et les voilà tous les deux, qui se glissent, en re-connaisance et en chemise de nuit, devant la cheminée de la salle à manger, la plus large de toute la maison, donc celle où.certainement, descendra l’Enfant Jésus.Le père guette à une porte.L*a mère, à l’autre.Mais on ne voit pas clair.—J’ai peur qu’il ne soit pas venu.?murmure Roger, d’une voix déjà navré.—11 ni" semble que j’aperçois quelque chose.?réjvond Pascale.Iout d’un coup, le lustre s’ai .une.Resplendissante, la cheminée surgit !.A droite, sur ses pattes de derrière, se dresse un gros ours magnifique, aux oreilles rondes, aux yeux noirs, au poil soyeux.A gauche, sourit une belle Alsacienne, aux yeux bleu de ciel, aux nattes blondes comme les blés, émergeant de deux grands rubans noirs.Le frère et la soeur sf sont arretés!.Leurs yeux se fixent.leurs mains se joignent.C’est l’extase!.C’est l’extase aussi du papa et de la maman.Us se sont avancés un peu.puis davantage.puis tout près.Maintenant, l’un contre l’autre, presque sans le savoir, ils jouissent du bonheur de leurs chéris, qui, fous de joie, se jettent sur eux.se pendent à leur cou.l’un brandissant son ours.l’autre, maternellement, serrant sa poupée.Et voici que les regards du papa et de la maman se croisent.s’attardent l’un dans l’autre.Alors!.alors!.Eh bien, en tempête, la joe des parents submerge la rancune des époux.Leurs bras s'ouvrent.Parents, enfants, tout le monde s’embrasse.Et c’est la fin de la navrante discorde.—Oublions tout!.disent-ils ensemble.Et ce tout n'était rien.Ils avaient voulu donner à leurs enfants un beau Noël.Mais leurs enfants leur en offraient un autre, infiniment plus doux.De leurs mains jointes, ils avaient rallumé la flamme presque éteinte.A leurs parents, sans le savoir, par le charme rayonnant de leur joie naïve, ils avaient rendu l’amour!.Pierre L'ERMITE Conte de Noel RÊVE DE NOËL Écrit spécialement pour le "Progrès" “Grand'mère.pourquoi cette vilaine bouteille traîne-t-elle toujoui* en arrière de la statue du Sacré-Coeur?” disait une bambine, en train d’aider son aïeule à l'époussetage du salon.“Cette bouteille a toute une histoire.mignonne.C est à ton papa qu’il faudrait la demander.” Et papa, qui lisait son journal.I de répondre en hésitant un jh-u: “Je vous la raconterai à Noël, si tu j penses alors à me le demander, Ni-sotte.* “Oh! j’y penserai: j’aime tant les histoires! Votre air me dit que celle-là doit être fameuse.” .* * * Les |K*tits ont bonne mémoire: “Papa, c’est la veille de Noël, aujourd'hui.nous direz-vous l’histoire de la bouteille”?demande l’espiè-! gle Denise, fidèle à la consigne.Ils sont réunis, parents et grands-parents.entourés d’une vivante couronne de frimousses éveillées — de 7 à 13 ans — pour ces heures si douces et si chaudes qui, surtout à | la campagne, précèdent la messe de Minuit.“II y a vingt ans.à pareil jour, au souper, le jeune homme que j'étais alors disait à ses parents: “Je songe à me marier et.Te marier, toi, dit votre grand’mère.es-tu fou, Charles?.tu l'es déjà.—Déjà ?Oui.avec l’alcool, mon pau-ivre gars.Non, non.quand on boit comme tu le fais, on ne fonde j pas foyer.Je t’affirme que si tu ne te corrige* pas, ton père et moi serons les premiers à déconseiller celle que tu as choisie.Des promesses, tu lui en feras, je le sais.— Non.corrige-toi d'abord et tu te marieras ensuite.— Et moi.ajouta votre grand-père, je te refuserai et mon consentement et ma présence au mariage.II ne sera pas dit que Luc Bertrand aura aidé son fils à créer un foyer misérable, à rendre malheureux une f mine et des enfants.— Non, non.mon garçon: autant je te seconderais si tu te conduisais en homme, autant je te laisserai à tes propres forces puisque tu ne veux rien comprendre.Ta mère a-t-elle assez prié et pleuré sans que tu changes!” Je sortis furieux et.jx>ur me remettre, (j'ai honte de le dire) j'achetai une grosse bouteille de GIN et m’enfermai dans ma chainbrr Un verre, un deuxième, un tro.-ième.Je m'endormis.et je rêva,: la bouteille grossissait, grandissait, grossissait toujours.L'alcool en sortait à flots tandis que de l’argent — billets de banque, pièces de toutes valeurs, s'y engouffraient sans répit.Je vis passer une fortune puis une maison (la nôtre), puis une terre, (la nôtre, encore).et la bouteille mangeait tout, et l’alcool coulait toujours.Soudain, un autre tableau apparut: Une énorme balance! Sur un des plateaux, une jeune fille, belle, bonne, souriante: votre mère, mes enfants, telle elle était alors, telle elle est toujours restée: sur l'autre, des bouteilles et des bouteilles.Et je lisais en caractères fulgurants: “Choisis, tu n'auras pas les deux' .Et la scène changea brusquement: devant moi.passait une femme précocement vieillie, les yeux rouges et gonflés d’avoir trop pleuré, pauvrement vêtue, miséreuse et pitoyable.Une ribambelle d’enfants la suivaient, chacun portant une pancarte.où je lisais: tuberculose.rachitisme, idiotisme, folie, malhonnêteté, roi, mensonge, impureté, ivrognerie.Une voix terrible me criait: ’’Voilà ton oeuvre en tes enfants.jusqu’à la troisième génération et plus.” Iout à coup, apparaît sur un nuage d’or, un mignon petit enfant qui me sourit et me dit: “Je suis le “frère de tous les enfants du mon-“do.de ceux-mêmes dont tu dois LE SALON HARVEY souhaite à toute sa clientèle et amis JOYEUX NOEL ET UNE HEUREUSE ANNEE avec ses remerciements pour l'encouragement reçu.SALON HARVEY RUE RACINE, CHICOUTIMI En face de la banque Can.Nationale S S s s s s s * * dJnyntx Nnël et Amtêr i D où viens-tu bergère ?Nous croyons rendre service à de nombreux lecteurs en publiant le texte de ce savoureux chant de Noël: D'où viens-tu bergère# D'où viens-tu?Je viens de l'étable.De my prtmamr.J'ai vu un miracle Qui vient d'arriver.Qu'as-tu vu bergère, Qu'as-tu Vu?J ai Vu dans la crèche Un petit enfant, Sur & paille fraîche Qui dort tendrement.Rien de plus bergère.Rien de plus?La Sainte Vierge, sa mire.Lui fait boire du lait, Saint Joseph, son père.Qui tremble de froid.C'est-il tout, bergère, C'est-il tout?Sont le boeuf et l'âne Tous les deux présents, Avec leur haleine Réchauffent l'Enfant.Rien de plus bergère.Rien de plus?Sont trois petits anges, Descendus du ciel, Chantant les louanges Du Père étemel.Soyeux Noël Sfentte et peureuse Année Je suis heureux de souhaiter à tout le public de Chicoutimi, de Bagotville.de Port-Alfred et de Grande-Baie, une Joyeuse fête de Noël et une Bonne Année.Dr Paul Riverin Bonheur, Santé, Prospérité J.-F.-A.DEJORDY CHIROPRA riCIEN 135.rue Racine - Tel : 650 - CHICOUTIMI 33 i, rue Racine - CHICOUTIMI Téléphone: 880 ioypux Nnri rt Vmttir et ^rurnwr Atmér CAFÉ NEW STAR I, rut RACINE CHICOUTIMI SALON ROYAL A toutes mes clientes, aux dames et aux demoiselles, je souhaite un.Joynix Narl rt unr Vomir Antirr Je les remercie aussi pour Icut encouragement.J’invite les dames à mon salon réorganisé pour leurs PERMANENTES DES FETES Satisfaction garantie-2 machines modernes Mme W.GAGNON, Coiffeuse 172 , rut RaciM - Tél.8C5 - CHICOUTIMI 1 *'ctre le père.Pour eux.corrige-toi, “je l’en prie, afin qu’ils soient forts, ’bons et beaux.Sois tempérant “pour que la vie supérieure de leur “intelligence et la vie surnaturelle “de leur âme puissent sc développer “dans un corps sain et vigoureux.“Abandonne cette funeste passion “qui te ravale au rang de la brute.“Aie confiance: en cette nuit b?me, “j'apporte sur la terre grâces et “paix aux âmes de bonne volonté.“VIENS à MOI.” , Et d*» sa main divine, ! Enfant-Jésus — car c'était Lui — toucha la maudite bouteille qui se brisa avec un grand bruit: sur ce.je m'éveillai en sursaut, tout en nage, en larmes et bouleversé On frappait à ina |>orte: "Eveille-toi.Charles, c’est le temps.Nous partons, viens-tu?” Secoué jusqu’au fond de 1 âmor-trait de notre Ministre des mines est encore en circulation; ce portrait, au doux regard, pendant que Ton coupe le ruban qui barrait certaine nouvelle voie ferrée qu’on inaugurait en Abitibi.Ça réjouit quand même, parmi tant de choses austères et de problèmes pendants.De belles étrennes: la collection complète du Pont de Sic-Anne! MARC.À LA MESSE DE MINUIT Messe pontificale et ho= mélie par Son Excel= lence.Voici Noël! Jésus va naître Dans la détresse et dans la nuit.Combien de petits gueux, peut-être.Vont naître plus pauvres que.Lui! Il avait du moins une étable Pour l'abriter, un peu.du froid.Hélas! plus d'un gueux lamentable Va rôder en quête d'un toit! Les Rois apportaient leurs hommages?A Jésus, avec leurs présents.O pauvres gueux! où sont les Mages?Ton or?ta myrrhe?ci ton encens?L'âne et le boeuf de leur haleine Chauffaient Jésus, à qui mieux mieux Quand il se heurte aux portes de chêne Gens et bêtes chassent le gueux! Enfant, sois charitable et bonne Toujours: Printemps, Automne, Eté.Mais, quand vient l'hiver, ma mignonne Exagère la Charité.Laisse pleurer, en toi.la source De Bonté, d'Amour, de Douceur: Ouvre toute grande ta bourse, Ouvre, plus grand encore, ton coeur! THEODORE BOTREL Sa mère avait été conduite en terre la veille.L ne f licit te de 3 ans vient de mourir à la suite d’un bien pénible accident survenu mardi après-midi.1 hérèse Grenon, fille de M.1 Mnhpjx' Grenon, conseiller ci* la Rivière-du-Moulin, est tomlx*e dans une cuve remplie d’eau bouillante, où elle se brûla atrocement par tout le corps.1 /enfant a été transportée immédiatement à 1 hôpital par le docteur Lemieux qui avait été ap|>e-lé à la demeure de M.Grenon.La Jeune 1 hérèse expira après quelques heures d’indicibles souffrances.La maman de la fillette, madame 1 Miilippc Grenon, avait été conduite en terre lundi de cette semaine.es rumeurs €] ii i paraissent sans fondement Nouvelles de Jonquière Au Conseil.— La messe de minuit dans le soubasse= ment de l’église SULaurcnt.— La guignolée rap= porte $ 1,256.46.Jonquière.•- D.N.C.•• Le Conseil municipal do Jonquiè-re a tenu, lundi dernier, sa séance régulière, sous la présidence de S.II.le maire J.-L.Bergeron.Liaient présents: MM.les échcvins André C oté, Philippe Deschesne, Philippe Simard, J.AV.Gagnon, Arthur 1 a page et Jules Simard.Après la lecture du procès-verbal, on approuve des compte* au montant de $3.002.98.lion soit bien renseignée au sujet de cette affaire.Une demande de la Conférence St-Vincent de Paul pour un octroi de $*30.00 par mois est renvoyée au Comité pour étude.Le C onseil passe ensuite à la lecture tie la requête demandant à l’hon.! .mile Moreau, représentant notre région au Conseil Législatif et à Mire Antonio 1 albot, de se faire parrain d’un bill qui sera présenté La demande de MAI Adélard I à la Législature de Québec, deman- propos de la Police de Jmiquière.Petite tribune Prix de l’Académie française L’Académie française vient d’accorder un prix de 2,000 francs à M.l’abbé Félix-Antoine Savard, curé de Clermont.Charlevoix, pour son roman Mcnaud, maitre-draocur.\ oici comment s’est exprimé M.Georges Goyau, secrétaire perpétuel de l'Académie d ans son rapport sur les concours littéraires de l'annce: "L* tenace fidélité canadienne attire aussi nos regards; elle se révèle a nous dans une oeuvre très savoureuse.de Savard, un prêtre de là-bas.qui s’intitule: Mcnaud, maîlre-draveur.I andis que nous récompensons d’un pïix de 2,000 francs ce roman canadien, nos mémoires se reportent vers Maria Chapdc-lainc, où la plume française glorifiait le Canada.” Le Jour, toujours ineffable en prétentions, qui s’intitule journal littéraire.a trouvé que Mcnaud était une pure stupidité.Il a sûrement, lui, le sens critique qu’il reproche à Mgr Roy, par exemple, de ne pas avoir ! Nous sommes bien contents de 'oir M.l’abbé Savard encore à 1 Honneur; mais nous n’en sommes pas surpris.C’est dix fois mérité! M est avis que Mcnaud n’a pas fini de faire parler de lui; s’il est vrai Que les Français ont du goût, le livre en France devrait rencontrer Uii brillant destin.Même là, il n’en pleut Pas d'un art aussi délicat.Et cet écrivain, marqué de la plus j belle formation dassique, cet artiste au verbe riche et coio;é, qui sait allier à un degré rare la fantaisie la règle, le neuf et l’ancien, le familier et le noble, le goût et l’opu- guenay, n’a point sorti de son petit pays, si ce n’est par la lecture et l’imagination; il a fait ses études au modeste séminaire de Chicoutimi, sous la discipline commune et sous des maîtres qui ne sc sont jamais crus hors du commun et qui n’étaient point passés par Stanislas — j’en sais personnellement quelque chose — .Et.qui le croirait, il ne songe pas à donner des conférences sur la réforme de l’enseignement! Ça bat quatre as! Tel est le titre d’une petite note de M.Jules Dorion dans l'Action Catholique.Vous pouvez lire vous-mêmes, affiché dans les bureaux de poste, l’avis du Service Civil du Canada, dont il est question.Je viens de lire le dossier No 39989 38, Que., concours No 28212.Il a pour titre: "Service civil du "Canada.Emploi vacant.On rc- Son Excellence Mgr Lamarche fera une homélie sur la fête du jour à la messe de minuit et à la messe solennelle du matin, le jour de Noël.Monseigneur notre Evêque vénéré officiera à la messe de minuit et assistera paré au trône à la messe du jour.La guignolée Résultats à Chicoutimi et à Jonquière.Voici le rapport de la guignolée rans la paroisse de la Cathédrale: Montant d’argent recueilli: $876.19; valeur des marchandises données: $224.15.Total: $1,100.34._ M.le curé Bourgoing est nommé chanoine A Jonquière, où on a fait la quête dans les deux paroisses, la guignolée a raporté la somme de $532.65 en marchandises et de $723.81 en argent.Ce qui donne en tout la somme de $1,256.46.M.l’abbé J.=A.Bourgoing est curé de Roberval depuis 1031.Des rumeurs qui paraissent fantastiques ont circulé à Jonquière.Un inconnu, a-t-on entendu dire à différents endroits, aurait été massacré par la 1 Vdice municipale et cet homme serait mort.Sans vouloir préjuger I enquête qui a été ordonnée par le Conseil de Jonquière, nous apprenons de source très sûre que ces rumeurs n’ont aucun fondement.IV Girard et Conrad Gilbert pour la position de gardien de I usine des pompes est renvoyer au C omité |m>ui étude.Le rapport de I Office ties Salaires raisonnables est également renvoyé au C omité pour étude.1 Mu sieurs autres demandes sont également i envoyées au Comité.M.réchevm Philippe Dcsches ne propose qu une demande soit faite au Ministère du 1 ravail, afin d obtenu la main-d’oeuvie pour le creusage d'un canal
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