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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-03-26, Collections de BAnQ.

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[" MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Les coûts de l\u2019échangeur Turcot seront plafonnés, mais on ne sait pas si le plafond va tenir.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 129e année No 128 38 pages, 4 cahiers 85¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 95¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA RECONQUÊTE DE TIGER Le célèbre golfeur reprend le premier rang mondial et repart à la chasse aux records.SPORTS Tiger Woods LA PIQÛRE DE LA SCÈNE Vétérinaire converti en humoriste, François Bellefeuille planche sur son premier one-man-show.ARTS PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE INDUSTRIE AÉROSPATIALE URGENTS BESOINS DE MAIN-D\u2019OEUVRE AFFAIRES PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE PHOTO KAREN BLEIER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE IMMIGRANTS ILLÉGAUX ÉLÈVESAUBAN DEL\u2019ÉCOLE De jeunes Montréalais n\u2019ont plus le droit de fréquenter les classes parce que leurs parents sont sans papiers.Portrait d\u2019un phénomène méconnu qui pourrait toucher jusqu\u2019à quelques milliers d\u2019enfants.PAGES A2 ET A3 ÉTATS-UNIS UN LOBBY TOUT-PUISSANT La National Rifle Association dispose de moyens considérables pour influencer les élus du Congrès.PAGE A11 À LA TÉLÉ ARTS COMMISSION CHARBONNEAU DES TÉMOINS QUIDÉMISSIONNENT Rosaire Sauriol et Robert Marcil ont annoncé hier qu\u2019ils quittaient leur firme respective.PAGE A6 MARC CASSIVI LES ANGLOPHONES SOUS-REPRÉSENTÉS QUÉBÉCOISE PHOTO PHELAN M.EBENHACK, ASSOCIATED PRESS Montréal mardi 26 mars 2013 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique ÉDUCATION SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 6 Astrologie du jour AFFAIRES 12 Bourses AFFAIRES 10 Débats A12 et A13 Décès AFFAIRES 12 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A8 Monde A10 et A11 Petites annonces AFFAIRES 4 et 11 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Passages nuageux en matinée, maximum 4, minimum 0.AFFAIRES 11 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca Sans statut, sans papiers, les enfants des immigrants illégaux voient les portes des écoles du Québec se fermer devant eux.La situation est méconnue et difficile à quantifier, mais elle est devenue suffisamment préoccupante pour que le milieu de l\u2019éducation se penche sur ce problème.PASCALE BRETON Miguel, 16 ans, ressemble aux autres adolescents de son âge.Il aime le hockey et les sports en général.Il commence à penser à son avenir.Mais l\u2019avenir est limité pour un immigrant illégal.Même les portes des écoles lui sont fermées.Avec ses parents, l\u2019adolescent a fui son Mexique natal il y a six ans.La famille a trouvé refuge à Montréal.Ses parents ayant demandé l\u2019asile politique, Miguel a d\u2019abord pu s\u2019inscrire à l\u2019école de son quartier.Il a fait un séjour de deux ans dans une classe d\u2019accueil, le temps de bien maîtriser le français.Petit à petit, il s\u2019est fait des amis.Il a fait son entrée au secondaire.Sa mère a donné naissance à son petit frère, aujourd\u2019hui âgé de 4 ans.Son père a trouvé du travail.Il s\u2019occupe de l\u2019entretien ménager dans un immeuble de bureaux.Il travaille sept nuits par semaine.Miguel l\u2019aide régulièrement le week-end.Pour aider à boucler le budget, sa mère fait aussi des ménages dans les maisons.Les années ont passé.La décision des services de l\u2019immigration est finalement tombée, ce qui a rayé les perspectives d\u2019avenir de Miguel.Le juge n\u2019a pas cru sa famille, qui disait être en danger au Mexique.Miguel et ses parents ont choisi de ne pas partir.Ils sont devenus des sans-papiers à Montréal.Depuis, Miguel continue d\u2019aller en classe tous les matins.Il fréquente les mêmes amis.Sa matière préférée est toujours l\u2019éducation physique.Mais il est maintenant illégal au sens de la loi.Il n\u2019a plus le droit de fréquenter l\u2019école.Il longe les corridors en se faisant discret, car il ne veut surtout pas attirer l\u2019attention.«On ne parle jamais de ma situation avec mes amis», dit-il.Pour ne pas être retrouvée par les services d\u2019immigration, la famille déménage chaque année.Elle vit dans un petit appartement d\u2019une rue anonyme, où tous les immeubles se ressemblent.Un drap rouge accroché avec une corde voile la fenêtre du salon.Seul un petit tricycle vert, abandonné sur le balcon, témoigne de la vie à l\u2019intérieur.C h a q u e a n n é e , l a Commission scola i re de Montréal (CSDM) envoie une lettre aux parents de Miguel pour leur demander de régulariser la situation de l\u2019adolescent.Ils doivent fournir les documents prouvant leur résidence pour permettre sa réinscription à l\u2019école.C\u2019est aussi le seul moyen d\u2019avoir un code permanent délivré par le ministère de l\u2019Éducation, code qui suit l\u2019élève au fil de son parcours scolaire et qui témoigne de ses années d\u2019études.La lettre frappée du logo de la CSDM va rejoindre les autres dans un tiroir de la commode.«On ne fait rien.On ne peut rien faire », explique la mère dans un français approximatif, les yeux rougis.Beaucoup d\u2019incertitude concernant les sans-papiers À Montréal, on compterait quelques centaines, voire quelques milliers d\u2019enfants dans la même situation que Miguel, estime le Collectif éducation sans frontières.Créé à l\u2019automne 2011, l\u2019organisme travaille auprès des élus pour faire reconnaître le droit des enfants d\u2019avoir accès à l\u2019école, quel que soit le statut migratoire de leurs parents.«On ne migre pas, on ne part pas de son pays pour avoir quelque chose de moins bien.On veut que ses enfants aillent à l\u2019école.Plusieurs sont prêts à travailler plus, dans des conditions difficiles, mais ils veulent que leurs enfants aient une meilleure vie.L\u2019accès à l\u2019école est central », fait valoir Adrien Jouan, chercheur et membre du Collectif.Au Québec, la Loi sur l\u2019instruction publique exige une preuve de résidence légale au moment de l\u2019inscription d\u2019un enfant à l\u2019école.Ce document « légal » pose problème aux immigrants en situation irrégulière.Résultat, beaucoup d\u2019enfants d\u2019immigrants se retrouvent dans une situation intenable.Certains, comme Miguel, continuent d\u2019aller à l\u2019école même si leur statut a changé.Ils vivent dans la peur d\u2019être dénoncés et expulsés.S\u2019ils ne régularisent pas leur situation, il vient un moment où ils ne peuvent obtenir leur diplôme.D\u2019autres réussissent à s\u2019inscrire quand même, avec la bénédiction de l\u2019école, qui accepte de fermer les yeux.Sans documents légaux, ces élèves n\u2019ont toutefois pas de code permanent et leurs années d\u2019études ne sont pas reconnues.Les écoles sont financées en fonction du nombre d\u2019élèves autorisés par le ministère de l\u2019Éducation.Comme ces élèves sans papiers ne sont pas déclarés, l\u2019école perd du financement.Certaines directions demandent aux parents de payer les droits de scolarité \u2013 de 5000 à 6000$ annuellement.D\u2019autres enfants ne vont tout simplement pas à l\u2019école.Ils passent des journées entières dans de petits appartements, parfois seuls malgré leur jeune âge, parce que leurs parents doivent travailler pour nourrir leur famille.Ces situations sont souvent temporaires, indique M.Jouan, mais il est difficile d\u2019avoir le portrait réel, puisque les familles ont honte d\u2019en parler.« Souvent, les parents disparaissent.Ils vont ailleurs, ils vont en Ontario », dit M.Jouan.Dans la province voisine, les enfants peuvent fréquenter l\u2019école sans être inquiétés (voir encadré).Les parents de Miguel y songent.Plusieurs de leurs amis ont quitté Montréal au cours des dernières années en espérant trouver une vie meilleure ailleurs.Miguel refuse catégoriquement.«Je ne veux pas déménager à Toronto.Je ne me vois pas recommencer dans une nouvelle ville et devoir encore apprendre une nouvelle langue.» Ses parents le regardent tristement.Ils veulent le meilleur pour leurs enfants.Les perspectives d\u2019avenir sont limitées.PORTES CLOSES POUR LES ENFANTS SANS PAPIERS LA SITUATION EN FRANCE.Tous les enfants, quel que soit leur statut aux yeux des services d\u2019immigration, peuvent s\u2019inscrire à l\u2019école.En revanche, les membres du Réseau éducation sans frontières ont dénoncé certains dérapages au cours des dernières années.Dans certains cas, la police de l\u2019immigration a profité de la situation pour attendre les parents et les enfants à la sortie des classes, pour ensuite les expulser du pays.ET À TORONTO En Ontario, il suffit de vivre dans le territoire d\u2019une commission scolaire pour avoir le droit de fréquenter gratuitement l\u2019école.Depuis quelques années, les écoles de Toronto appliquent aussi la politique du «Don\u2019t Ask, Don\u2019t Tell», c\u2019est-à-dire que les responsables scolaires ne posent pas de questions, et les immigrants ne sont pas tenus de dévoiler leur statut.Si l\u2019école est informée du statut illégal d\u2019une famille, celui-ci ne sera pas dévoilé aux autorités.\u2014 Pascale Breton Miguel, 16 ans, longe les corridors de l\u2019école en se faisant discret, car il ne veut surtout pas attirer l\u2019attention.«On ne parle jamais de ma situation avec mes amis », dit-il.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 ÉDUCATION QUÉBEC PRESSÉ DE RÉGLER CE PROBLÈME«ADMINISTRATIF» PASCALE BRETON Un problème administratif prive les enfants sans papiers d\u2019école, dénonce le Collectif éducation sans frontières, qui presse le gouvernement de réviser sa loi.Au cours des derniers mois, les membres du Collectif ont multiplié les actions pour sensibiliser les commissions scolaires et les élus à ce phénomène encore méconnu et difficile à quantifier.Ils ont notamment participé à des rencontres de travail avec la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Demain soir, un rassemblement public est aussi prévu dans le cadre de la réunion des commissaires.«Une commission scolaire n\u2019a peutêtre pas le pouvoir de changer les lois, mais elle a le pouvoir d\u2019expliquer au grand jour un problème qui doit se résoudre.C\u2019est scandaleux dans une société comme la nôtre », a déclaré Anne Buisson, membre du Collectif.Elle rappelle que le droit à l\u2019éducation est universel et reconnu dans des conventions internationales.« Une société éduquée est une société égalitaire », a ajouté Mme Buisson.Le président de la CSDM, Daniel Duranleau, est conscient de la situation.« Peu importe le statut des enfants et des parents, on veut faire notre bout », affirme-t-il.La clé se trouve toutefois dans les mains du gouvernement, qui doit changer sa politique en cessant de demander une preuve de résidence légale au moment de l\u2019inscription d\u2019un enfant à l\u2019école, croit M.Duranleau.« La piste la plus intéressante est que la règle ministérielle change pour que les choses soient claires.» Actuellement, la situation des élèves sans papiers est jugée au cas par cas.Certaines écoles acceptent les enfants et ferment les yeux.D\u2019autres exigent des droits de scolarité élevés.D\u2019autres encore leur ferment leurs portes.« Si on tombe au bon endroit, avec la bonne personne, notre enfant ira à l\u2019école », affirme Adrien Jouan, chercheur et membre du Collectif, qui souligne les conséquences discriminantes de la situation.Le regroupement consacre beaucoup d\u2019efforts auprès de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), qui accueille elle aussi un flot important d\u2019immigrants.«On est sensibles à la question », affirme Jean-Michel Nahas, porte-parole de la CSMB.Il ajoute que dans les situations où les familles ont fait une demande de statut de réfugié et attendent une réponse, la CSMB essaie de travailler avec Immigration Canada pour accélérer l\u2019étude des dossiers et éviter que les enfants ne prennent trop de retard.Mais faute de règles plus précises, « chaque commission scolaire a un peu sa propre façon de faire », reconnaît de son côté Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).Rencontre à venir avec la ministre En parallèle avec les efforts du Collectif éducation sans frontières, un certain consensus semble se dessiner dans le milieu de l\u2019éducation sur la situation des élèves sans papiers.La table de concertation, la CSDM et la CSMB font partie d\u2019un groupe de travail sur la question, dirigé par la Dre Cécile Rousseau, du Centre affilié universitaire du Centre de santé et de services sociaux de la Montagne (McGill).Le groupe constitué d\u2019une quinzaine d\u2019organisations a sollicité une rencontre avec la ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, pour discuter de la problématique.La rencontre pourrait avoir lieu en avril.Cet après-midi, il sera également question de l\u2019éducation des enfants sans papiers dans le cadre d\u2019un séminaire sur l\u2019accès aux soins de santé pour les enfants migrants et réfugiés.Au ministère de l\u2019Éducation, le dossier chemine, indique la porte-parole Esther Chouinard.« Le Ministère est sensible à cette problématique », dit-elle.Des travaux sont en cours, rappelle aussi Mme Chouinard.« Le Ministère devra terminer les travaux en cours avant de s\u2019avancer sur cette question.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 A 3 MONTRÉAL PLUS FABRICE DE PIERREBOURG ET KARIM BENESSAIEH L\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) et l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) refusent de prendre le blâme pour l\u2019imbroglio entourant l\u2019attribution d\u2019un contrat de fourniture d\u2019asphalte à Montréal.D\u2019autant plus que ce contrat de 5,2 millions, que le conseil municipal refuse pour l\u2019instant d\u2019attribuer puisque certains des sept soumissionnaires font l\u2019objet d\u2019allégations de collusion et de corruption, n\u2019est pas assujetti à la nouvelle Loi sur l\u2019intégrité en matière de contrats publics (projet de loi 1), rétorque l\u2019AMF, contrairement à ce qu\u2019on soutient à Montréal.En d\u2019autres termes, l\u2019administration Applebaum n\u2019aura qu\u2019elle à blâmer si aucun nidde- poule n\u2019est colmaté à partir du 15 avril.« Nous ne serons pas les nouveaux gérants de la Ville, c\u2019est plutôt à elle d\u2019assumer son leadership.Nous ne l\u2019empêcherons jamais de faire son remplissage de trous.Ces contrats d\u2019asphalte ne sont même pas soumis à la nouvelle loi », a affirmé hier à La Presse Sylvain Théberge, responsable des communications de l\u2019AMF.«On ne peut faire des vérifications que sur les dossiers que l\u2019on reçoit », a ajouté Anne-Frédérick Laurence, au nom de l\u2019UPAC.Mais si Montréal décide tout de même de soumettre cette semaine, en fonction du résultat de son controversé sondage, le nom des sept entreprises retenues en espérant avoir le feu vert avant le 15 avril pour sa campagne printanière de colmatage des nids-de-poule, l\u2019AMF prévient déjà qu\u2019il est hors de question de bâcler ses vérifications.«La loi 1 est une loi importante, nous n\u2019avons pas le droit à l\u2019erreur», a souligné Sylvain Théberge.Au c a bi net du mai r e Applebaum, on persiste et signe: la loi permet à Montréal de soumettre tous les types de contrats qu\u2019elle juge délicats.«On pourrait même y mettre des contrats d\u2019uniformes du Service de police de la Ville de Montréal», illustre un proche du maire.La Loi sur l\u2019intégrité en matière de contrats publics, adoptée en décembre 2012, prévoit que tous les contrats publics de 40 millions ou plus doivent obtenir un certificat d\u2019intégrité de la part de l\u2019Autorité des marchés f inancier s (AMF) .Pou r Montréal, ce sont les dossiers de 100 000$ et plus qui sont visés.La moitié des contrats soumis L\u2019organisme est soutenu par les enquêteurs, analystes et vérificateurs de l\u2019UPAC, qui fouillent dans les dossiers des entreprises soumissionnaires et scrutent le profil de leurs administrateurs, actionnaires et dirigeants pour s\u2019assurer notamment qu\u2019ils ne sont pas liés à des groupes criminels.Pour chacun des contrats, la vérification porte sur les deux plus bas soumissionnaires ; ainsi, le second peut être choisi si celui qui a emporté le contrat est jugé non conforme.À ce jour, selon l\u2019AMF, Montréal n\u2019a soumis que 26 contrats à éplucher (sur un potentiel de 50) \u2013 donc 52 entreprises à évaluer \u2013, en presque totalité des contrats de conduites d\u2019eau et d\u2019égouts.Hier matin, la chef de Vision Montréal, Louise Harel, s\u2019est plainte encore une fois de la lenteur du processus de certification de l\u2019AMF, qui n\u2019a toujours pas approuvé une seule entreprise pour un contrat de Montréal «depuis trois mois », soutientelle.«Les seuls contrats certifiés sont liés à l\u2019amphithéâtre de Québec [ADF et Pomerleau]», a-t-elle déploré.L\u2019AMF réplique que ces accusations ne «reflètent pas la réalité».Parmi les 25 dossiers reçus, 13 sont parvenus à l\u2019AMF pendant la deuxième quinzaine de février, et 11 depuis le 1er mars.«Nous sommes encore en analyse, les premiers résultats ne devraient pas tarder, mais on ne bâclera pas », a répété Sylvain Théberge.Il affirme par ailleurs que la certification de deux entreprises à Québec n\u2019a «aucun rapport avec les protestations du maire Labeaume», qui avait exprimé sans retenue son impatience.Porte de sortie « illégale » Richard Bergeron a de son côté proposé une porte de sortie: laisser le soin aux 19 arrondissements et à la ville centre de donner, sans appel d\u2019offres, un contrat de fourniture d\u2019asphalte de moins de 25 000$, comme le permet théoriquement la loi.«On a un problème à court terme, c\u2019est ce printemps qu\u2019il faut le régler.Où en sera-t-on en août ?On verra en août.C\u2019est une manière très aisée, on permet aux unités d\u2019affaires de contracter de gré à gré, et il n\u2019y a plus ce côté burlesque avec ce prétendu sondage.» Ce que propose Richard Bergeron est « un fractionnement illégal de contrats », réplique la chef de l\u2019opposition, Louise Harel.«C\u2019est une solution simpliste qui fait appel à la pensée magique, a-t-elle martelé en point de presse.On ne peut couvrir les 5000 km de voies à Montréal de cette manière.» Le maire Applebaum a également soutenu que la suggestion de M.Bergeron était illégale.«On va attendre de voir ce que dit notre sondage, et le dossier va être retourné au comité exécutif.» P À LIRE EN PAGE 12, L\u2019ÉDITORIAL DE FRANÇOIS CARDINAL, PROFESSION DE FOI.CONTRATS D\u2019ASPHALTE L\u2019Autorité des marchés financiers rembarre Montréal > Du 31 janvier au 15 février : 2 > Du 16 au 28 février : 13 > Du 1er au 15 mars : 8 > Depuis le 16 mars : 3 Source : AMF CONTRATS ENVOYÉS À L\u2019AMF PAR MONTRÉAL PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE La campagne printanière de colmatage de nids-de-poule de la Ville de Montréal doit commencer le 15 avril.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 FUSION SE 2013 LA TOUTE NOUVELLE 5,5 L/100 km SUR ROUTE± 8,7 L/100 km EN VILLE Incluant 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taxe écologique sur les pneus neufs, la TPS et la TVQ.Tous les prix et rabais sont appliqués à partir du prix de détail suggéré par le constructeur (PDSC).Ces offres sont d\u2019une durée limitée et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Pour obtenir tous les détails, consultez votre concessionnaire Ford, ou appelez le Centre des relations avec la clientèle Ford au 1 800 565-3673.\u2020 Jusqu\u2019au 30 avril 2013, obtenez un taux d\u2019intérêt annuel de 0 % pour le financement à l\u2019achat d\u2019un véhicule Ford 2013 neuf parmi les modèles suivants : [Expedition, Edge ( à l\u2019exception de la version SE)]/ [Fusion (à l\u2019exception des versions hybride, électrique hybride et hybride rechargeable), Escape (à l\u2019exception de la version S)] / [Fiesta (à l\u2019exception de la version S), Focus (à l\u2019exception des versions S, ST et électrique hybride), Taurus (à l\u2019exception de la version SE)], pour un terme maximal de [48] / [60] / [72] mois.Cette offre s\u2019adresse à des particuliers admissibles, sur approbation du crédit par Crédit Ford.Certains clients pourraient ne pas être admissibles au taux d\u2019intérêt annuel le plus bas.Par exemple, pour un financement à l\u2019achat de 25 000 $ au taux d\u2019intérêt annuel de 0 % pendant 48 / 60 / 72 mois, la mensualité exigible est de 520,83 $ / 416,66 $ / 347,22 $, le coût d\u2019emprunt est de 0 $ ou le taux d\u2019intérêt annuel est de 0 %, pour une somme totale remboursable de 25 000 $.Un acompte sur les offres de financement à l\u2019achat pourrait être exigé en fonction de l\u2019approbation du crédit par Crédit Ford.Les taxes sont exigibles sur le montant total du prix à l\u2019achat.* Louez la Ford Fusion SE 2013 neuve au taux d\u2019intérêt annuel de 0 % pour un terme allant jusqu\u2019à 48 mois pour une mensualité exigible de 299 $ moyennant un acompte de 2 495 $.Cette offre inclut des montants de 200 $ en contribution du concessionnaire.L\u2019obligation locative totale est de 16 847 $, la valeur de rachat optionnelle est de 10 008 $ et le prix total d\u2019acquisition est de 26 849 $.Les taxes sont exigibles sur le montant total du prix de financement à la location, après déduction de tous rajustements de prix.Certaines conditions et une limite de 16 000 km par année pour une période de 48 mois s\u2019appliquent.Un coût de 0,12 $ par kilomètre s\u2019applique au-delà de la limite permise, en plus des taxes exigibles.^ Le programme sera en vigueur du 15 janvier au 1er avril 2013 (la « période du programme »).Pour se qualifier en vertu du programme, le client doit remettre un véhicule de l\u2019année-modèle 2006 ou plus ancien qui est en état de fonctionner (capable de démarrer et de rouler et auquel aucune pièce ne manque) et qui était immatriculé et assuré au cours des 3 derniers mois (les « critères »).Les clients admissibles obtiendront une prime de [500 $]/[1 000 $]/[2 500 $]/[3 000 $] applicable à l\u2019achat ou à la location d\u2019un véhicule Ford 2012 ou 2013 neuf parmi les modèles suivants : [C-MAX, Fusion hybride et Energi]/[Fusion (à l\u2019exception de la version S, hybride et Energi), Taurus (à l\u2019exception de la version SE), Mustang (à l\u2019exception de la version Ultra-avantageux), Escape (à l\u2019exception de la version S), Transit Connect (à l\u2019exception de la version EV), Edge (à l\u2019exception de la version SE), Flex (à l\u2019exception de la version SE), Explorer (à l\u2019exception de la version de base)]/[F-150 (à l\u2019exception de la version XL 4x2 à cabine simple), Expedition, Série E]/[F-250 à 550] toutes les versions de la Fiesta, de la Focus, du Raptor, de la GT 500, de la BOSS 302, du Transit Connect EV, des camions moyens, Ultra-avantageux et tous les modèles Lincoln sont exclues (chacun étant un « véhicule admissible »).Les taxes sont exigibles avant la déduction de la prime.Pour se qualifier : (i) le client doit, au moment de l\u2019acquisition du véhicule neuf admissible, fournir au concessionnaire (a) une preuve suffisante qu\u2019il satisfait aux critères et (b) le formulaire signé autorisant le transfert de propriété du véhicule au recycleur autorisé; et (ii) le véhicule admissible doit être acheté, loué ou commandé à l\u2019usine au cours de la période du programme.Cette offre est réservée aux résidants du Canada et payable en dollars canadiens.Cette offre est transférable aux personnes domiciliées avec le propriétaire du véhicule recyclé.Cette offre peut être combinée avec la plupart des offres aux consommateurs faites par Ford au moment de la commande à l\u2019usine ou de la livraison, mais non dans les deux cas.Pour obtenir tous les détails.± Les cotes de consommation de carburant sont établies selon des méthodes d\u2019essai approuvées par Transports Canada.\u2020\u2020 © 2013 SIRIUS Canada Inc.« SiriusXM\u2019 », De série pour la plupart des véhicules Ford avec abonnement de 6 mois prépayé.Le logo SiriusXM, de même que les noms et logos des stations sont des marques de commerce de SiriusXM Radio Inc.utilisées en vertu d\u2019une licence.© 2013 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés.De série pour la plupart des véhicules Ford avec abonnement de6mois prépayée\u2020\u2020 quebecford.ca Tombez en amour avec Ford et échangez votre véhicule.Seulement chez votre concessionnaire Ford.«Oui, j\u2019échangerais mon véhicule pour la Fusion.» Bettina A.\u2020 CHANTEURS RECHERCHÉS ! 5000$ GRAND PRIX DE RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS: FRANCOFOLIES.COM COUREZ LA CHANCE DE CHANTER AUX FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Inscriptions dès le 13 mars 2e ÉDITION DEUXÉQUIPESDECÉLÉBRITÉS QUÉBÉCOISESS\u2019AFFRONTENT! 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gouvernement péquiste.Elle a rappelé à quel point les ténors du Parti québécois s\u2019étaient montrés ouverts aux propositions de cette coalition sociocommunautaire lorsqu\u2019ils étaient dans l\u2019opposition.«Mais ils n\u2019ont pas agi en ce sens-là», a-t-elle déclaré hier.Elle estime que le maintien des structures routières en remblais dans le secteur Pointe-Saint- Charles entraînera une coupure du quartier et l\u2019enclavement de ses résidants.«Il est encore temps de modifier cette portion du projet», a-t-elle ajouté.La chef du parti Vision Montréal, Louise Harel, a aussi estimé «décevant» qu\u2019on ait conservé ces «murs de la honte» dans le design final du projet.En revanche, elle a qualifié d\u2019«intéressantes» les bonifications aux transports collectifs annoncées hier par Québec.Son homologue de Projet Montréal, Richard Bergeron, a pour sa part affirmé que le gouvernement a opté pour «le projet le plus cher et le plus compliqué possible, afin de détourner le maximum d\u2019argent» pour le volet routier, au détriment des infrastructures de transports en commun.Daniel Bouchard, responsable des dossiers de transport au Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal, s\u2019est dit «agréablement surpris» par la nouvelle version du projet Turcot.L\u2019ajout d\u2019une gare de train de banlieue dans l\u2019arrondissement de Lachine et d\u2019une voie réservée aux autobus dans la rue Sherbrooke Ouest sont des «petits pas intéressants».Mais d\u2019autres projets à l\u2019étude, évoqués hier par le ministre des Transports Sylvain Gaudreault, lui semblent très prometteurs.Ainsi, l\u2019aménagement d\u2019une voie réservée au covoiturage dans l\u2019axe de l\u2019autoroute 20 ou d\u2019une voie réservée aux autobus sur l\u2019autoroute 13 «pourrait permettre de transférer jusqu\u2019à 5% des déplacements automobiles vers les transports en commun», selon lui.À condition, bien sûr, que ces projets se réalisent.Applebaum absent Quant au mai re de Montréal, Michael Applebaum, il a nié le fait que son absence lors du point de presse de Québec soit liée à une insatisfaction de son administration par rapport au projet présenté.«Je ne suis pas fâché du tout, a-t-il déclaré hier.J\u2019ai décidé de leur laisser la place parce que c\u2019est un dossier qui leur appartient.Je trouve très important d\u2019aller de l\u2019avant.Le gouvernement a pris une décision courageuse dans le meilleur intérêt de la sécurité des Montréalais, étant donné l\u2019état des infrastructures actuelles.» Il reconnaît que son administration de coalition n\u2019est pas «à 100% derrière le projet», mais salue les bonifications apportées sur le plan des transports collectifs.«Mais Montréal n\u2019est pas responsable de ce dossier: il relève du MTQ.Nous allons l\u2019appuyer pour tous les volets qui concernent la Ville.» Regardez notre reportage vidéo sur la sécurité des structures récemment construites au www.lapresse.ca/structures Nouvelle version du futur échangeur Turcot «Grande déception» et optimisme modéré BRUNO BISSON La première ministre du Québec, Pauline Marois, a déclaré hier que le projet bonifié de reconstruction de l\u2019échangeur Turcot, présenté hier par son gouvernement, était «la meilleure solution envisageable» compte tenu du projet dont il a «hérité du précédent gouvernement».En raison de l\u2019état de décrépitude de l\u2019échangeur actuel et des sommes de plus en plus importantes que le ministère des Transports du Québec doit y engloutir seulement pour le garder debout, Mme Marois a affirmé que «la sécurité ne pourrait bientôt plus être garantie» si on étirait encore les délais avant son remplacement.La première ministre a confirmé les informations publiées hier par La Presse selon lesquelles Québec imposera un plafonnement des coûts du projet au terme d\u2019une nouvelle revue indépendante des coûts et de l\u2019échéancier, confiée à un comité d\u2019experts externe au ministère des Transports.Les coûts, actuellement estimés à 3,7 milliards, pourraient donc augmenter encore d\u2019ici l\u2019attribution du contrat de construction principal du projet, maintenant prévue pour l\u2019automne 2014.Le monde des affaires inquiet Michel Leblanc, président de la chambre de commerce du Montréal métropolitain, a salué la volonté de Québec de reprendre en main ce projet, dont les coûts ont plus que doublé depuis 2007.Mais il n\u2019a pas caché sa vive inquiétude par rapport au nouveau report des travaux, qui se poursuivront jusqu\u2019en 2020.Au cours de la dernière année, a-til rappelé, le projet Turcot a donné lieu à deux annonces, qui ont eu pour effet d\u2019ajouter trois ans de délais à sa construction.« Nous apprécions la détermination du gouvernement, a-t-il déclaré, mais nous critiquons son insouciance vis-à-vis de l\u2019échéancier.Les études ont commencé en 2005.On est maintenant en 2013, et on nous apprend aujourd\u2019hui que ça va prendre encore trois ans de plus que prévu.C\u2019est le syndrome du CHUM», a affirmé M.Leblanc, qui faisait référence au projet de centre hospitalier qui a mis plus de 10 ans à se concrétiser.«Je suis beaucoup plus inquiet de l\u2019échéancier que des coûts, a ajouté M.Leblanc.Chaque fin de semaine, il y a des voies de circulation qui sont fermées dans l\u2019échangeur actuel.Je comprends que le gouvernement veuille s\u2019assurer de la sécurité du public, mais on joue présentement avec le risque que l\u2019économie de Montréal tout entière souffre si l\u2019échangeur actuel ne tient pas le coup.» Le meilleur projet envisageable, selon Pauline Marois llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 A 5 Ouvrez l\u2019oeil sur Montréal René Homier-Roy EN SEMAINE 5H Radio-Canada.ca/cbm Entrez dans le vif de l\u2019actualité Michel C.Auger EN SEMAINE 11H @midiinfo Radio-Canada.ca/midiinfo Ratissez large! Catherine Perrin EN SEMAINE 9H @RC_ML Radio-Canada.ca/catherine Réalisation : Dominique Depatie Réalisation : Philippe Brazeau Réalisation : Nadia Peiellon COMMISSION CHARBONNEAU PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN L\u2019ex-maire Gérald Tremblay n\u2019a jamais expliqué aux dirigeants de son parti les motifs derrière le départ de Bernard Trépanier, en 2006, ni pourquoi celui-ci continuait malgré tout de collecter massivement des fonds pour Union Montréal, selon le trésorier de la formation, Marc Deschamps.Deva nt la commission Charbonneau, le témoin a par ailleurs affirmé qu\u2019il ignorait si le congédiement de celui que plusieurs surnomment monsieur 3% était lié à une tentative d\u2019extorsion auprès d\u2019un promoteur immobilier.Des doutes Marc Deschamps affirme qu\u2019il a reçu un coup de fil de Gérald Tremblay en février 2006.M.Tremblay lui a demandé sèchement «combien coûterait le départ de Bernard Trépanier ».Il dit qu\u2019il ignorait à l\u2019époque les motifs derrière cette demande, mais qu\u2019il a offert quatre mois de salaire et 25 000$ comme indemnité de départ à M.Trépanier, qui touchait annuellement un salaire de 82 000$.«Il y avait un souhait d\u2019en finir, de régler ça, sans que ce soit désavantageux pour M.Trépanier », a affirmé le témoin hier matin.Le procureur Paul Crépeau, qui n\u2019achetait visiblement pas les explications de son témoin, lui a demandé si « M.Trépanier a été congédié par Gérald Tremblay vers les 20 ou 22 février 2006 parce que le maire venait d\u2019apprendre qu\u2019il a essayé d\u2019extorquer 1 million de dollars d\u2019un promoteur immobilier ».Marc Deschamps a dit qu\u2019il ignorait tout au sujet de possibles démêlés de Trépanier avec Smart Centres, filiale immobilière de Wal- Mart, qui tentait à l\u2019époque de construire un centre commercial dans l\u2019ancienne carrière Francon, dans le quartier Saint-Michel.Le trésorier a également dit qu\u2019il ignorait si Trépanier, comme le veulent les informations de la Commission, est parti des bureaux d\u2019Union Montréal avec une boîte à chaussures remplie d\u2019argent, en coupures de 100$.Étrangement , même si Trépanier n\u2019avait plus de lien avec Union Montréal à partir de 2006, il a conservé son certificat de solliciteur jusqu\u2019à la fin de 2009.Marc Deschamps a d\u2019ail leurs reconnu que celui-ci a continué à être le collecteur de fonds « le plus prolifique » du parti.Le trésorier a de plus ajouté qu\u2019il a vu Trépanier à des activités de financement d\u2019Union Montréal ; monsieur 3% y aurait même croisé Gérald Tremblay.L e s e x p l i c a t i o n s d e Deschamps n\u2019ont pas semblé convaincre la Commission.Le comptable a affirmé qu\u2019il parlait peu à Trépanier, mais la Commission a pourtant révélé que les deux hommes avaient eu 1401 conversations téléphoniques de 2005 à 2011 \u2013 soit 19 par mois.Ils se sont également rencontrés à une vingtaine de reprises après le congédiement de Trépanier d\u2019Union Montréa l, selon l\u2019agenda du trésorier, remis à la Commission.En comparaison, durant cette période, Marc Deschamps n\u2019a jamais téléphoné à Gérald Tremblay, qu\u2019il décrit pourtant comme un «ami professionnel ».Témoignage arrangé ?Par ailleurs, le témoin a irrité la juge Charbonneau, hier, lorsqu\u2019il a admis avoir pris contact, en vue de son témoignage, avec une personne impliquée devant la Commission dans le financement illégal.Interrogé sur la fausse facture de 75 000$ que SNC-Lavalin dit avoir payée pour Union Montréal, Marc Deschamps a catégoriquement nié et a expliqué qu\u2019«André Morrow a fait une déclaration écrite à la Commission comme quoi cette facture n\u2019avait pas trait à la campagne».Or, le témoin venait d\u2019expliquer qu\u2019il n\u2019avait jamais entendu parler de cette facture.Il a donc été forcé de reconnaître qu\u2019il avait appelé vendredi dernier André Morrow, dont la firme a travaillé pour Union Montréal lors des élections de 2005.« Quel était le but de ça, sachant que vous alliez témoigner?», lui a aussitôt demandé la juge Charbonneau.«Pour avoir l\u2019heure juste », a offert Deschamps pour toute explication.« Juste avant de témoigner à la Commission.», a de nouveau souligné la juge Charbonneau.P l u s t a r d , l a j u g e Charbonneau a également fait admettre à Marc Deschamps que son témoignage avait été préparé avec l\u2019avocat d\u2019Union Montréal, Me Michel Dorval.Congédiement en 2006 Tremblay a laissé planer le doute sur le sort de Trépanier ANNABELLE BLAIS Les ingénieurs Rosaire Sauriol et Robert Marcil, deux témoins de la commission Charbonneau, ont annoncé hier leur démission de leur firme respective.M.Sauriol, vice-président de la firme Dessau, a démissionné hier, une semaine après son témoignage à la Commission.La firme d\u2019ingénierie-construction a confirmé l\u2019information par communiqué, sans donner de détails.Devant la Commission, Rosaire Sauriol avait reconnu que des employés de l\u2019entreprise avaient servi de prête-noms afin de financer les partis politiques.La firme a aussi eu recours à de fausses factures pour fournir illégalement de l\u2019argent aux partis provinciaux et municipaux (Montréal, ses arrondissements ainsi que plusieurs villes de banlieue).Rosaire Sauriol s\u2019est attribué la responsabil ité de ces stratagèmes au sein de l\u2019entreprise, mais il a reconnu que la haute direction était au courant.Le communiqué ne précise pas les raisons du départ de M.Sauriol.Il indique simplement que «depuis 2009, Dessau a agi sur plusieurs fronts afin de corriger une situation qui était pour l\u2019entreprise et notre industrie inacceptable, notamment en mod i f ia nt ses pratiques d\u2019affaires et en renforçant, avec l\u2019aide d\u2019experts externes, plusieurs aspects de son code d\u2019éthique ».Joint par La Presse, la firme n\u2019a pas souhaité commenter cette démission.De plus, M.Sauriol n\u2019exerce plus aucune fonction dans les filiales de Dessau.Dessau a été cofondée par son père, Paul-Aimé Sauriol, en 1957.Le frère de Rosaire, Jean-Pierre, demeure président de la firme.Le Groupe SM international a aussi annoncé hier que Robert Marcil avait quitté son poste pour « des raisons personnelles ».« À la suite d\u2019une rencontre, les deux parties se sont entendues sur les modalités relatives à ce départ », écrit l\u2019entreprise dans un communiqué.Ces modalités demeureront confidentielles.De son côté, Robert Marcil avait témoigné en février à la commission Charbonneau en tant qu\u2019ancien directeur à la réalisation des travaux à la Ville de Montréal.Il avait nié avoir touché des pots-de-vin de la part d\u2019entrepreneurs.I l était le supérieur de Luc Leclerc et de Gilles Surprenant, qui ont touché 1 million de dollars en potsde- vin.M.Marcil avait démissionné en 2009 lorsque la Ville avait appris qu\u2019il était allé en Italie avec Joe Borsellino, de Garnier Construction.La Commission a établi que M.Marcil avait fourni des informations à M.Borsellino concernant des contrats à venir.\u2014 Avec Philippe Teisceira-Lessard Deux témoins importants démissionnent IMAGE TIRÉE D\u2019UNE VIDÉO DE LA PRESSE Marc Deschamps (notre photo) affirme qu\u2019il a reçu un coup de fil de Gérald Tremblay en février 2006.M.Tremblay lui a demandé sèchement « combien coûterait le départ de Bernard Trépanier ».PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Rosaire Sauriol, vice-président de la firme Dessau, a démissionné hier, une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau.IMAGE TIRÉE D\u2019UNE VIDÉO DE LA PRESSE Le Groupe SM international a annoncé en fin d\u2019aprèsmidi hier que Robert Marcil avait quitté son poste pour «des raisons personnelles ».Marc Deschamps a affirmé qu\u2019il parlait peu à Bernard Trépanier, mais la Commission a pourtant révélé que les deux hommes avaient eu 1401 conversations téléphoniques de 2005 à 2011.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 La garantie des plus bas prix Air Canada s\u2019applique également aux réservations effectuées par les agents de voyages sur le site aircanada.com/agents Notre promesse: si vous trouvez, dans les 24heures suivant l\u2019achat de billets sur aircanada.com, un prix Air Canada plus bas d\u2019aumoins5$pour exactement le même vol Air Canada, Air Canada ExpressMC (exploité par Jazz Aviation LP, Sky Regional Airlines inc., ExploitsValley Air Services Ltd.ou Air Georgian) ou Air Canada rouge au départ du Canada, Air Canada vous offrira un crédit de 50 $ 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ACTUALITES MARIE-MICHELE SIOUI ET MARTIN CROTEAU OTTAWA .Au terme dfune marche de 1600 km, les dizaines dfautochtones qui ont pris part a la randonnee Nishiyuu sont arrives a Ottawa, hier.Une fin de voyage qui a eu lieu en lfabsence de Stephen Harper, qui etait a Toronto pour accueillir des pandas geants.Environ 300 marcheurs venus de differentes communautes autochtones ont converge vers la capitale federale, un geste symbolique en appui au mouvement Idle No More.Apres un arret dans lfile Victoria, au milieu de la riviere des Outaouais, ou ils ont ete accueillis par la leader du soulevement autochtone, Theresa Spence, ils ont marche vers le parlement federal.Mais voila, le premier ministre etait dans la region de Toronto pour accueillir deux pandas geants venus de Chine, symboles des liens unissant le Canada et le geant asiatique.Son absence a ete accueillie avec cynisme par les manifestants.á Je me fiche pas mal de M.Harper en ce moment, a dit Jordan Masty, lfun des six jeunes Cris qui ont lance la marche Nishiyuu.Pour moi, ca montre la maniere dont il traite les Premieres Nations.Cfaurait ete bien sfil etait sorti, mais il etait a Toronto.â Le courage des marcheurs salue Les marcheurs ont neanmoins rencontre le ministre conservateur des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, qui a salue hier le courage des jeunes manifestants.Il sfest egalement engage a se rendre dans leur communaute du Nord quebecois lfete prochain.á Nous reconnaissons et prenons acte de la determination de ces jeunes marcheurs autochtones, et nous les felicitons pour leur engagement envers la cause des Premieres Nationsâ, a declare le ministre aux Communes.Mais pour les leaders autochtones et les partis de lfopposition, il aurait fallu davantage de la part du gouvernement conservateur.áEn 2008, les conservateurs ont promis la reconciliation, a dit la deputee neo-democrate Niki Ashton.Aujourdfhui, des centaines de jeunes autochtones sont sur la colline parlementaire pour nous rappeler cette promesse.Mais au lieu de les accueillir, le premier ministre a choisi dfaccueillir deux pandas envoyes par FedEx de Chine.â Marche de 1600 km Les autochtones a Ottawa, Harper a Toronto á Au lieu dfaccueillir les autochtones, le premier ministre a choisi dfaccueillir deux pandas envoyes par FedEx de Chine.â .Niki Ashton, deputee du NPD JOEL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA .La commissaire a lfethique de la Chambre des communes, Mary Dawson, a entrepris une enquete sur les agissements de lfancien sous-ministre des Travaux publics David Marshall dans lfepineux dossier du contrat de relogement des employes du gouvernement federal.Cfest la premiere fois que la commissaire a lfethique se penche sur un cas touchant un ancien sous-ministre, selon des informations obtenues par La Presse hier.Mme Dawson a decide de lancer une enquete a la suite dfune plainte deposee par le depute neo-democrate de Pontiac, Mathieu Ravignat, dans la foulee des revelations de La Presse en mai 2012.La Presse a alors revele que M.Marshall sfetait recuse dans lfattribution du contrat de relogement des employes federaux en 2004, evalue a 2 milliards sur cinq ans, parce que lfune des entreprises qui convoitaient ce contrat, Royal LePage, avait eu recours aux services hypothecaires de son ancien employeur, la Banque CIBC, dans le cadre dfun precedent contrat.Mais M.Marshall sfetait recuse 24 heures apres avoir rencontre le president de la CIBC, John Hunkin, au siege social de la banque a Toronto.M.Marshall a ete vice-president de la CIBC de 1999 a 2002 avant dfetre recrute par le greffier du Conseil prive, Alex Himelfarb, en juin 2003.A la CIBC, M.Marshall etait responsable des prets hypothecaires, un secteur evalue a 100 milliards dfactifs pour la banque canadienne.Trois articles enfreints Selon le depute Mathieu Ravignat, M.Marshall pourrait avoir enfreint trois articles du Code regissant la conduite des titulaires de charge publique, dont lfarticle 3 (8), qui interdit ádfutiliser a son propre avantage ou benefice des renseignements obtenus dans lfexercice de ses fonctions officielles et qui, de facon generale, ne sont pas accessibles au public â.Cfest pourquoi il a demande a la commissaireMary Dawson dfexaminer cette affaire dans une lettre envoyee le 12 mars.Mme Dawson etait deja sur cette piste depuis quelques semaines deja, a la suite dfune plainte du public.Mais la plainte de M.Ravignat rend cette enquete plus formelle.Rappelons que le contrat de relogement des employes federaux est au coeur dfune cont rover se depui s des annees.Une des societes qui le convoitaient en 2004, Envoy Relocation Services, affirme que le processus dfadjudication etait fausse afin de favoriser Royal LePage et a entrepris une poursuite contre le gouvernement federal.De 15 000 a 20 000 demenagements dfemployes federaux ont lieu chaque annee, en majorite des membres des Forces canadiennes ou des policiers de la Gendarmerie royale du Canada.CONTRAT DE RELOGEMENT DES EMPLOYES FEDERAUX La commissaire a lfethique enquete sur un ancien sous-ministre A la suite dfun referendum, lfAssociation des professeurs de lfEcole polytechnique (APEP) a obtenu un mandat de greve.Depuis deux ans, lfassociation negocie des elements de la convention collective.LfAPEP denonce lfintransigeance de la direction en ce qui concerne la negociation des salaires et des regimes de retraite.Vendredi dernier, 73,2% des 236 professeurs et charges dfenseignement ont vote en faveur dfun mandat de greve.Le taux de participation etait de 81%.LfAPEP espere que la direction reagira dfici demain.Lfassociation peut declencher la greve a tout moment.Annabelle Blais Polytechnique Les professeurs votent un mandat de greve EXCLUSIF PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE La commissaire a lfethique, Mary Dawson (au centre), a decide de lancer une enquete a la suite dfune plainte deposee par le depute neo-democrate Mathieu Ravignat.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 A 7 Entierement redessinee, la Subaru Forester 2014 est plus sport que jamais.Avec un habitacle plus spacieux, une plus grande capacite de chargement ainsi qufun hayon a ouverture electriqueõ, vous etes pret pour nfimporte quelle destination.Ajoutez-y la legendaire traction integrale symetrique a prise constante Subaru et la nouvelle fonction X-MODEMCö mise au point pour vous offrir plus de controle et vous pourrez affronter tous les chemins; meme les pires.De plus, la Forester 2014 est encore plus econome dfessence.Il ne vous reste plus qufa choisir votre prochaine destination.£ Une cote á Bien â constitue la meilleure cote possible aux quatre tests de collision frontale a chevauchement modere, laterale, arriere et de capotage realises par lfInstitut des assureurs americains (IIHS) (www.iihs.org).Pour meriter la mention á Meilleur choix securite 2013 â, un vehicule doit obtenir la cote á Bien â aux quatre tests.* A lfachat au comptant a partir de 27 705 $ pour la Forester 2.5i 2014 (EJ1-X0), a transmission manuelle.A lfachat, les frais de transport et de preparation (1 595 $) ainsi que les taxes sur le climatiseur (100 $) et sur les pneus neufs (15 $) sont inclus.Le concessionnaire peut offrir un prix ou taux moindre.Modele illustre: Forester 2014 2.0XT groupe Limited (EJ2XTL), a lfachat au comptant a partir de 37 205 $, taxes en sus.õ Hayon a ouverture electrique: disponible sur les modeles 2.5i groupe Tourisme, 2.5i groupe Limited et 2.0XT Limited.ö Fonction X-MODEMC disponible sur les modeles equipes de la CVT seulement.Le concessionnaire peut offrir un prix ou taux moindre ou faire une commande ou un echange.Offre valable sur approbation de credit chez les concessionnaires participants seulement.Vehicules illustres a titre indicatif seulement, et peuvent ne pas etre equipes tel qufillustres.Pour plus dfinformation sur ces offres, voyez votre concessionnaire Subaru participant.Japonais et plus encore! www.quebec.concessionsubaru.ca JOHN SCOTTI SUBARU ANJOU SUBARU-MONTREAL MONTREAL SUBARU DE LAVAL LAVAL SUBARU BROSSARD BROSSARD SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY SUBARU DES SOURCES DOLLARD-DES-ORMEAUX SUBARU RIVE-NORD BOISBRIAND JOLIETTE SUBARU JOLIETTE SUBARU SAINTE-JULIE SAINTE-JULIE LACHUTE SUBARU BROWNSBURG CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY HAYON A OUVERTURE ELECTRIQUEõ LE TOUT-NOUVEAU X-MODEMCö UN COFFRE ENCORE PLUS GRAND A lfachat au comptant a partir de 27 705$* Transport et preparation inclus, taxes en sus Financement et location disponibles 2014 A LfAISE SUR TOUTES LES ROUTES.LA TOUTE NOUVELLE 2014 ACTUALITÉS PASCALE BRETON La tension est vive à l\u2019hôpital Louis-H.Lafontaine.Les unités d\u2019hébergement débordent, les patients sont aux prises avec des problèmes complexes, si bien que l\u2019intensité des actes de violence a augmenté au cours des derniers mois.La semaine dernière, un patient aux urgences s\u2019est enfermé avec une autre bénéficiaire dans le fumoir et l\u2019a rouée de coups de poing.Un code blanc a été déclenché.Le personnel s\u2019est rué vers le fumoir pour venir en aide à la victime.Les cas de violence entre patients augmentent.Ceux envers des préposés aux bénéficiaires et des infirmières aussi.Au cours de la dernière année, entre 15 et 20 événements majeurs ont été recensés et ont fait l\u2019objet d\u2019une enquête, selon la direction de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Montréal, nouvelle appellation de l\u2019hôpital Louis-H.Lafontaine.Sur les étages, les unités de soins sont surpeuplées.Les patients sont mélangés sans égard à leur âge et à leurs problèmes de santé.Plusieurs ont des troubles psychotiques auxquels s\u2019ajoutent des problèmes de consommation.La violence et la peur Les conflits éclatent.Les employés travaillent dans la peur.Certains se sont fait mordre ou griffer par des patients.D\u2019autres se sont fait frapper à coups de poing au visage.Récemment, un employé a été poignardé avec un couteau de cuisine.Quant à l\u2019intimidation et aux menaces verbales, elles sont omniprésentes.Les employés sont à bout.Ils réclament d\u2019urgence des mesures qui ne viennent pas, dénoncent les syndicats.«L\u2019intensité est de plus en plus forte, c\u2019est difficile d\u2019intervenir.La situation est tellement imprévisible qu\u2019on ne voit plus les signes avant-coureurs», affirme Éric Clermont, vice-président du Syndicat des travailleurs de Louis-H.Lafontaine, qui représente notamment les préposés aux bénéficiaires.La clientèle a changé.Les cas sont complexes.L\u2019hôpital reçoit des patients judiciarisés qui autrefois auraient été envoyés à l\u2019Institut Pinel.P rès de la moi t ié des patients qui se présentent aux urgences sont ensuite hospitalisés.Les unités d\u2019hébergement ne suffisent pas.Elles devraient compter chacune 24 patients.On en trouve fréquemment 28 ou 29, déplorent les employés.«L\u2019idéal serait d\u2019ouvrir une unité de débordement pour faire baisser cette intensité », croit M.Clermont.Mais la direction allègue que ça coûte trop cher, ajoute-t-il.Le portrait est similaire parmi le personnel infirmier et les inhalothérapeutes.Ces unités surpeuplées «rendent le travail très difficile».«Il y a un état de crise chez nos patients, on fait face à plus de dangerosité », affirme Denis Cloutier, président du syndicat de l\u2019Alliance interprofessionnelle de Montréal à l\u2019hôpital Louis-H.Lafontaine.«Avant, on avait une meilleure écoute de la part de la direction», ajoute-t-il.Les syndicats demandent au minimum l\u2019implantation de boutons panique.Les unités n\u2019ont pas été conçues pour l\u2019hébergement d\u2019une clientèle difficile.Elles comptent des recoins où les employés peuvent être pris en souricière.La demande, appuyée d\u2019une pétition, traîne en longueur depuis l\u2019été dernier.La direction promet cette mesure pour bientôt, mais cherche encore la technologie la plus adéquate.Elle affirme pourtant prendre la situation très au sérieux.«On ne banalise pas le sujet, on s\u2019en préoccupe », affirme Linda Fortier, codirectrice des services cliniques.Des mesures «préventives » et «curatives » sont mises de l\u2019avant pour prévenir la violence.La formation Oméga, pour apprendre à gérer les crises de violence, est donnée à tous les employés.Plan de match Les façons de faire sont révisées et analysées.Deux fois par jour, les équipes sur les unités préparent ainsi un «plan de match» en fonction de l\u2019évaluation de dangerosité qu\u2019ils font des patients, explique aussi Mme Fortier.«On travaille à ne pas banaliser les gestes d\u2019agression et la violence », ajoute-t-elle en incitant les employés à signaler tous les événements, même l\u2019intimidation.Bien souvent, les employés craignent de le faire.«C\u2019est une minorité de patients atteints de problèmes de santé mentale qui sont violents », rappelle toutefois Mme Fortier en citant des études sur le sujet.Tension à Louis-H.Lafontaine La violence entre patients et envers le personnel augmente 35% des répondants ont été victimes ou témoins d\u2019au moins un acte de violence grave au cours de la dernière année.SONDAGE SUR LA VIOLENCE À LOUIS-H.LAFONTAINE* CHRISTIANE DESJARDINS Mar tin Gauthier-Béland, l\u2019homme qui s\u2019est inspiré du film Halloween pour tuer son cochambreur en septembre 2010, a été condamné à 10 ans de prison, hier à Montréal.Le juge Guy Cournoyer a recommandé que l\u2019homme de 30 ans purge sa peine à l\u2019Institut Philippe-Pinel à cause de ses troubles psychiatriques sévères.M.Gauthier-Béland souffre de schizophrénie paranoïde chronique, avec symptômes positifs et négatifs résiduels.Entre janvier 2001 et les événements de 2010, il a été hospitalisé 16 fois en psychiatrie à l\u2019hôpital Louis-H.Lafontaine, sans compter les consultations en urgence et le suivi en externe.Le 8 septembre 2010, lorsqu\u2019il vivait à La Relance, ressource externe rattachée à l\u2019hôpital Louis-H.Lafontaine, M.Gauthier-Béland a poignardé à mort son compagnon de chambre, Léo Paquette, pendant que celui-ci dormait.Avant de passer à l\u2019acte, M.Gauthier-Béland avait enfilé des gants de vaisselle rouges et un masque d\u2019Indien.Il a confié qu\u2019il voulait faire comme Michael Myers, psychopathe des films Halloween.Tout de suite après les événements, M.Gauthier-Béland est sorti de l\u2019établissement et a appelé le 911 pour avouer son crime.Les explications étaient assez confuses : il reprochait à son cochambreur d\u2019avoir trop de cassettes de vieille musique, d\u2019être mal organisé, il en avait assez de La Relance et voulait retourner en institution.«Avec ça, je vais être bon pour 20 ans à Pinel », avait-il lancé.Accusation réduite M.Gauthier-Béland a été accusé du meurtre prémédité de M.Paquette.C\u2019est ainsi que son procès s\u2019est ouvert, l\u2019automne dernier.Les avocats de la défense, Mes Martin Latour et David Pétranic, visaient la non-responsabilité criminelle pour maladie mentale.Mais malgré ses graves problèmes mentaux, M.Gauthier-Béland ne se qualifiait pas.Un des psychiatres appelés à la barre a noté que M.Gauthier-Béland savait que tuer était mal, mais qu\u2019il l\u2019a fait quand même.En cours de procès, et après discussions entre les parties, la Couronne a révisé sa position.M.Gauthier-Béland a plaidé coupable à une accusation réduite d\u2019homicide involontaire.Dix ans de prison pour l\u2019émule du meurtrier d\u2019Halloween 11% des répondants ont reçu des menaces de mort.Cette proportion grimpe à 25% chez les hommes.32% des répondants ont été victimes de violence verbale.11% des 234 répondants qui ont été victimes ou témoins de violence grave ont subi des blessures.8% des répondants ont fait une visite médicale à la suite d\u2019une agression.57% des répondants ont rapporté au moins une difficulté à la suite de l\u2019événement subi, notamment de l\u2019hypervigilance, de l\u2019irritabilité et des flash-backs.*Sondage sur la violence réalisé en 2012 auprès de 832 employés de l\u2019hôpital Louis-H.Lafontaine par le Centre d\u2019étude sur le trauma PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Les employés sont à bout.Ils réclament d\u2019urgence des mesures qui ne viennent pas, dénoncent les syndicats.Sur les étages, les unités de soins sont surpeuplées.Les patients sont mélangés sans égard à leur âge et à leurs problèmes de santé.Plusieurs ont des troubles psychotiques auxquels s\u2019ajoutent des problèmes de consommation.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 à ne pas manquer SAMEDI EN mars Cinquante personnes gagneront le livre «nOus ÉTIOns FaITs pOur ÊTre HeureuX» et un sac réutilisable ga Résultats des tirages du : lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Jour - Mois - Année - Signe 01 32 05 33 08 44 12 45 13 49 16 51 20 54 21 56 24 58 25 60 3975850 950 7323 29 NOVEMBRE 25 VIERGE 2013-03-25 04 19 27 31 36 5 5 1 6 5 6 2 5 05 09 37 43 46 MC POLITIQUE OTTAWA \u2014 Le Nouveau Parti démocratique (NPD) joint sa voix à celle du Bloc québécois pour réclamer une enquête d\u2019Élections Canada sur une quarantaine de contributions faites par des dirigeants de SNC-Lavalin au Parti conservateur au cours des dernières années.Dans une lettre envoyée au cours des derniers jours, le député néo-démocrate Robert Aubin a évoqué trois séries de dons atteignant 35 000$ et qui, selon lui, seraient susceptibles de violer la loi électorale.M.Aubin a ainsi fait écho aux démarches du Bloc, qui a envoyé une lettre semblable la semaine dernière.«Ces dons similaires, dans des périodes de temps restreintes, sont particulièrement préoccupants, considérant certaines révélations récentes à la commission» Charbonneau, a écrit le député néo-démocrate.«Des procédés semblables à ceux décrits ci-dessus concernant ce qui semblerait être une série de dons concertés en provenance de dirigeants de SNC-Lavalin ont été mentionnés dans le cadre de cette commission», a-t-il ajouté.L\u2019un des exemples mentionnés vise des contributions totalisant 15 000$ provenant d\u2019une douzaine de cadres de l\u2019entreprise et de deux de leurs conjointes.Elles ont été faites pour la campagne du candidat conservateur dans la circonscription de Montmorency\u2013Charlevoix\u2013Haute- Côte-Nord lors des dernières élections, en 2011.\u2014 Hugo De Grandpré Contributions des dirigeants de SNC-Lavalin au Parti conservateur LeNPDréclame aussi une enquête QUÉBEC \u2014 Le député de Québec solidaire Amir Khadir dénonce la « passivité » du Directeur général des élections (DGE), qui a été incapable de faire la lumière sur les dons illégaux de la firme SNCLavalin malgré les documents qu\u2019il lui avait remis en 2010.La commission Charbonneau a démontré que les employés de cette firme ont versé, de 1998 à 2010, 570 000$ au Parti libéral du Québec (PLQ) et 477 000$ au Parti québécois.Ils le faisaient en échange d\u2019une prime de leur employeur, ce qui est illégal.Or, en mars 2010, M.Khadir avait remis au DGE une liste de 111 donateurs, principalement libéraux, qui sont employés ou dirigeants de SNC-Lavalin, Axor, BPR et Cima+.« C\u2019est une faute grave de ne pas avoir agi avec combativité.Le DGE a été trop timide », estime M.Khadir.\u2014 Tommy Chouinard Dons illégaux Khadir dénonce la «passivité» duDGE Le plan de retour à l\u2019équilibre budgétaire du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est accueilli «favorablement» par le gouvernement, a annoncé hier soir le ministère de la Santé, dans un communiqué.De son côté, l\u2019hôpital refuse toujours de rendre le document public.Selon le communiqué publié par le Ministère, environ 40 millions seront retranchés dès le budget 2013-2014.Or, le Ministère avait préalablement exigé des compressions de 50 millions.Les coupes avaient été demandées à la suite du dépôt du rapport Baron, un exercice de vérification qui a révélé que l\u2019établissement pourrait se retrouver avec un déficit de 115 millions en 2012- 2013, du jamais vu dans l\u2019histoire du Québec.Ce dérapage aurait notamment été causé par une augmentation injustifiable des heures rémunérées par rapport à la quantité de soins prodigués.\u2014 Daphné Cameron CUSM Québec accueille «favorablement» le plan de compressions Après 10 ans de négociations, les infirmières obtiennent plus de pouvoirs en matière de médicaments.Elles pourront désormais ajuster les ordonnances des patients qui souffrent d\u2019hypertension et de diabète, ainsi que les traitements d\u2019anticoagulothérapie et de dyslipidémie.Des centaines de médicaments, parmi lesquels figurent les plus vendus au Canada, seront touchés par cette entente, que le ministre de la Santé Réjean Hébert qualifie d\u2019« historique».À partir du 15 avril, quatre ordonnances collectives seront activées à l\u2019échelle du Québec.Une ordonnance collective est une prescription faite par un ou plusieurs médecins à un autre groupe de professionnels de la santé, comme les infirmières ou les pharmaciens.\u2014 Daphné Cameron Médicaments Plus de pouvoirs aux infirmières ENTREFILETS PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Soucieux de ramener la paix au Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard confiera des postes stratégiques à ses anciens adversaires.On offrira ainsi à Pierre Moreau le poste de leader parlementaire de l\u2019opposition, a appris La Presse.M.Moreau a surpris les observateurs au congrès du 17 mars en terminant deuxième, devant Raymond Bachand.Ses deux discours lui ont aussi conféré une stature nouvelle au PLQ.Le poste confié à Pierre Moreau lui assure une prime de 20% sur le salaire de député, mais lui permet surtout d\u2019engager une demi-douzaine d\u2019employés de cabinet.Philippe Couillard avait déjà assuré à Raymond Bachand qu\u2019il resterait critique en matière de finances pour l\u2019opposition officielle.Jean-Marc Fournier demeure également chef de l\u2019opposition \u2013 il est davantage susceptible de faire consensus que M.Moreau.Pour le poste de leader adjoint, M.Couillard envisage d\u2019aller puiser dans l\u2019équipe de M.Bachand.Il hésite entre Lise Thériault, sa présidente de campagne, ou Danielle St-Amand, députée de Trois-Rivières.\u2014 Denis Lessard PLQMoreau hérite du poste de leader parlementaire llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 A 9 LES PIPELINES DU CANADA DÉPLACER L\u2019ÉNERGIE D\u2019UN POINT À L\u2019AUTRE, POUR PERMETTRE AUX CANADIENS D\u2019EN FAIRE AUTANT.Pour en savoir plus, visitez aproposdespipelines.com SI VOUS AVEZ PRIS L\u2019AUTOBUS, LE TRAIN, L\u2019AVION OU VOTRE VÉHICULE AUJOURD\u2019HUI, IL ÉTAIT PROBABLEMENT ALIMENTÉ PAR UN PRODUIT PÉTROLIER QUE NOUS AVONS DISTRIBUÉ.C\u2019est le cas de plus de 98 pour cent des moyens de transport au Canada.Pour acheminer les produits pétroliers et gaziers canadiens de leur lieu d\u2019exploitation à leur lieu d\u2019utilisation, il faut utiliser des techniques de pointe et des méthodes de construction très précises, et exploiter de façon professionnelle un réseau comprenant plus de 100 000 km de pipelines de transport.Le Canada construit des pipelines sûrs depuis plusieurs décennies, et c\u2019est ce que notre industrie entend continuer à faire pour longtemps.Nous vous invitons à en découvrir davantage à propos du rôle des pipelines dans notre pays. MONDE LE TOUR DU GLOBE Habitué aux coups d\u2019État militaires, le Pakistan vient de voir un gouvernement aller au bout de son mandat pour la première fois de son histoire.Résultat : le 11 mai prochain, 86 millions d\u2019électeurs seront appelés aux urnes pour les législatives.Les Pakistanais sont néanmoins déçus par le parti au pouvoir et sont à la recherche d\u2019un sauveur, explique notre journaliste.EMMANUEL DERVILLE COLLABORATION SPÉCIALE LAHORE \u2014 Qui sauvera le Pakistan?Pour 100 000 personnes qui se sont rassemblées dans le centre de Lahore samedi dernier, c\u2019est Imran Khan, leur idole, qui le peut.Au milieu des haut-parleurs qui crachent des chants patriotiques et des ballades populaires, une foule de curieux côtoie des partisans surexcités, reconnaissables à leur t-shirt marqué du visage de leur protégé.Le weekend dernier, cet ancien joueur de cricket a organisé le premier rassemblement de la campagne.Après cinq ans à la tête du gouvernement fédéral, le Parti du peuple pakistanais (PPP) a un mauvais bilan.« Ce pays est devenu invivable », soupire Mehreen Rana.Âgée de 32 ans, cette électrice du PTI aux longs cheveux noirs est à bout de nerfs.« Je n\u2019ai plus d\u2019eau ni de gaz chez moi.L\u2019électricité est coupée toutes les 30 minutes.» Comme la plupart des villes, Lahore est privée de courant de 10 à 12 heures par jour.À cause de la crise énergétique, le PIB n\u2019a augmenté que de 3,7 % l\u2019an passé, bien en dessous des économies de l\u2019Asie du Sud.Musharraf de retour Difficile dans ces conditions de créer assez d\u2019emplois pour les millions de jeunes qui arrivent sur le marché du travail.Selon l\u2019office pakistanais des statistiques, 46 % de la population a moins de 20 ans.Pire, les pénuries poussent les ouvriers au chômage technique.« Je suis salarié dans une imprimerie, explique Mohamed Tahir, homme chétif de 20 ans venu acclamer Imran Khan.Avant, je travaillais de 8 à 10 heures par jour.Mais sans électricité pour faire tourner les machines, je ne travaille plus que quatre heures.Les partis au pouvoir se renvoient la balle alors qu\u2019ils sont responsables de cette situation.À cause d\u2019eux, mon salaire a baissé de moitié ! » Lassés , les Pakistanais attendent celui qui les sortira du marasme.Les appelés sont nombreux.Même le général Musharraf, le dictateur qui a dirigé le pays de 1999 à 2008, s\u2019est lancé dans la campagne après quatre années d\u2019exil, alors qu\u2019il a peu de soutien.Moins d\u2019un millier de personnes l\u2019ont accueilli à sa descente d\u2019avion dimanche.Mesures populistes Pour séduire les électeurs, les partis rivalisent de propositions et de mesures populistes.Le PTI prétend éradiquer la corruption et le terrorisme en trois mois.À Lahore, c\u2019est le PML-N qui gouverne.Un an avant le scrutin, il a distribué des ordinateurs portables aux étudiants et a aménagé une ligne de bus ultramoderne.Le ticket, vendu 20 roupies (20 cents), est subventionné.Le PPP n\u2019est pas en reste.Depuis cinq ans, il distribue de l\u2019argent sans aucune condition aux plus pauvres, notamment dans ses bastions électoraux de la province du Sindh et du sud du Penjab.Selon les chiffres du gouvernement fédéral et de la Banque mondiale, au moins 120 milliards de roupies (1,2 milliard de dollars) auront été versés à plus de 3,5 millions de foyers entre 2008 et 2013.Combiné à la corruption, au terrorisme et à la chute des investissements étrangers, ce programme a mis les finances publiques à genoux.Le 6 mars, le directeur de la Banque asiatique de développement à Islamabad a prévenu que d\u2019ici trois mois, le Pakistan n\u2019aurait plus assez de devises pour payer ses importations.Selon lui, le pays devrait solliciter une aide de 9 milliards de dollars américains auprès du FMI cette année.Le Pakistan cherche un sauveur La population est irritée par le mauvais bilan du Parti du peuple pakistanais PHOTO ARIF ALI, AGENCE FRANCE-PRESSE Plus de 100 000 personnes se sont rassemblées la fin de semaine dernière à Lahore pour signaler leur appui à Irman Khan, politicien et ancienne vedette de cricket.TROIS PARTIS EN TÊTE DU PELOTON Italie Un proche de Berlusconi condamné L\u2019ex-sénateur Marcello Dell\u2019Utri, proche de l\u2019ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, a été condamné à sept ans de prison pour complicité avec la mafia par la Cour d\u2019appel de Palerme, soit pour avoir joué les «médiateurs » auprès de Cosa Nostra afin d\u2019obtenir la protection de la mafia pour le Cavaliere et sa famille.\u2014 Agence France-Presse Inde Policiers en carton à Bangalore La police de Bangalore, en Inde, tente une nouvelle méthode pour réduire les infractions routières : elle place des policiers en carton sur le bord des routes afin que les conducteurs pensent que les forces de l\u2019ordre ne cessent de les surveiller.Le nombre de morts sur les routes a explosé en Inde.\u2014 Agence France-Presse 86\u0003% Une large majorité de Français, 86%, serait favorable à un renforcement de la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les lieux où l\u2019on s\u2019occupe d\u2019enfants et 83% voudraient étendre l\u2019interdiction aux entreprises privées, selon un sondage publié par Le Parisien/Aujourd\u2019hui en France.\u2014 Agence France-Presse Birmanie Autres violences religieuses Le régime birman a mis en garde contre « l\u2019extrémisme religieux » et promis de tout faire pour ramener l\u2019ordre après des violences entre bouddhistes et musulmans qui ont fait plus de 30 morts la semaine dernière et menacent le processus de réformes politiques.\u2014 Agence France-Presse PHOTO AFP PHOTO AFP PHOTO AFP PHOTO AFP Le pays compte pas moins de 247 partis politiques.Seulement trois figurent en tête des sondages.PHOTO AFP Le PML-N de Nawaz Sharif.Il a le soutien des hommes d\u2019affaires de la province du Penjab.HUGO PILON-LAROSE L \u2019 a c t r i c e a mé r i c a i n e Angelina Jolie, qui représente le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) depuis 2001, visite cette semaine le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) avec le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.Leur mission doit attirer l\u2019attention sur l\u2019enjeu des viols en temps de guerre.« Il est temps que la communauté internationale dise que l \u2019uti l isat ion du viol comme arme de guerre est inacceptable, de livrer à la justice leurs auteurs et d\u2019en finir avec l\u2019opprobre des victimes », a déclaré le ministre Hague, qui promet d\u2019en faire un enjeu personnel dans le cadre du G8 à Londres, en avril.Au Rwanda et en RDC, ils rencontreront des politiciens, des victimes de viol et des associations locales.En RDC, l\u2019enjeu du conflit entre l\u2019armée congolaise et le Mouvement du 23 mars dans la province du Nord-Kivu sera abordé de front, puisque la région est le théâtre de nombreux viols.Les vedettes : un mal nécessaire ?Si la présence de vedettesdans les missions diplomatiques est parfois contestée, celle d\u2019Angelina Jolie est un avantage, croit Andrew Cooper, professeur en science politique spécialisé en coopération internationale à l\u2019Université de Waterloo, en Ontario.«Elle attire l\u2019attention de la population et des médias sur les enjeux qu\u2019elle appuie.Elle n\u2019est peut-être pas une experte en la matière, mais c\u2019est probablement pour cette raison que la mission est organisée conjointement avec le ministre des Affaires étrangères britannique, qui sera responsable des enjeux précis », explique M.Cooper.« Quand on regarde son passé, on pourrait croire qu\u2019elle n\u2019est pas une bonne candidate pour ce genre d\u2019opération.Pourtant, depuis 10 ans, elle fait du bon travail.Les gens aiment travailler avec elle, et des enjeux difficiles et complexes ont été abordés, comme le cas des réfugiés irakiens », souligne-t-il.Depuis qu\u2019elle est ambassadrice des Nations unies, Angelina Jolie a participé à plus de 40 missions sur le terrain.En avril 2012, elle a été nommée envoyée spéciale du haut-commissaire de l\u2019Agence des Nations unies pour les réfugiés, António Guterres.\u2014 Avec l\u2019Agence France-Presse VIOLS EN TEMPS DE GUERRE Angelina Jolie en mission africaine PHOTO MUHAMMAD HAMED, REUTERS L\u2019actrice Angelina Jolie travaille comme envoyée spéciale pour l\u2019ONU depuis 2001.Le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) d\u2019ImranKhan.Fondé en 1996, il n\u2019a jamais siégé au Parlement et apparaît comme un nouveau venu.Il est très populaire chez les jeunes.PHOTO AP Le Parti du peuple pakistanais (PPP) d\u2019Asif Ali Zardari.Affaibli par des scandales de corruption et une mauvaise politique économique, il perd du terrain chez les classes populaires.PHOTO AP llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 MONDE BAGRAM \u2014 L\u2019armée américaine a annoncé hier avoir cédé à l\u2019armée afghane le contrôle total de la prison controversée de Bagram, surnommée le Guantánamo afghan.Quelques heures plus tard, le secrétaire d\u2019État John Kerry est arrivé à Kaboul pour une visitesurprise destinée à apaiser les tensions entre les deux pays au moment où ils négocient un partenariat stratégique de long terme.La prison était l\u2019objet de discussions bilatérales houleuses, les États-Unis craignant que nombre de prisonniers talibans soient libérés une fois la prison passée sous contrôle afghan.D\u2019ailleurs, 26 prisonniers ont été relâchés hier, a déclaré le général afghan Ghulam Farouq Barakzaï.Le transfert représente «une part importante du processus de transfert de la sécurité aux forces afghanes », a estimé le général Joseph Dunford, commandant des forces américaines et de l\u2019OTAN en Afghanistan.Installée à côté de l\u2019immense base américaine de Bagram, la prison du même nom est parfois montrée du doigt par les organisations de défense des droits de l\u2019homme, qui dénoncent notamment des détentions abusives.\u2014 Agence France-Presse Afghanistan Bagram passe aux autorités locales DAR ES SALAM \u2014 Le président chinois Xi Jinping a promis hier de renforcer les relations entre son pays et l\u2019Afrique, déjà en plein essor, et a invité le reste du monde à prendre exemple sur la Chine et à respecter « l\u2019indépendance et la dignité» de ce continent à la croissance économique impressionnante.M.Xi a estimé que « l\u2019amitié sincère » unissant la Chine et l\u2019Afrique était fondée sur une relation d\u2019égal à égal.«La Chine défend la justice et s\u2019oppose à la pratique du grand harcelant le petit », a-t-il poursuivi.Le choix de l\u2019Afrique pour le premier déplacement à l\u2019étranger du nouveau président illustre l\u2019importance que la Chine place dans le développement de ses relations économiques et politiques avec ce continent, soulignent les experts.La Chine est devenue depuis 2009 le premier partenaire commercial de l\u2019Afrique.«La Chine va poursuivre sa coopération avec l\u2019Afrique, conformément à son engagement de fournir 20 milliards de dollars de crédits aux pays africains entre 2013 et 2015», a poursuivi Xi Jinping, investi mi-mars comme président de la République populaire.La Chine a certes d\u2019importants intérêts économiques en Tanzanie, notamment dans le secteur minier.Mais c\u2019est aussi là qu\u2019elle a réalisé, dans les années 70, ce qui est encore aujourd\u2019hui considéré comme le plus vaste projet d\u2019aide chinoise en Afrique: une ligne de chemin de fer reliant le pays à la Zambie.\u2014 Agence France-Presse Chine Xi Jinping appelle au respect de la «dignité» de l\u2019Afrique COMMENT LANRA INFLUENCE LESÉLUS DUCONGRÈS Des millions contre le contrôle des armes à feu PHOTO THOMAS MUKOYA, REUTERS L\u2019ARGENT En 2010, la NRA a déclaré au fisc américain des dépenses totalisant 243,5 millions de dollars, soit 240 millions de dollars de plus que le Centre Brady pour la prévention de la violence attribuable aux armes à feu, l\u2019une des plus importantes organisations en faveur du contrôle des armes.LES PUBS Pendant la campagne électorale de 2012, la NRA a investi pas moins de 25 millions de dollars dans des campagnes publicitaires, dont 7 millions ont servi à appuyer des candidats républicains et 18 millions à dénoncer des candidats démocrates.LESCONTRIBUTIONS Les sommes d\u2019argent que la NRA donne directement aux candidats électoraux demeurent relativement modestes.En 2012, 236 candidats républicains et démocrates au fédéral ont reçu un total de 1,1 million de dollars.Les cinq candidats les plus gâtés étaient tous des républicains : Rick Berg (Dakota-du-Nord) 12 400$ Steve King (Iowa) 11 300$ Tommy Thompson (Wisconsin) 10 950$ George Allen (Virginie) 10 400$ Ted Cruz (Texas) 10 150$ LE BULLETINDENOTES Le bulletin de notes de la NRA ne coûte rien, mais c\u2019est peutêtre le moyen le plus efficace pour mettre les élus du Congrès au pas.Le lobby des armes accorde à chacun des sénateurs et représentants une note (de A à F) en fonction de ses votes sur des questions liées de près ou de loin aux armes à feu.Les détenteurs des notes A+ sont récompensés par les dons électoraux les plus généreux offerts par la NRA.LE LOBBYISME La NRA a dépensé 2,98 millions de dollars en activités de lobbyisme en 2012.Sur 4352 organisations représentées par des lobbyistes à Washington, le lobby des armes se situe au 170e rang, selon le site OpenSecret.org.RICHARD HÉTU , COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Douze millions de dollars : les partisans du contrôle des armes à feu n\u2019ont jamais disposé d\u2019une somme d\u2019argent aussi importante que celle que le maire de New York, Michael Bloomberg, vient d\u2019allouer pour une campagne publicitaire nationale destinée à contrer l\u2019influence de la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes.Mais cette somme demeure modeste comparativement aux moyens dont dispose la NRA pour influencer les élus du Congrès des États-Unis, qui pourraient finir par saboter tous les projets de loi sur les armes à feu présentés dans la foulée de la tuerie de Newtown, explique notre journaliste.PHOTOS REUTERS ET AGENCE FRANCE-PRESSE Wayne LaPierre llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 A 11 Des entreprises qui emploient nos diplômés participent à cette campagne: Cette campagne est rendue possible grâce à la collaboration particulière du CAMAQ: Partenaire : www.desemploisenaero.com Inscris-toi maintenant pour une carrière prometteuse! Très grande sélection de chaussures et sandales tendance avec ou sans ORTHÈSES.Grand choix de LARGEUR B à 6Epour homme AAA à 4Epour femme POINTURES 6 à 15 pour homme 4 à 13 pour femme 3963, rue Wellington à Verdun 514.762.5184 www.chaussuresdupuis.com À 2 minutes de marche de l\u2019Église À 5 minutes du pont Champlain Êtes-vous tannés d\u2019avoir mal aux pieds?PLUS dE 300 mOdèLES sandal ÉDITORIAUX DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION LAQUESTIONDUJOUR Le gouvernement Marois compte imposer un prix plafond pour la réfection de l\u2019échangeur Turcot.Est-ce réaliste ?LE BLOGUE DEL\u2019ÉDITO Quand la démocratie tombe dans un nid-de-poule.par Ariane Krol André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef DEBATS Oui \u203a 48%Non \u203a 40% Je ne sais pas \u203a 11% Résultats à 19h30, hier \u2013 9 369 répondants FRANÇOIS AUDET L\u2019auteur est professeur à l\u2019École des sciences de la gestion de l\u2019Université du Québec à Montréal et directeur de l\u2019Observatoire canadien sur les crises et l\u2019action humanitaire.Le récent budget du gouvernement conservateur fait de facto disparaître l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI).Cette agence créée en 1968 était responsable de l\u2019administration de l\u2019aide internationale du Canada.Au-delà du milieu de la coopération canadienne, la disparition de l\u2019ACDI semble être reçue avec une certaine indifférence.L\u2019aide internationale est du même acabit que la protection de l\u2019environnement.Il s\u2019agit d\u2019enjeux qui ne semblent pas toucher les citoyens directement, sans le réaliser, qui ont de profondes et souvent dramatiques répercussions sur le plan global.L\u2019ACDI était responsable d\u2019assurer que le Canada contribue à la réduction des inégalités sociales et économiques dans le monde.En intégrant l\u2019ACDI au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, ce n\u2019est pas seulement la disparition d\u2019une grande institution marquée par le passage notamment de Maurice Strong et Paul Gérin-Lajoie, c\u2019est également la fin de la participation du Canada aux efforts impartiaux pour venir en aide aux pays en situation post-conflit ou peu développés économiquement.Bien sûr, l\u2019aide a toujours été un instrument politique.Il serait naïf de croire qu\u2019elle se distribue de manière désintéressée.Son impact est également parfois décevant et les remises en question et les échecs sont nombreux.Mais grâce à la compétence de l\u2019administration publique en place dans cette institution, et au leadership ministériel qui y était parfois associé, l\u2019ACDI réussissait à se démarquer.Elle faisait en sorte que les efforts consentis avaient une certaine indépendance des intérêts politiques, et servaient directement à l\u2019amélioration du bien-être des populations visées.Au-delà du cynisme lié à cette instrumentalisation, l\u2019ACDI était le dernier château fort de l\u2019aide canadienne et un patrimoine de savoir-faire et d\u2019expertise reconnus internationalement.Elle disposait d\u2019une forte identité et ses fonctionnaires, quoique muselés, représentaient l\u2019un des piliers de notre société civile engagée internationalement.Elle reflétait la vitalité de la société civile canadienne patiemment construite au cours des 40 dernières années.L\u2019ACDI était empreinte de leurs valeurs de coopération, d\u2019humanisme et de solidarité internationale, loin des discours néolibéraux de l\u2019aide qui favorisent aujourd\u2019hui plutôt les investissements privés et les résultats immédiats.Alors que l\u2019on parlait d\u2019une transformation de l\u2019aide, la fermeture de l\u2019ACDI impose une rupture complète avec l\u2019internationalisme qui définissait généralement la politique étrangère canadienne des 50 dernières années.Avec les coupes systématiques dans les programmes de financement pour l\u2019éducation du public, la fermeture d\u2019organismes (Droit et Démocratie) qui ne se conformaient pas complètement aux intérêts du gouvernement conservateur, l\u2019ouverture du Bureau des libertés religieuses et le financement d\u2019organisations confessionnelles, l\u2019aide canadienne est maintenant explicitement un prolongement des intérêts et de l\u2019idéologie conservatrice à l\u2019étranger.Maintenant que l\u2019ACDI a disparu, il y a fort à parier que d\u2019autres institutions telles que le Centre de recherche sur le développement international (CRDI) passeront également prochainement sous le couperet.Ainsi, l\u2019aide canadienne étant placée sous l\u2019autorité directe du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, il ne faudra pas s\u2019étonner lorsque le Canada ne répondra plus aux besoins des pays qui subissent des catastrophes naturelles ou climatiques, ou aux populations victimes d\u2019un conflit.Il faudra encore moins se surprendre de voir que les investissements qui devraient servir à réduire les inégalités sociales produisent davantage de pauvreté en favorisant l\u2019expansion de l\u2019industrie minière extractive canadienne.Bref, il ne faudra pas être surpris si les programmes que l\u2019on continuera d\u2019appeler «aide» ne répondront plus aux besoins des autres.Les cordons de la bourse seront désormais encore plus près de nos propres intérêts.N\u2019est-ce pas là une contradiction?Le Canada perd ainsi ce qui lui restait de crédibilité internationale et ses principes d\u2019impartialité, de neutralité et d\u2019humanité, qui sont au coeur de l\u2019action humanitaire contemporaine.Le dernier château fort L\u2019abolition de l\u2019ACDI marque la fin des efforts impartiaux du Canada pour aider les pays dans le besoin Le Canada perd ainsi ce qui lui restait de crédibilité internationale et ses principes d\u2019impartialité, de neutralité et d\u2019humanité, qui sont au coeur de l\u2019action humanitaire contemporaine.FRANÇOISCARDINAL francois.cardinal@lapresse.ca Au f i l des années, le projet Turcot a vu son budget augmenter et son échéancier sans cesse reporté.Tout cela parce que le gouvernement libéral a multiplié les annonces prématurées en s\u2019appuyant sur des informations partielles et imprécises.Annonçant le projet à son tour, hier, le gouvernement Marois a juré qu\u2019il ne répétera pas les erreurs de son prédécesseur.Il a fixé des balises d\u2019intégrité, un prix plafond et un échéancier qu\u2019il juge plus réaliste afin d\u2019éviter tout dépassement de coûts.Cette fois est-elle la bonne ?Rien ne le garantit.Certes, sur le plan de la probité et de la transparence, les péquistes semblent avoir fait le nécessaire.La récente loi sur l\u2019intégrité en matière de contrats publics obligera toutes les entreprises et leurs administrateurs à se soumettre à un examen de « bonne conduite» de la part de l\u2019Autorité des marchés financiers avant d\u2019obtenir le droit de travailler sur le chantier.Par contre, l\u2019encadrement du budget «final» et du nouvel échéancier du projet apparaît moins rigoureux.L a premi è r e min is t r e Marois a affirmé hier, de façon catégorique, que le chantier de reconstruction prendrait fin en 2020, et que la facture ne dépasserait pas les 3,7 milliards.«À la limite, le projet pourrait coûter moins cher », a-t-elle ajouté, mais certainement pas un sou de plus.L\u2019air est connu.Il s\u2019est fait entendre lors des annonces touchant le métro de Laval, le CUSM, l\u2019échangeur Dorval ou encore, le Stade olympique ! La différence cette fois, précise le gouvernement, c\u2019est qu\u2019un comité d\u2019experts indépendant sera nommé pour veiller au respect du cadre budgétaire.Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir nommé le comité avant de fixer le cadre budgétaire ?Pourquoi ne pas avoir validé le coût et le calendrier avant de fixer un budget final et un échéancier ultime ?Pourquoi jurer que le plafond budgétaire de 3,7 milliards sera respecté\u2026 mais préciser dans la même foulée qu\u2019il ne sera imposé qu\u2019après avoir été revu de façon indépendante?Bref, en quoi cette estimation est-elle plus «finale» que celle de l\u2019an dernier ?Cette question est capitale, car en terme d\u2019infrastructures, le problème habituel au Québec n\u2019est pas le respect des évaluations budgétaires\u2026 mais bien l\u2019élaboration des évaluations budgétaires.Peu importe le projet d\u2019infrastructure, il est chaque fois question d\u2019une estimation incomplète, d\u2019une mauvaise définition des besoins, d\u2019une analyse insuffisante des risques.et d\u2019un gouvernement qui finit par hausser les budgets en plaidant les imprévus.Ce fut le cas du train de l\u2019Est, du CHUM et\u2026 de Turcot jusqu\u2019ici, dont les coûts ont doublé en cinq ans.Que l e gouve r nement Marois ait l\u2019intention de se tenir loin des ornières de son prédécesseur, on s\u2019en réjouit.Mais avec le niveau actuel de cynisme, de méfiance et de suspicion, il faut plus que de belles promesses pour le prouver, surtout lorsqu\u2019il est question du plus important projet routier de l\u2019histoire de la province.Profession de foi Cette énième annonce sur le projet Turcot est-elle la bonne?Rien ne le garantit.ANDRÉ PRATTE apratte@lapresse.ca L\u2019accord conclu in extremis pour sauver Chypre de la faillite sonne le glas du petit pays comme place financière internationale.Des milliers de personnes vont se retrouver sans emploi, des investisseurs vont perdre des sommes colossales, la réputation du pays est en lambeaux.Comme le titrait Le Monde hier, «Chypre se retrouve sans modèle économique».L\u2019entente à laquelle sont parvenus le gouvernement chypriote et l\u2019Union européenne (UE) a le grand avantage, par rapport à la première version rejetée la semaine dernière par le parlement de Nicosie, d\u2019épargner les petits déposants.Le fardeau de la restructuration des deux grandes banques de l\u2019île repose désormais entièrement sur les épaules des actionnaires, détenteurs d\u2019obligations et gros déposants (100 000 euros et plus).Parmi ces derniers, on compte plusieurs oligarques russes dont les problèmes n\u2019attireront pas la pitié.Mais il y a aussi des épargnants et des entreprises légitimes qui n\u2019ont rien fait pour se voir ainsi dépouillés.La deuxième banque du pays, la Laiki Bank, sera fermée.Ses 8000 employés seront mis au chômage.Les dépôts assurés seront transférés à la plus importante Bank of Cyprus, qui devra être recapitalisée.À terme, le secteur financier, trop imposant pour une si petite économie, sera ramené à la moitié de sa taille actuelle.L\u2019impact économique de ces mesures sera dévastateur.On prévoit une récession, voire une dépression.Déjà, au cours de la dernière année, le taux de chômage est passé de 10,7 à 14,7%.Et, contrairement à d\u2019autres pays qui ont dû être secourus par l\u2019UE, Chypre peut difficilement compter sur d\u2019autres secteurs de son économie pour se relancer.À moins que les importantes réserves de gaz dont rêvent les Chypriotes soient confirmées par les forages à venir.Comme d\u2019autres pays du sud du continent, Chypre subit aujourd\u2019hui les conséquences de son insouciance passée.L\u2019Union européenne et le FMI ne peuvent tout simplement pas leur verser des milliards sans avoir la garantie que des réformes en profondeur seront apportées.Tout de même, on a la désagréable impression que les dirigeants européens, notamment les Allemands, ont décidé de faire de Chypre un exemple.Ils voulaient lancer un avertissement: désormais, ce ne sont pas les contribuables de l\u2019Union qui viendront à la rescousse des institutions financières en difficulté, mais les déposants et détenteurs de titres.Chypre, toute petite économie dont la faillite aurait eu peu d\u2019impact sur le reste de l\u2019Union, dont le pouvoir de négociation était par conséquent réduit, faisait la sacrifiée parfaite.Tout cela est sans doute nécessaire.Cependant, on ajoute ainsi un autre pays à la liste de ceux pour qui l\u2019appartenance à l\u2019Europe est devenue synonyme de chômage et d\u2019appauvrissement.Chypre K.-O.Un autre pays s\u2019ajoute à la liste de ceux pour qui l\u2019appartenance à l\u2019Europe signifie chômage et appauvrissement.> POUR UNE ÉCONOMIE VERTE AU QUÉBEC À lire en exclusivité à lapresse.ca/debats LAPRESSE.CA/DEBATS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montreal (Quebec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNENOUVELLEANOUS TRANSMETTRE?Ecrivez-nous a nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?forum@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisee a diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associee et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulieres a La Presse sont egalement reserves.ISSN0317-9249.Le quotidien La Presse est publie et edite par La Presse, ltee dont le siege social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montreal (Quebec) H2Y 1K9 et il est imprime a Transcontinental Metropolitain, situe au 12 300, boulevard Metropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.President et editeur.ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DECES 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIERES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITE 514.285.6931 Avec cinq deputes conservateurs au Quebec, Stephen Harper se fout totalement de ce que peuvent penser les Quebecois de son budget.Il a deja fait une croix sur son idee dfen faire reelire davantage.On voit tres bien que, comme avec le defunt Pierre Elliott Trudeau, le Quebec bashing est payant au Canada.Le Quebec est en position de faiblesse par rapport a Ottawa et Stephen Harper nous ignore.On est a des lieues de lfepoque Mulroney.Normand Langlois, Montreal A BIEN Y PENSER DEBATS La visite de Barack Obama en Israel tenait plus du voyage dfamitie que de lfoperation diplomatique dfenvergure.Sur le dossier palestinien, rien nfa bouge.Il reste que le president americain est rentre a Washington avec une modeste victoire.Il a convaincu Benyamin Netanyahou dfoffrir ses excuses a son homologue turc pour le violent arraisonnement du navire turc qui a tente il y a trois ans de forcer le blocus de Gaza.Ce geste sfinscrit dans le processus difficile mais essentiel du retablissement des relations entre Israel et son puissant voisin musulman.Nfexagerons pas le role dfObama.Deja, il y a plus dfun mois, des diplomates des deux pays avaient amorce des pourparlers pour ouvrir la voie a une reconciliation.Cfest dire que les deux gouvernements y voyaient leur interet.Mais dans la voiture qui les ramenait a lfaeroport de Tel-Aviv, Obama a obtenu de Netanyahou qufil telephone a Recep Erdogan.Cette amicale poussee dans le dos de lfintransigeant premier ministre israelien a accelere un processus deja engage .et qui est loin dfetre termine, tant les rapports des dernieres annees sfetaient gates, M.Erdogan allant recemment jusqufa assimiler le sionisme a áun crime contre lfhumaniteâ.Mais les facheries du passe perdent de lfimportance dans la conjoncture actuelle.Avec la menace que fait peser lfIran nuclearise sur toute la region, lfeffondrement dramatique de la Syrie et lfeffarante plongee de lfEgypte dans la violence, une alliance entre Israel et la Turquie, les deux seules democraties de la region, sera un facteur de stabilite, sans compter que le retablissement de la cooperation avec la Turquie constitue une assurance de taille pour le petit Etat hebreu isole dans un environnement hostile.Barack Obama a beau etre a la tete de la plus grande puissance du monde, il nfest pas un magicien.Son fameux discours du Caire, en 2009, nfa pu faire debloquer le conflit israelo-palestinien, pas plus que son vibrant plaidoyer en faveur du peuple palestinien, dimanche dernier, ne pourra convaincre le gouvernement Netanyahou de stopper les implantations juives en Cisjordanie.Tout ce qui traine se salitc ou sfaffadit.La triste verite est qufapres toutes ces tentatives de reglement avortees, le dossier palestinien nfest plus une priorite pour les Israeliens.Meme la gauche delaisse la question, pour se mobiliser sur des enjeux dfordre social, comme les inegalites, le chomage ou la lutte contre lfintegrisme envahissant des communautes hassidiques.Lfan dernier, des manifestations de style áOccupyâ ont succede aux grandes marches de naguere, qui reclamaient ála paix maintenantâ.Lors des dernieres elections, on a beaucoup plus discute des privileges accordes aux hassidim (qui vivent aux crochets de lfEtat et sont exempts du service militaire) que de la question palestinienne.Les Israeliens se croient moins menaces par le terrorisme.Le mur qui les separe des territoires palestiniens, de meme que le ádomeâ cense intercepter les missiles en provenance de Gaza, leur procure un sentiment de fausse securite.Dans un aveuglement analogue, les Palestiniens de Cisjordanie se vautrent dans les espoirs illusoires qufa fait naitre leur reconnaissance par lfUNESCO et les Nations unies.Lfimpasse reste entiere, et rien ne pourra la denouerc sauf la volonte des deux parties impliquees.LfEurope, aux prises avec ses propres demons, est plus impuissante que jamais.John Kerry, a qui Obama a delegue le dossier, pourra tout juste jouer un role dfaiguillon bienveillant.Une lueur dfespoir, quand meme: on dit que dans les coulisses, les deux freres ennemis se parlent, essaient dfaplanir le terrainc ¡¡¡ CORRECTION: Dans ma chronique de samedi dernier, il aurait evidemment fallu lire, concernant lfinculpation de Nicolas Sarkozy, á150 000â plutot que á150 millionsâ dfeuros.Une visite fructueuse LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Dans la conjoncture actuelle, une alliance entre Israel et la Turquie sera un facteur de stabilite.MELANIE DUGRE Lfauteure est avocate et mere de trois garcons.Elle collabore regulierement a nos pages Debats.A quelques mois dfintervalle, deux Americaines, Anne-Marie Slaughter et Sheryl Sandberg, ont ajoute leur grain de sel au debat epice de la conciliation travail-famille.La premiere a affirme, apres avoir quitte un poste prestigieux et exigeant aupres dfHillary Clinton pour etre plus presente pour son fils, que, meme en 2012, áles femmes ne peuvent pas tout avoirâ.La deuxieme, directrice generale du geant Facebook, a plutot plaide que les femmes ont le pouvoir, voire le devoir, de defoncer le plafond de verre.Cet eternel defi de la conciliation travail-famille provoque chez moi des emotions en montagnes russes.Elles vont de la grisante, quoique fragile et ephemere, illusion dfetre en plein controle de la situation, au gouffre dans lequel je mfenfonce quand, loi de Murphy oblige, tout explose en meme temps, me laissant avec la culpabilisante impression de tout faire a moitie.Je reflechis donc aux propos de ces femmes, alors que la saison des microbes bat son plein et que mes trois lionceaux, affaiblis par des petites maladies aussi benignes qufincommodantes, ont le rugissement plaintif.Il y a presentement dans ma maison six oreilles, six poumons et trois gorges, tour a tour pris dfassaut par les virus, et deux parents completement debordes.En pleine tourmente, je me suis donc demande qui, de mesdames Slaughter ou Sandberg, offrait les meilleures reponses a mes grandes questions existentielles.Dfabord, il faut reconnaitre que plusieurs obstacles auxquels font face ces Americaines sont absents du paysage quebecois, reconnu pour la generosite de ses programmes de soutien comme le regime dfassurance parentale et le reseau de CPE.Les confidences de Mme Slaughter sur les difficultes vecues par son fils sont par ailleurs tres revelatrices des sentiments inherents a lfinstinct maternel et elles demontrent, nfen deplaise aux disciples de la delegation, que certaines responsabilites ne se deleguent pas aussi facilement qufun panier de linge sale.Cela dit, je doute que Mme Sandberg ait quant a elle accompagne ses petits chez le medecin, qufelle ait supervise leurs devoirs et cuisine des biscuits avec eux.Ou peut-etre a-t-elle fait tout ca, optant plutot pour un deuxieme quart de travail, entre 20h et minuit, une fois les enfants au lit.Cfest un choix qui se vaut, dans la mesure ou les capacites, physiques et mentales, de lfassumer sont au rendez-vous.L a por t i on du d i s cou r s de Mme Sandberg ou elle lance un cri de ralliement aux femmes en les invitant a faire front commun, a sfappuyer et sfepauler plutot qufa se demolir et se denigrer est rafraichissante et inspirante.Elle devrait toutes nous interpeller, nous qui excellons parfois dans lfart sournois des comparaisons et de la jalousie, creant ainsi une division malsaine qui nuit a nos interets communs.Le dicton álfunion fait la forceâ restera toujours utile et pertinent dans un monde ou lfegalite des sexes ne sera jamais un dossier entierement classe.A travers leurs propos, Anne-Marie Slaughter et Sheryl Sandberg, deux femmes cultivees et reflechies dont les parcours sont jalonnes dfexperiences riches et diversifiees, reussissent certainement a nourrir nos reflexions et a alimenter nos discussions.Elles ne proposent toutefois pas de formule magique.Leurs temoignages confirment que si la solidarite peut servir certaines batailles, au final, il appartient a chacune de nous de creer la recette, dont les ingredients peuvent varier au gre des epoques de nos vies, qui nous rend heureuse et nous permet de nous sustenter, personnellement et professionnellement.Un eternel defi PHOTOS DfARCHIVES Sheryl Sandberg (a gauche) et Anne-Marie Slaughter, deux professionnelles americaines, ont alimente le debat de la conciliation travail-famille au cours des derniers mois.Anne-Marie Slaughter et Sheryl Sandberg reussissent a nourrir nos reflexions sur la conciliation travail-famille.Mais elles ne proposent pas de formule magique.DANIELE MESSIER Lfauteure est une fonctionnaire a la retraite qui reside a Gatineau.Lorsque jfai appris que le ministre federal des Finances, Jim Flaherty, prevoyait modifier les ententes signees dans les conventions collectives des fonctionnaires federaux relativement aux conges de maladie et a lfassurance invalidite, les pensees suivantes me sont venues a lfesprit.Plusieurs employes occupant des postes a la fonction publique federale sont affliges dfune maladie ou de quelque affection necessitant des suivis medicaux reguliers.Beaucoup dfentre eux ont, fort heureusement, accumule au fil des annees des conges de maladie; suffisamment pour leur permettre de se presenter chez le medecin lorsque cfest requis et de passer les examens exiges par leur etat de sante.Ces conges accumules leur ont permis de se maintenir autant que possible en sante, suffisamment pour continuer a travailler et a recevoir un revenu regulier.Je pense ici aux diabetiques, aux personnes affligees de maladies comme la sclerose en plaques, le lupus et dfautres affections du systeme immunitaire qui requierent des suivis serres et des examens reguliers.Aux personnes aussi qui ont vaincu un cancer et qui, apres les traitements, auront encore lfenergie et la volonte de revenir au travail.A tous ces fonctionnaires, les conges de maladie accumules, et a certains moments lfassurance invalidite, leur ont permis de conserver une sante relativement bonne pour continuer a travailler, recevoir un revenu regulier, eviter qufelles nfaient recours a des mesures comme lfassurance-emploi et peut-etre, en fin de compte, la faillite personnelle.Je pense aussi aux employes qui ont fait face a des episodes de maladie mentale et qui reintegrent petit a petit le travail.Et egalement a ceux qui ont subi des accidents, qui doivent sejourner a lfhopital pour y subir des operations ou en maison de readaptation et qui souhaiteront reprendre leur travail par la suite.A la majorite de ces personnes, les conges de maladie et lfassurance invalidite ont apporte un soutien certain pour leur permettre un retour au travail, progressif ou complet.Jfentends regulierement des citoyens pester contre les fonctionnaires qui profitent de ces avantages.Jfimagine qufune bonne partie dfentre eux occupent des emplois qui nfoffrent pas cette couverture et qufils prefereraient qufelle soit etendue a tous les travailleurs.Qui ne reve pas dfun monde ideal ! Mais nous devons realiser qufau fil des annees, les syndicats regroupant les fonctionnaires federaux ont negocie ces conditions, a la demande de leurs membres qui leur en ont demontre le bienfonde, et ces demandes ont ete acceptees par la partie patronale qui les a jugees recevables.Au moment ou la population canadienne, les fonctionnaires inclus, avance en age et sfapproche de la retraite, il mfapparait insense de penser a sabrer ces avantages qui permettent a plusieurs de continuer a travailler plus longtemps tout en tentant de maintenir leur sante de facon optimale.Qufil faille reviser la mecanique dfapplication rigoureuse de ces benefices selon les conventions collectives, je veux bien, mais de la a vouloir les diminuer largement, jfaurais bien du mal a respecter un gouvernement qui nfa pas plus de consideration pour ses employes qui administrent et appliquent quotidiennement ses lois et reglements pour tous les citoyens.Des compressions insensees Les conges de maladie accumules ont permis aux fonctionnaires federaux de conserver une sante relativement bonne pour continuer a travailler et recevoir un revenu regulier.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L M A R D I 2 6 M A R S 2 0 1 3 A 13 téléchargez gratuitement l\u2019application DisponiblesurAppstore,GooGleplAyetblAckberryAppWorlD mettez la Borne DanS Votre téléphone pAyez votre plAce De stAtionnementàmême votre téléphone intelliGent, peu importe où vous êtes! c\u2019est simple, rApiDe et sécuritAire."]
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