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Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
mercredi 22 septembre 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
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La vigie : journal de critique et d'opinion, 1909-09-22, Collections de BAnQ.

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*V't • Let Cigares P1XIE|oii|CAM)IL0| font bien des CONCURRENTS JALOUX, «r 10 CENTS •.LE CIGAICE JBBWNBL CE CR ITI Q UE EX OiOPlNlCN Garcia Moreno A 5 GENTQ Est Incomparable.The Miller it Lockwell Co.Ltd.Vol.4—No.24—Québec.22 Septembre 1909 Abonnement : $1.00 per an.1 cent le numéro.Tarif d» Annonce» : Jere innrrtloii lCc.In lijpir, tnnr inrrrtiov, 10c.la litnu.Publié mercredi et samedi par la C1^ Vigie, 8 rue Colline, Haute-Ville t ?k ft / VOX POPULI Durant quo I os affaires du gouvernement dorment un peu et que la , ' ' , ' se lessen f eue no de 11 longue vacance, il est.lnm de re-maripier rétonnante activité qui s • manifeste à Québec.I.e mois de septembre! n'a pas fait que clore la saison de villégiature et ouvrir les maisons d'éducation.Il se passe de l'extraordinaire dans notre milieu.I)e> éléments du dehors suit vis-nus s(.joindre à notre population, vivre de notre vie pour quelques jours au moins, ptendre contact avec les diverses classes de notre société : il importe de nous rendre compte des résultats probables qu’on doit attendre d’un pareil état de choses.Les faits extérieurs sont les seuls dont nous désirons faire mention ; ils ont une savoureuse eloquence qui charme également nos hôtes et nous-mêmes.La journée de dimanche.1b -epliitubre 1 DOf), n'esl-elle pas, par exemple, toute une admirable leçon pratique ?L'auguste cérémonie de 1 ouverture oflicielle du premier Concile plénier canadien, dans la 1 , p «le Québec.n'est - elle pas un événement historique d’un intérêt capital?L an dernier, les fêtes du Tricentenaire faisaient revivre tout un pas-é de lut les et.de gloire.Idles mettaient nécessairement en pleine clarté le rôle prépondérant, à la fois politique, social et îeügieux, des Français et des descendants de Français dans la formation primitive de la nation canadienne.Nos compatriotes de nationalités différentes eurent, le bon esprit et la courtoisie de prendre part à nos réjouissances cl de nous aider à marquer d’une im liable empreinte l'anniversaire de la fondation de Québec.fomim» l'an dernier.Québec est devenu le point de concentration de l’a II eut ion générale du pays.La réunion plénière de i’é-piscopal indique cependant, qu’il * agit non plus de.'rappeler le passé, mais de préparer l’avenir.Les catholiques de tout le Canada.sans distinction d’origine ont intéressés dans les mesures d ordre religieux et moral qui se-1 "Ht discutées et adoptées, et la population catholique de Québec a compris le caractère, vraiment national de ce Concile, en dehors des préoccupations d’un provincialisme qui n’a plus sa raison d’etre.La joie est donc grande, en pro.portion de la foi inébranlable qui anime les catholiques de toutes les classes de notre société.L’allégresse s’est manifestée presque sans interruption depuis dimanche.Lu procession du clergé, la messe du Saint-Fsprit, les sermons de circonstance en français et en anglais, le chant grégorien, les lumières et les décorations de la basilique, l’nfïluencc considérable et respectueuse des fidèles, la solennité des vêpres, la température idéale, tout a fait de la journée de dimanche la plus religieuse démonstration qui se puisse voir, tout a contribué à rendre visible en quelque sorte l’action divine dans la nation canadienne.Le lendemain, lundi, le peuple se portait à l’Hôtel-de-Ville, où 1 autorité municipale recevait officiellement les l’ères du Concile.Le caractère démocratique de cette réception était de nature à trapper l'observateur.Pour notre part, jamais nous n’avons mieux compris l’influence profonde du haut clergé sur nos populations qu’en voyant nos évêques, tous issus du peuple, se mêler familièrement au peuple, se mettre à la portée des humbles, converser avec tout le monde, donner l'exemple de la parfaite urbanité et de la sympathie la plus exquise.La satisfaction mutuelle se lisait sur toutes les physionomies; les évêques du dehors se sentaient évidemment chez eux, et nous eu avons entendu quelques-uns en faire la remarque.Mardi, le rendez vous des membres du Concile et de la haute société était à la résidence de M.le Gouverneur, à Spencer Wood.Fête champêtre, qui fut délicieuse, digne de sir Alphonse et de lady Pelletier, digne aussi des liâtes illustres qu’ils recevaient.Durant trois heures, les équipages ont défilé dans l'avenue du château, et au moins un millier de visiteurs ont circulé dans les appartements somptueux et sur les pelouses fleuries.C’était un enchantement.Plus tard, dans la soirée, quelques heures après cette fête sociale et aristocratique, un nouveau défilé des évêques s’organisait avec départ à l’archevêché, et arrivée à l’église Saint-Sauveur eu passant par la Côte du Palais et la rue Saint-Joseph.Démonstration ouvrière et religieuse, à laquelle ont pris part de quinze à vingt mille hommes et jeunes gens catholiques.Le fait est là, les commentaires seraient superflus.Furore une fois, Québec aura rempli sa providentielle mission île servir comme de trait-il’union entre toutes les énergies qui constituent la vie de la nation canadienne.Quelques préjugés, les derniers, espérons-le, seront venus se heurter et se briser contre le me du Cap Diamant.Les lecteurs (le 1“Action Sociale” se demandent avec angoisse quel sera son prochain feuilleton littéraire.Après Hohinson f’rusoë, ce sera prohahlement le “Conte du Petit Poucet." LE CONCILE I,'onvoiture du Concile plénier s'est faite avec une magnificence extraordinaire, et Vimmense concours de peuple qui en a été témoin prouve non seulement que l’esprit de foi n’a pas dépéri dans notre brave population catholique do Québec, mais aussi que sa pensée et ses prières tendent unanimement dans le sens indique dans les allocutions de Son Excellence Mgr Sbaretti, qui va présider aux délibérations du Concile.]',o modeste cadre de notre journal ne nous permet pas d entrer dans les détails : ce ne serait du reste que la réédition de ce qui a déjà paru dans la presse quotidienne.Nous sommes forcés de nous contenter de reproduire, dans une autre page, l’un des deux grands sermons d’ouverture : celui de Mgr Gauthier, archevêque de Kingston, qui otlre un intérêt tout spécial, en ce qu’il explique clairement la nature et les attributions des conciles nationaux.L’ATTITUDE FRANCHE ET LOYALE DES LIBERAUX Réponse catégorique de Sir Wilfrid à M.Foster Le 10 mai dernier, le jour même de la prorogation du Parlement, M.Foster adressait au gouvernement l'une ile ces interpellations astucieuses dont il a le secret.Il lui reprochait d’avoir laissé passer la session sans dire ce qu’il entendait faire sur la question de défense navale, quand lui-même (M.Foster) était resté bouche close sur ce sujet 1 , ’s près de deux mois.Il affectait du voir dans la résolution du 2!) mars, qu’il avait lui-même votée comme les autres, une simple déclaration platonique, pour nous servir de ses paroles “une simple démonstration de sympathie.” Kn un mot, il faisait du zèle impérialiste.A peine M.Foster s’était-il rassis que sir Wilfrid Laurier détruisait tout l'effet de cette hypocrite protestation en donnant des explications complète sur ce que son gouvernement avait fait conformément au vœu de la Chambre, et en mettant sous les yeux des députés la correspondance échangée dans l’intervalle entre Londres et Ottawa.On y verra que le gouvernement canadien avait bravement défendu ses positions, refusant catégoriquement de se laisser lier les mains en aucune façon.Voici, du reste, le texte même des explications du premier ministre : “Je sais, dit-il, que la résolution qui a été adoptée le 2!) mars dernier par la Chambre- des communes n'a pas donné satisfaction à un certain élément de la population.“Le groupe des “ultras”, auquel mon honorable ami dit appartenir, exige que nous donnions à la Grande-Bretagne une contribution on argent pour l'aider à renforcir sa marine de gue; re.Je crois qu'en définitive c’est- exactement ce qu’il demande.Si nous devions accepter la manière de voir de ce groupe, il faudrait faite ce que 11 Nouvelle-Zélande a fait, envoyer à l’Angleterre un “tir ad»ought ou autre chose semblable.L'honorable député nous a dit, dans son discours du 29 mars, que c'est ce qu’il nous conseil! aait de faire.Je ne partage pas son opinion.Ce n’est pas ma manière de voir.Je sais que le Canada a atteint un point dans son bi-to re où il doit, comme nation et comme membre de la grande famille impériale britannique, accepter franchement la situation et se préparer, autant que possible, à se défendre lui-même, et à prendre les moyens v.itii — à cet effet.Je ne suis pas prêt à dire quel programme nous devrons suivre.Après 1 adoption de la résolution par la Chambre des ce i-munes, le 2!) mars dernier, nous avons cru que le moTc r moyen d • donner effet aux termes de cette résolution, qui e\i eut une prunpt.-action, était d’apporter notre concours immédiat à 1 Ami a,né en Angleterre.Je ne crois pas qu'il serait sage de notre part d agir is lenient.L’hon.M.Foster :—Lu réalité, la résolution ’e défend.Sir Wilfrid La trier :—Je ne suis pas pi ét à dire que nous devons construire notre propre marine de guerre, indépendamment de celle- de la Grande-Bretagne.Il serait très imprudent d’agir seuls sans nous concerter avec l’Amirauté, pour que notre emie uns soit efficace et selon le plan arrêté et approuvé par l’Amirauté.A cette fin, nous avions décidé d envoyer 1 honorable ministre de la Milice et de la Défense (sir Frederick Borden) et l’honorable ministre de la Marine et des Lecheries (l'honorable M.Brodeur) pmr e inférer avec les autorités impériales en Angleterre.Mais à ce moment même nous avons reçu une dépêche du Colonial ( Illico disant que le premier ministre songeait à convoquer une conférence auxiliaire sur tes bases de la résolution adoptée à la conférence de 1 DU•.L honorable député se rappelle qu’à cette conférence on décida de tenir une confère D'oc impériale tous les quatre ans à Londres, cl qu il était loisible au premier ministre de la Grande-Bretagne de convoquer une conférence auxiliaire dans les cas de nécessité.I hi nous demanda notre opinion sur ce point, et nous la donnons dans la dépêché suivante de lord Grey à lord Crewe : “Ottawa, ¦} mai 1909.“Mes ministres n’ont pas assez d’informations pour les justifier de ee prononcer sur la nécessité de convoquer régulièrement la conférence avqjht la date fixée de 1911.La Chambre des communes du Canada a déjà exprimé son opinion sur la question de la defense navale.Pour donner suite à cette résolution, deux ministres, tel qu annoncé, partiront bientôt pour Londres, pour discuter avec 1 Amirauté le moyen le plus propre à accomplir les fins de cette résolution.Leur visite sera probablement dans le mois de juin, mais rien ne s oppose a ce qu elle soit retardée jusqu’au mois de juillet, si les autorités impériales le préfèrent.” Nous avons reçu la réponse suivante de lord Crewe : “12 mai 190!).“Votre télégramme du 5 mai ; je désire témoigner la reconnaissance du premier ministre et de Sa Majesté pour 1 empressement .lu gouvernement canadien à vouloir prendre part à la conférence.“ I espère que le résultat des communications entamées depuis quelques jours sera probablement la possibilité de fixer bientôt la date de la convocation qui conviendra à tous les gouvernements.’ Je le répète, au reçu de cette dépêche du Colonial Gflier, disant que le premier ministre d’Angleterre songeait à convoquer la conference à ce sujet dans le mois de juillet.nous avons re ¦ Nous ne sommes pas prêts à dire si cette demarche est a propos, mais nous sommes prêts à retarder la visite de nos ministres jusque dans le mois de juillet au lieu du mois de juin.Les choses en sont la pour le présent.L’hon.M.Foster :—Si je comprends bien, le premier ministre a accepté l’interprétation de la dernière dépêche qui équivaut à accepter en principe la convocation de la conférence, et le gouvernement canadien y prendra pari.Sir Wti.FR II) Lavhikr :—< lui.nous prendrons part à la con lore ncc.Cela ne nous empêchera pas de parler de la défense du ( a- nada.L’hon.M.Foster :—Le premier ministre se propnse-t-iJ, maintenant que cette conférence a pris un caractère plus étendu et plus important, d'envoyer d’autres ministres que les deux qu'il a nommés ?Sir Wilfrid Laurier :—Nous n y avons pas encore songe.M.Moxk :—Les deux ministres qui représenteront le pays à cette conférence auront-ils l'autorité nécessaire de faire un traite liant le gouvernement du Canada, ou devront-ils discuter simplement, et les propositions n'auront-elles de force qu’après qu elles auront été déposées devant le parlement et discutées ?.Sir Wilfrid Laurier :—Lu réponse à t et te question, je dirai que d'après les termes de la résolution de la conférence impériale, sous l’autorité de laquelle ces conférences subsidiaires seront convoquées, les résolutions adoptées par celle-ci ne lieront personne.Ces conférences ne pourront adopter aucune résolution liant un gouvernement.La conférence a simplement le pouvoir de délibérer et de donner des conseils ; il lui faut faire rapport de ses délibérations aux d i fié ren I s gou ver nomen t s.” Un gouvernement qui n’a rien à cacher Nous avons cité intégralement tout ce discours du premier ministre pour bien mettre en lumière la politique du gouvernement.Il n’est pas possible d’être, plus explicite que ne l’a été sir Wilfrid Laurier.Adversaires ou partisans peuvent blâmer ou approuver ses déclarations officielles, mais aucun d’eux, croyons-nous, ne peut raisonnablement l'accuser d’avoir trompé la Chambre et le , ' “c sur l'altitude qu'il entendait prendre à propos de la défense navale du Canada.Nous connaissons maintenant, les éléments essentiels de la question.“L'Angleterre et l'Allemagne, poussent leurs armements navals avec une égale ardeur et une fiévreuse activité”, lisons-nous dans la “ Revue hebdomadaire”, de Paris, à la date du 20 juin 1909.“Il est probable que, dans les années à venir, cette activité ne se ralentira pas.Une rivalité navale intense subsiste entre Londres et Berlin.” Lu présence de cet état de choses, le Canada a cru devoir prendre certaines précautions pour se protéger chez lui.Voilà tout le secret de la résolution du 29 mars dernier, que nous avons reproduite sans en retrancher un mot.Connue nous l’avons vu, les députés conservateurs, par 1 "eutremise île M.Foster, l'un de leurs chefs les plus autorisés, se sont plaints que la résolution du 29 mars n’allait pas assez loin.Sir Wilfrid Laurier a all inné la volonté du Canada “d accepter franchement la situation et de se préparer, autant que possible, à se défendre lui-même et à prendre les moyens voulus à cet elVet.” Deux ministres canadiens, sir Frederick Borden et l’honorable L.-P.Brodeur, ont pris part à la conférence de Londres, mais seulement “pour donner suite à la résolution du 29 mars,” et “pour discuter avec 1 Amirauté le moyen le plus propre à accomplir les fins de cette résolution”.Lu fin, comme l'observe sir Wilfrid Laurier en répondant, à M.Monk, “la conférence a simplement le pouvoir de délibérer et de donner des conseils; il lui faut faire rapport de ses délibérations aux différents gouvernements.” Lu d'autres termes, le ministère fédéral est responsable au peuple du Canada de la politique formulée dans la résolution de la Chambre des communes, en date du 29 mars 191)9, et interprétée par sir Wilfrid Laurier dans son discours île cette date, et.dans celui qu il a prononcé à la clôture de la session, "le 19 mai 191)9, la conférence de Londres n’ayant pu altérer en quoi que ce soit le principe de cette , , ni lier le gouvernement à une politique nouvelle.• Assurément, entre l’attitude nette et tranchée du gouvernement, qui dit carrément ce qu'il entend faire, et le double jeu de Vf.Foster qui propose une motion où il n’est question que de la défense de nos côtes, et qui prononce des discours pour prouver que le Canada est tenu de faire des cadeaux en dreadnoughts ou en argent, le choix est facile à faire.CHANGEMENT DE TON Nos ra; pris à l’ordte ont eu qv.e'.q e effet.L ‘T,toile de 1, we 1.M ss., l'un (1rs plus fé-r.ce.dénonciateurs de ce (pi il pp.Ile la tyrannie du c'ergé irlandais.admet quelques-unes de nos raisons, t ml en disant que.si nous vivions aux Ltnts-Unis, nous tiendrions un tout autre langage.C’est possible.Seulement, il se trouve que nous vivons au Canada, sous d'autres cieux.et que nous avons chez nous assez de chicanes sans nous en mettre de nouvelles sur les bras.11 se trouve aussi que nous appartenons à un parti de pacification, qui a assez bien réussi.Dieu me:ci.depuis une quinzaine d'années.lTn bon con soil en passant.L'avenir est aux habiles, non aux violents : une des lois de l’évolution est le “survival of the fittest’’, t in se plaint des vantai dises, de l'outrecuidance irlandaises.N’eu avons-nous pas donné un peu l'exemple?Ne sommes-nous pas un peu agaçants avec nos sempiternels “pionniers, patriotes, martyrs" etc?Pendant que nous déclamons, d autres partent moins, mais travaillent et agissent.Cela vaut mieux.Voici ce (pie disait.1 “Ltoile , samedi dernier : (De YKtoilc du 1S septembre) Avant le Concile de Québec A propos du Concile qui va réunir à Québec tous les évêques du Canada, la “Nouvelle-France”, une revue littéraire, scientifique et artistique, dirigée- par l’archiviste de l'archevêque de Québec, sert un plat—le deuxième—de sa façon au clergé irlandais.Ft pourquoi ?Pour lui apprendre, sans doute, qu a Quebec au moins il n'est, pas un pays conquis.et qu'il trouvera à qui parler s'il s’aventure à vouloir y faire sentir son esprit dominateur._ .La Vigie, le journal politique québécois, appelle cela une drôle de bienvenue ”.Nous trouvons, nous, que cette bienvenue plutôt froide était nécessaire-.“There is a reason”, comme disent les Anglais.La Vigie, prise d’un amour incommensurable pour la race irlandaise, qui nous déteste si cordialement et.qui nous prouve sa liai no tous les jours, ne songe qu’à la politique, et si elle encense les Irlandais, c’est pour s'en faire des alliés.Mais tout le monde n’est pas dans le même cas.Si le- rédacteur de la Vigie avait longtemps habité la Nouvelle-Angleterre, il aurait tout probablement, une opinion liant, autre sur la race tyrannique qui partage nos convictions religieuses.„ I/article de la “Nouvelle Wince" est signé de Raphaël ( forçais : il fait suite à une e rres-pondance imaginaire avec Alci-pc, l'avocat du diable dont il réfute les fa us-es doctrines.“Toute sa lettre, dit la Vigie, est un vulgaire appel aux préjuges de race pour annuler l'opinion canadienne-fraiçai«> contre le clergé irlandais.‘‘Nous savons qu'il y a de-plaintes de l’autre» côté de la frontière : mais est-ce en agitant les grelots de la discorde sous les fenct i es d'un concile canadien qu'on espère, régler ces difficultés ?A notre avis, ers bruyantes manifestai ions uni i-irla ndaises, ce tapage de pre-se.n’ont rien de courageux.("est dans les conseil- de l'Eglise, non dans les journaux, que doivent se discuter ces graves et délicates questions.En matières religieuses, les catholiques ont une confiance absolue en ceux qui ont la direction de l’Eglise, et s'en rapportent entièrement aux décisions de l’autorité suprême.” Toujours le même argument captieux: c’est dans les conseils île l'Eglise, non dans les journaux, qu’il faut régler la dispute des Irlandais et des Cana-diens-f tançais.Sans doute que le règlement des questions religieuses appartient à l'Eglise, mais les journaux, peuvent bien éclairer leurs lecteurs sur les e , ’ois ourdis contre eux, à l'insu et pour le plus grand malheur de l'Eglise qui ne veut que le règne du droit et.de la justice.Au lendemain de cet1 e sortie encore passablement grincheuse, ( “Etoile ” mettait do l’eau dans son vin, en insérant en tête de ses colonnes la protestation qu’on vit lire contre une tirade vraiment scandaleuse publiée à Québec par l'ex-rédacteur de 1 “Ac* ion Sociale".Nous demandons ce qui arriverait à la Vigie, par exemple, si elle osait parler du “faste oriental ” de nos évêques.De pareilles insolences dépassent toutes les bornes.Aussi, comprendra-t-on que 1'“Etoile" baisse le ton et fasse en ces termes la leçon à son maladroit ami de Québec : (De l'Etoile du 20 septembre.) Tribune libre il faut défendre notre bonne cause avec justice et vérité.Dan la “lîevue Franco-Américaine” du mois d’août, éditée à Québec, i', y a un article, où Mgr O’Connell, archevêque de Bos'lon est pris à partie, qui se termine à la page 0 par cette phrase : “et nous nous demandons si la création de 50 paroisses franco-américaines dans le diocèse de Boston —et, est-il ajouté, cela est possible,—n'eût pas impressionné Rome tout, autant, que de voir un évêque irlando-américain entouré de la fastueuse et ridicule mise en scène d’un prince oriental.’’ Pourrait-il être permis de de- mander à I auteur de faire la nomenclature des localités où il pourrait arriver a créct jusqu’au nombre de 50 paroisses dans le diocèse de Boston ?Et ayant créé ces oil paroisses canadiennes* françaises, où prendra-t-il des prêtres pour faire desservir toutes ses nouvelles créations, car il n’y eti a pas dans le diocèse de Boston.Le fait est qu’un curé canadien malade est autorisé par l’archevêque à se trouver un assis-laiit en Canada et.les évêques à qui il s'est adressé n’en ont pas assez pour leurs diocèses respectifs.Ah! oui, c’est bien beau d’avoir du zèle pour ses nationaux et pour les aider à conserver leur foi, mais il tant que ce zèle n'oulrc-/iiisse j),is 1rs liâmes de la justice rl tir.la charité.Et quand on se permet d men muter ua évêque par la voie d’une revue ou d’un journal, il faut au moins donner des raisons vraies et conformes aux faits et ne pas doubler par exagération les nombres dont on se sert routine argument.Les C'anad irns-français des Etats-Unis ont non seulement le droit, mais même le devoir de conserver ce qu’ils ont reçu de leurs ancêtres, c'est-à-dire rester des catholiques parlant français.Ce droit et ce devoir sont tellement grands et contestables que ce serait les amoindrir de s’attaquer mi caractère des personnes, de faire des r.rat/rratiuiis de langue et des abus de la /iluiue pour les exercer.Défendons ce droit à notre homogénéité catholique, et gardons le trait caractéristique de nos ancêtres, la langue française, par laquelle nous a été transmise notre loi, eu ne nous inféodant pas ii des associations même ca-' ' pics de secours mutuel, dont I influence sera néfaste en amenant un changement de notre mentalité qui aura pour effet de diminuer notre a If action pour les choses sacrées de la nation canadien ne-française et lui faire perdre dans l'espace d’un demi-siècle les t.’ois qu: rts de tes enfants, comme cela est arrivé aux Etats-I n is.I élément catholique émigré le plus populeux, (lu dit en principe telle éducation, tel homme.Par analogie ou doit également dire telle école, tel peuple, faisons nos écoles grandes pour chaque enfant y passe.Et ensuite enrôlons tous nos garçons dans les sociétés de secours mutuels dirigées par des compatriotes catholiques et dont la langue officielle est fi.français.Observateur.Le vote écrasant de lundi à Montréal prouve une chose : l’ir-ié.-isiihle force d’une presse unie.An début, le bureau de contrôle était tellement impopulaire qu ou n'osait piesquc pas en parler.Les journaux, l’on après l'autre, ont emboîté le pas.et ce sont eux qui ont entraîné l’opinion.M.Bouta.‘¦sa.avec.LES AMIRAUX EN FRANCE Une question de préséance s'est piésentée entre les représentants des grandes marines du monde à 1 "ciceasion du centenaire Fulton-lladson.Comme ou le sait, la difficulté a été résalue en laveur du représentant de la Grande-Bretagne.En France le grade d'amiral (qui correspond lit autrefois à celui de maréchal de France) a été supprimé.11 y a des vice-amiraux (qui ont le rang de général de division ) et des contre-amiraux (l'équivalent de général de brigade).A deux reprises, le vice-amiral Get vais et le vice-amiral Fournier reçurent une commission d'amiral pour commander, pendant les grandes manoeuvres, Farinée navale formée par la jonction des escadres de la Méditerranée et du Nord.On aurait pu donner le commandement de la division navale envoyée à New-York à un vice-amiral pourvu, lui aussi, d'une commission d'amiral,mais le gouvernement français ne pouvait prévoir la subite résolution de l’empereur allemand, il‘envoyer un représentant d’un grade supérieur au sien.M.Geo.Paient, Mi.P., revient de sa visite à I Exposition de Seattle et aux pays de l’Ouest, littéralement émerveillé du vertigineux mouvement des affaires dont il a été témoin.Il a été fier de constater qu’à Seattle c’est l’exposition canadienne qui est la plus grande attraction.49 20 50 92 7786 4414 ^ 71 LA VI OIE Mercredi; 22 septembre 1900.S.G.MGR GAUTHIER A LA BASILIQUE Sermon prononcé dimanche, 19 septembre, à l’ouverture ofii-eiclle du Concile par Mgr l'archevêque de Kingston : “Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques pour régir l’Eglise île Dieu, qu'il a acquise par son sang.” (Actes des Apôtres, cli.20, v.28.) Avec les solennités qui conviennent.bien n un événement destiné ii faire époque dans les annales ecclésiastiques de ce pays, le premier Concile plénier s’ott-vre aujourd’hui.Les conciles sont rangés parmi les plus vénérables institution» il» l'Eglise.Ils ont leur origine dans les temps apostoliques— le premier concile en etlet a eu lieu à Jérusalem au milieu du premier siècle.Un les appelle : assemblée des évêques, qui.ayant été convoqués par l’autorité compétente pour étudier et discuter les questions intéressant la religion, sont investis du pouvoir de préparer une législation qui lie les consciences de tous les fidèles sujets à la juridiction des évêques ainsi convoqués.Il y a quatre sortes de conciles, ce sont : le concile général ou oecuménique composé de< évêques du monde c 1 ’’.t?ayant le pape à leur tête : le concile national ou plénier est composé des évêques de toute une nation ou de tout un pays et il est présidé par un délégué apostolique ; le concile provincial se compose des évêques d’une province ecclésiastique sous la présidence de leur métropolitain : et le concile diocésain, plus communément appelé synode diocésain, comprend un évêque et ses prêtres convoqués par lui en synode.On ne peut soutenir que leçon ciles soient absolument nécessaires à l’existence permanente de l’Eglise : car assurément le Dieu Tout-Puissant n’est pas tenu d'employer pour le gouvernement de l’Eglise aucun agent particulier.Cependant, au nombre des moyens les plus efficacement susceptibles de conduire à la fin pour laquelle la sainte église souffre, les catholiques ont toujours compté les assemblées des évêques unis eu obéissance au Premier Evêque à qui est confié le Soin de tout le troupeau — les brebis et le» agneaux, les pasteurs et le peuple.Car, comme le Divin rédempteur en prenant notre nature humaine s’est plu à en accepter les conditions—‘‘ayant été fait à nous, comme dit Saint Paul en toutes choses, le péché seul excepté"—de même, il est manifeste que.en organisant son église pour l'oeuvre de rédemption, le Dieu Homme a voulu qtt'Elle se servît de l’homme comme son agent pendant son séjour parmi les mortels.Et ainsi trouvons-nous ses vicaires sur cette terre, les Pontifes suprêmes, bien qu investis de la souveraine autorité pour gouverner l'Eglise et de la compétence infaillible pour décider toutes les controverses relatives à la doctrine, réunissant de temps en temps les évêques du monde entier pour conférer avec eux—et les évêques pour conférer entre eux—sur des sujets d'importance vitale pour l'Eglise— tels que la condamnation officielle de l'erreur, la défense et l'éclaircissement des doctrines orthodoxes, Et 1 : des meil- leurs moyens pour répandre la saine morale dans le peuple, la mise 'en vigueur des règlement s disciplinaires pour la direction du clergé et même la définition et la promulgation des dogmes de la vérité révélée.Ces célèbres chefs de l'Eglise re à travers les monuments éternels de son inspiration, de sa sagesse, de son pouvoir et de sa bienfaisance, tandis qu’elles ont inauguré de-ères nouvelles dans son histoire et de l’histoire des nations modernes.Depuis quelque temps les évêques du Canada ont médité la convocation d’une réunion de leur corps pour y conférer entre eux et préparer en commun les mesures qui pourraient conduite au bien spirituel des fidèles confiés à leurs soins.Ce fut donc avec une profonde satisfaction que dans une lettre adressée à eux le dixième jour de mai de la présente année, ils reçurent de l’illustre représentant du Saint-Siège en ce pays un message officiel annonçant que le temps était enfin venu de tenir une telle assemblée, qu’il avait été nommé pour la convoquer et présider à ses délibérations, et que Nolre-Saint-Père, le Vicaire du Christ sur celle terre, au milieu des innombrables soucis de son suprême pontificat, afin de donner une autre preuve signalée de sa paternelle sollicitude pour cette portion choisie de la vigne du Seigneur, avait daigné, après consultation avec les Pères les plus éminents de la Sacrée Congrégation, approuver le projet d’un concile plénier du Canada qui serait te- nu dans la cité de Québec.El g’est ainsi qu’en ce jour mémorable et à l'appel de l’autorité suprême, tout le corps de l’épisco-pat canadien se trouve assemblé en cette grande cité historique, le siège de la vieille église que Unîtes les autres du Canada acclament avec reconnaissance comme leur mère, à qui ses filles sont toujours disposées à rendre un filial tribut d’hommage et de délibération et légiférer en vue du maintien permanent et de I expansion fructueuse de notre sainte religion dans ce jeune pays, vigoureux et plein d'espérance.Afin donc, qu'une assemblée des évêques de tout un pays puisse être revêtue de la prérogative propre à un concile plénier, il y a quatre conditions à remplir : le l'il le doit être convoquée par l'autorité légitime : 2o Idle doit être suivie par les chefs de l'Eglise du pays dans lequel elle est tenue ; do Elle doit avoir pour but spécial la considération et la discussion de sujets se rattachant à la religion, et -lo enfin, les évêques qui y prennent part doivent être investis d'une autorité adéquate à leur mission de légiférer au nom de l'Eglise à travers le pays tout entier.La présente réunion possède tous les éléments const it ut its d'un Concile plénier, remplissant.com me elle le fait, les conditions requises.Elle a été convoquée par un délégué spécial de Sa Sainteté, dans la personne de Son Excellence Mgr Donato Sharedi, archevêque d’Ephèse et Délégué Apostolique du Canada.Sauf ceux qui ont été dûment exemptés, la réunion se compose de- tous les chefs ecclésiastiques di ce pays.Ces derniers sont réunis dans le but d étudier et de se renseigner sur les besoins de l'Eglise canadienne et les conditions particulières dans lesquelles elle se trouve, et, formant un corps collectif, ils sont dûment autorisés à adopter tels décrets et tels statuts qui, après avoir reçu la confirmation du Saint-Siège, auront le caractère ci 1 autorité d’une loi ecclésiastique pour tous le» sujets de 1 Eglise dans toute la Puissance.L opportunité de convoquer un Concile est manifeste à cette époque le transition où l'Eglise du Canada passe de l'état de mission où elle se trouvait à une situation plus stable et plus normale, car.si nous considérons la vaste étendue de ce pays, le plus vaste de ce grand continent de 1 Amérique.et »i l'on rattache à cette occasion le caractère purement cosmopolite de ses habitant».aine- nés de tous li " P-'.v • s du monde vi assemblées des de Dieu demeu-âges comme les plus grande de notre sainte religion, en agrandissant son empire parmi nous cl eu réalisant enfin autant que possible la restauration de toutes choses dans le Christ.” Chemins de fer de l’Etat apportant avec eux les traditions religieuses et nationales particulières à chacun, nous sommes bientôt convaincus qu’un travail spécial devrait être entrepris, qu’un n ouvemetit spécial devrait être inauguré (4 qu'enfin une force particulière devrait agir en vue d harmoniser et d'unifier le-éléments divers et parfois discordants qui forment not-e , , dation.11 s'agirait encore d'enlever les inégalités et les choses incongrues provenant de nos condi-i lions de vie.en établissant une ! plus grande uniformité de la discipline ecclésiastique, de maniè-; re à observer une plus complète | observance des lois générales de 1 Eglise et des décrets des C'onci-! les généraux et à rendre plus | forts les liens qui unissent les | églises individuelles à 1 Eglise-! mère de Home, lu maîtresse rc-| connue de toutes h s églises de la j chrétienté.11 y a moins de cent ans, il n'y ! avait qu'un diocèse et qu'un évê-i que sur la terre canadienne.Au-j jourd’hui l'Eglise catholique e t j gouvernée par un Délégué Apostolique, huit archevêques et près de trente évêques.Dans le contraste que suggèie ce rapprochement.on voit un exemple frappant de l'accroissement •et île la merveilleuse expansion de notre suinte religion durant l'intervalle.("est pourquoi nous avons d’amples motifs de nous réjouir et d élever nos coeurs en remerciant le Dieu Tout-Puissant.le donateur de tous biens, des faveurs signalées, dont il a gratifié cette portion choisie de sa vigne.Et pendant que nous reconnaissons humblement que de ses mains divines nous est venue 1 i prospérité dont jouit notre Eglise canadienne, ne cessons point de prier et d’espérer mie cette prospérité lui sera continuée dai s l'avenir.Nous avons déjà sollicité, mais nous demandons encore de nouveau aujourd'hui la généreuse coopération des fidèles par l’union de leurs ferventes prières à nos supplications très vives à l’adresse.du Dieu Tout-Puissant pour qu'il bénisse ce premier Concile Plénier du Canada, et tous ceux qui y prendront part, les évêques ainsi que les savants ci éminents prêtres qui les accompagnent.Que son Saint-Esprit qui nous a “faits évêques pour diriger la sainte Eglise” reste intimement uni à nous pour éclairer nos intelligences de sa divine Lumière, pour enflammer nos coeurs du feu de son divin amour et ainsi de nous diriger dans les travaux entrepris en son nom et pour sa plus grande gloire.Que ces travaux portent des fruits abondants en assurant avec plus d’efficacité le salut de la multitude des âmes confiées à nos soins, en favorisant la diffusion toujours “Parmi tous les chemins de for que j’ai étudiés pendant mon voyage, je n on ai trouvé aucun qui soit supérieur à ]'.Intercolonial.Si le gouvernement administrait.cette voie ferrée comme le Lut les compagnies, elle deviendrait payante.” Les paroles que nous venons de citer sont celles de t hon.Ueo.-P.tiraliam, ministre des chemins de fer dans le cabinet fédéral.L lion.(ieo.-P.Graham est de retour d’un voyage d'études de plusieurs mois en Europe.Il est arrivé il y a une quinzaine de jours par 1'“ Empress of Ireland.” -V son passage ici il a causé avec nu reporter de la manière dont sont administrés les chemins de fer d’Allemagne et ceux de la Grande-Bretagne.En Allemagne, ou lui a dit que I enquête qu'il venait de faire sur les chemins de fer avait été faite quelques semaines auparavant par une commission du “Board ol Trade” d"Angleterre, “ce qui m’a prouvé, dit Thon.M.Graham, que je ne faisais pas fausse route.” Les chemins de fer d Allemagne sont bien propriété d’Etat, i mais, contrairement à l'idée rerue, il» n’appartiennent pus au gouvernement fédéral et suit la propriété des différents Etats qui constituent l'Allemagne.La Prusse a son chemin de fer, la Bavière a le sien, et ainsi de j suite.L'administration dep chemins de fer allemands est confiée à un homme compétent, ayant de Texpérience dans la conduite d’un i chemin de fer.Il est tenu responsable îles actes de ses em-i ployé», et c'est le ministère qui est | responsable- de ses actes à lui.Ce système assure une administration absolument “business like” et fait des chemins de fer d'Etat -les chemins de fer qui sont administrés exactement comme s’ils appartenaient à une compagnie.Le résultat est qu’ils rapportent de beaux bénéfices, tellement que Thon.M.Graham croit que la Pi us-c.par exemple, pourrait réduire lu moitié les taux de transport sur ses voies ferrées et en îetiter encore des bénéfices.I/lion.M.Graham a eu plus de difficulté à se documenter en Angleterre où les administration» »' sont refusé à le laisser pénétrer très avant dans les secret» de leurs affaires, donnant pour prétexte que 1 i publicité pouvait leur nuire.Te ministre des chemin» de for approuve le principe qui leur a inspiré ce te réponse et croit que l’on peut trouver dans la trop grande réclame faite fi lu moindre mesure administrative de 1 ‘1 ntercolonial, une des raisons puni lesquelles cette ligne ne donne pas font ci- qu’on est en droit d'en attendre.il i»t en effet difficile à 1’Intercolonial de rivaliser avec succès avec les autres lignes, quand celles-ci gardent le sec et sur les améliorations qu'elles font, et sur la manière dont elles réalisent ces améliorations, alors que I'Intercolonial n'a de secrets pour personne.En Allemagne, on ne raconte pus par le menu au Parlement tout ce qui se fait sur les chemins de fer de l'Etat.On donne seulement les chiffres absolument nécessaires et les détails •l'administraiion en général.Le second obstacle qu’a à surmonter 1 Intercolonial, ce sont ses taux de transport.Les chemins de fer d'Allemagne exigent des prix beaucoup plus élevés que ceux que nous pavons et réalise ni des bénéfices.“ Ici.dit Thon.M.Graham, on n- pourrait agir de même sans soulever la réprobation universelle.” Le mini»!rc des chemins de fer a aussi parlé de la politique des pays qu'il a visités, en matière de canaux.Partout où il est allé.il a constaté qu’il fuit payer pour faire usage de canaux.Si le gouvernement voulait ac copier les offres qu’on lui a déjà faites, le canal de la Baie Géorgienne serait vite construit : mais il faudrait pour cela permettre à ceux qui le c instruiraient d’exiger un droit de péage.“Mais, a dit Thon.M.Graham.le gouvernement a adopté la , , :: dos canaux libres et il persistera dans cette voie.Nous songerons donc à construire le canal de la Baie Géorgienne, quand nous aurons commencé la construction du chemin de fer de la Baie d‘Hudson, et poussé plus avant, celle du Grand-Tronc-Pacifique.L’hon.M.Graham a dit aussi qu’à Londres des capitalistes lui avaient demandé quand le.gouvernement serait prêt à accepter (h-s soumissions pour l’érection du pont de Québec, preuve de la confiance qu'on a là-bas dans le succès de Tout reprise.(Du “Temps” d’Ottawa.) LA VRAIE SOLUTION TABAC Rose Qnesnel À fumer, doux et naturel Nous sommes tout à fait d accord avec le “Soleil” pour dire que c’est la fédération des chambres do commerce qui devrait être chargée du bureau de renseignements vu qu’il est.question de créer pour aider au mouvement commercial décidément important que se prépare entre la France cl le Canada, vu l’attitude desobligeante du gouvernement américain.Le confrère explique très clairement l’affaire en ces termes : “Le désir très louable d’aider au développement, des relations commerciales entre le Canada et.la France, a suggéré un projet de formation de bureau de renseignements, dont le p:iucipc est éminemment; pratique, mais dont la mise à exécution a provoqué une controverse entre la chambre de commerce de Montréal et la chambre de commerce française de la même ville.La première, qui représente le commerce canadien, a émis l'idée de former un bureau de renseignements où se viendraient documenter les commerçants des deux pays, et notamment les importateurs français.La seconde, qui représente les commerçants français et spécialement ceux établis au pays, a fait valoir qu’elle remplissait ce rôle et revendique le privilège que lui conféraient ces antécédents.La question, il nous semble, serait susceptible d’une solution qui serait autrement plus en rapport avec le but qu’on se propose d’atteindre.Il existe depuis l’année dernière.une fédération des chambres de commerce de la province de Québec, fédération qui ne siuruit tarder à englober la totalité de ces Chambres.La tâche de renseigner efficacement les commerçants des deux pays, n incombe-t-elle pas surtout à cette fédération ?Si considérable et important que soit le commerce de Montréal, il ne constitue pas à lui seul tous les intérêts commerciaux de la province de Québec.Les occasions de dévi1 , , • ment offertes à T initiative des commerçants des deux pays, désireux d'accroître les échanges, ne se résument pas d ms le commerce de Montréal, tout au contraire.Québec.Trois-Tîi viè res, Chicoutimi.Fraserville et tant d’autres centres prospères de notre province, peuvent et doivent bénéficier de ce développement des relations commerciales entre le Canada et la France, et les chambres (le commerce de ces divers centres sont seules à même de renseigner exactement sur les avantages particuliers qu'ils offrent à ce développement.C’est pourquoi nous suggérons que 1 excellente idée émise de former un bureau central de renseignements ne pourrait recevoir de meilleure solution ni de plus pratique qu’en confiant la formation de ce bureau à la fédération des chambres de commerce de la province.” “In Old Quebec, and Other Sketches” OUVRAGE ILLUSTRE PA It BYltON NICHOLSON Auteur du “Canadien- Français" En librairie.On peut nussi se lu procurer en s’adressant Botte-poste .’$.•$8, Québec.“J'ai !n avec grand plaisir l'ouvrage de M.Nicholson, “I.v Old Qukiikc” qui prouve une fois de plus son grand amour de notre chère et belle province, l’impartialité avec laquelle il l’étudie et l’idée qu’il a acquise d'elle et de ses habitants.” O.-E.MATHIEU, I’tiik, Université Laval, Québec - LE — LONDON DIRECTORY (Annuaire) MET les négociants du monde entier en communication directe avec les Manu Facturiers et marchands anglais en tous genres de Commerce.Outre que c’est un guide commercial complet pour Londres et ses faubourgs, l’Annuaire contient dus listes de Marchands exportateurs, indiquant les marchandises qu’ils expédient et les marchés coloniaux ou étrar gers qu'ils desservent : les Lignes de paquebots classées par ports de destination, et dates approximatives de partance ; nias, que dus notices du Commerce de province donnant l'adresse des principales manufactures et maisons du commerce, dans les principales villes de province et les centres industriels du Royaume-Uni.Un exemplaire de l’édition courante sera expédiée, franc du port, sur réception d’un mandat-poste do liO shillings.Les marchadns en quête d’agences peuvent y faire insérer leurs cartes de commerce moyennant £1, ou des réclames plus étendues il partir du THE LONDON DIRECTORY IX Ltd.26Abchurch Lune, London, E.G.CONCESSION DE PERMIS DE COUl’E DE ROIS.Le ministre des terres et forêt* recevra, jusqu’au El octobre prochain, des soumissions pour permis du coupe de bois sur les terres publiques ci-après décrites, situées le long de la ligne du chemin du fur Nat onal Transcontinental.Chaque soumission doit mentionner, pour chaque terrain, le droit que l’on entend payer : (1) par m Ile.pieds mesure de plan lie, en outre de $3, pour les billots de sciage d’épinette, de sapin, de cèdre, de bouleau et de peuplier, et un outre de 85, pour les billots de sciage du pin et d’autre espèce, (2) par pied cube, en outre de 5 cents, pour le bois éqnarri ou méplat; et (3) par dormant, du chemin de fer, en outre de 5 cents.Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque accepté du montant de 8500, pour chaque bloc de terrain, sur la liste ci-après.Ce dépôt sera retenu pour être confisqué, si lu concessionnaire du permis refuse de le prendre, ou si, l'ayant pris, il refuse d'en remplir les conditions.Les permis seront sujets aux lois et règlements des bois présents et il venir, compatibles avec les dispositions spéciales ici mentionnées.Ils expireront le premier mai 191-1, et ne seront pas renouvelables.Ils sont sujets A une rente foncière annuelle de S3 par mille carré, payable premièrement lors de l'émission du permis, et ensuite le | render septembre de chaque année.La coupe du bois devra se faire économiquement et sous la direction du département des terres et forêts.Il est défendu d’abattre aucun arbre de moins de 10 pouces de diamètre A la souche, mesure prise A trois pieds du s 1, et tout bois qui peut être utilisé sera chargé de droits, même s'il n’eu est pas disposé.Tout le bofs devra être manufacturé au Canada.Les concessionnaires devront, suivant la loi, prendre les mesures requises p ur prévenir et combattre les incendies.Le ministre ne s’engage pas A accepter la plus élevée ni aucune des soumissions.Le plan des terrains est déposé au département des terres et forets, A Québec, et aux bureaux des bois de I lull, de Montréal et de Trois-Rivières.JULES AI.LARD.Ministre des Terres et Forêts.Département des Terres et Forêts.Québec, 24 juillet 1909.Listes des terres publiques le long de la ligne du chemin de fer du Transcontinental.Comprenant Nos 1 A 9 inclusivement A l'est de la ligne frontière, entre Ontario et Québec.Nos là 17 inclusivement A l'ouest de Wcymontachingue.Est de la ligne frontière.No 1, 18 milles.No 2, Hi No 3 25 No 4, 19 No 5, 2(5 No 0,22 “ No 7, 18J “ No 8, 17J “ No 9, 21 i " Etes-vous un buveur l’onr voir»! muité.eaten-1 Aon* nom.si I vous ne bavez I PHHd'eiiu.pcutl être devriez-1 vous le faire.I C'eut l'alfalru I de votre mé-1 d’eau?pu* le remplacer, feulement nous savon* que la plupart des estomac* domanilcnum'niolusl de temps A nuire, un régime d'eau médicinale- Non pas purgative, comprenez-1 non* bien.Mal* nue eau qui corrigera T'aclde url(|ue, réglera 158 rovons.cl sera I blonfulxiinte dans les eus
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