La musique, 1 janvier 1922, décembre
4e Année — No 48 l-i 'TChl.Décembre 1922 La Musique mam msarn SOMMAIRE : La première d’un chef-d’oeuvre : Le “Faust” de Gounod La Musique religieuse àLimoilou H.C.Hommage posthume.N.LeVASSEUR L’Art du chant.ALBERT VALMOND (3e article) Musique et musiciens à Québec : Arthur Lavigne.N.LeVASSEUR Echos et Nouvelles.— Concerts.Variétés.0 ® o Abonnement : $2.00 par année Le numéro 15 sous r-iof Parait le 15 de chaque mois LA MUSIQUE Revue mensuelle Publiée sous la direction de Orner Létourneau et Hector Faber Secrétaire de la rédaction: Jos F.de Belleifal Administration : 20, Côte de la Montagne, Québec Téléphone 6349 Adresser toute correspondance à l’administration.ABONNEMENTS : Un an .$2.00 (Canada, Etats-Unis et Union Postale) abonnement part de janvier et est payable d’avance, es numéros parus sont envoyés aussitôt inscription.La collection des années 1919 à 1921 se vend $1.50 (par la poste.$1.60) chacune.èrière de faire remise par mandat-poste ou chqu e payable au pair à Québec.Y .«5ï îfrwnr-i lies (§rgues (Cusafouti SONT CÉLÈBRES 0 fl Au delà de 900 onl été construites par la MAISON CASAVANT FRÈRES, Liée dont 65 à quatre claviers, 197 à trois claviers, 538 à deux claviers, etc.w~ CASAVANT FRÈRhS, Ltée FACTEURS D’ORGUES SAINT-HYACINTHE, Qué.A QUEBEC FRUIT & FISH EXCHANGE ltée IMPORTATION — EXPORTATION Vente en gros : Fruits, Légumes, Poissons frais, gelé, salé, fumé, Huîtres, Tabac, Amandes, etc.Fabrique de Limonades gazeuses 116, rue Dalhousie Québec. AA**************»*************************************?• 'f'T' •• dMatsmt ftit Archambault La maison ARCHAMBAULT, sise au centre de la métropole, est l’endroit tout indiqué pour vos achats de musique vocale et instrumentale.Vous y trouverez un choix complet des œuvres des maîtres classiques et des compositeurs modernes.Cette maison fait en outre un commerce considérable de pianos et de phonographes les plus recherchés des artistes et des amateurs de musique.C’est également dans cette maison qu’est établi le comptoir de musique religieuse du BUREAU D’ÉDITION de la SCOHLA CANTORUM de Montréal, rendez-vous habi tuel des organistes et des maîtres de chapelle.312 a 316-esi, rm j5»te~(iïa%rme ^mttrcaL tCrlcpIîflnc 1î*t 3299 et 1842 '¦ \ Hermann Ccntrclicone 3.-,AIbert ®au6in (laitèm Sc Qlmtrclimte Pianos — Orgues —• Violons — Musique en Feuilles — Victor-Victrolas Disques “Victor” — Musique Classique et Populaire — Musique Religieuse Editions Européennes et Américaines 252, rue J§i-3Jo0eplj Tel.4626 QUEBEC.142, rue Jst-HJean Tel, 4345 Lavigueur & Hutchison SEULS REPRÉSENTANTS DES CÉLÈBRES PIANOS HBINTZMAN & CO.(E FAVORI DF.S ARTISTES) Distributeurs des Grafonnlas COLUMBIA et des merveilleux BRUNSWICK, reproduisait à la perfection tous les disques de n’importe quelle marque CONDITIONS DÉ PAIEMENT DES PLUS FACILES T 81, RUE ST-JEAN / Succursale: 54, rue St-Joseph Téléphone 1163j Maison fondée en 1822 ROCH LYONNAIS LUTHIER Fils Réparation d'instruments de musique en bois ot en cuivre OUVRAGE GARANTI 11, rue des Fossés, St-Roch, Québec.# 4ème année — No 48 LA MUSIQUE Décembre 1922 IMM HH il mm L'HISTOIRE D'UN CHEF-D'ŒUVRE Le “Faust” de Gounod Ce fut durant son séjour à la Villa Médicis que Gounod lut le Faust de Goethe et eut, pour la première fois, l’idée d’en faire un opéra.Il se trouva que ce sujet ne lui revint à l’esprit que dix-sept ans plus tard : il en parla au directeur du Théâtre-Lyrique, Carvalho, et aux librettistes Michel Carré et Jules Barbier, qui se chargèrent d’écrire le poème.Aussitôt Gounod se mit au travail.Il composa d’inspiration, dans une joie extrême.Se souvenant plus tard de ces jours de labeur et d’allégresse, il disait, dans le langage imagé qui lui était habituel : «.T étais heureux comme d'un mariage d amour.Ce fut ma lune de miel de Fa ust».Mais il était dit que cet opéra, destiné à devenir le plus populaire des opéras français, rencontrerait les obstacles les plus capables de faire présager un four.D’abord un premier contretemps menaça d'arrêter complètement les autours.Un beau matin, Carvalho accourut les avertir que, malgré toute sa bonne volonté, il estimait nécessaire de renoncer à leurs projets.La Porte-Saint-Martin préparait un grand mélodrame de d Entière, un Faust, d’une richesse de mise en scène magnifique, et la pièce avait pris une telle avance qu il était inutile de penser à la devancer.Le drame de la Porte-Saint-Martin échoua d’une manière la maniable.Gounod se remit à son opéra.11 achevait la partition l’année même, et Carvalho distribuait aussitôt les rôles.Cette petite crise une fois conjurée, d'autres éclatèrent.La Censure s’offusquait de voir Satan pénétrer dans l’église et troubler Marguerite en prières.Elle jugeait également inadmissible qu'un choeur de démons se fit entendre en pleine église.Les meilleurs amis de Gounod étaient à peine moins sévères.Us demandaient la suppression de l'acte du jardin.Cet acte les effrayait ; ils le jugeaient capable de «tuer la pièce».Gounod parvint à convaincre ses amis.Quand à la Censure, l’Eglise elle-même, dans la personne d'un prélat du pape, daigna apporter la paix dans son âme timorée et absoudre l’auteur.Ce détail n’est pas un des moins curieux de l'histoire accidentée de Faust.Mgr de Ségur, ami personnel de Gounod, voulut entendre la pièce et assister aux répétitions.A sa demande, les censeurs, les auteurs, le directeur furent convoqués dans sa loge, et le prélat qui, malgré sa cécité, y voyait plus clair que la Censure dans les questions religieuses, déclara que les chants des démons et de Satan lui-même dans un décor d’église ne mettaient pas la cliétien-té en péril et ne pouvaient offusquer personne.La pièce semblait sauvée quand, la veille même de la première, à la répétition généi’ale, l'acteur auquel avait été confié le rôle de Faust, G uardi, dont on espérait beaucoup, 186 LA MLSIQUE devenait subitement aphone.Plus de ténor ! Plus de Faust ! Que faire?Gounod offrit au directeur : « Je remplacerai Guardi ! C’est moi qui créerai le rôle ! » Carvalho leva les bras au ciel et refusa.Qui sait si Gounod,avec sa voix prenante, quoique dépourvue d étendue, son style, sa passion, n'aurait pas donné à ce rôle, tout de tendresse, le ténor qu’il lui fallait ?Quoi qu il en soit, le ténor fut trouvé.Il apprit son rôle en quinze jours ! Et Barbot, ce premier Faust, parut à tour mieux qu’agréable.Guardi reprit quand même le rôle à la l'entrée.Ce Guardi s’appelait de son vrai nom Gruyer.C’était un Français qui avait italianisé son nom.Scudo, le critique redouté, qui ignorait cette circonstance, lui reprocha vivement.son accent italien ! A noter que Gruyer, le ci-devant Guardi de Faust, quitta très jeune le théâtre pour se lancer dans la politique, et qu’à sa mort, en 1909, il était conseiller général des Basses-Pyrénées.îfC * * Le soir de la première représentation, le 19 mars 1859, les grands rôles sont tenus par Mme Çarvalho dans le rôle de Marguerite, Barbot dans celui de Faust, Balanqué dans celui de Méphistopliélès.Mme Carvalho disait plus tard en se rappelant cette soirée : « Ce fut bruyant surtout, mais certes pas brillant ! » La salle était indifférante.D 1fô]|t.tor-—>|fc-toi—=51[ôl Ü lo Li'Impkimkhik Mor>KiJC.80,G»te (le In Montntfne
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