Lectures, 1 juin 1952, juin
TT: Vs.Revue mensuelle de Bibliographie critique ¦ .Ac Organe du Service des Lectures du diocèse de Montréal et de t*A.GJB«F.SOMMAIRE IDÉAL ET PRINCIPES Un poète méconnu : Louis Mercier Fr.Placide Vermandère, c.s.c.Page 449 DOCUMENTS L’humanisme d’Antoine tic Saint-Exupéry, évolution et qualité (Suite et lin).Jean Sonet, s.j.455 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Lectures saines et d’une valeur littéraire reconnue : les livres d’Henri Pourrat.Michelle Le Normand.465 Ouvrages (Voir listes des auteurs, p.2 de la couverture) 470 BIBLIOTHECA A travers le monde des bibliothèques Brèves nouvelles — Cours de bibliothéconomie — Prochain congrès de l'A.C.B.F.— Répertoire de 50,000 films (1912-1940).479 Mlle Hélène Grenier, nouvelle directrice des bibliothèques scolaires.Alvine Behslc.480 M.J oseph Brunet quitte la direction des bibliothèques scolaires.Paul-Aimé Martin, c.s.c.482 Liste des fiches de catalogue publiées en mai et juin 1952.d84 TABLES DES MATIÈRES Tome V III (septembre 1951 à juin 1952) Articles de fond.487 Index des ouvrages.490 Index des revues.496 JUIN 1952 TOME VU! - No 10 FIDES LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de FIDES organe du Service des Lectures de l’Action catholique du diocèse de Montréal Direction : Paul-A.MARTIN, c.s.c., aumônier du Service des Lectures Rédaction : Jean-Paul PINSONNEAULT, secrétaire du Service des Lectures Conseillers: Mme Marie-Paule Vinav, et M.Benoit Baril, respectivement présidente et trésorier du Service des Lectures.NOTES : 1.La revue est publiée mensuellement, de septembre à juin.Les dix livraisons de l'année constituent un tome.Le dernier numéro du tome (soit celui de juin), comprend une table méthodique des sujets traités ainsi qu'une table alphabétique des ouvrages recensés pendant l'année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d’après les règles de la catalo-graphie.Les cotes morales en usage sont les suivantes : M Mauvais D Dangereux B?Appelle des réserves plus ou moins graves, c'est-à-dire à défendre d’une façon générale aux gens non formés (intellectuellement et moralement).B Pour adultes.Un ouvrage dont le titre n'est suivi d’aucune de ces quatre mentions est irréprochable et peut être lu par tous.Publication autorisé» par l’Ordinaire CANADA : ÉTRANGER : le numéro.$0.35 Abonnement annuel.$3.75 abonnement annuel.$3.50 FRANCE: abonnement annuel.900 fr.C.C.P.PARIS 7262.50 FIDES — 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — PLateau 8335 Société FIDES, 120, Boulevard Raspail — Paris (Vie) — Littré 73-85 Table alphabétique des noms d'auteurs A LM ERAS (C).474.BORDEAUX (IL).475 DUFOYER (P ).473.GEIGER (T.), 472.GOURDON (P.).476.LAÇASSE (C.).472.LA RIVIÈRE (A.).473.MERCIER (L.).449.MEYER (A ).473.MOULINS (M.de), 476.PIE XII, 472.POLLITZER (M.), 477.POURRAT (H ).463.REY-IIERME (P.A.), 470.RICHARDS (M ).474.RUMBLE cl CARTY.471.VERDUN (M.).470.ATTENTION! Le prochain Congrès de l’A.C.B.F.aura lieu les samedi, dimanche et lundi, fête de l’Action de grâces, soit les 11, 12 et 13 OCTOBRE et non pas les 4, 5 et 6 octobre, tel que mentionné en page 479 de Lectures de juin, sous la rubrique Bibliotheca.Autorisé comme eruvi postal de ta deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa. T- IDÉAL ET PRINCIPES Un poète méconnu «T OUÏS Mercier est un grand, un très grand poète, le plus I f grand qui ait paru depuis cinquante années.» Voici un verdict qui fera sans doute sursauter plus d'un lecteur ; et pourtant, en mettant peut-être une sourdine à la dernière partie de cette déclaration, elle demeure, aux veux de plusieurs, l'expression très exacte de la vérité.Depuis 190}, alors qu on saluait ainsi le jeune écrivain qui était loin, d ailleurs, d avoir donne toute sa mesure, il s'est élevé, dans le ciel de la poésie, d'autres astres qui ont provoqué l'admiration sans borne des observateurs.Mais quel que soit aujourd'hui l'éclat de ces étoiles nouvelles, ne peut-on pas — sans pour cela commettre un sacrilège — se demander si un jour elles ne baisseront pas tant soit peu à l'horizon ?Alors nos yeux pourront se réajuster à une lumière moins atomique, plus humaine, peut-on dire, plus généralement accessible, et partant plus bienfaisante.C’est que, voyez-vous, pour le plus grand nombre des humains, « le bonheur est simple ».C'est en 1870 que naquit Louis Mercier, à Coutouvre, près de Roanne.(Ceci devrait eclairer certains dilettantes « avertis », qui se demanderont encore s'il n est pas question ici d un poete canadien.Plût au Ciel qu'il en fût ainsi !) Et l'automne passé, la bonne terre natale reprenait, avec les toutes dernières feuilles, celui qui l'avait si amoureusement chantee.Au cours de ces Quatre-vingts années, Louis Mercier n’a jamais cessé de louer lieu en exaltant sa petite patrie et les braves gens de son entourage immédiat ; pourtant — et c'est là son véritable génie — est-il un seul terrien, un seul amant de la nature vivant en pays chrétien, qui ne se dise, en lisant et relisant son œuvre : « C'est un peu comme ça, chez nous » ?C'est un peu comme ça.certes.Mais qui donc, à l'égal de Mercier, a su nous le montrer ?Qui donc a su, comme lui, exprimer l’émouvante beauté des saisons et des heures ?Qui nous a parlé, comme lui, de la maison paternelle et de tout ce qu elle contient de tendre et de familier ?Qui nous a dit, comme lui, les champs et leurs récoltes, la forêt et les bêtes mystérieuses qu'elle abrite, les êtres ailés et leurs comportements divers, les vents et ce qu'ils nous annoncent, les collines qui ondulent au soleil couchant, le murmure des clairs ruisseaux, et aussi la vie quotidienne, le labeur journalier des humbles paysans ?Autant de choses que le commun des hommes ne voit que du I juin 1952 449 bout des veux, et dont il ne sait guère comprendre le message Srofond.Tout ce que le Créateur nous a ainsi donné, combien 'entre nous savent en tirer la substance intime, et, après en avoir éprouvé une inexprimable jouissance, l'offrir en hommage de reconnaissance à l’Auteur de tout bien ?Avec un art que l’on ose à peine appeler de ce nom — tant on se rend compte, à mesure que l'on tente de l'apDrofondir, qu'il s'agit ici d’un immense amour — c’est du dedans même de toutes ces choses que Mercier nous parle.Peu importe que leur extérieur nous plaise de prime abord, c’est leur âme, ]3our ainsi dire, qui s'ouvre devant nous sous l'incantation discrete et magique du poète.Magicien subtil, il dérobe à chacun de ces êtres ses plus obscurs secrets ; grâce à des notations multiples et souvent inattendues, non seulement il y attache notre regard, mais il les impose également, pour ainsi dire, à notre sens de l'ouïe, du goûter, du toucher, et même de l'odorat.Comment en arrive-t-il à obtenir de tels résultats, dont peuvent témoigner tous ceux qu'il ensorcelle ?Une analyse poussée nous le révélerait sans doute partiellement, mais sa formule magique transcende assurément tous les procédés, toutes les recettes imaginables : il a su aimer.Rien ne saurait mieux illustrer ce trait caractéristique de son génie que l'admirable Poème de la Jlaioon — qu'il faudrait citer tout entier — « le chef-d'œuvre de Louis Mercier, et le plus beau livre de vers qui ait été écrit dans notre langue à la louange du foyer et de la terre maternelle »* *.Et les paysages de Mercier sont là, devant nos yeux, tout vibrants dans leur réalisme impeccable, mais tels qu'ils se sont gravés au fond de son âme, c'est-à-dire à travers un prisme de tendresse et d’indicible pénétration.Voyez plutôt celui-ci : En octobre, les jours qui suivent les vendanges.Lorsque le ciel est clair, et qu'il fait du soleil, Ont un charme secret et des douceurs étranges.Le passage rêve et la terre a sommeil ; Et toute la beauté dont ce moment se pare.On sent qu'elle est fragile, un peu souffrante, et rare.L'air est fait d'un cristal fluide qu'on croit voir, L'horizon délicat tremble dans les buées.Et, dès l'après-midi, l'on sent déjà le soir*.Et les hommes de son pays, les rudes paysans dont il a suivi' au jour le jour, le dur labeur qui sans cesse recommence, comme il connaît à fond leurs aspirations modestes mais combien tenaces, leurs joies sans grand éclat et leurs peines jalousement gardées, leurs mœurs un peu rigides et leur grande charité pour autrui.Comme il sait les aimer, jusque dans leurs faiblesses et dans leur 1 J.CALVET, Le renouveau catholique dans la littérature contemporaine.* Voix de la Terre et du Temps (En octobre).450 LECTURES entêtement.Ceux d’aujourd’hui, et les ancêtres oubliés qui dorment là-bas, tout auprès de la vieille église : Mon âme paysanne est fille de la vôtre ; Si j'ai pu quelquefois exprimer mieux qu'un autre L'émouvante beauté du rustique labeur ; Si, pour dire ce vieux et candide poème, Il me vient des accents qui me troublent moi-même Tant je les sens frémir de tendresse et d'ardeur ; C'est à vous, mes aïeux, que j’en dois rendre grâce, Car mon œuvre est la fleur de votre esprit vivace : Le souffle de mes morts y revient palpiter, Et, sans doute, ce sont les lointaines pensées Silencieusement dans leur être amassées Dont mon âme déborde et qui la font chanter.A n’en pas douter, « Louis Mercier est le poète de la terre transformée par le travail de l’homme et par la grâce de Jésus-Christ w1 — car il est aussi un très grand mystique.Attaché à la terre par toutes ses racines, il ne s en élance que mieux et plus haut vers le ciel, comme les clochers hardis des vastes cathédrales, qui fièrement ignorent la furie des tempêtes et ne cessent de montrer du doigt la véritable Patrie.Tout au long de son oeuvre, et avec une intensité sans cesse croissante à mesure qu'elle se déploie, il circule une sève généreuse de vie spirituelle, que l'on ressent jusque dans ses livres qu’on pourrait appeler purement profanes.Cependant, pas une seule fois on n'y trouve le moindre prêche, le moindre désir formel d'édification, et comme il faut l'en remercier 1 D'ailleurs, il en était sûrement incapable.Pourquoi ?La réponse, qui ne serait pas tellement simple, on la trouvera d'instinct en lisant et en méditant le ns les cas extrêmes ou autrement, bien machinalement.De sain' Louis, aussi, Pourrat note : « Il sait qu’on le blâme de donner trop à la dévotion et il relève en souriant l’étrangeté des hommes qui ne diraient mot s'il passait ce temps de la prière à chasser ui.v oiseaux, ou à jouer aux échecs.)) 6 Saints de France.Paris, Boivin et Cie, 1951.\»8p.(Coll.J'ocation de la France).JUIN 1952 467 Je recommande aux jeunes filles les pages consacrées à sainte Colette, qui était si désolée, en son jeune age, de ne pas grandir ; depuis qu elle a réussi, grâce à un pèlerinage, il est d usage en France de dire : « Sainte Colette, — tire-moi les jambettes.— Fais-moi grande et parfaite.» Une sainte à qui l’on peut parler aussi familièrement est toute humaine et proche de nous.Dans la vie de saint Bernard, on rencontre ce passage à faire lire aux intellectuels : (( Bernard, cependant avait une passion et excessive, celle de la connaissance.Des amis, ses frères, l’engagèrent à s’adonner aux arts curieux.Il en fut extrêmement tenté.Mais apprendre pour le plaisir de savoir, se dit-il, quelle curiosité, apprendre pour être regardé comme savant, quelle vanité ; apprendre pour trafiquer la science, quel trafic.)> Pour devenir saint, il fallait une autre ambition.De celui-la aussi, nous avons le portrait physique : « Il était beau, écrit Pourrat.Mince, élégant, de taille haute.Les yeux bleus pleins de feu ; un air de noblesse, d'audace, mais de douceur aussi.On a dit qu’il était encore plus dangereux pour le monde ne l’était pour lui.)) Pour achever son étude sur la bienheureuse Marguerite-Marie, fervente de la dévotion au Sacré-Cœur, voici ce passage qui fait mieux comprendre cette dévotion parfois critiquée : « Au temps de Marguerite-Marie, celui du cartésianisme# s’ouvre l’ère de la civilisation mécanique.L’homme commence à prendre grand pouvoir sur ce monde II y risque de devenir le tenant de celui qui est nommé précisément le Prince du monde.Et une petite nonne sans science et sans philosophie vient proclamer que ce monde n'est pas une mécanique ; que son secret n’est pas une horlogerie, mais la vie ; qu’au centre de tout il y a ce mystère des Trois Personnes, cette vie d’amour qui absprbe même les souffrances et que pour tout dire en un mot, mais ce mot donne un sens à la Création, — Dieu est un Cœur.)) Dans son avant-propos, Pourrat écrit : « L’Histoire de France aurait pu faire l'économie de beaucoup de généraux, de rois, de ministres ; elle n’aurait pas pu se passer de ses saints.» Ce sont eux, réellement, qui ont fait la France.« Les saints savent qu’une seule chose est nécessaire, et ils ne veulent savoir que cela.# 468 LECTURES Comme cadeau, Sainto de France, dont l’édition est très artis- tique, sera une œuvre de choix et bons livres.B ?A la belle bergère B Bosquet padoral {Le) B ?Ceux d’Auvergne TB Cité perdue (La) B ?Colline ronde {La) TB Conte a de la bûcheronne B Dana l’herbe dea Irai a va liée a B ?GaApard deo mon lag ne a B ?GeorgeA ou leA jour née a d’avril B ?Grande cabale {La) B ?Jardina AauvageA {LeA) TB Ligne verte {La) B JlauvaiA garçon {Le) à offrir aux amateurs de beaux Michelle Le Normand B ?Alb nia et merveille a D Pavillon deo amourelleA {Le) TB Porte du verger {La) B Quand GaApard de guerre revint TB Secrel deA compagnon {Le) TB Soua le pommier TB Toucher terre B Tour du Levant {La) B Trévor deA conlea {Le) B VaillanceA {Lev) TB Feillée de novembre {La) B lrent de mara RÔLE SOCIAL DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES R.P.Edmond Desrochers, S.J.De nos jours, se développent les mouvements d’éducation populaire dont les besoins croissent sans cesse en livres, en revues, en films, etc.La bibliothèque publique doit-elle entreprendre de collaborer avec eux ?Comment pourrait-elle leur rendre de meilleurs services ?Que s’est-il fait en ce domaine chez nous ?C'est à répondre à ces questions et à d'autres du même genre que le P.Edmond Desrochers, s.j., a consacré la présente brochure.Une abondante bibliographie occupe plusieurs pages.32 pages : $0.20 (par la poste $0.23) -^Nouveautéà- POUR UN SYSTÈME COHÉRENT DE BIBLIOTHÈQUES AU CANADA FRANÇAIS Raymond Tanghe Préjace de S.E.Mgr Paul-Emile Léger.Ce travail est d’autant plus intéressant et utile qu’il ne s’en tient pas aux généralités.La grande expérience que M.Tanghe a acquise depuis 1942 en tant que conservateur de la Bibliothèque de l’Université de Montréal lui permet de faire des suggestions précises au point de vue technique et administratif.40 pages : $0.50 (par la poste : $0.55) GUIDE DES LECTURES (supplément 19SS) Vous trouverez dans cette brochure • Un catalogue méthodique de 2,400 titres d’ouvrages et de brochures actuellement en vente à notre librairie.• Une cote morale pour les livres des sections : Mariage, Education sexuelle, Littérature.64 pages : $0.50 (par la poste : $0.55) juin 1952 469 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Ouvrages PHILOSOPHIE Psychologie REY-HERME (P.A.).L’enfant et son devenir.Essai sur les lois du développement psychologique de l’enfance à l’âge adulte.[Paris] Ed.Téqui [1951].124p.19cm.(Coll.Notre Monde).L’auteur nous donne dans cet opuscule une étude fonctionnelle de l’enfance.Rien n’y prétend à l’originalité ; le tout est une synthèse des Ecoles suisses et françaises.Ce petit livre peut servir d’aide-mémoire à l’étudiant mais on le souhaiterait alors plus complet.Tel quel, il peut initier des éducateurs, pédagogues, assistants sociaux à la psychologie des jeunes.Le volume est malheureusement broché de façon peu solide, le papier sombre et la disposition typographique trop reserrée.L’adolescence y est plus étudiée que les premières années de la vie.Quelques théories éducatives sont données sans beaucoup de soucis d’épuiser les arguments pour ou contre.L’opinion de l’auteur sur la mixité par exemple est adroite mais un peu trop vague pour être pratique.Il déclare que la fréquentation des jeunes gens et jeunes filles, à l’âge adolescent, est bonne, normale, louable et nécessaire mais ajoute qu’étant donné les conditions actuelles où se déroulent les années d’enfance et de jeunesse, elle est plus dangereuse qu’utile.La doctrine risque d'être plus appréciée que la réserve.En fait, nous disposons de nombreuses expériences sociales sur la mixité dont les résultats proclament, avec une éloquente unanimité, ce que nos pères semblaient savoir sans tant d’études en dehors de leur propre cœur et conscience.Après ce chapitre hardi sur « cette spiritualisation progressive, au terme de laquelle l’homme retrouvera, par une adhésion libre, l’Univers dont il est issu » et qui laisse rêveur, l’auteur pose en une dizaine de lignes le problème pédagogique de la faute originelle et de ses suites.Mais il ne dit rien du rôle fonctionnel de l’enfance et de l’adolescence, non tel qu’il devrait être abstraction faite de la faute originelle, mais tel qu’il est concrètement dans le modeste champ de chaque lecteur.Espérons que l’auteur comblera un jour l’attente que son livre développe à l’état aigu.M.-P.V.VERDUN (Maurice), s.j.Le caractère et ses corrélations.Tome IL Paris, J.-B.Baillière et Fils, 1950.298p.ill.18cm.$3.75 (par la poste $3.85).Ce second volume du R.P.Verdun nous livre une étude des corrélations psycho-physiques du tempérament.Livre difficile aux profanes et qui demande plus de connaissances médicales que pédagogiques.L’exposition de la fonction 470 LECTURES neuro-végétative est un excellent résumé de la fonction nerveuse, clair, illustré de croquis simples.On y trouverait aussi une explication, souvent réclamée par les auditeurs de cours de psychologie, du rôle fonctionnel des trois feuillets embryonnaires, mis en cause d’une façon si prépondérante par les travaux de Sheldon.Les descriptions des phénomènes dépassent en extension et en précision celles des tempéraments.L’interprétation du fait physique n’a pas encore retenu dans ce tome l’attention de l’auteur qui se réserve probablement d’y revenir.Certains problèmes sont posés et laissés non résolus par souci d’une probité scientifique qui se refuse aux compromissions comme aux hypothèses personnelles.Seul le dernier chapitre sera entièrement assimilé par les pédagogues.Mais il ne ramasse très brièvement que des opinions générales sur la nécessité au consentement, de l’effort personnel de l’entraînement, etc.Deux citations peuvent exprimer l’âme de ce volume.La première : « L’élaboration mathématique des séries de faits recueillis à l’observation doit également tenir compte du caractère pendulaire de tous les phénomènes biologiques et opposer les qualités et même les déciles extrêmes.à la masse des caractères intermédiaires où ils sont de plus en plus estompés ».Maints apprentis en caractériologie auraient avantage à méditer cette excellente conclusion.Et voici la seconde citation : « S’il peut y avoir une science du caractère, il ne peut y avoir une science de la personnalité parce que celle-ci laisse hors de nos prises deux inconnues stric- tement imprévisibles : la liberté humaine et la liberté divine».M.-P.V.RELIGION Doctrine RUMBLE et CARTY (RR.PP.).Le culte de la Sainte Vierge et des saints.Traduit de l'anglais par E.Thibault, p.s.s.Montréal, Paris, Fides, 1951.32p.16.5cm.(Coll.La vérité sur.série 1, no 10).$0.15 (par la poste $0.20).RUMBLE et CARTY (RR.PP.).La limitation des naissances.Traduit de l'anglais par E.Thibault, p.s.s.Montréal, Paris, Fides, 1951.32p.16.5cm.(Coll.La vérité sur.série 1, no 9).$0.15 (par la poste $0.20).Les Editions Fides terminent avec ces deux plaquettes la collection intitulée La vérité sur.L’essentiel des enseignements apportés à tous, catholiques et protestants par les Radio replies de Rumble et Carty, se retrouve dans cette collection.La traduction en est excellente et la présentation, attrayante, même si d’aucuns trouveront un peu denses les trente-deux pages de chaque plaquette.Dans le premier titre, nous tenons un véritable petit catéchisme sur le culte de la Sainte Vierge et des saints.On pourra l’utiliser avec profit dans l’enseignement religieux des enfants.Dans la vérité sur la Limitation des naissances, on admire la précision et la clarté de la doctrine et la parfaite discrétion avec laquelle juin 1952 471 elle se présente.Rien qui choque tant soit peu la pudeur.Marie-Antoine, o.f.m.cap.Spiritualité PIE XII.Allocutions de Sa Sainteté Pie XII aux nouveaux époux.T.2.Autour du foyer chrétien.Traduction J.Thomas-d’Hoste.[Paris] P.Lethielleux [1951].256p.18.5cm.$2.00 (par la poste $2.10).Dans cette seconde série d’allocutions de notre Saint-Père le Pape, qui s’échelonnent de janvier 1941 à mai 1943, sont abordés tous les f>roblèmes essentiels qui concernent e mariage et ses devoirs.Leur suite logique correspond à leur ordre chronologique.Au cours de chacune de ces audiences accordées aux futurs époux ou aux jeunes mariés, le Saint-Père, avec sa précision et sa clarté de doctrine ordinaires et sa sympathique compréhension de la vie moderne, développe un point particulier de la doctrine catholique sur les questions familiales et matrimoniales.Une table analytique des matières, très détaillée et bien faite, rend très facile aux prédicateurs et aux conférenciers la consultation de ce volume.Les fidèles évidemment le liront aussi avec profit, puisqu’il s’adresse à eux aussi bien qu’à l’auditoire restreint qui, le premier, a écouté ces allocutions.Il faut souhaiter à cet ouvrage et à ceux du meme genre la plus large diffusion.Ils sont des facteurs de bonheur et de paix.Marie-Antoine, o.f.m.cap.Mariologie GEIGER (Chan.Théodore).La Sainte Vierge et les possédés du démon.Mémoires d’un Exorciste.Traduction anglaise du R.P.Celestine Kapsner, o.s.b.Traduction française de Mlle J.Florange.Suite de : Va ! Retire-toi Satan.Montréal, Paris, Fides, 1951.94p.18cm.$0.75 (par la poste $0.85).La lecture de ce petit livre est quelque peu décevante.Il y est parlé beaucoup plus de possession diabolique que de possédés et de la Sainte Vierge.Quoi qu’il en soit, il édifiera, et surtout il donnera au profane une idée de l’influence directe exercée par le démon dans le monde spirituel et matériel.Il s’agit là évidemment d’un domaine où l’Eglise a toujours été d’une extrême prudence.A cause de cela, il ne convient peut-être pas que ce livre soit lu indifféremment par tous.Le contact de l’extraordinaire fait du bien aux uns ; aux autres, il fait perdre le vrai sens de la piété et du surnaturel.Marie-Antoine, o.f.m.cap.Eglise catholique LAÇASSE (Carmel), ptre.Terre d’attente.Randonnée missionnaire au détroit d’Hudson.Collaboration littéraire d’Eugène Nadeau, o.m.i.Montréal, Paris, Fides, 1951.224p.h.-t.20cm.$1.75 (par la poste $1.85).Terre d’attente ! Comment nommer mieux ces missions oblates de la Baie d’Hudson, où l’attente est comme la forme même d’une vie qui s’écoule à un rythme si différent de la nôtre ?L’auteur, en un style poétique, qui anime les paysages morts et monotones de l’été nordique, a le don d’imprégner son livre et son lecteur de ce sentiment parfois angoissant de l'attente, qu’il a lui-même éprouvé 472 LECTURES avec acuité.La vie missionnaire dans ce cadre inhumain nous en apparaît plus belle, plus renoncée, plus héroïque.Le prêtre n’est là que pour Dieu et les âmes, les âmes qui sont lentes à venir et, comme le reste, se font longtemps attendre.Cette lecture est tonifiante.Ceux chez qui elle éveillera l’idéal missionnaire peuvent être sûrs de subir ici l'unique attrait d’une grâce divine.Marie-Antoine, o.f.m.cap.Histoire de l’Eglise MEYER (A.).La papauté anecdotique.Mulhouse.Ed.Salvator, 1951.191p.18.5cm.$1.25 (par la poste $1.35).Voici un livre dé lecture agréable.On aime entendre les bons mots des grands hommes, les faits savoureux de leur vie, bref ce qui nous les montre humains, simples et charmants.Tels nous apparaissent ici quelques Souverains Pontifes du XVe au XXc siècle.Un deuxième volume d'anecdotes est en préparation ; nous souhaitons qu’il soit un choix aussi heureux, mais qu’il évite quelques fautes de traduction et coquilles typographiques qui déparent un peu le présent recueil.Marie-Antoine, o.f.m.cap SCIENCES SOCIALES Education DUFOYER (Pierre).La psychologie des adolescents expliquée aux mamans.Paris, Tournai, Casterman [1951].132p.h.-t.19cm.(Coll.Psychologies expli- quées, no 2).$1.35 (par la poste $1.45).L’auteur nous donne dans ce charmant volume accessible à tous et à toutes, une vulgarisation des phénomènes psychologiques de l’adolescence masculine.Le livre est soucieux avant tout de ne point dépasser son auditoire de bonnes mères chrétiennes et de jeunes filles futures épouses.Une introduction sur le rôle général du système nerveux et des phénomènes physiques caractéristiques de l’adolescence sauve cette vulgarisation du vague inconsistant de tant d’ouvrages du genre.Les contradictions du caractère adolescent sont spécialement étudiées sous l’angle sous lequel elles se présentent dans la vie quotidienne familiale, tout ceci à grands traits, dans un style à la fois aisé et précis.Les phénomènes sexuels sont enfin exposés dans un clair climat chrétien ; rien ne les souligne au delà du normal.Les auteurs de pathologie seront déçus par ce lumineux petit livre où l’on ose dire et commenter ces mots de Lari-gaudie : « Petites ou grandes, blondes ou brunes, les jeunes filles sont claires, nettes et saines et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’il les voit passer ».L’ouvrage est illustré de photographies de paysages grandioses et de belles études de physionomies.Ouvrage à conseiller aux mamans qui ont de grands fils.M.P.V.LA RIVIÈRE (André).Hélas, parents je vous accuse.[Montréal, C1951].162p.19cm.juin!1952 473 (Coll.Au service de l'éducation, t.I).$1.25 (par la poste $1.35).Ce livre conçu à la manière vive d’une propagande d’un rythme quasi commercial, développe avec bonheur quelques vérités banales concernant l’éducation enfantine.Recueil superficiel des difficultés courantes entre parents et enfants de trois à dix ans, facile à lire, ce livre a le défaut d’être conçu d’une manière trop progressive.Le titre paraît malheureux.Avant d’apprendre aux parents l’art difficile de l’éducation, il est nécessaire de contribuer à ce que ceux-ci soient respectés en tant que tels de la jeune génération déjà tiop peu portée en ce sens.Les chapitres aux titres tels que ceux-ci : Parents n’incitez pas votre enfant à voler.Parents n’encouragez pas votre enfant à bouder, etc., sacrifient au goût du jour.L'auteur gronde gentiment, souvent avec esprit.Sait-il que les parents peuvent comprendre un tout autre langage ?Qu’ils ont besoin d'être encouragés, soutenus plus que morigénés ?Après tout, il faut des parents, même pour l’avenir des psychologues les plus spirituels.Si donc vous voulez toute ma pensée, ne faisons pas des parents les éternels mal appris qui ont besoin de coups de règle sur les doigts, particulièrement dans l’exercice de leurs devoirs d état.Croyez-vous ce traitement de nature à les aider ?Héias, psychologues, je vous accuse de ronger aimablement les maîtresses poutres de l’ordre familial en compromettant si facilement par vos titres aguichants exposés aux devantures des libraires comme dans les b; bliothèques familiales, la pratique du quatrième commandement: « Tes parents honoreras.» M.-P.V.LITTÉRATURE FRANÇAISE Ecrits divers RICHARDS (Marguerite L.).Le comique de Courteline.New York University.Montréal, 1950.369p.25.5cm.C’est comme conteur que Courteline a commencé sa carrière littéraire et a connu ses premiers succès.Au moment d'aborder le théâtre, il possédait déjà la faveur du public.Cependant comme la comédie jouit plus que le conte de la faveur populaire, la renommée de Courteline dramaturge surpasse celle de Courteline conteur.La thèse de Marguerite Richards nous montre le comique de Courteline comme étant d’ordre tout physique et s’adressant directement aux yeux.Ce genre constitue un exemple typique au théâtre.Comme le fait remarquer Marguerite Richards, Courteline amuse facilement tous les publics, avec toute la gamme des mimiques et du geste le plus simple au plus complexe.Cette œuvre présente de nombreux cas où le spectateur ou le lecteur rit ou sourit d un personnage sympathique.Ainsi il n’y a pas de sujet comique au théâtre.Il y a des effets qui sont comiques à priori, sans motif, sans qu’on puisse en démêler, même vaguement, la véritable raison.Marguerite Richards nous montre que l’analyse des différentes formes de comique ne change pas chez Courteline.Elle le compare à Molière qui se sert, lui aussi, en les synchronisant, de toutes les espèces de comiques.Aimé Carmel, ptre 474 LECTURES Roman ALMERAS (Charles).Christine et les jumeaux.[Paris] Bonne Presse [1952].178p.20cm.(Coll, le Ruban bleu, no 64).Pour adultes Après bien d’autres et peut-être aussi vainement qu’eux, en dépit des apparences, M.Charles Almé-ras tente de réhabiliter ici, en le dépouillant de tout ce qu'il a d’un peu poussiéreux et de conventionnel, le thème à jamais désuet du triangle.François et Alain Audroin, frères jumeaux, préparent leur médecine à Montpellier.Le premier est réfléchi et tenace, tandis que le second est fantaisiste et turbulent.Dans le milieu étudiant qu’ils fréquentent, ils distinguent Christine qui, à l’occasion des vacances de la Pentecôte, leur fait connaître sa famille.La guerre est déclarée.Les deux frères sont appelés à servir sous les drapeaux en qualité de médecins.L’un et l’autre correspondent dès lors avec leur ancienne camarade et, à leur insu, s’éprennet d’elle.Christine, perplexe, ne sait vraiment pas vers lequel des deux penche son cœur.A la faveur d’un rapprochement, Alain se déclare.Le mariage est célébré.Mais, puisqu’il y a toujours un mais, surtout dans les romans de cette inspiration, Christine n’est pas heureuse.François, déçu et blessé, se rapproche insensiblement de la femme d’Alain, qu’il n’a jamais cessé d’aimer.Une dangereuse idylle s’amorce où Christine, après quelques aternoiements, en arrive à jouer la grande passion.François, d'abord séduit, s’arrête au bord de la faute.II rompt avec Christine et part pour Madagascar, fonder une clinique.Cette décision prise, le roman d’Alméras verse dans le conventionnel et ne fait que ressasser le classique « vous m’aimez et vous partez ».Quant au sacrifice qu’accepte l'héroïne après le mouvement naturel de révolte, il n’a rien de très héroïque ni de très édifiant, car on y flaire ce que j’appellerais l’artifice d'intention droite.Christine accepte l’épreuve parce qu’elle s’y sent engagée avec l’homme qu’elle aime toujours éperdument.Sacrifice bien doux et qui, à tout prendre, n’en est plus un.Les âmes chrétiennes qui évoluent sous le signe d’une noblesse de commande dans Christine et les jumeaux, n'ont jamais cette vérité et cette densité qui, en les extrayant de la fiction, les auraient rapprochées de nous et auraient donné à leurs gestes une valeur d’exemple.Chez elles, le drame humain prend moins l’aspect d’un risque que celui d' un jeu puéril.II n’en reste pas moins vrai que ce roman vivant, vraisemblable et d’un style honnête fera les délices de tous les fervents de Magali.Jean Lacourcière BORDEAUX (Henry).Les trois sœurs des Iles.Roman.[Paris] Librairie Plon [cl952], 313p.20.5cm.(Le Cercle du Livre de France).$3.40 (par la poste $3.50).M.Henry Bordeaux est un des romanciers les plus prolifiques de notre époque et un de ceux chez qui les caprices de la vogue ont le moins révélé la vétusté de l’œuvre.L'auteur de la Maison conserve, en dépit de l'âge, cette vigueur serei- JUIN 1952 475 ne et cette aristocratie native dont son style porte la marque indélébile.Dans les Trois sœurs des Iles qui est à vraiment parler un roman historique de grande classe, M.Bordeaux s’est plu à peindre le portrait émouvant de trois jeunes héroïnes bretonnes dans le cadre grandiose et tragique de la Conjuration bretonne du Marquis de la Rouerie.L'admirable maîtrise avec la-uelle l’auteur domine un sujet dif-cile témoigne une fois de plus que les dons extraordinaires du romancier ne se sont pas émoussés et qu’il demeure encore capable, au terme d’une longue et très féconde carrière, de fixer d’un trait puissant les physionomies les plus complexes et de jeter des torches dans les abîmes de l’âme humaine.Dans ce dernier roman, M.Bordeaux a rouvé tout le bien fondé d une ypothèse qu’à la dernière page de son œuvre il présente avec une prudence par trop modeste sous le couvert du paradoxe.Oui, « le romancier, plus à l'aise que l’historien pour pénétrer et analyser les per-' sonnages et leur permettre de s’exprimer eux-mêmes, comme aussi pour créer l’atmosphère qui les environne, complète l’historien, quand il est assez scrupuleux pour servir comme lui la vérité ».Dans cette fresque tragique où sont peints en couleurs de sang et de mort les gestes sublimes de l’héroïsme, évo-uées les horreurs de la Révolution e 1789, le peintre-romancier n’a pas faussé l’histoire même s’il a suscité avec une grande liberté d’inspiration des figures dont les annales françaises ne font pas mention.L’époque émouvante qu’il recrée demeure en tout point conforme à la vérité historique, car M.Bordeaux ne fait souvent que commenter et interpréter les sources les plus sûres.Ses trois héroïnes ont la noblesse, la grâce et le charme des trois Desiles dont la plus jeune, Angélique, fut guillotinée à Paris pour la conspiration de la Rouerie.Ce roman de haute valeur et empreint d’une belle grandeur d’âme constitue pour son auteur un nouveau titre à notre fervente admiration.Richard Varin GOURDON (Pierre).L’invincible espérance.[Paris] Bonne Presse [1952].125p.18cm.(Coll.La Frégate, no 68).$0.25 (par la poste $0.30).Un thème cher entre tous à M.Pierre Gourdon est celui de la Résistance française.Après avoir évoqué ces héroïsmes obscurs dans les Fiancés de la Résistance, il en fait la toile de fond de son nouveau roman, l’invincible espérance.Pour se tirer d’une situation financière difficile, Claude Lemon-nier accepte un emploi modeste.Invité par son oncle Evariste Aubert à venir vivre en Touraine, le jeune homme fait la connaissance d’une riche héritière, Rosine Thé-bault, et en devient éperdument amoureux.Pendant la guerre de 1939-1940, Claude, engagé dans l’aviation anglaise, est parachuté en France et sauvé par Bernadette, jeune fille droite et sans coquetterie dont son oncle est le tuteur.M.Aubert et Rosine n’espèrent rien de la Résistance et blâment la conduite audacieuse de Claude.A la Libération, ce dernier revient couvert de gloire.Mlle Thébault caresse le rêve d’un 476 LECTURES beau mariage, mais le héros, ayant découvert l’amour profond et généreux de Bernadette, épouse la pupille de l’oncle Evariste, grâce à la générosité d’une vieille amie de la jeune fille.Ce récit simple, écrit dans une langue claire et vive renferme certaines pages d’une belle émotion et d'une élévation de sentiments telle que les jeunes lecteurs de Pierre Gourdon y respireront je ne sais quel air de saine fraîcheur.L’invincible espérance n’a rien d’un roman spiritualiste et pourtant il pose de façon réaliste et saisissante le problème de 1‘amour désintéressé et du dévouement à une noble cause.C’est là reconnaître la valeur de l’ouvrage et sa profonde signification chrétienne.Patrice Thierry MOULINS (Maurice de).S.O.S.Grand Nord.[Paris] Bonne Presse.[ 1952 ].190p.18.5cm.(Coll.Etoiles).$0.85 (par la poste $0.95).Ce beau roman d’aventure qu’est S.O.S.Grand Nord passionnera sans aucun doute son lecteur, car non seulement il évoque la vie pathétique des missionnaires qui travaillent à l’évangélisation des peuplades primitives du Grand-Nord, mais porte encore la marque d’un talent certain.Maurice de Moulins possède le style sobre, évocateur et dépouillé d’un narrateur né ; il écrit comme d’autres racontent, sans effort, sans heurt, comme par plaisir.Aussi quel enchantement que de vivre et de s’émouvoir à l’unisson de personnages qui n’ont rien d’invraisemblable et dont le portrait palpite d’une telle vie que pour un peu on le croirait tirés de son entourage quotidien ! Au cours d’une tournée d’évangélisation dans le Grand-Nord, le Père Bernard, des Oblats de Marie Immaculée, a disparu.L’enquête n’a apporté aucun éclaircissement au mystère de cette disparition.Il se peut que le missionnaire ait succombé sous le blizzard ; il n’est pas impossible non plus qu’il ait été victime des Indiens.Les mois passent sans fournir de solution à l’énigme.Luc, le jeune frère du Père Bernard, se jure de retrouver le disparu.Après quelques recherches apparemment vaines, le jeune homme et son compagnon, Dauvergne, acquièrent la certitude que le missionnaire a été assassiné.Retrouver le meurtrier n’est pas besogne de tout repos au sein d’une population haineuse et hostile.A force de patience, après des péripéties tragiques, ils découvrent l’assassin, Aglenak, le sorcier, et le font prisonnier.Celui-ci parvient à s’évader.Dans sa fuite, il rencontre le P.Mortagne qu’il blesse d’un coup de couteau à l’épaule.Plus tara, sauvé de l’ouragan par sa victime, Aglenak reçoit le Baptême des mains du missionnaire et expire.Tout au long de ce récit palpitant d’intérêt se détache en filigrane la figure héroïque de l’apôtre aux prises avec une mission surhumaine.M.de Moulins n’a pas craint de mettre ses dons au service d’une cause émouvante et pleine de grandeur.De là vient peut-être qu’il nous ait donné un livre à la fois passionnant et riche d’exemples inouïs d’abnégation, d’énergie et de dévouement.François Régnier juin 1952 477 POLLITZER (Marcel).Le mirage de la rampe.Roman.Paris, Nouvelles Editions Latines [cl951].222p.18.5cm.Le mirage de la rampe de Marcel Pollitzer est l’un des meilleurs volumes qu’il nous ait été donné de lire de cet auteur.Nous avons, dans les pages de cette revue, pré-ilablement analysé P Inconnue aux yeux verts, Patricia et le milliardaire, et nous avons écrit que ces ouvrages étaient au-dessus de tout reproche, au point de vue moral, mais que, par contre, ils péchaient gravement contre la vraisemblance.Le mirage de la rampe possède une trame extrêmement ténue.L’auteur analyse la situation du comédien en France et expose les désillusions qui guettent ce dernier, quel que soit son talent.Que dire de la situation du comédien au pays, et surtout au Canada français, où les débouchés pour les artistes sont extrêmement limités ?Nous voulons souligner tout l’in- térêt que comporte ce petit bouquin, en raison de la peinture du monde des artistes que nous offre Marcel Pollitzer, et affirmer hautement que les dangers de ce « mirage » pour la jeunesse sont les mêmes ici qu’en France.Cet ouvrage rendra de précieux services, car s’il établit que le talent, le travail sont des éléments de succès en art, il ne tait pas les innombrables déceptions auxquelles s’exposent parfois imprudemment tous les jeunes ambitieux de tenter la grande aventure du théâtre, de la carrière radiophonique, etc.Le roman de Pollitzer fera beaucoup de bien par les conseils qu’il donne, les avertissements qu’il prodigue ; il mettra certains jeunes gens à l’abri des dangers de la carrière artistique dont il sait montrer les écueils.Ces pages sont mieux écrites ; elles sont infiniment supérieures à ce que l’auteur nous a offert jusqu’à ce jour et, en raison du but visé, elles sont susceptibles de guider bien des jeunes.Rodolphe Laplante - NOUVEAUTÉ- FIGURES DE SOCIOLOGIE CATHOLIQUE par J.-B.Gingras, D.Ph., D.Péd.Par la lumière qu’il projette sur les origines et la filiation de nos idées sociales, poursuivies et enrichies par les Semaines sociales, ce petit livre est précieux et consolant.Il montre que la pensée catholique ne fut jamais absente de la tristesse commune et qu’elle a assoupli aux événements qui se précipitent le même souci de justice et de paix.(Edouard Montpetit) 179 pages : $1.25 (par la poste : $1.35) 478 LECTURES BIBLIOTHECA A travers le monde des bibliothèques Brèves nouvelles — La Bibliothèque municipale ouvrira deux succursales à Ahuntsic vers la mi-juin : l’une pour adultes et l'autre pour enfants.On sait que ces deux succursales viennent s’ajouter aux dix autres déjà établies dans diverses parties de la Métropole.— Du 25 au 28 septembre prochain, aura lieu à Copenhague le Congrès annuel de la fédération internationale des Associations de bibliothécaires (F.I.A.B.) On sait que l’A.C.B.F.fait partie de la F.I.A.B.depuis janvier 1951.— Le jour de l’Ascension, Mlle Jeannette Rocheleau a fait profession religieuse chez les Bénédictines de Saint-Eustache, P.Q.Avant son entrée en religion, Mlle Rocheleau a été membre du personnel de la Bibliothèque de l’Université et de la Bibliothèque municipale.— Mlle Gabrielle Lenoir est décédée en mars dernier.Mlle Lenoir était membre de l’A.C.B.F.et faisait partie du personnel de la Bibliothèque St-Sulpice depuis de nombreuses années.— La section de l’A.C.B.F.de Québec a redoublé d’activités en ces derniers temps.Plusieurs « Dîners bibliothécaires » ont été organisés et ont permis à une quinzaine de nos membres de Québec de se rencontrer pour étudier divers problèmes de bibliothéconomie.Lors d’un de ces dîners, il a été question notamment de microfilms.Cours de biblithéconomie L’Ecole des Bibliothécaires de l’Université de Montréal annonce une session de cours d’été qui se donneront à Sherbrooke durant les semaines des 7, 14 et 21 juillet prochain.On sait que cette session vient compléter les trois semaines de cours donnés l'été dernier.On y acceptera aussi de nouveaux élèves car l’Ecole donnera également des cours d’été en 1953.Pour tous renseignements, s’adresser au Secrétariat de l’Ecole, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal.Prochain congrès de l'A.C.B.F.Attention ! Réservez votre fin de semaine du 4, 5 et 6 octobre prochain pour le huitième Congrès annuel de l’A.C.B.F.qui aura lieu à Sherbrooke.Le président d'organisation locale du congrès est le R.P.Théodore Roy, c.ss.r., bibliothécaire du Monastère des Pères Rédemptoristes (285, rue Ontario) à Sherbrooke.Le thème des sujets à l’étude sera : Bibliothèque et Education des adultes.Répertoire de 50,000 pints, 1912-1940 La Bibliothèque du Congrès vient de lancer un catalogue de 1,250 pages où se trouvent inscrits les titres de plus de 50,000 pellicules juin 1952 479 cinématographiques enregistrées au Bureau des droits d’auteur, de 1912 à 1939 inclusivement.Sous le titre Motion Pictures, 1912-1939, ce catalogue offre au public de nombreux renseignements, fruits de longues et laborieuses recherches au Bureau des droits d’auteur.Ce catalogue renferme un index de 268 pages où l’on a eu soin de grouper les noms des personnes et des compagnies qui ont collaboré à la production de chaque film.A ces détails s’ajoute une liste où l’on peut lire le titre, la date d’enregistrement et le nom de l’auteur de l’œuvre filmée.Motion Pictures, 1912-1939 est la première publication d’une série d’ouvrages où se trouveront com- pilés tous les renseignements contenus dans le Catalog of Copyright Entries.On travaille déjà à la rédaction du second volume de ce catalogue qui servira de supplément au premier, et fera mention des films enregistrés depuis 1940 jusqu’à 1949.Ces deux volumes ainsi que les publications semestrielles ultérieures qui viendront s’ajouter à l’édition première du Catalog of Copyright Entries, se présentent comme la source d’information bibliographique la plus complète sur le cinéma américain de 1912 à nos jours.Ce catalogue relié de toile se vend actuellement au Bureau des droits d’auteur de la Bibliothèque du Congrès, à Washington, au prix de $18.00.Mlle Hélène Grenier, nouvelle directrice des bibliothèques scolaires EN mars dernier, la Commission des Ecoles catholiques de Montréal nommait Mlle Hélène Grenier, alors chargee de la Bibliothèque des Instituteurs, à la Direction de ses Bibliothèques scolaires.Mlle Grenier assumait le poste occupé jusqu'à ce jour par M.Joseph Brunet.La tâche de Directrice des Bibliothèques scolaires est très lourde.Elle consiste à veiller à l'entretien et au bon fonctionnement des bibliothèques dans cent trente-trois de nos écoles supérieures et élémentaires, anglaises et françaises, à la bonne tenue et à l'activité de deux bibliothèques régionales dotées d’une collection totale de dix-sept mille volumes : Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Brigide; à procéder au choix et à l’achat des volumes pour ces bibliothèques ; enfin je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je le suppose, à voir à l'aménagement et à l'organisation de nouvelles bibliothèques dans d'autres écoles.Notons que la Commission des Ecoles catholiques de Montréal administre déjà 221 écoles élémentaires et 23 écoles supérieures.Voilà une besogne qui n'est pas pour une bibliothécaire une 480 LECTURES invitation au farniente.A cette tâche Mlle Grenier apporte une formation solide, une riche culture et une expérience précieuse.Diplômée de l’Ecole des Bibliothécaires de l'Université McGill, elle fut au service de la Bibliothèque publique de Montréal pendant cinq ans.En 1931, à la demande de Al.Victor Doré, alors président de la Commission des Ecoles catholiques de Montreal, et avec la collaboration de Mlle Laurette-E.Toupin, elle organisa la Bibliothèque des Instituteurs.Cette Bibliothèque, connue pour la richesse de ses collections en Pédagogie, Histoire et Littérature, offre au personnel enseignant le service de 16,000 volumes.Mlle Grenier administra cette bibliothèque depuis sa fondation, soit pendant vingt ans.Elle lit un stage d’étude de deux ans à la Sorbonne de Paris et à l'Institut catholique.Esprit ouvert à toutes les nouveautés artistiques et littéraires, Mlle Grenier fut la secrétaire bénévole des Matinées svmpho-niques pendant treize ans, c’est-à-dire depuis les débuts en 1936 jusqu'à 1949.Une partie des travaux de recherches qu'elle fit alors, classés, retouchés et enrichis forment la matière de son ouvrage intitulé : « La musique symphonique de Monteverdi à Beethoveen », publié aux Editions Variétés en 1947.La première {>artie de cet ouvrage renferme la these qui obtint a son auteur a maîtrise en Lettres de l'Université de Montréal.Mlle Hélène Grenier est professeur titulaire d Histoire des bibliothèques à l'Ecole des Bibliothécaires depuis la fondation de l'Ecole.Depuis trois ans, elle donne un cours : Background lo Mumc, au Thomas Moore Institute de Montréal ; elle collabore à la chronique musicale de I hebdomadaire canadien y>otre lempo.Douée d'un jugement sûr, elle sait la valeur des choses et des gens.Enthousiaste et éducatrice née, elle possède ce don de communiquer aux jeunes avides de savoir, cette curiosité intellectuelle, ce feu sacré qui illuminent et enrichissent I existence.Plusieurs jeunes lecteurs et lectrices de la Bibliothèque des Instituteurs — je suis de ce nombre — clients assidus il y a dix ou quinze ans, aujourd'hui professant dans des carrières differentes, lui doivent le meilleur de leur formation intellectuelle.Tous nous lui souhaitons donc joie et succès dans l'exercice de ses nouvelles fonctions.Nous souhaitons également à Aille Gertrude Karch, assistante de Mlle Grenier depuis treize ans, maintenant bibliothecaire-adjoin-te de la Bibliothèque des Instituteurs, succès et bonheur.Allie Karch est diplômée de l'Ecole des bibliothécaires et professeur titulaire à cette même école.La Bibliothèque des Instituteurs ne saurait passer en de meilleures mains.Alvine Belisle juin 1952 481 M.Joseph Brunet quitte la direction des bibliothèques scolaires APRES treize années de dévouement inlassable, M.Joseph Brunet remet en d'autres mains la direction des Bibliothè-ques scolaires de la Commission des Ecoles catholiques de Montreal.Cet evenement ne saurait passer sous silence, comme un simple fait divers.M.Brunet a trop de titres à la gratitude des éducateurs et des bibliothécaires pour que nous ne saisissions pas 1 occasion qui nous est offerte de le féliciter de l'œuvre qu'il a accomplie.Le travail du bibliothécaire, comme celui de l'éduçateur auquel il est d ailleurs etroitement apparenté, s’accomplit souvent dans 1 ombre.En dehors du cercle assez restreint des collaborateurs immédiats, bien peu possèdent une vue d'ensemble de 1 œuvre qu édifié patiemment le « spécialiste du livre ».Aussi voulons-nous aujourd'hui rappeler à nos lecteurs l'ampleur des realisations dues au talent de M.Brunet.Utilisant au maximum les ressources d'une belle culture générale et d'une solide forma-tion spécialisée, M.Brunet a organisé en système cohérent au-dela d une centaine de bibliothèques scolaires, et cela sans abdi- 2uer ses autres responsabilités dans le monde des bibliothèques.>n tel labeur, on le voit, mérite d'être mieux connu et apprécié.* * * Lorsqu en 1939 on confiait a M.Brunet l'organisation des bibliothèques scolaires, on savait bien que le nouveau directeur Eossedait la préparation et les dons requis par une si lourde tâche, a culture générale, indispensable à tout labeur bibliothécaire.Particulièrement a la mission qui incombait alors à M.Brun et.Or ce dernier, déjà initie aux grandes disciplines par ses humanités classiques, bénéficiait de l'enrichissement culturel de plusieurs années d etudes (deux en sciences sociales, deux en langue grecque et quatre en théologie) et du précieux appoint d'une longue experience de l'enseignement, car il professait alors à la Commission scolaire depuis 1924 et à l'Ecole supérieur le Plateau depuis 1932.Cette formation de base était complétée chez M.Brunet par une excellente formation spécialisée comme bibliothécaire.Bachelier en bibliothéconomie de l'Université McGill depuis 1936, il avait fait un stage à l'Université Columbia de New York pour parfaire ses études professionnelles.En 1937, il avait été nommé professeur a 1 Ecole de Bibliothécaires de l'Université de Montréal.482 LECTURES ¦ M.Brunet était donc tout désigné pour assumer la tâche de pourvoir nos écoles de bibliothèques adaptées à leurs besoins.* * * Cette tâche était devenue urgente.Au moment où M.Brunet entrait en fonction, quelques écoles seulement possédaient une collection de livres et 1 organisation technique y était déficiente.En somme presque tout était a faire.Le nouveau directeur se mit à l'œuvre avec un tel enthousiasme et une telle compétence que, dès le mois de juin 1940, 42 bibliothèques scolaires, offrant aux lecteurs du monde étudiant quelque 17,774 livres, étaient ouvertes.A partir de cette date, la courbe des réalisations de M.Brunet en ce domaine croîtra sans cesse.Voici quelques chiffres1 : Nombre de Nombre de Nombre Nombre de bibl.scol.volumes d'abonnés prêts 1941 —51 24,130 1951 -93 112,203 8,276 168,470 28,345 408,288 Cet inventaire, déjà imposant, ne serait pas complet si on oubliait de mentionner que M.Brunet eut aussi la direction de deux grandes bibliothèques régionales, celle de Saint-Jean-Baptiste et celle de Sainte-Brigide.La première, ouverte en juillet 1944, comptait en juin 1951, 3,916 abonnés et 10,040 volumes ; la seconde, ouverte en juin 1949, avait déjà, a la lin du dernier exercice, 6,807 volumes et 2,45o abonnes.Ces chiffres sont éloquents.Mais ce qu'ils taisent et qu on peut à peine deviner ce sont les difficultés rencontrées par Brunet pour mener à bien une entreprise si vaste et si complexe.Qu'il ait souvent travaillé dans des circonstances extrêmement difficiles ajoute à la valeur de son œuvre, qui en est une de patience et de ténacité tout autant que d’adresse et de competence.Il aurait bien pu suffire à M.Brunet d’entreprendre et de mener à bien l'organisation de nos bibliothèques scolaires : mais il n'a pas voulu limiter à cette œuvre son activité de bibliothécaire.En 1939, malgré ses nouvelles fonctions, il continue son enseignement à l’Ecole de bibliothécaires de 1 Lmversite de Mont-réal.Bien plus, en 1942, il accepte de succéder a Mlle Marie-Claire Daveluy au poste de directeur des cours.I/autorité et la valeur de M.Brunet ont été reconnues à i Le nombre des bibliothèques scolaires a beaucoup augmenté durant l'année 1951-52.Au moment où M.Brunet a quitté son poste, on en comptai plus de 125.JUIN 1952 483 maintes reprises dans les milieux professionnels.Il fut durant trois termes president de l'Association des Bibliothécaires du Québec, trois ans,, membre du Canadian Library Council, une année, second vice-président de l’Association canadienne des Bibliothèques et un an, président de l'Association canadienne des bibliothécaires de langue française.Dorénavant M.Brunet aura sans doute plus de loisirs.Nous pensons bien qu’il en consacrera une grande partie à la cause de l'apostolat des lectures et des bibliothèques.Nous espérons surtout qu’il fera bénéficier de plus en plus les étudiants de l'Ecole de Bibliothécaires de sa science et de son expérience, et cela pour le plus grand profit des bibliothécaires de demain.Paul-Aimé Martin, c.s.c.Liste des fiches de catalogue publiées en mai et juin içj2 Édition du 1er mai 1952 52-193* ** 52-194 52-E195 52-E196 52-E197 52-198 52-199 52-200 52-201 52-202*** 52-203 52-204 52-E205 52-E206 52-207 52-208 52-209 52-210 52-211 52-212 52-E213 52-214 52-215 52-216 Barbeau M.Bern age B.Chevalier E.Dalens S.Daveluy M.-C.Desmarais o.p.Dionne o.m.i.Fregault, G.George, R.P.Hebert J.Houyoux J.PTRE HOUYOUX J.PTRE HuBLET, 8.J.Hublet, S.J.Hugon P.Lanctôt G.LeNormand M.Saintes Artisanes, 2v.(1944, 1946J Brigitte en ce temps-là (1948) Le virale du Saint-Laurent (1951) Le bracelet de vermeil (1945) Le mariage de Josephte Précourt (1945) La tne en rose (1952) J 'étais routier en terre stérile (1951) François Bigot, administrateur français (1948) Le maquis de Dieu (1952) Aventure autour du monde (1952) Routes canadiennes '49 (1950) Pour ou contre les écoles de bonheur t (1952) Frais minois (1932) Les « Masque rouge » (1949) Les doctrines économiques (1945) Réalisations françaises de Cartier à Montcalm (1951) La maison au phlox (1941) Llewellyn R.ptfe Ta personne (1945) Lochet L.pire L'apôtre dans le mystère de l'Eglise (1951) Malo A.o.f.m.La charte du royaume chrétien (1943) Maxine Le tambour du régiment (1950) Nadeau E.o.m.i.Notre-Dame du Cap, messagère de Dieu (1949) Savary, C.Et la lumière fut (1951) Villeneuve, R.o.m.i.Les s.cremenL en général (1946) 484 * indique une série de 6 fiches.** indiquent une série de 7 fiches.*** indiquent une série de 8 fiches.LECTURES Édition du 15 mai 1952 52-217 52-218 52-219 52-220 52-221 52-222 52-E223 52-224 52-225 52-226 52-227 52-228 52-229 52-230* 52-231 52-E232 52-E233 52-234 52-235* 52-236 52-E237 52-238 52-239 52-240 Angers, F.-A.Barth as, Chan.Beaudin, J.-C.Bern age, B.Boisseau, L.itre Brunet, M.Cerhelaud-S.Clement, M.DeLaRoche, M.Initiation à l'économie politique (1952) Fatima.Merveille du XXe siècle (1952) Autour du inonde (1951) Brigitte aux champs (1946) Mois de Marie à Notre-Dame de Fatima (1945) Histoire du Canada par les textes (1952) Les mystères du croiseur « Toulouse » (1951) Les encycliques sont-elles applicables t (1949) Le destin ne Wakefield (1949) Desrosiers, A.ptre Notre Jacques Cartier (1945) Desrosiers, L.-P.Sources (1943) La frange d’argent (1951) 3.50 Anecdotes du répertoire français (1944) La science et le scepticisme religieux (1947) Ecoles de bonheur (1950) Leurs âmes (1948) Mammy (1949) L'œuvre de la France en Amérique du Nord (1951) Ton futur (1946) Estienne, Y Germain, V.ptre Giret, A.HoUYOUX, J.PTRE Hublet, A.s.j.Hublet, A.s.j.Lanctôt, G.Llewellyn, R.ptre Lorrain, L.Maxine Poirier, L.o.f.m.Roquebrune Tessier, Mgr Le langage des affaires (1951) La cache aux canots (1950) Au service de nos écrivains (1952) Testament de mon enfance (1951) Le miracle du Curé Chamberland (1950) Édition du 1er juin 1952 52-E241 Alexandre M.52-242 Charmot 52-243 Desrosiers, L.-P.52-244 Foncine, J.-L.52-245 Fortin, A.52-246 Germain, V.ptre 52-E247 Hublet, s.j.52-E248 J IGE 52-249 * * 4.52-250 Lanctôt G.52-251 Leen E.c.ss.r.52-252* Lefebvre c.ss.r.52-253 Maillet A.52-254 Malo A.o.f.m.52-E255 M AXINE 52-256 Mercier L.52-257 Monligny L.DE 52-258 Petit G.52-E259 Saint-Clair S.52-260 Seguin F.52-261 Sienkïewicz H.52-262 Tessier, Mgr A.52-263 Theriault Yr.52-264 Trudel M.Mémoires d'un chien canadien (1944) La teste bien faicte (1944) L'accalmie (1937) Le foulard de sang (1950) Les grands noms oubliés de notre histoire (1945) Le sens exquis (1946) Leurs frimousses (s.d.) Demi Bosco (album illustré) (s.d.) La L.O.C.Canadienne (1947) L'œuire de la France en Amérique du Nord (1951) La Pentecôte continue.(1952) Im morale amie de l'art (1948) La tie tourmentée de M.Robal.(1947) Vers le dogme de l'Assomption (1948) L'auberge Bonacina (1951) Quoi dire, comment dire et quoi faire (1950) Ecrasons le Perroquet (1948) L'art vivant et nous (1946) La petite marchande de bonheur (s.d.) Entretien sur la vie (1952) Quo radis (s.d.) Les Forges de Saint-Maurice (1952) L'apostolat missionnaire en Mauricie (1951) Le régime militaire au Canada (1952) Édition du 15 juin 1952 52-E265 52-266 52-267 52-268 52-269* Alexandre M.Le retour de la petite réfugiée (1949) B ARABE P.-II.ptre Les secrets de la messe (1945) Beaulac A.ptre Toute la messe par questions et requinses (194/) Bern age B.La fillette à lâge ingrat (s.d.) Biron II Grandeurs et misères de l Eglise 7 rifluinenne (1947) juin 1952 485 52-270 52-E271 52-272 52-273* 52-E274 52-275 52-276 52-E277** 52-E278 52-279 52-280** 52-281* 52-E282 52-283 52-284* 52-285 52-286 52-287 52-288 Clement M.Dalens D.Daniel-Rops Gerin L.Giret A.Goyette R.Groulx, L.ptre Hemptine C.Hublet, s.j.LeNormand M.Maire E.Mazo de la Roche Maxine Min ville E.Petit G.Roy M.-A.Mgr ScHETAGNE F.O.M.I Sertillange A.-D.Vovard, A.Introduction à la doctrine sociale de VEglise (1951) Prince Eric (1943) Missa est (1951) Le type économique et social des Canadiens (1948) La science et le scepticisme religieux (1947) Contes dorés (1946) L'appel de la race (1943) Maman, parle-moi du br Faust £P.am.} l.ie CP.am.} h « £P.am.} Eyeful £P.am.} Famous Models {P.am.} Final fP.am.} Flirt £P.am.} Focus £P.am.} Follies £P.am.} Foto Parade £P.am.} Fun Parade £P.am.} Gala £P.am.} Glamorous Models £P.am.} Glance £P.am.} Hello Buddies £P.am.} 1.£P.am.} Périodique américain.'- JUIN 1952 495 Hit {P.am.] Laff £P.am.} Male {P- am.] Man to Man {P- am.] Modern Man £P- am.} Mr.[P.am.} Night and Day {P.am.} Page [P.am.} Pack O’Fun {P- am.} Peep Show {P- am.} Picture £P.am.} Picture Show £P.am.} Pin Up Cartoons £P.am.} Popular Teen Agers £P.am.} Salon Photography £P.am.} Screen ball £P.am.} See £P.am.} Sir £P.am.} Sunbathing for Health Magazine £P.am.} Swagger £P.am.} Taboo £P.am.} U.S.Camera £P.am.} Vue £P.am.} L’ÉCOLE DE BIBLIOTHÉCAIRES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL donne cette année une session de COURS D’ÉTÉ À SHERBROOKE durant les semaines du 7, 14 et 21 juillet.Une autre session de trois semaines sera donnée à l’été 1953.Les élèves qui suivront ces deux sessions d’études pourront obtenir le diplôme de bibliothéconomie et de bibliographie tel que décerné aux personnes qui ont suivi les cours du samedi à la Bibliothèque municipale de Montréal.Poux xenâeignementà : Secrétariat de l’Ecole de Bibliothécaires, Immeuble Fider, 25 est, rue St-Jacques, MONTREAL Association des bibliothécaires de langue française a/s M.l’abbé W.Côté, Archevêché, SHERBROOKE 496 LECTURES ^ ¦ ÉPOUSE ET HERE par /.L‘Archet êque-Dufiuay • Ce petit volume marque un sommet.Cela n'est plus de la simple poésie familiale mais de la pure et claire mystique.• L’auteur évolue dans ce genre nouveau avec une aisance parfaite, parce que, là encore, elle n’a qu’à transposer ses propres expériences, qu’à traduire des impressions ressenties.• 90 pages : $0.75 (par la poste : $0.85) -F 1D ES- 25 est, rue Saint-Jacques MONTREAL cAmélioxez votxe bibliothèque BIBLIOTHEQUES EN ACIER Permanentes.Faites d’acier extra fort recouvert d’émail cuit au four.Demandez nos prix.Evitez tout désappointement : commandez maintenant.Prompte livraison.MANUFACTURING CO., LTD.ELECTRICAL Claude Rousseau, prés.MONTMAGNY, Qué.jNouveauté - i/iiistoiikf; dit canada PAR LES TEXTES par Michel Bi miel et Guy Frêgault professeurs d’histoire à l’Univcrsitc de Montréal et Marcel Trudd secrétaire de l'Institut d’histoire à l’Université Laval Le livre se compose de quelque cent documents : lettres, mémoires, discours, rapports officiels, articles de journaux, textes de lois.etc.I ne notice accompagne chaque document et le place dans son contexte historique.Pour celui qui n’a jamais eu 1 occasion de faire des recherches originales c'est une véritable révélation.Un fort volume relié de 298 p.6 cartes géographiques.7x9 1/2, $3.50 (par la poste : $3./5) F I D B § B 25 e«(, rue Saint-Jacqaea MONTREAL- 1 7851 devenez membre de notre club LES DEUX LIVRES DU MOIS LIVRES VEDETTES DE JUIN Aventure autour du monde LE MAQUIS DE DIEU R.P.GEORGE 263 pages, $2.50 (port compris) L'ASIE MUSULMANE par Jacques HEBERT 248 pages.2t5 photos, 10 dessins.3 cartes.Le* deux volumes : L'ASIE MUSULMANE Jacques HEBERT Ce volume termine le récit du voyage « Autour du monde » de Jacques Hébert.Les pays visités : Afghanistan, Iran, Irak, Jordanie, etc., noua sont pratiquement inconnus.En outre, ces contrées sont en pleine évolution.plusieurs mêmes luttent Aprement pour se libérer de la tutelle étrangère l"n livre A la fois instructif et récréatif.248 pages, 10 dessins, ~ 20 photos, 3 cartes.AVEN MAQUIS 203 pages.LE MAQUIS DE DIEU IL P.GEORGE 1^ prêtre croate, auteur de cet ouvrage, a passé incognito dix-huit mois comme officier attaché A l'armée rouge.Il a recueilli des témoi-i gnages extrêmement variés, souvent tragiques, toujours très é-mouvants.de la persistance ou de la renaissance de la foi chrétienne dans l'Ame de-s habitants, qui risquent la prison, la torture pour pratiquer leur rc- .ligion et fréquenter les sacrements.Il raconte bien, si bien même que son livre a tout l'intérêt d'un roman d'aventures, avec les risques que comporte pareille fidélité.C'est un document de première valeur et qui restera sur le peuple russe, soumis A la dictature tyrannique et inhumaine du communisme.Veuille* m'inscrire dans votre club "lies deux livres du mois" et me faire parvenir les deux livres vedettes di juin.Je m'engage à acheter, au cours des prochains douze mois, au moins quatre des sélections mensuelles offertes pendant cette même période.Veuillez m'envoyer gratuitement, votre lettre mensuelle aux membres du Club.NOM .ADRESSE.VILLE.PROV.| | ci-joint $2.50 pour les vedettes «le juin.( | ci-joint $10.00 pour les vedettes des 4 mois à venir.| J ci-joint $2.8.00 pour les 12 mois à venir.[ | je paierai après réception do chaque envoi.FIDES Les deux livres du mois 25 est, rue Saint-Jacques MONTRÉAL «PUttau 8335 NOTRE ORGANISATION Chaque mois, nous offrons aux membres de notre club.A prix très réduits, deux volumes de publication récente qui ont été reconnus les meilleurs ouvrages du mois.On est libre d'accepter les volumes offerts, toutefois pour bénéficier des avantages du club.11 faut acheter dans l'année au moins 4 des sélections proposées.Une circulaire annonçant les prochaines sélections est envoyée à nos membres a chaque moi».Si l'on n'est pas intéressé à l'un des livres offerts, on peut choisir un volume substitut daas une liste envoyée à cette fin.NOTRE BUT Procurer au public des ouvrages de grand intérêt ' — romans, biographies, récits de voyages, etc.— qu'il puisse lire avec profit, sans crainte d'être blessé dans s«w convictions religieuses.NOS MEMBRES Toute personne désireuse qu'on fasse pour elle un choix judicieux parmi les volumes qui chaque mois se publient en langue française dans le monde.EN JUILLET: AUTOUR DES TROIS AMÉRIQUES par J arque» Hébert.— LES ANNEES D’IIiLUSiON, pur A.-J.Cronin.I
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.