Bonjour dimanche, 4 septembre 2004, Week-end Outaouais
ARTS ET SPECTACLES 17' mil, I112 ¦ Slllril 4 liptlllPI 2004 • www.HIi07.cim (818) 568-7786 • 12 |l|ll Là où il y a de la vie, il y a de l'espoir «Elles étaient cinq», un drame bouleversant Marie-Eve Bouchard bouchardme@transcontlnental.ca Certes, «Elles étaient cinq» est bouleversant, choquant, perturbant, voire derangeant, mais comme le souligne sa réalisatrice et co-scénariste, Chyslaine Côté, c'est avant tout un message d'espoir que veut lancer ce film qui s'intéresse aux conséquences des liberations conditionnelles.Au-delà de la tragédie même que peut représenter pour la victime le viol, «Elles étaient cinq» offre une autre vision en s'attar-dant aux répercussions sur les amies proches.«Ce qui m'intéressait aussi, c'était de voir ce que la rencontre entre l'agresseur et l'agressée peut faire vivre.Qu'est-ce qui se passe dans la tête de la victime quand elle revoit son agresseur.» Ainsi, lorsque le personnage de Manon tombe par hasard sur l'homme au bras tatoué qui a détruit sa vie tout en lui arrachant une de ses amies alors qu'elle avait 17 ans, tout bascule.Manon (interprétée avec luminosité par Jacinthe Laguë) doit affronter ses vieux démons.Surtout si elle veut réussir à vivre le bonheur naissant avec Stéphane (Sylvain Carrier) auquel elle a droit.Et la rédemption semble passer par le pardon et la rencontre avec ses trois amies d'adolescence qu'elle a perdues de vue depuis ce tragique événement.Si la violence et l'horreur du drame laissent au spectateur maintes pistes de réflexion, les comédiens, eux, ont tourné ce film dans une véritable ambiance d'amitié.Car, le lien qui unit les cinq filles de l'histoire n'a rien d'acte.Il est de fait bien réel.«Dès l'audition, ça a cliqué tout de suite entre nous, affirme Ingrid Falaise qui tient le rôle d'Isa dans la production.À partir de ce moment, on est devenues complices.La réalisatrice, Ghyslaine Côté, a donné un souper pour qu'on apprenne à se connaître avant le tournage et ça été une magnifique soirée.On a ri, on a pleuré, on a parlé, j'ai partagé avec ces filles que je connaissais à peine, des secrets de mon enfance que je ne parle qu'avec mes parents.C'est la gang de filles que je n'ai jamais eue», s'exclame la comédienne qui tient avec «Elles étaient cinq», son premier rôle au cinéma.«Même si le chemin de Manon n'est pas une partie de plaisir, admet la comédienne Jacinthe Laguë, j'ai eu un plaisir fou à plonger dans un texte aussi bien construit.C'était comme une belle partition», qualifie la comédienne qui Comme premier rôle dans la peau du méchant, Peter Miller en revêt un de taille alors qu'il est le violeur dans le long métrage «Elles étaient cinq», qui fait son entrée cette fin de semaine sur les grands écrans.prépare présentement aussi son premier album en tant qu'auteure-compositrice-interprète.«Ce qu'il y a de bien avec ce film, affirme Sylvain Carrier qui interprète le rôle de l'amoureux de Manon, c'est qu'il démontre qu'un viol a des répercussions sur la victime pas seulement physique, mais sur toute sa vie et aussi sur les parents, la famille et surtout les amis.» Quant au tournage des scènes de violence, soit le viol lui-même subi par Manon et Sophie, les comédiens les ont vécues chacun à leur façon.«Ce n'était pas si difficile que ça entre les comédiens, affirme Jacinthe Laguë.Mais ce qui était plus dur, c'était de voir les regards des techniciens sur le plateau.Quand mon regard croisait l'un deux, je voyais qu'ils se sentaient impuissants face à ce que mon personnage subissait.C'était aussi un moment très tendre à la fois.» Pour celui par qui la violence arrive, soit le rôle qu'incarne Peter Miller, le tournage du viol a été plus traumatisant.«Pour arriver à justifier les actes que tu vas poser dans ta tête, il faut vraiment que tu y croies.C'est de la réalité, de la vraie peur que j'ai vue dans les yeux des comédiennes», raconte M.Miller.Afin d'atteindre un niveau de violence égal à celui que ressent son personnage de Thibodeau, Peter Miller a dû contenir sa rage et surtout la provoquer.«Comme je suis un acteur très physique, je faisais des choses très physiques, comme casser du bois et courir pour augmenter ma rage.Sans jamais crier cependant, pour garder tout ça en dedans.» D'ailleurs c'est lors de la présentation du film au Festival des films du monde à Montréal que Peter Miller a vu, et surtout vécu, toute l'histoire d'un bout à l'autre en laissant sortir tout ce qu'elle provoquait chez lui.«Je l'ai trouvé bouleversant et j'ai aussi trouvé ça dur d'être assis là dans la salle et de sentir la réaction des gens.Ils t'haïssent carrément.Tout le long de la projection, je me sentais comme un linge qu'on tord et à la fin pendant la chanson du générique j'ai tout lâché.Puis, là Ghyslaine Côté, la réalisatrice, est montée sur la scène et c'est moi qu'elle a invité sur la scène en premier, alors que tout le monde m'avait dans la tête en tant que violeur.», se souvient le comédien.«Pour moi, le viol, c'est le pire, le plus sérieux des crimes, poursuit Peter Miller.En tournant ce film, j'ai compris l'impact que ça peut avoir sur la vie d'une jeune fille de l'âge de Manon.C'est horrible, c'est comme voler la source de vie.C'est comme si on entrait la main dans leur corps et qu'on leur arrachait le cœur.Ça peut prendre des années à refaire sa vie.Je savais tout ça, mais je le voyais d'une façon lointaine.Mais là, j'ai une espèce de compassion pour les victimes et leurs proches parce que je sais ce qu'ils peuvent ressentir», affirme l'acteur qui avait d'abord auditionné pour le rôle de l'amoureux avant que la réalisatrice lui confie celui du violeur.N'empêche que de jouer les méchants, le très méchant dans ce cas-ci, amène beaucoup à un acteur comme Peter Miller qu'on a pu voir dans Mambo Italiano et qui sera également de la distribution de Ciao Bella et Lance et Compte: la reconquête.«C'est une expérience qui va me servir pour d'autres rôles, mais aussi dans la vie de tous les jours, puisque je suis maintenant plus sensible face à cet acte monstrueux qu'est le viol.» Pour Sylvain Carrier, lui, la scène où il découvre le passé de Manon et qu'il va serrer sa petite fille dans ses bras, a été particulièrement touchant.«Parce que je suis vraiment parti de moi pour créer mon personnage et vivre cette scène», souligne celui qui est père d'une petite fille.Si le film a semblé faire réfléchir les comédiens, il leur a aussi apporté une bonne dose de positivisme.«C'est un film qui ne laisse personne indifférent, mais qui selon moi, est très lumineux.C'est aussi un film où l'on tire de très belles leçons», ajoute Jacinthe Laguë.Des leçons d'espoir, «du fait qu'à chaque matin, on choisit d'être heureux, de survivre ou pas», poursuit Ingrid Falaise pour qui «Elles étaient cinq» a été une véritable dose de confiance en soi.771-2266 Hélène Théorêt «a* f agent Immobilier agréé Gatineau près de Montée Paiement - semi-détaché 3 ch.à c, salon (bois franc), salle familiale (foyer), cour privée (piscine creusée) 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