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Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
mercredi 13 décembre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1972-12-13, Collections de BAnQ.

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[" L'URSS construirait des avions au Québec Alors que le Québec songe à établir une maison commerciale à Moscou, les gouvernements québécois et soviétiques sont actuellement en pourparlers en vue de 1 installation dans la région de Montréal d une importante usine de fabrication d a-vions.C est ce qu a révélé hier, au cours d une rencontre avec les journalistes, le mi msire québécois de 1 Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre.M.Saint-Pierre a précisé que les avions que pourraient fabriquer les Soviétiques au Québec seraient de type Yak-40.Cet avion est considéré comme le DC-3 des années 1970.Selon le ministre, le gouvernement québécois serait prêt à se porter acquéreur d\u2019un certain nombre de ces avions, si évidemment les dirigeants soviétiques choisissent la province comme lieu d\u2019implantation de leur usine.Cette question est certes reliée au voyage qu'a effectué la semaine dernière, à Moscou, le ministre des Transports, M.Bernard Pi- nard.Selon certaines informations, le ministre était accompagné par M.Paul Desrochers, conseiller special du premier ministre.Interrogé a I Assemblée nationale ,ur les buts de ce voyage.M.Pinard s'est toutefois refusé à toute explication supplémentaire, affirmant qu'il soumettra d'abord un rapport au conseil des ministres, lequel jugera s'il est d\u2019intérêt public de révéler quoi que ce soit.Quant au premier ministre Robert Bourassa, il a déclaré que ce voyage faisait partie des échanges commerciaux normaux entre le Québec et ses partenaires étrangers.M.Bourassa a toutefois précisé qu'il n'avait pas été question formellement du dossier de la Baie James au cours de la rencontre avec les officiels soviétiques.On sait que le Manitoba négocié actuellement avec les Soviétiques la fabrication de turbines hydro -électriques pour J Hydro -Manitoba.Le premier ministre a enfin précisé qu'il avait été (Suite à la page 8, 1ère col.) Projets de raffineries, d'oléoduc et de complexe pétrolier Saint-Pierre convoque une réunion au sommet par Jean-Claude PICARD Décidé a donner un grand coup duits le secteur de l\u2019industrie pétrochimique, le ministère de l'Industrie et du Commerce a convoqué pour la semaine prochaine une réunion très importante où se joueront en partie du moins le sort du complexe pétrolier IsK-Veite-Gros-Cac' una ainsi que celui de l\u2019etablissement au Quebec dune deuxième raffinerie de pétrole de la compagnie BP.1.1.SOLEIL e en effet appris, hier, de sources gouvernementales.que se tiendra mardi prochain, à Québec, une reunion de mus les intéressés au projet Isle-Verte-Grus-Cacou-na.duquel projet dépend en grande partie un investissement important de la compagnie British Petroleum.Participeront a cette réunion des représentants de te min stère, du ministère des Richesses naturelles, dos compagnies intéressées au projet Isle-Verte-Gros-Cacouna, soit Ashland Oïl Canada Ltd., New England Petroleum Corp.et le group- Missoner, ainsi que des représentants de compagnies pétrolières déjà installées au Quebec, soit Shell, BP, Petrofl-na, Texaco, etc.Un peu i I instar de ce qui s est produit l\u2019automne dernier, lors de la concrétisation du projet pétrochimique conjui.it des compagnies Hercule, Gulf, Union Carbide et Petrotina, le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce veut se servir de cette réunion non seulement pour entendre les principaux intéressé,, mais surtout pour prendre les devants dans le projet et convaincre les compagnies de la formule qui lui semnle la plus avantageuse pour le Québec.S .>00,000,000 Les investissements impliques dans ce nouveau projet sont énormes.Ils atteindraient $501) milliuns qui peuvent etre décomposes ainsi: \u2014\t$95 millions pour la construction d un port pétrolier A L'isle-Verte.\u2014\t$300 millions pour la construct.on dim oléoduc entie cette municipalité et Montreal \u2014\t$100 millions pour la raffinerie de BP.\u2014\t$5 millions pour terminer l\u2019amenagement du port de Gros-Cacouna afin qu\u2019il puisse servit pour le transport de marchandises sèches.INTERETS QUEBECOIS Selon les informations recueillies, les principaux intérêts que défendra le Québec dans l'etude de ce dossier sont les suivants: 1 \u2014 La mise en place a un important complexe portuaire (Suite à la page 8, 3e col.) LE SOLEIL ?124 PAGES 76e ANNEE \u2014 No 294\tQUEBEC, MERCREDI 13 DECEMBRE 1972\tPRIX QUINZE CENTS DOCTEURS REMY BEAULIEU - J.Ls laBARRE OPTOMETRISTES 376 du Roi, ch.208.Tel.: 524-2413 (In hou» Regie des Alcools) Tempête imprévue \u2014 Automobilistes et déneigeurs ont été pris por surprise ce matin alors qu'une tempête de neige, de verglas et de vent a occasionné de nombreux retards dans la rentrée au travail et dans les écoles de la région de Qué bec.Les détails à la page 56 aortiÉ$j! *1 ¦ M vy* V *s- & \u2022- *¦- s.?« « V -«* -.a\u2019-*-»' m Z&&.v.\u2018\u201c \u2019 Y m m #%É: M \u2022 S i: V -V»\t.+¦»¦\u2022 e nemo er un pour hommes/place ste-fou Nos deux magasins seront ouverts jusqu'à 21 h tous les soirs jusqu'à Noel.Les samedi 16 et 23 décembre, notre magasin de Ste-Foy seulement sera ouvert jusqu'à 21 h \\ ( I i i J \\ M s \u2022 I Sauf Quebec, le Soleil, mercredi 13 décembre 1972 à 3 un Tous les postes sont vacants au bureau du premier ministre ^ quelques reprises, au cours de la dernière campagne électorale, ei plusieurs fois auparavant, le premier ministre Trudeau a répété à qui voulait l'entendre qu'un bon nombre d emplois étaient disponibles à travers le pays.Même si M Trudeau n'a pas repris cette affirmation depuis un bon moment, elle n'en demeure pas moins d'actualité, car c'est maintenant au tour de M.Trudeau lui-même de connaître des problèmes de personnel.hn d'autres mots, ce ne sont pas \"les jobs qui manquent au bureau du premier ministre du Canada Certains des collaborateurs de M.Trudeau ont quitté leur emploi avant l'élection, d'autres immédiatement après; enfin, quelques-uns s'interrogent toujours sur leur avenir personnel ou on fait connaître le désir d'abandonner leurs fonctions.lusqu'â aujourd'hui, un seul poste a été comblé, soit celui de chef de cabinet et de conseiller principal du premier ministre Ces responsabilités ont été assumées, jusqu'en août dernier, pai l'actuel ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Marc Lalonde, et elles incombent depuis novembre à l ex-ministre du Travail, M.Martin O'Connell.Celui-ci a été défait le 30 octobre dans la circonscription de Scarborough-East.Avant même d'être nommé ofticiellement, M.O\u2019Connell a décidé de procéder à une analyse des structures du bureau du premier ministre, première étape en vue d une réorganisation.Trois semaines avant l'ouverture du prochain Parlement, ce travail n'est toujours pas terminé et l'on ne s'attend généralement pas à ce que les nominations soient annoncées avant la semaine prochaine L'exercice est d'autant plus difficile que le gouvernement se trouve en minorité et qu'il est susceptible de perdre le pouvoir en tout temps à compter du 4 janvier.Théoriquement, ces positions sont fort intéressantes et relativement bien rémunérées Cependant, elles n'offrent aucune sécurité, ce qui rend le recrutement d'autant plus difficile.A l'heure actuelle, M.O'Connell n'a même pas de bras droit, c'est-à-dire un homme à qui il pourra confier certains dossiers et I Ottawa DONALD DOÏU CORRESPONDANT OU SOÜll déléguer certaines de ses responsabilités.Sous Marc Lalonde, ce rôle était rempli par Gordon Gibson qui, auparavant, avait été adjoint exécutif du premier ministre.Selon certaines sources, l'actuel adjoint exécutif de M.Trudeau, M.Tim Porteous, a manifesté l'intention de retourner à la pratique du droit.Ces mêmes sources laissent toutefois entendre qu'il n'est pas facile de lui trouver un remplaçant, car il faut connaître M.Trudeau de longue date et être au courant de ses habitudes pour bien s'acquitter de cette tache.L'adjoint exécutif s'occupe de tous les besoins du chef du gouvernement, le suit partout, supervise son horaire et ses déplacements, etc.D'un autre côté, le chef des bureaux régionaux, M.Dave Thompson, a remis sa démission pour retourner à l'entreprise privée dans l'Ouest canadien, tandis que le responsable du bureau de l'Atlantique, M.Jean-Eudes Haché, vient d'accepter le poste de chef de cabinet auprès du ministre des Affaires des anciens combattants.Deux autres postes d'adjoints sont également vacants; les anciens titulaires.MM.Francis Fox et Jacques Olivier, ont décidé de les abandonner pour faire leur entrée en politique active et tous deux ont été élus, le premier dans Argenteuil-Deux-Monta-gnes, le second dans Longueuil, M.Fox s'occupait des différentes nominations relevant du premier ministre, tandis que M.Olivier était chargé des questions syndcales.Finalement, l'avenir de trois conseillers seniors est toujours incertain.Leur avenir varie selon les sources que l'on consulte; il existe cependant trois possibilités à savoir qu'ils conservent leur poste, qu'ils soient affectés à un autre secteur ou encore qu'ils abandonnent.Il s'agit de MM.Ivan Head, Jim Davey et Peter Roberts; le premier s'occupe des dossiers en matière de relations internationales, le second a le titre de secrétaire au programme et le troisième est secrétaire de presse.M.Head est également responsable des discours prononcés par le premier ministre.Tous trois ont joué un rôle important au cours de la dernière campagne électorale.Après avoir procédé à la réorganisation de son cabinet, M.Trudeau do t maintenant voir à celle de son propre bureau; il ne lui reste en somme que très peu de temps.Dépassant Fabien Roy Samson se classe premier lors des primaires du Bas-Sa int-Laurent-Gaspésie par Gérard ROCHETTE L\u2019ex-chef du Ralliement créditiste du Québec, Camil Sam-son a repris quelque peu du terrain dans les primaires tenues par cette formation politique, en prévision du congrès à la chefferie qui se tiendra en février prochain.Par ailleurs, le député de Beauce et leader parlementaire.Fabien Roy.perd de plus en plus de terrain, tandis que l'animateur radiophonique, Yvon Dupuis, continue à recevoir l'appui d'un important pourcentage de militants, même s'il a fait part qu\u2019il ne se présenterait pas à la direction de ce parti.Hier soir, à Rimouski, M.Samson s\u2019est classé premier lors des primairesduBas du fleuve et de la Gaspésie, en recueillant 49 voix contre 19 pour M.Dupuis et 3 seulement pour M.Roy.De ce fait, l\u2019ex-chef a réduit ft moins de 1(10 votes l'avance de M.Dupuis, tandis qu\u2019il reléguait le leader parlementaire et député de Beauce au troisième rang.En ce qui regarde le chef intérimaire.M.Armand Bois, ce dernier n'a recueilli aucun vote aux primaires de Rimouski, le seul autre nom apparaissant sur les bulletins étant celui de M.Clermont Dickner, ancien candidat du parti dans la région.Selon les compilations fournies par le responsable de ces primaires, IM.Antoine Drolet, député de Portneuf, jusqu'ici S7S militants se sont prévalus de leur droit de vote au cours des cinq premières consultations qui eurent lieu à Charny, Trois-Rivières, Montréal, Asbestos et Rimouski, hier soir.De ce nombre, M.Dupuis a récolté 290 voix soit 42.9 pour cent des suffrages\texprimés; M.\tSamson\t198 représentant\t28.4 pour cent, Fabien\tRoy, 158 pour\t23 pour\tcent.A la\tsuite\tdes résultats d'hier soir, la marge de M.Dupuis est donc réduite ft 92 voix et tout laisse\tprésager une\tchaude\tlutte entre\tces deux candidats jusqu'il\tla fin, même\tsi l'un\tde ceux-ci\tn\u2019est\tpas officiellement dans la course qui se terminera avec le congrès de février 1973.En remportant la victoire hier soir, M.Samson en était à sa deuxième du genre depuis le début des primaires.Il s'était classé \u2022gaiement en première place vendredi dernier à Montréal.En ce qui regarde M.Dupuis, il a obtenu aussi deux premières places, soit à Trois-Rivières et ft Asbestos.Pour ce qui est de M.Roy, ce dernier a connu un départ fulgurant lors de la première primaire, a Charny, mais ce fut là son seul triomphe.La tournée des dix régions du Québec se continuera donc ft compter de vendredi soir prochain, à Maniwaki.pour les comtés de la région de l'Outacuais, pour se poursuivre ensuite samedi dans la région de Québec et se terminer dimanche avec deux primaires, soit au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans le Nord-Ouest québécois.*1 §f V*B«f |ju|| Nouvelle impasse à l'Hydro La Commission parlementaire du Travail va tenter à nouveau de rapprocher les deux parties ENFIN .DE IA NEIGE \u2014 La réflexion est celle d'un groupe de petites filles qui n'ont pu résister à l\u2019envie de glisser toutes en même temps.Et cette envie est certes celle de petites filles.exclusivement.Aller demander aux automobilisles! (Téléphoto PCI par Paul LONGPRE (PC) \u2014 La Commission parlementaire du travail tentera à nouveau mardi prochain de rapprocher l'Hydro Québec et le Syndicat canadien de la fonction publique dont les négociations sont dans une nouvelle impasse.Prié de faire le bilan de ces négociations à l'Assemblée nationale le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, a refusé de porter un jugement sur ce conflit.\"Les négociations semblent rompues à toute fin utile\", a-t-il dit, souhaitant que la Commission parlementaire puisse servir tout autant à l'information des députés qu'au rapprochement des parties.Ces négociations, impliuqant quelque 8,500 syndiqués affiliés à la FTQ et une masse monétaire avant négociation de l\u2019ordre de $85 millions par année, ont déjà fait l'objet de discussions à la commission parlementaire les 17, 21 et 23 novembre.Après avoir le 14 novembre fait adopter en Chambre une loi spéciale mettant fin à la grève des employés de l'Hydro qui durait depuis une semaine, le ministre avait promis que la Commission suivrait ce conflit de très près pour \u2019compenser\" pour le droit de grève que les ouvriers perdaient temporairement.LITIGE Lors de la dernière séance de la commission parlementaire, les deux parties semblaient sur le point de s'entendre sur une proposition du médiateur gouvernemental, M.Yvon Danse-reau qui aurait pu résoudre 15 des quelque 25 points litigieux.Or il se trouve que cette formule supposait l'acceptation ou le rejet global de toute la proposition et que les parties non, pu s'entendre sur l'un de ces 15 points, ce qui fait que les 14 autres sont \"en suspens\".Il s'agit de l'implantation d'un L'industrie et !es Canadiens français, d'après Gérard Plourde: Le problème est que les Québécois préfèrent travailler et vivre en français au Québec par Lise LACHANCE de notre bureau de MONTREAL \"Tant que les Canadiens français ne seront pas prêts à aller travailler en anglais dans les autres provinces, ils n'occuperont pas les postes de direction des grandes entreprises.\" Voilà ce qu'a déclaré h er soir M.Gérard Plourde, président du conseil ue United Auto Parts, administrateur de Guff Oil Canada, de la compagnie de papier Rolland, de Northern Electric, de la Banque Toronto -Dominion, de Steinberg Ltée, etc.M.Plourde, qui parlait sur le thème \"Le Québec, c'est aussi des hommes d\u2019affaires,\" dans le cadre d une série de six diners -colloques (c\u2019était le dernier hier) organisés par le Centre des dirigeants d'entreprise, a souligné que si les Canadiens français veulent accéder à des postes supérieurs dans la grande industrie, il leur faudra y entrer, c'est - à - dire accepter de travailler pour des géants américains, canadiens - anglais ou juifs et d'être mutés dans les autres provinces.Le problème, dit-il, c'est que les Canadiens français préfèrent rester au Québec, vivre et travailler en français.Il demeure toutefois optimiste: \"Si, au cours des 20 prochaines années, nous réussissons à traverser les crises qui nous assaillent sans tout faire sauter, il y aura beaucoup des nôtres à la tête des grandes entreprises.\" Il croit même que, par les temps qui courent, les Canadiens français qui se lancent dans les affaires et qui ont du talent sont trop choyés.\"Les maisons anglophones déploient beaucoup d'efforts pour les attirer à elles.Le résultat: tout leur est (à ces Québécois compétents) un peu trop facile.\" NOTRE ENSEIGNEMENT M.Plourde a rejeté en bonne partie sur notre système d'enseignement (qui encourage davantage les sciences spéculatives) la situation présente.Le président de Bombardier et administrateur de plusieurs organismes dont la Banque Canadienne Nationale.Pétrofina (Canada), M.Laurent Beaudoin, a formulé le mêtrie reproche.Nous avons eu.à son avis, des entrepreneurs, comme probablement aucune nation ne peut se vanter d'en avoir eu, si on considère le nombre d'entreprises créées au Québec depuis le début du siècle.Ce qui nous a manqué, c'est une tradition administrative qui aurait permis à l'entrepreneur de laisser gérer ses biens par des administrateurs compétents et de pouvoir intégrer dans un système de gestion ses innovations prometteuses.Nous ne faisons donc pas face à une pénurie d'entrepreneurs mais à notre absence dans la grande entreprise.C'est pourquoi M.Beaudoin insiste sur la nécessité de former des administrateurs capables de s'adapter à des conditions concurrentielles de plus en plus sévères, d'intégrer la créativité et le changement dans le processus de gestion, de procurer plus de leadership à nos entreprises et, surtout, du leadership à la société d'aujourd'hui.EN SURFACE.COMME DANS LA RELIGION Le président d'Aston Industries.M.Germain Courchesnes.a soutenu pour sa part que le Quebec boude les produits découverts ici; \"On se plaint Toujours d'un manque de recherche au Québec.Mais quand un inventeur met un objet sur le marché, ses compatriotes nont pas confiance,- ils préfèrent acheter des produits étrangers.\" Selon M.Courchesnes, \"si ça va tellement mal dans l'industrie, c'est qu'on la conduit comme on pratique la religion: en surface.On se conforme aux lois fédérales et provinciales.Pour le reste, on \"s'organise.On ne planifie pas.\" MANQUE DE LEADERSHIP Clôturant la série de dîners-colloques du Centre des dirigeants d\u2019entreprise, le directeur général de cet organisme.M.Jean Brunelle, a soutenu que le Québec souffre présentement d un vide flagrant de leadership civique.\"Entre l'Etat et les groupes divisés par leurs intérêts ou par leurs préjugés, il n existe aucune force de cohésion capable de canaliser les energies autour de quelques priorités fondamentales.'' M.Brunelle est convaincu que le patronat peut constituer une telle force s'il sait utiliser plus vigoureusement les instruments qui sont à sa disposition et réaliser une unité plus poussée entre ses divers éléments.A son avis, si on ne compte que sur l\u2019intervention de l'Etat \u2014 sous la forme de législations contraignantes \u2014 on soulèvera inévitablement une série de protestations, des manifestations de dépit et de rancoeur qui serviront d aliment à des affrontements de plus en plus passionnés.Selon Statistique Canada Le français a reculé tant au Canada qu'au Québec au cours des dix dernières années OTTAWA (d'après PC) \u2014 Le français a accusé un recul au cours des derniers dix ans partout au Canada, même dans la Belle province.C'est ce qu'indique Statistique Canada d\u2019après des chiffres desë recensements de 1961 et 1971.Un demi pour cent moins de Québécois, soit 80.7 pour cent en 1971 en regard de 81.2 pour cent en 1961, ont affirmé que le français est leur langue maternelle.La situation du français à l'échelle canadienne est encore moins bonne.Selon Statistique Canada.26.9 pour cent des Canadiens affirmaient.lors du recensement de 1971, avoir le français comme langue maternelle, comparativement à 28.1 pour cent en 1961.Il y a dix ans, 1e Canada comptait 18,238,247 habitants et 5, 123.151 d\u2019entre eux étaient de langue française alors qu'en 1971, sur une population de 21, 568,310 habitants, 5,793,650 ont le français comme langue maternelle.Du côté anglophone, le pourcentage s\u2019est amélioré.Le Canada comptait en 1961 10,660,534 d'anglphones, ou 58.5 pour cent, et il en comptait, dix ans plus tard, 12,973,810, ou 60.2 pour cent.En 1961, 2,454,562 Canadiens, ou 13.5 pour cent, affirmaient avoir comme langue maternelle une langue autre que l\u2019anglais et le français et ce pourcentage était tombé à 13 pour cent en 1971, alors que 2,800,850 Canadiens parlaient à la maison une langue autre que les deux langues officielles du pays.AU QUEBEC Même au Québec, le français a accusé un certain recul.En 1961, la province comptait 5,239, 211 habitants et 697,402, ou 13.3 pour cent, avaient l'anglais comme langue maternelle alors que 4,269,689, ou 81.2 pour cent, avaient le français comme langue maternelle.Dix ans plus tard, sur une population de 6.027,760, 789,183, ou 13.1 pour cent, avaient l'anglais comme langue maternelle, et 4,867,230, ou 80.7 pour cent, affirmaient que le français était leur langue maternelle.En 1961, 292,120 Québécois, ou 5.6 pour cent, déclaraient une langue maternelle autre que l'anglais ou le français contre, 371,-325 habitants ou 6.2 pour cent en 1971.Le français n'a marqué des gains que dans la province de la Colombie - Britannique au cours de ces dix dernières années.En 1961, 1.6 pour cent des habitants de cette province, ou 26,179 sujets sur une population de 1,629,082 déclaraient le français comme langue maternelle contre 1.7 pour cent, ou 38,035 sujets, sur une population de 2,184,620 en 1971 Le ministre responsable du multiculturalisme: Aucune culture ne surpasse une autre au Canada TORONTO (PC) \u2014 Bien que le Canada ait deux langues officielles, il n'existe aucune culture officielle qui prenne le pas sur aucune autre\" a déclaré lundi soir M.Stanley Haidasz, nouveau ministre d'Etat fédéral pour le multiculturalisme.Le multiculturalisme est \"un ordre logique et un complément a ubilinguisme\" a dit le ministre, dans un discours prononcé à une réunion de l'Association libérale de Toronto-Trinity.Cela na pas été inventé pai le gouvernement fédéral, mais a toujours existé au Canada, à commencer par la diversité des peuples indiens et esquimaux, développée par l'arrivée d'explorateurs et d'immigrants venus de toutes les parties du monde.Une politique de multiculturalisme.dans le cadre d'un bilinguisme.devrait contribuer à éliminer des attitudes discriminatoires et des jalousies culturelles, comme lavait annoncé le premier ministre Trudeau en 1971, en annonçant cette politique.CONDITION DU SUCCES Cependant, déclare M.Hai-dasz, \"le succès de cette politique dépend des groupes ethnoculturels eux-mêmes et non du gouvernement et de ses orga- Stanley HAIDASZ nismes culturels, ni des fonds fédéraux dont ils disposent.\" Des $3 millions alloués à des programmes multiculturels au cours du présent exercice fiscal.plus de $1 million ont été versés à des projets soumis par des groupes ethniques et culturels.Un rapport demandé par le gouvernement sur la préservation de la langue parmi les groupes ethniques sera achevé dans un an.Les services de la citoyenneté ont chargé des spécialistes décrire l'histoire de 20 groupes ethniques.Des organismes fédéraux, comme le Conseil national du film, le Musée national de l'homme, les archives publiques et la bibliothèque nationale ont reçu des fonds supplémentaires pour l'exécution de programmes multiculturels.Les programmes de bilinguisme et de multiculturalisme du gouvernement, a dit le ministre.visent à corriger les déséquilibres, à encourager chez tous les Canadiens plus de compréhension à l'égard des aspi- rations légitimes de leurs compatriotes.BUREAUX A LOUER Ste-Foy 1.500 p,c.# edifice moderne a l'épreuve du feu, topis et rideaux fournis, stationnement gratuit, disponible le 1er janvier 1973 Tél.: 651-7000 849-8484 quartier - général de l'Hydro ft Haute-Rive, sur la Cote Nord, pour ses chantiers de la Manie.Présentement, les ouvriers sont obligés de poinçonner à un point qu ils jugent trop éloigné des chantiers.Il s ensuit entre autres problèmes une question de temps sup-lementaire que l'employeur refuserait de payer, en plus des questions de responsabilité publique pour le déplacement des travailleurs.SOUPLESSE Contrairement à ce qu'il avait laissé entendre il y a quelques semaines sur les positions de l\u2019Hydro-Québec dans ce conflit, le ministre du Travail a confié à la presse après son intervention en Chambre que cette dernère aavit assoupli considérablement son attitude.Il a attribué ce changement d'attitude aux effets de pression que la commission parlementaire a pu avoir sur le deroulement des pourparlers.Il reste cependant que les trois syndicats impliqués ont re-lusé en lin de semaine les dernières offres patronales dont M.tournoyer n'a pas voulu révéler la nature.\"Je n'ai pas à porter de jugement sur la nature de ces of 1res, a-t-il dit, sinon que l'Hy-dro-Québec juge qu\u2019il s'agit de montants assez imposants.\" De meme a-t-il nié que le gouvernement ou lui-mème ait pu exercer des pressions sur la société d'Etat.Mon rôle, a-t-il déclaré en substance, est d'aider les gens à s'entendre et non de donner des ordres ft une ou l'autre des parties.FOSSE Le fossé qui sépare les parties est cependant considérable, puisque le ministre a pris la peine d'avertir les membres de la Coinmiss on parlementaire, en Chambre, qu'ils auraient passablement de pain sur la planche.En plus des 13 points évoqués plus haut, il n'y a toujours pas d'accord en vue sur les clauses monétaires, soit les augmentations de salaires et les échelles de salaires.A l'issue de la dernière séance de la commission parlementaire, le président québécois du SCFP, M.Jacques Brulé, avait estimé ft environ trois pour cent l'écart entre les deux parties sur la seule question des augmentations de salaires.C'est M.Brûlé lui-même qui est venu mardi matin dans la capitale pour faire savoir ail ministre du Travail que les négociations étaient en panne une fois de plus et réclamer l'intervention de la commission parlementaire.Cette intervention ne peut cependant servir de tribunal d'arbitrage.En théorie elle ne sert qu'à informer ies députés de la situation mais *e ministre demeure confiant qu elle pourra à nouveau ramener le conflit à la table de négociation.SEUL L\u2019Etas-vous?.Valentino dit pour être moderne, ogreable, apprenez a danser Leçon $3\t523-3400 VALENTINO ENR.RAYON DOPTIOUE ET D0PT0MÉTRIE Détaillants operant en vertu de la Loi des optométristes et opticiens de la province de Quebec Place laurier Ste Foy Gare Centrale dàutobus 1050, St Jean Quebec 653 8396 529 4655 524 2 543 POUR UN CADEAU DE NOËL L'ATELIER RENEE LESIEUR PRESENTE LE MEILLEUR CHOIX DE PEINTURES ET D'ARTISANAT CANADIEN 46, côte de la Montagne, Quebec, 692-1556 A S6S\tLA LIBRAIRIE\toffre gratuitement nlînnl\tie les éditions françaises\tUN CADEAU DE NOEL client\t^\t10, côte de la Fabrique, Québec 4 - Téléphone: 522-7143\tvenez chercher le vôtre.h\tA\tr\u2018\t«\tA\tfl\t>\t\\ 1 11 éditorial I Fais ce que dois QUEBEC, LE SOLEIL, MERCREDI 13 DECEMBRE 1972 VI.Fanaka élu- au Japon La réélection de M.Tanaka à la tête du Parti libéral démocrate poursuit la politique traditionnelle de l'après-guerre au Japon où se sont constamment succédé des coalitions conservatrices.Avec 271 sièges sur un total de 491 à la Diète, le premier ministre Tanaka obtient la majorité, d'autant plus que 11 indépendants sur 16 se joindront à son parti.Il n'en reste pas moims que le Parti gouvernemental enregistre une perte de 17 sièges sur les élections de 1969.Les socialistes avec 118 députés en gagnent 28 et les communistes montent de 14 à 38 députés.Ces deux derniers partis sont donc en remontée à la suite du scrutin.Fondé en 1955, par la fusion des groupes politiques conservateurs, le Parti libéral démocrate, dans la meilleure tradition japonaise, entretient des liens étroits entre les fédérations d'affaires, les bureaucrates et les hommes politiques.Au sein du gouvernement, les milieux d'affaires et politiques marchent pour ainsi dire la main dans la main.Plusieurs commissions semi-officielles ont pour fonction de guider le gouvernement sur les questions de politique tarifaire, fiscale, d'investissements; hauts fonctionnaires et hommes d'affaires y collaborent.Les associations comme le Keidanren, fédération d'organisations économiques, exercent une influence très importante sur les gouvernants.Le Parti libéral démocrate est le véhicule naturel de cette collaboration.Quant au principal parti d'opposition, le Parti socialiste, fondé également en 1955, par le regroupement des diverses factions socialistes, il est essentiellement supporté par le Sohyo, syndicats ouvriers.La Constitution démocratique a été proclamée au Japon en 1946.Elle marque une nette évolution sur l'élitisme autoritaire du régime impérial d'avant-guerre, et la mainmise des militaires sur le gouvernement.La rapide progression économique du pays y a en fait imposé une évolution politique analogue à celle des pays occidentaux, fondée sur le bien-être et le consensus du citoyen moyen.Mais au Japon ce processus s'est accompli plus rapidement qu'ailleurs.Au début du XIXe siècle, il vivait à peu près à l'heure de l'Europe féodale.En 1889, l'ère Meiji, le faisait passer à la révolution industrielle.Son évolution politique, corollaire de son industrialisation, représente ainsi un phénomène unique en Asie.Pays insulaire comme la Grande-Bretagne, le Japon est dépourvu des richesses naturelles essentielles à son industrialisation.Il doit donc, lui aussi recourir aux importations pour se les procurer, soit le 1-4 de sa nourriture, les 3-4 de ses ressources énergétiques et presque toutes ses matières premières.Comment s'en étonner, puisque pays densément peuplé sur un petit territoire, les 2-3 de son sol sont en forêt, et seulement 18 p.c.des terres sont cultivables.Avant la guerre, le Japon, recrutait surtout ses marchés en Asie.Après la guerre, la situation a été inversée, ses principaux clients sont maintenant dans l'ordre les Etats-Unis (31 p.c.de ses exportations), l'Australie, le Canada.La Chine communiste ne retient que 2 p.c.de ses exportations.Contrairement à ce qui se produisait également avant la guerre, le Japon actuel a rejeté le militarisme.Il a le budget de défense parmi les moins élevés au monde, 1.5 p.c.de son produit national brut.Le développement phénoménal de son économie est le trait le plus frappant de la période d'après-guerre.Entre 1955, et 1968, son produit national brut réel s'est élevé au rythme de 10.4 p.c.par année, soit deux fois plus que dans les autres nations industrialisées.L'accroissement du revenu par habitant y fut également le plus élevé 8 p.c.par année.On prévoit que dans les années '80, le niveau de vie y sera alors aussi élevé qu'en France et en Grande-Bretagne.Les relations sino-japonaises demeurent un point d'interrogation pour l'avenir et deviendront peut-être le problème numéro un du Japon au cours des prochaines années.Certes, au plan économique la Chine, reste une nation sous-développée, mais au plan militaire, elle possède la bombe nucléaire devant un Japon qui est dépourvu d'armements atomiques et qui consacre peu aux armements.Ne risque-t-il pas au surplus d'être entrainé par une éventuelle détérioration grave des relations si-no-soviétiques?Le séjour à Pékin du président Nixon a changé beaucoup de choses au Japon.Comme d'habitude les Japonais ont mis les bouchées doubles.M.Tanaka, qui a succédé au premier ministre démissionnaire.M.Sato, en juillet, s'est également rendu à Pékin, qui avait intérêt à ne pas voir le Japon développer unilatéralement des relations avec le grand rival soviétique.Tout indique que M.Tanaka va poursuivre cette politique de bon voisinage avec la Chine.Mais les vues Je cette dernière en Extrême-Orient demeurent encore des inconnus.Il s'agit de savoir comment un Japon économiquement et politiquement très différent de la Chine n'y prendra pas figure de scandale, donc à quel point une coexistence harmonieuse pourra s'aménager entre les deux puissances asiatiques.M.Tanaka aura l'occasion au cours des prochaines années dp poser les fondements de cette politique à venir vis-à- « n-iz-71 r.\\ L IFA/5 FA 5 7GW jMAURlCE Fiomii l'opinion du lecteur I Les hommes d'affaires et l'indépendance Les Gaspésiens victimes d'injustice, encore une fois ! ¥ vTs vTs de la Chine.Cilles BOYER La langue des assurances Dans quelques semaines tout au plus, si l'on respecte le délai fixé au 31 décembre, la commission Gendron sur la langue remettra son rapport au gouvernement du Québec.De toutes les recommandations qu'il contiendra, celles qui retiendront le plus l'attention ont trait à la place qu'on demandera de faire au français comme langue de travail: un problème à l'ordre du jour depuis toujours, mais qui a pris une importance de plus en plus grande au cours des dernières années.Jusqu'où ira-t-on?Jusqu'où pourra-t-on aller sans tomber dans une réforme qui tienne compte des impératifs pratiques dont on peut nier les exigences?Jusqu'où pourra-t-on aller sans créer un malaise grave et s'exposer à un ralentissement de l'expansion économique de notre milieu?Des questions auxquelles les réponses ne sont pas aussi simples que celles fournies par les plus ardents partisans de l'unilinguisme au Québec.Des questions auxquelles nous ne tenterons pas de répondre avant de prendre connaissance du rapport de ia commission Gendron.Que le français devienne dans la plus large mesure possible langue de travail, là-dessus la majorité des francophones québécois est sans aucun doute d'accord.Mais de quel français s'agira-t-il?Il n'est pas question de donner la préférence au \"jouai\" pour l'amener au degré de langue de travail.Il ne constitue pas le danger le plus menaçant, même si l'on ne peut l'empêcher de se manifester assez souvent dans le milieu du travail, au palier des échanges entre membres d'une même équipe.Le premier ennemi, on le connait depuis longtemps, c'est le franglais \u2014 ce mélange hybride de l'anglais et du français \u2014, écueil contre lequel on ne saurait jamais assez se protéger, dans le contexte anglo-nord-américain qui est le nôtre.Le franglais, pour toutes sortes de raisons, s'est infiltré et continue de s'infiltrer dans tous les milieux, en particulier celui de la technique, de la science, de l'industrie et des affaires, en dépit de tous les efforts tentés pour lui barrer la route.Les succès, car il y en a eu dans plusieurs domaines, sont cependant loin de correspondre au travail qui a été accompli afin d'épurer notre vocabulaire, de l'expurger de tous ces anglicismes contre lesquels il est difficile et quasi impossible de se défendre, tellement il nous les bombarde par la tête de toutes les directions, tellement ils ont envahi toutes les disciplines, toutes les techniques et tous les secteurs du commerce et des affaires.On ne saurait passer sous silence le travail accompli depuis sa création par l'Office québécois de la langue française en coopération avec les représentants de tous les milieux spécialisés.Déjà, en effet, on avait publié quinze cahiers.Vient de s'ajouter à la liste un seizième, \"Le vocabulaire correctif des assurances\".Il contient en tout 269 expressions fautives en regard du terme exact français.C'est le deuxième cahier relatif à l'assurance: un premier, le cahier no 3, ayant pris la forme d'un vocabulaire bilingue des assurances sur la vie.Intéressants à parcourir, ces documents qui nous font prendre conscience des nombreuses exprès- .\t*\t, .r\tr moitié du vote péquiste n e«t sions fautives que nous employons régulièrement sans vraiment un vote en faveur de nous en rendre compte, tellement elles font partie de la l'indéoendance.Ce qui n'emnê- langue de tout le monde.Dans une colonie comme celle que constitue le Québec à l\u2019intérieur du Canada, les hommes d'affaires du groupe colonisé sont en général d'excellents collaborateurs du conquérant.Ils sont même souvent plus acharnés que celui-ci quand il s'agit de combattre les mouvenents qui ont pour but de secouer le joug.Ayant réussi à se trouver au banquet une petite place sur le sol, à côté des pofticiens, d\u2019où, à quatre pattes, ils peuvent saisir les miettes que leur lance le riche, ils n'ont rien de mieux à faire que d'aboyer furieusement contre ceux qui sont derrière et qui voudraient bien, eux, s'asseoir à table.Tous les régimes coloniaux ont mis en place des caids dans leurs colonies, et le Québec ne fait pas exception.Ces réflexions, que n'importe quel observateur attentif de la vie québécoise peut faire ouoti-diennement, me sont venues à l'esprit le mercredi 29 novembre à la lecture du compte rendu qu'a fait dans Le Soleil Mlle Lise Lachance d'un diner - colloque du Centre des dirigeants d'entreorise qui avait eu lieu la ve'lle dans un restaurant hupoé du Vieux - Montréal.A cette fête de l'esprit particioaient M.Marc Lalonde, l'éminence grise de M.T-udeau avant sa chute du 30 octobre et depuis neu ministre de la Santé nationale \u2014 à nropos, voux êtes-vous déià demandé comment la santé peut être nationale?\u2014 M.Gilles Lalande, théoricien du fédé-râlisme et auteur d'un oavé sur les '\u2019bienfaits\u201d que nous a apportés le régime constitutionnel canari »n denuis cent ans, a;nsi que M.Louis Rochette, vice -président de Marine Industries \u2014 remarquez en passant le ioli nom français de cette entreprise.Ce qui m'a fraooé dans les propos de ces messieurs, c'est la logique, M.Marc Lalonde affirme pour sa part que \"le Québec, c'est d'abord et avant tout des fédéralistes\".Puis il aioute que.denuis dix ans.le fond indépendantiste n'a connu aucune croissance et que pas plus de la Ce serait s'illusionner que d'espérer que les publications de l'Office de la langue française vont transformer à elles seules la situation et que nous deviendrons tous des puristes.Mais elles contribueront à nous améliorer si l'exemple part d'abord des milieux directement concernés.Et là c'est aux entreprises qu'il incombe d'intervenir, soit au moment de la formation et de l'entrainement de leur personnel, soit au moment de rédiger les formules de contrat, leurs messages publicitaires.Le jour où les assureurs du premier au dernier, le jour où tous les contrats utiliseront le vocabulaire correct, le public emboîtera automatiquement le pas.Encore faudra-t-il cependant que dans les universités ou dans les cours spécialises, les manuels soient dans un excellent français et que les professeurs portent une attention toute particulière à n'utiliser que les termes exacts.Ce qui n'empêchera pas qu\u2019il faudra toujours se prémunir contre les mots nouveaux importés du milieu anglo-saxon, qui a dans le cas de l'assurance en particulier joué un rôle prédominant, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, soit jusqu'au jour où les hommes d'affaires canadiens-fran-çais se sont lancés dans la concurrence, leur présence marquant le début d'une ère de francisation du langage des assurances.Il y a divers moyens de faire du français la langue de travail et des affaires.La contribution de l'Office de la langue française est une forme d'action qui a déjà eu d'heureuses répercussions grâce à l'appui de nombreuses entreprises.Raymond DURE che pas M.Louis Rochette d'inviter ses auditeurs à combattre la philosophie du PQ sans relâche et avec toute la vigueur possible.Si le sentiment indéoen-dantiste plafonne, si le P.Q.n'est, oour emolove - le mot de M.T\u2019-udeau.qu\u2019un grououscu'e, pourouoi déoenser des éner^s précieuses à les combattre\u2019 S: vraiment il n'v a aucune whence oue l'indépendance du Québec se fasse.nourouoi les libéraux en parlent-ils tant\u2019 Ils auraient mieux à faire, m» semb'e-t-il: le \"Datronaoe\u201d qu'ils nrafioueot ove^ t^nt d® succès denuis tou.îou\"s n\u2019est-il nas nlus rentable (au sens propre du mot)\u2019 M.Gilles Lalande dresse, quant à lui, pour l'édification de ses auditeurs, une typolog e des anti - fédéralistes \u2014 en termes ordinaires, cela 'eut dire qu'il essaie d'en faire une classification.Mais la classification de M.Lalande est plutôt sommaire.Il y aurait, selon le savant professeur, ceux qui rêvent du grand soir, comme Michel Chartrand.pu:s ceux qui veulent imposer aux Québécois leur conception du destin collectif, comme Claude Morin.enfin ceux qui refusent dadmett'-e que le fédéralisme n'empêche pas l'éoanouissement culturel des Ouébécois.comme François - Albert Angers.En dehors de ces trois groupes il n'v a.selon M.Lalande, que des fédéralistes.qu'ils le soient consciemment ou inconsciemment Par exemple, les Ouébécois qui acceptent des chèones de rtr,!>t canadien sont fédéralistes, ceux qui recourent à la Cour suprême (comme les chefs syndicaux récemment) sont fédéralistes, ceux qui participent à des programmes d'assistance sociale comme Perspectives - jeunesse ou Initiatives locales sont fédéralistes.Mon Dieu, s'il y a tellement de fédéralistes, pourquoi se luxer les mâchoires à dénoncer les \"maudits séparatistes\"?D'autre part, pourquoi ceux-ci, parmi lesquels j'ai l'honneur de me compter, refuseraient-ils l'argent d'Ottawa quand ils y ont droit?Tant oue les circonstances nous obligeront à payer l'impôt au pays d'à-côté, je ne vois aucune raison cour nous de refuser qu'une certaine portion de cet impôt nous revienne.Bien plus, je pense que nous devrions nous faire un point d'honneur d'aller chercher à Ottawa tout ce que nous pouvons en tirer.Les travaux sur le coût du fédéralisme n'ont-ils pas montré que, de toute façon, le Québec donne plus à Ottawa qu'il n'en retire?Pour M.Gilles Lalande, ie suis un fédéraliste qui s'ignore parce que j'acceote de toucher 'es chàoues d'allocations familiales et que je me f-ls paver peur les t-av»>>x cue j'accomplis à la demande d'or-g a n i s m e s pancanadiens.Eh bien, si c'est là la définition du fédé'aLste, l'en suis un.En fédéraliste séparatiste, comme Mgr Lavoie.La logique de M.Louis Rochette est nlus subtile.Lui, ce qui le réjouit dans le fédéralisme.c'est la multiplication des gouvernements, par conséquent des centres de décisions.\"Si l'un des gouvernements est mé, d\u2019ocre, ie recours à l\u2019autre\".Pour un homme d'affaires préoccupé d'efficac\u2019té.que'le merveilleuse recette! M.Rochette aioute d'a lle\u201d\"s oue.si nous continuons à former des hommes compétents \u2014 comme lui.bien sûr \u2014 le s^oa-atisme disoara*tra de !ni-mêm®, les griefs oui lui ont donné le jour nvpnt e\u201dx-mêmes disparu, t-'h bien, tant mieux pour le Centre H»ç ri'ri°êouts d\u2019eptrep-ise.C\u2019est cela ou'il souhait» n\u2019est-ce nas\u2019 Alors, qu'il parle d'autre chose.Cette semaine, une a\"tre déclaration d'un homme d'affaires m\u2019ébéco s \u2014 ah.os -dur, i rp\"»-dien \u2014 a fait la manchette.En effet, M.Louis Hébert, président de la Banoue canadienne na'iona\u2019e.a tenu à I o\u201ddres au suiet de la langue des propos r»marouahles.M.Pourassa avant de nouveau enfourné son poliji Hli ^on t\"* P * ç 'onaup de travail, M.Hébert l\u2019a rappelé à ip raison en ces t«rm*c: \"La langue, c\u2019est comme la r»U-n'on: le gouvernement ne doit nas s\u2019immiscer Hans cet nrrb-e de ouest\u2019oos\".(Le So'en \u2019e* décembre).Pourtant M.F^i-ert n\u2019a nas protesté, oue i» isrs», ouand le gouvernement de M.pnnnvÆ pn rts'n npr nos brillants députés libéraux, a fait vote- le loi -n 61.V» c'a» s.sait-il nas là d'une affa're de i*n»ue\u2019 ON mais i'p'Ipis oublier: ouanH il s'ag\u2019t de garantir aux epg'onhones leur* n-jvi.lèges.M.Hubert ne neut pas n» pas ê'r» d'accord Puisfiu'U v>t des miettes qui tombent de leur ?ab'e.Pou- je trau-ais, r®*t» langue inférieure.c\u2019»st pi>tr® chose: n\u2019y touchez pas et laissez faire, il mourra bien par lui-même.En tout cas.les hommes d'affaires québécois s'enferment dans une drôle de tour d'ivoire.Ils seront sans doute surpris des mamours de leurs compatriotes quand viendra le jour de faire parmi nous le tri entre les salauds et les autres.Jacques Roulav.*37 rue Chanoine Martin.Sainte-Foy.Les Gaspésiens sont souvent lésés dans leurs droits.S'ils le savaient mieux, on ne les malmènerait pas aussi systématiquement, surtout pas aussi impunément.Je veux dénoncer ici une flagrante injustice infligée à cette population par une machine gouvernementale qui ne peut pas ou ne veut pas voir la Gaspésie telle qu'elle est et telle qu'elle doit être regardée par des administrateurs respectueux des principes de démocratie qu'on dit primordiaux dans notre société du Québec.Je me limiterai, pour cette fois-ci, à 1 éducation et j'aborderai quelques exemples seulement des injustices que les Gaspésiens ont à subir parce que certains fonctionnaires, probablement nés en ville, élevés en ville, demeurés en ville et psychologiquement limités aux réalités de la ville, persistent à considérer la Gaspésie, sous bien des aspects, comme si elle se trouvait dans le voisinage de Québec ou de Montréal.En éducation, en démocratie, un grand principe nous est chanté sur tous les tons.On nous serine que tous les citoyens ont les mêmes droits à une éducation de même qualité.Un beau principe qu'on pourrait sûrement respecter davantage! Le ministère .de l'Education consent des montants d'opération aux CEGEP selon leur clientèle scolaire.C'est là un critère de base bien défendable mais H demande qu on lui en ajoute d'autres.Le CEGEP de Lévis-Lauzon, par exemple, a une clientèle scolaire comparable à celle du CEGEP rie la Gaspésie.Pour 1 année 1971-72, ces deux collèges ont eu droit au même montant de $250.000 au chapitre des services administratifs.Or, ils ont beau avoir le même nombre d'étudiants, ils n'ont pas les mêmes dépenses à encourir dans cette tranche de leurs budgets.Les administrateurs d'un CEGEP.dans ses multiples services, ont à faire des voyages, le plus souvent à Québec, soit pour rencontrer les hauts fonctionnaires du ministère de l'Education, soit pour échanger avec leurs collègues des aut'es CEGEP sur leurs problèmes communs.Le voyage Lévis-Québec coûte pas mal moins cher, même quand il faut aller emprunter le pont à cause des glaces, que l'aventure Gaspé - Québec par le transport le plus commun et le moins coûteux.Les soécialis-tes gouvernementaux des budgets n'en veulent pas tenir compte: le bon sens n'est pas assez évident! Le fonctionnement d un CEGEP nécessite de nombreux appels téléphoniques, le plus souvent à Québec où se concentrent les divers services du ministère concerné.Appeler Oué-bec de Lévis ne coûte rien: appeler Québec de Gaspé coûte assez cher pour pousser à $30.- 000\tle compte de téléohone du CEGEP de la Gaspésie pour 1\tannée 1971-72.Le budget de- vrait être ajusté en conséquence.Il ne peut cependant en être question:\t\"vous avez le même nombre d étudiants que le CEGEP de Lévis-Lauzon.vous n'avez pas droit à plus d argent.\" Deux fois par année, les professeurs responsables des diverses disciplines enseignées dans les CEGFP sont convooués à Québec ou à Montréal afin d'étudier les possibilités damélio-rer les programmes et l'enseignement dans chacune de ces disciplines.On appelle ce travail la coordination provinciale des programmes.Il ne serait que juste et équitable de consentir au CEGEP de la Gaspé- sie, non pas des cadeaux, mais ce qu il lui en coûte de plus qu'au CEGEP Lévis-Lauzon pour envoyer ses professeurs à la coordination provinciale.Mais non, expliquent doctorale-ment les fonctionnaires, vous avez la même clientèle que Lévis-Lauzon.L'injustice est tellement flagrante et concrète que pendant la présente année la coordination se fait sans le concours des professeurs du CEGEP de la Gaspésie.Un fonctionnaire a même eu le front d'offrir comme solution au problème les comptes-rendus des réunions de coordination et la visite à Gaspé des êoordonnateurs des différentes disciplines.Notons que ces coor donnateurs voyageraient aux frais de l\u2019Etat.Comme s'il y avait moins de distance de Québec à Gaspé quinverse-ment! Incroyable, mais vrai! Le recrutement du personnel entraine des déboursés plus importants quand on est plus éloigné des centres urbains: il faut alors intensifier les annonces dans les journaux (il en coûta $6,400.00 au CEGEP de la Gaspésie en 1971-72) et il faut déplacer des administrateurs pour rencontrer les candidats.Au budget, pas un sou de plus pour le CEGEP de la Gaspésie que pour celui de Lévis-Lauzon.Une des conséquences de ce refus de considérer l'éloignement physique dans l'acceptation des budgets est que le CEGFP de la Gaspésie ne peut affecter aucun montant à ses relations extérieures, ces dépenses devant s'inscrire elles aussi à 1 intérieur du budget des services administratifs.Les CEGEP éloignés des centres urbains ont besoin de plus d'argent pour leurs relations extérieures et ce sont eux qui en ont le moins.Celui de la Gaspésie n'en a pas du tout.Si quelqu'un peut me démontrer qu'il ne s'agit pas là d'injustice.je lui serai grandement reconnaissant et plus d'un fonctionnaire montera dans mon estime.Aussi, instruit d une nouvelle dimension de la démocratie, je réviserai mes positions avant de donner suite à mon intention de dénoncer dans cette colonne une autre disposition gouvernementale qui lèse les Gaspésiens et qui s'appelle la norme 1-15.Jules BELANGER GASPE \u2019 L'OPINION DU LECTEUR Le Soleil met grotoitement cette rubrique a la disposition de ses lecteurs pour leur permettre d'exprimer leer opinion sur des questions d'actualité et des problèmes d'intérêt public.Il se garde en tout temps le droit de procéder a un choix dans les lettres qu'il reçoit donnant la preference \u2022 celles qu'il juge les plus intéressantes, les plus aptes o retenir l'attention du plus grond nombre de lecteurs.Seront écartées les lettres qui constituent de la propagande en faveur d'un groupe ment, d'une idee ou d'un parti politique:\tcelles qui traitent de problèmes strictement personnels.La direction du Soleil se garde aussi le privilege d'abréger les lettres trop longues, d'éliminer celles qui comportent des injures ou des attpques personnelles.S'efforcer en général de ne pas dépasser cinq a six cents mots, quoique par exception nous nous gardons le droit de publier des textes plus longs a condition qu'ils présentent un intérêt particulier Fournir un texto dactylographié Toutes les lettres devront être publiées avec le nom et l'adresse véritables de leur auteur, apres vérification soit par le telephone ou par le courrier.la direction X Réforme de la carte électorale Québec.La Soleil, mercredi 13 décembre 1973 S Lévesque décline l'invitation de Loubier à faire front commun Par PIERRE BELLEMARE (PC) \u2014 Malgré sa déception de faire cavalier seul dans la querelle parlementaire sur la refonte de la carte électorale, l'Unité-Québec est décidé plus que jamais à pousser sa lutte jusqu'au bout.M.Gabriel Loubier et ses troupiers ne veulent absolument pas rendre les armes et, en désespoir de cause, le chef uniquiste a publiquement invité le parti Québécois hier sur les ondes radiophoniques à faire \"front commun\" avec lui.Mais, M.René Lévesque a décliné cette invitation, en réaffirmant que la bataille de l'UÇ ne pouvait mener qu\u2019à compromettre une partie, sinon toute la réforme électorale, d'ici le pro- chain scrutin prévu pour 1974.Le chef péquiste partage toutefois les doutes de M.Loubier sur les intentions du gouvernement Bourassa de réformer d'ici 1974 le mode de scrutin.D'ailleurs le leader uniquiste veut que le premier ministre lui donne la \"garantie morale\" qu'il changera le mode de scrutin avant les élections avant de battre en retraite sur la carte électorale.Comme pour la commission Gendron, le gouvernement se rabat sur les analyses empiriques présentement en cours et il attend un rapport, des experts et des politicologues avant de prendre position sur cette question.Entre - temps, M.Gérard D.Lévesque a mis en branle, au nom du gouvernement, les pro- v ^ H* i;.v - '\" Æv v -¦:> ü* ¦ mhk yIs * AVANT DE SORTIR \u2014 Il fout beaucoup de vêtements pour braver le froid qui sévit présentement dans la région de Calgary, comme le pense le jeune Maynard Homister, âgé de six ans.Il va enfiler tous ces vêtements qu'il a placé devant lui, avant de sortir.\t(Téléphoto PC) Incertitude sur la publication des grandes lignes du rapport secret sur les relations Ottawa-Québec (PC) \u2014 Il n\u2019est pas du tout certain que le gouvernement Bourassa consente à publier ne serait-ce que les grandes lignes du rapport secret sur les relations Ottawa-Québec qui fait présentement l'objet d'études au ministères des Affaires intergouvemementales.C'est ce qui ressort des réponses très évasives qu'ont donné hier en Chambre le premier ministre et son ministre des Affaires inter - gouvernementales, M.Gérard D.Lévesque, au chef parlementaire du Parti québécois qui voulait savoir si ce bilan était à l'origine de la nouvelle politique de \"recherche d'une souveraineté culturelle\" annoncée récemment par M.Bourassa.Ce bilan, que le gouvernement protège jalousement contre toute fuite devant la convoitise de toute la presse parlementaire, a été commandé à l'automne 1971 au sous - ministre aux Affaires inter - gouvernementales, M.Arthur Tremblay.Il est censé faire le point sur les relations entre les deux paliers de gouverne- ment depuis la création du ministère en 1967.\"Pas directement \", s\u2019est donc contenté de répondre M.Bourassa à la question de M.Laurin, tout en notant que son gouvernement avait déjà \"posé des gestes en fonction de cette autonomie ou souveraineté culturelle\" dans des domaines comme la langue, la culture ou les communications.Cette nouvelle politique exigera-t-elle certaines garanties cons titutionnelles?a alors demandé le leader péquiste pour s'entendre répondre que cela est \"possible\".Quant à publier le bilan Tremblay, c'est une perspective que le ministre Lévesque a écarté catégoriquement.\"Je ne crois pas qu'il soit dans l'intérêt du Québec de déposer et de publier ce bilan qui comporte des points qui sont à la base d une stratégie éventuelle.\" Tout au plus le gouvernement pourrait-il déposer en Chambre Les emplois à la Baie James ne consliluenl pas un gage de bonheur et de prospérité pour les Indiens MONTREAL (PC) \u2014 Même si certains Indiens travaillent pourla Sociétéde développement de la Baie James, ces nouveaux emplois sont loin de constituer un gage de bonheur et de prospérité pour ceux-ci, a déclaré hier le chef Gris, Billy Diamond, premier témoin à l\u2019enquête en rapport avec la demande d'injonction des Indiens pour faire cesser les travaux hydro-électriques.La simple procédure de prendre possession de leurs salaires crée, pour les 32 chefs de famille qui travaillent pour la Société de développement de la Baie James, constitue une véritable série de difficultés.Les salaires sont déposés dans une banque de Matagami, a déclaré le chef Cris, les Indiens doivent donc se rendre dans cette ville, pour les y récupérer.Une fois à Matagami, les travailleurs in- Courrier de la deuxième classe - Enregistrement No 1206.diens sont attirés par les possibilités de distraction et de dépenses de la ville et, après avoir payé leur voyage en avion pour toucher leur salaire, souvent ils rapportent si peu d'argent qu'ils ne peuvent plus payer leurs dettes au magasin de la compagnie de la Baie d\u2019Hudson.Le matin, la cour avait visionné un videotape tourné en juin dernier par le chef Diamond à partir d'un avion montrant les dévastations des travaux entrepris en vue du projet hydro-électrique qui bouleverse les moyens de subsistance despeupleslndien du nord, leur mode de vie et tout le système écologique de la région.Les Indiens soutiennent qu\u2019ils ont certains droits sur les territoires de la Terre de Rupert en particulier selon les dispositions d\u2019une loi territorialedel912 et que d'autre part, la loi 50, créant la Société de Développement de la Baie James est ultra vires car les travaux concernent des domaines de compétence fédérale telle les cours d'eau navigables, la chasse, la pêche etc.un résumé qui donnerait les principaux éléments de l'étude, ses tendances ses orientations ou ses principales conclusions.\"Il est possible que cela se fasse.Si cela peut se faire, ce sera en temps opportun\", a déclaré M.Lévesque.PREMIERE VUE A noter que M.Bourassa a déjà indiqué clairement en mai dernier, devant des militants libéraux de la région de Québec, que ce bilan, qu'il venait alors de recevoir, exigeait une reprise des négociations constituion-nelles entre les deux gouvernements.\"Ce bilan, que le cabinet des ministres étudie actuellement indique à prenvère vue qu'il est vital pour le Québec de régler d'une manière fondamentale le problème du pouvoir de dépenser au lieu de lutter pour obtenir des concessions parcellaires du fédéral\", avait alors affirmé le chef du gouvernement.De son côté, le ministre des Affaires inter - gouvernementales, M.Lévesque, a,déclaré mardi en réponse à M.Laurin que son ministère n'avait pas encore eu le temps de faire une synthèse de ce volumineux rapport pour le présenter au conseil des ministres.\"Dès que cela sera fait, a-t-il ajouté, c'est avec plaisir que je pourrai répondre plus explicitement à toutes ies questions qui peuvent être posées à ce sujet 'Vjhl*k OWTM VIILI tMNTl r OY Spécial de Noël demain seulement! Chandail croisé pour juniors Rég 12 00\t§ lOO o Acrylique aspect mohair, P MG, rose, bleu ou jaune, lavable và la main Centre-Ville, Ploce 2 , rayon 540, 2e ftoge, également o Sotnte Foy Pot do commandes po\\talei ou téléphoniques cédures parlementaires spéciales pour mettre un terme à l'obstruction systématique de l'Uni-té-Québec sur le projet 62, qui vise essentiellement à porter de 108 à 110 le nombre de comtés au Québec, avec un potentiel moyen de 32,000 électeurs par comté.En vertu de la motion de clôture, communément appelée la \"guillotine , qui a été inscrit mardi au feuilleton de la Chambre, l'étude de la carte en commission devra obligatoirement cesser samedi prochain.Cette discussion dure depuis déjà une semaine et elle piétine depuis jeudi passé, au moment où les parlementaires avaient disposé descomtés montréalaispour s'attaquer à l'étude des circonscriptions rurales et semi-rurales.Cependant, la motion de clôture ne pourra être débattue à l'Assemblée nationale avant demain soir, car M.Loubier a inscrit quant à lui une motion de blâme contre le gouvernement, dans le but manifeste de retarder la \"guillotine\".Cette motion, qui a préséance sur l'autre, sera discutée demain en matinée au maximum durant trois heures, après quoi le vote sera pris.FOLIEBUSTER Tous ces délais sont nécessaires selon le nouveau code Lavoie et ils permettront ainsi aux députés uniquistes de poursuivre aujourd'hui leur \"filibuster\" àla commission parlementaire, qui siège environ neuf heures par jour depuis mardi dernier.Les parlementaires ont fait relâche dimanche,après avoirsus-pendu les travaux samedi soir à minuit.Aux yeux de certains députés libéraux, ce filibuster est tout simplement de la \"folie douce\".M.Georges Tremblay, ministre responsable des autoroutes, a élargi le vocabulaire parlementaire en parlant d'un \"foliebus-ter\".Le parti Québécois se tient complètement à l'écart de cette lutte à finir.M.Lévesque croit que la stratégie de l'équipe de M.Loubier viserait uniquement \"à protéger quelques fiefs qui demeurentencore fidèlesà 1TJQ\".Le chef uniquiste se défend d'avoir de tel dessein et il répète inlassablement que la nouvelle carte proposée amplifiera \"les injustices flagrantes qui existent déjà\".Quant au Ralliement créditis-te, il ose àpeine participer au débat - marathon de la commission et, lorsqu'il y participe, c'est pour présenter des propositions qui s'inscricent dans le cadre de la tactique de l'Unité-Québec.Venez voir et entendre Rosaire DeRoy Au magasin de Sainte-Foy Jeudi \u2022 Vendredi et Samedi Rosaire DeRoy sera à notre rayon des disques du magasin de Sainte-Foy, jeudi et vendredi 14 et 15 décembre de 2h.p.m.à 4h.p.m., le soir de 7h.p.m.à 8h 30 p.m.Samedi 16 décembre de 2h.p.m.à 4h.p.m.Profitez-en pour vous procurer le disque de Rosaire DeRoy au prix spécial de 2.49 Sainte-Foy, étage du Mail.R©ël chez Bollaeli OUVERT DE 9h.30 A.M.A 9h.P.M.TOUS LES JOURS JUSQU'A NOEL -Y COMPRIS LE SAMEDI DE 9H.A.M.A 9H.P.M.Ensemble 11 mex de \"Wear-Ever ri Ensemble 11 maritaux \"Mayfair\" de \"Wear-Eyer\" avec couvercle» fini» cuivre.Comprend-.1 casserole de 1 pinte ave: couvercle.1 casserole 3 pinte» ovec couvercle, 1 rôtiwulre 3 pint»p avec couvercle, 1 bain-marie de 1 Va pinte avec couvercle et 1 Spécial pinte 10 pouce» de diamètre poêlon de 34 99 Importé de France, ensemble \"Le Creuse!\u201d 8 morceaux Ensemble de fonte émaillée comprenant; 1 rôtissoire 4 pintes et son couvercle, 1 casserole couverte d'une pinte, 1 casserole couverte d'une pinte et trois quarts, ?poêlon de 6 pouces et 1 de P pouces de diamètre.Tons de bleu ou rouge.Spécial 99 28 A prix spéciaux, les cadeaux qui combleront Maman Ensemble élégant 7 morceaux \"Corning Ware\" Ensemble comprenons 3 cosseroles de 32, 48 et 56 onces, toutes trois ovec leur couvercle; oinsi qu'une poignée amovible adaptable à chaque plot.Plats en verre supportant froid el chaleur.Spécial 99 9 Ensemble 6 morceaux (oronei de \"6SW\" Ensemble en acier inoxydable 3 plis.Comprend: 1 casserole 1 pinte avec couvercle, 1 casserole 2 pintes avec couvercle et 1 casserole 3 pintes avec couvercle.Spécial 18» Centre-Ville, Articles de evitine, rayon 7SO, 4e étage \u2014 Egalement à Sainte-Foy ' \"\t-\t*\t-\t' t f EMBALLAGE-CADEAUX GRATUIT pour tout achat effectué chez Pollack.Service aux caisses centrales.CENTRE-VILLE & SAINTE-FOY t A 6 Québec, Le Soleil, mercredi 13 décembre 1972 Fin de la période de maraudage La CSN aurait réalisé de forts gains dans la région de Québec le monde du travail | Laberge poursuit la CSN pour 'honneur, non pour $1 million La fin de la période de maraudage dans la construction se solderait par des gains importants de la CSN dans la région de Québec.C'est ce qu'a soutenu, hier soir, devant les délégués du Conseil central de Québec le responsable régional de la campagne de recrutement, M.Paul Yergeau.Il n'a avancé aucun chiffre pour prouver ses dires préférant laisser à M.Marcel Pepin, président de la centrale, le soin de révéler les nouveaux effectifs provinciaux lors d'une conférence de presse qui doit se tenir aujourd'hui dans la métropole.M.Yergeau a déploré les agissements de certains mem- bres de la FTQ qui auraient eu recours à l'intimidation et à la violence pour forcer l'adhésion de nouveaux cotisants.Ces tactiques auraient surtout été utilisées dans la région de Sept-Iles et de la Baie James.Toujours selon le responsable de la campagne de maraudage pour la région de Québec, la La CSN et la FTQ affirment toutes deux dominer au Saguenay CSD aurait subi un tel échec quelle se verrait obligée de mettre à pied la plupart de ses permanents affectés au secteur de la construction.Il a également affirmé que les positions prises par le Syndicat de la construction de Montréal (CSN) étaient nécessaires pour assainir le syndicalisme d%n* le domaine de la construction.M.Yergeau faisait alors référence aux déclarations voulant que certaines personnalités de la FTQ de la région de Montréal soient reliées au milieu de la pègre.Dans un autre ordre d'idées, les délégués au Conseil central ont décidé d appuver le Comité pour la conservation de la Jacques-Cartier, groupe de citoyens qui suppose & ce que l'Hydro-Québec construise une barrage sur ce cours d eau.Selon le comité, cette région aurait avant tout une vocation récréationnel-le.Aussi, le Conseil central a offert son appui >.ux travailleurs de Saint -Marc - des - Carrières, dans le comté de Portneuf.Ces syndiqués ont été mis à pied après i'annrnce de la lermeture des carrières.Déjà, la CSN a mandaté trois permanents pour aider les travailleurs à s'organiser et à préparer un projet de coopérative semblable à Caba-no, dans le Bas du fleuve.Contrairement à ce qu'il avait Me Philip annonçé lundi, le président de sente M.La la FTQ, M.Louis Laberge, ne la cause pit poursuivra pas la CSN pour un rieure hier montant de $1 million.\tgent, mais rge, a ée en bunal dintervenir en faveur > son client et d empêcher n\\ de continuer À relier son que lune 1 oc< Appui du Conseil du travail de Québec pre Le Conseil du travail de Québec (CTQ) a décidé, hier soir, au cours de son assemblée mensuelle, d appuyer tous les gestes que prendra la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) contre les récentes déclarations de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) concernant la supposée infiltration du crime organisé dars les syndicats de la construction affiliés à la FTQ.Selon le président de l'assem- blée, M.Jacques Jobin, ces accusations de la CSN ne peuvent que profiter aux employeurs en semant le doute chez les syndiqués et en divisant les travailleurs entre eux.Par ailleurs, M.André Noël, représentant du Congrès du travail du Canada (CTC) à Québec, a déclaré que la FTQ avait fait une grande percée chez les travailleurs de la construction dans la rég on du Saguenay -Lac - Saint -.Jean.On d\u2019une leader de la FTQ avait évalué à près de $1 million le montant qu\u2019il avait l'intention de réclamer à la centrale rivale.Sur les conseils de son avocat, il s est ravisé précisant oue des amendes toucheraient surtout les travailleurs.Le Syndicat de la construction Montreal (CSN) avait affirmé que M.Laberge avait des relations avec des repris de justice comme Eugène Lefort et Jean-Louis Robinson, 'deux figures bien connues du monde nterlope\".par Gabriel BERBERI CHICOUTIMI \u2014 Pendant que la CSN affirme dominer à nouveau sur le plan numérique au niveau de toute la région, la FTQ assure qu'elle s'est emparée de la majorité des effectifs dans l'industrie de la construction au Saguenay, au cours de la période de \"guerre ouverte\" entre centrales qui s'est terminée officiellement, hier.Fournissant les résultats sommaires de ce maraudage qui durait depuis le 3 novembre, M.Edmond Poirier, de la FTQ, s'est dit d'opinion, lors d'un entretien, hier, que la CSD occupe peut-être le deuxième rang quant au nombre de membres dans le secteur du Saguenay.Les syndicats de métier de la FTQ déclarent qu'ils représentent actuellement 1,500 ouvriers du bâtiment au Saguenay- Lac - Saint-Jean, soit 1,000 partisans de plus qu\u2019avant le début du maraudage.\"Nous sommes très forts dans le métier mécanique\", a précisé M.Poirier, hier.Pour sa part, la CSN, par la voie de M.Marcel Saint -Germain, qui a dirigé la campagne de 40 jours dans ce camp, au niveau régional, a fait savoir, hier, que les quatre nouveaux syndicats de la construction affiliés à la centrale, ont recueilli quelque 1,800 adhésions en bonne et due forme.Quant à la CSD, elle s'est abstenue de tout rapport dévoilant ses positions régionales, hier, et il n'a pas été possible d'entrer en contact avec le président du syndicat des travailleurs de la construction du Saguenay -Lac - Saint - Jean, M.Aimas Tremblay.L'un de ses collègues, au bureau de Jonquière, M.Vital Tremblay, a tout simplement indiqué lors d'un appel téléphonique, hier, qu'il n'était pas en mesure de faire le point sur la situation, pour le moment.Le Soleil du Saguenay-Lac - Saint - Jean a également appris, hier, que la CSD ne fut pas un adversaire sérieux au Lac - Saint -Jean, la lutte se faisant principalement entre la FTQ et la CSN dans cette partie de la région.On peut signaler que cette période de recrutement admise par la loi dans l'industrie de la construction, a été exempte d'actes de violence au Saguenay - Lac - Saint -Jean, les seuls .incidents connus étant des débats orageux entre travailleurs de différentes allégeances sur les chantiers.La CSN se propose de transmettre au bureau de la CSD à Québec et au poste central de la FTQ, à Montréal.la liste complète des salariés qui ont quitté ces deux dernières centrales.Les recruteurs de la FTQ dans la région, projettent de transmettre à la CSD et à la CSN le dossier final révélant leurs gains, vendredi, à Montréal.\"Ml\u2014 ras» NOUVEAU CHEF \u2014 M.Reg Baskin, d'Edmonton, a été nommé hier président de la Fédération des travailleurs de l\u2019Alberta, qui regroupe quelque 60,000 membres.Il succède à M.Roy Jamba, qui a été nommé président de la Commission des accidents de travail de cette province.(CP Téléphoto) Les vins du Jura HENRI MAIRE S.A.Q* 536A\tARBOIS F S.A.Q.536B\tTERVIGN S.A.Q.536\tCLUSY B1 S.A.Q.0964\tVIN FOU IMPORTÉ DE FRANCE ARBOIS ROSÉ TENDRE TERVIGNY ROUGE CLUSY BLANC m AVIS a nos annonceurs VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE NOS BUREAUX SERONT FERMES TOUTE LA JOURNEE LUNDI 25 DECEMBRE, JOUR DE NOEL LUNDI 1er JANVIER, JOUR DE L'AN MARDI 2 JANVIER, LENDEMAIN DU JOUR DE L'AN.Nous prions donc nos annonceurs de prendre note du calendrier suivant afin de s'assurer de la parution de leurs annonces: DATE DE PARUTION 26\tdécembre 27\tdécembre 28\tdécembre 3\tjanvier 4\tjanvier 5\tjanvier DATE LIMITE DE RECEPTION DE L'ANNONCE 20\tdécembre 21\tdécembre 22\tdécembre 27 décembre 20 décembre 29 décembre AVANT 161)30 LE SOLEIL OUVERT DE 9H.30 A.M.A 9h.P.M.TOUS LES JOURS JUSQU'A NOEL Y COMPRIS LE SAMEDI DE 9H.A.M.A 9H.P.M.i l R f mf\u2019M t // il Bottes au confort inégalé Pour dames, un cadeau qui plaira sOrement et saura la garder bien au chaud cet hiver.Poil de lama blanc ou peau travaillée, pointures 5 à 10 o) Petite botte de 7 pouces' de hauteur, teinte naturelle, loma doublé d» mouton Se-molle crêpée, locet d'ojus-tentent, b) Botte de peou retournée, semelle de crêpe moulé, lacet sur le devont de la jambe.Bleu ou ton.95 35 32oo c)\tBotte de lamo blanc, hauteur de 15 pouces Doublure de chaud mouton d)\tBotte de lama de teinte naturelle Doublure de mouton, semelle crêpée, lucet d'ajustement 95 35 49\u201c Centre-Ville, Chaussures peur dames, rayon 470, 3e étage, également à Sainte-Foy.U Père Noël attend tous les enfanta de 2h.p.m.à 4h.p m.tou* te» jour*, jeudi et vendredi soir, de 7h.p.m.à 8H.30 p.~\\ - Samedi ae lOh.a.m.à midi et de 2h.p.m.à 4h.p.m.^fÜ0Êaelc CINTHf VILLE 8A1NTB FOY 4 .< Optimisme des deux parties Québec, Le Soleil, mercredi 13 décembre 1972 7 / Une grève ne menacerait que le courrier de Noël de dernière heure OTTAWA (PC) \u2014 Les risques d une grève qui compromettrait sérieusement la distribution du courrier de Noel semblaient diminuer hier.En effet on apprenait que le rapport du comité de conciliation portant sur le litige qui oppose les postiers a l admimstration gouvernementale serait soumis demain Si les recommandations qui y sont faites ne sont pas acceptées par les parties en cause, le svn dicat devra attendre sept jours avant de pouvoir légalement recourir à la grève.adMkA 1 otr v-.«s».£ E ¦ E «É ¦ »\\v CHACUN SON TOUR \u2014 Depuis que juge Barry Shapiro a décrété, il y a cinq semaines, que la municipalité de Mississauga, en Ontario, n'avait pas l'autorité de réglementer les taxis venant de Toronto à l'aéroport international de la Ville-Reine, à Mississauga, pour prendre des passagers, les voitures de taxi de Toronto se sont ruées sur l'aéroport.Ils doivent faire la queue, chacun attendant son tour pour prendre les voyageurs et les amener en ville, ce qui représente un longue course.\t(Téléphoto PC) En d'autres termes, une grève postale ne pourrait avoir lieu avant le jeudi 21 décembre et, à cette date, seul le courrier de Noel posté à la dernière heure serait menacé.De part et d'autres,cependant, on se montre optimiste sur les possibilités d'uneentente qui conjurerait la grève.M.lacob Finkelman, président du comité des relations du personnel de la fonction publique, a déclaré qu'il s'attendait à recevoir jeudi le rapport du comité de conciliation, qui serait alors communiqué en même temps aux syndicats et au gouvernement.Le président de la commission de \u2019conciliation, qui doit remettre son rapport demain, devra se prononcer sur les questions suivantes: la classification des employés, la sécurité d'emploi, les normes contrôlant les itinéraires des facteurs, les heures de travail et les congés de maladie etc.Le comité de conciliation, composé de trois membres et présidé par M.Owen Shime, membre du comité des relations de travail de l'Ontario, s\u2019est réuni pour la première fois à la mi-octobre.Adeux reprises il a demandé une prorogation des délais qui lui étaient impartis, dans l'espoir de faire l\u2019accord entre les deux parties.GREVES SAUVAGES La deuxième fois, il s'est vu accorder une prolongation indéfinie.Au cours des récentes semaines, des postiers, impatientés, ont eu recours à des grèves sauvages dans diverses villes, se plaignant des len\u2019curs de la négociation et de l'absence de nouvelles.La dernière convention de travail des facteurs et employés des postes a expiré à la fin du mois de mars.Les négociations trai-nent depuis le début de l\u2019hiver dernier.Les principaux sujets de conflit soumis au comité de conciliation, lors de ses premières réunions, furent les salaires et la sécurité de l'emploi.Les syndicats disaient craindre que l'automation des services postaux n'entraîne l'abolition de certains emplois.Les 500 grévistes d'enirepôls\t' volent aujourd'hui sur une entente de principe, à Montréal MONTREAL (Selon PC) \u2014 Quelque 500 employés d'entrepôt en grève se prononceront aujourd'hui sur une entente de principe intervenue hier après \u2022ix heures de négociation en présence du médiateur gouvernemental, M.Jean - Paul Râtelle.C'est ce qu'a déclaré un porte - parole de l'Union des employés de commerce, local 500 (FTQ), en précisant qu'il ne dévoilerait la nature des dernières offres patronales qu'après que les grévistes en auront pris connaissance.Les employés des entrepôts indépendants de Montréal ont débrayé le 30 novembre dernier.Quelque 3,200 épiceries indépendantes de la région de Montréal ont été privées de leur source d'approvisionnement depuis le début de la grève.Les employés, dont le salaire moyen varie présentement entre $120 et $125 par semaine, réclamaient la parité de salaire avec leurt confrères des entrepôts des maisons d'alimentation Steinberg et Dominion, soit une augmentation moyenne de $35 par semaine, sur une période de deux ans, alors que la partie patronale avait offert la même augmentation sur une période de 30 mois.A St-Jérôme, les 250 grévistes de la Regent Knitting Mill ont rejeté la dernière offre patronale ST-JEROME (selon PC) \u2014 Les 250 employés en grève de la Regent Knitting Mill, de Saint -Jérôme, ont rejeté la dernière offre patronale et environ 30 de ceux-ci ont continué d\u2019occuper l'usine, a fait savoir hier un porte - parole syndical.Les employés de la ville de Hull en faveur de la grève Les employés municipaux de la ville de Hull se sont prononcés à 99 pour cent en faveur de la grève, au cours d'un vote secret, et ils ont demandé à leurs représentants syndicaux d'envoyer l'avis nécessaire au ministre du Travail, afin de pouvoir utiliser leur droit de grève dans les huit jours, soit à compter du 20 décembre prochain.Les négociations en vue de la signature de nouvelles conventions collectives de travail ont commencé en mai dernier et les employés auraient pu déclencher la grève à la toute fin de septembre ou au début d'octobre.Toutefois, selon un porte - parole syndical, les 150 employés ont-préféré attendre et souhaiter que la ville se montre plus compréhensive et objective dans ses offres.Il souljgne cependant que depuis un mois, plusieurs points de grande importance ont été réglés, notamment la sécurité d\u2019emploi, les heures de travail et la classification.Les principaux points en litige sont les saiaires, les jours de maladie et les vacances.Les employés manuels touchent actuellement *2.99 l'heure et ils réclament $3,55 l'heure en 1972 et ure augmentation de $0.45 l'heure en mai 1973.La ville offre de son côté $0.25 l'heure au premier janvier 1973 seulement ét $0.25 l'heure au premier mai 1973.Du côté des cols hlancs, la ville de Hull offre huit pour cent en 1972 et six pour cent d'augmentation en 1973, ce qui.selon le syndicat, laisse ces employés en arrière des autres villes de la région d\u2019au moins $1,n00 à 1,500 pour des fonctions comparables.Les employés ont débrayé le j 30 novembre pour appuyer leurs demandes sur le plan de la sécurité de l'emploi.Ils protestaient aussi contre les mises A pied massives qui ont fait passer les effectifs à 250, de 400 qu\u2019ils étaient auparavant.M.Jean-Claude Ménard, trésorier du local 1657 des Travailleurs du textile, a déclaré dimanche que la dernière offre patronale avait été faite lors d'une rencontre des deux parties en présence du médiateur gouvernemental, M.Jacques GrandMaison.Selon un représentant syndical, M.Yvon Leclerc, l\u2019offre n'accorde la sécurité de l'emploi que pour un total minimum de 15 postes répartis dans trois dé- j parlements.Le syndicat désire que la j compagnie réembauche au moins 50 des 150 travailleurs mis à pied l'été dernier.Le syndicat prétend que ta compagnie ferme des emplois à Saint - Jérôme pour embaucher plutôt des gens à son usine de Montréal où, selon lui, les salaires Davés sont inférieurs.?VOUS POUVEZ FAIRE FONCTIONNER LES ORDINATEURS QUI DIRIGENT LE MONDE Etudiez pour devenir EXPERT DANS L\u2019INFORMATIQUE aux Etats-Unis Votr# poyi o besoin de provisionnels specialises dans les domainos de l'aviation, des voyoges, de» hôtel», des banques, etc.L'ordmateur est la clé de revenus supérieurs et de l'avancement Venez dans les école» américaines qui se spécialisent dans l'enseignement de l'informatique et des perforateurs pro fessionnels.Notre enseignement supérieur vous guidera vers le succès Ecrivez des maintenant.International Institute est approuvé par lo Département de I Education de l'Etot du NJ.et e$t autorise par une loi fédérale è accepter les etudiants étranger* non immigrés.Ecrire à: Intspflsticnsl INSTITUTE 1697 Oak Tr«« Rood, Idison, N J., U.S.A.08817.?ARTHUR THmeRGE* FUSS EPICIERS-BOUCHERS \u2014 GROS et DETAIL 198 Hermine (coin Mazenod).Tél.522-3804 Thé noir I.P.la livre\t.89 Prép gâteau fruits R H.89 Asperges longues, 1 2 onces 59 Café Java, la livre\t.85 Olives farcies, 20 onces .99 Eau Javel Mix-O, gallon .65 Sucre poudre, 2 livres .37 Cidres de pomme» Québec \u2014 Chocolat Moirs, 5 livres 3.69 Chocolat lait ass.5 livres 3.75 Biscuits petit beurre, 2 Ib .69 Pèches, poires Aus., 28 ox 2 .95 Bonbons assortis fêtes \u2014 Bonbons brûlés, 2 livres .75 Purée tomates, 13 onces 35 Pom de terre N -B.50 Ib 2.49 Oronges Wo 2 domaines .79 Oignons jaunes, 10 livres .55 Bananes, la livre\t.12 Tomates Floride, la hvr* .29 Navets Québec.5 livres .35 Citrons Floride, 6 pour .39 Jambon cottago, 2 6 3 Ib 1.05 Lard toc désossé frais, Ib .99 Cuissos poulet fraîches, Ib .59 Veau fesse gelée, N.-Z.morceau 4 livres, la livre 1 39 Lard frais haché, la livre .85 Boeuf haché, frais 3 livres 2 09 Steak spencer gelé \u2018morceau 4 à 5 livres, lb 1 69 Steak ronde délicatisé, Ib 1 29 Patates frites Froxo, 2 Ib .49 Coeurs, gésiers poulet, Ib .29 Département de gros McIntosh, 20 Ib 1.25 \u2022 2 00 Oronge», pamplemousse es.\u2014 Sirop Barbode Cro» , gall.1.99 Relish, olives, morinodes, g \u2014 Tomates choix, 28 once» 2 .75 Rii long, 10 livre»\t1 99
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