Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Journal de l'instruction publique, 1859-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume III.Montréal, (Bas-Canada) Novembre, 1859.No.11.micmcii WWmPLp SOMMAIRE.—Littérature.—Poésie : Les Etoiles, par Adolphe de Puibusque.—La royauté d’un jour, par Mme Desbordes-Valmore, (suite et fin).—Education : Emploi de l’histoire sainte pour l’instruction des enfants, Fénelon.—Exercices pour les élèves des écoles.—Vers à apprendre par cœur : Le Jour des Morts dans une campagne, Fontanes.—Exercices de grammaire.—A vis Officiels : Avis aux Secrétaires des Bureaux d’Examinateurs.—Nominations.—Ecoles Normales.—Examinateurs.—Commissaires et Syndics d’école.—Erection et séparation de municipalités scolaires.—Diplômes accordés par les Bureaux d’Examinateurs.—Instituteurs disponibles.—Editorial : Ecole d’agriculture de Ste.Aime Lapocatière.—Rapport du Surintendant de l’Instruction Publique du Bas-Canada pour l’année 1858.—Huitième conférence de l’association des instituteurs de la circonscription de l’Ecole Normale Laval.—Revue bibliographique : The teacher and the parent, par Charles Northern!, (suite et fin).—Bulletin des publications et réimpressions les plus récentes: Paris, Montréal.—Petite revue mensuelle.—Nouvelles et Faits Divers: Bulletin de l’instruction publique1—Bulletin des sciences.—Bulletin des lettres.LITTERATURE.POESIE.LES ÉTOILES U).LA SŒUR.— Frère, quitte ce livre, il ne peut rieu t'apprendre.Le mystère est la haut, là haut est le savoir ; Viens contempler le ciel, viens m’aider à surprendre Ces étranges secrets qui font mon désespoir.Quel océan de feu 1 que de phares mobiles ! Tous ces globes, crois-moi, doivent être habités ; Dieu n’aurait pu créer des mondes inutiles ; C’est là qu’apiès la mort nous serons transportés.Oui, comme des oiseaux, nos âmes immortelles Voleront par essaims vers de meilleurs climats ; Nous chercherons la vie aux voûtes éternelles Où son divin flambeau ne se consume pas.LU FRERE.Laisse moi lire, enfant ; de toute ma science Le dernier mot, vois tu, c’est que je ne sais rien ; Si tu veux le bonheur, garde cette ignorance ; Il n’est pas de trésor comparable à ce bien.Vivre, mourir, renaître avec la sœur que j’aime Fut toujours, tu le sais, le plus cher de mes vœux; Les astres sont sans nombre : irions nous dans le même Si nous devions franchir leur seuil mystérieux?U) L’Académie des Jeux Floraux dont l’auteur est un des quarante Membres a voté l’insertion de cette pièce dans son Recueil de l’année, Ce doute me saisit d’un effroi qui me glace ; Je ne yeux qu’un seul ciel, celui qu’ouvre la foi'; Au séjour des élus si j’obtiens une place, Je serai sûr, du moins, d’habiter avec toi.Adolphe de Puibusque.Relaggio (Lac de Como).La Royauté d’un Jour ou la Fête des Innocents.(Suite et Fin.) LA BENEDICTION DES PAUVRES.Madame Catherine, assise au rouet où elle remplaçait ardemment sa mère quand celle-ci veillait au ménage, ne voyant ni son mari ni son frère apparaître, regarda tristement la lampe que l’aïeule apportait, parce qu’elle savait qu’il n’y avait plus au loo-is d’autre lumière ; alors les deux femmes s’entendirent sans parier.Ne voulant pas d’ailleurs le céder en courage à sa vaillante mère, la jeune femme fit un effort sur elle-même pour chanter.Terrible effort ! “ Mon Dieu, dit la mère en se penchant vers elle comme pour redresser la quenouille, pleurez plutôt si vous en avez envie, car vous êtes blanche comme votre linge, et chanter ainsi ne servira qu’à vous serrer l’estomac.Pleurez ; la Providence vous entendra.—Pardonnez-moi donc cette faiblesse, ma mère ! vous savez ce que c’est que de voir pâtir ses enfants ! ” Ses larmes alors coulèrent sans contrainte, et ce fut mieux.Agnès, pensant à son autorité royale, fut tentée d’ordonner à sa mère de n’avoir plus de chagrin ; mais elle commençait à s’avouer que son pouvoir était fort limité.Pourtant, ayant vu que les voisines affligées venaient souvent demander des conseils à ses deux mères ; « Ma mère ! dit-elle en posant ses petites mains sur ses genoux, et du ton de la plus mûre réflexion ; ma mère ! donnez-nous des conseils, cela vous fera du bien ! ” ce qui fit en effet que sa mère l’embrassa, ranimée d’un mouvement de joie inconnue et divine.Tout à coup on entendit frapper discrètement à la cave extérieure ouvrant à deux battants sur la rue.Cette cave, profonde, voûtée claire et tapissée comme une chambre, servait de corridor souterrain à ceux de la famille qui voulaient sortir ou rentrer sans être vus, pour quelque affaire pressante.Elle était habitée par une marchande de verdure et par son mari François Roch, ancien tambour de régiment, pour lors raccommodeur de souliers, mettant des brides et des semelles aux sabots de tout le voisinage.Peu après qu’on eut frappé de nouveau, Marie-Joseph Roch, la verduiière, rôdant partout dans la maison comme un génie familier apparut à travers la demi-teinte due à la lampe et montra sa I 186 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE joyeuse figure à la porte d’un escalier remontant de sa cave dans la chambre où filait madame Catherine.M.AldenhofF était depuis plusieurs années l’administrateur des pauvres de la paroisse.“ Voilà les pauvres, dit-elle, qui viennent saluer Agnès ; ils demandent à la voir en personne, à cause que les innocents portent bonheur duiant toute l’année.Vous sentez bien que c’est pour bénir l’enfant de M.AldenhofF qui les traite si humainement, ces pauvres pauvres ! Ils sont là plus de quarante, en ordre comme au sermon.Le vieux, habillé de rouge, celui-là qu’on appelle le Bon Dieu, les conduit.Il marche à leur tête ; tenez, les voilà rangés en bataillon devant ma cave.” Madame AldenhofF ouvrit les volets donnant sur la rue; une bénédiction bruyante courut parmi cette foule des protégés de M.AldenhofF quand l’innocente apparut en aïeule sur l’appui de la cave, d’où elle leur tendit les bras.Le plus cher de tous ces pauvres, pour Agnès, c’était le vieillard à l’auréole blanche, qui retournait alors vers son village avant que le pont-levis fût baissé.Il s’approcha de l’enfant et lui fit comme un discours avec des paroles murmurées, que l’on entendit pas parce que la voix du vieillard était trop cassée ; mais sa figure semblait étrange et lumineuse sous le reflet d’un petit flambeau de résine qui brûlait au bout de son bâton noueux.On l’avait chargé d’un humble présent que tous avaient eu l’intention d’ofFrir à l’enfant de celui qui les régissait avec une bonté paternelle.On peut juger de ce qu’Agnes ressentit de plaisir.C’était un panier de jonc où dormaient, sous le filet, deux pigeons bleus nichés dans la mousse, au milieu d une bordure de pommes d’api rouges comme des fleurs.Une femme s approcha qui dit: “ 11 faut manger ces pommes avec pere et mere.Elles représentent les bénédictions du Seigneur.Chacun de nous a mis la sienne dans le panier que voilà ; prenez ! car votre pere est notre père.Nous lui rendons ce soir chacun un denier de ses dons.Que Dieu vous protège, enfant^ béni, et mangez .Vive les innocents ! Vive le père des pauvres ! ” Cela fait, les indigents s’éloignèrent criant entre eux : « Oui, c’est notre vrai père.Dans la disette ils nous a nourris de son pain.Oui ! nous ne lui rendons que la millième partie du bien qu’il nous a fait.S’il était riche, nous n’aurions jamais faim ! __Agnès, gardez cela, dit l’aïeule comme ravie ; le present de celui qui mendie est plus précieux qu’une étoile qui tomberait dans votre main.” Et l’on rentra.Peu d’instants après, Cécile et Eugénie, les sœurs d Agnes, revenant de l’école, montèrent à la soupente, pour oter et plier leurs tabliers, ranger leurs paniers, leurs mantelets, leurs cahiers d écriture et ous les objets de travail du lendemain.Causeuses comme eur â-e, elles n’en finissaient pas de se rappeler les moindres incidents du jour.Encore une fois le bruit monotone du rouet contre le poëli éteint, troublait seul le silence qui s était rétabli en bas.La lampe de fer accrochée au foyer eolaiiait faiblement la chambre, et projetait ses lueurs intermittentes sur les murs qu Agnes trouvait tout changés ; elle se promena longuement de chaise eu chaise, puis en choisit une pour y poser sa tete.toute laisse d espe-rer une fête au milieu de tant d’obscunte.Par degres, oubliant ses pommes, son oiseau, les pigeons, les pauvres et tout, die s endormit au bruit égal de la roue grinçante et des oscillations d une horloge qui battait derrière la porte.RENCONTRE DES FRERES DURANT LA NUIT.inutilement la M AldenhofF, à cette heure, parcourait encore M.Aliéna , marquis, comtes ou barons, dont il avait peint ^u d'ré^es équipages%qul ’ne se trouvait en mesure d’acqu, ter son mémofre Le peintre marchait en vain, couvert de sueur et de Svm tandis que loin de lui, sa Femme, comptant avec transe gù ’ “i-orinn de l’horloge, croyait à toute minute entendre frap-"eHe huissiers pour venir saisi/ son mari : c’était une terreur en ffle c'éUit un vertige en lui.Sa raison grondait contre iui-meme, elle, c étau.un s; droit devant ses propres miseres, se f* Shla'it?lo s et cherchait Pappui de Dieu.Il lu, semblait qu’il troublait alo dan mon père, hasarda l’un des fiis, que M.Aldenhqff a toujours bien payé jusqu’ici ; que la disette de l’autre hiver lui a coûte beaucoup pour soutenir les pauvres qui l’appellent leur pere; ils vous auraient visité rudement, peut-être, sans les secours et les bons conseils du voisin qui les administre fort sa°-e-ment.° —Qu’il s’administre lui-même, puisqu’il se met au rang des pauvres ; belle profession, ma foi ! N’est-ce pas abominable ?& —Considérez, cher père, que le maître peintre augmente la valeur de cette étroite maison en la lustrant chaque année d’une couleur verte tout a fait agréable ; préservée ainsi du dommage de la pluie, les reparations en sont moins fréquentes.De plus,Tl ne se passe pas une fête que la madone ne soit éclairée de nuit comme de jour, et ornee de fleurs ou de feuillages, même en hiver ; vous n avez qu a voir par la lenetre.Les paysans et les citadins mêlent votre nom a tous ces soins honnêtes, ils rejaillissent sur le propriétaire, et vous ne les payez pas ! * * —Il ne manquerait plus que de payer ses hommages à la Vierge ' Est-ce que je suis chargé de sauver l’âme de personne ?—Il s en charge lui-même, il faut en convenir.Enfin, père, il soutient sa mere, qu il honore comme une sainte femme qu’elle est • 5 tësæjssg.“ “ ,“len,’ " "a
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.