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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Journal de l'instruction publique, 1865-12, Collections de BAnQ.

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Volume IX.Montréal (Bas-Canada), Décembre, 1865 No.12.SOMMAIRE.—Littérature—Poésie : Le Bon Pasteur, par M- Benjamin Suite.—Agriculture: Colonisation de la Vallée de Mantawa, par M.A.N.Mont-petit, (suite et fin).—Education : Du développement de la force physique chez l’homme, par Sir E- P.Taché, (suite et fin).—Des locutions communes aux langues anglaise et française, par M.E.Blain.—Avis Officiels : Livres approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique.—Nomination d’Exa-ininateurs.—Erection de Municipalité.—Diplômes octroyés parles Bureaux d’Examinateurs.—Dons offerts à la Bibliothèque du Département de l’instruction publique.—Partie Editoriale: A nos abonnés.—Les écoles de grammaire du Haut-Canada.—Décision judiciaire —Les nouveaux Inspecteurs d’école.—Extraits des Rapports des Inspecteurs d’école, (suite).— Bulletin des publications et des réimpressions les plus récentes : Paris, Sâlins, Londres.Québec, Montréal.—Petite Revue Mensuelle.—Nouvelles et Faits Divers : Bulletin des Lettres.—Bulletin des connaissances utiles.LITTER ATIJEE FOESIE.LE BON PASTEUR.Le curé de notre village, Hélas ! est remonté vers Dieu 1 Ses nobles travaux, son grand age, Reçoivent leur prix au saint lieu.Le cher souvenir qu’il nous laisse Par des mots ne peut s’exprimer : Nous aimons qui sût nous aimer, Le bon pasteur prodigua sa tendresse : Nous aimons qui sût nous aimer 1 C’était l’appui de l’infortune, L’âme du pauvre cœur souffrant ; Car jamais la plainte importune Ne le trouvait indifférent.— Aussi, de l’enfance à la tombe, Toujours joyeux, tendre et zélé, Que de mâux il a consolé ! Il est passé, comme un fruit mûr qui tombe.— Que de maux il a consolé ! Rendre justice à sa mémoire, C’est raconter mille bienfaits ; Sa vie entière est une histoire Féconde en exemples parfaits.Modeste et rempli d’indulgence, Mais ferme, ardent et courageux, Quel dévouement aux malheureux! Sa charité semblait la Providence.Quel dévouement aux malheureux ! Aux devoirs de son ministère Il joignait ceux du citoyen : Par sa liberté salutaire Le prêtre est notre ange-gardien Comme il embrassait notre cause !— Contre des gens par trop adroits Il savait défendre nos droits.Ah 1 de nos jours le talent se repose !— Il savait défendre nos droits.Il était savant,—sa science Etait un livre ouvert à tous.Sa voix réglait la conscience, Son bras travaillait avec nous.C’est lui que la forêt profonde Vit le premier guider nos pas ! Pour être utile, obligeant tout le monde, Quel labeur ne bravait-il pas ?Il enseignait à la jeunesse Le mot sacré de l’avenir : u Ouvrez le sol!—et la richesse Au défricheur viendra s’offrir !” Digne émule de nos apôtres, Il nous disait, comme à des fils : 11 Après Dieu, tout pour son pays ! ” Que ses vertus, enfants, restent les nôtres : Après Dieu, tout pour son pays ! Conservons, sous nos toits champêtres, Le respect de ce nom béni.A ceux des illustres ancêtres Puissions-nous le voir réuni ! Fiers de sa belle intelligence, Nous héritons de ses travaux Riches en bienfaits nouveaux.Quel monument vaut la reconnaissance ?Nous héritons de ses travaux.Benjamin Sultb.AGRICULTURE.Colonisation de ïa Vallée de Mantawa.(Extrait d’une lecture faite par M.A.Napoléon Montpetit, devant l’Institut Canadien-Français de Montréal, le 12 octobre 1865.) (Suite et fin.') BOIS.Les bois de construction y sont très communs et très beaux.Un homme s’y bâtit un chantier en deux ou trois jours; mais s’il veut élever une maison convenable, il a à sa disposition le moulin et des 58235333 158 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.ouvriers habiles.Outre cette première ressource naturelle, il y a la le mont Roberval, et ses jeunes neveux, établis au pied de la monde blé de la semence de 4 5 récolte, ce calcul n'était pas est du Kaïakamak sur une étendue presqu’aussi considérable que cello I exagéré.125 arpents de terre ont été ensemencés cette année.On du lac lui-même et où l’on a récolté jusqu’à 15,000 bottes d’un foin a semé 103 minots de patates, 993 d’avoine, 22 de blé, 3 de pois, 25 chasse et la pêche sauvages et notamment en abondance, et de plus la récolte des prairies j tagne, espéraient récolter 100 minots nent de cette immense prairie qui s’étend au sud- minots ; et de fait, à voir l’aspect de la ijusqu bleu, très propre à la nourriture des bestiaux et même des chevaux Ces prairies sont très répandues sur les bords des petites rivières que nous avons parcourues.On les appelle généralement “Prairies de Castor,” de ce qu’elles sont formées pour la plupart du refoulement des eaux opéré par les chaussées que construisent ces intelligents animaux de bord en bord des rivières.Ces chaussées ont quelquefois jusqu’à 7 et 8 pieds de hauteur ; j’en ai vu moi-même de ces dimensions, sur un arpent, parfois I3 arpent de longueur.Le cours de la rivière se trouvant soudainement obstrué, les eaux débordent leurs rives, s’étendent au loin et forment des lacs remplis d’arbres et de l'aspect le plus étrange.Une année ou deux s’écoulent, puis ces arbres se dessèchent, les uns tombent sous l’action des eaux, les autres rongés par les castors, et alors le lac étend sa surface plane et unie comme un linceul sur les cadavres des géants de la forêt.Voilà l’œuvre des premiers conquérants; mais bientôt le chasseur arrive qui rompt les digues et renverse les chaussées : l’eau s’écoule, je lac s’évanouit.La rivière retourne dans sou lit primitif: elle y retrouve sa voix gémissante étouftèe dans les profondeurs du lac, et le foin poussant à plein sol sur les rives abandonnées par les eaux, forme ce qu’on appelle des prairies de castor, ressource inappréciable pour le défricheur dans ces endroits où le transport du fourrage est pres-qu’impossible.Il y a sur les bords de la rivière Mantawa, de la rivière du Milieu et de la rivière Sauvage, de belles et bonnes terres en immense quantité.Je m’en fie à l’opinion de connaisseurs comme MM.Lambert et Provost, je m’en fie encore mieux aux résultats obtenus, à 1 abondante récolte de l’année.Le sol se compose généralement de terre grise et de terre jaune de cette qualité que les Anglais appellent loam.Cette terre peut être employée avec succès en guise de ciment ; on en a même fait des enduits à glace.Elle est tout à fait propre à la culture.On considère le bois à sa première pousse comme un excellent indice de la qualité du terrain.L’érable, le bouleau, le cèdre, le frêne, l’épinette et le pin mêlés ensemble, annoncent la fécondité du sol.Or, ce sont là précisément les arbres les plus répandus sur les bords de la rivière Mantawa et de ses tributaires.En tous les endroits où le feu n’a pas encore passé, se trouve le bouleau, 1 orme, le frêne, l’érable en petite quantité, le merisier et l’épinette.Sur le flanc d’une montagne, sur un monticule rocailleux, on verra parfois un groupe de pins rouges, indices de stérilité, mais bien rares et bien peu étendus sont ces terrains.Si le feu balaye cette première génération, on verra croître, sur ses débris, des sapins et quelques bouleaux rabougris.Que cette nouvelle génération disparaisse à son tour, et ses successeurs dégénéreront encore.Là ne pousseront plus que le bouleau, le tremble et les aulnes., Défrichez ces terres, puis abandonnez-les ensuite sans culture pendant quelques années, et elles ne produiront plus que de maigres framboisiers., D’où il faut conclure qu’on ne doit juger un terrain par la pousse du bois qu’après l’avoir bien examiné et constaté la génération a laquelle il appartient.CLIMAT.Mantawa est un pays de montagnes, me direz-vous, couvert d un ciel nuageux.On y vit et on y vivra toujours dans 1 isolement et dans la privation des plus douces jouissances de la société.Et puis, a cette hauteur, les grains ne mûrissent que lentement et souvent les récoltés 36 AncedsetobÏ!Stions,lajeS1épondrai d’abord qu’il n’y a pas même à Mantawa des montagnes de quatrième ordre.La difference de hauteur entre cette locafité et St.Henri de Mascouche, qui est a peu près lu même niveau que Montréal, n’est que de 800 pieds.A St.Henri de Mascouche, nous trouvons une elevation de 1,028 pieds au dessus du niveau de la mer, et au lac des Pins, sur le territoire de la Mantawa.on a trouvé 1,828 pieds.Or, on sait que cette hauteur est insuffisante pour opérer une variation dans l’atmosphère qui puisse etre nuisitde aux plantes et aux grains.Du reste il existe une démonstration pratique plus éloquente que cclle-la dans le recensement que i’ai fait et dans les produits de la récolte cette année.J D’une semence de 17J minots de grains, M.Brassard comptait retirer 250 minots, sur le point le plus élevé de 1 etablissement, sur d’orge, 14 de sarrazin et ^ de seigle, ce qui, calculé à un revenu moyen de 15 minots pour un, donnera 4,015 minots de récolte.il y a dans l’établissement 12 chevaux, 39 bêtes à cornes, 7 moutons, 212 poules et 30 cochons.En général, les produits des jardins, par défaut de fumure suffisante, sont dans un piteux état.Les fleurs sont malingres et souflreteuses ; j’en ai cependant rapporté un œillet cramoisi qui en donnerait à envier aux plus beaux de nos serres.Or, il y a dans l’établissement, comme consommateurs de ces produits, 13 familles formant 65 âmes.On voit donc de suite que les ressources productives sont au moins au niveau des besoins de la population.Quelques enfants ont été baptisés dans la colonie, mais plusieurs aussi sont morts.6 personnes sont enterrées dans un petit cimetière situé sur la grève au sud de la Grande-Chûte.Chose singulière, cette vue du champ de la mort, qui nous attriste partout, donne ici des espérances.Les tombeaux sont en effet un sujet d’attachement de plus au sol.Nos affections y prennent racine, et c’est toujours avec un profond sentiment de regret qu’on s éloigne de ceux qui nous ont été chers.Ce sentiment est naturel à tous les hommes, même aux peuples nomades.“Dirons-nous aux os de nos pères: levez-vous et suivez-nous ?” répondaient les premiers maîtres du sol américain à ceux qui leur conseillaient de s’expatrier.Les morts à Mantawa y retiendront les vivants 'éant sur"ce continent, même dans notre Canada, n’y aurait-il donc que la nature humaine qui serait condamnée à demeurer stationnaire?Non.je ne le pense pas; non, vous ne le voulez pas; car s’il est nécessaire, comme nous croyons l'avoir prouvé, de développer les facultés physiques de la jeunesse du pays dans les temps ordinaires et pour les besoins journaliers de la vie, il peut survenir des moments de trouble et d'orage, une guerre où l’élite de la population devra être appelée sous le drapeau pour la défense de ses foyers et de tout ce qui lui fut cher.Que ces événements, et ils arriveront tôt ou tard, ne vous surprennent jamais : soy -z préparés pour toutes les éventualités, car sur vous pèsera la responsabilité des résultats.C’est le génie qui, à la tête des armées, combine, calcule ses ressources, supporte ses chances de succès, forme ses plans d’attaque ou de défense; et l’intelligence cultivée doit se trouver partout en tête, soutenue de la force qui ne sait qu’obéir, pour exécuter les conceptions de celui qui ordonne et qui commande.Mais pour exécuter avec quelque chance de succès, à la tête de cette force qui ne doit savoir qu’obéir, composée de cultivateurs et d’artisans, il vous faut apprendre encore quelque chose, indépendamment de ce que l’on vous aura enseigné au collège : il vous faut de la gymnastique.Supposons un instant que quelques brigades canadiennes soient employées pour l’investissement d’une place forte, que la tranchée ouverte ait produit l’effet attendu par les ingénieurs sur le rempart ennemi, et que l’assaut soit ordonné.Les colonnes d’attaque s’avanceront alors avec leurs armes, chargées de fascines pour combler le fossé, s’il ne l’est pas déjà par les décombres du rempart, et munies d’échelles pour escalader celui-ci.Arrivées au pied de la brèche, on pose les échelles suivant les accidents du terrain, et le sang-froid plus ou moins grand des soldats suivant la résistance plus ou moins vive des assiégés : on les pose perpendiculairement, à droite, à gauche, comme on le peut, fermes ou vacillantes, sous une pluie de coups-Je-feu, de mitraille et de projectiles de toute espèce ; et il faut monter! Les bataillons une fois arrivés à ce point, pensez-vous, messieurs, qu’il serait prudent pour le succès de l’entreprise, que les chefs de bataillons, les capitaines et leurs subalternes, s’adressassent aux maçons et aux charpentiers qui pourraient se rencontrer dans leurs rangs (vu qu’ils ont l’habitude de grimper sur les échafauds) et leur ordonnassent de monter les premiers à la brèche ?Serait-il bien glorieux pour des officiers, en supposant que leurs soldats plus intrépides qu’eux s’emparassent du rampart, d’attendre patiemment dans le fossé que ces soldats eussent renversé l’ennemi pour venir ensuite assujétir les échelles, leur tendre la main, les faire monter sans accidents et assez promptement pour réclamer tout le mérite et la gloire de la victoire ?A l’idée d’une pareille ignominie, quel est 1 homme de cœur qui ne sentirait pas la rougeur lui monter au front ; et quel est celui qui ne serait nas prêt, dans un mouvement de juste indignation, à jurer que si jamais le sort l'appelle à prendre les armes, il saura assez de gymnastique pour le mettre en état de se précipiter le premier à l’assaut, d’y monter à l’aide de ses jambes seulement, réservant ses bras pour parer les coups, saisir l’ennemi, lutter corps à corps avec lui et le terrasser?Blais, messieurs, pour ceux qu’un goût particulier, une irrésistible inclination porteraient à embrasser la carrière des armes (carrière daus laquelle il n’est guère possible d’exceller à moins que l’on n’y soit appelé par une vocation toute particulière), il est bien d’autres difficultés à vaincre, indépendamment de celles qui se rencontrent dans un assaut, avant de pouvoir aspirer au titre d’offieier distingué.Ce serait se mépiendre étrangement que de penser que la vie militaire ne consiste que dans la garde montante, les parades et les revues d’un service de garnison ; dans les amusements, les bons dîners et les brillants uniformes de l’armée en temps de paix.Ce ne sont pas ces fascinantes apparences seulement qu’il faut consulter en sondant ses inclinations pour la vie des camps, il faut aussi examiner les revers de la médaille.Il faut se figurer l’armée en campagne luttant non-seulement contre un ennemi égal et souvent supérieur en force, mais encore contre les fatigues, la faim, la soif, la nudité, et les événements quelquefois se donnant la main pour accabler le soldat et lui faire subir les plus dures épreuves.Tantôt, ce sont des marches rapides et forcées qu il faut faire à travers des chemins bas, fangeux et impraticables; tantôt, des défilés entrecoupés de précipices qu’il faut franchir; ici, c’est un rocher, une montagne escarpée que 1 on a à gravir ; là, un bras de riviere qui ne vous offre d’autres ressources que de le passer à la nage.Et si vous ajoutez aux fatigues de ces journées, comme il s en rencontre si fréquemment durant le cours d’une campagne, le soleil brûlant de l’été, ou, ce qui n’est guère plus agréable, la pluie, la "rèle ou la neige de l’automne et le comfort du bivouac qui attend le soldat" las et épuisé, vers la fin du jour, vous pouvez peut-être vous former une faible idée des qualités morales et JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.161 physiques indispensables à l’homme de guerre.Cependant, au milieu des privations, des fatigues, des hasards et des dangers saus nombre auxquels sont exposées les troupes, l’officier digne de ce nom doit constamment donner l’exemple de l’obéissance, de la patience et du dévouement.Dans la marche en avant, son poste est en tête, servant de guide et frayant le chemin à ses compagnons ; dans la retraite, il est en queue, les encourageant de la voix, les couvrant et les protégeant de sa personne.La colonne arrête-t-elle un instant pour prendre haleine, il doit se multiplier, si je puis m’exprimer ainsi, autant qu’il est nécessaire, pour procurer à chacun les secours et les rafraîchissements dont il a besoin.S’agit-il du bivouac, il ne devra prendre lui-même de repos que lorsqu’il se sera convaincu par ses propres yeux que chaque homme a reçu sa ration ; que l’on a pourvu à une suffisante quantité de combustible pour la nuit; que l’on s’est procuré tous les moyens d’abris qu’offrent les ressources des localités environnantes, et qu’enfin, toutes les précautions que peuvent suggéier l’art et la prudence ont été prises pour prévenir une surprise de la part de l’ennemi.En un mot, l’officier ne doit penser à soi que lorsqu’il a pourvu à la sûreté et aux besoins de tous les autres.Et comment la patrie pourrait-elle attendre des succès et des victoires d’une armée, s’il en était autrement?Est-il juste et raisonnable que celui qui a le moins à gagner soit le premier à s’exposer et à souffrir ?Le simple soldat endurant toutes les fatigues et exposé à tous les dangers ne cueillera-t-il des lauriers que pour en ceindre la tête de jeunes muscadins sans force, sans courage et sans énergie, s’estimant pétris d’une pâte trop précieuse pour s’exposer aux peines et aux périls de l’humble fantassin ?Non, messieurs, la gloire, ainsi que les honneurs et les avantages qui s’y rattachent, ne s’achète qu’au prix des plus grands dangers, des plus pénibles sacrifices; et n’oubliez jamais que ses reflets sont d’autant plus brillants qu’elle a coûté davantage.En concluant, je crois donc devoir déclarer à mes jeunes compatriotes que, quel que soit l’état pour lequel ils se sentent appelés, ils doivent se convaincre qu’ils ne peuvent jamais obtenir de succès bien marqués, ni s’élever à une haute célébrité, à moins qu’ils ne soient préparés et disposés, dans les grandes occasions, à payer de leurs propres personnes.Que leurs prédilections soient en faveur de professions savantes ou des beaux-arts, de la littérature, du commerce ou de la politique, de la marine ou de l’armée, il se présentera toujours, dans le cours de la vie, des circonstances où ils seront forcés d’agir : et de la manière dont ils sortiront de la première épreuve, dans une occasion solennelle, dépendra indubitablement leur réputation et leur avenir.Qu’ils y réfléchissent donc sérieusement, car il faudra que leur ambition soit bien limitée, et le rôle qu'ils se proposent de jouer bien secondaire, s ils croient pouvoir se dispenser de mes recommandations.Qu’ils ne comptent pas sur les rares exceptions d’un hasard capricieux et aveugle; mais au contraire, qu’ils fondent leur espérance et qu ils calculent leurs chances de succès sur eux-mêmes, sur leurs propres ressources, se rappelant sans cesse cette sentence d’un grand poète, même à l’égard des enfants gâtés de la fortune : “ Qu’à vaincre sans périls, on triomphe sans gloire.” E.P.Taché.lies locutions communes aux langues Française et Anglaise.C’est avec raison que les professeurs mettent leurs élèves en garde contre les anglicismes qui se faufilent trop souvent dans la langue canadienne-française.Sous ce rapport, nos journaux français ne sont point irréprochables, et nos orateurs, aux élections comme dans les instituts, au barreau comme au parlement, pourraient avec raison faire leur examen de conscience en vue de se réformer.(Ce défaut est plus rare dans la chaire sacrée que partout ailleurs ; et, en avançant cette assertion, il est bon d’ajouter que : 1° Ce n’est point un fade compliment à l’adresse du clergé, qui, du reste, n’en aurait que faire ; 2° Chacun peut en vérifier l’exactitude quand il lui plaira).Les progrès de jour en jour plus grands de la littérature française au Canada feront disparaître entièrement ce chaialia.Il faudra parler ou français ou anglais, et le mélange hétérogène des deux langues deviendra tout-à-fait hors de mode.Espérons-le ; mais, dans cette œuvre de perfectionnement, certains excès sont à éviter.Des personnes, même fort instruites, ont un défaut qu’on pourrait appeler “ l’anglophobie dans le langage,” et qui les porte à bannir de leurs discours et de leurs écrits une foule d’expressions et de tournures parfaitement françaises, pour la raison que ces tournures ou ces expressions appartiennent en même temps à l’anglais.Elles crieront : à l’anglicisme ! à l’anglomanie ! en entendant prononcer une phrase comme celle-ci: “ Il n’y a aucune connexion entre ces deux idées.” Ou encore la suivante : “ Ces propositions connectent les unes avec les autres comme les anneaux d’une chaîne.” Or ces deux phrases sont de Voltaire, qui savait un peu le français.Du reste, cette communauté d’expressions entre les langues modernes a sa raison d’être dans les nombreux emprunts qu’elles ont toutes faits au grec et au latin.Ces analogies deviendront plus nombreuses à mesure que les langues vivantes se perfectionneront.Horace recommandait à ses contemporains les richesses qu’offre la langue grecque.Mais au Canada, s’il n’est pas à désirer que tout le monde apprenne le grec et le latin, il est presque nécessaire qu’un jeune h imme sache l’anglais et le français.Or, pour bien connaître ces deux langues, il ne suffit pas de les étudier séparément, il ' faut les comparer et, par cette comparaison, apprendre non-seulement les différences qui les caractérisent, mais aussi les analogies qu’elles présentent.Toutes les personnes qui, par profession, traduisent de l’anglais en français, ou vice-versâ, savent qu’on va souvent chercher bien loin une tournure qu’on croit plus élégante pour rendre une phrase dont la véritable traduction doit être littérale.Le cas est si fréquent qu’on en est amené à se demander ceci : “ Ne serait-ce pas une bonne méthode, dans l’étude comparative des langues française et anglaise, de dresser un catalogue aussi détaillé que possible dos phrases qui sont analogues dans ces deux langues, c’est-à-dire dont l’une est la traduction littérale de l’autre ?” Les élèves pourraient apprendre par coeur ce catalogue, ou ces phrases leur seraient présentées sans forme d’exercices.Acquérant ainsi la connaissance des analogies vraies entre les deux langues, les élèves ne prendraient pas la funeste habitude des analogies fausses, qui n’est autre chose que la manie d’angliciser.Celui qui écrit ces lignes soumet humblement l’opinion ci-dessus à l’expérience de messieurs les instituteurs, et, pour faire voir sur le champ que l’analogie fréquente entre l’anglais et le français est une réalité, il récitera une quinzaine de phrases prises au hasard dans ses lectures journalières.Ces phrases sont toutes parfaitement françaises, bien qu’elles soient des traductions littérales de phrases anglaises : A.Avoir à sortir ; — J’ai à sortir;—Anglais: I have to go out.Avoir à cœur ; — To have al heart.B.Bénéfice de la loi (avoir droit au) ; — To be entitled to the benefit of the law.C.Convenance ; — Vous pouvez entrer et sortir à votre con-venance ; — You may go in and out at your convenience.D.Dispute ; — Une dispute religieuse ; A religious dispute.E.Engager ; — Etre engagé dans de profondes recherches; — To be engaged in profound researches.(Signaler ici à l’élève le sens de engaged voulant dire : occupé.) E.Eorfaire ; — Il a forfait à son honneur ; — He has forfeited his honour. 162 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.G.Gratitude ; — Soyez assuré de ma gratitude ; — Be assured of my gratitude.H.Honour ;—J’ai \'honneur d'etre.; — I have the honour to be.I.Intense ; — Un son intense ; — An intense sound.K.To know ; — Connaître quelqu’un : — To know somebody.(Faire remarquer à l’élève que, lorsqu’il s’agit d’un fait, on substitue, en français, savoir à connaître : «Savez-vous quelle heure il est ?— Do you know what time it is ?) L.Low, — bas ; — Parler bas ; — To speak low.M.Meet,—rencontrer; — J’ai rencontré de sérieuses difficultés ; — I bave met with serious difficulties.(Faire remarquer à l’élève que rencontrer implique “ hasard ; ” que le mot anglais meet s’emploie lorsqu’il y a “ certitude, volonté,” et que, par suite, la phrase suivante: “ I shall meet you at one o’clock,” doit se traduire ainsi : J’irai vous trouver (non pas rencontrer) à une heure).Marry ; — They were married on a Wednesday ; — Us furent mariés un mercredi.(A ce propos faire remarquer à l’élève qu’on ne doit pas dire : M.K.a marié Mlle X., mais: a épousé.) N.Noble ; — Il est de noble extraction ; — He is of noble extraction.O.Objet ; — S’emploie presque toujours dans le même sens que le mot anglais object ; — h'objet de son ambition ; — The object of his ambition.R.Remarque ; — S’emploie fréquemment pour traduire le mot anglais remark, mais souvent ce dernier doit se traduire par observation : — I want no remaries ; — Je ne veux pas d'observations.Nul doute que messieurs les instituteurs ont signalé à leurs élèves le plus grand nombre des analogies ci-dessus et bien d’autres encore ; il y a loin de là à l’emploie journalier d’un catalogue systématique des analogies entre les langues française et anglaise.La rédaction de ce catalogue demanderait un travail considérable ; mais, jusqu’à preuve du contraire, il est permis de croire que ce serait un grand progrès dans l’étude simultanée des deux langues en usage au Canada.Ejim.Blain de St.Aubin, Asst.trad, français, A.L.3 octobre 1865.AVIS OFFIOIEIiS.LIVRES APPROUVÉS PAR LE CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE.Il a plu à Son Excellence l’Administrateur du Gouvernement, par minute en Conseil, en date du 28 novembre dernier, d’approuver la résolution du Conseil de l’Instruction Publique sur le rapport des membres catholiques du comité des livres approuvant l’usage des livres d’école suivants : Nouvelle méthode pour apprendre à bien lire, par J.E.Juneau.The Catholic School Book, containing easy and familiar lessons for the instruction of youth.Nouvelle méthode d’écriture publiée par Eusèbe Senécal, en 7 cahiers, Montréal, 1865.Psautier de David suivi des hymnes qui se chantent dans les différents temps de l’année, Marne, Tours, 18o8.Cette résolution a été passée à une réunion du Conseil de l’Instruction Publique, tenue le 12 octobre dernier.4 ’ Lome Giard, Secrétaire-Archiviste.NOMINATIONS.EXAMINATEURS.fi 1 x preellence l'Administrateur du Gouvernement, par minute i loÆf en dïfe du 28 novembre dernier, de nommer le Rév.M.F.X.Morin, curé de St.Alphonse, et F.H.O'Brien, écuyer, avocat, membres du Bureau d’Examinateurs de Chicoutimi eu remplacement du Rév.M.Martel et de J.B.Plamondon, écuyer, avocat, qui ont quitté le district.ÉRECTION DE MUNICIPALITÉ.Il a plu à Son Excellence l'Administrateur du Gouvernement, par minute en conseil, en date du 28 novembre dernier, d’ériger en municipalité scolaire séparée, sous le nom de municipalité de Miguasha, la partie du territoire de Nouvelle, bornée à l’Est et au Sud par la Baie des Chaleurs, au Sud-Ouest par la municipalité scolaire de Shoolbred jusqu’à la terre d’Isaac Pentland exclusivement, au Nord-Ouest par la terre appartenant à John Vibert exclusivement, et au Nord par le Barachois.DIPLOMES OCTROYES PAR LES BUREAUX D’EXAMINATEURS.BUREAU DES EXAMINATEURS PROTESTANT DE QUÉBEC.Ecole élémentaire, 2ème classe A.—M.Louis Alexander Ritter ; Mlles Marguerite Bailey, Janet McKillop, Marguerite Oliver, Elizabeth Oliver et Emma Wilkin.1er août 1865.Ecole élémentaire, 1ère classe A.et F.—Mlle Mary Mathilda Hurrock.2è.me classe A.—Mlles Bertha Baxter, Caroline Hall, Christina McKinnon et Helen Wilson.7 nov.1865.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—Mlle Helen Jane Williamson.18 nov.1865.D.WlLKIE, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS CATHOLIQUE DE QUÉBEC.Ecole élémentaire, 2ème classe F.—Mlles Horméline Baudoin, Françoise-Eugénie Bernier, Sophronie Boutin, Marie Boutin, Sara Côté, Julie Duval, Eloise Fournier, Caroline Leclerc et Marie-Obéline Prémont.2ème classe A.—Mlle Catherine Horan.7 nov.1865.N.Laçasse, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS PROTESTANT DE MONTRÉAL.Ecole modèle, 1ère classe A.—Mlle Emma A.Hunt.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—MM.James A.Lawrence, Zephaniah S.Lawrence ; Mlles Almira Cass, Sarah Ann Kelly et Esther Little.2ème classe A.—Mlles Elizabeth Latham, Harriet McLennan et Isabella Mott.9 nov.1865.T.A.Gibson, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS CATHOLIQUE DB MONTRÉAL.Ecole élémentaire, 1ère classe F.—Mlles Marie-Louise-Julie Limoges, Marguerite-Hélène Tétreault, Marie-Virginie Bourdon, Agnès Champagne Beaugrand et Angélique-Caroline Chévrier.Août 1865.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—Mlles Exérie Bélanger, Rose de Lima Bourdon, Lucie Guertin, Cécile Foucrault, Marguerite Galarneau et Clo-tilde Lantague.7 nov.1865.F.X.Valade, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS PROTESTANT DE WATERLOO ET SWEETSBURO.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—Mlles Jenny Burns, Alice Douglas, Roxanna E.Sheppard, Julia Scovill, Mary A.Todd et Nancy Todd.2ème classe A.—MM Samuel J.Donaldson, Ernest M.Taylor ; Mlles Polly Blake, Charlotte Coburn et Arretta F.Hoyt.Sweetsburg, 7 nov.1865.Wm.Gibson, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS DE CHICOUTIMI, CHARLEVOIX ET BAGUENAY.Ecole élémentaire, 1ère classe F.—Mlles Suzanne Laforest et Mario Tremblay.7 nov.1865.Ths.H.CLOUTiEn, Secrétaire. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.163 BUREAU DES EXAMINATEURS DE SHERBROOKE.Académie, 1ère classe A.—M.Edward Johnson ; A.et F.Mlle Helen C.Hurd.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—MM.Sylvestre Letourneau, Abraham Curtis ; F.Mlle Elmire Béliveau.2ème classe A.—M.David Rennie; Mlles Maria Osgood, Mary Jane Cowan ; F.Mlles Aurélie Ducharme et Emélie Biron.7 nov.1865.S.A.Hurd, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS DE RICHMOND.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—Mlles Emily Burbank, Julia Wilson, Sarah Jane Davis, Joséphine Smith et Fanny Chappuis.2ème classe A.—M.John Cook; Miles Eveline Charlotte Smith, Mar-gianna Elizabeth Cassidy, Louisa Electa Derby, Janet Skinner, Rosanna Neill, Mary Ann Bennett, Emeline Leavitt et Jane Nixon.2ème classe F.—Mlle Clarisse Hébert.7 nov.1865.J.H.Graham, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS DE BEAUCE.Ecole élémentaire, 1ère classe F.—Mlle Philomène Ferland.7 novembre 1865.J.J.P.Proulx, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS d'oUTAOUAIS.Ecole élémentaire, 1ère classe A.—Mlles Elizabeth Symmes, Priscilla Singleton.2ème classe A.—Mlles Ann Esther Baker, Mary Daley, Jane McEwen.7 nov.1865.John R.Woods, Secrétaire.dons oeferts a la bibliothèque du département.Le Surintendant accuse, avec reconnaissance, réception des ouvrages suivants : De M.le Supérieur du Séminaire de Montréal : Histoire de la Colonie Française en Canada, 2 vols.De M.le secrétaire de l'archidiocèse de Québec : Le Nouveau Testament, par Mgr.Baillargeon.Du Maire et de la Corporation de Montréal : Lois et Réglements de la Cité de Montréal, anglais et français, 2 volumes.JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE MONTRÉAL (BAS-CANADA), DÉCEMBRE, 1865.A nos Abonnés.Nous distribuons avec cette livraison la Table des Matières de notre neuvième volume qui se termine aujourd’hui, ainsi que le Calendrier de VInstruction Publique, pour l’année 1866.Nous devons appeler l’attention des instituteurs ainsi que de ceux qui ont quelque charge à remplir sous la loi des écoles, sur le Calendrier.Ils y trouveront une foule de renseignements utiles et même indispensables.Il serait à désirer que MM.les secrétaires-trésoriers eussent le soin de tenir cette feuille à leur portée, afin de pouvoir y jeter les yeux de temps à autre, et ne point oublier de se conformer aux diverses prescriptions de la loi.Nous devons en même temps informer ceux de nos abonnés qui ne nous ont point transmis le montant de leur abonnement pour l’année 1865, que leur nom sera rayé de la liste, et que la prochaine livraison ne leur sera point expédiée à moins qu’ils ne s’acquittent avant sa publication.Quelque regrettable que soit cette mesure, nous nous verrons aussi forcés de recourir à la loi pour obtenir le paiement des comptes que nous avons transmis aux personnes qui nous doivent des arrérages.L,es Ecoles de Grammaire du Haut-Canada.Le Journal of Education du Haut-Canada a publié tout récemment deux articles des plus élogieux sur le régime des écoles de grammaire dans cette partie de la province, tel que modifié par l’acte de l’honorable secrétaire-provincial, M.McDougall, passé cette année dans notre parlement.Nos lecteurs ne liront point sans intérêt les détails qui suivent sur ces institutions dont on a souvent parlé à propos de la distribution de la subvention de l’éducation supérieure dans le Bas-Canada.LE NOUVEL ACTE DES ÉCOLES DE GRAMMAIRE DE 1865.La passation de cet acte marque incontestablement une ère de progrès pour l’éducation dans le Haut-Canada, et cette partie du pays en doit être particulièrement reconnaissante à l’honorable secrétaire-provincial, qui y a consacré beaucoup de soins, de temps et de travail., , ,,, Une des clauses de cet acte, concernant 1 enseignement des éléments de l’art militaire dans ces écoles, a mérité la, haute approbation de l’adjudant-général de milice.C est, de lait, un moyen simple et peu dispendieux de faire disparaître et de remplacer, avec une efficacité égale, nos écoles militaires actuelles, dont 1 en-tretien coûte un prix exorbitant au pays.Il n’y a guère que les personnes qui avaient suivi de près le fonctionnement des écoles de grammaire qui pourront appiécier ces progrès à leur juste valeur.Jusqu à ces derniers temps, dans plusieurs de ces institutions, l’enseignement était ravalé au niveau des écoles communes, faute d’ordre, faute de système régulier, faute d’uniformité.Maintenant, les directeurs de ces établissements ont une ligne de conduite toute tracée d avance.^ Pour avoir droit à leur part de subvention accordée par la législature, force leur est d’adopter un système d’enseignement uniforme qui leur est prescrit par l’acte lui-même.Cette subvention, désormais proportionnée au nombre d’élèves fréquentant ces écoles, a le salutaire effet de les rendre plus ponctuels, de donner un caractère plus ferme à leur éducation et de les retenir plus longtemps sur les bancs de l’école.Lors de la dernière session parlementaire, l’acte ayant été soumis à l'attention publique la Gazette de Montréal disait a ce propos : “ Les écoles de grammaire ont été soutenuès jusqu’ici par le gouvernement seul.A l’avenir, les comtés devront contribuer a feur entretien jusqu’au montant de la moitié de la somme accordée par le trésor, et nulle école ne sera ouverte à moins qu’elle ne soit assurée d'une subvention de $300, ce qui, joint aux contributions du comté, formera la somme de $450.Sans doute cette somme est insuffisante pour tenir une école de grammaire sur un bon pied, mais c’est déjà un pas de fait.A 1 exception des instituteurs actuellement munis de diplômes et enseignant, tous les directeurs ét professeurs de ces établissements devront, à l’avenir, obtenir leurs degrés dans une université établie dans les possessions britanniques.Le cours des études sera soumis à la direction du Conseil de l’Instruction Publique, afin que ces écoles répondent parfaitement à leur destination et ne soient plus exposées à se rabaisser elles-mêmes.“ Il serait à désirer, ajoute encore la Gazette, que ces mesures fussent étendues aux écoles de grammaire et aux académies du Bas-Canada.Il est grandement temps que l’attention se tourne de ce côté.” PROGRÈS DE L’ÉDUCATION DONNÉE PAR LES ÉCOLES DE GRAMMAIRE DANS LE UAUT-CANADA.Nous ajoutons à ces réflexions quelques notes sur le mouvement de l’éducation dans le Haut-Canada, mouvement qui est arrivé aux heureux résultats que nous apprécions aujourd’hui.Une requête fut présentée, en 1789.au gouverneur-général,Lord Dorchester, demandant l’établissement d’une école près de King-ton ; une eertaine étendue de terre fut mise à part pour l’entretien 164 JOURNAL DE^L’INSTRUCTION PUBLIQUE.de cette institution.Néanmoins, cette école ne fut pas alors fondée.En 1792, une école classique privée fut établie à Newark (Niagara), et en 1796, on en vit s’élever une autre à York (Toronto).En 1797, 500,000 acres de terre furent consacrés à l’établissement et à l’entretien d’une université et de quatre écoles de districts répondant aux besoins des quatre divisions principales du Ilaut-Canada.Cette mesure était adoptée d’après une dépêche du duc de Portland adressée à Lord Simcoe.Un mémoire en fut envoyé à Sa Majesté Britannique, qui lui donna sa sanction.En 1798, le président Russell requit son Conseil exécutif, les juges et les officiers en Ici de la Couronne, de lui soumettre un projet de loi d’éducation pour la province.Ils le firent et recommandèrent l’octroi d'une somme d’argent pour l’érection d’une maison d’école à Kingston et dans le district de New-Castle.Ces deux maisons devaient être propres à recevoir chacune 100 élèves, et contenir en outre le logement de l'instituteur.Ils recommandèrent en même temps l’érection d’une université à York.Les demandes de Cornwall et de Sandwich pour l’établissement d’écoles dans ces deux localités, étaient sous considération.C’est alors qu’on fit venir d’Ecosse le Rév.M.Strachan (aujourd’hui évêque), comme président du collège projeté.Mais avant l’arrivée de ce monsieur le projet fut abandonné, et on lui donna la direction d’une école à Kingston d’abord, et ensuite, à Cornwall.Eu 1806 fut passé un acte temporaire établissant une école dans chacun des huit districts du Haut-Canada.Cet acte accordait £100 par année à chaque instituteur.En 1807-8, cet acte devint permanent.En 1817, des écoles communes furent établies en Haut-Canada.En 1819, une nouvelle école de district fut ouverte et des mesures furent prises pour faire des examens publics, pour faire des rapports au gouvernement sur la condition des écoles et pour former gratuitemeut dix élèves des écoles communes, dans chaque école de district.En 1823, un bureau principal d’éducation fut établi.En 1824, quelques bibliothèques furent fondées, et, jusqu’en 1839, d'autres progrès plus ou moins importants pourraient être signalés.En 1839, les mots “ Ecoles de District ” furent changés en ceux “ d'Ecoles de Grammaire ” et £200 furent accordés à chaque district qui prélèverait une somme égale pour l’érection d une telle école.La somme de £100 fut aussi offerte pour l’érection d’écoles semblables dans quatre villes du Haut-Canada, à la condition, cependant, que ces villes fussent distantes d'au moins six milles du chef-lieu du comté.Ces écoles devaient recevoir chacune 60 élèves.Ce fut en 1853 que le présent acte des écoles de grammaire fut passé.Pour rendre la transition entre l’ancien et le nouveau système plus facile, plusieurs clauses du premier acte des écoles de grammaire furent conservées dans le second.Le tableau suivant fera connaître le nombre de ces établissements, ainsi que le nombre des élèves qui les fréquentent : Nombre En Nombre Nombre d’élèves.l’année d’écoles.d’élèves.1844 .25 .1,000 approx.1864 .95 .5,590 1854 .64 .4,287 1865 .101 .5,700 estim.1863 .95 .5,352 Des 5,590 élèves apprenant les différentes branches d’ensei- gnement eu 1864 il y en avait : Dans les branches Anglaises.5,053 Il U Latines .2,102 Il U Grecques.726 U U Françaises.2,828 tl II Mathématiques 5,387 Il U Géographie 4,963 u U Histoire.3,833 l.(• Sciences physiques.2,911 Décisiou Judiciaire.Un propriétaire non-résidant peut-il se déclarer dissident ?Cette question, qui avait été décidée d’abord dans l’affirmative par M.le jugé Coursol, puis dans la négative par l’honorable juge Short, vient de l’être de nouveau affirmativement par l’honorable juge Sicotte.Si nous nous en souvenons bien, voici les motifs du jugement de l’hon.juge Short : 1° Le mot habitant ne peut vouloir dire autre ^hose que résidant, et la loi, en donnant aux habitants de la minorité religieuse le droit de se séparer de la majorité lorsque l’administration des affaires scolaires par cette majorité ne leur convient point, n’avait en vue que les résidants.2° Si la loi eût voulu comprendre dans la concession de ce privilège les propriétaires non-résidants, ou elle l’aurait dit expressément, ou elle se serait servi du mot contribuables dont elle se sert en plusieurs autres endroits.3° La faculté de devenir dissident est une faculté purement personnelle et exceptionnelle ; elle doit être restreinte aux termes exprès de la loi.Celle-ci a eu pour but de permettre à la minorité religieuse de la municipalité de faire instruire ses enfants dans des écoles de son choix, et cette raison ne peut point s’appliquer aux non-résidants, qui n’ont point d’enfants dans la municipalité.Le jugement de l’hon.M.Sicotte, qui a été rendu à la cour du district d’Iberville sur une poursuite des commissaires d’école de la municipalité de St.Bernard de Lacolle contre J.C.Bowman, est rapporté au long dans le Franco-Canadien et occupe près de huit colonnes de cette feuille.Les motifs peuvent se résumer comme suit : 1° Le mot habitant ne veut point nécessairement dire résidant dans le sens légal et administratif.De nombreuses autorités sont citées pour faire voir que dans la législation en Angleterre et en Canada, les mots habitants et propriétaires ou possesseurs de terres sont considérés comme synonimes.2° Le doute qui a existé dans le pays et les poursuites qui en ont été la conséquence, font voir que le mot habitant n’a pas été universellement compris comme synonime de résidant.L’honorable juge fait aussi allusion, comme confirmant cette manière de voir, au projet de loi qui fut présenté dans l’Assemblée Législative, avec l’assentiment du département de l’Instruction Publique, pour régler cette question.C’est le projet que M.Sicotte lui-même, alors procureur-général, présenta et qui ne put être discuté par suite d’un changement dans l’administration et d’une dissolution immédiate du parlement.Nous y avons déjà fait plusieurs fois allusion dans ce journal, et l’on a dû voir par le dernier rapport du Surintendant, que l’attention du gouvernement avait été de nouveau appelée sur ce sujet.3° La loi ayant pour objet de prévenir les animosités religieuses en laissant à chacun le droit de disposer comme il l’entend de ses contributions scolaires, toute clause douteuse doit être interprétée de manière à mieux atteindre ce but ; et comme toute autre immunité favorable au bon ordre et à la paix publique, cette concession doit être plutôt étendue que restreinte.4° Le propriétaire, quoiqu’il ne réside pas, fait partie du corps municipal auquel appartient l’administration des intérêts communs.Il a droit d’avis, il est électeur par la loi sans aucune difficulté.Il est contribuable et électeur, par conséquent il doit avoir, comme le résidant, le droit d’opter entre les deux corporations scolaires, celle de la majorité et celle de la minorité.5° La loi en se servant du mot habitants, en supposant que ce mot ait le sens de résidants, n’a voulu conférer le droit d’établir une corporation dissidente qu’aux résidants ; mais elle n’a pas pu vouloir, une fois cette corporation dissidente créée et organisée, pousser plus loin la distinction entre les contribuables résidants et les non-résidants, et priver ces derniers du droit de payer leurs cotisations à la corporation qui représente la minorité religieuse à laquelle ils appartiennent. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.165 Les nouveaux Inspecteurs d’Ecole.Le Presbyterian dit, dans sa dernière feuille : “ Un changement s’opère tranquillement et semble passer inaperçu au milieu de nous.Il s’agit de la division des districts des Inspecteurs d’école dans les parties protestantes du pays et de la création de nouveaux districts d’iuspection pour les Inspecteurs catholiques.Déjà, quatre de ces nouvelles places ont été créées.” Il est vrai que quatre Inspecteurs out été récemment nommés, mais voici les faits tels qu’ils doivent être représentés.lo.Lorsque les premiers Inspecteurs d’école ont été nommés, savoir, en 1851, deux Inspecteurs, l’un protestant et l’autre catholique, furent nommés pour les villes de Québec et de Montréal.Ces nominations furent faites à la demande des protestants, et comme la population catholique formait la grande majorité, il était évident que si on ne nommait qu’un seul Inspecteur pour chaque ville, cet Inspecteur devait être catholique.Des Inspecteurs protestants furent nommés pour les comtés des Cantons de l’Est et des Inspecteurs catholiques pour tous les autres districts.2o.Lors de la résignation de M.McCord, catholique, qui était Inspecteur pour les comtés d’Ottawa et de Pontiac, la population protestante demanda avec instance la nomination d’un Inspecteur protestant.A leur demande, le district fut divisé, et deux Inspecteurs, l’un protestant et l’autre cutholique, furent nommés.C’était en juin 1861.3o.Vers le même temps, les catholiques des Cantons de l’Est, qui étaient devenus très-nombreux, et qui, dans différents comtés, forment maintenant la majorité, adressèrent des requêtes au gouvernement et au bureau de l’éducation pour avoir des Inspecteurs catholiques.Ce n’est que tout récemment, savoir, en mars dernier, que des mesures furent prises pour faire droit à ces requêtes.4o.Les quatre Inspecteurs récemment nommés sont : lo.M.McGrath, protestant, qui a l’inspection des écoles protestantes des comtés d’Ottawa et de Pontiac, vice M.Hamilton, protestant lui aussi, qui a résigné ; 2o.M.Alexander, qui en succédant à M.Bourgeois, a reçu instruction d’inspecter, outre le district assigné à M.Bourgeois, les écoles catholiques de Shefford, dans le district de M.Parmelee, laissant toutefois encore sous la surveillance de ce dernier les écoles catholiques de Brome et de Missisquoi ; 3o.M.Stenson, catholique, qui est nommé Inspecteur pour les écoles catholiques du district de M.Hubbard ; et 4o.M.DeCazes, catholique, qui remplace M.Leroux, catholique lui aussi (destitué), pour un district presqu’exclusivement catholique.L’extrait suivant d’une série d’articles déjà publiés dans ce journal fera voir quel était l'état, des choses avant ces nominations, et que tandis qu’un très-petit nombre d’écoles protestantes sont sous la surveillance d’inspecteurs catholiques, un grand nombre d’écoles catholiques sont encore soumises à l'inspection d’inspecteurs protestants dans les districts de M.Parmelee et de M.Hume : quelque sujet de plainte, il est plutôt échu en partage aux catholiques qu’aux protestants : Noms des Inspecteurs et des Comtés.Population protestante dans chaque comté ou partie de comté.Total des protestants dans chaque district d’inspection.Population catholique dans chaque comté ou partie de comté.Total des catholiques dans chaqne comté d’inspection.Inspecteur Hume.12843 i 4498 832 5879 2581 19922 Inspecteur Plees.9632 1299 10931 Inspecteur Hubbard.10121 2137 5859 3025 7824 2386 Wolfe 999 5549 3296 2603 15700 Partie de Drummond et Artliabaska.Inspecteur Parmelee.3234 31333 10192 2540 11153 7455 5562 26907 12217 22212 Inspecteur Bruce.24427 9471 8040 3416 7418 44712 4427 12467 Inspecteur Hamilton.(Charge maintenant vacante.) 7864 6002 13866 133628 70311 “ Le grief qui vient ensuite est exprimé dans les termes suivants : “ Des écoles protestantes sont inspectées par des inspecteurs catholiques qui ne comprennent point l’anglais et qui ne peuvent point, par conséquent, faire des rapports satisfaisants, quelque soit d’ailleurs le désir de chacun d’entre eux de se montrer impartial, et souvent aussi des livres catholiques sont donnés en récompense aux enfants.” Pour qui connaît tant soit peu le Bas-Canada, pour qui sait comment les populations des diverses races et des divers cultes y sont mêlées les unes aux autres, comment les écoles protestantes sont disséminées à de grandes distances les unes des autres dans des districts catholiques et vice versa, il n’y auia pas lieu de s’étonner si quelques écoles de l’une ou de l’autre religion sont visitées par des inspecteurs d’une religion difféiente de celle à laquelle elles appartiennent.Lors de la première organisation des districts d’iuspection, on prit soin de confier, autant que possible, tous les districts protestants de quelque importance à, des inspecteurs protestants, et tout ce qui a été fait depuis a été conforme à ce principe, dont on a cherché à étendre l’application.C’est ainsi que, lorsque M.Hubbard a remplacé feu M.Childs, on l'a chargé des écoles protestantes des townships de Chester, Tingwick, Kingsey et Durham, dans le district de M.Bourgeois ; les dissidents de Ste.Foye, près de Québec, ont été également, sur leur demande, placés sous la surveillance du Rév.M.Plees ; et lorsque M.McCord (catholique) résigna ses fonctions d’inspecteur pour les comtés d’Ottawa et de Pontiac, deux inspecteurs, l’un catholique et l'autrë protestant, furent nommés à sa place.Le tableau suivant des populations catholiques et protestantes qui forment les districts des inspecteurs protestants, fera voir que s’il y a Déduisons maintenant du total de la population protestante du Bas-Canada, la partie de cette population qui se trouve sous le contrôle des inspecteurs protestants, et nous verrons qu’il n’y a que 37,685 protestants qui ont pour inspecteurs des catholiques, tandis que pas moins de 70,301 catholiques sont soumis au même inconvénient dont se plaignent maintenant les protestants.Ces 37,685 protestants sont disséminés sur toute l’étendue du Bas-Canada, et tous les différents districts où se trouvait rassemblé un grand nombre de protestants ont joui de l’avantage du contrôle d’inspecteurs protestants autant que le permettaient le petit nombre des inspecteurs et leurs salaires.Il n’en est pas ainsi pour les catholiques ; et l’on voit que, dans les districts de MM.Hubbard, Parmelee et Hume, des populations catholiques et françaises, nombreuses et compactes, sont soumises à la juridiction administiative d’inspecteurs protestants.Plus de la moitié de la popu-latiov du district de M.Parmelee, et plus des trois quarts de celui de M.Hume, sont catholiques.Le Surintendant actuel a donné son opinion sur ce sujet dans l’extrait suivant d’un rapport spécial qu’il fit le 23 avril 1863, au sujet de l’inspection des écoles, et qui fut publié par ordre de l’Assemblée Législative : “ J’ai préparé un tableau marqué B, qui contient un projet d’inspection divisé en dix districts seulement et renfermant, approximativement, les mêmes renseignements pour ces nouveaux grands districts que pour les anciens.Je crois qu’il serait impossible de former des districts plus vastes que chacun de ceux comp> is dans ce tableau, même en réduisant le nombre des visites à une seule par année.Il e;t vrai que l’on pourrait se contenter de huit districts, en ne tenant point compte de la différence entre les localités catholiques et les localités 166 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.protestantes; mais je ne saurais recommander sous ce rapport une déviation au système introduit et dont je désirerais même l’extension.1 oute notre législation scolaire a pour objet de donner les plus grandes garanties possible aux minorités religieuses dans l’éducation de leurs entants.Nous avons des écoles séparées, des bureaux d’examinateurs séparés, autant que cela peut se faire, et il me semble qu’autant que possible, nous devrions avoir une inspection séparée.En Prusse et partout en Allemagne, les inspecteurs sont les membres mêmes des clergés respectifs.En Angleterre et en Ecosse, il y a des inspecteurs pour chaque dénomination religieuse, et il est même pourvu, par ordre en conseil, à ce que les autorités religieuses de chaque dénomination soient consultées sur le choix de ces fonctionnaires.” Ce rapport fut fait daus le temps où l’on proposait en Parlement d’abolir la charge d’inspecteur d’écoles, et où l'administration du jour s’occupait des différents moyens de modifier le système établi, soit en diminuant le nombre des districts d’inspection, soit en autorisant les conseils municipaux à nommer et à payer eux-mêmes les inspecteurs.Les divers changements qui se sont faits depuis dans le gouvernement, et les questions d’intérêt majeur qui ont été soulevées et restent encore pendantes, expliquent suffisamment pourquoi il n’y eut rien de décidé sur ce sujet.Ces diverses circonstances expliqueront aussi comment il se fait que l'on a laissé vacants deux districts (l’un catholique et l’autre protestant) pendant un si long espace de temps.C’est aussi sans doute pour ces mêmes raisons que les catholiques des townships de l’Est, qui ont demandé un inspecteur catholique, éprouvent un si long retard.Extraits des Rapports de ]>li>I.les Inspecteurs d’Ecole, pour les années 1S61 et 1S62.Extrait du Rapport de M.l’Inspecteur Caron, pour l’année 1861.Suite.COMTÉ DE CHATEATJGUAY.7.St.Joachim, de Châteauguay.—Le couvent de cette paroisse, sous la direction des Dames de la Congrégation et fréquenté par 110 élèves, est au rang des bonnes maisons d’éducation.L’école modèle, fréquentée par 74 élèves, est bien conduite par M.Giroux.Les écoles élémentaires, au nombre de quatre, sont bien tenues, sauf une (No.5), dont les progrès sont insuffisants.L’école dissidente paraît faire des progrès ; elle est tenue par une institutrice.Les comptes sont tenus par M.le notaire LePailleur ; ils ont été, par le passé, tenus avec beaucoup de négligence, ce qui a donné lieu à un procès qui n’est pas encore terminé.Les choses vont bien actuellement; il y a peu d’arrérages de cotisation, et les instituteurs sont payés régulièrement.8.Stc.Philomène.—Cette municipalité possède une école modèle de garçons et une école de filles dans le village, et quatre écoles élémentaires dans les concessions, tenues par des institutrices.L’école modèle, fréquentée par 70 élèves, ne progresse pas autant que par le Eissé.L’école des filles est bien tenue et fréquentée par 60 élèves.es commissaires d’école, pour des raisons d’économie, ont résolu de réunir ces deux écoles sous un seul instituteur.Je crois que c’est de l’économie mal entendue, et je n’approuve point cette décision.Les deux écoles de la concession Ste.Marguerite sont suffisantes; celle du haut du rang est fréquentée par 57 élèves, et l’autre, par 55.Dans la concession de St.Charles, l’école, fréquentée par 51 enfants, est médiocre.L’école du bord de l’eau, fréquentée par 46 élèves, est très-bien tenue.9.Ste.Martine a une école modèle de garçons, une école de filles, 5 école3 élémentaires sous le contrôle des commissaires, et une école dissidente.L’école modèle, sous la direction de M.Guilbault et fréquentée par 138 élèves, ne laisse rien à désirer.L’école des filles, fréquentée par 125 élèves, est aussi bien tenue.Parmi les écoles élémentaires, celle du No.5, tenue par M.Vanier, est la meilleure; celle du No.2 est.rétrograde, et les autres sont passables.Le secrétaire-trésorier est M.James Wight, très-zélé, et qui tient bien les comptes.L’école dissidente, quoique peu avancée, paraît cependant bien tenue ; elle est sous la direction d’une institutrice, et fréquentée par 22 élèves.10.St.Urbain.—Quoique cette paroisse n’ait pas d’école modèle, elle n’est cependant pas en arrière sous le rapport de l’éducation, et ses écoles élémentaires, tenues par des institutrices, sont sur un très-bon pied, excepté celle de l’arrondissement No.2, qui est cependaut passable.Le nombre d’élèves fréquentant les écoles est de 85 dans chacun des arrondissements No.1, 3 et 5, et de 62 dans l’arrondissement No.2.Le notaire Bisson, le secrétaire-trésorier, remplit bien cette charge.L’école dissidente est tenue par une institutrice peu habile, et fréquentée par 38 élèves qui font des progrès lents.11.St.Jsan-Ckrysostôme No.1.— La municipalité de St.Jean-Chrysostôme, No.1, compte trois écoles anglaises catholiques.Celle de i’arrondissement No.1 est tenue par une jeune institutrice bien habile, et fréquentée par 64 élèves, dont 8 sont protestants ; cinq sont d’origine française, et les autres d’origine anglaise.Dans l’arrondissement No.2, l’école est tenue par un bon instituteur, et fréquentée par 58 élèves, dont 43 sont catholiques et 15 protestants, 12 sontd’origine française et les autres d’origine anglaise.La troisième école est fréquentée peu régulièrement par 47 élèves, dont 6 sont d’origine française et le reste d’origine anglaise, tous catholiques.M.George Hart remplit la charge de secrétaire-trésorier d’une manière satisfaisante.12.St.Jean-Ckrysostôme No.2.—Il n’y a dans St.Jean-Chrysos-tôme, dans la municipalité No.2, comme celle du No.1, que les écoles catholiques qui soient sous ma surveillance.De 17 arrondissements scolaires dont se composait cette municipalité, il n’en reste aujourd’hui que 11, dont 7 ont des écoles catholiques et quatre des écoles protestantes.Les autres arrondissements sont annexés aux municipalités voisines.L’école modèle, qui a 140 élèves, tous franco-canadiens, est tenue avec zèle et habileté par M.Benjamin Singer.Dans l’arrondissement No.2, une bonne école est tenue par un instituteur et fréquentée par 65 élèves, dont 35 sont catholiques et 30 protestants ; 10 sont d’origine française et les autres d’origine anglaise.L’arrondissement No.3 est temporairement réuni à celui du No.1.Dans l’arrondissement No.4, l’école est bien tenue, et fréquentée par 80 élèves franco-canadiens.Les arrondissements Nos.5, 6 et 7 se trouvent dans la nouvelle paroisse de St.Antoine-Abbé, qui a été détachée de celle de St.Jean-Chrysostôme.L’école de l’arrondissement No.8, tenue par une institutrice, est médiocre ; elle est fréquentée par 42 élèves, dont les deux tiers sont catholiques ; 18 sont d’origine française et 24 d’origine anglaise.L’arrondissement No.9 est annexé à Hemmingford.L’école de l’arrondissement No.10, lors de ma visite, était fermée depuis quelques mois par le départ imprévu de l’institutrice, qui y avait 68 élèves, tous d’origine anglaise, et à peu près également divisés sous le rapport des croyances religieuses.Les écoles des arrondissements Nos.11, 12 et 13 sont protestantes, et conséquemment hors de mon contrôle.L’arrondissement No.14 a une bonne école, tenue par une institutrice, et fréquentée par 103 élèves, dont 23 sont protestants et 80 catholiques, et à peu près divisés également sous le rapport des origines.L’arrondissement No.15 est réuni à celui du No.14 ; celui du No.16 est aussi annexé à Hemmingford, et celui du No.17 a une école protestante.Le ci devant secrétaire-trésorier, en quittant la paroisse, a laissé un peu de confusion dans les livres, et particulièrement dans les comptes.M.Leriche, qui lui a succédé, paraît bien comprendre les devoirs de sa charge, et s’en acquitte fidè lement.13.St.Antoine-Abbé.—Trois bonnes écoles élémentaires sont en opération dans cette paroisse nouvellement érigée.Celle du rang des Lemieux est tenue par une institutrice, et fréquentée par 58 élèves, presque tous catholiques, et à peu près également divisés sous le rapport des origines.Dans l’arrondissement No.2, l’école est tenue par un instituteur et fréquentée par 58 élèves, tous d’origine française.La troisième école est tenue par une institutrice et fréquentée par 71 élèves presque tous catholiques, et à peu près divisés par moitié pour les origines.De la différence des origines qui partagent ce dernier arrondissement naissent des difficultés.Les Irlandais voudraient que l’école fût exclusivement anglaise ; tandis que les Canadiens, qui sont en plus grand nombre, veulent, avec raison, que les deux langues soient enseignées.Je compte sur le zèle et l’influence du Rév.M.Labelle, curé, pour faire disparaître ces difficultés.14.St.Malachie d’Ormstown.—Les catholiques dissidents n’ont qu’une école dans cette municipalité, et ils sont trop pauvres et trop peu nombreux pour la soutenir, si le gouvernement ne leur vient en aide.Cette école, qui a été fermée pendant une partie de l’année, était en opération lors de ma visite, et sous la conduite d’un instituteur que je crois bien capable: 52 élèves, presque tous d’origine anglaise et catholiques, la fréquentaient.La maison est en très-mauvais état, et dépourvue de beaucoup d'objets indispensables.COMTÉ DE BEAUHARNOIS.15.St.Clément de Beauharnois.— L’académie de garçons, qu’on nomme dans tous les lieux environnants “Le collège de Beauharnois,” et qui compte six professeurs, Frères de la doctrine chrétienne, est fréquentée par plus de 250 élèves.Le couvent des Dames des Saints-Noms-de-Jésus-et-Marie, qui compte neuf religieuses et deux maîtresses séculières, est fréquenté par 240 élèves.Ces deux institutions fonctionnent de manière à faire autant d’honneur à leur généreux fonda- JOURNAL DE L1NSTRUCTION PUBLIQUE.161 teur qu’à la rare habileté de ceux et celles qui les dirigent.Les écoles élémentaires des concessions, au nombre de 9, tenues par des institutrices et bien fréquentées, sont un peu moins avancées que dans quelques autres paroisses, parce que l’académie et le couvent enlèvent souvent leurs meilleurs élèves.Les affaires monétaires sont bien tenues par M.A.G.Thériault, et les difficultés existant auparavant sont à peu près réglées.Il y a aussi dans le village de St.Clément deux écoles dissidentes; l’une de garçons, fréquentée par 22 élèves, et l’autre de filles, dont j’ignorais l’existence lors de ma visite; elle doit compter autant d’élèves que la première.16.St.Timothée.—Le couvent des Dames des Saints-Noms-de-Jésus-et-Marie rivalise de zèle et de dévouement avec celui de Beauharnois; mais il est moins fréquenté que ce dernier, étant situé dans un centre moins populeux et peut-être moins favorisé sous d’autres rapports; on y compte cependant 138 élèves, dont les brillants succès sont aussi satisfaisants pour ceux qui l’encouragent qu’honorables pour celles qui les dirigent.L’académie de garçons,dont la magnifique bâtisse est due à la générosité de M.le curé Archambault, compte 100 élèves.Les commissaires d’école savent apprécier le zèle et la rare aptitude de l’instituteur, M.Green, et ils le prouvent en lui allouant un salaire de $550.Les écoles élémentaires, au nombre de cinq, tenues par des institutrices, font des progrès, excepté celle du bas du rang double.Les comptes sont tenus avec beaucoup d’ordre par M.le notaire Gervais.17.Ste.Cécile.—Les difficultés qu’ont eues les commissaires d’école avec le seigneur, ou les agents du seigneur Ellis, étant presque réglées, les commissaires se sont hâtés de rouvrir les écoles qu’ils avaient été forcés de fermer.Une école modèle, une école de tilles, deux autres écoles élémentaires sous contrôle de commissaires, et deux écoles indépendantes, l’une catholique et l’autre dissidente protestante, sont maintenant en opération dans cette petite municipalité.M.Codebecq, natif de France, dirige avec succès l'école modèle, qui compte 93 élèves.Les autres écoles, toutes tenues par des institutrices, sont sur un bon pied, quoique généralement peu avancées.L’école de filles compte 70 élèves; celle de la Grande-Isle en a 35, et celle du rang double en a 24.Dans l’école indépendante catholique, tenue par madame McGuire, l’anglais et le français sont enseignés à 54 élèves, également partagés sous le rapport des origines, et tous catholiques.L’autie école indépendante, que j’ai visitée en compagnie des syndics dissidents et du ministre du lieu, est fréquentée par 34 élèves, tous protestants et d’origine anglaise.Les comptes des commissaires d’école sont régulièrement tenus par M.le notaire Massé.18.St.Stanislas de Kostka.—Les deux écoles élémentaires de cette municipalité, quoique peu avancées, sont cependant bien tenues.Celle de l’arrondissement No.1, qui a 66 élèves, est tenue par un instituteur, et celle du No.2, comptant 62 élèves, est tenue par une institutrice.La charge de secrétaire-trésorier est confiée à M.le notaire Longtin, qui parait en bien comprendre les devoirs.19.St.Louis de Gonzague.—C’est de tout mon district d’inspection la municipalité qui renferme le plus grand nombre d'arrondissements scolaires, qui a le plus d’écoles en opération et, après St.Clément, qui envoie à ces écoles le plus grand nombre d’enfants.Les commissaires ont sous leur contrôle l’école modèle, tenue par M.Rivière, instituteur instruit, apte et zélé; elle est fréquentée par 96 élèves.Il y a 7 autres écoles é.émentaires, tenues par des institutrices, et progressant à peu près également.Les syndics dissidents ont aussi 4 écoles anglaises sous leur contrôle.Celle de l’arrondissement No.1 est fréquentée par 63 élèves, et est tenue par un instituteur dont le salaire est de $240; celle du No.2, fréquentée par 56 élèves, est aussi tenue par un instituteur recevant aussi un salaire de $240 ; celle du No.3, fréquentée par 40 élèves, est tenue par une institutrice qui reçoit $200 de salaire ; celle du No.4, qui n’a que 20 élèves, est aussi tenue par une institutrice avec un salaire de $120.Les commissaires ont pour secrétaire-trésorier M.Gagnier, qui se donne beaucoup de peine pour rétablir l’ordre dans les finances qui avaient, parait-il, été mal administrées avant son entrée en charge.Extraits des Rapports de l’année 1862.Les rapports de cette année n’accusent, point d’augmentation dans le nombre d’enfants fréquentant les écoles du district de M.Grondin.Cela est dû en partie à la rougeole, à la petite vérole et à d’autres maladies épidémiques qui ont sévi dans la plupart des paroisses de ce district durant plusieurs mois de l’année.Il faut observer, en outre, que cette partie du pays, principalement composée d’anciennes paroisses, ne peut offrir une augmentation rapide dans le chiffre de sa population.D’ailleurs, l’excédant de sa population va, en grande partie, coloniser les cantons situés plus en arrière.M.Grondin remarque que, pour bien juger de l’augmentation dans le nombre d’élèves qui fréquentent les écoles, il faut comparer les tableaux statistiques de chaque six mois avec ceux des six mois correspondants de l’année précédente.Il y a aujourd’hui dans les comtés de Beauharnois, de Laprairie et de Châteauguay, qui forment le district d’inspection de M.Grondin, 7 767 élèves.Dans ce chiffre ne sont pas compris les élèves des protestants de St.Jean-Chrysostôme et d’Ormstown, soumis à la juridiction de M.l’inspecteur Bruce.Le nombre des institutions d’éducation est reparti comme suit: 4 couvents, ayant 622 élèves ; une école supérieure de filles, 65 élèves ; 3 académies de garçons, 473 élèves; 10 écoles modèles, 1032 élèves; 86 écoles élémentaires fréquentées par 5099 élèves; 9 écoles dissidentes, 296 élèves, et 5 écoles indépendantes ayant 108 élèves.Tous les instituteurs et toutes les institutrices, remarque M.Grondin, sont munis de diplôme; mais, quoiqu’on puisse dire, plusieurs de ces diplômes, on ne saurait le contester, ne sont pas pour tous ceux qui en sont les porteurs une garantie de science et sont encore moins une garantie d'aptitude àenseigner.Cette remarque s’applique surtout aux institutrices.Les règlements passés par le conseil de l’instruction publique au sujet de l’examen des candidats au diplôme, aura pour effet, je l’espère, de faire disparaître peu à peu cet état de choses.J’ai remarqué, dans plusieurs municipalités, que les commissaires ont fait preuve de zèle et de dévouement beaucoup plus que par le passé.Les écoles ont été visitées plus régulièrement et on y a distribué des récompenses, à part de celles qui ont été données par l’Inspecteur.“ Je dois observer aussi que c’est généralement parmi les commissaires qui ont reçu quelque instruction que se rencontre le zèle que je viens de signaler.Cela démontre clairement combien il serait désirable, dans l’intérêt de l’éducation, que la charge de commissaire ne fût confiée qu’à des hommes instruits, et avant peu, je crois, l’on en comprendra partout l’importante nécessité.“ J’ai lieu de craindre que la diminution progressive dans l'allocation des municipalités scolaires n’ait pour effet de faire diminuer le salaire des instituteurs, déjà si peu rétribués.Pour porter remède à ce mal, il faudrait, suivant moi, que la subvention législative fût augmentée et qu’une loi fixât un minimum Je salaire, d’après la classe des diplômes.Il me semble aussi que les commissaires devraient être tenus de confier la direction des écoles fréquentées par un grand nombre d’élèves à des instituteurs seulement.” Le nombre de volumes à donner en prix dans les écoles se trouvant trop restreint, M.Grondin en a acheté de ses propres deniers pour une somme assez ronde.Nous citons ce trait de générosité avec plaisir.(A continuer.') Bulletin des Publications et des Réimpressions les plus Récentes.Paris, septembre, octobre et novembre 1865.Ernest Dcverglee de Hauranne : Huit mois en Amérique.Revue des Deux Mondes.L'auteur est le fils de M.Duvergier, homme d’état et publiciste français ; il a parcouru, l’année dernière, une grande partie de l’Amérique du Nord, et fait de courtes stations à Québec, à Montréal, à Ottawa et dans quelques-unes des principales villes des Etats-Unis.M.Ernest Duvergier a pris des notes copieuses et tenu un journal intime très-circonstancié, chose incontestablement utile à tout jeune homme qui voyage pour s’instruire.Mais était-il nécessaire de livrer aux innombrables lecteurs de la Rerue des Deux Mondes ces pages, bonnes à lire en famille au coin du feu, et à de complaisants auditeurs très-curieux de savoir comment l’enfant de la maison a pu tra\ erser tant et de si distantes régions, et revenir sain et sauf?Il y a sans doute, dans ces études, quelques jolies descriptions, des observations presque philosophiques, un reflet d’opinions politiques très-changeantes, il est vrai, et même comme un soupçon d’économie sociale.Tout cela serait assez bien, et l'on pardonnerait à l’auteur les erreurs et les quiproquos, que l’inexpérience de la jeunesse est venue ajouter à l’inexactitude proverbiale des touristes, si dans tout le récit il ne régnait une sorte d’ennui aristocratique des plus désagréables et des plus malsains, un spleen dédaigneux qui ne va pas jusqu’à la misanthropie et ne réussit point à se traduire par des tableaux satiriques de quelque valeur.Nous voulons bien admettre que ce délicat enfant des salons de Paris a dû beaucoup souffrir dans un pareil voyage ; mais sans compter que, lorsqu’on est aiusi disposé, il vaudrait peut-être mieux rester chez soi, du moins rien ne l'obligeait à faire partager au monde entier l’ennui qu’il venait d’éprouver.Or, M.Duvergier ne fait grâce à ses lecteurs ni d’une scène vulgaire d’auberge yankee, ni d’une bouffée de tabac reçue en pleine figure, ni d'une harangue absurde et de mauvais goût, ni de l’air fétide, empesté, d’un seul 168 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.des waggons de.chetnin de fer dans lesquels il s’est héroïquement aventuré, ni d’une seule des innombrables paires de bottes crottées qui se sont insou-cieusement et irrévérencieusement étendues tout autour de son élégante personne.Il est vrai qu’il a trouvé une sorte de compensation à son martyre dans le contraste perpétuel que fait son élégance même avec tout ce qui l’environne, dans la stupeur qu'elle produit parmi les indigènes, et dans les mille suppositions auxquelles ces derniers ne cessent de se livrer pour pénétrer le mystère de son incognito, et se rendre compte du rare phénomène qu’ils ont sous les yeux.Tantôt on le prend pour un officier de l’armée anglaise, tantôt pour un millionnaire en voyage, tantôt pour un artiste.“Hier, dit-il, j’étais un lord anglais, aujourd’hui je suis un des ministres délégués par les Provinces du Golfe pour la conférence.”—Et il s’amuse de ces métamorphoses avec une naïveté puérile qui, à son tour, amuserait le lecteur si elle ne devenait par trop monotone.On s’impatiente à la longue de le voir 3emer l’étonnement sur son passage.C’est ainsi, par exemple, qu’à Sherbrooke, la fille de l’auberge, émerveillée d’une pièce d’argent qu il lui a mise dans la main, et le garçon qui portait sa malle à qui il a donné trente sous, sont allés répandre le bruit qu’un prince venait de passer par là.Il est vrai qu’en fait de princes, ces braves gens n’ont dû voir que le Prince de Galles et le Prince de Joinville, et il est probable que ces altesses ne leur auront point laissé l’idée d’une telle magnificence.On pardonnerait volontiers à M.Duvergier de se faire une principauté à si bon marché, si du moins il se montrait bon prince.Mais, malgré toutes les avances qu’elle lui a faites, la meilleure société de Québec n’a point trouvé grâce à ses yeux : le spleen qui le poursuit lui a fait voir en laid et avec une teinte de ridicule assez prononcée, ce que d’autres ont jugé plus favorablement; et c’est avec un soupir de satistaction trop peu dissimulé qu'il dit adieu au Canada et à ses pompes.Le touriste a foulé notre sol à deux reprises différentes.La première fois, c'était en venant de Niagara ; il n’a fait que toucher à Montréal, a visité Ottawa, et poussé jusqu’au lac des Chênes.De cette première excursion il a remporté plusieurs convictions dont quelques-unes paraîtront peut-être formées un peu à la légère.La première c’est que “ l’on voit régner ici ces commerces si voisins de la mendicité qu’ils en ont toutes les misères matérielles et tous les vices moraux.” Cela vient de ce que, sur le quai à Carillon, il a vu des femmes qui vendaient de la bière et des fruits.La seconde, c’est que l’accord est grand aujourd’hui entre les deux races qui se partagent le pays.Cet heureux état de choses lui inspire une aimable comparaison.“En voyant, dit-il, ces petits Français noirâtres et ces grands Saxons blonds vivre de si bonne amitié, je me rappelle ces chats et ces chiens, dont l’hostilité instinctive a été vaincue par la communauté de gîte et de nourriture, et qui sont devenus inséparables.Ils s’agacent encore quelquefois, montrent les dents ou les griffes, mais ce n’est plus qu’un combat amical et simulé ; les traces de leur antipathie native subsistent dans leurs jeux sans troubler leur fraternité nouvelle.” Voici maintenant les plus importantes et aussi les plus déplorables impressions que M.Duvergier a reçues en voguant sur l’Ottawa.D'abord “la population française encombre les derniers rangs du peuple canadien.” Nous ne voyons pas à cette affirmation d’autre raison d être que le fait déjà cité de la marchande de bière rencontrée au quai de Carillon.De plus, “ il voit venir le temps prochain où le français ne sera plus parlé que dans le bas peuple, où même il disparaîtra comme nos patois de province devant la langue officielle.La petite nationalité française du Canada sera bien près alors d’être absorbée par sa rivale.Elle est comme une barque échouée sur une plage lointaine, et qui résiste longtemps aux vagues ; mais la marée monte et tout à l’heure le nouveau peuple va l'engloutir.” Cette dernière prédiction est fondée sur la rencontre d’un fonctionnaire public portant un nom français, et qui ne parle plus la langue de ses ancêtres Nous connaissons parfaitement ce fonctionnaire ; il appartient à une famille dont une partie s’est anglifiée depuis plusieurs générations, ce qui n’a pas empêché la nationalité franco-canadienne de se développer comme si de rien n’était.Et ici nous demanderons qu’il nous soit permis d’ouvrir une parenthèse.M.Duvergier prétend que ces signes de décadence l’affligent.On le croirait à peine au ton leste avec lequel il en prend son parti.Dans tous les cas il prêche mal d’exemple.La manie d’employer des mots anglais là où il existe des équivalents français, manie qui devient très-commune chez les écrivains d’une certaine école, ne nous a jamais paru portée si loin.Nous savons qu'en France aujourd’hui, de crainte de détourner de leur vrai sens certains mots français, ou ne veut point s’en servir pour traduire les expressions anglaises dont ils sont les équivalents.Cela s’applique surtout à quelques fonctions du gouvernement constitutionel et à certaines inventions de l’industrie moderne.Nos ancêtres canadiens qui avaient quelque patriotisme et aussi une certaine dose de bon sens, ont cru cependant mieux faire en traduisant, par exemple speaker par orateur, attorney general par procureur-général, chief justice par juge en chef, et ainsi de suite.Nous faisons encore comme eux, et de plus, sans la permission de l’Académie, nous traduisons rails par lisses, cars, waggons, par chars; tandis qu’en France on dit rad, waggon, steamer, railway, et même stopper pour arrêter, ce qui est absolument dans le genre de quelques verbes barbares créés par nos ouvriers et nos journaliers, verbes, qui scandalisent fort ceux qui, r armi nous, ont à cœur de ne pas voir dégénérer notre langue en un patois anglo-français.Mais M.Duvergier ne se contente point de faire à la langue anglaise les emprunts qui sont devenus en France d’un usage assez général, quoique regrettable : les meetings, les bar-rooms, les squares, ne lui suffisent point, il lui faut encore la tvildernsss, les fences, les lawyers, les cheers, les streets, et, pourquoi pas les houses ?Et il n’a été que huit mois en Amérique ! Il souligne, il est vrai, la plupart de ces expressions, pour indiquer qu’il fait de la couleur locale et ne les adopte poin* 'sérieusement, ce qui n’empêche point qu’elles ne prennent la place d’autant de mots français qui en rendraient exactement le sens.On se demande si, immédiatement après la conquête, nos pères y avaient été de ce train, quel aimable jargon se trouverait aujourd’hui dans la bouche de leurs enfants ?Nous fermons notre parenthèse.Pendant cette digression, M.Duvergier, qui était parti pour l’Ouest et le Sud des Etats-Unis par les grands lacs, nous est revenu viâ Portland.Il ne s’arrête encore qu’un instant à Montréal.Cette ville, que d’autres voyageurs ont eu la faiblesse d’admirer et qui passe, à tort sans doute, pour une des plus belles de l’Amérique, “ est vieille sans être pittoresque ; les rues sont étroites à la française, les boutiques laides et villageoises, les maisons basses et pauvres comme les masures de nos petites villes de province ; enfin, une mer de boue l’envahit en octobre et respectée par le balai (et par la neige donc ?) elle ne la quitte plus qu’en mai ou juin.” S'il n'a vu aucun des monuments que nous connaissons, en revanche on lui a montré avec orgueil les parliament buildings, grands bâtiments de pierre grise, que, pour notre part, nous chercherions en vain.C’est sans doute le même cicerone qui lui a appris “ que le parti rouge est imbu de légitimisme et ennemi de la liberté de la presse, tout en rêvant l’affranchissement et l’union aux Etats-Unis.” M.Duvergier a fait, comparativement, un assez long séjour à Québec ; il y a été de toutes les fêtes et de toutes les promenades ; on l’y a traité en quelques endroits “ comme l’enfant de la maison,” sans prévoir qu’il se montrerait un enfant terrible.Mais “ il s’est bientôt xassé de ces ruelles boueuses, de ces vieux porches croulants, de ces maisons nues comme celles des villages de montagnes et de tous le3 pays de grande froidure.” Le spectacle que l’on découvre de la terrasse qui sert de promenade ne lui a cependant point trop déplu.“ Il y a suiiout, le soir, une heure charmante ; c’est celle où les barques des pêcheurs remontent en louvo}rant la rivière, et où toute la flotille étend ses ailes blanches autour des gros vaisseaux de la rade.” Evidemment le touriste qui, en plus d’une rencontre, a pris le Pirée pour un homme, prend ici le port de Québec pour un établissement de pêche ! Du reste, “ il a vu tout cela par une saisou triste et pluvieuse qui a déteint sur son esprit ; ” mais la nécessité de faire bon visage à l’accueil de cette bonne vieille société, qui ne met, hélas ! nous l’avouons, que trop d'empressement à recevoir les Français de l’ancienne France, “ l’a tiré malgré lui de sa torpeur.” Cette société a, parait-il, plus de bonne volonté que d’élégance et de charme.“ On mange des pommes, on boit de la bière ; on cause du bal de demain, du bal d’hier, de l’influence de la comète et de la lune sur les pluies, et l’on proclame bien haut que le bal est délicieux.Les Canadiens disent avoir conservé les manières de l’ancienne France, et le fait est qu’ils en ont gardé la chaude hospitalité.Quand ils me disent que si je restais longtemps à Québec, je serais ravi de cette société, la plus charmante, la plus distinguée, la plus spirituelle qu’il y ait au monde, ne croiriez-vous pas entendre l’écho d’un de ces cimetières vivants enfouis au fonds de nos provinces où un petit monde vieillot secoue encore les derniers grains de poudre de sa perruque et les derniers grelots de ses habits de cour?Comment pourrait-il en être autrement?C’est le rat qui vit heureux dans son fromage et qui ne voit rien de mieux au dehors.” Nous en passons et des meilleures.Mais, bien qu’il nous fût possible de citer des choses encore plus saugrenues, pour être juste, nous devons avouer qu’il se trouve aussi, sur le clergé catholique, l’instruction publique et la tenure féodale, quelques pages assez raisonnables, et même, sur le tout, assez correctes pour faire soupçonner qu’une main amie les aura glissées dans le portefeuille du jeune voyageur.Un esprit réfléchi y trouverait au besoin de quoi combattre les conclusions désespérantes auxquelles l’auteur en est venu au sujet de notre petite nationalité.Quant à ce qui est de la souveraineté britannique, voici comment, en quittant Montréal, le 28 octobre 1864, nous ne savons trop à quelle heure du soir ou du matin, M.Duvergier a réglé cette question : “ L’Angleterre a renoncé depuis longtemps au système ruineux de la protection ; elle essaie aujourd’hui d’une confédération coloniale.Elle se résignera, s’il le faut, à la république indépendante; mais de là à l’annexion, il n’y aura plus qu’un pas.Le bon sens de l’Angleterre commence, je crois, à le comprendre ; il dénoue peu à peu et rompra un beau jour le lien fragile et artificiel qui la rattache à ses colonies.Lç lendemain les deux Cauadas feront partie des Etats-Unis.” Un mot de plus et nous aurons fini.Déjà des hommes sérieux et bienveillants nous avaient laissé entrevoir que dans notre enthousiasme pour tout ce qui ce qui est français, nous nous exposions à nous faire passer pour trop bonnes gens.La leçon, donnée cette fois avec moins de tact, sera peut-être mieux sentie.“ Quant à moi, dit M.Duvergier, le Journal de Québec annonçait hier pompeusement mon séjour dans cette ville.Me voilà donc aussi un personnage,-et je vais, ce soir, honorer de ma présence le bal des bachelors de Québec.” Il est vrai que le touriste s’est un peu exagéré la portée de ces deux incidents.Le bal des bachelors n’est, point précisément de ces choses qui font dire “ Non licet omnibus adiré Corinthum,” et le Journal de Québec, si nous avons bonne mémoire, s’était borné à publier que M.Duvergier était le fils d’un écrivain distingué.Tous ceux qui ont lu VHistoire du gouver- JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.169 nement parlementaire en France trouveront qu’on ne pouvait rien dire de moins, de même qu’après avoir lu Huit mois en Amérique, nous n’oserions rien dire de plus.D’Aguesseau : Œuvres de d’Aguesseau précédées d’une étude biographique par M.Falconnet ; 2 vols, in-8, 977 p.Chaix ; 9 fr.50c.Eschyle : Les tragédies d’Eschyle traduites par M.A.Douillet; in-18) xxxii-448.Hachette ; 3 fr.50c.Malte-Brun : Géographie universelle de Malte-Brun entièrement refon" due et mise au courant de la science par Th.Lavallée ; tome 1er, gd.in-8, 726 p.F urne ; 10 fr.Victor Hugo : Les chansons des rues et des bois ; in-8, 443 p.Librairie Internationale ; 7 fr.50c.C’est un triste livre ; mais il n’y a rien de surprenant : M.Hugo chante les rues après le crépuscule, et les bois après les Jeuilles d'automne.Il descend péniblement une échelle dont les Contemplations, les Châtiments, les Misérables et Shakespeare, ont été les degrés successifs.A l’exception de quelques adeptes fanatisés par leur haine contre la religion, 1 ordre et la morale, ce dernier livre est vu de tout le monde avec pitié et dégoût.M.Alfred Nettement a publié dans VUnion une excellente critique reproduite par le Canadien de Québec.Salins (Jura), septembre 1865.Buchon : Jules Marcou par Max.Buchon ; 24 p.in 18.Billet.Cette courte et intéressante étude biographique rend compte des voyages et des travaux d’un géologue bien connu dans l’Amérique du Nord, qu’il a parcourue dans toutes les directions, et où il a publié un grand nombre d’ouvrages.M.Marcou après une longue résidence à l’Université de Cambridge, près de Boston, est retourné dans son pays natal, et M.Buchon fait une œuvre patriotique en faisant connaître en France l’énergie, les études et les succès d un enfant du Jura.Londres, octobre 1865.McGee : Speeches and Addresses chiefly on the subject of British American Union, by the Hon.Thomas d’Arcy McGee ; in-8, 308 p.Chapman and Hall.Une éloquence incontestable, un style élégant et classique, ont fait de M.McGee un des orateurs les plus populaires de l’Amérique Britannique.Les amis comme les ennemis du projet de confédération liront donc, avec tout l’intérêt qu’inspire toujours le mérite littéraire, ces pages qui résument, du reste, tout un côté de la discussion.M.McGee a déjà contribué à la bibliographie anglo-canadienne en publiant un volume de poésies que ce volume d'éloquence ira rejoindre sur les tablettes de toutes nos bibliothèques.Québec, octobre et novembre 1865.Dupanloup : Oraison funèbre du Général de Lamoricière, prononcée par Mgr.Dupanloup, évêque d’Orléans, avec portrait du Général.118 p.in-12.Duquet.Les éditeurs du Canadien ont reproduit ce magnifique discours dans un seul numéro de leur journal, et cela immédiatement après l’arrivée de la malle d’Europe.Ils en ont ensuite fait une jolie brochure qui forme, croyons-nous, le dixiéme volume de la collection populaire qu’ils publient sous le titre de Bibliothèque du Canadien.Baillargeon : Le Nouveau Testament de Notre-Seigneur Jésus-Christ, traduit de la Vulgate en français avec des notes explicatives, morales et dogmatiques, par Mgr.Charles François Baillargeon, Evêque de Tloa, administrateur de l’archidiocèse de Québec.In-8, xiv-817 pages, à deux colonnes.Mgr.Plessis se proposait de donner aux fidèles de son diocèse une édition du Nouveau Testament annotée pour leur usage, lorsque la mort vint l’enlever à l’Eglise et au Canada.Son deuxième successeur, Mgr.Signay, chargea Mgr.Baillargeon, alors curé de Québec, de préparer une nouvelle traduction de la Vulgate et d’y ajouter, dans le texte, le commentaire littéral du Père de Carrières ainsi que des notes explicatives au bas des pages.Ce travail, terminé en 1846, fut publié chez Jean-Bte.Fréchette, père, en un volume de 742 p.d’un format un peu plus grand que la nouvelle édition.“ Mais on ne tarda pas, dit Mgr.Baillargeon dans la préface du beau volume que nous avons sous les yeux, on ne tarda pas à s’appercevoir que le commentaire du Père de Carrières, si commode et si utile pour ceux qui veulent faire une étude du texte, avait le grave inconvénient de le surcharger et d’en rendre la lecture difficile et fatigante pour les personnes qui n’y cherchaient que leur édification ; et c’était principalement pour ces personnes que la traduction du Nouveau Testament dont nous parlons avait été publiée.” La première traduction approuvée par Mgr.Signay ne pouvait être dépouillée du commentaire qui l’accompagne sans en même temps être changée et refaite en grande partie.Le laborieux prélat pensant, en outre, qu’une traduction plus littérale que la première serait préférable, s’est remis à l’œuvre et a enrichi le livre d’une foule de notes ajoutées aux 1600 notes de la première édition, toutes tirées des Saints Peres et des plus célèbres commentateurs.Ceux-là seuls qui connaissent l’étendue des travaux ordinaires de l’épiscopat dans ce pays ont une idée des difficultés au milieu desquelles Mgr.Baillargeon a pu accomplir ce grand ouvrage, qui n’a dû se poursuivre qu’aux dépens d’une santé déjà trop faible et trop précaire.La partie typographique, qui formait une entreprise des plus considérables, fait le plus grand honneur aux presses de M.Brousseau.Recueil d’ordonnances synodales et épiscopales du diocèse de Québec, suivi d’une collection des induits accordés au diocèse, de décrets de la Congrégation des Rites, de décisions importantes sur divers sujets, publié par Monseigneur l’Administrateur du diocèse ; seconde édition, revue et corrigée, grand in-8, 316 p.Brousseau.Langevin : L’Histoire du Canada en Tableaux, comprenant les évènements politiques, les évènements religieux, des listes des vice-rois, gouverneurs, intendants, archévêques, évêques, les découvertes, batailles, traités de paix, fondations, etc., sous la domination française et la domination anglaise, par Jean Langevin, prêtre, principal de l’Ecole Normale Laval ; 2ème édition, revue et augmentée, 8 p.in-8.Côté.Montréal, octobre et novembre 1865.L’Echo de la France : Revue étrangère de science et de littérature, numéro spécimen, 30 p.in-8, à deux colonnes.Louis Ricard, éditeur-propriétaire ; M.Longmoore et Cie., imprimeurs.Cette publication, comme son titre l’indique, sera exclusivement consacrée à la reproduction d’articles choisis dans les revues françaises.M.Ricard est parfaitement en état de faire ce choix, et nous souhaitons à sa nouvelle entreprise tout le succès possible.Le prix d’abonnement est de $4 par année, et la revue paraitra toutes les semaines.Il nous semble pourtant qu’une publication mensuelle serait préférable.Les articles seraient moins subdivisés et le recueil, à la fin de l’année, formerait un volume plus facile à lire et à consulter.Il est aussi à regretter que les revues d’où les articles sont extraits ne soient point indiquées, et que l'on se contente de donner les noms des auteurs.Souvenirs du 4 Novembre 1864, dédiés aux anciens élèves du Séminaire de Ste.Thérèse ; in-8, 38 p.Eusèbe Senécal.Cette brochure contient: lo.Le compte-rendu de l’inauguration du monument élevé à la mémoire de M.Ducharme, fondateur du Collège de Ste.Thérèse ; 2o.Une notice biographique ; 3o.Une étude intitulée : 11 M.Ducharme, Orateur.” Le tout est orné d’une vue du college et d’un portrait.Nous avons déjà eu occasion de le dire, les publications de ce genre sont louables et utiles à plus d’un titre ; elles contribuent à entretenir le culte de la reconnaissance dans l’esprit des élèves, et elles formeront, plus tard, de précieux matériaux pour l’histoire de nos grandes maisons d’éducation.Petite Revue Mensuelle.La mort de Lord Palmerston n’est point seulement le plus grand événement qui se soit passé depuis notre dernière livraison ; on peut dire, en toute sûreté, que c’est le fait européen le plus important de l’année qui va finir.Si la fin tragique du Président Lincoln a causé une plus vive émotion, sa mort n’a point laissé, même dans son pays, un vide aussi grand que celui que Lord Palmerston laisse dans la politique de l'Europe, et l’on peut ajouter dans celle du monde entier.Comme M.de Metternich, l’illustre octogénaire en était venu à représenter à lui seul toute une tradition, tout un ordre.de choses.Rien ne se pouvait faire que de compte avec lui.Par un singulier préjugé de l’opinion publique, il semblait même ne point porter l’impopularité des actes de son gouvernement dont la constitution le rendait strictement responsable : c’était toujours celui-ci ou celui-là qui se fourvoyait, et Lord Palmerston qui lui aidait, croyait-on, à se tirer d’affaire ; lorsque les choses étaient au mieux, il en avait seul tout le mérite ; si elles allaient mal, on lui tenait compte, comme à une sorte de providence, de ce qu’il savait préserver l’empire de plus grands malheurs.On a attribué cette étonnante puissance, qui ne fut d’abord qu’une sorte de vogue et d’engouement national et qui est devenue, à la longue, un prestige capable de résister à toutes les épreuves, à ce que Lord Palmerston, à la manière du Times de Londres, savait se faire habilement et promptement l’organe de l’opinion publique, saisir la pensée vraiment anglaise et s’en faire l’interprète avec souplesse, énergie et persévérance.Il y avait, sans doute, beaucoup de cela dans la popularité du premier-ministre ; mais il n’y avait point que cela.Lord Palmerston a été singulièrement heureux en ceci, surtout, que même les incartades et les rodomontades de ses années passées ont pu couvrir et déguiser les reculades et les faiblesses du gouvernement auquel il présidait.On s’était habitué à regarder le vieux Palm (c’était son petit nom) comme si jaloux de l’honneur de l’Angleterre, que toute transaction qu'il approuvait semblait par là même permise.En un mot, il était censé 170 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE représenter, dans un ministère whig et presque radical, les vieilles traditions du parti conservateur et les y faire prédominer dans toutes les occasions décisives.Les ennemis de l’Angleterre étaient, de leur coté, retenus et modérés dans leurs prétentions par la crainte de pousser à bout la patience de fraiche date de celui qui fut si longtemps la terreur des cabinets étrangers, et de retrouver subitement devant eux le ministre d’autrefois, arrogant et querelleur.Henry John Temple, troisième vicomte Palmerston, était né à Broadlands, dans le comté de Southampton, le 20 octobre 1784.Après avoir été élevé au collège d Harrow, il fut envoyé à Edinburgh, puis à Cambridge, et donna, dans le cours de ses études, une opinion si élevée de ses talents, qu’à peine majeur, il fut choisi comme candidat tory de l’Université lors de l’élection qui eut lieu en remplacement du célébré Pitt, qui venait de mourir.Le candidat whig, Lord Lansdowne, fut élu.Le jeune Temple prit sa revanche la même année (1806), à Newport, et obtint plus tard le mandat si recherché de Cambridge.Il fut appelé, en 1807, au conseil de l’Amirauté, et, en 1809, au secrétariat de la guerre.Quelques écrits dans les journaux et les revues, une habileté administrative incontestable, et des succès de salon et de sport, parurent assez longtemps contenter son ambition.Il ne se plaça au premier rang parmi les orateurs parlementaires que dans les débats sur l’émancipation des catholiques, en 1828 et 1829.Dans la première de ces deux années, il résigna sa place au ministère à la suite de difficultés qu’il eut avec le Duc de Wellington, et passa dans le camp des whigs.Ami et lieutenant de Canning, après la mort de ce grand homme il lui fut donné de développer ses idées et sa politique, ayant été fait ministre des affaires étrangères dans le ministère du Comte Grey àl’époque mémorable de 1830.Il prit en mains la cause de la Belgique, et après avoir réussi à la faire reconnaître, de concert avec la France, par les autres puissances, il travailla à y établir un gouvernement constitutionnel et eut l’adresse de placer à la tête de ce royaume un prince depuis longtemps dévoué aux intérêts de l’Angleterre.Sorti du pouvoir, en 1834, avec Lord Melbourne, il y revint l'année suivante.Ce fut à cette époque qu’il commença à se faire cette réputation d’arrogance et d’intrigue qui en fit une sorte d’épouvantail pour tous les cabinets européens.Aux yeux du peuple anglais, le chef-d’œuvre de la politique de Lord Palmerston fut le succès qu’il obtint dans la question d’Orient, dans les dernières années du règne de Louis-Philippe.Les concessions que ce dernier fit à la politique anglaise et qu’il était peut-être absolument nécessaire de faire dans l’isolement où se trouvait la France, contribuèrent plus qu’aucune autre chose à précipiter la chute de la dynastie d’Orléans, ce qui n’empêcha point que Lord Palmerston, avec l’ingratitude proverbiale des diplomates et des gouvernants, ne s’empressât de reconnaître la république de Février.Au milieu des révolutions qui bouleversaient l’Europe, il se trouvait comme dans son élément naturel, faisant naître les complications, favorisant tous les nouveaux mouvements, les abandonnant avec la plus stoïque indifférence lorsqu’ils avaient échoué, tirant parti de tout pour les intérêts de l’Angleterre, divisant le plus possible pour régner le plus sûrement, mais s’inclinant, au besoin, promptement devant la doctrine des faits accomplis qu’il semble avoir inventée.Voici comment le Dictionnaire de M.Vapereau résume sa politique subtile et hardie à cette époque si difficile : “ La révolution de février, qui ébranla tous les trônes du continent, consolida plus que jamais le parti whig au pouvoir.Lord Palmerston en profita pour rendre partout la médiation de l’Angleterre nécessaire.Se déclarant l’ami des peuples et le bienveillant protecteur des rois, il reconnut sans hésiter la République française, applaudit au manifeste pacifique de M.de Lamartine, qui lui laissait le champ libre, encouragea l’insurrection à Vienne et à Berlin, soutint Léopold contre les républicains belges, exalta les réformes de Pie IX et ne s’opposa point aux projets de conquête de Charles Albert ; un peu plus tard, il tendit une main aux révolutionnaires d’Italie, pendant qu’il abandonnait à elle-même la Hongrie se débattant héroïquement entre les Autrichiens et les Russes.L’expédition romaine, entreprise par la France en 1849, fut pour sa politique aventureuse un grave échec, qu’il essaya de réparer en arrêtant les représailles de l'Autriche contre le Piémont vaincu à Novare, et en s’opposant avec beaucoup de fermeté aux progrès de la contre-rcvolution européenne.” Immédiatement après le deux décembre, Lord Palmerston s’empressa de reconnaître le nouveau gouvernement, et, par un coup de tête qui faisait un singulier pendant au coup-d’état, il envoya des dépêches dans ce sens, sans les communiquer à ses collègues et même, assure-t-on, sans en conférer avec la Reine.Cette circonstance amena une crise ministérielle, à la suite de laquelle il fut remplacé par lord Granville.Ce fut sur une motion de son ancien collègue que le ministère de lord John Russell fut renversé quelques mois plus tard.Le vainqueur refusa, pour le moment, tout le profit de sa victoire, et ce ne fut que plus tard qu’il consentit à entrer dans un ministère de coalition formé par Lord Aberdeen.En 1855, il devint premier ministre, et il eut l’honneur et la satisfaction de voir se terminer, sous son gouvernement, la guerre de Crimée, qui menaçait de devenir si onéreuse pour l’armée et les finances de l’Angleterre.Les mesures qu’il proposa au Parlement au sujet des conspirateurs étrangers lors de l’attentat Orsini échouèrent, et il faut avouer qu’il ne pouvait choisir un terrain plus honorable pour éprouver une défaite ministérielle.Le ministère Derby, qui fut le résultat de cette nouvelle crise, ne dura qu’une année et fut remplacé par celui qui durait encore lors de la mort de Lord Palmerston, et qui se continue actuellement sous la présidence de Lord John Russell.Dans ce dernier espace de temps, la politique de non-intervention, si différente à tous égards de celle qui avait signalé toute la carrière de cet homme d’état, a été la politique à la mode et a fleuri sous son patronage.La confédération du Sud, que 1 Angleterre avait, dans le principe, indirectement favorisée, a été laissée à elle-même ; elle est morte écrasée par le nombre et les ressources supérieures de nos voisins; l’expédition du Mexique, entreprise de concert avec la France et l’Espagne, a été abandonnée et n’a laissé après elle qu’une sorte de protectorat français ; les intrigues qui, en Italie, ont coûté si cher à l’Angleterre, n’ont abouti qu’à donner la Savoie à la France ; pour la première fois, l’Angleterre a volontairement donné l’indépendance à une de ses possessions, et les lies Ioniennes ont été réunies à la Grèce ; le Danemark, cet ancien protégé de la Grande-Bretagne, a été humilié, pillé et démembré ; la Pologne a été écrasée, et la Russie triomphante menace, en Europe, la Turquie, les Principautés Danubiennes et la Suède, et s’étend, dans l’Asie Centrale, presque jusqu’aux confins de 1 Inde.Liée d’intérêts avec les Etats-Unis, elle est prête à se coaliser avec cette dernière puisssance au premier signal d’une guerre universelle, qui pourrait bien être un jour le dernier mot de la politique de la paix à tout prix.Mais, en revanche, le commerce, l’industrie et l’agriculture de l’Angleterre se sont développés avec une rapidité sans exemple ; de sérieuses économies ont été pratiquées dans son budget ; le lourd fardeau des taxes nationales, qui allait toujours augmentant, a été notablement diminué ; et, au milieu des conquêtes de la paix, le fameux mot : Rest and be thankful, a pu être solennellement prononcé aux oreilles d’une nation plongée dans toutes les béatitudes économiques et financières.Il est certain, cependant, que dans son/or intérieur, comme parlent les théologiens, le vieux Palm devait être médiocrement satisfait de la tournure donnée à la politique étrangère.Il est hors de doute que sur un point, du moins, il tint tête à quelques-uns de ses collègues plus ou moins idéologues et qu’on ne lui eut point fait dire aisément : Périssent les colonies plutôt qu'une théorie ! Ce n est plus un secret pour personne qu’il favorisait tout particulièrement les démarches qui ont eu lieu, dernièrement, pour la confédération des provinces anglaises de l’Amérique du Nord, et ne marchandait point la part de responsabilité et de sacrifices que l’empire devait s’imposer pour jeter les fondements d’une nouvelle puissance américaine alliée et protégée de l’Angleterre.Cette idée, sans doute, était comme une suite de la seule de ses créations qu’il laissait debout en mourant.Dans ses derniers moments, ses pensées se reportèrent sur la Belgique, qu’il appelait souvent sa file, et quoiqu’il y ait toujours quelque chose de suspect dans les paroles que l’on prête aux moribonds illustres, on assure que dans le délire de l’agonie, il parlait du traité qui avait garanti l’avenir de cette puissance européenne.Le royaume de Léopold est, dans ce moment du reste, l’objet d’une certaine inquiétude en Europe.Travaillée par les révolutionnaires des autres pays qui y ont pris refuge, la Belgique est aujourd’hui le théâtre ou s’étalent les doctrines les plus funestes.Au burlesque congrès des étudiants de Liège a succédé une assemblée des révolutionnaires de Bruxelles, où la sainte guillotine a été préconisée comme aux beaux jours de Danton et de Robespierre.Une université athée, ou à peu près, vient d’y être solennellement inaugurée, et les catholiques de France qui, au congrès de Malines, avaient réclamé pour leur pays la liberté comme en Belgique, doivent trouver aujourd'hui que cette liberté-là passe un peu les bornes.On prétend que Louis Napoléon a dit, il y a quelques années : u II n’y a que trois hommes en Europe : Palmerston, Cavour et moi.” Nous ne croyons point l’empereur coupable de ce propos peu modeste ; mais, dans ce cas, il se trouverait aujourd’hui le maitre de la diplomatie.Voici, cependant, qu’il se lève à l’horizon une nouvelle puissance, et c’est un homme qui, comme l’empereur lui-même, n’a point toujours été apprécié à sa juste valeur.Si Napoléon III fut mort quelque temps après les esclandres de Boulogne et de Strasbourg, il eut laissé dans l’histoire un renom peu enviable.De même, si M.de Bismark fut mort avant la guerre des duchés, on n’en eut guère parlé que dans des termes peu respectueux.C’était alors, dans l’opinion publique, un despote arriéré et impuissant, une sorte de marquis de Carabas allemand qui n’avait rien oublié et rien appris.Aujourd’hui, par la position qu’il a su faire à la Prusse, par les conquêtes achevées et par les conceptions plus vastes qu’on lui suppose, M.de Bismark jouit de cette sorte de prestige qui s’attachait au nom de M.de Cavour à l’époque de la guerre d’Italie.Les voyages qu’il vient de faire en France, le séjour assez long qu’il a fait à Biarritz et à Paris, ont mis toutes sortes de rumeurs à flot.Si l’on en croit les on-dits, l’unité allemande serait déjà faite, au moins dans les conseils de la Prusse et des Tuileries, et l’on irait jusqu’à donner à la France les frontières du Rhin pour compensation au danger dont la nouvelle grande nationalité la menacerait.¦ Ce serait une seconde édition de l’annexion de la Savoie.On va plus loin, et la Belgique elle-même y passerait.On n’attendrait que la mort prochaine de Léopold pour placer la fille de Lord Palmerston sous une tutelle qu’elle paraîtrait, en effet, mériter à plus d’un titre.Nous n’avons pas besoin de dire tout ce que ces rumeurs ont d’improbable, pour ne pas dire d’impossible, surtout dans l’état actuel de l’opinion en France.Toutes les nuances de l’opposition paraissent, en effet, avoir pris pour cheval de bataille l'économie sous toutes ses formes.Les conquêtes, les colonies, les annexions, les aventures, les expéditions lointaines, sont enveloppées par elles dans un même anathème.Non-seulement on presse l’évacuation du Mexique, mais on semble même embarrassé de l’Algérie, JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.171 cette magnifique possession qui devait faire de la Méditerranée un lac français.L’empereur, se préoccupant de ce courant de l’opinion, a lancé une de ces brochures qui sont un des traits caractéristiques de son système de gouvernement, et il y examine, sous toutes les faces, la question de l’Algérie.Il fait le procès à tous les gouvernements et au sien propre, et trace le programme d'une nouvelle politique africaine.Quant à l’expédition du Mexique, elle vient de trouver un défenseur que l’on ne s’attendait guère à voir rompre une lance pour la politique impériale.C’est M.de Lamartine qui, dans un de ses Entretiens littéraires où il parle de tout, et quelquefois de littérature, fait une déclaration chaleureuse d’amitié aux races latines de l’Amérique, en même temps qu’il traite de haut en bas les anglo-saxons des Etats-Unis et leurs prétentions à la civilisation la plus complète et la plus avancée.C’est un morceau curieux à lire après le message du président Johnson, qui se termine par une apologie éloquente de la démocratie et du gouvernement fédéral.Les deux productions recevaient le jour en même temps, l’une à Paris et l’autre à Washington, et elles ont dû se croiser sur l’océan.M.Johnson persévère dans ses dispositions libérales à l’égard des Etats de l’ancienne confédération, il s’exprime avec amertume sur le rôle qu’a joué l’Angleterre pendant la lutte, sans pourtant en venir à des menaces trop directes, et parle avec modération de la présence des troupes françaises au Mexique.Le message est un document rédigé avec sagesse, sauf la prolixité et le luxe de détails qui semblent être de rigueur dans la littérature officielle de nos voisins.Le congrès ne semble malheureusement point animé des mêmes dispositions.Il parait décidé à refuser l’admission aux élus des anciens Etats confédérés, ce qui serait un démenti aux promesses du Président et une anomalie constitutionnelle des plus étranges.Le sénat des Féniens est en pleine révolte contre le président, M.O’Ma-honey, accusé d’avoir détourné les fonds de la nouvelle république et d’afficher, dans ses bureaux et ailleurs, un luxe quelque peu prématuré pour un gouvernement à l’état d’incubation.Le président, que le Herald de New York appelle spirituellement M.Oh Makemoney ! se défend avec ses armes naturelles et déclare la majorité du sénat traître à la patrie et corrompue par l’or de la perfide Albion.Il en appelle du sénat au congrès, et, en attendant, il garde la planche aux bons du trésor, ce qui est la clef de la situation.Ces discordes intestines, jointes aux arrestations faites en Irlande, font espérer que l’hiver se passera sans incursion de maraudeurs ; mais notre gouvernement est prêt à tout événement, et s’il est vrai, comme l’a affirmé le fameux M George Train dans un de ses discours, que l’insurrection de la Jamaïque formait partie de la conspiration fénienne, le sort que viennent de subir les insurgés doit être un avertissement pour les aventuriers qui seraient tentés de violer notre territoire.On assure que la colonie européenne de cette possession anglaise était menacée d’extermination, et cette supposition, si terrible qu’elle soit, suffirait à peine pour excuser la sévérité, quelques journaux métropolitains vont jusqu’à dire la cruauté, de la répression.Des centaines de nègres ont été fusillés ou pendus sans qu’il y ait eu d’autres combats qu’une émeute, et un membre du parlement a été sommairement exécuté.Le gouverneur de l’Ile, dans son discours d’ouverture, ne demande à la législature rien moins qu’une abdication complète de ses pouvoirs.Notre gouvernement, tout en s’occupant de la grande mesure de la défense du pays, ne néglige point les questions qui touchent aux intérêts du commerce et de l’industrie.Prévoyant que le traité de libre échange partiel avec les Etats-Unis, connu ici sous le nom de traité de réciprocité, ne sera point continué, nos ministres ont tourné leur attention d’un autre côté et ils ont nommé des délégués qui sont déjà partis pour Londres, d’où ils doivent, accompagnés d’un agent impérial et d’autres délégués des provinces maritimes, se rendre dans les lies Occidentales, au Brézil et dans d’autres pays de l’Amérique du Sud, pour nouer des relations commerciales avec ces contrées.De plus, le gouvernement s’occupe activement d’encourager ici la culture du lin, et nos lecteurs trouveront, dans notre Bulletin des connaissances utiles, quelques détails intéressants sur les progrès que font diverses branches nouvelles de l’industrie agricole.Les deux principales préoccupations du moment ont été, depuis quelque temps, les Féniens et le choléra.On semble aujourd’hui un peu rassuré sur ces deux points.Quant au choléra, sa venue est définitivement ajournée par les froids qui se sont déclarés, quoique tardivement, mais avec une intensité suffisante pour nous mettre à l’abri.Du reste, l’épidémie n’ayant point réussi à s’installer à New York et n’y ayant point passé les limites de la quarantaine, le reste du continent n’a pas eu grand sujet d’alarme.A Paris, ses ravages ont été comparativement restreints, et, aux dernières nouvelles, ils avaient presque cessé.L’empereur et l’impératrice ont visité les hôpitaux à plusieurs reprises, et cette dernière étant près du lit d’une malade, la pauvre femme croyant parler à une des Sœurs de Charité, répondit aux questions de l’illustre infirmière : * 11 Oui, ma sœur.” Etant, informée de sa méprise, elle voulut s’excuser ; mais l’impératrice ne lui en donna point le temps, ajoutant que c’était le plus beau titre qu’elle pût recevoir.La France vient de perdre encore un de ses hommes remarquables, un homme de la même génération que Lord Palmerston et qui a joué, lui aussi, un rôle important dans tous les événements de ce siècle : M.Dupin, l'ainé, avait seulement une année de moins que le premier-ministre de la Grande-Bre tagne.André-Marie-Jean-Jacques Dupin était né à Yarzy, le 1er février 1783.Ses deux frères, le baron Charles Dupin, statisticien et savant, qui lui survit, et Philippe, avocat distingué, mort en 1846, ont eu aussi leur part de célébrité ; si bien que l’on avait mis, sur le tombeau de leur mère, cette inscription d’un goût assez contestable, renouvelée de l’histoire romaine : *• Ci-gît la mère des trois Dupin.” M.Dupin aîné fut de ces hommes à qui l’on reprocha d’avoir servi tous les régimes, et il répondit lui-même, dernièrement, à ce reproche par ces paroles caractéristiques: “ J ai toujours appartenu à la France, jamais aux partis.” Avant la révolution de juillet, il était au barreau, le défenseur, pour bien dire d’office, de tous les accusés politiques célèbres.Il refusa toutes les charges que lui offrit le gouvernement de Charles X ; il était présent aux réunions qui préparèrent la révolution de juillet, et quoiqu’il ait été accusé de s’être caché pendant les trois glorieuses journées, il a pu prouver qu’il avait pris une part suffisante au mouvement ; surtout si l’on considère qu’il avait toujours recommandé de se tenir dans la légalité.Au lendemain de la révolution, il rendit les plus grands services à Louis Philippe, insista sur le titre de roi des français, et rédigea, presque à lui seul, la nouvelle constitution.C’est de lui qu’est le mot célèbre : 11 désormais la charte sera une vérité.” Procureur-général pendant la plus grande partie du règne de Louis Philippe, il fit ce qu’il put lors de la révolution de février, pour faire accepter le comte de Paris avec une régence.Elu à l’assemblée constituante et à l’assemblée législative,*le coup-d’état le trouva au fauteuil de la présidence.Il garda rancune à Louis Napoléon jusqu’à la fin de l’anDée 1857, où il accepta le titre de sénateur et la charge de procureur-général à la cour de cassation, qu’il occupait encore lors de son décès.M.Dupin est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages de jurisprudence et de politique.Un de ses livres les plus curieux est celui qui traite du procès de N.S.Jésus-Christ au point de vue légal.Les derniers journaux d’Europe nous ont aussi annoncé la mort d’un homme qui, sans y prendre autant de part, avait vu bien des révolutions, M.Martin Bossange, fondateur de la maison de librairie de ce nom, si bien connue en Amérique, et qui, à l’occasion de sa centième année, venait d’être décoré.Jules Janin a consacré, à la mémoire de M.Bossange, un charmant article, que le Courrier des Etats-Unis vient de reproduire.Dans la nécrologie locale nous avons à mentionner les noms de M.Henri Desrivières, ancien député et préfet du comté de Missiscoui, et celui du Père Léonard, missionnaire oblat qui jouissait à Montréal, et on peut dire dans tout le pays, d’une grande popularité.L’année qui va finir a été funeste à nos sommités sociales ; et si nous formons un vœu bien sincère pour celle qui va commencer, c’est de ne pas lui voir charger aussi souvent d’obituaires, les pages de la Petite Revue, qui ne demande pas mieux que d’être gaie et aimable, mais, cependant, ne recule devant aucune partie de la tâche qu’elle s’est imposée.NOUVELLES ET FAITS DIVERS.BULLETIN DES LETTRES.— Il parait, à Pékin, un journal qui a mille ans d’existence.Ce journal qui est le Moniteur de la Chine, a pour titre : Gazette Impériale de Pékin.Il parait tous les jours et il est le seul qui se publie dans le Céleste Empire.11 a environ 12 pouces anglais de long sur 5 de large.Il est imprimé sur le papier soyeux de ce pays, et de la plus fine qualité.Il contient 75 colonnes de texte, réparties en 10 pages, imprimées, d’un seul côté plus une couverture.Le titre êt la date sont ii la fin.—¦ Les Mekhitaristes de Vénise ont une imprimerie très-considérable dirigée par un moine.On assure que le supérieur du couvent est venu depuis peu à Paris pour obtenir l’autorisation d'imprimer une traduction arménienne de Y Histoire de César.— Dans le récit d’un événement quelconque arrivé rue des Trois-Bornes le rédacteur, bachelier frais émoulu, jugea à propos de citer l’axiome latin : Numéro deus imparc gavdet ; mais cette phrase était si mal écrite que l’ouvrier composa Numéro deux, impasse Gaudet, se creusant d’abord la cervelle pour comprendre la nécessité de l’italique et pour découvrir une impasse de ce nom dans la rue des Trois-Bornes.— La Bibliographie Catholique de Paris, dans sa livraison d’octobro dernier, rend compte de la Vie d’Adèle Coulombe, livre dont nous avons fait l’éloge il y a déjà quelque temps.Le critique a cru devoir relever quelques “ inexactitudes de grammaire ” qu’il pardonne cependant volontiers il un auteur qui, dit-il, écrit la langue française sur un rivage éloigné, où toute dominante qu’elle soit restée, elle ne peut guère manquer de se déformer et de s'affaiblir.H Il faut, en effet, que l’influence de la rive étrangère soit bien funeste ¦ car l’auteur de la Vie d’Adèle Coulombe n’est point un Canadien, et n'a même quitté que depuis peu d’années les rivages où la langue de Racine est censée ne point se déformer ni s’affaiblir. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.172 BULLETIN DES CONNAISSANCES UTILES.— Aujourd’hui que l’on cherche partout à tirer le plus d’avantages possibles de nos produits indigènes, comme le constatent les expériences récentes faites avec les tiges du blé-d'inde, pour eu retirer le sirop, nous croyons utile de rappeler à nos lecteurs des considérations qui leur ont déjà été offertes.Le lin est un des produits canadiens qui offrent les meilleurs résultats, et rémunèrent davantage l’agriculteur de ses travaux.Rien n’est perdu dans cette plante.La graine recherchée se vend à un prix que l'on pourrait dire exorbitant; et la tige fournit la matière première aux tissus les plus remarquables, ce qui peut en faire un article de commerce de premier ordre, d ou I on peut tirer par conséquent de grands revenus pour l’Etat, outre la richesse privée qu’elle peut procurer à ceux qui entreprendraient son exploitation sur une vaste échelle.Ainsi, avantages particuliers pour les cultivateurs, avantages pour l’État, tout engage donc à la culture du lin.Un fait particulier que nous citerons suffira pour démontrer tous les profits que l’on peut retirer de cette branche de l'agriculture.Un curé de campagne nous a dit, ces jours derniers, que, de la semence d’un demi-quart de minot de graine, il en avait récoltée minots, et 17 livres de filasse.Voilà qui est concluant, n’est-ce pas ?Que les cultivateurs en prennent donc leur parti, et qu’ils entreprennent la culture du Un sur une vaste échelle.La grande quantité de produits engagera les capitalistes à créer des manufactures ; création d’ailleurs bien facile avec les magnifiques pouvoirs d’eau que l’on trouve sur le parcours de presque toutes les rivières que sillonnent le pays en tous sens.De là résulterait une baisse considérable de coton.—Car qui n’emploierait pas, de préférence aux produits étrangers, leur propres produits?— Ainsi diminution dans les importations, voilà de suite un avantage signalé, surtout si le traité de réciprocité était abrogé à son expiration.Au prix que se vendent les cotons, on conçoit facilement de quelle grande utilité serait l’établissement de manufactures qui pourraient préparer le lin de manière à permettre aux consommateurs de l’employer avec autant de facilité et d’avantage que les produits étrangers.Hier, nous avions le plaisir d’assister à l’essai d’une machine à broyer le lin que M.Bertrand vient d’établir en cette ville.L’établissement de M.Bertrand nous a paru très-remarquable.Un engin neuf de huit forces fait fonctionner la machine à broyer et les écorchoirs.M.Bertrand se propose d’ajouter à son établissement une scie ronde, un tour, etc., etc.Tel qu’il est, cet établissement devra être avantageux à notre localité et aux paroisses du district.La machine à broyer emploiera huit personnes et pourra broyer ainsi 90 à 100 bottes de lin par jour.D’après l’essai que nous avons vu, nous pouvons assurer les cultivateurs que cette machine peut convertir leur lin en belle et bonne filasse.M.Bertrand a déjà une certaine quantité de lin à broyer, sous peu il devra en avoir davantage, parce que les cultivateurs devront se faire un devoir de l’encourager, et nous sommes persuadé qu’ils y rencontreront leur profit.Nous leur ferons remarquer que la machine a broyer donne 2 et 2 5 livres de filasse par botte de lin, tandis que broyé à la main, le lin ne donne guère plus qu’une livre et demie.—Courrier de St.Hyacinthe.—M.Lamouche, qui a réussi à faire mûrir la plante du sorgho, cette année, comme nos lecteurs en ont été informés par notre excellent ami, M.Perreault, le député de Richelieu,— a eu l’obligeance de nous apporter un specimen du sirop qu’il a extrait de la canne cultivée par lui.Le sirop à une belle apparence, quoique M.Lamouche n’aitpas encoreeu le temps d’apprendre à le clarifier.Il a la même couleur que celui que l’hon.M.Chaffers, nous a envoyé ; mais le procédé tout primitif que M.Lamouche a employé laisse à son sirop le goût de mais.Aii reste, il n’en a extrait qu’une demi-pinte cette année.Il se propose de semer, l’année prochaine, les trois livres de graine qu’il a récoltées.11 en sèmera une livre par arpent, laissant un espace de trois pieds entre chaque butte et de cinq pieds entre chaque sillon.Cet espace facilite l’opéraiion de l’extirpateur ou du sarclage.M.Lamouche compte sur un rendement de trois cents gallons par arpent.Dans le sud, la canne à sucre rend de sept à huit cents gallons par acre.Et comme M.Redpath, le propriétaire de la grande raffinerie de Montréal, dit à M.Lamouche qu’il paierait ce sirop 30 cents le gallon, même à l’état perfectionné dans lequel se trouve la petite quantité extraite cette année par M.Lamouche, le rendement serait très-avantageux, très-lucratif, d’autant plus que cette culture coûte peu cher.La graine elle-même ne coûte actuellement qne trente sous la livre aux Etats-Unis ; il n’en faut qu’une livre par arpent, et le prix en baisserait considérablement, si la culture en devenait considérable.La culture m ine n’est pas coûteuse et la distillation du sirop est très-facile et fort économique.Nous croyons que le rendement de chaque arpent de terrain consacré à cette culture, ne vaudrait pas moins de vingt louis par arpent.C’est une belle perspective.Si nos cultivateurs ont un peu d’esprit d’entreprise, ils devront l’année prochaine faire des essais considérables.Us ne peuvent craindre de perdre le fruit de leurs labeurs.En coupant la plante à l’époque convenable, lorsqu’elle est rempli de son suc précieux, c’est-à-dire avant qu’elle ne soit mûre, ils pourront facilement la broyer et la faire bouillir, et quelque soit le sirop qu’ils en obtiendront, M.Redpath leur en paiera la valeur, qui ne manquera pas d’être suffisante pour leur procurer un joli bénéfice.Ils auront en même temps la satisfaction d’avoir enrichi leur pays d’une nouvelle industrie.— Union Nationale.— Une compagnie canadienne-française formée il y a quelques mois dans le but d’exploiter les dépôts d’huile de pétrole dans file Manitouline, attire en ce.moment l’attention des capitalistes dcMontréal.Le Globe de Toronto, dans un éditorial récent, nous donne des renseignements importants sur les opérations de cette compagnie.Quatre puits ont été creusés déjà à des profondeurs différentes, le premier ayant 322 pieds, le second 236, le troisième 105 et le quatrième n’étant rendu qu’à quelques pieds au-dessus de la surface du sol.La stratification des différentes couches traversées est comme suit pour le puit No.1.Dépôt coquillier.100 pieds.Sable noir.12 “ Roche silicieuse.10 “ Roche calcaire.10 “ Roche silicieuse.41 “ Roche calcaire ayant l'apparence du plâtre.17 “ Roche calcaire.15 “ Roche calcaire et silicieuse.21 “ Roche calcaire.64 “ Les mineurs obtiennent de l’huile de pétrole à une profondeur de 126 pieds ainsi qu’à 248, mais ils furent retardés par une eau salée semblable à celle que donna les puits d’Enniskillen.Aujourd’hui ils ont obtenu 17 barils d’huile qui ont été expédiés à MM.Parsons, de Toronto, pour en faire l’essai.Les puits sont situés sur les bords du lac et offrent ainsi les plus grandes facilités de transport.Ces faits ne laissent pas de doute que des sources considérables d’huile se trouvent dans file Manitouline.Le Glofye espère que dans peu de temps, il aura le plaisir d'annoncer au public non-seulement que 17 barils, mais que 17,000 barils ont été obtenus de cette nouvelle région canadienne d’huile de pétrole.— Ce qui suit est une liste du nombre de récompenses données à chaque pays daus l’exposition universelle qui vient d'avoir lieu à Dublin.Mentions Pays.Royaume-Uni Médailles, honorables.Total.589 2 Canada 25 49 Indes 3 6 Jamaïque 2 2 4 Lagos 1 1 Malte 3 Ile Maurice 5 11 16 Natal 3 3 6 Terre-Neuve 1 Nouvelle-Galles-Sud 3 Nouvelle-Zélande / 1 1 Nouvelle-Ecosse i 21 41 Queensland 1 1 Victoria .59 94 Côte Oue3t d’Afrique .1 1 Autriche /.17 51 Bavière i 2 3 Belgique 41 135 Chine 1 Danemark 1 1 France 80 22 102 Italie 93 62 155 Japon 2 2 Sib'rie 1 1 Pays-Bas 30 13 43 Rome 17 10 27 Russie 1 1 Saxe 1 1 Siam 1 1 Suède et Norvège 4 7 11 Suisse 4 19 Zolverein 69 32 101 Etats-Unis 2 2 956 519 1475 Comme on le voit, le Canada occupe le 7ème rang parmi toutes les puissances qui ont concouru.Typographie d'EusÈBE Senécal, 6, 8 et 10, Rue St.Vincent, Montréal. CALENDRIER DE L'INSTRICTION PITRLIQUE POIR 1865.JANVIER.Les institute JOURS.DIM.1 Lundi 2 Mardi 3 Mere.4 Jeudi 6 Vendr.6 Samedi 7 DIM.8 Lundi 9 Mardi 10 Mere.11 Jeudi 12 Vendr.13 Samedi 14 DIM.16 Lundi 16 Mardi 17 Mere.18 Jeudi 19 Vendr.20 Samedi 21 DIM.22 Lundi 23 Alardi 24 Mere.25 Jeudi 26 Vendr.27 Samedi 28 DIM.29 Lundi 30 Mardi 31 Ce mois tire son nom du dieu Janus, auquel il était consacré.le 1er de ce mois et le 1er d’avril.EPIIEMERIDES ET AGENDA.CIRCONCISION, fête d’obligation.RAPPORTS SEMESTRIELS DUS.Bolivar libérateur, 1814.Naissance de Cicéron.107 avant J.-C.Guerre entre les colon?français et anglais, 1690.(6) L’armée anglaise capitule à Caboul, 1842.EPIPHANIE, d’obligation.(8) Bataille de la Nouvelle-Orléans, sous Jackson, 1815.1 er Dimanche après P Epiphanie.UNIVERSITE-LAVAL, commencement du 2ème term .Sir Charles Bagot arrive au Canada, 1842.Onze Canadiens condamnés à mort, à Montréal, 1839.Arrivée des premiers catholiques au Maryland, 1632.(14) Bataille de Rivoli, 1797.McKenzie évacue Navy-Island, 1838.2ème Dimanche après P Epiphanie.St.Nom de Jésus.L.J.Papineau, président de l’assemblée législative, 1817.Naissance de Franklin, 1706.Emeute militaire ft Madrid, 1835.Mort de Mgr.Denault, 1806.Occupation de Dijon.1814.Prise de la flotte hollandaise, par des hussards français, 1795.Sacre de Mgr.Lartigue.1er évêque de Montréal, 1821.3 ème Dimanche après P Epiphanie.Mort du duc de Kent, 1820.Mort de William Pitt, 1806.Incendie du Château St.Louis, 1834.Protestation de l’Académie Franç.en faveur de la liberté de la presse, 1827.(25) Concordat de Fontainebleau, entre Napoléon et le Pape Pie VII, 1813.Conference des Instituteurs de l’Ecole Normale Jacques-Cartier.Conference des Instituteurs de l’Ecole Normale Laval.4 ème Dimanche après P Epiphanie.Emancipation catholique, 1830.Le Cap Horn doublé, 1816.FEVRIER.Février, Februartus, du mot Februa, nom de sacrifices qui avaient lieu dans ce mois, se trouvait à la fin de l’année, dans les premiers siècles de Rome; les décemvirs le placèrent après Janvier.Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi (Mere.Jeudi JVendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi EPHEMERIDES ET AGENDA.Mort de Charlevoix.1761.Occupation de Séville, 1810.L’indépendance de la Grèce reconnue, 1830.Première découverte de l’élcctiicité, 1469.5ème Dimanche après P Epiphanie.La monarchie abolie en Angleterre.1649.REUNION DES BUREAUX D’EXAMINATEURS.(7) Marie, reine d’Ecosse, décapitée, 1587.L’Hôtel-Dieu fondé à Québec.1637’ Cession du Canada à l’Angleterre, 1763.Naissance de Washington.1733.Septvagésime.Lewis, arrêté à Prescott, est exécuté ft Kingston, 1839.Révolution en Angleterre, 1688.(5) Tremblement de terré général en Canada, 1663.Commencement de la dette nationale en Angleterre.1500.Hôtel-Dieu fondé à Montréal, 1644.Les Russes défaits à Eupatorîa.1855.Mort de Luther.1546.Sexagésime.Naissance de Galilée.1564.(11) Fondation de la Nouvelle-Orléans.1717.Création du Conseil Supérieur, à Québec, dans ce mois.1663.Napoléon s’échappe de l’Isle d’Elbe, 1815.Abdication de Louis Philippe, 1S48.(26) Congrès de la paix, à Pans, 1854.Ecole des sourds-muets à Québec.1832.Quinquagésime.(Chandeleur).(26) Mort de l’Hon.Sir L.H.LaFonlaine, 1864.Le peuple de Paris se porte à Vincennes, 1791.MARS.Ainsi nommé parce que Romulus l’avait consacré au dieu Mars : ce mois était le premier de l’année romuléenne.Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.EPHEMERIDES RT AGENDA.LES CENDRES.Mort de Pothier, 1772.Inauguration des écoles normales Jacques-Cartier et McGill, 1857.Premier congrès américain, 1798.1er Dimanche du Carême.(5) Massacre de Boston, 1770.L’armée française se rallie à Napoléon.1815.Jeune.Quatre- Temps.Traité avec le Mexique, 1839.Jeûne.Quatre-Temps.Jeûne.Quatre- Temps.2ème Dimanche du Carême.(11) Napoléon épouse Marie-Louise, 1810.César envahit l’Angleterre, 65 avant Jésus-Christ.Champlain s’embarque poiir le Canada.1ère fois, 1603.Naissance du Prince Impérial, 1856.SAINT PATRICE.Création de 2 milliards 400 millions de mandats territoriaux, 1796.^eJhn\aftche iu Carême- SAINT JOSEPH, 1er patron du pays (10) Napoléon ft Lyon, 1815.Emprisonnement de M.Taschereau, 1810.Les Récollets en Canada.1615.Révolution de la Grèce, 1821.La Savoie annexée à la France, 1860.ANNONCIATION, fêle d’obligation.4ème Dimanche du Carême.Mort du Duc de Portland, 1854.Traité de paix entre la France et le Roi de Naples, 1801.Charette est fusillé à Nantes, 1796.(29) Le Canada rendu à la France, 1632.Mort de Bethoven, 1827.Ai ril, Aprilis, dérivé du mot aperire, ouvrir, parce que la terre, dans ce mois, semble s’ouvrir ft de nouvelles productions.AVRIL.Samedi 1 DIM.2 Lundi 3 Mardi 4 Mere.6 Jeudi 6 Vendr.7 Samedi 8 DIM.9 Lnndi 10 Mardi 11 Mere.12 Jeudi 13 Vendr.14 Samedi 15 DIM.16 Lundi 17 Mardi 18 Mere.19 Jeudi 20 Vendr.21 Samedi 22 DIM.23 Lundi 24 Mardi 25 Mere.26 Jeudi 27 Vendr.28 Samedi 29 DIM.30 EPHEMERIDES ET AGENDA.DELAI POUR DEMANDE DE PENSION EXPIRE.Dimanche de la passion.Monde M.J.Lenoir, officier de ce Département, 1861.Insurrection en Sicile, 1860.Condamnation à mort de Danton, Cam.Desmoulins, Hérnult-Séchelles, etc.Départ de Sir G.Provost, 1815.11794.Le système décimal en France.1795.Traité entre la Turquie et la Russie, 1836.Dimanche des Rameaux.(9) Mgr.de Pontbriand, évêque de Québec, 1741.Etablissement des Omnibus, à Paris, 1828.Bombardement du fort Sumpter, 1861.Jeudi-Saint.(12) Monsieur, comte d’Artois, fait son entrée à Paris, 1814.Vendredi-Saint.(16) Mort de Franklin, 1790.Samedi-Saint.Rétablissement du blocus des ports du Sud.1861.PAQUES.Napoléon III visite l’Angleterre, 1856.Révolution américaine, 1775.Mort de Lord Byron, à Missolonghi, 1824.Premier voyage de Jacques-Cariieri 1534.Congrégation N.D.fondée à Montréal, 1650.Premiers bâtiments à vapeur d’Europe à New-York, 1838.Quasimodo.1er Dimanche après Pâques.Destruction du chemin de fer d’Annapolis.1861.UNIVERSITE LAVAI commencement du 3ème terme.Ursulines de Trois-Rivières établies, 1677.Traité de Paris accordant la souveraineté de l’isle d’Elbe à Napoléon, 1814, York, aujourd’hui Toronto, pris par les américains.1813.Franklin.Chase et Carroll, ft Montréal, 1776.2ème Dimanche après Pâques.Patronage de St.Joseph.MAI.Ce mois était dédié à Mdia, mère de Mercure, messager des dieux.La répartition de la cotisation se fait entre le 1er de ce mois et le 1er Juillet, et devient exigible après 30 jours d’avis : elle est légale quoique faite en tout autre temps.JOURS.EPHEMERIDES ET AGENDA.JOURS.Lundi 1 Ouverture de l’Exposition Universelle à Londres.1861.Jeudi.1 Mardi 2 REUNION DES BUREAUX D’EXAMINATEURS, Vendr.2 3 Jacques-Cartier ft Terreneuve, 1640.(5) Mort de M.de Mésy, 1665.Samedi 3 Jeudi 4 DIM.4 Vendr.Samedi 6 Mort de Napoléon 1er, 1821.Lundi 6 6 Mort de Mgr.de Laval, 1708.3ème Dimanche après Pâ/jues.Ste.Famiile J.M.J.Mardi 6 DIM.7 Mere.7 Lundi 8 (9) Les Anglais prennent la Jamaïque.1655.Jeudi 8 Mardi 9 REUNION DU CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, Vendr.9 Mere.10 Gouvernement Pontifical rétabli à Rome, 1814.Samedi 10 Jeudi 11 Allan s’empare de Ticonderoga, 1775.DIM.11 Vendr.12 1er mariage dans la Nouvelle-Angleterre, 1621.Lundi 12 Samedi 13 (12) Inauguration de l’Ecole Normale Laval.1857.Mardi 13 DIM.14 4ème Dimanche après Pâques.Mere.14 Lundi 15 Mort d’O’Connell, 1847.(15) Les Sulpiciens partent pour le Canada.1657.Jeudi 15 Mardi 16 Vendr.16 Mere.17 Grand incendie ft St.Hyacinthe, 1854.Samedi 17 Jeudi 18 Napoléon, Empereur.1804.DIM.18 Vendr.19 Mort de Christophe Colomb, 1506.Lundi 19 Samedi 20 Mort de Lafayette.1834.Mardi 20 DIM.21 oème Dimanche après Pâques.Mere.21 Lundi 22 (14) Montcalm arrive en Canada.1756.Jeudi 22 Mardi 23 Etablissement du Collège de Joliette, 1816.Vendr.23 Mere.24 Naissance de la reine Victoria, 1819.Samedi 24 Jeudi 25 ASCENSION, d’obligation.DIM.25 Vendr.26 Conference des Instituteurs de l’Ecole Normale Jacques-Cartier.Lundi 26 Samedi 27 Conference des Instituteurs de l’Ecole Normale Laval.Mardi 27 DIM.Lundi 28 Dimanche dans l’octave de l’Ascension.Mere.28 29 (23) Grand incendie à Québec.1845.Jeudi 29 Mardi Mere.30 31 (26) Combat de Dollard et de 17 jeunes gens contre 800 Iroquois, 1660.Le choléra en Amérique, 1832.Vendr.30 SEPTEMBRE.OCTOBRE.Ce mois était le septième de l’année romuléenne.¦Du 1er de ce mois au 1er d’octobre, recensement des enfants en âge de fréquenter les écoles : ce recensement doit être transmis au Surintendant dans les dix jours suivant le 1er d’octobre.Ce mois était le huitième de l’année romuléenne.11 reçut, sous Antonin, le nom de Faustinus, en l’honneur de Faustine, épouse de ce prince ; Commode le nomma Invictus, Domitien, Domitianus ; mais on continua de le nommer October.Les demant JOURS.EPHEMERIDES ET AGENDA.JOURS EPHEMERIDES ET AGENDA.JOURS Vendr.1 Cartier découvre le Saguenay, 1535.DIM; 1 17ème Dimanche après la Pentecôte.Solennité de St.Michel.1 Samedi 2 Massacres dans les prisons de Paris, 1792.Lundi 2 Télégraphe entre Québec et Montréal, 1847.Cartier donne le nom de Mont-Réa: à Hochelaga, 1535.2 DIM.3 13ème Dimanche après la Pentecôte.Mardi 3 Lundi 4 (3) Pose.de la 1ère pierre de l’église paroissiale, ft Montréal t.Mere.4 La Belgique déclare son indépendance, 1830.4 Mardi 6 1er congrès à Philadelphie, 1774.Jeudi 6 Harrison détail Proctor, dans le Haut-Canada, 1813.DIM.Mere.6 Mort de Lord Metcalfe, 1846.Vendr.6 Paix avec les Etats-Unis, 1783.7 Bataille de la Moscova, 1812.Samedi 7 Cartier plante une croix à l’embouchure des Trois-Rivières, 1535.18ème Dimanche après la Pentecôte.Maternité de la Ste.Vierge.Vendr.8 Capitulation de Montréal, 1760.DIM.8 8 9 Grand incendie à Halifax.1859.Lundi 9 Bataille de la Savannah, 1779.9 DIM 10 14ème Dimanche après la Pentecôte.Mardi 10 Conférence à Québec pour la confédération des prov.de l’Am.Brit.1864.10 Lundi 11 (13) Bataille des plaines d’Abraham, 1759.Mere.11 RAPPORTS DE RECENSEMENT EXIGIBLES.11 Mardi 12 Bataille de Baltimore, 1814.Jeudi 12 Octroi d’une charte royale au collège Victoria, H.-C., 1837.DIM.12 Mere.13 UNIVERSITE-LAVAL, rentrée des facultés; 1er terme.Vendr.13 Conference des Instituteurs deT’Ecole Normale Jacques-Cartier.Lundi 13 Jeudi 14 Cartier arrive à Staciaconé.1535.Samedi 14 (12) Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, i492.14 Vendr.15 Mgr.de Mornay.évêque de Québec, 1728.DIM.15 19ème Dimanche après la Pentecôte.15 Samedi 16 Mort de Louis XVIII, 1824.Lundi 16 Phipps devant Québec, 1690.16 DIM.17 lôème Dimanche ajrrès la Pentecôte.Mardi 17 Commencement du siège de Sébastopol, 1854.17 Lundi 18 (17) Réorganisation de l’Ecole polytechnique.1822.Mere.18 Le gouverneur Craig à Québec, 1807.Samedi 18 Mardi 19 (18) 1ère réunion du Conseil Supérieur, ft Québec, 1663.Jeudi 19 (20) Mgr.Gaulin, évêque de Kingston, 1833.DIM.19 Mere.20 Jeûne.Quatre- Temps.Vendr.20 Départ du prince de Galles de l’Amérique, 1860.20 Jeudi 21 Inauguration de l’Université-Laval, 1854.Samedi 21 Phipps détait devant Québec, 1690.21 Vendr.22 Jeûne.Quatre- Temps.DIM.22 20ème Dimanche après la Pentecôte.Patronage de la Ste.Vierge.22 Samedi 23 Jeûne.Quatre- Temps.Lundi 23 Sir John Colborne laisse le Canada, 1839.23 DIM 24 16ème Dimanche après la Pentecôte.Mardi 24 1er baptême en Canada, 1621.24 Lundi 25 Ethan Allan fait prisonnier par les Canadiens.1775.Mere.25 (24) Démembrement de la Pologne.1795.25 Mardi 26 Traité de la Ste.Alliance, conclu à Paris, 1815.Jeudi 26 Bataille de Châteauguay.1813.DIM.26 Mere.27 L’Angleterre fait la paix avec les Etats-Unis, 1783.Sacre de Mgr.Blanchet, évêque de Nesqually, 1846.Vendr.27 Grande chute de neige, ft Montréal, 1843.Tentative d’abolir la langue française, au Canada, 1796.21 ème Dimanche après la Pentecôte.; Lundi 27 Jeudi 28 Samedi 28 28 Vendr.29 SAINT MICHEL.DIM.29 29 Samedi 30 Traité entre la P’rance et les Etats-Unis.1800.Lundi Mardi 30 31 (29) Le gouvernement s’empare des biens des Jésuites, 1800.Jeûne.Vigile de la Toussaint.jJeudi 30 JUIN.Ce mois était consacré à Junon, la souveraine des dieux.Les rapports semestriels des écoles doivent être faits dans le cours de ce mois.EPHEMERIDES ET AGENDA.Arrivée de l’abbé de Queylus, Grd.Vicaire de Rouen, 1644.Occupation de Milan, 1800.Jeûne.Fondation de l’établissement des PP.Récoîlels.ft Québec, 1620 PENTECOTE.’ Louis Bonaparte est proclamé roi de Hollande, 1806.Bataille de Burlington, 1813.Jeûne.Quatre- Temps.Inauguration de l’Université de Toronto.1843.Jeûne.Quatre-Temps.Jeûne.Quatre-1Imps.1er Dimanche après la Pentecôte.Ste.Trinité.(11) 50 personnes brûlées au théâtre de Québec.1846.La Corse prise par la t rance, 1746.Bataille de Marengo, I860.FETE-DIEU, d’obligation.Election de Pie IX, 1845.Les Etats-Unis déclarent la guerre à l’Angleterre.1812.2ème Dimanche après la Pentecôte.(18) Inauguration du Collège-Victoria.1836.Départ du Gouverneur Craig, 1811* Accession de S.M.Victoria au trône.1837.Champlain arrive à Québec, 1ère fois, 1603.(22) Abdication de Napoléon, 1815.SAINT JEAN-BAPTISTE.3ème Dimanche après la Pentecôte.(25) Entrevue des empereurs Napoléon et Alexandre, ft Tiîsitt, 1807.Etablissement du Bon-Pasteur, à Montréal, 1841.Jeûne.Couronnement de la reine Victoria.1838.SS.PIERRE ET PAUL, d’obligation.Prise de Silistrie par les Russes.1829.JUILLET.Ce mois, nommé d’abord Quintilis, prit le nom de Julius sous le consulat d’Antoine, en mémoire de Jules César.Election de commissaires et de syndics d’école.Les rapports des collèges et des insti-tutions d éducation supérieure doivent être faits dans le cours de eç mois.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi • Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi EPHEMERIDES ET AGENDA.RAPPORTS SEMESTRIELS ET RAPPORTS DE L'EDUO.SUPERIEURE DUS 4ème Dimanche après la Pentecôte.(2) Troubles à St.Pétersbourg, 1831.Indépendance des Etats-Unis, 1776.Prise d’Alger par les Français, 1830.Bataille de Wagram, 1809.Prise de l’isle Bourbon par les Anglais, 1810.UNIVERSITE-LAVAL, fin du 3ème terme.5ème Dimanche après la Pentecôte, (9) Départ du prince de Galles pour l’Amérique.1860.Arrivée de M.d’Argenson, 1658.(11) Dédicace de l’église paroissiale, à Québec, 1666.Assassinat de Marat par Charlotte Corday, 1793.Prise de la Bastille, 1789.Napoléon à bord du Bellérophon, 1815.6ème Dimanche après la Pentecôte.(16) Reprise de Landrecies.1794.Prise de Gaëte, 1806.Buenos-Ayres se déclare indépendant, 1816.Préliminaires de paix entre la France-et la Russie.1806.Bataille des Pyramides, 1798.Bataille de Bull-Rùii.défaite des Fédéraux.(21) Avénetaent d’Abdul-Medjid, 1839.1861.7ème Dimanche après la Pentecôte.(23) Le prince de Galles à St.Jean de Terreneuve 1860.Bataille d’Aboukir, 1799.1ère messe à Trois-Rivières, 1615.Commencement de l’insurrection à Paris, 1830.Robespierre guillotiné, 1794.Québec se rend aux Anglais.1ère fois, 1629.8ème Dimanche après la Pentecôte.DISTRIBUTION de l’Education Supérieure close.AOUT.Ce mois se nommait Sextilis, parce qu’il était le 6ème du calendrier romuléen.On lui donna le nom d?Augustus, en l’honneur d’Auguste, empereur des Romains.EPHEMERIDES ET AGENDA, Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi Vendr.Samedi DIM.Lundi Mardi Mere.Jeudi 1 REUNION DES BUREAUX D'EXAMINATEURS.2 Le prince de Galles au Nouveau-Brunswick, 1860.3 (1) Arrivée des Ursulines et des Hospitalières, 1639.4 Le village de Laprairie incendié.1846.6 Pose du câble transatlantique, 1858.6 9ème Dimanche après la Pentecôte.7 (6) Pie VII rétablit '.’ordre des Jésuites, 1814.8 Mort de Canning, 1827.9 Louis Philippe, roi de France, 1830.10 Bataille du lac Champlain, 1814.11 Bataille de Neresheim (Basse-Souabe), 1796.12 Le prince de Galles à Gaspé, 1860.13 lOème Dimanche après la Pentecôte.14 (13) La législature de Terreneuve refuse les subsides, 1838.15 ASSOMPTION DE LA STE.VIERGE.16 (15) Jubilé publié ft Québec sous l’autorité de l’archevêque de Rouen.1653.17 M.Ollier forme, la compagnie de Montréal, 1640.18 Le prince de Galles à Québec, 1860.19 Jeûne.Jos.Napoléon aux Etats-Unis, 1813.20 11 ème Dimanche après la Pentecôte.Solennité de l’Assomption.21 Massacre en Irlande, 1640.22 Incendie de Constantinople, 1782.23 Luthéranisme en Angleterre, 1534.24 Commencement de la guerre de l’indépendance américaine.1775.25 Inauguration dupont Victoria par le prince de Galles, 1860.‘ 26 Conference des Instituteurs de l’Ecole Normale Laval.27 12ème Dimanche après la Pentecôte.28 Mort de M.Montgolfier au S.de Montréal, 1791.29 Arrivée aux Etats-Unis du Comte de Grasse avec 8.200 hommes, 1781.30 Clôture du concile de Québec, 1857.31 |M.J.Le Maistre est tué par les Iroquois, 1661.NOVEMBRE.Ce mois était le neuvième de l’année romuléenne* e subvention supplémentaire de la part des munici doivent être transmises le 1er de ce mois.EPHEMERIDES ET AGENDA.DEMANDES DES MUNICIP.INDIGENTES DUES.TOUSSAINT, d’ob.Jour des Morts.Siège du gouvernement à Montréal, 1843.Loi martiale à Montréal, 1838.22ème Dimanche après la Pentecôte.Combat de Lacolle, 1838.REUNION DES BUREAUX D'EXAMINATEURS.Mort de Milton, 1674.Naissance du Prince de Galles, 1841.Affaire de Beauhamois, 1838.Arrestations à Québec, 1838.23ème Dimanche après la Pentecôte.Les Américains prennent possession de Montréal, 1775.REUNION DU DONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Arnold débarque à Wolfe’s Cove.1775.(15) Arrivée de la Sœur Bourgeois, 1653.(16) Affaire de Prescott, 1813.(17) Combat de Longueil, 1837.dAème Dimanche après la Pentecôte.Bataille de Chrystler’s Farm, 1813.Murray nommé gouverneur général du Canada, 1763.Les Ursulines entrent dans leur couvent, à Québec.1614.Combat de St.Denis, 1837.Mason et Slidell enfermés au Fort Warren, 1861.(26) Capitulation de Kars, 1855.25ème et dernier Dimanche après la Pentecôte.Première école à Montréal, (à Bonsecours), 1657.La Pologne s’insurge.1830.DISTRIBUTION AUX MUNICIPALITES INDIGENTES CLOSE- SAINT ANDRE.DECEMBRE.Ce mois était le dixième de l’année romuléenne.Les rapports semestriels doivent être faits et transmis dans le cours de ce mois.Vendr.1 Samedi 2 DIM.3 Lundi 4 IVlardi 6 Mere.6 Jeudi 7 Vendr.8 Samedi 9 DIM 10 Lundi 11 Mardi 12 Mere.13 Jeudi 14 Vendr.15 Samedi 16 DIM.17 Lundi 18 Mardi 19 Mere.20 Jeudi 21 Vendr.22 Samedi 23 DIM.24 Lundi 25 Mardi 26 Mere.27 Jeudi 28 Vendr.29 Samedi 30 DIM, 31 EPHEMERIDES ET AGENDA.Les insurgés évacuent St.Denis, 1837.Rétablissement de l’empire français, 1852.1er Dimanche de VAvant.(3) St.François-Xavier.2ème patron du pays.(4) Mort de Mgr.Plessis, i825.Jeûne.St.Nicolas, fête des écoliers.Combat à Moore’s Corner, 1837.Jeûne.IMMACULEE CONCEPTION, d’obligation.(8) Sacre de Mgr.de Laval, 1658.dème Dimanche de l’Axent.(10) Sir John Colborne, gouverneur, 1838.(11) Plymouth incendié par les Français, 1377.Jeûne.(12) Mgr.Panel, évêque de Québec.1825.Mort du Dr.Chénier, 1837.Âlaraudeurs confédérés mis en liberté par le Jeûne.Mou du Prince Albert, 1861.[Juge Coursol, 1864.Divorce de Napoléon, 1809.3ème dimanche de VAxent.Mort de Bolivar, 1830.(15) Funérailles de l’empereur Napoléon, à Paris, 1810.Jeûne.Quatre-Temps.(19) Bataille de Niagara,’1813.(20) Destruction du thé ft Boston, 1777.Jeûne.Quatre-Temps.Escarmouche à Newport News.1861.Jeûne.Quatre-Temps.(24) Traité de Gand.1814.4ème dimanche de VAxent.NOEL.Mort de Champlain, 1635.L’éditeur et l’imprimerie du Canadien arrêtés, 1838.Les Dames du Sacré-Cœur à St.Jacques, 1842.(26) Condamnation de M.de Lamennais, 1840.La Caroline incendiée, 1837.Etablissement de la société de Jésus, 1534.Dimanche dans VOctave de Noël.DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE DU BAS-CANADA.Hon.Pierre J.O.Chauveau, Surintendant de l’Instruction Publique.Louis Giard, Secrétaire ; James J.Phelan, Clerc de la correspondance anglaise et assistant rédacteur du Lower Canada Journal of Education : Alex, de Lusignan, Clerc des Comptes et des Statistiques; -, Clerc de la corres- pondance française, Bibliothécaire et assistant rédacteur du Journal de VInstruction Publique; Pierre Chauveau, assistant Clerc des Comptes et des Statistiques; Jacques Lappare, 1er Clerc copiste et garde-magasin ; Jean-Baptiste Lenoir, Second Clerc copiste ; Paul Blouin, Messager.CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.L’Hon.Sir Etienne Paschal Taché, chevalier, membre du conseil législatif, président;—Sa Grandeur Monseigneur Joseph Larocque, évêque de St.Hyacinthe;—l’Hon.Louis Victor Sicotte, juge de la cour supérieure ;—l’Hon.Thomas Jean Jacques Loranger, juge de la cour supérieure;—Christopher Dunkin, écuyer, M.P.P.;—le Révérend Patrick Dowd ;—le Révérend John Cook, D.D.;—le Révérend Elzéar Alexander Taschereau.I).C.L.Côme Séraphin Cherrier, écuyer, LL.D.;—Jacques Crémazie, écuyer, LL.D.; — l’Hon.Alexander Tilloch Galt; — Louis Léon Lesieur Desaulniers, écuyer;—Cyrille Delagrave, écuyer;—le Révérend William Turnbull Leach, D.C.L.;—l’Hon.P.J.O.Chauveau, LL.D., surintendant de l’éducation, membre ex officio.—Louis Giard, écuyer, secrétaire-archiviste du Conseil.ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER—MONTRÉAL.M.l’abbé H.Verreau, Principal, professeur ordinaire et directeur du pensionnat des garçons; l.éopold Devisme.B.A., professeur ordinaire; M.l’abbé R.Giroux, maître d’étude; Dominique Boudrias, instituteur à l’école modèle des garçons et professeur adjoint; Patrick Delaney, instituteur à l’école modèle des garçons et professeur adjoint; J.JSrauneis.professeur adjoint; François J.V.Regnaua, professeur adjoint ; Taucrède Dostaler, professeur adjoint.ÉCOLE NORMALE McGILL-MONTRÉAL.J.W.Dawson, LL.D., Principal et professeur adjoint; W.H.Hicks et S.P.Robins, B.A., prof, ordinaires: J.Duncan et J.Andrew, professeurs adjoints ; P.J.Dare y, A.M.professeur adjoint ; James McGregor et Mary Coady, instituteurs à l’école modèle.ECOLE NORMALE LAVAL—QUÉBEC.M.l’abbé Jean Langevin, Principal, professeur ordinaire et directeur du pensionnat des garçons; F.X.Toussaint et N.Laçasse, professeurs ordinaires ; M.l’abbé J.O.Faucher, maître d’étude; Ernest Gagnon, professeur adjoint ; J.B.Cloutier, instituteur à l’école modèle des garçons et professeur adjoiut ; D.McSweeny, instituteur ft l’école modèle des garçons et professeur adjoint.Les Révérendes Dames Ursulines sont chargées du Pensionnat des élèves-institutrices, d’une partie de l’enseignement normal et de l’école modèle des filles, sous la direction de M.le Principal.école modèle se trouve attachée à chaque Ecole Normale : les élèves-maitres et maîtresses y vont enseigner tou, les jours pour mettre en pratique la théorie qu’ils ont reçue et pour s’initier peu il peu à la connaissance des Infants.Pour être admis dans une Ecole Normale, il faut: lo.S’adresser au Principal et lui transmettre en même temps l’acte de baptême qui prouve qu’on a seize ans accomplis, et un certificat de moralité signé par le curé, ou ministre, sous les soins duquel on aura été pendant les derniers six mois; r 2o.Subir un examen pour constater qu’on sait au moins les éléments de la langue maternelle, l’arilhmétiaue jusqu’aux règles de trois inclusivement et les notions de la géographie.3o.Si l’examen est favorable, signer en présence de deux témoins qui contresigneront une formule d’engagement et de demande d’admission adressée au Surintendant.Tar cet engagement, qu’il doit contracter de bonne foi, l’aspirant s’oblige : lo.à observer les règlements de l’école • 2o.a subir les examens et a faire son possible pour mériter un diplôme ; 3o.à enseigner ensuite pendant trois ans ; 4o.à payer, dans le cas contraire, tout ce que le Gouvernement aura déboursé pour lui, et en outre une nénalité de quarante piastres.^ I,es élèves de l’Ecole Normale McGill sont externes et reçoivent de $32 a $36 pour leurs frais de pension.Ceux qui ne logent pas chez leurs parents sont tenus de faire approuver leur résidence.Dans les Ecoles Normales Jacques Cartier et Laval, il y a des pensionnats et les élèves ne peuvent résider au dehors qu’avec la permission du Principal.Le prix de la pension est de $73.payable par quartier et d’avance A l’Ecole Normale Laval, il y a deux départements, celui des élèves instituteurs et celui des elèvés institutrices Le prix de la pension est de $73.60 pour les premiers, et de $53.20 pour les dernières, payable par tiers et d’avance Les bourses entières sont de $32 pour les maîtres, et de $24 pour les maîtresses.Le Gouvernement a fondé un certain nombre de bourses dans ces écoles : elles sont de $32 et s’accordent aux élèves pauvres, qui prouvent par un certificat de leur curé ou ministre n’avoir point le moyen de payer toute la pension On s’abonne pour une riASTRE par année au Journal de l’Instruction Publique, publié par le Département de 1 Instruction Publique, et au Lower Canada Journal of Education, aussi pour une piastre par année.L’abonnement n est que d un écu pour les instituteurs et les institutrices.Iff deux journaux sont, envoyés, gratuitement à toutes les municipalités du Bas-Canada : presque tous les instituteurs et les institutrices reçoivent soit l’une ou l’autre des deux éditions, sans compter un bon nombre cl autres abonnés.De sorte que les libraires ne pourraient se procurer une meilleure voie pour publier leurs annonces a la campagne.1 1 Le prix des annonces a été réduit considérablement.Pour la première insertion, il ne sera demandé que 7 centins par ligne, et 2 centras par ligne, pour chaque insertion subséquente.Le Département de l’Instruction Publique a toujours en main plusieurs collections complètes des deux journaux reliés, qui se vendent aux prix suivants : *’WU1 INSPECTEURS D’ECOLE.Noms des Inspecteurs et leurs districts d’inspection.J.B.F.Painchaud, Isles de la Madeleine, Gaspé.Joseph Meagher, comté de Bonaventure.Thomas Tremblay, comté de Gaspé.Vincent Martin, comté de Chicoutimi.G.Tanguay, comtés de Kamouraska, Rimouski et Témiscouata.'S.Boivin, comtés de Charlevoix et Saguenay.John Hume, comté de Mégantic.P.F.Béland, comtés de Beauce et Lotbinière.F.E.Juneau, comtés de Lévis et Dorchester.J.Crépault, comtés de Bellechasse, Montmagny et l’Islet.P.M.Bardy, comtés de Québec, Montmorency et Porlneuf, et population catholique de la Cité de Québec.Rév.R.Plees, population protestante de la cité de Québec.P.Hubert, comtés de St.Maurice, Maskinongé et Champlain.G.A.Bourgeois, partie des comtés de Drummond, Bagot et Arthabaska.!B.Maurault, comtés de Nicolet et Yamaska.H.Hubbard, comtés de Stanstead, Richmond, Compton, et partie de Drummond et Arthabaska R.Parmelee.comtés de Missiscoui, Brome et Shefford.J.N.A.Archambault, comtés de Richelieu, Verchères et Chambly.comtés de Bagot.Rouville et St.Hyacinthe.[Michel Caron, comtés de Napierville, St.Jean et Iberville L.Grondin, comtés de Beauharnois, Laprairie et Châteauguay, moins les protestants d’Omrstown et de St.Jean Chrysostçme.'John Bruce, comtés de Huntingdon, partie de Châteauguay et d’Argenteuil, et la population protestante de la cité de Montréal.F.X.Valade, comtés de Jacques-Cartier, Hochelaga, Vaadreuil et Soulanges, et la population catholique de la cité de Montréal.jA.D.Dorval, comtés de Berthier, Joliette, Montcalm et l’Assomption.|C.Germain, comtés de Laval, Terrebonne.Deux-Montagues et partie d’Argenteuil.•population protestante des comtés d’Outaouais et de Pontiac.C.B.Rouleau, population catholique des comtés d’Outaouais et de Pontiac.Résidence des Inspecteurs.Havre-Aubert, Gaspé.Carleton.Grande-Rivière de Gaspé Chicoutimi.St.Gervais.Baie St.Paul.Leeds.Ste.Julie de Sommersel.Québec.St.Vallier.Québec.Québec.Trois-Rivières.St.Grégoire.Gentilly.Sherbrooke.Waterloo.Varennes.St.Jean.Laprairie.Huntingdon.Longueil.L’Assomption.St.Vincent-de-Paul.Aylmer.1 autre journal demies procurer collections complètes feront bien de s’adresser de suite au Bureau de l’Education, oh il n’en reste plus qu’un petit nombre de séries, l’année 1857 étant presque épuisée.1 1 Le journal français se publie à 3000 exemplaires, le journal anglais à 1500.Ils ont l’un et l’autre une circulation a peu près uniforme dans tout le Bas-Canada, et un grand nombre d’exemplaires s’expédie à l’étranger On ne publie que des annonces qui ont rapport à l’instruction publique, aux sciences, aux lettres ou aux Deaux-arts.CONDITIONS D’ADMISSION AUX ECOLES NORMALES.Le Gouvernement a établi trois Ecoles Normales dans le Bas-Canada: celle de Laval, à Québec; celles de McGill et de Jacques-Cartier, à Montréal.Elles ne sont ouvertes qu’à ceux qui ont l’intention de se livrer à l’enseignement au moins pendant trois ans.Le cours se partage en trois années, de manière que les élèves-maîtres puissent obtenir : lo.le diplôme élémentaire ft la fin de la première; 2o.le diplôme d’école modèle à la fin de la deuxième ; 3o.enfin celui d’académie ft la fin de la troisième année.Il y a dans chaque école une bibliothèque, un musée d’histoire naturelle, un laboratoire de chimie, etc.Une Reglements pour l’examen des Candidats au Brevet ou Diplôme d’instituteur dans le Bas-Canada.EXTRAITS.Article premier.—Tous les Bureaux d’Kxaminateurs s’assembleront les premiers mardis des mois de février mai août et novembre de chaque située ; et ne s’assembleront dans aucun autre temps.Excepté, cependant que s’il n’v avait point de quorum, les membres présents, ou le secrétaire, pourront ajourner l’assemblée a un jour ultérieur au monts quinze jours plus lard, et avis de cet ajournement sera donné au moins huit jouts d’avance à chacun des mèm-ournaux Sera P°‘ uéue'5alre de donner d’avls Publlc des assemblées des Bureaux d’Examinateurs dans les Article second.-Tout candidat, au moins quinze jours avant le jour fixé, devra donner avis au secrétaire de son intention de se présenter a l’examen, et les candidats seront inscrits par le secrétaire sur une liste a mesure ou’d recevra leur avis ; e le jour de ’examen, t s seront appelés dans l’ordre suivant lequel ils auront été inscrits.L’avis du candidat pourra être d’après la formule A.Article troisième.-Aucun candidat ne sera.admis a l’examen sans avoir préalablement déposé entre les mains du secrétaire du Bureau des Examinateurs un certificat de moralité et d’instruction religieuse, si-né du curé ou du mi mstre de sa résidence, et aussi un extrait des registres de baptêmes, ou de l’état civil?de son Pieu de naissance proul vaut que son âge est au moins de dix-huit ans accomplis ; et dans le cas ofi le candidat fera voir qu’il lui est impossible de se procurer son acte de naissance, il suffira qu’il produise un certificat constatant qu’il a l’ûge de dix-huit ans Le candidat devra de plus déclarer par écrit qu’il n’a subi d’examen devant aucun autre bureau dWininateurè pour ob tenir le diplôme d’instituteur dans le Bas-Canada, depuis six mois.uuieau examinateurs pour od- Artiele quatrième.-Tout candidat devra d’abord écrire une dictée d’au moins une demi-page du texte imprimé du troisième livre des séries de livres de lecture graduée qui auront été approuvés par le Conseil dl l’Instruction Publique et, en attendant qu’il en ait été approuvé, dans le Devoir du Chrétien, ou dans l’abrégé de l’Histoire du Canada, deGar-neau, approuvés pour les écoles, en français, et dans le Borlhwick’s British Canadian Reader, en anglais La nai devra être tirée au sort au moment de l’epreuve.La dictée se fera sans aucune aune indication que la simple lecture si le résultat de cette épreuve contient trop de fautes d’orthographe, ou si l’écriture n’est point jugée bonne le cm didat pourra être rejeté sans autre examen Cette épreuve devra se faire dans les deux langues pom les candidats qui voudraient obtenir un diplôme permettant d’enseigner l’anglais et le français.• 5 H qul Article cinquième.—Le candidat devra ensuite lire à haute voix au moins une demi-page, désignée par le sort dans le troisième livre des séries de livres de lecture approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique, ou dans un dès livres désignés dans l’article précédent, et le faire d’une manière qui indique la capacité d’enseigner la lecture- il devra aussi rendre compte de la matière de cette lecture de manière à faire voir qu’il serait en état de l’exnlim’ier a dès élèves.Cette épreuve devra être subie dans les deux langues par les candidats qui voudraient obtenir un d ‘ ‘ permettant d’enseigner dans les deux langues.Article sixième — Les diplômes de chaque degré, savoir : pour les écoles élémentaires, pour les écoles mot pour les académies, devront se subdiviser en diplômes de première et en diplômes de seconde classe et con* le porteur est autorisé à enseigner l’anglais et le français.Jls devront être d’après les formule* de la cédule D Article septième.-Après que le candidat aura soutenu d’une manière satisfaisante les deux premières épreuves lires Fnrnre fin rînre.nii nn fomllni «lu i-oitIh.o ai.t .* .prescrites, le secrétaire inscrira d’après l’ordre du Bureau au feuillet du registre, à la colonne à ce destinée l’an des chiffres 1 2 ou 3 : le chiffre 1 indiquant que l’epreuve a été très-satisfaisante.le’ chiffra 2 qu’eîle a été uffisimmeut bien soutenue et le chffire 3 indiquant qu’elle n’a point donné un résultat satisfaisant.Il devra être tenu note dTSta de la dictée, quant à 1 écriture, indépendamment de l’orthographe.Les membres du Bureau devront ensuite procéder \ l’examen du candidat sur les diverses branches de la manière indiquée dans l’article suivant, et le secrétaire devra également indiquer d’après l’ordre du Bureau, dans le registre par les chiffres 1, 2 ou 3, le résultat de l’examen sur! chaque matière.Pour recevoir le diplôme de seconde classe, il faudra avoir au moins le chiffre deux sur toutes les1 épreuves et matières d’examen.Pour obtenir le diplôme de première classe, il faudra avoir obtenu de plus le jhiffre un dans les deux premières épreuves et sur au moins les deux tiers des matières d’examen.Il sera néanmoins permis1 aux candidats qui n’auront failli que sur deux matières d’examen de demander une nouvelle épreuve sur chacune de! ces matières, et le résultat de cette nouvelle épreuve, s’il est favorable, sera substitué ft celui de la première.Article huitième.—Les candidats pour le diplôme d’école élémentaire devront subir un examen sur chacun des programmes de la cédule F : “ sur la Grammaire française, la Grammaire anglaise, la Géographie, l’Histoire Sainte,j l’Histoire du Canada et la Pédagogie.” Les questions seront tirées au sort parmi celles des programmes, et il n’en sera pas posé au candidat moins de quatre ^ur chaque programme.Us devront de plus résoudre un problème d’arith-' métique su^ les fractions et un sur la rè°Je d’intérêt simple.Les candidats pour le diplôme d’école modèle, s’ils n’ont point déjà le diplôme pour école élémentaire, devront subir les épreuves ci-dessus prescrites, et de plus répondre au moms ft quatre questions sur chacun des programmes de la cédule G : “ sur la Grammaire française, la! Grammaire anglaise, la Géographie, l’Histoire Sainte, l’Histoire du Canada; l’Histoire Générale ou l’Histoire de! trance, et l’Histoire d’Angleterre ; sur la Littérature, la Tenue des Livres, les éléments de l’Algèbre et de la Géo-i métne, la Pédagogie et l’Agriculture,” lesquelles seront tirées au sort, et résoudre un problème sur la règle d’intérêt' composé, un problème d’algèbre et un problème de mesurage.Us devront aussi écrire une composition littéraire sur le sujet qui leur sera indiqué, deux heures étant le maximum du temps accordé pour cet exercice, pendant lequel ils ne recevront l’aide de personne et n’auront d’autre livre ft leur disposition qu’un dictionnaire.Les candidats au di-‘ plome pour académie, s’ils n’ont point déjà le diplôme pour école modèle, devront subir le même examen que celui -x— Jâ, ' - * ' .II: «SU! m l’Histoire requis pour école modèle, et de plus, répondre à quatre questions sur chacun des programmes de la cédule la Physique, la Chimie, l’Histoire Naturelle, l’Algèbre, la Géométrie et la Trigonométrie, l’Astronomie.i ui»iunc générale, l’Histoire de France et l’Histoire d’Angleterre et la Philosophie intellectuelle et morale.” lesquelles seront tirées au sort, et traduire environ une demi-page des commentaires de César, pour le latin, et une des Fables d’Esope,1 pour le grec, avec analyse grammaticale ; les pages devront être également tirées au sorù TABLEAU DES BUREAUX D’EXAMIN ATEURS, PAR COMTÉS.COMTÉS.Argenteuil.Arthabaska.Assomption, L’.Bagot.Beauce.Beauharnois — Bellechasse.Berthier.Bonaventure____ Brome.Chambly.Champlain.Charlevoix.Châteauguay— Chicoutimi.Compton.Deux-Montagnes Dorchester.Drummond.Gaspé.Hochelaga.Huntingdon.Hyacinthe, St.• Iberville.Islet, Ii.Jacques-Cartier.Jean, St.Joliette.Kamouraska.Laprairie.Laval.Lévis.Lotbinière.Maskinongé.Maurice, St.Mégantic.Missiscoui.Montcalm.Montmagny.Montmorency.Napierville.Nicolet.Outaouais.Pontiac.Portneuf.Québec.Richelieu.Richmond.Rimouski.Rouville.Saguenay .Shefford.Soulanges.Stanstead.Témiscouata____ Terrebonne.Vaudreuil.Verchères.Wolfe.Yamaska.BUREAUX POUR ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES.Montréal.Montré al—Québec—Trois-Ri vières.Montréal.Id.Québec—Ste.Marie de la Beauce.Montréal.Québec.Montréal.Québec—Gaspé—New-Carlisle.Montréal—Sherbrooke—Stanstead—Sweetsburg et Waterloo Montréal.Montréal—Québec—Trois-Rivières.Québec—Chicoutimi.Montréal.Québec—Chicoutimi Montréal—Sherbrooke—Stanstead.Montréal.Québec.Montréal—Québec—Trois-Rivières—Richmond.Québec—Gaspé—New-Carlisle.Montréal.Id.Id.Id.Québec.Montréal.Id.Id.Québec—Kamouraska.Montréal.Id.Québec.Id.Montréal—Québec—Trois-Rivières.Id.Id.Id Id.Id.Id Montréal—Sherbrooke—Stanstead—Sweetsburg et Waterloo Montréal Québec.Id.Montréal Montréal—Québec—Trois-Rivières.Montréal—Outaouais.Montré al—0 ut aou ai s—Pontiac.Québec.Id.Montréal Montréal—Sherbrooke—Stanstead—Richmond.Québec—Kamouraska—Rimouski.Montréal Québec—Chicoutimi.Montréal—Sherbrooke—Stanstead—Sweetsburg et Waterloo Montréal Montréal—Sherbrooke—Stanstead .Québec—Kamouras k a.Montréal Id.Id.Montréal—Sherbrooke—Stanstead—Richmond Montréal BUREAUX POUR ACADÉMIES ET POUR ÉCOLES MODÈLES.Montréal.Montréal—Québec—3-Riviôres.Montréal.Id.Québec.Montréal.Québec.Montréal.Québec.Montréal—Sherbrooke.Montréal.Montréal—Québec—3-Rivières.Québec.Montréal.Québec.Montréal—Sherbrooke.Montréal.Québec.Montréal—Québec—3-Rivières.Québec.Montréal.Id.Id.Id.Québec.Montréal.Id.Id.Québec.Montréal.Id.Québec.Id.Montréal—Québec—3-Rivières.Id.Id.Id.„ Id.Id.Id.Montréal—Sherbrooke.Montréal.Québec.Id.Montréal.Montréal—Québec—3-Rivières.Montréal.Id.Québec.Id.Montréal.Montréal—Sherbrooke.Québec.Montréal.Québec.Montréal—Sherbrooke.Montréal.Montréal—Sherbrooke.Québec.Montréal.Id.Id.Montréal—Sherbrooke.Montréal. Bibliothèque et Archives nationales Québec Journal de l’Instruction Publique Page(s) blanche(s)
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