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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Janvier - Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Journal de l'instruction publique, 1871-01, Collections de BAnQ.

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ï-U1/, -J / £» yr-jfé i Of ^'-J c &>’Wi b*g.*4j &îcû3 Volume XV.Québec, Province de Québec, SOMMAIRE.—Littérature—Poésie : Un soir au Saint Lieu, ***.—La Cathédrale de Strasbourg, Marie Jenna.—Education : Les moyens d’éclairer les parents à l’égard do l’éducation.—Enseignement des sciences à l’étranger, J.W.Lawson (suite et fin).—Science : Les Pigeons Messagers, F.Moigao.— Le Recensement.—Colonisation, Terres (le la Couronne de la Province do Québec.—Agriculture.Ed.Barnard.—Chronique de la guerre.Avis Officiels : Ministère de l’Instruction Publique.—Avis aux secrétaires-trésoriers des municipalités scolaires.—Nominations.—Liplômes octroyés par les Bureaux d’Examinateurs.—Partie Editoriale : Le recensement.—Carte de la Province de Québec.—Acte pour amender et étendre la loi concernant l éducation en cette Province-—Bulletin Bibliographique: France, Canada.— Revue Mensuelle —Nouvelles et Faits Livers : Bulletin de l’Instruction Publique.—Bulletin des Statistiques.—Bulletin des découvertes archéologiques.—Bulletin des Beaux-Arts.—Bulletin des Arts et Manufactures.Bulletin des Sciences.—Documents Officiels.—Tableau de la distribution de la subvention supplémentaire aux Municipalités pauvres pour 1870.LITTERATURE.POESIE.SOUVENIR.Janvier et Février, 1871.Nos.1 et 2.Non, je n'oublierai point ce solennel spectacle Qui ravit alors mon esprit, Quand la vierge chantait : “ J’aime ton tabernacle, Seigneur, mon âme te chérit Tout pour moi revêtait un prestige suave, Les ombres qui s'épaississaient, Les objets qui prenaient une teinte plus grave, Les clairs échos qui frémisssaient ; Du temple où tout n’était qu’harmonie et mystère, Le silence religieux ; La lampe qui jetait sa blafarde lumière, Et ces accords délicieux.Dans ce rêve si doux, pour mon cœur, vrai dictante, Toujours j’aurais voulu rester ! Toujours, dans son extase, aurait voulu mon âme Entendre la vierge chanter :.UN SOIR AU SAINT LIEU.Un soir, au temple saint, absorbée et rêveuse.Je venais de porter mes pas : J’étais là ! savourant de l’enceinte pieuse Le calme auguste et plein d’appas.Mais voilà qu'au milieu de cette paix profonde J’entends des sons mélodieux ; C’était une harmonie enivrante, féconde.U n écho des hymnes des cieux.Sous la voûte, plus fort et plus mélancolique, Ce flot d harmonie ondula ; Puis une voix suave, une voix angélique A ces purs accords se mêla.Alors, à travers l’ombre, à l’instrument sonore, J'aperçus une jeune sœur.Pour son Epoux céleste elle venait encore Exhaler l’encens de son cœur.Oh 1 je me gardai bien de trahir ma présence A cette heure dans le saint lieu ; La vierge au front voilé, dans sa douce ignorance, Se croyait seule avec son Dieu.Et sa belle prière, et sa voix attendrie Montaient sur l’aile de l’amour ; Et son regard limpide et plein de rêverie S’élevait au diviu séjour.LA CATHÉDRALE DE STRASBOURG.Seigneur, si votre peuple en sa triste folie, Pour des biens mensongers si souvent vous oublie, Ah ! Nous vous bénissons de ce que, parmi nous, Les plus beaux monuments, mon Dieu, sont faits pour von« ; De ce que, par dessus tons les bruits de la terre, Bruits de cupidité, bruits de haine et de guerre, Bruits du passé qui tombe et du présent qui fuit, Vaine agitation du jour et de la nuit ; Voix de l’ambition, plaintes de la souffrance.Vous avez fait monter la voix de l’espérance ; Légers festons de pierre autour des saints vitraux ; Cintres, piliers hardis, colonnes en faisceaux, Dites, qui vous créa ?Fut-ce la main des Anges ?EsVce qu’on vit jamais leurs célestes phalanges, S’envoler de la flèche et prendre leur essor ?Non, ce ne fut point eux, non, c’est la main des hommes, Des hommes impuissants, pauvres, comme nous sommes.Ils ont dit : Travaillons, et que Dieu vienne ici ; Et puis ils ont prié, et tout fut fait ainsi.Salut, portail sacré, salut flèche gothique I Salut, temple bénit, vieux géant catholique, Qui des saints monuments bâtis au Roi des rois, As su porter plus haut le signe de la croix I O toi, de nos aienx magnifique héritage, A tous leurs descendants parle un divin langage I Puisqu’il faut en passant vers toi lever les yeux, Tu les forceras bien de regarder les cieux. 2 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Oh ! Dis-leur qu’il est triste et qu’il est misérable De ne voir ici-bas qu’un peu d’or et de sable : Dis-leur que l'homme est grand quand il est à genoux Devant le Dieu si grand qui s’abaissa pour nous.Dis-leur qu’il faut h l’âme un lumineux mystère, Et qu'elle se dilate et vit dans la prière ; Que leurs riches palais s'écrouleront demain, Et que tu resteras, toi, jnsques à la fin ; Qu’au dernier jour encor Dieu respectant ta cime, Te maintiendra planant au dessus de l’ablme, Pour être un piédestal à l’archange vainqueur Qui viendra réveiller les élus du Seigneur.Marie Jenna EDUCATION.Des moyens «l’éclairer les Parents à l’égard de l’Education.Les mères et les instituteurs sèment presque tout le bien et le mal qui se développent dans le monde ; c’est donc par les familles et les écoles qu’il faut commencer la réforme de l’éducation.D1 Rush.L’ignorance universelle qui, à part un petit nombre d’exceptions honorables, prédomine sur l’importance, le but et les moyens de l’éducation, est extrêmement préjudiciable aux intérêts les plus précieux de la société.Pour y porter un remède prompt et énergique, il importe que l’opinion publique soit éclairée sur ce point.Il est du devoir d’un gouvernement sage et paternel de prendre en main l’éducation et de la rendre obligatoire dans toutes les classes de la société, comme l’unique sauvegarde de la moralité et des libertés du peuple.Un souverain n’est vraiment le père de son peuple, que s’il répand abondamment sur lui les bienfaits de l’éducation.Les gouvernements devraient, par tous les moyens en leur pouvoir, inspirer aux hommes l’amour de l’ordre et du perfectionnement de soi-même, leur faire connaître* leurs droits et leurs devoirs, éveiller en eux le sentiment de la responsabilité et des obligations paternelles, leur offrir d’utiles directions sur l’éducation domestique, exciter et satisfaire leur désir d’instruction, propager les meilleures méthodes d’enseignement, relever la condition et, par conséquent, le caractère des instituteurs ; en un mot, ils devraient répandre dans tous tes esprits une conviction profonde de l’extrême importance de l’éducation, et offrir à toutes les classes, depuis les plus humbles jusqu’aux plus élevées, des facilités pour s’en assurer les bienfaits, conformément à leurs positions respectives dans la société.L’État ne doit point se décharger sur les individus de ses propres devoirs, pas plus en matière d’éducation qu’en aucune autre matière d’intéiêt public.Cependant il faut créer dans les masses un sentiment favorable à l’éducation, avant que le gouvernement ou la législature puisse iutervenir avec quelque chance de succès : car un intervention législative est toujours inefficace lorsqu’elle n’est pas soutenue par l’opinion publique.Four atteindre ce but, il faut organiser partout des associations: les conducteurs de la presse et tous les philanthropes éclairés doivent s’unir dans une croisade contre l’ignorance : l’humanité complétera ainsi le grand œuvre de régénération commencé par sa croisade contre l’esclavage.La réforme de l’éducation doit être accomplie par les efforts combinés d’nne multitude de personnes, ainsi que l’ont été toutes les grandes mesures d’intérêt général.Comme la religion, elle doit envoyer ses missionnaires dans toutes les directions, pour distribuer des publications aux masses et pour instruire en particulier chaque père de famille, Que les hommes influents consacrent leur patronage, et les hommes instruits leurs talents à cette grande cause ; que les ministres de l’Evangile en fassent le thème constant de leurs exhortations : et que tous ceux qui sentent les bienfaits de l’éducation se mettent à l’œuvre dans leurs localités respectives, en s’adressant aux parents par l'intermédiaire de la presse ou dans les assemblées publiques.La parole improvisée serait peut-être plus efficace que des pages imprimées pour combattre l’ignorance et réveiller l'apathie des parents à l’égard de l’éducation.C’est pourquoi la noble charge du missionnaire de l’éducation demande quelques talents oratoires.On pourrait aisément trouver des hommes généreux, éloquents et disposés à soutenir une si noble cause.D’autres personnes, salariées par des associations privées ou par l’Etat, recevraient la mission de faire des cours publics sur l’éducation ; et s’il fallait nécessairement user d’économie, cette mission pourrait être dévolue à ceux auxquels sont confiés l’inspection des écoles et l’examen des aspirants au brevet d'instituteur.Si les missionnaires de l'éducation se recommandent par la vertu et le savoir ; si, par-dessus tout, leur cœur palpite au désir d’améliorer leurs concitoyens et d’élever leur patrie, ils tiendront en éveil l’esprit public sur les choses qui intéressent l’éducation ; ils éclaireront le peuple sur son importance pour les individus et pour la société tout entière ; ils développeront tous les objets dont elle se compose ; ils inspireront aux parents le sentiment de leurs devoirs et des qualités nécessaires pour les bien remplir, insistant principalement sur l’affection, la douceur, la patience, la justice et la fermeté ; enfin ils leur expliqueront la manière d’accomplir efficacement leur tâche difficile et sacrée, en tout ce qui concerne l’éducation physique, morale et intellectuelle de leurs enfants.C’est surtout dans leur propre éducation que, par une étude spéciale et au moyen de la méthode mutuelle appliquée à la conduite de la famille, les jeunes gens, parents futurs, doivent être imbus des notions dont ils auront tant besoin dans la suite.L’é ucation n’obtiendra le degré d’autorité convenable que lorsqu’elle sera placée sur le pied des plus hautes branches de connaissances.On devrait enseigner régulièrement dans les écoles de l’un et de l’autre sexe, dans les collèges et dans les universités, la science de l’éducation, au point de vue de scs trois branches, et la mettre en rapport avec la physiologie, la morale et la philosophie rationnelle, comme cela se pratique dans quelques universités allemandes.Cette science devrait être, en effet, considérée comme une partie indispensable d’un cours complet d’études.Si, par la sollicitude active d’un gouvernement sage et éclairé, la science de l’éducation était généralement étudiée et bien comprise, les parents prépareraient, soigneusement leurs enfants avant deles confier à un instituteur; et ils travailleraient avec lui à leur avancement.Ainsi la mouvelle génération, objet de la sollicitude et des efforts combinés des parents et des instituteurs, se développerait sous l’influence de la moralité domestique, d’une sage discipline et de méthodes d'enseignement perfectionnées, et élèverait un jour, par ses progrès, le niveau du caractère moral et intellectuel de la nation.—Journal d'Education de Bordeaux.E’Enseignemeiit «les Sciences à l'Etranger.Lecture faite à la Conférence annuelle du 28 Novembre 1870 à V Université McGill rie Montréal, par M.J.W.Uawson L.L.D.F.R.S, Principal et Vice-Chancelier de l'Université McGill.(Suite et fia) L’ALLEMAGNE ET LA SUISSE.Bien que l’Angleterre et les Etats Unis fassent de grands progrès en ce sens, les études scientifiques et l’éducation industrielle sont portées à un point encore plus élevé en Allemagne et en Suisse qui, sous ce rapport, sont toutes deux supérieures peut-être à tous ies autres pays.En Allemagne, où chacun est instruit, le plan général de l'éducation a pour objet l’instruction industrielle dans une foule d’écoles adaptées à toutes les conditions sociales, et ayant pour point culminant les grandes universités industrielles, institutions qui nous sont encore inconnues, à moins qu’on ne considère l’Université Cornell comme ayant avec elles certains points de similitude.L’Allemagne ne compte pas moins de six Universités industrielles, outre un grand nombre de collèges ou écoles supérieures où l'on forme les jeunes gens qui veulent entrer dans ces Universités ou trouver à leur sortie quelque emploi dans les arts et manufactures. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.3 UNIVERSITÉS INDUSTRIELLES.M.Scott Russell, dans son ouvrage sur l’éducation industrielle, offre le Polytechnicon, ou Université industrielle de Suisse, comme modèle de la plus parfaite organisation de ce genre.J’extrais des notes de cet écrivain les faits suivants : Les cours d’études comprennent 145 sujets que se partagent 31 professeurs, 10 professeurs adjoints et 16 instituteurs ou lectureurs particuliers.Us ont entièrement pour objet la Science, l’application de la Science aux arts, les langues vivantes, la littérature et l’histoire.Au nombre des quelques matières non comprises sous ces titres figurent la constitution Suisse et ses droits, et l’histoire biblique de la Création, sujet auquel nous avons à peine songé même dans l’éducation que reçoivent les étudiants en théologie.Les étudiants se partagent en deux catégories : les étudiants réguliers et les étudiants libres; ces derniers choisissent les cours qu’ils veulent suivre ; mais sur 762 il n’y en a que 173 de libres ou qui n’assistent aux cours qu’occasionnellement.Dans le programme régulier des études, les 145 sujets ci-dessus mentionnés se divisent en huit groupes, savoir: Sujets préparatoires nécessaires à ceux qui n’entreDt qu’imparfaitement pré parés ; 2° Matières relatives à l’architecture et à la construction ; 3° Génie civil ; 4° Génie mécanique ; 5° Chimie pratique ; 6° Agriculture et forêts; 7° Sujets nécessaires à ceux qui s’occupent de travaux scientifiques, professeurs et instituteurs ; 8° Cours général de philosophie, science administrative, littérature, art, économie politique.Pour aider à ces cours d’études, l’Université possède un observatoire astronomique arrangé pour les observateurs enseignauts, un laboratoire chimique et mécanique pour expérimenter les nouvelles inventions, etc., un laboratoire chimique pour l’enseignement pratique ordinaire, que M.Scott appelle un palais de la Science, en comparaison des édifices du même genre qu’on voit en Angleterre ; des collections de dessins, modèles et machines ; une collection de modèles d’architecture et de sculpture ; des collections d’objets relatifs à la zoologie, géologie et aux antiquités ; enfin, un jardin des plantes.Pour la fondation de l’Université le gouvernement fédéral de la Suisse a donné £20,000, et le canton de Zurich £136,000.Les dépenses annuelles de l’Tnstitution sont très-modérées: elles ne dépassent pas £13,459 sterling.C’est d’institutions pareilles en Allemagne et en Suisse que sortent chaque année une foule de jeunes gens instruits et aptes à faire progresser l’art dans chacune de ses branches à l’aide des Sciences appliquées, qui distancent l’Angleterre dans tant de produits manufacturés, et qui aujourd'hui contribuent si largement aux merveilleux succès des armées allemandes.Il est bon de se souvenir que l’Université industrielle de Zurich sert les besoins d’une population de deux millions et demi d’hommes seulement, ou considérablement moindre que celle du Canada, et que même le petit Etat de Wurtemberg avec une population qui n’atteint pas deux millions a son Université industrielle à Stuttgard, laquelle ne compte pas moins de 127 professeurs et instituteurs.Il faut en outre observer que ces universités ne sont que les points culminants d’un système complet d’éducation industrielle qui descend d’elles jusqu’aux plus humbles écoles de Science pratique fréquentées par les enfants du pauvre journalier.Il est à peine nécessaire d'ajouter qu’elles n’ont rien de commun avec ces grandes Universités ! allemandes où l’érudition et la philosophie ont atteint un si haut degré de développement.Un écrivain anglais faisait récemment en ces termes l’éloge du système prussien : Les Prussiens, quelles que soient d’ailleurs leurs autres qualités, se font plus que tout autre peuple remarquer par un
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