Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
mardi 21 février 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Journal de Québec, 1865-02-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
23ft année édit, tri-hebdomadaire, N° 22 MARDI, 21 FÉVRIER, 1865 lrc année édit, quotidienne, AT° 244 TAUX DK t'AlUlIXMKNT édition ¦dci-quotuuixxi.Pour d»UM moii.§4.Ou Four lix moli.t.oo ÉDITION QUUTlDlKftN».Pour douto mul*.g«.ou Pour ilx moii.i.oo J’ojfiiOU d'avunci.L’édition leuil-quotldifDD* du Journal pwatt lu NAIIUIO, Ui JKIIll» •( Ui iAHKOIM.On na paut i'y akonuar pour molaa d» ilx moii.Dan* 1a ou daa abonna-uienti pour un tompa indéfini, la ratrait n'a Hou qua lur avii donné à l’adminiatra-U on au uolna un uioli avant l’éohéanea du •amaatra «ourant, at après avoir soldé ion sompta.On s'abonna diraotamant aux baraaux du journal, Uauta-Villa, près da l'Aroha- véché.LE JOURNAL BE politique, Commercial, Jnîiuotiicl et littéraire.L'éditeur-propriétaire, A.COTÉ, à qui unîtes correspondances, lettres, etc., doivent être adressées franco.TAL'X DU» ANNOKCkW dix lignai.00.60 Au-deiiua do aix lignai at pas plus 4a dix.o.oo Pour choqua ligna au-deuui da dix .OU H Una ramiialibérala ait ucoordéa pour las annoooas à long tarma.D^Laa annonçai dépoiéas jusqu’à 10 àauras du jour da la publication paraissant la méma jour.Touts annonça envoyés sans ordre Sara publiéa jusqu’à avis du contraire.Nouvelles de l’Etranger.Rome.On écrit de Home, le 18 janvier : « Au moment où jo vous ad renne oos quelques ligues, les monuments et la plupart des maisons do la ville sont brillamment illuminés à l'ocoa-sion de U fête de l’établissement du Saint-Siège à Rome par le princo des apôtres.C'est uno démonstration do piété et de dévouement à la Papauté.Ce matinées fidèles se sont portés ou foulo à Saint Pierre, où le papo à tenu chapello comme de ooutumo.> Je ne saie ai je voua ai annonoé que los catho-liqurk étrangers qui se trouvent à Home ae proposent de présenter uno Adresse au Saint Père, le jour do l’ouverture du jubilé.On avait dans le prinoipe, fait courir le bruit que cette Adresse serait rédigée et luo par M.L.A ouillot : or, il paraît que l’illustro écrivain décline oct honneur par pure modestie et sans douto aussi afin qu'on ne puisse pas dénaturer, ou lui on prêtant ox-olusivement l'initiative, la démarche des oatho-liques.Des réunions ont Hou depuis quelques jours ohea lord Stafford et chez le duc Sootti, mais rien n’a cnooro transpiré.s Le Saint-Père s’est transporté inopinément •u quartier du Coolius, le jour de l’inauguration d'une fontaine et d'an lavoir publics dont la eonstruotion avait été ordonnée par Sa Sainteté l'année dornièro.La dépenso a été supportée en grande partie parla liste civile.Pie IX a été aeelsmé aveo enthousiasme par lus pauvres Sens qui habitent entre le Colysée et Saint-can do Latran : on entendait s’élever de tous côtés lo ori de Viva il padre del popolo ! Vive le père du peuple ! s Los ambassadeurs do F ran oc et de Portugal donnent des soirées splendides.M.Suldanha prend congé de la société romaine.On croit que le noble maréchal partira pour Londres, au mois de février en quotité d ambassudeur.Il a refusé d'aller à Florence.> Il oiroule ù Home, depuis samoùi, uno quantité considérable do copies manuscrites de la lettre do Mgr.Plauticr ù M.H u roc he.Le prélat a en, d’ailleurs, la courtoisie d’eu envoyor une ù l’ambassadeur de France.On assure quo la lettre a été rédigée immédiatement après une longue conversation aveo lo Pape, *u sujet do l’Knoyolique.l’n personnage très-digno de foi raconte avoir vu uuo oopio de la lettre en question sur la table do 8a Sainteté.Pio IX.proteste une grande estime pour l'évêque do Nîmes : il se plaît ù dire de lui : c C'est uuede mes eolonnes ! » s On a été également étonné, à Home, de l'attitudo de la Hussio et de celle do la Prusse au sujet do l'Kncyoliquo : mais on ne l'a pas moins été do cello do l'Italie.L Kncyolique, en effet, a été librement publiée, le 21 décembre à Turin, par l’Umld cattulica, et les journaux de Homo qui on renfermaient le texto ont oir* oulé d’un bout ù l'autro du royirnc.Ce n’est que le 8 janvier que M.Yacoa a songé quo l'Kuoyoliquo ne pouvait être promulguée eu Italie sans Vexeyuatur royal I On cxpliquo cette bixarrorie cnTsieant rcmar- 3ucr quo M .deMalarct était nbsent de 1 urin lors e l’arrivée de l’Kocyoüque, et quo la lettro du ministre a été lancéo deux jours après lo retour du diploinato.A bon entendeur, demi-mot ! > La France oborcho ù répaudro le bruit qu'on < essaie, à Homo, d’atténuer la portéo > véritable de l’ictc ponliûcal, et que oet sote > est loin d’avoir, dans l'esprit du Saint-Père, 9 la gravité que l'opinion européenne lui a gé-9 néralemrnt uttiibuéo.> 9 II ne faut pas jouorsur le» mot».Loin de se repentir de In publication do l'Encyclique, Pie IX s’en félicite, ainsi que jo vous l’écrivais samedi dernier.Seulement, eomrno le Saint-Siège est animé do vérité, do justice et do loyauté, lo cardinal Antonolli a reçu du Saint-Père l'ordre d’adresser A tous les oonors, inter-nonocs et chargé» d’affaires apostoliques uno Note dan» laquelle ou appuie principalement sur deux considération», à «svoir : 1° quo les condamnations portées par le Pape no sont pas aoeompagnées do définitions théologiques spéciales ; 2° que lo sco» do chaque condamnation indiquée dans lo Syllabus doit êtro recherché dans le texte de» Allocution», Lettres apostoliques ou Encycliques qui out trait A 1 erreur condamnée.9 J'apprends aussi quo lo Saint-Père a chargé uno réunion do théologiens éminonts de préparer les réponses quo demandent plusiours évfiquos sur la portée pratique des coud.unnations du Syllabus.9 Certes, il y a loin do !ù A uno reculade.9 La dernière oongrégaliou tenue en présence du Pape par loa cardinaux et les consultcur» de la Saoré Congrégation des Kites a eu pour objet trois causes importantes, oollo du IL Jota-phat, dont la canonisation est déoidéo en prinoipe, oollo du vénérablo Hcrckmuns, dont lo» miracles seront approuvés sou» peu, et, on troisième Heu, cello de la vénérablo carmélite pié-montaUc Mario des Anges, dont la béutificatiun aura Heu, selon touto apparenoc, cette année même.9 Le publia attend toujours aveo uno vive impaticnco la révision si souvent annoncée de la oonveDtion postalo ooncluo en 18511 entre Home et la France.Les deux gouvernements s'imputent mutuellement la cause de oette lenteur : on espère, néanmoins, quo la révision sera publiée A la fin du trimestre.9 Lo princo Piombino est atteint de nostulgio et pris de dégoût pour lo spcctaolo dos béatitudes italienne».Tout dernièrement, il a fi.it demander au Pape lu permission de revenir A Home, et oetto permission lui a été immédiatement accordée.On assure qu’A cetto nouvelle le prinoo s’est rendu auprès do Victor-Emma-, nucl pour lui tuiro part do son projet, et que le ltoi lui a répondu : —Tenez bon encore quelque temps.Nous irons A Home sous peu, car Napoléon m’a promis, après avoir reçu l’Enoyclique, do retirer son armée incessamment.9 oommeaoe A jouer un rôle oomidérable dans la I cetto forta diaoiplino de l’osprit qui Fs rend a*l-politique américaine.Kilo prit naissanoe A jourd’hui los champions invincibles de lu vérité I .llto II/A /lutta I1 lllin/iîu il II « Amiann énAia BAB u m ¦%* a» éa» ¦ a a t inl/Miw JhiOBilSA» lilU niilriUTfl lllêr- Aaileterre.On écrit d«ï Londres, le 20 janvier : c II faudrait que lo peuple anglais fût plongé dans uno torpeur bion profonde au Mijct de la réforme électorale, pour quo le tonnerre de lu voix de M Hright no parvînt pas A l’en faire sortir.Mardi dernier, M.Soholetie d et lui so sont présentés tous les deux devaut leurs commettants do Birmingham et ont reçu d'eux un vote de confiance.Et pourtant le» deux députés de la oité manufacturière no s'accordent pas sur tous les point».Ainsi M.Soholeficld paraît disposé A conseiller au gouvernement anglais de reconnaître la Confédération du Sud, tandis que M.Bright ne veut eu entendre parler A aucun prix.Mais »ur la question de la réforma tout dnscntiuicnt disparaît entre les deux Ar-cadiens do Birmingham.Jamais peut-êtro M.Bright oc s’était posé avec plu» de hardiesse en champion do la démocratie, jamais il n’avait réclamé plus ouvertement lo Suffrage universel, c Quoi t a’est il éorié, du moment que l'Anglais > débarque au Cap do Bonne Kspérauco, en xAustralie, au Canada, il devient éleotcur, et > il no lo serait pas dans son pays ! 9 Tl faut voir aveo quel dédain, quelle ironio il traite tous les compromis, toute extension du droit de voter qui n’est pas le suffrage universel.Lo système de lord Grcy, dont jo vous ai donné uno analyse il y a quelque temps, n été surtout l'objet de ses railleries.Eu parlant du plan suggéré par lo noble lord pour procurer aux minorités la moyen do so faire représenter, plau qui con-siHterait A permettre A chique éleoteur d» concentrer toutes ses voix sur un seul candidat, au lieu do les disperser sur deux ou troi», M.Bright a fait remarquer avec un mépris superbe qu’un pareil systèmo pourrait bien envoyer M.Aoland en son liou et place au Parlement, et lui rappelait lo souvenir do ccrtuinc course d'âne», dan» laquelle le quadrupède le plu» lent était arrivé lo premier.M.Aoland no courra pas s'offenser de la comparaison, attendu que dans la course on question vainqueur» et vaincus portaient également do longues oreille».9 Ou s'occupe depuis deux ou trois an», en Angleterre, d'une association mystérieuse qui tfest formée en Amérique sou» lo nom do Se oiété des Fénicn», et qui a do nombreuse» ramifications en Irlande.Je puis aujourd’hui vous donner sur oetto espèce do « Charbonuerie 9 dos détail» que je tien» de bonne source.Rien no saurait mieux faire voir lo sentiment profond do h»ioo quo l'Irlandais émigré emporte en Amérique contre la Grande • Bretagne.L’association,ou la oonfrério fVnicnne,qui romp to aujourd'hui plus d'un demi-million d'adeptes et pissèda un budget d’un million de dollar-), Chicago, dans l'Illinois, il y a environ trois ans, et dansuo oourt espaoo de temps ollo s’est pro pagéo dans tous les Etat» du Nord et a mémo gagné pied au Canada.Dans le prinoipe, l’objît do l’as-.ooiation devait êt«e tenu profondément siôret; mais cetto clause était trop difficile à.observer pour des Irlandais : peu A peu le ae oret s'élruit >, et aujourd'hui il n’on cat plua pn pour personne.Débarussés do la oootraiotn du .silonco, le» Féniens proolamcnt tout hàut leur» projet», ot, duns un appel aux membres do la confrérie pour les oonvoqoor A une c oOn vontion générale, 9 qui doit se tenir A Cincinnati dans quelques «emaincs, il est dit < qu’a-avant qn'uno autre «conventions devienne > nécessaire, lo feu do la liberté sera rallumé aur > tous les autels do l’Irlande, ot que de toutes > les parties du monde le» Irlandais accourront 9 en ruasso dans la verte Erin pour rodroaier 9 lus griefs quo l’Angleterre accumulo dopais 9 des siècles.9 9 L'organisation fénicnno possèdo eette consistance ot oette forco que donne l’unanimité, o’est là un fait indubitable.Il est également certain qu’cllo finira par englobor tout l’élément irlandais qui existe en Amérique, ot qu’en lui dormant une grando foroc do cohésion, elle lui communiquera une inûuenoe qu’il n’a jamais possédée jusqu’ici et qu’il 6era toujours prêt à exercer contre la Grande-Bretagne.9 Aujourd’hui, les Fénious fout aveo succès la plus active propagande.Tout irlandais sachant lire et écrire, et n’ayant auounn propriété A risquer se fait zélateur parmi les Fénions, et le» loges so multiplient aveo uno rapidité incroyable.Dans les dooumonts destinés A la pu blrcité, les Fénions prétondent quo lour objet est simplement de rurdro A l’Irlande « la posi-9 tien indépendante, qu’elle occupait avant sa > réunion A l’Angleterre et A l’Ecosse, a mai» dan» leur» conversations intimes, ils ne parlent que de l'indépendance absolue de l'Irlande.Or, ils espèrent atteindre eo but, gruoe A leur Association, soit en nllumuat uno guerre ontro les Etats-Unis ot la Grandc-Brotagoe, soit en fomentant uno rébellion au soin même de l’Xr-lande.11» entretiennent uns correspondance active aveo les mécontents dans ce dernier pays.Lo plus pauvre ouvrier met un dollar à la caisse générale, et avec ce» foods on aohàte dos armes pour êtro distribuées parmi Ica membres de l'Association ou rnisos en résorve jusqu’au jour où l'on pourra les expédior en Irlande.Clraqué Féuien s’engage par un sormont solennel A exciter l’Irlande A la révolte, A s’y rendre na premier soulèvement ot A sacrifier sa vio pour la bonno cause.De plu», chacun des 500,000 hommes qui composent aujourd'hui l’Association féoienno u pris l'engagement de courir aux armes et do se battro contre l'Angleterre, si la guerre venait A éclater oontre elle et le gouvernement des Etats-Unis.> Sans doute, les Féuiens n'attendent pas grand appui des Yankees, peuple essentiellement égoïste, qui les tlitte, sc sert d’eux et les méprise , mai» ils oonailèrcùt l'Amérique comme un terrain Gvorablc pour préparer l’envoi en Irlande d'un corps nombroux et bien armé.9 Tout en utlcotant de tourner eu ridicule cetto association qui, aïosi que jo l'alMit, a do nombreuses ramifications en Irlande, on assure que lo gouvernement anglais n’est pas sans éprouver uuo inquiétude tejrèto A oet cudroit.le doi» ajouter aussi que plusieurs prélat», entre autre» Mgr.Cullen, archevêque do Du- rer montraient jaloux dVsurer les mémos bien faits aux jeunes génération».Leur avis aein blait avoir prévalu, déjà on avait acheté A Oxford un bâtiment destiné A devenir un collège ostholiquo A lu tête duquel lo docteur Newman devait êtro plaoé.Mai» voici tout A ooup quo j’apprends que eu projet est abandonné et que lo batiment, avec les terre» qui coliti«|Uo dan» ec qu'elle a de plus pure et parfois aussi do flottant et de vague ; son langage est brillant, et il n'est pas de sujet que ne tente sou imagination facile et peine d'initiative.9 A ees noms, il est juste d'ajouter M.La-fond, Saint-Mûr, dont la parole est trop élé-j gante peut-être ; M.Kolb-Bcrnard, dont l'argumentation est pleine de vigueur ; M.Calley Saint-Paul, une doi spécialité» financières de la chambre, et tant d’autres.9 Nous n'ourion» garde d omettre, dans cette revue ronrmaire.M.1«* «lue de Morny, qui dirige le» débats législatif» avec une impartialité A laquelle chacun rend hommage.M.ue Morny intervient dans les di»eu*sioos, tantôt pour fixer et préciser les point» en litige, tantôt pour tem pérer la vivacité des débats, toujours aveo une courtoisie et un tact parfaits.8e» discours A l’ouverture et A la tin «lu la session sont d«M appels A la conciliation et A la concorde.Ses observations n'ont jamais rien «jui blesse, et elles sont accompagnées parfois de trait» d esprit d'autant plus goûtés qu'il» jaiilisscut spontanément et sari» recherche.9 On cousait (on mot charmant sur Paris.Un «le» député» garde» nationales.9 L’effectif de» troupes régu ières s'élève A environ 14,000 hommes, principalement réparti» dans les division» Mejia et Marquez et dans le» brigade» Yioario, Tovar et Lisen/a.9 Ue» corps sont bien éés.La plupart de leur.» arme» sortent «le» atelier» français.Mai» leur habillement, malgré les effort» de l in-tendance française, lai.-se bi uucoup A désirer.Comme le» drap» du pays no valent rœu «*t comme les hommes en racciuiinnxlanL leur» effets paraissent uoiqunimut guidé» par des préoccupations cnalogucs A celle» qui ont eom-posé l'habit «1 \ilequiu, le premier aspect d une cseouado mexicaine rappelle aisément A la pensée les bohémien» «le (’allot.Leur» officiers perdent tous leurs soins A chercher A 1rs corriger do oit amour exagéré du pittoresque.J’millrtoii îui ‘Sourniil îir düiubtr III *41 IKVItlKll IM«A Le Vallon des Bruyères/' ’ Huit*.Dascal prit brusquement le chemin de la iiipee eu laissant derrière lui une Iralliée humide et boueuse.L'action parut exorbitante, c’était une dérogation sans exemple aux habitudes respectueuses qu’avait imposées la propreté traeassière du Catherine à l'endroit de lu chambre d’honneur.Décidément tout était renversé.Dès que l’émotion produite par l’entrée presque fantastique «le Pascal fut calmée, les suppositions reprirent un nouvel élan ; toutes les curiosités convergèrent du côté du lunger Laurent, nui ne pouvait se dispenser de donner à I épisode sa signification et son caractère.X PASCAL LTCATHHUNF.Au momeiil où lu fermier ouvrit la porte, eu face de lui se dressa sa femme, (|) Vulr I» nuuilro du iSMffUr.anxieuse, pressante et troublée.Il n’y avait qu’une pensée, qu’un souci, qu’un désir dans l’esprit surexcité d•—Il faut huit supposer en affaires, et vous en avez la preuve.» C’était juste ce qu’il me disait là.n—Mais enfin, reprit-il,que voulez-vous que je lasse 1 »—Rciiric/.-nous le Vallon.»—Il est trop tard ! »—Trop lard ! mais si je vas aussi loin que Itouriiiciioii, sauf à vous d’aider à inc dédommager autrement 1 »—Vous louez donc bien à /ester, me dit-il, étonné comme on lie l’est point.Je lie vous reconnais plus.„—Ni moi, que je lui réponds ; mais Catherine le veut et je le veux aussi.Comprenez, si vous pouvez ; moi, je ne com-pends pas à celle heure.L’argenl ne nous occupe plus qu’à moitié, ri vient après autre chose.•»—F.st-ce croyable?i»—Ça est pour I a n t.» il aurait fallu ta langue, Catherine, pour lui dire les choses comme il faut.J'ai fait ce que j’ai pu : du leste, il m’a aide, cet homme, |« suis juste.u—Dans le pays et aux alentours, personne n’a cru qu’il fût possible devons supplanter, u’est-ce pas?Vous l’avez laissé croire et vous l'avez cru, c’est concevable ; tout le monde sait qu'il ne fail pas bon vous m.u cher sur le pied ; j«* veux bien que vous aimiez l’endroit par-dessus, ou ne dispute pas des goûts, et il y a l’habitude et le gain.Parlant de là.vous n’admeltiez pas de concurrent.C’est assez bien pense puisque Houriiiclion s’est trouvé tout seul, vu que los autres ont tous reculé quand ils nous ont vu poussant les enchères ; ils vous craignent assez pour ne pas_se mettre en travers rie vos plans.Mais Bourniclion est un crâne ; il n’olait pas fâché, en faisant une affaire, de se mettre en parade.De sorte que vous voilà obligés de baisser pavillon et de battre eu retraite.On a scs jaloux, ses «Miucmis.Donc, vous ne serez pas épargnés.*»—C’est juste, ça, que je réponds à M.(•tullemin, et vous xo^ez clair en dedans de moi ; e’esl pourquoi nous aimions mieux lâcher l'argent que de lâcher la ferme.Il ferait beau qu’on se permit de.ricaner et de faire des gorges-cliaiiries aux dépens de Pascal et de Catherine ! Il en a cuit a quelques-uns déjà pour avoir seulement essavé.Puisque vous avez compris ai-je ajoute, biffez llotirniolion, le papier se laisse écrire, surtout pour les notaires, et mettez eu place Pascal Leroux >* Il me jura alors sa parole d'honneur que c'élail impossible.««—Mais si je nous donne les dix nulle francs.»—Motlez vingt nulle et cesera la même chose.>* Je ne peux pas croire ça, el cependant M.Guillemm me l'a prouxé.Il parait même que pour lui il eu retournerait des ¦5" , galères.Je te demande si la loi a le sens commun, car à qui cela fernil-il tort ?««—Il n’\ a qu’un moyen, me dil toul d'un coup M.Guillemm apiès avoir fail tète à un (as de neige que la tempête nous servit en plein xisage au détour de la grande chasse.Malgré le vent qui beuglait comme cinq c«miIs taureaux à la fois, j.?ne perdais pas un mol et je me sentais revenir.»—Il faut obtenir le consentement de RiMirmcIion.I n mol de sa bouche et un trait de plume suffisent à l’affaire.Vovez-i le.>* Le conseil et le moyen me descendirent dans le dos comme un glaçon.—J’aimerais cent fois mieux décamper que d’aller me soumettre à lui, et pour ça encore ! Au surplus, il faut compter que ce grand vantard ne manquerait pas rie refuser, et qu’il ne se priverait pas de nous bafouer par-dessus ; on le connaît,nenni ! et ça pourrait nous mener loin tous les deux.Malgré son impatience d’arriver au dernier mot de la tentative qu’elle avait inspirée, l'allieriiie écoutait Pascal sans l’interrompre.—Tu n’en es pas resté là ?j’imagine, se conlcnta-t elle de dire.—Non.Décidcmnicut on aurait eu tort de jouer un tour à ce hiave M.Guillemm, lit Pascal en revenant aux souvenus des tentations qu'il avait eues dans le sentier.—Que veux-tu dire ?—Voici ; «—Vous no voulez pas allez trouver Bourniclion, soit.Eli bien ! pour vous prouver ma bonne volonté, medil M Guil-leniin, je me charge delà commission.J'en serai quitte pour mi détour d'une lieue et une heure de retard.Yous ni’alleiulrez à la sortie du pays.De la soit»* vous saurez tout de suite la nouvelle.» Tu peux croire si j’ai accepté et remercié.Je m’eu voulais d’avoir eu de la rancune contre unfsi bon homme, même supposé qu’il n’agit que par crainte.Nous voilà iwrlis.Bref, il entra chez.Bourniclion, où il resta trois quarts d’heure pour le moios.Tu sais le temps qu’il lait.Eli bien, la neige nie brûlait, le xent me semblait sertir de la gueule d'un leur pendant que j’attendais.Quand M.G’uilleinni m’a rejoint, son air m’a tout de suite refroidi.«—J’ai pris tous les biais, essayé de tous les moyens, dit-il, Bourniclion s’entête.Il ne veut à aucun prix qjitcnrirc parler d’une renonciation.J’ai risqué l’offre d’un bénéfice : peine perdue ! »*—La ferme est à moi, ré l'oie voire remplaçant, et, ni pour or ni pour argent, je ne veux y renoncer, rin dirait que j'ai peur car il y avait des gens qui prétendaient en route,que si Leroux et surtout sa femme le voulaient, j*’ ne molli.-ms pas L* pied au Vallon, malgré mou droit d malgré tout.Je leur prouverai l«* contraire.J** ne sais pas vos raisons pour m«* demander de renoncer, ajouta Bourniclion, mais voila les miennes |Hiur refuser el l’on verra si malgré les momenes el les diableries qu’on leur prête, les fermiers m empêcheront d«i prendre possession.»» [A confirmer.) a.mù»û adpauvhc.45 LE JOURNAL DE QUÉBEC,-18C5.* La* Indiens sont d'aaaoz bonaboldata,doci!aa •t bien discipliné».TU se battraient bravement, s'iU étaient convenablement conduits.Malbeu-reoaement, les officiers ont conservé des guerre* civiles l'habitude de mettre les soldats en avant des oolonnes pour courir moins de risques d’ôtra faits prisonniers, c'est-àdire impitoyablement fusillés.De te'lc sorte que ee sont les soldats qui mènent au feu leurs officiers, qui se trouvent ainsi les derniers à la bataille et les premiers à la fuite.» Soutenus par nos troupes, les soldats mexicains chargent avec assez de vigueur.Mais les bandes que nous avons à combattre ne savent pas résister à oette furie française *^ui n’a pas fait moins de prodiges au Mexique qu’en Crimée et en Italie.Le colonel Giraud, à la tète de 6 à 600 hommes, taillait en pièoes au mois d'août dernier toute l’armée de Porfirio Dias, forte de 3,000 hommes relativement aguerrit, armée que le capitaine No ver, retranché avec G0 soldats du bataillon d’Afrique autour d'une église de village, avait réussi à arrêter pendant plusieurs heures.Il y a sept mois, 6 chasseurs d’Afrique out poursuivi le sabre dans les reins un eseadron de 00 cavaliers mexicains et ne se sont arrêtés qu’en présence d’un régiment tout eutier, qui n'a pas jugé prudent de les inquiéter.> La plupart des officiers mexicains manquent d'instruction.Lorsque Comonfort a licencié l'armée permanente, il a fermé également le oollége militaire de Chapultepec.Les guerres civiles, d'ailleurs, sont une mauvaise école pour les chefs ; ce n’est pas au rtérite que les pas sious politiques surexcitées confèrent les grades.Lesénergumènes l'emportent toujours ulore sur les tacticiens et le* straté^istes.On pourrait citer maint général dont les avance ment* successifs ont é!é la récompense d autant de pronunciamentos.Sous la plupirt des présidents, les brevets s’octroyaient avec une déplorable légèreté.> On a vu la femme de l'un d’eux engager, pendant l'absence de son mari, un jeune capitaine, qu elle protégeait, à entreprendre une promenade militaire pour lui faire à sa pre mière étape la douce surprise d uo brevet de oolon»l.brevet revêtu du grand sceau de l'Etai et de sa signature féminine.Santa Anna lui même avait été forcé, pour mettre un frein à cette invasion des cadres par les officiers supérieurs de hasard, de rendre un décret ainsi conçu : < Nul ne pourra être nommé général s il n'est militaire.> > Les corps de l'armée mexicaine, on le comprend, sont très riches en officiers, et en officiera supérieurs surtout.Ils renferment plus de colonels et de lieutenants-colonels que de nous lieutenants.Inutile de dire que le* états-majors sont très nombreux.Celui d'un général.dont la division n'est composée que de 5,000 hommes, compte jusqu’à 40 officiers.> CANADA.QUEBEC, 21 FEVRIER 1*65.IDVSKIL LKM«LVriP.Le Conseil législatif a volé, hier, le projet de confédération à une majorité do trente voii : 45 ont voté pour, et 15 seulement contre.Voici les noms : Pour : Les honorables MM.Hamiltofi.[Kingston,} Sir E.P.Taché, Campbell, Itoss, It van.Christie, Alexander, McDonald, Mac.pherson, Bossé.McCrae, Blake.Rail, Gingra», Armand, Guevremont.Panet, Leonard, McMaster.K.-H.Ducheaoay.Prince, Bennet, Boulton, Fergusson Blair, Sir N.F.Bclleau, Dickson, De Beaujeu, Kcrrier, Leslie.Crawford, Mills, Matthieson, “Allan.Lacoste, Wil-son.Shaw, Burnham, Vidal, Hamilton, [In-kerman.] Dumouchel, Skcad.Reed, Foster et Renaud.—45.Contre : Les hons.MM.Bureau, Currie, Chaffers.Seymour, Simpson.Malhiot, Keesor, Flint, Arkins.Moore, Armstrong, Letellier de .Saint dust, Olivier, Archambault et Proulx.— 15.Voilà le résultat d'une discussion qui dure depuis plusieurs jours et où les adversaires du projet ont, comme M.Donon, exagéré les chiffres et grossi démesurément les conséquences fatales pour le Ras-Canada.C'est la un premier et magnifique résultat obtenu.M.Olivier s’est laissé tomber de désespoir sur sa chaise après le vote.Fier Romain, il croyait voir le couleau conservateur sur sa tète démocratique et il acceptait, sans bouger, la mort, dans sa chaise cu-rule.M.David Armstrong, lui, voyant que toutes ses rancunes contre le parti qui l’a placé là pour le récompenser, sans doute, d’avoir intrigué contre M.LaFonlaine, en 1850, M.David Armstrong faisait des grimaces à faire peur : tant travailler et travailler pour rien ! nUHRHK IMWKMILKK.La première partie de la séance d'hier a été employée en discussion sur le hill de M.Wood, dont l'objet est d’unir, suivant un arrangement, le chemin de fer de Buffalo et du lac Huron a celui du Grand Tronc- Le» adversaires du projet ont parlé jusqu’à 6 heures pour empêcher que le vole ne fût pris, et les débats sur le projet de la convention ont été repris à près de 8 heures.M.Joly a parlé saris interruption jusqu’à 11 heures et derme.Il se préparait depuis bien longtemps, paralt-il, et il voulait faire un grand effort oratoire pour écraser, sans doute, leÿ orateurs qui avaient parlé, comme ceux qui devaient |»arler sur le même sujet.Disons de suite que sa parole a été facile et que son langage a été beaucoup moins en défaut que sa logique.Jl a eu certainement des saillies, et, comme elles n’avaient rien d’offensant pour les personnes, ceux qui en étaient la victime purent en jouir tout comme les autres.Après cela, ce qui a dominé dans tout ce long défilement de faits et d’appréciations c’est la trivialité du langage, des appréciations historiques, des rapproche merits de faits et des comparaisons, c'est lajua-nière enfantine avec laquelle M.Joly a traité une question qui porte dans ses flancs le» destinées de quatre millions d’âmes.Ras une seule foi», excepté dans •et imprécations, savamment élaborées, il ne t’eat élevé à la hauteur et à la solennité de la circonatance.Il a eu des comparaisons malheureuses qui prouvent qu’en esprit, comme dans le reste, l’on peut surfaire quelquefois.Par exemple, il a parlé d’un vieillard (l'âge n'y faisait rien pourtant) qui, voyageant avec un cheval ou un âne (il avait oublié le caractère de la monture) et s’étant arrêté sous un arbre pour se reposer de scs fatigues et se soustraire un moment à l’ardeur du soleil, se lève tout à coupon entendant le bruit du canon ennemi: « Sauvons-nous, dit-il à sa monture, voilà l’ennemi »—« Porterai-je un double bât, répondit l’Ane »—« Non » —«Alors partez seul et laissez-moi faire.» Le cheval ou l’Ane, dit-il, c’est le peuple canadien, et le vieillard, c’est le gouvernement.Il faut avouer que si le compliment n’était pas mauvais pour les ministres, il ne l’était pas autant pour le peuple, dont il se disait pour le moment le champion avoué.Non, le peuple n’est pas un Ane, et M.Joly le comprendra bien quelque jour.Le députe de Lotbinière n’a cessé de parler (des deux brochures écrites sur la confédération par M.Cauchon, l’une qu’il a appelé le livre bleu cl l’outre le livre oran-giste, parce qu'il était de couleur orange.Le mot orangisle, à l’occasion du livre, est sorti plus de vingt fois de sa bouche.En y réfléchissant, il s’apercevra quo ce n’est pas là une de ses saillies les plus heureuses et que même les mots les mieux dits, trop répétés, ressemblent aux diners réchauffés dont |>arle Boileau : « Diner réchauffe ne valut jamais rien.» Nous ignorons si M.Joly écrira jamais un livre ; mais si cela lui arrive quelque jour, nous lui conseillons de ne pas y suivre le système du pot-pourri qu’il a adopté pour son discours ; d’en éloigner les saillies malsaines et triviale», d y mettre plus d’unité dans l'ensemble, plus de suite dans les idées, d’y multiplier moins les contradictions, et d’y mieux choisir ses objets de comparaison.Il a fait une charge à fond contre toutes les confédérations anciennes et modernes, et s’est efforcé de prouver, par des citations infinie», qu’elles u’avaient pas eu de durée parce que l’unité n’y présidait pas.Cela se comprend et cela est raisonnable ; mais après avoir accumulé citations sur citations, pour établir cette vérité historique, il se trouve naturellement en face de l'unité comme la seule alternative qui doive lui rester.Il regarde celle-ci en face et lui dit : « Je ne veux pas de vous, » et il se bat les flancs pendant une heure et demie pour prouver que l'unité ne vaut rien.Il a lecommandé l’arc-en-cicl comine ’emblème de la nation qui doit nailrc parce que, dit-il, on y voit toutes les nuances et toutes les couleurs.On pourrait comparer son raisonnement à une queue de compte qui n’est pas un astre lumineux, mais à travers laquelle l’on aperçoit les étoiles qui brillent quand même.La comète a cela de particulier avec le discours de M.Joly qu’elle est vagabonde et irrégulière dans ses mouvements, au point que les hommes de la science en calculent difficilement les élément», tantôt paraboliques et tantôt elleptiques.Mais ce qui console les admirateurs de ces météores étranges et irrationnels c’est qu’aprèsleurs «èrhauf-fourées » il» reprennent leurs « moure-ments, » avec un peu plus de régularité dans leur passage, h travers les constellations, suivant, en « révolutionnaire», » les lois de l’attraction commune.Soyons donc surs que M.Joly seia un bon fédéraliste, si le bon peuple, malgré ses mauvaises comparaisons, juge à propos de le faire filer du ciel actuel dans le nouveau ciel politique.M.Dorion et ses partisans ne veulent pas de la confédération actuelle, parcequ’elle n’est pas assez confédération et qu’elle approche trop de l’unité ; M.Joly n’en veut pas parcequ’elle est trop confédération, et qu’elle est trop unité.Ce(>endaiit, la montagne l'applaudissait avec fureur.Il a parlé de la confédération Suisse, non pas pour prouver qu’elle ne dure pas, mais pour établir que les protestants ont écrasé les catholiques par la force.Nous lui demanderions simplement si les catholiques se fussent mieux trouvés d’un gouvernement unitaires placé dans les mains d’une majorité protestante, aussi illibérale et aussi haineuse que celle de la Suisse ; si le gouvernement unitaire de l’Angleterre avait mieux traité les catholiques sous le» Henri VIII et les Elizabeth; si les catholiques peuvent se mouvoir plus à l’aise et mieux pratiquer leur religion sous la verge despotique des souverains de la Russie et du la Suède ?Donc, ce n’est pas la le principe qui tue les confédérations.Nous avons eu ensuite plus d’uue heure de lecture sur les confédérations espagnoles de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud qui toutes, dit-il, te sont brisées parcequ’elle)* n'avaient pas l'unité |»our principe d’être; mais il a trop cité, car il a prouvé que toutes res petites républiques, maintenant qu’elles sont séparées, el qu’elle» sont en elles-mêmes unes el indivisible», font aulant « d'iehnufjouries ».el sont ajissi mouvementées que lorsqu’elles formaient entre elles des confédération».La guerre civile r**gue au sein de chacune d'elles,comme elle régnait auparavant entre les différentes parties de la confédération.Il a trouvé qu’il y avait beaucoup plus d’homogénéité, malgré les assertions des historiens, entre les population» de ces république* qu’entre celles des provinces de l’Amérique du Nord.Or, dans les républiques espagnole» que voit-on ?des Indien» «h* tous les noms qui avaient coutume, auparavant, de s'exterminer entre eux, de* Espagnols puis créoles, |»our la plupart, de» métis nègres et espagnols, et ue» métis espagnols, nègres et iaüiuns ; puis, au milieu de tout cela, une démoralisation et une ignorance décourageante».Ici nous avons les descendants des deux peuple» les plus illustres et les plus intelligents du globe, ayant des qualités di-verte», aimant peu le» ichaufjourits et les movimentoi, comprenant le besoin de s’entendre pour la prospérité et le bien-être communs, et instruit» par l’expérience, dont il» profitent depuis longtemps, que les haines nalionales et l'intolérance religieuse ne mènent pas au bonheur.M.Joly, Canadien-français, protestant, élu per mie population française toute catholique, qui ne lui demande pas compte de son symbole, aurait dû savoir et comprendre cela mieux que (out autre el ne pas nous coni|*arer avec les républiques barbares et si profondément démoralisées des républiques espagnoles de l’Amérique.M.Cornellier, le député de Jolietto, homme extrêmement intelligent et com-prenanl parfaitement les questions, bien qu’il soit agriculteur et qu’il n’ait pas ou l'avantage de recevoir, au début de la vie, une éducation classique, lui ayant demandé ce qu’il pensait d’une confédération assise sur le pi incipe monarchique, voulant faire comprendre par cela que M.Joly n’avait parlé que des républiques démocratiques, celui-ci lui répliqua ironiquement qu’une confédération monarchique était un non-sens et une absurdité, cl il ne cessa son sarcasme que lorsqu’il termina son discours à 11 heures et demie.M.Cornellier avait parfaitement saisi le faux du rajgpflnement de M.Joly et il n'avait pas flRjflo contre-sens en parlant d’une conféflration assise sur le principe monarchique.Est-ce qu’il a oublié l’existence de la confédération germanique ?Ou a-t-il eu peur d’en parler ?Cela est possible, car tandis qu’il nous a-entretenu, pendant plus d’une heure, des républiques espagnoles les plus insignifiantes des deux Amériques, il n’a pas dit un seul mot de la confédération germanique,sur lapins grande étendue de laquelle règne la monarchie despotique ou constitutionnelle.Est-ce que l’Autriche, la Prusse, la Saxe, le Hanovre, le Wurtemburg, Rade, le Grand duché de Hesse, le Holstein, le Luxemburg, le Brunswick, etc., etc., n’obéissent pas au principe monarchique soit dans le nom soit dans la chose ?Et, cependant, cetleeonfé-dération existe, nous ne voulons pas dire avec une force de cohésion suffisante, mais au moins sans contre-sens et sans qu’on puisse la ranger parmi les choses absurdes.Toute cette confédération de monarques, de grands Electeurs et de Palatius, fut, jusqu'à ces derniers temps, sous la direction suprême d’un empereur.Nous conseillons à M.Joly d’éludier la « Huile d'or » où il trouvera les constitutions de l’ancien Empire d’Gccideut formé par Charlemagne et jusqu’à l'ordre dans ' _ ' devait marcher, dans les processions, les archevêques ut le» chefs des principautés.Qu’est-ce donc qui empêcherait aujourd’hui de former une confédération soumise, pour les choses générales, à un monarque constitutionnel ou même absolü, et dans laquelle les diverses provinces pourraient se mouvoir librement et indépendamment pour tout ce qui regarderait les choses locales.Donc, si l'axiome : aux grands maux les grands remèdes, est vrai toujours, on ne peut pas toujours dire, également, que les grands mots conviennent aux grandes choses.M.Joly peut bien commettre des erreurs de jugement dans ses appréciations ; mais il était une chose dont nous ne.le croyions pas capable, c’était pour arriver a son but, de faire appel aux préjugés religieux et nationaux.Quand il voulait détourner les catholiques et les franco-Canadiens de la confédération, il leur disait, en français, qu’ils seraient à la merci d’une majorité protestante et il leur donnait la Suisse pour exemple, et quand il voulait réveiller les préjugés des protetants et des Anglais, il parlait anglais en leur lisant le rapport de lord Durham où il disait que jamais les Anglais ne sc soumettraient plus,comme sous la constitution de 9t, à une majorité catholique et française.Eelle manière d argumenter et de changer de langue pour la circonstance peut convenir a M.Joly, mais ne sera certainement pas accepté par le sens délicat de nos populations.En terminant, nous pouvons demander à M.Joly, et détruire par là son raisonnement, pouiquoi les Canadiens-français catholiques seraient-ils plus en danger dans la confédération, lorsqu’ils auront la majorité dans la Législature locale, qu’ils lie le sont aujourd'hui, lorsqu’il» sont en minorité, et que la minorité protestante du Bas-Canada pourrait s’unir contre nous a la majorité protestante du Haut-Canada.Il n’a pas pensé a cela pareequ il n'en a pas pas pari»;.L’élection de la ville du Hamilton est terminée samedi.A la clôture de la votation, M.Magill avait reçu 705 voix et M.McElroy, 103.La majorité du M.Magill est ainsi du 002 voix.Le Pays fait dire ail Canadien que le gouvernement a payé $2,000 pour la publication de notre brochure sur la confédération.Nous répondons qu’en ce «pii nous regarde el ce qui regarde le Canadien, c’esl un mensonge du tout au tout.C0V8EIL LEGISLATIF.Séaoce du 17 février 1865.La ducustum tur la Confédération, continuée.L'hon.M.Ce khi K propose en amendement que, »ur une matièrs d'une aussi grande impor Unce que celle de U confédération proposée de celle province avec Im autres province» anglaise*, oette chambre ne dêeire pue anaumor la roi-ponsabilité de souscrira à uoa uieaure embrassant tant d'intérêt* auasi importante, ean* que le sentiment publie ee manifeste d'ouo manière plue ostensible.— Je prétend*, continue M.Currie, que M.Rose a fait de* expo*** erroné* an donnant aes rapporta sur le* chemin* de fer, etc., dee provinces maritimes.La législature eet poussée à adopter oe projet de confédération par uua praaaion qui lui vient du dehors.Je crain* fort que eu ne soit agir d'uni- manière trop rapide pour le bien du paye.A présent, les hommes d'état et une grande partie do peuple de la Grand# Bretagne désirent ardemment oette meeure, mai* loraqoe ceux qui out an main* Ica fonda ptovinoiaox, comprendront que confédération lignifia une plna grand» dette, une plua grande taxation at un orédit public moins bon, noua entendrona un autre ori venir do l'autre oôté da l'Atlantique ; et loreaoe l'on oompreudra aussi qua ooafédération anglaise si-gnitis tarifs plue élevée sur la» marohaodieea anglaise», noua venons ae développer de» vuea.différente*, de l'antre oôté d» l'Atlantique.Lu législature et le paye doivent avoir plue d'information» avant d'adopter oea résolutions.Avant d'abandonner la eooetitution actuelle, nous devons ooooattre oo qui doit la remplacer.Je veux voir le projet de confédération, en en-tior.Nous devons faire attention de ne pae aoeopter une moitié de oette meeure, avaot de savoir oe que sera l’autre moitié.Nous devons avoir des information» sur lo coût du ohernin do for intercolonial auquel oo projet nous engage.Le parlement doit aussi avoir une oooa sion de ae prononeer sur le bill proposé des éooles pour le Haut et le Bac Canada, avant Îuc le projet de ooafédération soit adopté.Ions devons connaître aneii quelque ehose sur la répartition de la dette publique.Le gouvernement doit donner ai paye, le tempe de parler et de so prononoer.Ensuite, si o’est la volonté de mes constituants que oette meeure, sous sa forme aotuelle, soit adoptée, elle ne recevra plu* d'oppoûtion de ma part, et, an lien de faire quoi que ce soit pour en entraver lea progrès, je ferai tout en mon pouvoir pour la faire passer.Copondant, je trouve lea détail» du.projet tellement inadmiesiblee, que je ne puie croira que le tout puiese fonctionner aveo harmonie.Dj la part du Canal», on a cédé trop facilement, on a trop laissé percer le déeir d’assurer l’adoption du projet pour faire plaisir aux provioooa maritime*.Je oroia que la conférence aurait dû aimplemeut discuter la question et no faire que préparer une masure pour être soumise au peuple, au lieu d'adopter définitivement un arrangement et de déolarer que toutes les provinces doivent i'aooopter ootnrne un tout, ou pas du tout.Il a élé dit que le plan entier oonsiste en des concessions.Quelles concessions, je la demande, ont été faites en faveur du Canada, et particu lièremeot du Haut-Canada ?Noua avons eon-oédé, aux provinoea maritimes, le ehemin de fer intercolonial, nous avons abandonné.!» principe éleotif dans la Chambre haute, nous leur avons donné nno représentation relative plu» graodo dans cette Chambre que celle du Canada, nous entrons dans l’union aveo une dette do 62 millions et demi, sa lieu de 80 millions, comme notre revenu nous y donnait droit ; nous lea aidons à payer des dettes lo cales, pour des fias qui, dans le Haut-Canada, sont rencontrées par une taxation locale.En sus de tout oela, nous donnons au Nouveau-Brunswiok, une prime de 8630,0°0, cto.-Eo retour de ceoi, nous n'avona rien eu de oo au- 3ucl nous avions>des titres comme matière de roit.L’hon.M.Dickson se lève et fait oonoaître la position où en était lo pays avant la formation du gouvernement aotuei.Lea parties se contrebalançaient tellement et lea luttes politiques étaient telles,qu’auouogouvernement ne pouvait plus administrer les affaires publiques.Enfin, de l'huile vient d'être jetée sur les eaux troublées ; l’effet est extraordinaire ; tonte oomrno-tion a cessé et les eaux sont devenues tranquilles.Lo gouvernement actuel n'eat pas un gouvernement de parti et la présentation de la présente mesure n'est pas le fait d’un parti, —ehose qui lui donne un caractère exceptionnel.L'hon.M.Dickson continue tes remarques en-oore quelquo tempe.L'hon.M.Campbell, dans un discours prolongé, fait voir que tout délai serait fatal à la mesure.Il espère que cette Chambre sera animée par des sentiments patriotiques qui lui feront rcoonnsttro les immense! avantages à tirer de la confédération et qu'ello ne doit pas perdre une occasion qu'on no retrouverait pas de sitôt et peut-être jamais.L’hon.M.Seymour ptrle en faveur d’un délai ainsi que l'hon.M.Bureau.M.Vidai, dit que tout délai serait préjudiciable à la mesure.L'hon.M.Fr.rot-son Blair propose un ajournement qui est perdu par une division de 21 contre 32.Le Conseil se divi*o ensuite sur l'amendement de M.Currie, qui est perdu par 19 contre 31.ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE.Suite do la sésooo du 17.L'hon.député de Cbâteauguay a dit que le prooédé le plus oonvenable à adopter eut été do nommer des magistrats stipendiairos pour conserver la paix *ur les frontières.Mais c'ost justement co que le gouvernement a fait.Nous avons choisi les meilleurs offiaisrs de polios qui ont pu être trouvés et nous leur avons donné un nombre suffisant de détectives et do oonstables pour le* aider dana l’arrestation de toutes person ne* engagées dans des entreprises légales, sur les ligoc*.Le gouvernement, outre l'envoi immé diat d'une force civile suffisante aur la fron tiôre, pour empêcher les aotes illégaux, y a aussi envoyé une force do milice, pour les osa de be soin, et cela, sans le moindre délai ; afin d’ern pêcher lea tentatives faites pour enfreindro la paix, ou violer lea droit» des Etata-lrnia.La marohe prise par la gouvernement a done été la seule que lui dietAt son devoir vis-à-vis du pay*.L'hon.député a aussi dit que la présent gouvernement était responsable de eea inoursion», ainsi que des artioles publiés sur la sujet dans le* journaux du pays.(Rues.) Nous aérions donc responsables aussi de* articles de la presse anglaise contre les Etats-Unis.Ne aérions noos pas aussi responsables dea articles qui p» rais*ent dans les journaux des Etata-Hms eon tre l’Angleterre et le Canada?(Ecouter ! éoou tez et rires ) Los députés du côté ministériel ne servient ils pas aussi leapoonebîee de tou» lo» articles qui se publient, «oit de le part d'un parti soit de colla de l'entra ?L'hon.M.IIoltom.—Ile aont raspooaable* de leurs propres discours ici.L'hon.M.Gai.t.—J'oserais dire que lea diseours prononcés, en oette Chambre, par lev député» do la droite, sont plna patriotiques et mieux calculé* pour oonasrver In paix du paya qu'aucun de ceux qua noua avons entendu* de la part dea député* de la genohs.(Eooutez t écoutez !) Cet hon.monsieur a pris occasion do cet estimé, pour fair# une aorte d# discours financier préparatoire, avaot da ae lancer dans le budget.(Rires.J J'admets que la mémoire de l'hon.monsionr est bonne, quand il s'agit de» actes de* autres ; il parait sa rappeler do tou* le» état», donnée autrefois sur la delta provinciale, par 1» présent meitro général des postes.Mais, chose assez singulière, la mémoire de* l'hon.dépoté da Cbateauguay lui fait défaut,appsremment,au sujet de# exposée donnés par lui-même.(Ecoutez I écoute» I) Ceux qui *e rappellent le* exposés qu'il a fait*, pendant qu'il était miniatre da* fioaocot, relativement à la ?" : défavorable coédition financière du pays, auront do la peina à las concilier avec la pem tura qu'il vient donner aur no# affaires financières, quand il ©et sorti d'offio*.La chambre at la paya étaient d'opinion alors que lui-méme et les autres membre» du oabinet Maodonald-Dorion abandonnaient leurs porto-feuilles, paroo qu'ils étaient effrayéi do l’aspeot fiouuoier du paya et dea autres difficultés de lenr position.La Chambre oroyait le ministre dea fineness, quand il lui disait que le pays était dana nn état de grand péril fioanoier.Maie depuis, an changonont nest opéré dans son esprit, et maintenant il voit que, tout oe qui so rapporte à no* afflires publiques, financières ou autro», était coileur de ro*e, lorsqu’il est sorti d’offioo ; oT, réellement, il nous laisse dans le douto, si l'hon.dé|uté de Cornwall, (l'hon.J.S.Maodoiuld,) n'a p:ts été coupable de suicide on résignant sans qu'uu vote hostile ait été prononcé oontro ron gouvernement.(Appl.et rires.) Il paraîtrait duno que tous oes grands maux qui ont découlé de la présenta coalition ne datent que du moment cù o t lion, député a laissé le pouvoir.Je no m'attendais pas à discuter des matières commerciale* avant que l'exposé fioAQoior fût produit ; mais j'ai été foroé de dire quelques mots sur le sujet.Je forai seulement observer maintenant que la Chambre aura une oooasion favorable, (lors do la présentation du budgot,) de juger de la condition financière du pays.Je regrette que l'hon.député de Cbateauguay la voit aveo découragement.Le pasté m'apparaît maintenant sou» un jonr tout différent qu'il no m'ap-paraissait, dana le temps même.C'est pour- Îuoi j'ai la confiance que ceux qui regar-cront dana l’avenir, comme l'hon.député de Cbateauguay, aveo un triste pressentiment, seront exposés à éprouver on agréable désappointement, quand ils verront que les circonstances où nous noua trouvons, ne sont pas aussi remplies do difficulté», sous le point de vuo do la finanoe, qu’on l'a oru d'abord.Je oe eontesterai pas qu’en conséquenes de certains événements, le commerce du pays a souffert ass-'z sérieusement au commeooment de la présente année.Les causes qui ont donné lien à oette dépression, seront soumise» à 1» discus-•ion, plu» tard, mais les hons.députés no peuvent pas attribuer ocla X l’action du gouvernement.L’hon.M.IIoi.ton.—Il aurait pu empêcher la dépense inutile.L’on.M.Gai.t.—Tel est notre désir, mais j'ai eneoro à apprendre que l'argent employé pour'gardor la foi vis à vis du pays voisin et pour le maintien do la loi et do l'ordre sur nos frontière», soit uno dépense inutile.'Appl.) Jo verrais arrivor avec regret lo jour où le parlement du Canada déclarerait que le sujet qui doit être le premier, dans l'esprit de tout homme patriotique, (savoir le maintien do la loi et do l'ordre chez soi, la promotion do la paix et de la propriété, et I'accompKaseincnt des obligations nationales vis à vis des pays étrangers,) doit être regardé comme d'une importance mineure, et non pas comma de la plus haute importance.(Appl.) Quelque charge qu'il faille imposer au peuple de oc pays, pour lo maintien de ee que nous regardons comme lo» droits et h» meilleur» intérêts du p*y.d, le gouvernement ne reculera devant une telle nécessité ; pourvu toutefois que ce toit nécessaire.(Eooutrz 1 écoutez !) La présente proposition, do l'aveu de l'hon.député do Cbateauguay lui-même, doit être agréée.Dans tou» les ca*, jo n'ai pas do doute quo la Chambre n'y donno son assentiment, ear les raison» qu'a lo gouvernement do faire cette demando sont suffisamment palpables, pour que chaque membre puisso juger 6i a» conduite en agissant ainsi, a été bonne ou mauvaise.(Ecoutez ! écoutez !) L’hou.J.S.Macdonald.— J’adhèro à l’idée de conserver notre neutralité, mai* il y avait des moyens do mettre en force no» I- ia da neutralité, tout à-f«it différente» de celle* qni ont été adoptée».Donner 815 par moi» aux volontaires est un moyen très dispendieux, l'o nombre suffisant d'homme» de police à cheval, ¦ou* la direction d'un magistrat do polioe, au raient pu fairo le service de* frontières tout eu*3i bien quo le* 2U00 volontaire* qui sont échelonné* depuia Sandwich, jusqu'au Maino.Uno longue diaeuwion s’oogag».MM.Mo Giverin.Fcrgusoo, Wood, Dorion, Rankin, l’hon.J.A.Macdonald, cto., y prennent part.Puis la première propuition est emportée par uno division de 15 contre 86 ; et la scoondo, pjr une division de 15 contre 83.La Chambre s'ajourne à 11 heure» 30 mi-ouUh.Soiiv dernier.> Dernier* uvl* d'IUirope.(Par vota UD(r»|>hiqu«.) Lo steamer Snionui, parti de Southampton, le 8 du courant, e*I arrivé à New York, le 19 dims la uiktieéo.Le parlement anglais a été ouvert par commission royale, le 7 février.Le disoours du trûneoxprime la ferme résolu tien de garder la neutralité à l’égard de la guerre américaine, tout en exprimant un vif désir de voir les partisse réconcilier.La Reine u donné- sa rnnetion avec une vivo satisfaction aux travaux de lu conférence de* délégué» réuni» à Quéliee.Si le* résolution» qui ont été adoptée* pour effeetuer uno union plu* étroite de* provinces, sou* un gouvernement central, sont approuvées par les législatures provinciales, un bill sera soumis au parlo ment fxtiir mettre à otlet cette importante me aure.• Le minihtre delà marine,en Prusse,» deman dé l’autorisation de taire un emprunt de neiil million* do louis sterling», |»»ur la construction d'une flotte.On prop .so l’abolition de lu peine de mort on Italie.L’éruption du Mont K.tna continue régulièrement, sans causer aucun dommage.Le Phare de la Luire continue le rapport que lo vaisseau blindé à va|»Mir Ohnde, récemment en vue des ente» de Franco, nat un croiseur confédéré.Co bâtiment est en fer et a été aonstrait à Bordeaux, pour le compte de Dune-mark.I ne grande quantité de bepu* et de baril* ont été transféré» à bord (Je ce vaisseau, par un htetiui-r anglai*.'r avoir voté sous le nom d'une autre pur> sonne ;V la dernière élection de Stadaoonn, M, Stuart, le uot.seil de lu Reine, déclara X lu cour que, croyant que les lins do lu justice seraient suffisamment atteintes par ce verdict, il n’avait pas l'intention d'insister sur lo second c hef d'accusation.Le juge Momlelet approuve cette détermination, un nouveau jury est formé et le prisonnier est acquitté du délit de prrjure.FAITS DIVFUS.—Nous rappolonsà nos lecteurs etau publie en général, quo lo bazar pour venir en aide X 1‘Hospice de Saint-Joseph do la Maternité de Québec, est commencée ce matin, è la maison de Ross, rue Saint-Jean, et a?rn continué demain et après demain, depuis 10 heures de la matiuée jusqu'à 6 heures de la soirée.—L’incendie qui a éclaté “hier, après midi, dan» le faubourg St.-Loui*, rur lea rue» Lâche* vrotièr» ot St.-Michel, a réduit en cendres cinq hangars,appartenant respectivement à M.Delisle, McConnell, M.Brimmer, Initier, M.Thompson, Initier, et Mad.Lépine, faisant le commerce d’épiceries.Le feu a originé dans le hangar de M.Delisle, qui était inoccupé depuis près d'un mois, dit-on, dc*8ortcque l’on soupçonne que ce peut être l’aetc d’un incendiaire.Les sapeurs-voltigeurs, la brigade navale, et la jiolioe se sont rendus rapidement sur les lieux, et il n’y a pas de doute que si l'eau n'eût pas munqué au commencement le feu aurait été facilement maîtrisé.On assure que le» pompiors n’ont pu obtenir de l'eau en quantité euffisanto qu'une heure après que le feu a éclaté.Le hangar de Mad.Lépine était rempli de foin, de paille et d'articles d'épiceries ; mai* sa porte est oouverto en partie par des assurances.— Dans la nuit do dimanche à lundi, un voleur e»t entré dan» l'établissement de M.Edmouston, photographe, rue «Suint • Jean, Haute-Ville, et en a emporté cinq gravure» d'une grundo valeur.—Le Mercury d’hier annonce que deux nouveaux régiments de carabiniers royaux canadien» vont être formé» immédiatement pour le service permnmcnt.uru.F.DE charron.-—Le rapport do l'année 1864 publié par la célèbre compsgnio dite (V lumiia ml company, contient quelque» items d’un intérêt général concernant la production et la permanence des Rouroe» à oil Crock.La compagnie porsèdo la ferme appelée Story Farm sur laquelle il y a 87 pourcr» complète», variant en profondeur de 495 à 625 pieds ; mais ayant en moyenne 525 pied» de profondeur.On en creuse dix autres actuellement.Sur les souror» complétée» 75 appartiennent aux fermier», qui en supportent toute la dépense et donnent à la compagnie la moitié do l'huilo produite.La compagnie possède neuf source» en propro et a lesBopt-hnitième» do l'hui'o produite sur les trois autres.La compagnie, qni est uno de* plu* ancicnnos dan» la région où sc produit l’huile, a acquis l'expérience quo plu» do la moitié de» source» complétées ont produit do l'huilo et qu'un tiers continue à eu produiro.La production de l'huilo, l'annéo dernière, a été da 141,008 bari a, comportant uno valeur do 81.067,420.Les dépense» de l’exploitation ont été do $48.221, laissant un profit net, pour l’année, do 81,048,199.Pendant cinq moi* do l'année, la livrainon a excédé 10.000 barils oha oun ; ot pendant chacun des sept autres mois, la livraison a excédé une valeur do 8100,OOU.Le plus bas prix auquel l'huilo s'est vendu oo février a été do 88.75 par baril, et le plu* haut prix on juillet a été de 813, donnant, pour toute l'année, un prix moyeu de 86 par baril.La production moyenne pour 365 jours a été do 387 bari * par jour.Loi dividendes payés et rnis de côté pour être payé*, (n 1863-64 ko sont élève* à 81,817,600.plu* do la moitié du oapital nominal.(.Vest un court rapport do» produit» do l'une de» plu» heureuse* compagnon de toutes celle» qui exploitent I huile de oturbon.suicide d’i n français—Un français nom nié limé Gurticrs'oHt >uioidé, avant hier rnatir, dan* des circonstance* singulière», nu n.219, 48mc rua ouoat, où il prenait ra pension, (lot événement a eu pour prélude, et, suivant toute apparence, pour causo déterminante, une visite de polioe duo elle-même à une erreur, qui »’e»t malheureusement expliquée trop tard.11 parait qu'un individu nommé Gaudier avait été impliqué mardi soir dana uno querelle, et arrêté par un officier do pulico du I2mu district.Mercredi matin, il pria eet officier do kc rendre chez M.«Smith, qu'il oonnaisvait, ot qui n'était autre quo le locataire principal du U maison n.519, IHiuo rue, où demeurait Jeffonon Market, ot donner caution pour lui.L'offioier ae chargea do l'affaire ; mai* la domestique qui lui ouvrit la porte, trompée par une oooaonnanoo du noms ne comprit pi» la oominipsion, et descendit à là salle à manger pour dire à M.Garticr, qui dé jc-unait alors, qu'un agent de police lo demandait.Gartier, surpris et effrayé, paraît-il, de celte apparition, monta à sa chambre, s'y enferma à double tour, a'étendit rur son lit, et mi biùla la cervelle.Pourquoi ccttc terreur du la juatiou ?e'est ce que l'on ignore.Dans une malle, (pii était ouverte, on a trouvé environ 82,000 en or ; et, de plu», de» lettres qui, dit-cn, lo corn promettraient comme correspondant »< erct dea agent* du Sud, résidant en Europe, dette assertion, cependant, est démentie.On sait que Garticr avait vendu récemment un brevet pour uo prooédé do pcinturo sur ruioa, en imitation dos vitraux colorié», et l'on p-mso que l'argent trouvé en sa possession était lu produit do cotto vente.Quoiqu'il en toit, il parait hors do doute qu' son suicide a été déterminé par la oraintc do la police.C'élait un jeune homme, d'uno éducation distinguée, d'excellente* ma nière», d'uno tenue irréprochable, ne buvant ni no fumant, et d'habitude» régulières.On no sait rien, du reste, de se» antécédent», ot le* personne» même dan* l'intimité desquelles il vivait, n'ont pu fournir anoun renseignement capable d'éolairoir lo my-Uèro du km fin prématurée.(Courrier des Etats-Unis.) ittu.i.irrn uo,h.hi:hum !.M AIIOIIE DK NKW-YOHK.20 fér.Flaur, r*çu .‘l,7VU hsrilf ; l*i ur lan«rfinaarbaa da l'()u«at $¥.».'» A I0.4:« ; la (*1111111111# all'aiiradarOua«l $10.00à lo.Ii ; la ruuatj hOhio $11,M.La flaur du Canada nn hanM« ; lai ranta* «ni 41/ dailOO baril* A $10 »i à 10 ÎS |M>ur la oiuiuiuna at $10.Hi) *$13 .01) dapui* la boun* juaqu'i l'ailra.UU.Kaou U*) minois; la* vanta* ont 4lé d*7,00# mipnt*.à $1.XS al $‘i.|o pour la roug* dal'Du*»» d* l'Iùvar •l $S.Ü pour la auibar Minhlgan.Org* nominal.Or.>ol| 94 LE JOURNAL DE QUEREO,—18(i5. L'enfanoc de la société civile, dans tous les ftiéolos, a été marquée par l'cxistenec de petits états.nominalement indépendants et toujours faibles ut jaloux l'un de l'autre.Nous en avon* eu on exemple dans les Miomaos et les Malé cites, do notro propre territoire, et dans les tribus indiennes sans nombre dont la priooipalo occupation était de se dépouiller et de se ma* saorcr les unes et les autres.s Les premières annéos do l'histoire anglaise nous f°®* v°if le* conflit* entro ta* diverse* tribus, dirigées par de* rois ou do* chefs, dont ta* haines ot lo* querelle 1 mutuelle* en ont fait uno proie (aeilo pour la puissant conquérant romain.Une nécessité ootntnuno lit former uno coalition temporaire, qui était justement aascx puiasanto pour prouver oa qu elle aurait pu produire ai alls eut été formée A tempe t’ae petites souverainetés, dans tous IcMsièoles, n'ont été que les types de la barbarie, oar nous trouvons qu’elles ont invariablement cherché A étendre lo champ de leur puissanoa par la oon quête ou A la consolider par la fédération, sous une forme ou aous uno autre.Les Ktats ita talidie, ont montré, peut être, bous le jour I plu* éclatant, la foroo relative de l’unité et de la diversité des intérêts.Homo dans la pléni tudo do sa grandeur étuit une puissance irn mense, comprenant non seulement T Italie, mais la plus grande partio du monde entior.L’italio du moyen âge et des temps modernes était une aggrégation de petits états, qui ont surgi et sont tombés tour A tour après une courte période de prospérité.» L'histoire no nous offre peut être pu d exemples plus frappants de foroo et do faihlurso quo les changements qui ont eu lieu dans la péninsule italienne, pendant les douze dernièros années.Nous avons vu les Ktats tombor,l'un aprè* l'autre, devant les armée* d’un avanturisr éner gique, appuyé par une horde de partisans en thousiastes, mai* indiscipliné*.Le royaume des Deux-Sioiles, les Duchés de l'arme, do Modène et do la Toscane, «ont tombé* coinmo do faibles roseaux A l’approche dd Garibaldi.Cet homme rudo, 00 soldat de scs œuvres, profi tant de oeito faiblesse quo crée la désunion, a pu donner A Victor-Km manuel un royaumo italien, l'élevant du troisième au promier rang parmi les puissances européenne.Mai* quand oe mémo Garibaldi, faisant la guerre pour son propre compte,fit une seconde tentative pour enlever les Ktats de l’Kgliso,il échoua misérablement, et eela uniquement par ce qn'alors il se heurts, nou pas oontro uuo série do souverainetés détachées qu’il pouvait prendre en détail, mais oontro oette mémo puissaneo qu’il avait faite lui-tuéuic, et entre les mains de laquelle il tomba lui-même dès lo début prisonnier et blousé, sujet au châtiment quo l’on inflige A un traitre, > Il y a un point sur lequel M.McGco nous donné beaucoup d’éclaioissements, o'est cjlui qui veut quo dans toutes les fédérations, passée* et présoutes, il y a un point faible.Co point vulnérable est la difficulté qu'il y a do définir clairement et de désigner où s’arrêtent tas droits des Ktats et où commencent tas droits fédéraux.Ça été, comme nou* lo ssvons tou*, l’écueil sur lequel la oonfédération des Ktats Uni* a fait naufrage, La question de ta souveraineté des Ktats a été la partie vulnérable dans la constitution do la grando république.Kt c’est uno de ces choses pour laquelle il est difficile si non impossible do trouver un remède parfait, dan* 1 ordre naturel des choses.La constitution des Ktats confédérés a précisément la mémo faiblcMO inhérente,et qu'elle a déjà manifestée, en outre, car nous cnU-n lons dire que la Géorgie a abandonné elle-même la confédération.Lamineur pent être prématurée, mai* du moment quelle existe clic montre où est ta défaut de l'armure.1 La confédération Germanique est à la fois dépend «uto et indépendante, dans se* divers?parties et possède uno constitution qui no pourrait s’adapter A une autro puissance qu'A clic-même.La confédération ?uis.ie est peut-être A la fois le plus simple et la plus effective de toutes les confédérations.Kilo a eertninenent atteint le but quo scs auteurs s'étaient proposé, puisque, pondant plus de 500 nus, elle a touu dans t union un peuple différent par le langage et la religion, un peuple dont uno partie parle lo français, une partio l'allemande et une partie l'italieu.Néanmoins, les libertés do ce* di-vciacs nationa ités ont été sauvegardées, leurs intérêts industriels oot prospéré et le lien qui Us unit n’a jamais été réellement rompu.1 Pourtant si nous avion» \ tirer quelques confusions légitime*, du résumé historique que '* McGee a mis devant aous, ce s?rnit, nous pensons, celles ci : Qu un état 1.(Jl de GARANT et TRFifKL, pour fairo le commerce de Librairie, en cette ville, et qu’il* occuperont, le 1er mai prochain, J’établiatcment de .M.T.il.il u.nv, dont il?ont Fait (’acquisition.II?espèrent mériter, par leur attention et leur assiduité aux nli.nro?, le même encouragement qui fut accordé A leur prédécesseur.F.X.GARANT.L8.F.TRI DEL.U fév.1865.Ifi) A Tm La soussigné remercie lo» MM.du clergé » XU5» et le public en g> m-ral, de l’encouragement libéral qu’il» lui.ont donné et le» prie de vouloir bien le continuer A eo» successeurs, MM Ushant et Thudri., qui, s’étant associé», occuperont In mémo maiton et feiont lo même commerce.T.II.ilAROY.V fév.1*65.19I.Sm.Sfp» A VUKTl**i: Il K LICITATION.1% I Décèi.Le ly du oourant, à Québec, Charles-Pierre Pelletier’ écuyer, marchand, A l’.ige d« 41 au*, gendre de l’hon.Juge Caron.Se?funérailles auront lieu mercredi, le 22 -lu courant.l,o convoi partira à 9) heure», de la résidence du défunt, rue Fatnte-Geucvièrc, |?iur do IA se rendre A lYgltse paroi»*taie.Le* parent?et uuii* son; prié?J’y a*?i«ter sans autre invitation Duiiuncbe matin, à Saint-Joseph de Lévis, A l’Age de SM an», Maric-Josephte-Pouliot, veuve du .Michel Lube, cultivateur.Elle n et.inhmuéo ce matin A Saint-Joseph, au milieu d’un grand nombre do *e?enfant* et petits enfant».A Saint-Joseph de Lévis, le 18 du courant, A l'Age Je 8 mis, I moi* et '.'jour?, .Mnrie Aunc-.Mndeloine, enfant de Al.Edouard Carrier, instituteur.A l’rincevillo, le 16 du courant, A l'Age de 48 an?, datuo Eléncndie Grenier, épouse do Amable Ricard, écuyer.Kpouso vertueuse, elle lai?e jniiir déplorer sa perte un epoux inconsolable et un grand nombre de parent?et d'aiui* qui la regretteront toujours.A l'Llet, «f ON fait savoir A tous qu'il appartiendra, qu'en vertu de la sentence d’autorisation rendue L quatorsième our de février courant, par Fiset et Rurrotigh», écuyers, Protbonotaire- de la Cour Supérieure |our le District de Québec, sur la roquéte du «ieur \Venroula?M tbot, tant en son nom quo comme tuteur des demoiselle?Elise et Elise Mailhot, fille?mineure?, issues du mariage de Jo-seph-Alfred .Mailhot nvo^ feue Clarisse Métbot, son épouse,et autre?: Il sera, MERCREDI, leQl IN/.IEMK jour de MARS prochain, A DIX heure?du matin, à la jtorte de IVgli?e do la pnroi?so de Sainte-Croix, par Maître U.Couture, notaire, commis A eet elfe', par la dite sentence, procédé à la crii c et adjudication publique, par forme de licitation volontaire.de» six premier» lot* de terre ci après désigné» situés en la dite paroi?»® de Sainte-Croix, et il sera aussi, JET DI, le sei/i-ine jour de mars pro-buin, A DIX heure?du initin.i la porte de l'église de la paroisse Je Saint-FInvien, pur le dit Maître M.Couture, notaire, procédé A la crié-o et a (judication publique des six dernier?lots de terre ct-apr< ?désigné», situé?en la dite paroisse do Satnt-Flavien, le quel?lots de terre ci-an.-ès désigné?dépendont de?icccssione de feu l'hon.Ls.Méthott, et de feue dame S phie-Louise üoudreault, son épouse, savoir : lo.Une terre située A Sainte Cr> ix, au premier rang, de deux arpents et demi de lr 6.'égUae de ST.MEDARD da Warwick.Township da de deux arpent» et demi de front.Il y a environ pent* en étal de culture.Pour le» ouodiUon», »'a- M UAIUI11T ie_________________ Les Muasigoés, en romeroiant lêore pratiques et le publie en giSoJral, leur aononoent respectueusement qu’ils transporteront, dan» lo coûte do la SEMAINE PROCHAINE, tout Ltuu Fonds de Commerce DANS LEUR NOUVEL ETABLISSEMENT, M 57, rue Ht.Jofcepli.57, rue fût.Josepli.VI«.E*viN le Pre**b> 1ère île KAint-Rocli.La 'randour de leur nouveau uiauaMii, un des plus vastes ü Quobeo, loui permettra d onrir l’aasortiimut le plus étendu ft le plus varié qui ait jamaie-été exposé en vente à Saint Uocli.Pour répondre à l’encouragement si libéral qui leur a été accordé depuis qu ils sont entrés I N IMMENSE ASSORTIMENT DE S.et C PETERS, ONT établi leur bureau daas la Malaon ea Brique leur appartenant.Coin det tues Grant et de la Reine, St.Rock.P*K~ RMTkftX aoa LA aui D* LA XKUIS.16 août 1844.UH__________________ TASCHEREAU et PROUX, NOTAI R ES.Ville de Lévis, vis à vu le magasin de M.Cass.2 sept* 1844.1319 ____________ terre en superficie, une mil*® _ ée furg«r»i>, le tout en trè* l- n ordre et ^rwîfrSd.Draps et Casimirs, d’Etoftes posantes, & /te l.la 1%.\ ntl.lim I ® «v a _ _ a _ _ .a J » a.maIIa* viaii e h e til 11.iTinrc, étable, boutique * ‘ n’éunt nitué ou'à quatre mille* de la nation du chemin de far, et du beeu et floru*ant viUsg* de ITiocenUe, dan* le dit town-thip de Stanf.dd.Condition» libérale», rour plu» ampler information» s Alrei*tr 1 9 eept.mi 1343______________ A.DES Iv A RD, Propn.taire.De toute» a.rte» et de» plu» nouvelle» pour habillement* d’hiver pour Dame» et Mei»i»ur«, Couvertes, Flannelles, Etoffes à Robes, Hardes Faites, Chaussures et Coiffures de toutes sortes.PillllCB LES AMEES ALLEMANDS BRISTOL, RECOUVERTES EN SUCRE ED.C.E.GAUTHIER, AVOCAT, Bureau > RUB DONACONA, dan» la maUoa de» Ur-luliae».Québec, 21 mal 1844.T2S __ 1)r.L.J.A.SIMARD, médecin «collate el Auriute, vr 18, RUE SAINT-LOU 18, 18.T mal 1844.444 Terre a Vendre petite dutance du dépét de Warwick, ayant 3 arvent* et demi de front iur 4u arpent» de profondeur.Maison neuve iw dépendance, etc.Orange de 69 pied» toute neuve.Terre trè» fertile.Distance peu éloignée de» Bine».Bien en.*emeocé«.CeoJitions libérale».p0>r je plu» ample» infermnti caj »’adre»»er à U.La-PAOK propriétaire.Station de M arwick, o»à PAUR.jr pn LEPAGE, LEMOINE ET Ci».30 août 1844.1241 17, rue Saint-JecquM, B.V.MA VENDRE, BeUechaa*e, une belle maiioo à Saint - Oer-i y vai», comté de i avec jardin, éta-etc., etc., résidence de feu I>>cil Ht il., écuyer, no-taùw public.Cette pnq ricté offre de grind* avantage* à «a »'taire, c.u un médecin, ou pour un établissement de reams rc* ; (u n situé» pré* de l'Eglif», à l'encoignure de* tkt-'*"* qui aboutissent au village de saint-Gervai».g adreeeer franc da port i Ü.C.Fuxr.xx, écuyer, à Sait Oervat».J décembre 1841.134«-3f»_ A VEaNDRE.ABADîT-ANSELM*.premier reng.au pied de 1a Bretagne, une terre de deux arpent» et deux percha* d* largeur, »ur trente-quatre arpent* de profondeur, dont 29 arpecu »ott en état 1* eultor».Avec ensemble un* maieoa de 40 pied» »ur 26, un* grange et étable oeu-v«( d* 90 pie-D de longueur iar 30 pied* de profondeur, avec moulin a battre.Il y a dani l’étable un* pompe puur l ean ; U y a aawi dan* le meme batiment un* pour travailler *» bon.1* fer.et une boutique A peinture.U» bean verger ee trouve près de la maiece, U y a aueei une •aerwh» » proximité de a maieon, oompoeée d’environ miLei 120v erao.e».—avant— Ca autre eirruit d* urr» «ar .* même rang, ayant ea-vken 10 arpent* du eût* » ni-eet.d» quatre arpaeU et de-b! d* ‘"T* n’ environ 14 o» 16 arpent* de profondeur j r « a environ 14 ou 16 arpent» de culture, et le recta ea boi» Iran'* o« il y a de quoi faire quatre «acrerie» d’ea-virwu Bid* i 12UU érable» chacune.Ca* propriété« ee trou-cnot a nat lieue de l églia* de Saint-Anselme, et à au* iau* de Bouiin a moudre i* grain et de» moulina * enter le behQet A b i»*uM de Québee.Peur iee oœditioaa s adresser au *onaMg»i-__ AMBROLàl DAOCIIt, - nr iee lieux 2» twin 18tt 044-1 fee ATTENTION! ATTENTION! LECTEURS 1 $•2,000 de Recompense A celui qui pourra prouver que L’INSECTICIDE-VICAT (BREVETÉ.) Ne détruit pas infailliblement les insectes tels que Punaises, Coquerellei, Mite*, Pncea.Poux, Poumi», Acarou* da» fteura, Barbeaux, Armifnéei, etc., etc.L’INoKCTlClDB-VlCAT e* oompoe* d’ane poudre et d’un eouEet a l’aide duquel cette poudre »*t pur atome dan» le» recoin» le» plu» reculé» -, un »*ul de Ja,uWB*.».t.ufiwnuKur la dertruct.m de^ tout in-aaeta L’IniacUcida-Vicat a acqui» un* eél»bnU eu Frau'e qui a re^u la tancu-n de» «ociété» lavante» et le U„WL—U a été le **ui admit aux *xp-o0tr* Iee Maladiea de l'Ketonac, da Fuie, dea Intestine et d n* Voie» Urinaire*.garanties sans mmmvvrk.Lm malade» peuvent prendre ce» pilule» sans nuire A Kir» vOOUpaUoii» ordinaire*.Avii aux Voyageur*, DOCTKl'K G.J.A.VALLAk, Notre-Dame 4e Lévia.w n _u Do'Uur Vallée traitera »pé«lal*iaeat Iee \m 4» L gorge et de la pottrme.O* pourra lei em-à son bureau, rit-1-tu régime neuve.Notre Ho.47, rue Saint-Pierre, Basse-Ville.Huile d* Foie de Morue pure, qualité aupérieure, al* bouteille ou au gallon, Huile d* Castor en boateiltoe de toute» grandeur».Cudbear ou Poudre Rouge pour teindre, R.U de Teinture, Teinture» d* tteed
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.