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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 6 mai 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1865-05-06, Collections de BAnQ.

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23ô armée édit, tri-hobdomadaire, N° 53.uuôl SAMEDI, , 6 MAI, 1865.2e année édit, quotidienne, N° 6.Imtio» am-Quor.Diuaa, Fc ir dou# mou.Pow six moia.i'oo ÉDITION QOOTIDIUlNa.Pont dou* BoU.§ s.oo Pont six mot*.i.go PayabU d'aoaneo, L'éditloa MBl-quotidUnno du Journal Mritt lu MAHUIU, U* JKCDIU «t 1m «amkoin.On no pout a'j •bonnor pour Bolru do ali sola.Doua lo ooa doa abonna* Bonta pour un toapa Indéfini, lo rotralt n'a Uou quo aur aria donné à l’admlniatra-tton au aolna un moia avant l'éobéanoo du aomoatro courant, ot aprèa avoir aoldé aon •capta.Ou a'abonno diroetomont nui baroauz du Journal, Haute- Villa, prèi de l'Aroho- Vdché.fJolitiqut, Commercial, Ultimetrici et Cinéraire.Hditeur-propriétaire, À.COTÉ, à qui toutes correspondancest lettres, etc., doivent être adressées franco.TAUX DW AIJKMVCVI Sli Ilgnca.(O CO Ao-doaaoa do ai* Ugnoa et pua plue de dix.0.00 Pour chaque ligne aa-dcaaua de dis ligaea .M.a Une romleo libérale cat accordée peut • annoncée fi long terne.#F“L*s annoncée dépocéoo Jeeqn’à 11 heuroe du Jour de 1e pubUcetfcn par aie tant lo mdae Jour.Toute annonce envoyée aaue ordre eera publiée juaqu'à a via du contraire.ROUIE.Ou écrit de Home, le 15 avril : < Malgré lea préoooapntionl de la Romaine laioto, M.ot Mme de Persigoy attirent l'attention publique.Ile visitent Rome oonaeienoieu-eement, assistent à toutes les cérémonies pontificale*, s'entourent d’on grand apparat.La duehesse est très-émuo ; elle aime à dire quo « Rome l’a empoignée.> Lo dno, beauooup moins sensible, évoque volontiers les souvenirs du paganisme en parcourant les ruines, et parmi oes souvenirs il choisit de préférence les plus légers.N’étant revêtu d'auoun oaraotère officiel, il porte dans les oérémonies un simple ha bit noir et le grand cordon rouée.» Avant hier, au moment où il a voulu entrer dans la tribuoo des officiers, sur l'invitation de M.de Montebello, le snisse de servies lui a refusé le passage.Impossible de vous peindre l'étonnement de M.do Persigoy : il déolinait •on nom et ses titres, M.do Montebello ajoutait : < Comment, un ami de l'Empereur ! > Et d'ailleurs, j'ai bien le droit de lui donner » nne plaoe sur mon bano.> > Tout a été inutile : lo suisse alléguait sa oonsigne et croisait sa hallebarde devant l'en trée de la tribune.Attendrir un suisse n'est pu nne mioec besogne.Enfin, griiee à quel ques mots du majordome, on a fini par s’en tendre, et l’habit noir a pris placo au milieu des uniformes.s Entre nous, de quel droit M.do Montebello dit-il : mon banc ?A-t il un bano à Saint-Pierre ?Ce banc est lo bano du Pape.Lu général peut dire : mon honneur, mon mérite, mon uniforme ; mais il commet uno inconvenance en diiant : mon bano.> Faut il dons que l'on adresse aux Français nn reproche que les Anglais reçoivent si souvent à Rome, celui do so comporter cher le Papo oomme s'ils étaient ubtz eux ?Les offièiers, toiro les diplomates français, traitent les autorités pontificales aveo un dédain de fort mauvais goût.Un dragon do scrvioc, insulté hier par un attaché d'anibassade, qu’il ne connaissait pas, d’ailleurs, a dû, aux applaudissements de la foule, dégainer pour se faire respecter et pour faire respooter sa consigne ?s Encore un trait, M.de Goyon avait pris la peine de recommander aux offioiera, dans un ordre du jour, do veiller A oo quo les sorgents qui montrent le cbâteau Saint-Ange aux étrangers ne oalomniassont plus le gouvernement pontifical en indiquant, sur la foi de tradition! absurdes, les oubliettes où les Papes ont fait mourir dos milliers de victimes.Aujourd'hui, oette prescription est tombée en désuétude: lea sergents traichent du libre- Esuceur, raeontent, à propos de tout, les iatoires les plua saugrenues, et vont même jusqu’à baptiser du nom d’oubliettes des espèces de silos pratiqués dans lo fort par Sixte V pour y oonsorvor un approvisionnement d’huilo en cas de siège.Il va sans dire que bon nombre d'étrangers aoeeptent oetto fablo et la répètent dans leur pays.Le, moyen d’en douter I on la tient d'un sergent, clic a été racontée sur les lieux.> Les envoyés mexicains ont déjà eu deux au-disooes du Pape, à oe qu'on asrure.» Quant aux négociations entamées, disait no, K or la nomination do titulaires aux évêchés liions vacants, il est bon do so tenir en garde oontre les bruits mis en oirouLtinn par l'igno-ranee ou par la mauvaiso foi.Et d'abord il est faux qu'un homme d’Etat italien ait été envoyé de Turin à Homo pour traitor oette question aveo lo Papo.La France presse lo gouvernement subalpin do faire oesser un état de ohoses déplorab'e À tous les points de vue ot prie le Saint-l'èro d'user do toute la oondesotin-daooe possiblo.On a dit que Sa Sainteté avait écrit à Victor - Emmanuel pour appeler son attention aur la question des siégea italiens vaoants, mais oo bruit ne a'accrédito pas.» Les volumes donnés par la reine Victoria à Pie IX étaient aceompagnés d’une gracieuse lettre do lord Russell au cardinal Antonelli.Plusieurs de ocs volumes traitent de l'histoire d'Angleterre.Tous sont ornés de vignettes, do miniatures et de gravures d'une exéoution hors ligne.s Ce oadoau, pour le diro en passant,! surpris et quelque peu piqué M.de Sartigrs, quo les aiaiduitéa de M.Ods Russell au Vntioan ot au parlais Farnèse tiennent en éveil depuis quelque temps.Dans la fonds, rien de plus eimplo : o’est un eadeau de souverain, ot la reine d’Angleterre ne pouvait guère offrir que des livres à Pie IX.> A partir de demain, les étrangers qui traver sent l’Etat pontifioal sans s’arrêter n’exhiberont plus de papiers,; et on ne paiera plus de taxe pour visa de passe port à l'entrée ou à la sortie do l’Etat.Cette mesure était impérieusement réclamée par le publie.En attendant que lo passe port lui-même soit supprimé, oe qui ar rivera par la force même des ehose», les étran gers entreront et sortiront sans frais et aveo moins de tracas, frais et traoas d'autant plus onéreux jusqu'ioi qu'on n’a pas à les subir sur la frontière de l'Italie.Poisse le gouvernement avoir la bonne inspiration d’abolir la taxe de séjour imposée aux voyageurs et de simplifier les perquisitions de la douane, autres mesures non moins urgentes et dont l’ajournement four nit aux voyageurs malintentionnés de continuels prétextes de dénigrer l'administration pontificale I a Le Papo a assisté jusqu ici sans manifester la moiudro fatigue à toutes les fonctions do la semaine sainte et il donne en outre quantité d'audiences particulières et générales.Environ 45,000 étrangers se trouvent à Rome en ce moment.5 ou 600 ont été reçus co soir par le Saint-Père dans la galerie des Cartes géographiques, au Vatican.Plusieurs évêques français ont voulu passer la semaine sainte au tombeau des Apôtres.Il y a, parmi les fidèles, des Turcs, des Arméniens et même des Javanais.> lie P.Hyacinthe, arrivé il y a quelquo jours, est descendu dans un couvent de son ordre.> La retraito prêohée aux militaires français a produit un bien immense.Cf s braves soldats ont suivi tous les exercices, et un grand nombre d'entre eux so sent déjà npprochés des sacrements.Les officiers lrur accordent toutes les facilités nécessaires, sans avoir, hélas 1 le courage d’accomplir comme eux leur devoir ou public.* Rome se prépare ù donner à Pic IX une nouvelle preuve de son attachement.Le lÿ( au lieu du 12, qui tombait pendant la semaine sainte, la ville sora illuminée jusque dans ;cs quartiers les plus pauvres, en mémoire du retour de Pic IX de Gaète (12 avril 1850) et de la préservation de ses jours à Ste-Agnès-homlca-murs (12 avril 1855).s opioions sont d’ailleurs connuoi sur es point, , lui avait paru une ohosa inutile, faire des signes d’adhésion, s I temps mieux que les combats aurait préparé On écrit de paris, le 20 avril : j ^indépendance de la péninsu’a italique.Ce re- « On assure que le conseil des ministres tenu «"‘./honorable M.Thiers l'a éprouvé, parce hier, sous la président» do l’Empereur a’est i quo a 8uerro infailliblement, dans sa exclusivement oeoupé des affaires d’Amérique 1 P00."*®’ amcncr 1 unlU$ do 1Iulie» unité con' qui osusent le plus grand soooi au gouverne-; tPB,re *ux lot Il y a longtemps, si vous vous en souvenes, que jo vousavaisannoncé quelle serait la division de oo grand discours : nais tout oe qu’on en pon vait pressentir a été sorpasaé par la réalité.A plusieurs moment», l’Assemblée, malgré la ré elle entendait garder vis à-vis d’an ors- ment français.Indépendamment des sympathies très-oonoues dès Tuileries poor le Sud, la défaito des confédérés fait mitre ecrtaines in- auiétudes à l'égard du Mexique, et oe qui sem ait seulement an point noir avant la ohutede Riohmond apparaît, à cette heure, oomme un nuage a.scz gros à l'horizon.> L’Empereur est très-préoccupé de oetto situation, et les personnes qui l’ont vu de près avant-hier, à la revue du bois de Boulogne, lui ont trouvé l'air trille et fatigué.Napoléon III entre aujourd’hui même dans sa cinquante huitième année.Il est né le 20 avril 1808.> Ainsi que je vous l'ai dit hier, le voyage d'Algérie est tout à fait décidé ; l’absenee sera do trente-six jours.Provisoirement, l'Empereur voudrait ne séjourner qu’à Alger et régler là aveo le maréehal gouverneur Iss prinoipales questions soulevées par les derniers événements; mais il lui sera diffioilc de ne pas visiter d'autres points de la colonie, ot o'est précisément oc qui allongera l'exoursion.» Pendant oo temps, on inaugurera à Ajacoio le mcnumrn! colossal élevé sur la grand'plaoe de oette ville à Napoléon et à ses quatre frères.M.do Persigny, à son retour de Rome, s’arrêtera en Cors* pour cette solennité, et j’apprends que lo prinoo Napoléon doit également s’y rendre.> On écrit encore île Paris, à la même dale : c Lo discours do M.Thiers sur la question romaine continue à oceuper vivement l'opinion.Le nonoo a été porter A l’éminent orateur ses rcrnsrclmcnts et scs félicitations.On annonce aussi que plusieurs archevêques et évêques ont écrit à M.Thicrs.> Oo est étODné do l’&chsrouuicnt avec lequel Icb journaux officieux attaquent M.Thhri.Le Constitutionnel 'snce article sur article, où il y a plus de personnalités et d’injuioi que d’arguments.Co qui pourrait êtro plus dangereux, ce serait le langage do quc'ques-uns des journaux do l’opposition, qui déclarent qa après l’attitude prise par M.Thicrs, il n’y a plus rien do oomrnun entre lui et la parti libéral.Le journal lo plus récemment autorisé, VAvenir national, qui fst tédigé par un aooirn diaore, M.Pfjrat, adresse aux députés de !a g«ueùe uue sommation d'avoir A ne plus admetrre daos leurs réunions M.Thiers.Q te’ques journaux soi-disant démocratiques de province, comme le lyogrès de Lyon, se rallient à cette politique violente.Nous ne pensons pas que M.Jules Favre et scs collègues, qui su sont conduits pendant touto la disoussiou romaine avec un tact parfait et uno modération digne des plus grands éloges, adoptent do pareilles idées.Mais on peut dès A présout prévoir qu aux élections futures uno partie do la proue paeudo-déiuocra-tiqas attaquera la osrdidaturc dcM.Thicrs.En attendant, I illustre homme d'Etat occupe uno position presque exoeptionne les eu Franoe, il so trouve devenir A la fois le chef du parti libéral et du parti conservateur.> M.Berryor, que l'état ds sa santé a malheureusement tenu éloigné do la Chambre pendant la discussion do l'Adresse, vient do revenir à Paris.Il so peut, ai ses forces 1s lui permettent, que dans la disoussion du budget il pronno une éclatante revanche du silence auquel il a été condamné.» servo qu tour de l'opposition, a été enlevée par la vérité saisissante de oette parole ; elle a éclaté en applaudissements devant le portrait si poétiqne et si fidèle quo M.Thiers a tracé do Veniso et do hlorenoe, et tandis qo’il énumérait les raitous qui s'opposaient an renversement dn Saint-Siège et à l'unité italienne, on voyait, au bano mémo du gouvernement, dea membres, dont lea CORPS LEGISLATIF.Séance du 15 avril.M.i.x pRf.sihF.NT rciineidee.La diseus-sion est reprise sur le £ 19 et sur l’amendement de MM.Kolb Bernard et autres relatifs à U convention du 15 septembre.La parole est A M.le ministre d'Etat.h.ixc.m.RoiiiKK, ministre d'Etat.Messieurs, l'honorable M.Thiers a divisé le grand sujet qui nous oocupo en deux questions principales ; la question italienne et la question romaine.Je ferai mes efforts pour contenir le débat dans le cadre qu’il a lui même tracé.Mon honorable contradicteur, en traitant la question italienne, a dit que la guerre de 1859 traire aux intérêts de la et contraire aux intérêts de la Franoe, unité qui menace nécessairement, selon lui, et Rome, qui appartient à la oatholioité, et Venise, qui eat défendue par l'Europe.En traitant la question romaine, l'honorable M.Thicrs, aveo uno érudition profonde et un art inimitable, a rotracé la nécessité d’uno religion catholique qui a pris l'esprit humain au beroeau et l'a oonduit dans scs développements sucoessifs.M.Thiers a dit comment le jour de l’émancipation est venu et comment l’Eglise a renonoé A certains droits et à certains devoirs que lui conférait cctto maternité dans la pensée.Il a montré ensuito les inconvénients ot les dangers des Eglises nationales et de oette maxime qui a été si souvent mise en avant dans ccs derniers temps : L’Eglise libre dans l’Etat libre.Dans oette partie de son discours, j’ai pu comme vous mo laisser aller au charme de cette parole éloquonte, car aucune pensée de contradiction ne se présentait à mon esprit.Ce n'était plus au gouvrrnement qu'il s'adressait, o’était A scs amis qu'il parlait et donnait des conseils.Descendant ensuite de c:s régions élevées, l'honorable M.Thiers a apprécié la convention du 15 si-ptcmbro.Cette convention a eu, selon lui, un objet puéril, prerque ridicule et, en tous oss, impossible, oelui de faire oroiro à 'Italie qu’on lui abandonne Rome, et à la Franoe qu’on garde Rome pour la oatholioité.Aux yeux de M.Thicrs, l’abandon dj Rome est dans la aonvention, et la liberté d'nciion quo le gouvernement s est réservée est impossible et illusoire.Je veux rechercher quel a été le caractère de ls guerre d'Italie, quelle était la mission du gouvernement de la France.et entre 1rs diverses solutions ptoposées, laquelle devait surtout être ncc?ptée.En parlant do la convention du 15 septembre, jo rechercherai si elle a été bien interprétée, et si elle contient les erreurs et les dangers qu'on a signalés avant-hier.lia guerre, a dit l’honorable M.Tbiers, aurait pu être évitée.E.le n’était pas nécessaire.Le temp1, un temps prochain, aurait assuré l’indépcudanco de cette nation si chère à ton coeur et A ers souvenirs.Cette affirmation est contraire à la nature dos choses et des oirooo-ataeect ccr.s lesquelle» a éclaté la guerre.Pour répondre A cette assertion, l’orateur examine quelle était la situation de l'Autriche en Italie et dans quelles oircoostanoes la guerre de 1859, a éclaté.Il s'attache à prouver que la prépondérance de l'Autriche en Italie depuis 1815 a empêché les gouvernements do la péninsule do réaliser les réformes qu'exigeait le bien de leurs sujets.Poursuivant sa démonstration, il continue aimi : Je no crains pas de le dire, l'honorablo M.Thiers, en nous proposant d’éviter la guerre, a méconnu la politiquo traditionnelle de notre pays.J'ujoute qu'il a donné un démenti A ses propres paroles, A scs propres actes.Ces questions, elles fe sont présentées en 1847.Eh bien, quel ltngagc tenait M.Thicrs à cette époque, en pré*eccj non pas d'uno attaquo violente et résolue, comme oelle do l'Autriche en 1859, mais en préscoeo seulement d'une tentative nouvelle d'ingérence de la part de ccttc puissance en Italie ?Exprimant en 1848 son opinion sur la question italien no, M.Thicrs disait : « Vous savez que toutes les fois que ccs ennemis invétérés de notre pays qui s’appelaient jadis les Impériaux, aujourd'hui les Autrichiens.> Il ne s'agis- sait pas alors do la sage Autriche.(On rit.) « Toutes lea fois que ccs ennemis invétérés, disait l'honorable M.Thicrs, oot voulu attaquer notre pays, i's sont constamment venus par l'une do oes deux routes : la vallée du Danube t ou celle du Pô.> L’oratour, continuant la citation des paroles de M.Thiers, rappelle que, en 1848.son hooo-rable contradicteur dcolnrsit que toute intervention de l'Autricho en Italie uvait été constamment regardée comme un cas do guerre.Il no considérait pas ottte politique oomme uno politique révolutionnaire, Vous aves lo droit de critiquer nos notes et Selon lui, le I mémo de le fairs aveo amertume ; mais qnand, )aré le faisant tree l’antorité de votre éloqnenee et de votre longue earrière, vous venes placer lo gouvernement dans la aitaation diffioile où vous le mettiez avant-hier, nous avons lo droit de vous demander comment vous aves conduit lea affaires de votre pays ; nous avons le droit d’interroger vos paroles et vos actes et de signaler à la Franoe tout entière les périls que votre pa* role lui fait courir.Il eat troia grands faits auxquels vous avez été mêlé, soit oomme membre mémo du gouvernement, soit comme dépoté.Eh bien, quelle influence avez vous exercée aur les fait» 7 Comment les avez-vous jugés 7 Il y avait une première question qui intéressait le développement de la circulation, de la richesse, des transaotions dans le pays, question économique de premier ordre, la question des chemins de fer.(Interruption sur quelques banos.) Voix nombreuses : Silenoe ! silence ! écoutez I m.roui!er, ministre d’Etat.Eh bien, que disiez-vous au pays?Que jamais une société no pourrait réunir 40 millions, et que si on exécu-tait 5 kilomètres de ohemins do fer par an, on serait très heureux.(Rires.) Voilà l’idée que vous vous faisiez de la puissance, de la grandeur, de l’aetivité de ce pays.Il s’est présenté nne autre question qui n’était pas seulement nne question économique, mais une question politiquo touchant à l’intérêt général des nations, uno question qui avait pour but de renverser de fausros barrières élevées entre loe peuples.Je veux parler de la question de la liberté commerciale.Eh bien, quand elle a été résolue, il y avait trente ans que vous la combattiez et que vous teniez oe pays soumis au régime de la peur en face de la conourrcnco des autres nations.Vous déelaricz que le com-merce et l'industria de la Franoe était inoapa-blo do supporter la liberté commerciale.M.LEDUC de MAKMiKK.C’était malhcurcu-sement trop vrai.(Vives réclamation».) h.exu.m.rouher, ministre d'état.Si 'honorable M.de Marinier veut discuter la question des intérê's métallurgiques, je suis prêt A le faire et je lui prouverai que partout où la capacité s’est montrée, e’!e a trouvé le bénéfice.(C’est vrai I Très-bien !) Je me souviens encore de ce discours de 1851 quo j'ai hi bien souvent, où les inquiétudes, les alarmes, les prévisions sinistres vont accumulées A chaque pas.Eh bicu, quand j'ai été appelé à la direction du commerce et do l'agriculture, j’ai suivi le programme absolument opposé A ce'ui de M.Thiers.Voix nombreuses.Et vous avez bien fait.f>.exc.m.Rounr.R.Je le demando à la Chambre, est-ce que la prospérité ds notre pays n'en a pas reçu une impulsion nouvelle?(Oui ! oui ! Très bien! Vive adhésion.) L’honorable M.Thiers, et ici je me rapproche de notre sujet, a en entre les mains la redoutable question d'Oricnt.Il était alors ministre constitutionnel d’un pays parlementaire.Il était presque souverain.Ehoien, qu'a-t-il fait ?Il a été frappé en p'eine poitrine par un traité de quadruple alliance dirigé contre la France et émané des quatre puissances aveo lesquelles il voulait traiter, il n’a eu que la ressource de dire qu’il fera t la guerre au printemps, en s'y préparant depuis 1 année précédente.Mais, pendant cet intervalle, los événements ont marché et la guerre n’a pas eu lieu.(Mouvement.) Nous aussi, nous l'avoos eue cette question d'< Prient : nous avons fait la guerre, et dans cette guerre avant ou avec nous trois puissances, l'Angleterre, la Sardaigno et la Turquie, nous avons eu la neutralité de l’Autriche et de U Prurse.VoilA comment le souverain de oe pays a oonduit cette question d'Orient que vous avez été appelé A traiter autrefois.(Très bien ! très-bien j) De plus, l'honorable M.Thiers s'est présenté comme l’apôtre, le Nestor de la liberté.Cette liberté, il l’a revendiquée au nom de l’opposition, dont il est le chef ; et quand je l'entendais invoquer, è l’appui de son opinion, le nom de 1 honorable M.Berryer, eonitue celui d'un des défenseurs de cette même liberté, je ne pouvais îu empêcher de songer aux violentes attaques qu'il avait autrefois dirigées contre cet homme émiaent.(Bruyante interruption.) M.K.I’KU.ktan .Est-ce qu’on discute ici les personnes, su lieu des questions?(Violenteinterruption.(A l'ordre ! à l'ordre !) M.I.E PRfiSIDINT SCHNEIDER.Js rappelle M.Pelletan aa silenoe et jo lai dirsi que le nom de M.Berryer s été eité avant-hier de la fsçon la plus honorable, et eertes aujourd’hui M.le ministre d’Etat parlo de la même manière de l’un des hommes qui font la gloirs du pays.(Approbation.) m.e.pelletan.M.le ministre ne doit pas avoir seul lo droit de faire de l'histoire, et nous vous demanderons à notre tour de faire oomme lui.m.THIERS, s’adressant à M.le ministre d'Etat.Je vous demande nne minute.(Non, non I) Je m'adresse à votre loyanté.(Interrnption.Brait.) Je m’adresse à la loyauté de Mr le ministre.(Bruit croissant.) m DE komsur ET AUTRE».Vous répondrei ! M.LE ministre d'état.Je demande à la Chambre la permission de continuer.(Oui oui 1 très-bien t) m.timers.Je m'adresse à votre loyauté.(A l’ordre ! à l’ordre ! Nouvelles interruptions.) M.LE ministre d’état.Ai-je besoin de répéter que je m'adresse à l'homme politique.?M.(1RANIF.R DE CASSAONAO.C’est évident.m.LE MINISTRE d'état.A sa conduite, à scs soles ?m.timers.Je m’adresse, je le répète, à la loyauté de M.le ministro.(Nouvelle et brayante interruption.) M.LE PRÉSIDENT 8CHNEM>ER.Je prie l’ho-norable M.Thiers, qui a été entendu dans la précédente sésnoe aveo l’attention la pins sera-puleuse, de ne point interrompre ainsi.Un membre.Nous l'avons éoouté pendant trois heures ot demie.m.le ministre d’étàt.Nous ne disen-tons pas 1rs personnes, nous discutons les setes.M.LE .PRÉSIDENT SCHNEIDER.M.Thiers tara la parole pour répondre et, en attendant, je lui fait remarquer qn'on a discuté sa politique sms attaquer sa personne.m.JULES favre prononce quelques paroles au milieu du bruit.m.timers.Enoore nne fois, je m'adresse à votre loyauté, M.le ministre.M.LE MINISTRE D ÉTAT.L’hoOOrâblc M.Thicrs dit qu'il s’adresse à ma loyauté ; qu’il me permette de lui répondre que mon devoir est de continuer mon discours et sou droit sera de me répondre.(Très-bien I très-bien !) m.e.pelletan.Si vous sttsqucz nos personnes, noos attaquerons les vôtres.M.LF.PRÉSIDENT SCHNEIDER.M.Pellotno, tous n'avez pas la parole et je serai obligé de vous rappeler à l'ordre si vous oootiouez à interrompre.m.pelletan.Rappelez M.le ministre à la question, M.le président.Nona avons dissnté la question et M.le ministre diseote les personnes.(A l'ordre ! à l'ordre ! — Rumeurs en sens divers.—Agitation.) m.CARN1EU pagès.On ne disoute pas la question, mais les personnes.(Le bruit et l’agitation continuent.) M.LF.ministre d'ÉTAT.L’oppositiou demando avec énergie le rappel à l'ordre dn ministre.(Non, non !) m.GARNiER-PAGÈs (su milieu du bruit).C'est le rappel à la question.m.i.e ministre d'état.J'ai va le temps où lea mêmes hommes demandaient aveo une énergie non moios grande le rappel à l’ordre de l'honorable M.Thicrs.(C'est vrai.) Il ne faat pas que dos attaques qui portent très-haot aient des alliances qui veulent jeter de profondes racines dans le pays, et ne poiseent pas être, au point de vue politique, jugéeo dans oetto cnoeinte.(Très bien! très bien !) Eh bien 1 oui, vous êtes le chef d’une opposition.(Nouvelle interruption.) m.garnier pagès.Il n'y a pas de chef dans l’opposition ; il n'y a que des députés oonseien- eieux.m.pelletan.Nous ferons aussi votre histoire à notre tour.(A l'ordre ! à l'ordre !) Nous parlerons de vos opinions ds 1S4S.m.le ministre d'Etat.L’honorable M.Garnier Pagès.m.i.r.president schneider.Je prie l'honorable ministre de ne paa s'arrêter à oes interruptions, et je lo prie surtout de oe pas y répondre.m.garnier-pagè*.Qu'on ne noua provoque pas ! (A l’ordre.) Mais préoisément sur cette Jtnilltton ba ‘Journal br Uüurbrr DI • MAI INSS UN HOMME SEBIEUX.ci fiait*.—Je sais qno voire chien est morveil-lmix, répondit Morval en caressant, peut-être politiquement, l’intelligent animal, tandis quo Prosper ouvrait la porte do rcstaroiuet.LVtudiaul domnndn un domi-bol do vin chaud, s’ussit h une lablo près du pnèlo, et «e mît à nllnmor son cigare avec l'npin'lit d'un fumeur pressé de rnltrnppcr lo temps perdu.—Il crI certain que notre sallo de conférence n’a tien de fort majestueux, dit-il alors en promenant son regard dans le modeste établissement où il ne so trouvait, eu fait de consommateurs, quo trois ou quatre conducteurs de malle-postes, habitué* périodiques de l'endroit ; mais on peut discuter les intéièls les plus graves dans le plus humble logis.Napoléon ostasie dont le faubourg Suint-Germain do Douai ne parle qu’avec une vertueuse indignation, quelle en a été l’unique cause, si ce n’est l'être charmant dont j’ai le plaisir d’être le frère ?Est co vrai ?—Parfaitement vrai.—Depuis un an donc, votre conduite rappelle tellement les paludins et les troubadours, qu’un étourdi de ma connaissance a eu l’audace de vous baptiser du nom de Lindor.Moréal sourit tranquillement.—Je suis disposé, dit-il, à pardonner à cet étourdi dos offenses plus graves que celle-là —De son côlé, il ne demande pas mieux que de vivre en bonne intelligence avec vous ; mais pour celu, il faut vous montrer raisonnable.—Qu’enlendez-vous par là ?L’arrivée du vin chaud interrompit un instant la conversation.L’étudiant remplit les deux verres et vida l’un d’un Irait, tandis que son compagnon ellleurail l’autre des lèvres par complaisance.—Je ne vous ni parlé jusqu’à préseul que de la partie romanesque de votre affaire, reprit Prosper Clievassu, elle est la moins impoi tante, et je ne m’en occuperai pas davantage, l’n jeune homme aime une jeuue tille ; quoi de plus naturel ?Il vous a plu de concevoir une grandi* passion pour ma sœur, vous en aviez le droit, et il ne m’appartiendrait pas d’y former une opposition, si la chose n’avait pris depuis quelque temps une tournure sérieuse.Il y a deux mois, vous avez fait des démarches près de mon |*ère, qui, tout en s’en trouvant fort honoré, n’a pas cru devoir accueillir votre demande.Après un pareil refus, persister dans le idled’umoureux de roman, c’est, selon moi, manquer aux égardi que vous devez à ma famille, c’est placer ma sœur dans une position peu con- venable, et voilà ce que je ne puis tolérer.Le jeune étudiant avala un second verre de vin chaud, et reporta son cigare à ses lèvres, montrant ainsi ù son interlocuteur qu’il était disposé à lui céder la parole.—Mon cher Prosper, dit Moréal, qui avait écouté jusqu’alors avec beaucoup d’attention, si je vous ai bien compris, le tort que vous me reprochez, c’est d’aimer aujourd’hui ce que j’aimais hier.Ma constance, voilà mon crime à vos yeux.—Vous ne m’avez pas compris du tout, reprit avec vivacité le frère d’Henriette ; aimez avec plus de fureur que Itoland, soyez plus constant qu’Aroadis, cela m’est parfaitement égal, (le qui me blessa dans votre amour, ce n’esl pas son existence, c’esl sa manifestation, On vous a relusé l’objet de votre martyre, par conséquent, vous devez être un amant malheureux, ou je ne mv connais pas.—Vous vous y connaissez, interrompit Moréal avec un demi-sourit c, je suis en effet un amant malheureux.—Kh bien ! puisque telle est votre position sociale, agissez, en conséquence.Nous savons comment on se comporte en pareil cas.Mourez de chagrin, entrez à la Trappe, jetez-vous à l’eau, brûlez-vous la cervelle, jo n’aurai pas le plus petit mot à dire.Moréal sourit de nouveau.—Je ne conteste pas, dit-il, le mérite de ces divers expédients ; mais il me semble que, pour être tenté d’y avoir recours, il faut être non-seulement un amant malheureux : mais un amant déses|iéré.—Et vous ne l’êtes pas ?—Pas le moins du monde.Prosper Chevassu vida son verre comme si ce propos et l’assurance avec lequel il avait élé prononcé lui eusseut paru difficile, à digérer.—L’espérance est une belle chose, dil-il ensuite eu haussant les épaules, mais il ne faut pas qu’elle aillejusqu’à l’illusion.Je vois à regret que vous vous bercez de chimères qni ne se réaliseront jamais.Mon père est un homme sérieux ; il réfléchit mûrement avant de se décider, et, quand il a pris une détermination, il n’en change plus ; il a déclaré que vous ne seriez pus son gendre, c’est comme si les trois pouvoirs de Fetal avaient prononcé.—Les lois mémo sont sujettes à révision, reprit Moréal sans paraître ébranlé ; votre père a des préventions contre moi, mais supposons que je parvienne à les vaincre.—Vous n’y parviendrez pas.—J’y parviendrai si vous voulez me promettre non pas de m’étre favorable, mais seulement de rester neutre.—Kl voilà ce que je ne vous promettrai pas, repartit brusquement le jeune étudiant ; en vous demandant de la franchise je me suis engagé moi-mémo à en avoir.J’ai fort peu d’mfluence sur l’esprit de mon père, mais en eusse-je moins encore, je dois vous dédater que je ne négligerai rien pour le maintenir dans sa résolution.—Nous voici arrivés au véritable point de la discussion, du moins en ce qui vous concerne.Vous no voulez pas que je devienne votre beau-frèro ?I —Ce serait pour moi beaucoup d’honneur, mais.—Vous ne vous souciez pas de cet honneur ?—Puisque vous l’avez dit, je ne vous démentirai point.—N’ayant rien fait pour motiver votre antipathie, j’en ignore la cause ; vous plairait-il de me l’expliquer ?— Pourquoi pas ?dit l’étudiant, qui aspira coup sur coup cinq ou six bouffées et posa son cigare sur la table comme si l’entretien fût devenu trop sérieux pour lui permettre de fumer plus longtemps.Mon antipathie, pour employer votre expression, n’a pas une cause, elle en a plusieurs : primo, quand on chasse avec vous, ce qui m’est arrivé plusieurs fois, vous tuez tout le gibier.—Je vans jure, si nous devenons beaux-ftères, de ne jamais tirer une pièce avant que vous l’ayez manquée.—Entends-tu, Justinien, comme on se moque de tou maitre ?continua Prosper en caressant le long museau que l’épagneul levait vers lui d’un air;intelligent.Secundo, toutes les fois que nous chaulons ensemble vous abusez de voire la de poitrine pour étoufler mon modeste baryton.—Si cela peut vous déplaire, dorénavant nous changerons de partie, et je chanterai la basse.—Ce qui veut dire que vous me jugez incapable de chanter le ténor.Mais passons à des considérations moins frivoles.Vous appai tenez à l’ancien régime, et nous sommes du nouveau ; n’êtes-vous pas comte ou marqnis.A continuer.Ciarlu pk Birjurd. LE JOURNAL DE QUÉBEC,-1865.qawtioo italienne tou* do sommes pas d'aocord aveo M- Thier*, qui l'a déolaré.(A l'ordre I * l’ordrs I M.LE PRÉSIDENT SCHNEIDER.JO TOU* prévins* que s’il y * encore interruption, je *er*i Obligé de rsppe'or à l'ordre.(Très bien I) M.LE MINIbTRK D’ÉTAT.Je disais qUO BOO devoir était d’apprécier le oaraotèro d'une opposition et quo plue elle est grandement représentée, plu* elle doit avoir d’éobo* dan* le pays, plu* elle peut y porter de ravage*, plu* le devoir du gouvornement c*t do *e défendre.(Trè* bien, très bien.) Kh bien, je l’ai déjà dit, l'honorable M.Thier* représente aujourd'hui une politique qu'il combattait il y a quelque* année*.M.TltlKRR.Je ue représente que moi.(N'interrompes pas.) On n'a pas le droit do mettre l'individu en cause.(S'interrompe* par, t'interrompis pas.) ai.Ll président RcHNEiüER.Je prie an-cor* un* foi* l’honorable M.Tbier* d’être plu* tolérant, quand on attaque la po'itique qu’il proelame.Ce n'e«t pas sa personne qui est en oause, c’est uniquement sa politique.y.tiukrh.Si 1 si ! o'est la personne, o'est aesoda'eux de changer une question de ee genre en qurstion personnelle.M.I.E PRESIDENT SCHNEIDER.Vous répOD-dres, et je voua ferai avoir le silenee.H.KXC m.LE ministre d’état.Je Mis parfaitement la ainoérité profonde qui anime l’honorable M.Thier*.Je sais comment dans s* ooMoieno* il explique sa situation, il l’a dit à h Chambre.u.tiiikrm.U ne s’agit pas da cela.« KXC.M.LK MINISTRE D ETAT.J’en r* viens à m* occlusion.Quand on a tenu en janvier 1848 !e angsge qua voua ave s tenu et quand ou a dit à un autre gouvernement : < Protégez ritaiis, défendes le* traitée, faites qu’ils nô soient psa brisés par l’influenoe autrichienne, > ja dis et o’est là ma conclusion, qu’il faut nn amour immodéré d'opposition pour ve nir soutenir que la guerre d'Italie n'était pas néeeasaire.La guerre d'Italie était néoesaaire.M THIERS.Non ! U eotümusr.) naissait rien qu’après qu’il eût did commis.M.Tucker a nid avec plus d’éuergie encore, •’il est possible, dans les journaux de Mon!* CANADA.QL'ftBKG, G MAI 1805.La proclamation de M.Johnson devrait jetei le monde enlier dans l’étonnement el la stupeur, si depuis le commencement de la rebellion les autorités, lant civiles que militaires, des Etats-Unis, par leuis actes, leui langage el leurs étranges assertions, ne lui avaient accoutumé les nerfs à toutes 1rs e*|cours, des •-hef* de T insurrection du Sud, et pour donner une idée de la moralité de son gouvernement ?Après avuir ufirméfpi’il existe dans le bureau de la justice militaire ; le bureau de la justice militaire, quel sarcasme ! qu’il cxisle des preuves que le meurtre alioo* de M.Abraham Lincoln, el Kassassiriat de M.Seward ont été incités et concertés par M.Jefferson Davis, le président des Etat* confédérés, et MM.Jacob Thompson, Clement C.Clay, Geo.N.Sanders, Beverly Tucker et W.C.Cleary, il offre $100,000 pour l’arrestation de Jefferson Davis, et $25,000 pour celle de chacun, de» autres personnages que nous venons de nommer.Comme M.W.C.Cleary n est pas aussi important que les autres, il n’offre, pour celui-ci, que $10,(XK).Il espère, sans doute, que, pour une pareille récompense, on lui amènera ces hommes vifs ou morts.Ceux qui entourent M.Jefferson Davis le trahiront-ils pour $100,000 ?L’histoire est pleine du récit des défaillance* de la pauvre nature humaiue, et si elle constate de glorieux dévouements, de sublimes vertus et de suprêmes abnégations, elle indique des moments ou toutes les vertus, la vérité, la justice, l’héroïsme et l’honneur sont si latentes el si imperceptibles qu’on lescroi-rait pour jamais disparues de la surface de la terre.Qu’on nous comprenne bien ; malgré la Itaule opinion que nous avons du caractère honorable, des grandes qualités et des aentimeuls chrétiens de M.Jefferson Davis, s’il nous était prouvé, qu’il a, suivant le* paroles de la proclamation de M.Johnson, incité, concerté et procuré l'assassinat de M.Lincoln, nous cesserions, des ce moment, d avoir pour lui estime et admiration, et nous le rangerions, sari* hésiter, au rang des plus méprisables assassins.Mais sur quel genre de preuves le président des Elals-L'ms appuie-t-il sa solennelle accusation et jusli(ie-t-il ses prîmes à l'assassinai d’hommes dont le seul crime, jusqu’ici, a été de vouloir, au sacrilice de leurs biens et de leurs vies, l’émancipation de leur pay*, eu s’appuyant sur le principe de rindépendauce des Etats ?Est-ce sur le témoignage d’Harold qui, après avoir été assez méprisable pour se faire le compagnon et probablement le complice d’un assassin, a été assez lâche pour l’abandonner au moment suprême ?Cet homme échange-t-il des révélation* fabriquées pour sa tête que sou imagination effrayée voit déjà rouler sur l échaffaud ?On dit que le nombre des prisonnier» qui doivent immédiatement subir leur procès à Washington, est de quarante ; peut-être que les révélations viendront de quelques-uns d’entre eux, car il s'en trouvera probablement plusieurs parmi eux qui tiendront bcaucoup'à la vie, et qui ne se feront aucun scrupule de l’obtenir par le mensonge, croyant, sans doute, comme certains grands fonctionnaires de la réplique, que la fin justifie le* moyens.En attendant M.Cleary, celui, [tour l’arrestation duquel M.Johnson offre une récompense de $10,000, écrit dans le* journauf de Toronto, qu’il n’y a pas une parcelle de vérité, dans l’accuMatiou qu'on porte coutie lui, d’avoir concerté et incité l'assassinat du président, et il affirme qu’il a'eu con- Nous attendons le développement du procès pour pouvoir connaître la nature des témoignages et le caractère dea témoins.Peut-être pourrons-nous découvrir aussi si les autorités de Washington se sont contentées dt rechercher, comme elles le devaient, lavéritésurlegranderime qui a jeté dans le deuil toute la nation américaine, ou bien si, pour atteindre le but si formellement indiqué dans le discours de M.Johnson, on n’a pas, par le déploiement des instruments de torture el des espérances de pardon, provoqué, chez certains accusés, des divulgations qui pourraient bien servir les haine* et les vengeances du moment, mais ne porteraient point le cachet de la vérité, et feraient douter au monde de la moralité du procédé par lequel on les aurait obtenues.M.Cleary et M.Tucker ont parlé ; il est probable que d’autres imiteront leur exemple et protesteront, comme eux, de leur innocence.S’ils pouvaient se trouver à Washington, en face de leurs accusateurs et, au milieu du délire universel, compter sur l’impartialité du gouvernement, des juges et des jurés, nous sommes sûr qu’ils s’y rendraient pour subir leur procès et y manifester leur innocence.Quoiqu’il en soil de la vérité de ces graves accusations, le Canada n’a pas hébergé (harboured» les assassins de M.Lincoln, el s’il s’en trouve parmi nous, À notre insu, qu’on soit bien convaincu que nous ne les garderons pas.Le sentiment d’indignation qui a universellement accueilli, dans ce pays, l’assassinat de M Lincoln, la profonde douleur avec laquelle nous avons appris ce crime affreux et les sympathies que nous avons si unanimement données au peuple américain dans son deuil national devraient, ce nous semble, être pour nous d’éloquents péfenseurs auprès de ce peuple, contre le vil soupçon que sou gouvernement veut faire peser sur nous.Nous avons horreur, au même degré, et de l’assassin el de celui qui fabrique des accusations d’assassinat pour avoir raison, dans un but de vengeance el de triomphe politique, de commettre des meurtres juridiques ! Nous laissons au Herald, de Montréal, le triste rôle de calomnier systématiquement son pays : Peut-être a-t-il ses raisons pour cela, mais ce sérail dans tous les cas, si elles existaient, des raisons que ne pourraient avouer ni l'honneur ni la dignité humaine.Nous publions aujourd’hui une partie de la liste des souscriptions recueillies en cette ville pour venir en aide aux malhoureux qui ont souffert des dernières inondations.Eu dehors de toute flatterie, nous croyons pouvoir dire que Québec a noblement répondu à ce qu’on avait droit d’attendre de sa générosité.Ce que nous donnons aujourd’hui est loin de comprendre le chiffre total des souscriptions.Quand tous les rapports auront été faits el mis entre les mains du trésorier, il est probable que ce chiffre s’élèvera audessus de six mille piastres.Ce résultat est tout-à-fait satisfaisant au point de vue de la charité et de l’hor.neur de notre ville.Avec ces offrandes réunies, on peut soulager bien des infortunes, on peut adoucir bien des misères, on peut essuyer bien des larmes.Tout en nous faisant une obligation de signaler le mérile et le dévouement de tous ceux qui ont donné l’impulsion à ce mouvement philantrophique, nous croyons devoir rendre ici spécialement hommage au zèle el à l’activité déployés par le trésorier, M.G.II.Simard.On le sail, toutes les fois qu’il s’est agi d’œuvres de chanté, M.Simard a été un des plus zélés et des plus actifs promotours.Mais, cette fois, il s’est en quelque sorte prodigué lui - même depuis quinze jours, pour organiser les comités, pour activer les souscriptions, pour exciter les sympathies des gens, enfin pour remplir les devoirs assez ardus de la charge qu’il a bien voulu se laisser imposer.Nous espérons que dans quelques jours, nous pourrons publier les quelques rapports qui n’ont pas encore été transmis au trésorier.c II* d'Orléans, 4 mai 1363.> M.le rédacteur, > J- voudrais faire connaître à vo* leeteara In conduit* tyrannique que le gouvernement militaire eieroe contre noe pauvres cultivateur* de l'He d'Orléans, depuis 1869.Il e*t venu louer au terrain qui n'était pu aurt grand pour le* objet* auxquels il voulait l’cupioysr.Il faut en venir à ottîe conclusion, puisque, à peine le* eoldet* ont île été arrivé*, il les a laissé aller partout, et epécivlemsot sur 1* terrain voisin qu’il* ont traversé et battu eu tone eeoe, y détruisant 1* gr*io, y coupant les arbre* et la* traitant à travers les champs d’avoias jusqu'à leur camp.> Vos laeteur* pensent peut-être que ee gouvernement • payé pour iee dommage* faite par loe troupes.Point du tout ; par compensation, loi soldats ont brisé les clôture* et patsé dans Iee prairies d* foin sam plus s'en occuper.Ceux qui ont le plue souffert sont allée se plaindre atx ehefe qui leur ont fait des réponses évasives et pou an lie faisant es.Alore, ils a* sont adreeeée jusqu'au ehef du gouveruameat militaire à Loodrec.Mais, misa# réposse, quoique plu* polie et plu* oourtouc : « On oc > paie psa pour le* dommage* faite per Iee sol-» dati.» Je voue le demande, M.1* rédacteur, si le gouvernement militaire ne paie psa pour lev dommage* fait* par le* soldat*, qui done paiera pour eux T Quelle espérance de juatiee peut ou avoir et ceux-là même qui oot la mis-•ion de voua protéger voua pillent et voue ruinent?» Voilà «il ans qne le* pauvre* cultivateur* de Haint-Pierre, de l'He d'Orléans, souffrent da graves dommtge*, qu’ils ont établis par dts pièeee assermentées auprès des autorité* militaire» de Québec, et ils n'ont pn obtenir an seul ton d'indemnité ! Je voudrais bien savoir si oa eaerait en faire autant à ua citoyen anglais deçà uo lieu quelconque du Royenmo-Uni, et ei même le* eitoyeus d* Québec le souffriraient par rapport à aux ?Oa opprime Iee faible* précisément pare* qu’ils sont faible*.* Un cultivateur.» < Saint Sauveur, G mai 1865.» M.le rédacteur, » Veuillez me fairo le plaisir d’irsérer dans les ooloouei du Journal oe oui suit : » Il y a six ou sept moi* le Cercle Littéraire de Saint-Sauveur fut inspiré do demander à l’Impératrioo dea Français un cadeau do livre* pour orner les rayon* de sa bibliothèque et pro-eurer à ses moibrea d'iottruotif* pas^e-temps.! > M.Gauthier, eontul général do France, à ; Québec, voulut bien donocr une preuve de l'intérêt qu’il porte aux bonnes üd ivre* du pays ' en *e chargeant avee bicnvcillatiOi do flip \ r-venir sft’oment ectte demande à sa haute destination.» Aujourd'hui, je suis houreux de faire connaître, pour l’honneur des pétitionnaires, quo M.le Consul a mis autant d'empmscœoot à leur faire parvenir l'envoi impérial d'une centaine de volumes, qo'il en avait m s à expédier leur demande, avec sans doute une recommandation tpéeiale.» Los jeunes gens du Cercla do Saiat Sauveur ont été très sensibles à l’obligeance de M.Gauthier; il* n’oublieront jamais Celle qui leur a donné une ai belle marque de sa bonté : Sa Très-Graoicuso Majesté, l'Impératrieo Eugénie.> J'ai l’hooocur, etc., » B.Dkdéband, mivionoairo.» P.8.Je prie les autres journaux de reproduire oetta lettre.tro que lo trésorier devra faire un nouveau cer- tificat.Lo Coosoil e’sjourao à 10 heures.« Mooeieur le rédaoteur, * Malgré le peu de éuccèi qu’a eu mon concert d'hier, 4 mai, et I* perte considérable que je fais, ($31), je m'adresse à vous pour présenter, par la voie do votre journal, mes retardments aux personnes suivantes : * Le* dame* et messieurs les amateurs qui ont bien voulu m'aider ; > Monsieur G.Desbarats, pour l'impression gratis de* affiche* et programmes.6 Les propriétaire* et rédacteurs de journaux qui, comme vous, ont bien voulu aussi publier gratis de* annonces et programmes.> Monsieur Geo.Marois, qui n'a épargné aucune peine pour faire toute* les démarche* Jue le temp* ne me permettait pas d'entropron-re.> Lee quelques personne» qui ont bien voulu m'encourager, voudront lion excuser la nu-uièro peu satisfaisante, sous retains rapports, dont le programme a étêjj xéjuté.Quand, dan* un eonoert, on voit la .Salle presque vide, o'est vraiment démontant.> Le résultat qui me peine le plus, c'est que, loin de pouvoir adresesr une somme quelconque tu eomité de secours pour l'inondation, j'aurai à payor de ma poehe le* frais de cette soirée.C'est une inondation d’un autre genro ;.Un malheur n’arrive jtratis seu'.* C.Laviouiüb.» Québec, le S mai 1SG5.> IVMtlL UE VILLE.Séance du 5 mai 1865.Présents le Maire et les conseillers Hear0.Renaud, Côté, A'ain, Hossack.Lemcsurier, Bowles, Ktrwin, Scott, Dussault, Bolduc, lin mel, Withall, Kiofret, Bures, AUoyn et Dinning.Présenté une lettre du secrétaire de la compagnie du gaz de Québec rci»f ruant un ccmpte pour l’éelairago de la ville, p~n!aot les trois derniers mois, et s’élevant à $1974.Elle est référée au eomité des ehemins.Le* état* des sommes perçues pendant le mois d'avril, présenté* par U* o erc* des uurohés de oette ville, sont tomme suit : matché Finlay.$411 ; marché Champlain, $410 ; marché do la Haute-Ville, $379 ; marché Saint Paul, $219 ; marché Jàoque* Cartier, $345 ; total, $1664.Présenté une lettre du Trésorier do la cité expliquant quo le 1er avril il a écrit à MM.Baring, Frères et cie, les informant qu’il a imposé la taxe spéoiale de 25 oents par louis, et leur demandant d'avancer la somme rtéocsisiro pour payer l’intérêt sur la* débenturct ducs en Angleterre, promettant d'envoyer la montant ainsi avancé aveo l’intérêt immédiatement ap:èi avoir perçu la taxe spéciale.Lo Trésorier informe anaai le Cooseil qu'il a reou une réponse d* MM.Baring, Frères et Cie, lui dimnt que, •oui ee* eirooustanecs, ils éta:eot prêts à avant tr la somme néoesaaire pour payer le dit inléu t.Le oonsseiller Lemcsurier préserto an r>p port du oomité de* chemin* recommandant d'aeeordsr la somme de $1U0 aux personnes qui désirent faire ériger on ercilior pour permettre an publio de pss-ter au • dessus des travaux qui «'exécutent en oe moment à U porte Siint-Joan.Cette sommo devant h-ur être donnée aussitôt quo ce» escalier* seront terminés.Le conseiller Hoaasck présente un rapport do oomité de* finances iccouiai-ndsnt do réparer et tneesdimisor le rue Saint Paul, depuis la rue Seint-Pierro jusqu'à la rue Saint Nicolas.Cette amélioration est évaluée à 83,900 Le conseiller Renaud pré-ont.; un rapport do oomité de polies reoominanditit u’accorder de» lieenoas d'auberge à certaines pcrtoor.es, et uo antre rapport da môme comité soumettant des règlements poor la gouverne et 1 ii s' ruction du eorps de police et demaniant quo le Conseil adopte oee règlements.Le conseiller Hesrn présente un rapport du eomité de l'Aqaedoc recommend».it d'accorder, moyennant certaine* conditions, la d mande de M.D.MeCalium, qui prie la Corporation de détoaroer l’eau do sa distil., rie à Saiut Sauveur, attendu que cette dUtillerio ne lui cet plus d'aoeon neage.Présenté un rspport du comité de Hanté déclarant qne le pavage de* rues en bois permi t l'aeenmolation des immond ees, ce qui cat msl-iur p ndant l'été.Le môme comité recommande de donoor instruction au ch-fde police de faire observer Its rég'emtttls concernent le* cour* et le* maiao.a au, tauyer E.RémiUard, écuyer K.Le Moine, éeuyer Mlle Caseau, PlesieuM amis da quartier da Peiata, T.Cary, écuyer F.Butéau, tauyer F.Weippart, écuyer Jos.Pctitclore, éeuyer M.Wilson, De Blois, écuyer André Fraser, éeuyer Robert Le Moine éceyer G.B.Aude tu», éeuyer Madame Nault Ernest Gagnon, tauyer Victor Tessier, éeuyer F.Baillargé, éeuyer McCalluw, éeuyer, Une personne charitable, Chevalier J.C.Taché, Stanislas Drapeau, écuyer U.G.Joly, tauyer A.G.Tourangeau éeuyer Haifa da Q«4 bec, 44 4* M.W.Baby, éeuyer M 04 G.B.Faribault, tauyer i0 C# C.F.Langerin, éeuyer ®0 0* Madame Angers, 4 0* James Jeffery, éeuyer 4 04 Docteur Boswell, 4 0C C.Itelagrare, écuyer 4 00 1, ’Honorable Kraaturat, 10 00 B.Leticrre, écuyer 44 04 Chs.Langerin, écuyer 10 M Vital Têtu, écuyer 14 00 MM.Bélanger et Gariépy, 4 00 M.A.Kane, 4 04 II.Z.Hmeatnn, tauyer X 04 Chs.Corneil, écuyer X 00 p.Sinclair, éouyer X 10 A.Watters, tauyer X 00 Docteur pourtier, X 00 J.IL Lirernois, écuyer i 00 T.La id law.écuyer X John Butler, éeuyer * 00 Wm Stanley, tauyer X 0# MM.Léger et Rinfret, X 00 J.P.o ee le oe oe ee L.G.Baillarrgé, tauyer (murent Têt u, tauyer K- B Ltadesy, taeyer L.J.C.Fiset, écuyer H.B.Sc'dl, écuyer Kdw.Burroughs, éeuyer John Burroughs, tauyer II.O’l>on-*ll, tauyer Un ami M A.Hearn, écuyer G C.II'Mtsack, tauyer Ltionorehle Sir N.P.W.II Grlftn, éouyer Wm.Hedge, tauyer Geo.Veaeey, éeuyer lecteur Ko w at*d Canibie, éco/er oe ee 60 H 60 00 m oe X6 oe 16 *4 36 44 16 04 10 04 11 04 la oo 14 49 14 44 14 44 II 04 I H 4 44 I 44 * 44 4 44 I 44 4 44 I H B.Ferland, tauyer Eugène Têtu, éeuyer David Routier, écuyer T.D’Auteu», éeuyer Thor.Nesbitt, éouyer Chr.Lerpéraaoe, éouyer T.A.Hy, écuyer 0.L.Gethings, éeuyer L.A.Cannon, éouyer Aur.Gauthier, éouyor L.K.Dorion, éeuyer Dooteur DeDerky, James Chalmers, éouyor Jacques Vuobs, éeuyer Madame Brown, F.Driscoll, éeuyer Thos.Poston, éeuyer Quelques amis, quartier Baint-Louis, Produit de la collecte faite duns l’église de Saint-Koch de Québec, Produit d’uno partie do la oollecto faite dans le quartier Jaoques-Cartier, par Iee eitoyena da oette localité, (les noms des souscripteurs n’ayant pas été muniqués au trésoriar,) MM.Dion st Duheau, MM.Cété st Catellier, Alfrsd J.Vsnnsr, Eor T.Hudon, éouyer Un eltoyen, Vincent Tessier, tauyer Olivier Bélangor, éouyer Madame Déroussel, Jos.Hamel, éouyer arpenteur C.K.Lemieux, éouyer T.Saint-Jean, tauyer Jos.K.Boswell, tauyer Wm.Drum, éouyer Alex- Fraser, écuyer Jean Bélanger, éouyer Plusieurs amis du quartier Saint-Pierre, M.Weir, éeuyer W.C.Seott, éeuyer T.Carr, éeuyer MM.Chinio st Méthot, MM.Tessier st Ledmit, •• Homing CkronieU " MM.M.Modie et Fils, MM.Dunn et Home.W.D.Wampbell, éouyer John Hearn, éenyer Plusieurs amis du quartier Haint-Koch, N.Bouehard, écuyer 1.Verret, éeuyer Prudent Vallée.W.G.Scott, tauyer MM.8.st C.Peters, 1 00 2 no 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 00 2 Oü 2 00 7 50 155 377 05 6 04 4 00 5 00 10 00 a oo 10 oo a oo 50 00 :to oo 30 00 10 00 40 00 5 00 10 00 11 50 2 00 2 00 10 00 2 00 12 00 Total.$4113 87 (A eoalvauer.) Certifiée, Gau.II.Simard trésorier.N.B.Quelques présidents dos comités de quortier n'ayant pus transmis le retour des listes de iMUscriptions dont U seront chargés sont instamment priés de faire compléter ces listes le plus t£t possible, et do vouloir bien en faire parvenir le montant au trésorier.A la Nouvelle* américaines.New York, 3 mai, 5 heure* da soir.•lêtar* da marché, l'or était à 42 Le général Echo!, eomaundaDt toute* les forces confédérée* dan* le rud ouest de la Vir-gieie, a débandé ses troupe*.Une partie est retournée dans ses fojers, et la cavaDrie du général Gilmore s’est rendue aax autorités de* Ktits-Uni* aux mêmes ooadi tiens qne le général Lee.L'état da seorétaire 8: war J continue à s'a méliorer.Neto York, 5 mai.—Lo Herald croit savoir qu’une demando formelle a été faite au gouvernassent eanadien pour la remise des oonspirs leur* de l'assasaiaat qai peuvent être sou* az jaridietion.Toronto, 6 mai.—C eary l’un de ceux pour l'arrestation desqae's le Président offre uno récompense dans s* dernière proclamation,publio «na lettre dan* laquelle il déolare qu’il n'y a pas nn mot de vrai dans l'aoetmüoo portée contre lui relativement à l'assassinat, et il af firme qu'il n'en savait rien avant que l'acte eut été consommé.*** Nous sommos prié d’annoncer quo le ¦ervieo anniversaire de feue Daine Félicite Mi ville Déchêne, veuvo do feu sieur Joseph Legriadit Lépine, sera ehanté à Chnrlosbourg, mardi, le neuf du courant, à 7 heure* et demie du matin.Lea parents et ami* sont priés d’y assister.FAITS DIVERS.—Le fort vent de nord-est que nous avons eu pendant la journée d’hior s'ent terminé par on orage moitié neige ot moitié pluie.A Québec la neige, n'a pas resté du tout ; elle fondait à mesure qu'elle tombait.Mais ou nous •P prend que dans la côte Beaupré, il ost tombé aseei de neige pour que la terre eu lût couverto eo matin.Depuis midi, beio que le ciel soit couvert de nuages, nous n'avoos ni neige, ni plaie.—En parlant, avant hier, duprdeiouz cadeau fait au capitaine Libelle, nous avons omis de mentionner que cos carte* marine* ont é é re liées par M.J.B.Trudel, relieur eu cette ville Cette reliure est magnifique, nous insure ton et fait honour à l'atelier dont elle Mort, — Gazette Officnlle d'aujourd’hui, coatient les Dominations suivantes : MM.Zéphirin Boudreau, de 'a Baie Saint Paul, at Nxzairs I.ebe’,des Ksooumins.root nom mét eoroaers conjoints, pour lo dietriot du 8e gaensT.MM.Révère Dumoulin, Georga S.Btdeao Louie Alphonse Dubord, Louis Emeri Gervaia st Godfroy Lusslle, sont nommés eommisiairsa pour les malades mdigonts, les aliénés et les en fknti trouvés, dans et poar le diatriot de Troie Rivières.—Les notables de la paroisse do 8«int-Joan Port-Joli et Ica colons des chemins Kigin ot Taché oot adressé, dimanche dernier, des adressée à M.Stanislas Drapeau, oi-dovant agent decolonisation pour oolte partie du pays a» moment où il allait quitter cette ohargo pour ta ooeaper une autre dans le départemont de l'Agriovltare.Oee adresses tendent un bommsge mérité l'aetifité de M.Drsposu dans l'accomplissement de ses devoirs et su suocès qui ont réolle msat seeompagné ses efforts.M.C.K.Fournier, ancien député, doit !< remplacer comme agent d* ooloniaation dans les comtés de l’Ilet et de Kamooraska.—M.Samuel Boyle, do SUnfold, a obtenu, mercredi,un oertificatde seconde classe à l’Ecole militaire da cette ville.—La Canadienne n’a pu partir hier soir à eauee do vent contraire.—M.I.Wilson, écuyer, de oette ville, a reçu une dépéohe télégraphique, hier, lui apprenant la perle du naviro Wtde Awoke.Co navire a fait naufrage à A*pey Hay, C.B., lo 3 du pré tent.Il était parti le f» avril de Liverpool *ur lest.Il était cons'gné à M.Wilson.L’équi page a été sauvé, mai* la perte du naviro est eompléte.—On donne, à propos du dernier di-cour* do M.Thiera, (celui qui a paru mardi et jeudi, dans le journal,) la statistiquo curieuse que voici : Suivant un sténographe, M.Thierq serait celai qui parlerait le plus vite, après M.Dupin ioQtofoit.M.Dupin fournit à la minute vingt-quatre ligne* de la justification du Moniteur.M.Thier*, lui, en fournit vingt-doux.M.*Rouher dix huit à vingt ligne*.M.Jules Favre va j usqu'à quiuzo lignes ; M.Jules «Simon atteint quatorze.—Uo grand nombre de jounoe gens laissent en ce moment Hamilton et ee dirigent vers les JCtate-UnU, cherchant du travail, et le nurplua des ouvriers dans 1rs travaux méeaniquoa diminue canridérab'.eiueut.Go mouvement paraît s'étendra à toutes lo* parties do la provinoo.—Hamilton Timee, Lo Spectator Jo Hamilton publio lo réoit suivant: M.John Joqos, ouitivateur de Baver-Fy, fut aocidentellomout tué, samedi dernier.Il avait été au marché avto une churgo do foin, ct^l’Hyaut vendue il revint ch-1 lui, h soir, dans st charrette.En ouvrant h tnriière qui conduisait à sa piopriétJ, sa tôtj fut prise ontro une partio do lu charrette et le poteau do la barrière, et le malheur mx hommo fit tué sur le champ.—Un journal de Charlottetown raconte la singulière aventure qui suit : « Le biijgantin Juniper, appartenant ù l’hon.James Yco, lequel vaisseau avait été emporté du Cap Ojrst par la giaoo, on janvier dernier, et était resté à la dérivo au mi'ieu de la gluoo du gollo pendant ks trois mois passés, vient d'arriver dans notre port, en npparecoa aussi peu endommagé quo s'il no fut pas venu on contact aveo !a glaoe.Il avait pourtant dérivé au delà du Cap Nord et de Saint l’aul, jusqu’à la oôte de Terroncuve, avant d'être débarrassé do la glace.Rendu là, il reprit ton voyage par lo détroit do Cinfo, faisunt sinei complètement U tour du Cjip-Broton.» —Une compagnie parisienne se proposode construire uno arcade en fer do proportions colossale*, q :i s’étendrait de la barrière de l’Etoile à Ncuilly, et servirait de promenade abritée pour les visiteurs do lYxposition de 1867.Les frais de U construction s'élèveraient à 10,000,000 de franc», et les profit* seraient de 17,000,000 de frane-i —Le conseil d'administration do la cotupa gnie d’a-Buranc'ü sur la vie ( The London Tro-indent Life human Company) vient de déci der, après enquête, que les personnes qui se soi gnent par l’homooopathie jouiront d une remise *ur le prix des pù'ices d'assurances, vu la tuor tali té moins grande constatée dans ce traite ment I —Los cas de paralysie et d'aliénation mon talc augmentent en Frauoo en raison directe de la production de l’impôt sur le tabac.De 1812, à 1832, les ressources apportées au budget par l'impôt sur lo tabac s'élevaient à 28 millions et le* hospicoi d'aliénés comptaient 8,000 nliénés.Aujourd'hui, le chiffre de l’impôt atteint 180 millions et on compte 44,000 aliénés ou pary'i-tiques dans le* hôpitanx spéciaux.Ce* rapprochements, fournis par M.Jolly à la dernière séance de l'Académie des sciences, doivent donnent réfléchir aux amateurs des vapeurs ni-cotiséc*.M.Jolly a terminé son étude par cette phrase menaçante ponr lu génération ao tuello : c L’emploi immodéré du tabac, de la pipe surtout, occasionne une débilité dan* le cerveau et la moelle épiuit-ro, d’où résulte la fo ic.> NETTOYER DES GANTS DK BEAU.— Fosor.les gants que vous voulez nettoyer sur une servietto que vous aurez d'abord placée, pliée en quatre, sur une table.Ayez dan* une imucoupe de la poudre de savon, humectez un morceau de flanelle dan* un peu de lait, trempez le dan* votre poudre do savon et frottez en fort votre gant, que vous aurez foin de no pas trop mouiller.Quand il aura été frotté de la sorte de* deux coté», (renez votre gant, mettez des bâton» tournés iU' ohacuu deî doigts et lairst-z-le sécher loin du feu.Aveo un peu d'habitude, on réussit à rendre le* gant* ainsi nettoyé* non-seulement aussi propres, mais encore aussi brillant* quo s’il* étaient neuf*.C'est du reste le seul moyen qu'emploient les parfumeurs pour nettoyer le» gauts qui se sout taché» en ma gasin.—Uno terre a été vendue dernièrement à Londres sur lo pied de $1,000,000 l’acre.—Oa estimo que depuis 1751, plu* d* 1.500,000 personne* ont quitté l'Irlande ; pendant 1804, 114,903 persoauei oi.t érnigré de» différents fort* d’Irlan le, dont 61,125 du srxe invcjliii ot 63,778 du sexe féminin.Ce qui est une diminution de 2,917 sur l'année préoé dente.ru tO’t'tlKUAL Montant perçu hier, le 6 «lu prtaent, Qaé>*e,ÿl,tltf.53.à la Duuaua «le MARCHE DK NKW-YOKK.5 mai.Fleur, reçu 7147 barila; Iee vente* ont été «le rt.ooa baril* à 6* 20 à 6*.40 pour la*ui«rfine«nt pour le poie- SftiMe^dë" 5ÎÎÜ“ que“”e8 m.„nl I cinpi uul aux Conditions «vanta- viendront, on pout,'sans ae tromper, affirmer Kl uaea auxquelles un grand nombre se sont que la jeune nation rencontrera de U part de L’épuisement après une incroyable fécondité, ou une splendeur inouï* ?> Bien hardi qui n.eiait répondre à ces ques tions ! San» vouloi r peroTlj voie qui nous cache un avenir cnco.e *i éloigné, il e*t permis d admirer sincèrement un poup'o asser.sùr do ®ns'.I lui-inêmo pour oser concevoir d'aussi grandes > Le parlement fédéral pourra promulguer d®.ehonc*, ot nn« organisation politique assez forte lois pour la paix et la prospérité de la fédéra- j pour en tenter la réalisation > GkoRiîk Bru.» Nouvelle* direriüt.-Le temps, très-becu et très-chaud pendant la journée d'hier, *'e»t un peu refroidi la nuit dernière.Aujourd'hui, le oit 1 est couvert de nuages, rt le veut soulflo »** —Nous traduisons lo passage luivaot d’un discours prononcé réoîuiment à New-York, par un démagogue émérite : — « QVon p.-udo LLvi» ! (Applaudihsemcnt.-,) et ron infernal oabinet I (Applaudissement#.) Qu'on fende Léo ct san état major do traîtres.(Applaudissement».) Oui, dirt-j', pendeni 1 t mpjow’généraox et le» choti do b.igad.#, (h.uyuul#sppluudis omonts.) Nom en tiendrons imus â oela ?(ori* de « non, non.> ) Alors, pendons h» colonel» et lea oa-p:taines.( Appîaudissem ot» prolongé»,ohapeittx en 1 air, et gfft-'do ixoitaiion.) Kt eonure les femme» du Sud sont retenue* dans une haîne fanatique contre lo Nord, par leur prêtre, je di» qu’il iuut s’en délivrer, jusqu'à oo que la trahison n’existo plus nullo part.(Applaudissements frénétiques.) > — La couleur d» feu r»t devenue, dan* Broudway, la plu» fashionable pour Ica gants.-—11 y a, à New-Voik, 25,000 veuves do mi-litaiios tué# dau» lu guerre ootuolle.—L'archidiacro Wiilî*, à Halifax, est mort, il ya une quinzaine do jour*.Un journal dit qu il était lo plu» ancien dignitaire Episcopal (protestant) des Provinoe» Britannique», excepté peut-être i’évêquo Straoham, de Toronto.—Décidément, il était temps que la législature do l'crroncuvc mît un frein à la voracité des chiens qui ont fait U oJlébrité ds o?tte île.U» en éta ont venua à so porter aux extrémités .’es plus affreuse» ; ils dévoraient non-seulement b s chevaux et le» vache*, miis ils allaiont jusqu’à so dévorer les un» Ici autres, tant ils se sentaient parfois pressés de la faim.Us ont même attaqué et terra^eé des êtres humains.Un journal do lîlo raconte qu’une jolie petite fille a été meurtrie de la manière la plus affreuse, les chien» lui ont presque tout mangé le visage.Ces terribles quadrupèdes qu'on s’était habitué à appeler les meilleur» amis de l’homme, ont attaqué des grande» personnes, et on cito un cas où ils auraient presquo dévoré un individu qoi eo promenait sur le grand chcuiia.—Johu Cassell, lo céîèbro éditeur anglais, est mort dernièrement à Londres.—Les frère-.Davenport ont fait $25,000 en Angleterre.Annonces Nouvelles.QUI VBUT OE L’IRIÎBM TOUR enltlv»t«nri et autre* partonn** de la oam- pagne qui délirent FAIRE FORTUNE n'ont qu’à eherohar dam U* petite* rlvU-re*, rulueaui et laoa d’eau douce, de* Perles et des Pierres Précieuses qui *e trouvent en a**ei grande quantité dan* de* eo-quille* telle* que Mouolea, Moule*, Uuitre*, etc,, et le* apporter au louaaignrf qui le* aehàtera à un prix trda- L«* peraoune* qui le* enverront par la poate en reeevront le montant par le retour du eourrler.LOUIS nAIIRICE, 47, rue Saint-Pierre, Baaae-Ville, ou 75, rue d'Aiguillon, faubourg Saint-Jean.U AL'ÜONIiHl’R d'informer le publio qu'il vient de reoevolr par le vapeur PERUVIAN une riebe col-leotion de Fasils simples et doubles de* première* manufaotare* françaiae* et beige*.Il invite le* certonne* qui auraient beioiu de res article* do voair le» voir.On trouvera do* fusil* depuis $5 juiqu'à $100 la pièee.Cette collection ae compose do plus de 70 modèle* différent*.Pour elore eette eonaignation, le ¦ousaigné fera plu* de 25 pour eent de rabais sur lea prix ordinaire*.Venae ehoiiir vite I ear à oe bas prix tout le monde voudra poMéder une de ces belle* arme* I L.MAURICE, 75, rue d’Alguillon.LANTERNES MAGIQUES, Avec rue* magnifique* et tou* le* accessoire* complet*.A vendre par L.MAURICE, 75, rue d'Aiguillon.Le soussigné sieur* Décèi.A Saint-Iloch, le j Ju courant, dunio Mario-Anartasie V ocelle, veuve de feu Georges Lemieux, à l’ùge de ann.Kilo laisse jwur déplorer im |K?rte quatro euiant-i en bai Ago* et mi grand nombre de parent* et amis.Son service aura lieu mardi prochain à 8 houre*, A l’église Saint-Kooh.Le convoi partira de su detnoure, n.1521, ruo Siiint-Viilier, A 7 boures et demie.Ses parents et ami* Age sont jirios d'jr axsiilcr «ans autre invitation.A i'Aisomption.diocèse do M- ntrcal, le 3 uiai, à do r.» ans.daine Eléonore Venno.erv.usp de sieur Joseph tlariépy, ci-dcvant de Québec.Ell« laisso pour déplorer sa perte un epoux et cinq enfants et un grand nombre de parents ot d’amis qui la regretteront longtemps.K./.P.I.-* journaux do Québec et do Montréal sont priés de reproduire ce décès.1 Hier matin.5 -lu courant, à l’Age de 74 ans et 3 moi*, sieur Louis Laroae, maçon, après une oruello maladie •oufferto avec la résignation d’un vrai chrétien.Il laisse jour déplorer sa perte une épouse inconsolable et 34 entants et |M Quand le signal du départ fut donné, la cloche du steamer sonna doucement, et les prisonnier# tombèrent subitement nn fond, pensant bien quo l’iuuro do la rétribution était arrivée.A \ ^ I KS nffnire*
de

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