L'Abeille canadienne : journal de littérature et de sciences, 1 août 1818, 1er août 1818 - Prospectus
H’ .L'Abeille Canadienne ntl *"i | F P* V JOURNAL W DE , .£J»i Vfif' LITTÉRATURE ET DE » SCIENCES- ’ W~- • _______&, ^ I".Aoin •A j.j* PROSPECTUS.En.« S rentrant dans notre^pHtrie, après vingt-trois année d’absence, nous admirâujfisTti nouvelle physionomie qu'elle avoit V' prise, les édifices en dou e genre dont elle avoit été enrichie, les * # I ’J U V» moyens de communications tou'elle s’étoit créés, les améliorations introduites dans i’Ê^ricuJture, l'extension du commerce, l'aisancc C* ' ^ ’ 5" 4 .des campagnes, le luxe des villes, et enfin le culte empressé que • rfy : ' Ton y rendait aux Sciences et aux Belles-lettres.Au lie à de doux minces journaux, seulement, (pie nous avions • ’’’ ¦.*.^ •# g* * * il y a vingt-cinq ans, il s’en imprime huit actuellement {nor.compris ceux du Haut-Canada, qui n'était pas alors défriche,) en langues Angloîse et Françoise, dont quelques uns contiennent par w.'• 4v * * 4 fois des productions, que ne dedaigneroient point les littérateurs d’outre-mer.Nul doute que ces puissans véhicules aient plus cç, ou;moins contribué à faire naître une généreuse émulation, et à lopper l’industrie : l’on ne sauroit donc trop encourager, ce rapport, les éditeurs de ces feuilles, utiles lorsqu’elles sont soignées et bien entendues.Mais comme l’abus se trouve toujours à côté du bien, on se sert quelquefois de la presse pour calomnier, pour outrager impunément les citoyens qu’on veut perdre dans l’opinion publique ; pour flatter, pour tromper la multitude ; pour lui persuader que tout doit céder à ses caprices, et qu’elle n'a d’autre lo* à suivre w.celle de sa suprême volonté.A * 4 AfWA JA KjuAO J Aê % • Vî> ¦* /*lf 1*T * " ; à.• v * • ?» • / Bientôt meme les devoirs les plus sacrés de l’homme seront mis en question, tandis qu’on ne l’entretiendra plus (pic de ses droits ; e* en abjurant d’anciennes erreurs, on en adoptera qui ne sont pas .• moins dangereuses, si elles portent moins le sceau de la barbarie.D'un autre côté nous ne sommes point sans crainte, relativement à la funeste influence (pie pourraient exercer, dans ces ê heureusçs cofrtrées, certaines productions repoussées de l’ancien monde, à cause des sanglantes catastrophes qu’elles y ont occu- •données.«Itfôiis savons bien que dans notre patrie, (fière de re- lever du plus noble Empire de l’Univers,) les principes religieux 4 m •) marchèrent toujours de pair avec la loyauté envers le Prince ; les fidèles trouvant à la fois, dans leurs pasteurs, le précepte et _ * • l’exemple.Cet état de choses devrait, ce semble, nous rassurer contre les bouffées d’une prétendue philosophie, où la Religion ost remplacée par le pur déisme, pour ne rien dire de plus; la * I- WT* liberté par la licence; le respect pour l’autorité légitime, par {’insurrection ; la sainteté des serine ns, par l’incrédulité ; les nœuds indissolubles du mariage, par le divorce; les liens de fa-mille par l'insubordination ; u’ithè philosophie, en un mot, qui soumettant tout au fatalisme, transforme eh un être-machine, en un simple automate, l’homme lui-mômc, ce chef-d’œuvre de la * * • création—l'homme dont le rang et la destination sc trouvent si ° .heureusement indiqués dans ces deux vers, lcsjilus sublimes peut-être que nous tenions de la belle latinité;**-.?% • • • • .* i V * Os homini sublime dédit, cudiini <|uetlîcriv •' .Jussit, et erectos ad sydera tellure vuIlns,*.*f'ï^V.Néanmoins, pour ne pas être pris éventuellement au dépourv vu par l’invasion subite de semblables doctrines, comme aussi pour remplir une lacune assez considérable dans notre1 dom.line littéraire, il nous est venu en pensée de publier un ouvrage périodique, où, maintenant le respect dû à la Religion, aux mœurs, .et à l’autorité légitime, nous pourrions retracer, avec critique et discernement, tout ce qui concerne les Sciences, les Arts, et la T» v Littérature; moyennant quoi il fût facile au lecteur de suivre,' ' dans ses découvertes, le génie éprouvé de la vieille Europe, et à* la fois l’essor que prend, sur notre Continent, une jeune nation, dont l’esprit d’entreprise rappelle naturellement l’origine.Blais une tentative de cette nature exigerait l’établissement d’une correspondance avec des littérateurs du premier mérite. V
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