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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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La Quête : journal de la rue, 2006-03, Collections de BAnQ.

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Numéro 77 Mars 2006 Journal/magazine de la rue La Quête L'mtegfafruh des immigrés à Québec Une c avenir .i_ au Québec S.V.P.n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification 2$ contribution volontaire.1$ sur le prix de vente va directement au camelot La Quête Le journal SOMMAIRE Mars 2006 Mot de la rédaction.Éditorial .DOSSIER: Intégration et racisme Hommage à ma blonde l’immigrante Le gars de Québec.L'intégration sociale devrait passer par.Sylvain Rousseau.Le Québécois dans l’oeil des autres Maxime Houle.La science piégée par le racisme Jean-François Prémont.L’expérience d'un étudiant tunisien Jean-François Prémont.Et l’intégration d'un Ivoirien Julie Villeneuve.Des ressources pour aider Marie-Ève Harrison Une semaine d'action contre le racisme Nathalie St-Pierre .Quand les femmes immigrantes se lancent Julie Thivierge.Immigration et dénatalité Alice Rousseau.Le racisme du Romain Olive .Vivre avec sa différence Jean-François Prémont.L'Archipel d'Entraide se mobilise Chiens-guides pour les aveugles et les autres Krystel Paul Des nouvelles de notre monde ESSAIS ET CRÉATIONS Une histoire de Pogo Cari Poulin.Le poids d’un flocon de neige Marie Nassif .Vous avez de bien belles chaises Monsieur ! Suzanne Prince.Un cri du coeur Annie Bergeron.de la rue Numéro 77 3 4 5 6-7 8 9 10 11 12-13 13 14-15 16 17 18 18 19 20-21 Notre mission La quête est un journal de rue.Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisées de la société.Le meilleur vendeur pour le numéro de février 2006 Mario Raymond Vous pourrez le voir à son poste sur la rue St-Joseph Bravo Mario! Deuxième meilleur vendeur Jacques (Coco) Bisson Troisième meilleur vendeur Alain Dubé Félicitations à tous les trois ainsi qu’à tous nos camelots ! 22 Lindt caii, 2 Pour soutenir les défavorisés Mot de la rédaction Sommes-nous racistes?Drôle d'hiver.On a les pieds dans l'eau.Les rues sont pleines de nid de poules.Quelle misère! De quoi se plaint-on?Ailleurs dans le monde, il y a des guerres.L'Affaire des caricatures suscite de vives réactions partout, même dans notre pays.Est-ce vraiment important?Au moment où j'écris ces lignes, une vague de violence a détruit une ambassade au Moyen-Orient, en Afghanistan, des gens meurent et la tête des caricaturistes Danois ont même été mises à prix pour un million de dollars.Et ça pourrait se dégrader.De quoi s'agit-il?De racisme, d'intolérance?Et de la part de qui?Notre propos n’est pas de susciter un débat sur l'Affaire des caricatures mais plutôt d’amorcer une réflexion sur ce que ce sujet nous amène à questionner: l’intégration et le racisme.C’est notre dossier du mois.Qu’en est-il chez-nous du racisme et de l’intolérance ?Comment cela se manifeste-t-il?Qui en sont les cibles?Les autres dirons nous.Mais chez nous, qui sont ces autres?En grande partie des immigrés.Où sont les immigrés dans la ville de Québec?Comment nous comportons-nous envers eux?Sommes-nous intolérants?Quels emplois occupent-ils?Comment se sentent les étrangers parmi nous?Comment vivent-ils?Sont-ils heureux?Les immigrés dans la vieille Capitale s’intègrent-ils à notre mode de vie, nos coutumes, nos valeurs'?Et comment nous perçoivent-ils ?L’intégration repose sur une adhésion à des valeurs et normes communes mais c’est d’abord une attitude d’accueil aux autres.Est-ce ainsi chez-nous?Comment les Québécois accueillent-ils les étrangers, ceux qui sont différents?Sommes-nous intolérants?L’intolérance, c’est le refus d’accepter les idées et les comportements différents des siens.S’intégrer dans une société n’est pas chose simple.Osez poser des questions à des immigrés : je vous promets que certaines réponses vous feront réfléchir sur nos comportements.Nous sommes remplis de préjugés envers les autres et nous l’ignorons.Arrêtons de nous regarder le nombril et éveillons-nous à leur réalité.Ils sont là! De toute façon, on est toujours l’étranger de quelqu 'un, dit la chanson de Pauline Julien.Les articles que vous lirez dans nos pages disent que discrimination il y a.Du racisme aussi parfois.Mais qu’est-ce que le racisme?La Quête tente dans cette édition de répondre à ces différentes questions.Bonne lecture à tous.Pierre Maltais A noter: notre nouvelle adresse Pour nous joindre: Journal La Quête, 190 rue Saint-Joseph Est G1K 3A7 Au téléphone : 649-9145 Télécopieur : 649-7770 Courriel : laquetejoumal@yahoo.ca Site Web: www, ill fo.arc h ipel (a.: be I Inet.c a Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Notre numéro d’avril sera consacré au thème de la liberté.ÉDITEUR: Pierre Maltais DIRECTION DE LA RÉDACTION Martine Corrivault ÉQUIPE DE RÉDACTION JOURNALISTES : Martine Corrivault, Nathalie Saint-Pierre, Marie-Ève Hamson, Sylvain Rousseau, Annie Thivierge, Maxime Houle, Jean-François Prémont, Julie Villeneuve, Alice Rousseau, CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE Pierre Maltais et François Laverdière MONTAGE: Pierre Maltais STAGIAIRE: Jean-François Prémont COLLABORATEUR-TRICE-S : Krystel Paul, Cari Poulin, Marie Nassif, Suzanne Pnnce, Annie Bergeron PUBLICITÉ : Michel Guillot PHOTOS: Christian Talbot, Archives PHOTOS DES PAGES COUVERTURES Christian Talbot, Pascal Pouliot IMPRIMEUR : IMPRIMERIE Stampa Inc.(418)681-0284 La Quête 190 rue Saint-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: (418)649-9145 Télécopieur: (418) 649-7770 www.archipelentraide.com laquetejournal@yahoo.ca La Quête est distribuée sur la rue en échange d’une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s.La Quête est membre de la NASNA, l'Association nord-américaine des journaux de rue.Distri/bution Aser/mentée A; DA Pour soutenir les défavorisés 3 Éditorial Autour de l’humour et de la frilosité uand on se risque à préparer ¦ I un dossier sur le racisme et l’i n t égr a t ion,peu t-on aujourd'hui éviter la polémique des caricatures de Mahomet?On s’ennuie du Fais-moi un dessin du Petit Prince mais peut-on temporiser en se disant que tout finira bien par rentrer dans l'ordre?Essayons plutôt de réfléchir un peu.Évidemment, il faut regretter les gestes et propos excessifs soulevés par cette désastreuse histoire de dessins qui ont choqué l’Islam.Nos sociétés qui ont voulu, depuis des décennies, éviter les embrasements des sensibilités religieuses en réclamant la laïcité des institutions, se retrouvent confrontées à l’autre réalité.L’après 11 septembre 2001 continue de troubler un monde qui se croyait libéré des excès et des fruits de la manipulation de l’ignorance.Que faire aujourd’hui devant ceux qui utilisent la confusion à des fins inavouables ?Ce n’est pas tout l’Islam qui a lancé deux avions sur les tours newyorkaises et une partie de l’humanité a refusé de suivre Georges Bush.Quel espace reste-t-il pour les modérés dans cette tragédie ?Comment alors les citoyens des sociétés occidentales qui accueillent des immigrants issus des cultures islamiques arriveront-ils à réparer les dégâts pour jeter de nouveaux ponts entre leurs communautés?Prêcher et pratiquer la tolérance et, dans les deux clans, le respect de l’autre suffira-t-il à contenir les indignations et l’impatience?Se replier derrière la rectitude politique ne fait qu’entretenir la méfiance et les malentendus.Pour obtenir le respect qu’elles réclament, les cultures ultra-sensibles aux manifestations extérieures doivent vite apprendre à faire la part des choses.Cela exige qu’elles respectent elles aussi les manières d’être et de faire des sociétés qui ne partagent pas leurs croyances et leurs coutumes.Et les autres, ceux qui ont d’autres valeurs et observent d’autres lois, ont à plonger encore une fois au plus profond de leur foi en la liberté afin que du respect renaissent le respect et la compréhension mutuelle.L’humour des sociétés occidentales dérange car il relève de l’expression de ces libertés pour lesquelles elles se battent quotidiennement.Un peu plus de sensibilité pour les autres ne ferait de mal à personne mais c’est le respect qu’il nous faut réapprendre.Si l'humour s’avère un bon outil critique dans un univers en évolu- tion, le risque reste grand de rater la cible quand on ironise sur des cultures étrangères.L’ignorance des sensibilités de l’Autre joue dans les deux sens.Mais nul n’ignore que les extrémistes guettent le premier faux pas, quand ils ne le causent pas, pour déclarer la guerre au clan d’en face.Alors.?Que ceux qui ne sont pas contents rentrent là où leurs coutumes sont lois, pense une majorité de gens agacés par la frilosité épidermique de l’autre.Faut-il alors mettre tout le monde dans le même.avion ?Non, car cet autre est aussi multiple que nous ! Les non-musulmans ne connaissent de l’Islam que ce visage pur et dur aux traits intolérants et excessifs que ses leaders radicaux entretiennent depuis toujours.Si toutes les religions ont connu des phases d’extrémisme cruel au fil des siècles, personne, dans nos civilisations modernes, n’a envie de revivre ces abus qui n’ont jamais servi les peuples, opprimés, dominants, exploités ou prospères.Les États modernes, musulmans et autres, doivent cohabiter et savoir répondre aux besoins de leurs populations : alors, elles n’auront plus envie de les déserter.Pour que le respect s’installe naturellement, il faut apprendre à connaître et comprendre la culture, les us et les coutumes des peuples.Est-ce une utopie que de vouloir y parvenir au lieu de faire sauter la planète?L'humanité n’a pas reçu la Terre en partage pour y semer les meurtres, les bombes et le mépris.Prêcher l’intolérance, la vengeance et la violence ne fait que prouver la faiblesse et la peur qu’on a de l’Autre.Cette violence tue en aveugle, et la paix, et les êtres.Est-ce l’héritage que l’on souhaite laisser à ses enfants ?Martine Corrivault .¦ M/h «a#* :.C*> 0 ¦ imm.V-'.V’’ MhPJ 4 Pour soutenir les défavorisés Dossier Hommage à ma blonde l’immigrante Cela fait maintenant deux ans que ma blonde et moi sommes unis d'un grand amour.Si bien que nous nous sommes mariés dans les temps des fêtes.Superbe cérémonie, soirée endiablée : un moment magique.Nous avons choisi de vivre cet amour à Québec.Seul hic, elle doit maintenant immigrer car elle est vient de l'hémisphère sud.Mon entourage a immédiatement conclu que suite au mariage, elle obtiendrait sa citoyenneté les deux doigts dans le nez.Au contraire, les temps ont changé : l'Immigration va même enquêter sur notre mariage pour en vérifier la légitimité.Trop d'abus ont été commis par le passé.Et si « on » conclut que le nôtre était motivé par l’amour, ma blonde ne gagnera qu’un point de plus sur cent pour passer le test.Rien n’est acquis.Plusieurs émigrent vers le Canada pour améliorer leurs conditions de vie.Notre pays est très en demande, ce n’est plus à prouver.On a donc l’impression que tous nous envient, que tous y désirent une place.Elle m’a donc surpris lorsqu’elle m’a avoué que l’idée de vivre au Canada ne la réjouissait pas particulièrement, moi qui croyais la décision cuite dans l’œuf.J’ai visité son pays d’origine, sa famille, son quartier.J’y ai constaté d’importantes différences avec mon Québec natal quant à la qualité de vie générale.En bon nord-américain, je croyais donc qu’elle serait enchantée de vivre en terre prospère, ouverte, où les rêves sont permis.Étouffés par cette abondance dont nous sommes discrètement fiers, nous oublions souvent l’adage «There’s no place like home» [U n’y a rien comme la maison).Et la maison, ce n’est pas seulement quatre murs, un plancher et un plafond.C’est sa famille, son quartier, ses voisins, ses amis, ses habitudes, ses repères, sa vie.Cet adage se fout éperdument de l’indice de qualité de vie, du revenu moyen avant impôts, du taux d’alphabétisation.Ma blonde s’est construite elle-même, pendant plus de vingt ans.Imaginez devoir tout recommencer.Et bien ma blonde doit le faire! Se refaire une maison En tant que témoin direct des difficultés que peut vivre un immigrant à Québec, WSm j’aurais pu vous énumérer toutes les horreurs bureaucratiques auxquels il doit faire face pour obtenir le droit de résidence.J’aurais pu m’insurger contre les ordres professionnels ou les universités qui lèvent le nez sur les compétences d’outre-mer.S’ajoutent à cela divers degrés d’un racisme plus souvent dû à l’ignorance qu’à de la simple méchanceté.Ce sont là des épreuves.Mais le véritable défi qui se cache sous ces épreuves, c’est de se refaire une maison.Cela se fait à coups de petites victoires.La première est d’obtenir la résidence permanente.Ce n’est pas tant pour les avantages que cela procure mais pour le sentiment d’avoir les mêmes droits que tous, se sentir égal.Ma blonde veut être utile, offrir son apport à son nouveau pays.Il ne lui manque que le droit de le faire et on y travaille.Plusieurs facteurs expliquent qu’une personne se retrouve en chômage, chaque cas est unique.Dans les cas où la paresse est en cause, je m’insurge de voir des personnes gaspiller ce droit au travail tant envié par ma conjointe.C’est comme jeter un gros sandwich dans une poubelle devant un affamé.La deuxième est de vaincre la solitude.Je suis né à Québec et j’y navigue comme sur un lac tranquille.Je croyais pouvoir faciliter son adaptation en lui présentant tous mes amis, en lui offrant mon monde en me disant qu’elle s’y sentirait connue et appréciée.Je me trompais.Elle n’en veut pas, comme je ne voudrais pas de la vie de quelqu’un d’autre.Elle veut une vie à elle, se construire sa maison.Je dois la laisser faire.La seule chose que je puisse lui offrir, c’est ma présence, un support constant.Il n’y a pas longtemps que j’ai réalisé et intégré les limites de mon rôle.Mais dans ces limites se cache un engagement, une grande responsabilité que j’apprends à assumer : je suis sa seule certitude, son seul point de repère.Pour que notre couple vive, elle a fait le sacrifice de quitter sa maison, ses amis, sa famille.Pour que notre couple se poursuive, je lui dois une présence et un support assidus.Elle empoigne chaque défi par les cornes.Chaque victoire lui permet d’éteindre une parcelle de l’anxiété qui l’habite, sachant qu’elle ne s’estompera que lorsqu’elle se sentira chez elle.Je suis à ses côtés, me réjouissant de chacun de ses progrès, redécouvrant mon monde à travers ses yeux.Je me sens privilégié.Le gars de Québec Pour soutenir les défavorisés 5 Dossier L’intégration sociale devrait passer.Employeurs réticents à l’idée d'engager une personne immigrante, nouveaux arrivants qui se disent victimes de discrimination lors du processus d'embauche, compétences acquises outre-mers qui ne sont pas reconnues ici, voilà autant d’arguments fréquemment invoqués pour décrire la situation, pour le moins problématique, vécue par des dizaines d’immigrants désireux de s'intégrer au marché de l’emploi québécois.Mais qu’en est-il exactement ?Se pourrait-il que la réalité diffère quelque peu du discours habituel ?La société québécoise est-elle aussi ouverte qu’elle le prétend en matière d’intégration des immigrants ?Et qu’en est-il de Québec, le soi-disant château-fort de la culture québécoise ?À en croire les propos de Jelena Krastic, directrice du Service d’aide à l’adaptation des immigrants de Québec, un organisme voué au rapprochement interculturel, le problème de l'emploi ne réside pas tant du côté des employeurs que du côté des collègues de travail qui, plus souvent qu autrement, manifestent une certaine réticence à l’idée d’intégrer un immigrant dans leur équipe.C’est d’ailleurs ce qui lui fait dire qu on devrait d’abord se préoccuper de l’inté- gration sociale des néo-québécois avant de penser à leur intégration dite économique, laquelle sous-entend, bien souvent, l’obtention d’un emploi.Mme Krastic croit, en outre, que cet effort de sensibilisation des citoyens passe, avant tout, par l’éducation.Car, à son avis, persiste une certaine méconnaissance des immigrants au sein de la population québécoise et plus particulièrement dans la ville de Québec.Méconnaissance qui, loin de s’apparenter à du racisme, serait plutôt attribuable à une sorte de peur de l'inconnu ou de l’étranger qui découlerait du fait que les deux groupes, Québécois et immigrants, ne se côtoient pas suffisamment.Benoît Songa, directeur du Centre R I R E.2000, dont l’objectif est d'offrir un support à l’intégration socioprofessionnelle des néo-québécois à Québec, abonde, pour sa part, dans le même sens que Mme Krastic : il faut d’abord mettre l’accent sur l’intégration sociale.Pour ce faire, il faudrait, à son avis, prendre conscience du rôle crucial que jouera l’immigration dans le développement futur du Québec, ne serait-ce que pour freiner le déclin démographique de la province.M.Songa estime, de plus, que les immigrants de Québec sont souvent des individus hautement scolarisés capables de mettre leurs précieuses connaissances au profit de notre développement économique.Suffit pour cela de leur faire une place.'Essor ASSURANCES • PLACEMENTS • CONSEILS INC Cabinet en assurance de dommages et de services financiers 1ER Supermorche IGA Deschénes.proprietaires Lise et Real Deschènes Sandra Deschênes Assurance automobile et habitation Assurance pour les entreprises 418-692-0660 1-877-773-8825 6 Pour soutenir les défavorisés Dossier .avant l'intégration professionnelle Lorsqu’on lui demande de se faire critique envers son pays hôte, elle hésite d’abord puis y va de son verdict.Selon elle, (#***“**«S^ Pas une chose simple Trop souvent, les gens oublient l’enjeu de taille que représente l’intégration d’un immigrant à sa société d’accueil.Maria Celeste Fabricio, présidente de l’Association des étudiants internationaux de l’Université Laval, en sait quelque chose, elle qui, il y a cinq ans, a choisi de quitter son Paraguay natal pour venir s’établir à Québec.Apprentissage d’une nouvelle langue, construction d’un nouveau réseau d’amis, familiarisation avec les codes culturels qui caractérisent la société québécoise, voilà autant de défis d’adaptation que Mme Fabricio a dû surmonter.Bien qu’elle se sente aujourd’hui pleinement intégrée, elle ne renie pas ses origines et demeure toujours attachée à son pays.En ce qui concerne mon identité, je resterai toujours paraguayenne, dit-elle.la société d ici se distingue par sa course jolie contre la montre et son individualisme qui, malgré le fait qu 'il procure des avantages indéniables sur le plan de l’épanouissement personnel, garde, en revanche, les gens et donc les immigrants dans l 'isolement.L'individualisme donne, d'un côté, les chances de s épanouir comme individus mais, de l'autre, ça fait en sorte que des gens sont très seuls, conclut-elle.Voilà pourquoi elle s’efforce, à chaque jour, de briser cet isolement qui, trop souvent, guette les étudiants étrangers nouvellement arrivés.Et avec des activités telles une semaine multiculturelle, des cinq à sept, une sortie à la cabane à sucre, parions qu’elle atteindra son objectif.Sylvain Rousseau Journaliste Salon Labrie COI KM Rh HOMMES bT DAMES 0; BRONZAGE 0 WW A VF C.ARTIFR Q1JÉBFC 01R CO Ü) CO N N 10 •I977- 1091, avenue Cartier, Québec (Québec) Gl R 2S6 Tél.: (418) 522-3711 Télécopieur: (418) 647-1429 Courriel: info^cafekrieghofF.qc.ca www.cafekrieghoff.qc.ca Pour soutenir les défavorisés 7 Dossier Le Québécois dans l’oeil Le Québécois est accueillant et chaleureux avec les immigrants.Mais nous sommes aussi très individualistes et autonomistes, confie Etienne LaBillois, du Service des affaires étudiantes de l’Université Laval.Le meilleur moyen pour savoir ce qu ’ils pensent de nous, c 'est probablement de leur demander.Les Québécois sont refermés sur eux-mêmes.Ils ont de la difficulté à s’ouvrir à l'inconnu à cause de leur fatalisme, leur peur de l'inconnu, constate Wajih, étudiant tunisien à l’Université Laval.Flower, étudiante marocaine arrivée depuis cinq mois au Québec, abonde dans le même sens.Le Québécois n 'est pas très social, un peu isolé, ne parle pas beaucoup.Mais il y a des exceptions.D’un autre côté, Vincent, étudiant américain, souligne que tout le monde l’aide et prend le temps de lui expliquer les choses.Même constat pour Isaline, étudiante belge, au Québec pour quelques mois.Les Québécois sont très accueillants, très chaleureux, ouverts à la culture des autres.Par contre, ils font moins la fête que les Européens.Hakin, résident permanent en provenance d’Algérie, est partagé.Le Québécois est individualiste, mais ça dépend de sa mentalité.Il est pacifique.Quelqu'un qui pense à soi avant tout, mais en même temps aux autres.Difficile par contre pour lui de juger les Québécois: Je commence à le devenir! Karine Verreault, du Centre multiethnique de Québec, affirme que l’opinion à propos des Québécois dépend du profil individuel de l’immigrant.Elle mentionne que dépendamment de leur culture d'origine, leur perception est très différente.Quelques barrières.Amra Ridjanovic, chargée d’enseignement à l’Université Laval, estime de son côté que l’origine de l’immigrant influe 8 beaucoup sur le comportement des Québécois à son égard.Elle constate que les Québécois seront beaucoup plus chaleureux envers les Européens qu’envers les Arabes ou les gens d’Amérique du Sud.Mais elle ajoute que les étudiants français sont souvent victimes de préjugés et de rejet.Elle explique qu’il est difficile pour un Français d’entendre Ah, les maudits Français! venant de la bouche d’un Québécois.Mme Verreault précise que l’intégration est beaucoup plus facile lorsqu’il n’y a pas la barrière linguistique.Mais encore faut-il comprendre le Québécois ! Lorsque je suis arrivée, je n 'ai rien compris, mais pas un SEUL mot, avoue Isaline.Natsumi, étudiante japonaise depuis une semaine au Québec, fait face à la même situation, ajoutant que le français québécois s’apparente au vieux français.Et la bouffe?Au chapitre de la nourriture, presque toutes les personnes interrogées ont essayé notre incontournable poutine.Les avis sont pour la plupart positifs: Super bon, J'ai bien aimé, J'aimais bien, mais c’est très gras.Donc à toutes les deux semaines maximum.Mais vous êtes tous végétariens!, s’exclame Flower: Vous mangez beaucoup de légumes et de pâtes.Peut-être aurait-on omis de lui faire découvrir le pâté chinois et la tourtière?L’avis d’Isaline est toutefois tranché à propos du ragoût de pattes de cochon: C'est dégueulasse! Le petit écran.Du côté de la télévision, Mme Ridjanovic rapporte que ses étudiants trouvent qu 'il n y a pas grand-chose et que c 'est très répétitif.Ils dénoncent aussi le peu de débats intellectuels et l’omniprésence de l’humour.Wajih pense aussi que l’on manque de diversité, sans compter l’appauvrissement de la culture québécoise au profit de la culture américaine.-Pour soutenir les défavorisés- des autres Un avis qui n’est pas partagé par un américain, Vincent, qui est déjà accro aux téléséries québécoises.Il y a beaucoup de drames, beaucoup de situations auxquelles les gens sont confrontés.C'est différent.Vincent avoue qu’il adore tout simplement la ville.Il songe même à y rester.Québec est tellement belle, et ce, tous les jours.Et il ajoute, en anglais: And probably the most lovely women! They are in great shape! La drague Les rapports hommes-femmes sont d’ailleurs souvent source de malentendus.Étienne LaBillois souligne que les Africains sont souvent un peu déroutés.Il explique que les hommes africains sont habitués de se faire dire non et de devoir courtiser pour finalement obtenir un oui.Il s'agit d ’un jeu auquel les gens se prêtent, là-bas.Mais ici, ça donne naissance à des situations problématiques.Les femmes sont également un peu déroutées lorsqu 'un Québécois abandonne après avoir essuyé un non.Isaline observe aussi que la drague n’est pas du tout la même chose ici qu’en Europe.Ici, ce sont les filles qui font les premiers pas.En Europe, c 'est à l’homme de faire ça!.Individuels, égoïstes, fermés.Ouais, les Québécois n’ont pas la meilleure cote.Mais Wajih se montre cependant optimiste: Lorsqu’il s'ouvre, le Québécois devient très sympathique.Avis aux intéressés.Maxime Houle Etudiant en communications à l'Université Laval Dossier La science piégée par le racisme Le débat sur le racisme demeure après les récentes émeutes en France et les propos controversés du Doc Mailloux sur les résultats des Noirs aux tests de Q.I.(quotient intellectuel).Mais qu'en est-il du concept de races humaines du point de vue scientifique?Pour Jean-Jacques Chalifoux, anthropologue et biologiste, le concept de race biologique, omniprésent dans les publications scientifiques, renforce la croyance en l’existence des races.Professeur au département d’Anthropologie de l’Université Laval, Chalifoux estime que les discours racistes sont difficiles à détecter car ils sont cachés.Ainsi, plusieurs biologistes avancent que les gènes déterminent le comportement des individus.Ce serait donc le pivot des comportements humains.Le professeur Chalifoux considère cette approche comme étant une réduction simpliste de la génétique.Recherches biaisées?Jean-Jacques Chalifoux donne l'exemple de trois types de recherches sur le racisme effectuées par les scientifiques pour prouver l’existence de races : le Q.I., les performances des Noirs dans les sports et la médecine conçue pour les Noirs.Or, ces recherches ne sont pas neutres car elles ne tiennent pas compte de la culture des populations étudiées.Mais plusieurs scientifiques s’évertuent à entreprendre des travaux racistes, tout en atténuant leurs propos.Chalifoux cite l’exemple du magazine scientifique Mankind Quarterly, voué à la science raciale, et fondé en 1960 par des supporters de néo-nazis et de l’apartheid.Cette publication, disponible à l’Université Laval, prône l’eugénisme et la pureté de la race nordique.L’eugénisme consiste en l’amélioration génétique des humains par la sélection de caractères héréditaires jugés souhaitables et l’élimination des caractères jugés indésirables.Quant aux tests de Q.I., l’hérédité socioculturelle compte pour beaucoup dans les résultats des participants à ceux-ci.L’anthropobiologiste croit qu’il est impossible de comprendre les humains hors de leur contexte culturel.Superman des sports En ce qui concerne les supermen sportifs, Chalifoux affirme qu’il est faux de penser que la sélection par l’esclavage des Africains plus forts physiquement, explique la performance des afro-américains dans les sports professionnels.En effet, lors des voyages par bateaux qui transportaient les esclaves africains dans de pénibles conditions, ceux qui réussirent à survivre ne furent pas les plus gros mais bien les plus petits.Ceux qui ont survécu auraient plutôt été ceux qui demandaient une moins grande consommation de nourriture et d’eau car les rations étaient minimales à bord des convois maritimes d’esclaves.Donnant également comme exemple un médicament conçu pour régler les problè- mes cardiaques des gens de couleur noire, M.Chalifoux estime que les recherches sur ces médicaments ne sont pas pertinentes car ce ne sont pas tous les Africains qui partagent le même héritage génétique.Le scientifique explique les différences physiologiques des humains par des dines, une variation géographique graduelle de la couleur de la peau.La notion de race est donc sociologique et tient davantage d’un marquage social, né de la colonisation.La majorité des anthropologues et des généticiens sont d’accord pour dire qu’il n’y a pas de races.Mais le racisme existe encore, et l’anthropologue nous met en garde de penser qu’il a disparu.Il invite d’ailleurs les gens à effectuer l’examen de conscience suivant : croyez-vous en l’existence de races humaines ?Il propose trois pistes de solutions pour diminuer le racisme et l’intolérance : admettre les injustices, expliquer la réalité du racisme et constater pourquoi il est dangereux de classifier les êtres humains selon certaines catégories.Jean-François Prémont Etudiant en communications à l'Université Laval % BERNARD MORIN Wllll'il iJI'IB FAMlMdBI 200-706, rue Saint-Joseph Est Québec (Québec) GlK JCî Q : 418-692-1077 Télécopieur : 418-692-2953 Bernard Morin, ca Internet : bmorln@bmorln.qc.ca Pour soutenir les défavorisés 9 Dossier L'expérience d’un étudiant tunisien Tunisien, musulman et étudiant au baccalauréat en communication à l’Université Laval, Mourad Sellami estime que les préjugés et stéréotypes des résidants de Québec envers les musulmans sont davantage liés à un problème d’ignorance des autres cultures qu’au racisme.Habitant la ville de Québec depuis quatre ans, Mourad Sellami est venu étudier à l’Université Laval grâce à une bourse du programme Rotary.Mourad a préféré venir s’établir à Québec plutôt qu’à Montréal car Québec est une ville plus francophone et calme.L’Université Laval jouissait également d’une réputation enviable en Tunisie et Mourad avait déjà plusieurs amis tunisiens à Québec.Mais lors de son arrivée, Mourad a quand même eu de la difficulté à s’adapter à l’hiver parce qu’il a subi deux fractures en tombant.Heureusement son intégration a été facilitée par la présence de ses compatriotes déjà installés ici.Si Mourad reste profondément attaché à son pays d’origine, il constate que son adaptation se passe très bien parce qu’il fait preuve d’ouverture d’esprit : Je déteste la culture de ghettoi-sation, j'ai plusieurs amis québécois que je fréquente également en dehors des cours, précise-t-il.Et le racisme ?Qu’en est-il du racisme à Québec ?Existe-t-il des difficultés d’adaptation pour les musulmans à Québec ?Même si Mourad considère que Québec, à cause de l’homogénéité qui y règne, manifeste plus de méfiance envers les musulmans que Montréal, il admet qu’il est normal qu’un étranger suscite la curiosité.De la même façon qu’un Québécois qui vivrait en Tunisie, un Tunisien vivant attirera les regards à Québec, dit-il.C’est par contre à long terme que l’adaptation d’un immigrant s’avère difficile à Québec.Les employeurs y seraient encore souvent réticents à engager des étrangers.Apportant des précisions sur le sujet en se basant sur sa propre expérience et celles de ses amis tunisiens, il ajoute que les immigrants maghrébins ne s’intégrent pas tous bien à Québec.C’est un problème parce que l'intégration passe par l’emploi.Il existe une méfiance énorme envers les diplômés étrangers qui se retrouvent marginalisés.Beaucoup d’universitaires finissent chauffeurs de taxi.Les gouvernements n 'ont rien fait pour sensibiliser les employeurs aux étrangers.La plupart des étudiants tunisiens étudiants à Québec quittent d’ailleurs pour Montréal, une fois leur diplôme universitaire en poche : il est plus facile de trouver un emploi dans la métropole, plus cosmopolite.Mourad doit conjuguer deux emplois pour s’en sortir financièrement en plus d’une charge à temps plein à l’Université Laval.Etudier à l’étranger coûte très cher pour un Tunisien.Au début de ses études à Québec, Mourad devait débourser 1000$ par cours universitaire, comparativement aux 200$ demandés aux étudiants québécois.C’était avant d’obtenir le statut de résidant permanent il y a deux ans.Médias et caricatures Force est de constater que le 11 septembre 2001 a contribué à exacerber l’intolérance et la xénophobie envers les musulmans.Les attentats terroristes du World Trade Center nuisent-ils aux arabes en Amérique du Nord ?Questionné sur le sujet, l’étudiant tunisien, spécialisé dans le domaine des communications, donne son opinion mais d’un ton calme et posé, et attribue aux médias une partie de la responsabilité des stéréotypes véhiculés au sujet des musulmans.Les journaux et la télévision ne présenteraient que le côté négatif de l’Islam ce qui contribuerait à freiner l’intégration des immigrants musulmans et cultiver la méfiance envers ceux-ci.Les médias populistes comme TQS et le Journal de Québec ne présentent qu ’un seul côté de la médaille ! Ils contribuent ainsi à donner une image négative des musulmans, explique-t-il.Et les caricatures controversées du prophète Mahomet, jugées blasphématoires par bon nombre de musulmans?L’étudiant tunisien estime qu’elles sont offensantes.Je ne trouve pas ça drôle.Ça n ’a aucune utilité.Ça sert seulement aux intégristes.Cet acte gratuit et déplacé ne fait qu 'attiser la haine.Malgré les excuses du rédacteur en chef du journal danois Jyllands-Posten, Carsten Juste, exigées depuis plusieurs mois par les dignitaires religieux musulmans, les caricatures de Mahomet soulèvent toujours un tollé dans la communauté arabe.Aimant la qualité de vie qui règne à Québec, Mourad Sellami souhaite demeurer à Québec, au terme de ses études universitaires en relations publiques.S’il trouve un emploi dans la vieille capitale, naturellement.Sa présence contribue à enrichir la culture québécoise et représente un exemple d’intégration d’un immigrant à Québec.Jean-François Prémont, Etudiant en communications à l'Université Laval Centre Communautaire l’Amitié Savourez un délicieux repas avant le 3 I mars 2006 et encouragez une bonne cause Procurez-vous un billet au Centre Communautaire l’Amitié 522-0737 Coût du billet: $10.00 ou $35.00 pour 4 billets repas à consommer Chez Cora Jardin St-Roch situé au 545, rue de L’Église à côté du Jardin de St-Roch 10 Pour soutenir les défavorisés Dossier Et l’intégration d’un Ivoirien En arrivant à la cafétéria de l'Université Laval, je ne m'attendais pas à rencontrer un garçon aussi souriant et aimant de la vie.Philippe est arrivé au Québec, il y a de cela presque trois ans.C'est pour venir découvrir de nouveaux horizons qu’il a quitté sa Côte d'ivoire natale.J'avais vraiment envie de découvrir d'autres cultures, j'avais besoin de partir.Pourquoi le Québec?Surtout pas pour l’hiver! En Côte d’ivoire, la température moyenne est de 28 degrés celsius et quand elle baisse à 20 degrés, les gens ont froid.La première journée où je suis arrivé à Québec, c 'était en plein de mois de février, alors imaginez un peu le choc que j'ai eu! J’ai vraiment passé d'un extrême à un autre.Mais ce qui a vraiment pesé sur le choix de ma destination, c 'est le fait qu au Québec on parle français, nous raconte-t-il avec un accent africain tout à fait adorable.Grâce à l’aide du Service d’Orientation et d’intégration des Immigrants au Travail de Québec (SOIITQ), Philippe a pu se familiariser rapidement avec sa nouvelle ville d’adoption.Les gens du SOIITQ m ont vraiment aidé à apprivoiser mon nouvel environnement.Ils t'aident de toutes les façons, de la recherche d'un emploi à comment prendre l'autobus, explique-t-il en riant.Philippe a fait des études en soins infirmiers en Côte d’ivoire, mais une fois arrivé ici, l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec lui a fortement recommandé de suivre des cours de mise à niveau au Cégep de Ste-Foy.Le système de santé de mon pays est différent d'ici, je n 'ai donc pas eu le choix de reprendre quelques cours afin de pouvoir pratiquer au Québec.Et l’intégration ?Jusqu’à présent l’adaptation de notre charmant Ivoirien se passe à merveille.Lorsqu’on lui parle de racisme, il lève les yeux au ciel et répond avec un petit sourire en coin: Je n 'ai pas réellement eu de problème.En fait, là seule chose que je trouve spécial ici, c 'est que les Québécois ne nous intègrent pas.Depuis que j'habite ici, les amis que je me suis fait sont tous noirs.Les blancs que j'ai connus, soit au travail ou à l'école, restent des connaissances de travail et d’école.Ce n'est pas nécessairement que nous voulons rester entre-nous, mais il arrive que nous n 'ayons pas toujours le choix.Philippe a quand même pu se familiariser avec les Québécois mais surtout avec les Québécoises.Puisque depuis quelques mois, il a comme amie de cœur une Québécoise pure laine! Le seul problème qu 'on a eu au début était lié à la communication et à la compréhension.Parce que comme nous sommes tous les deux issus d’une culture différente, il est évident que la vision que nous avons de notre couple diffère extrêmement.Philippe poursuit des études de maîtrise en administration à l’Université Laval.Tout un changement de son orientation première.J’avais envie d’augmenter mes connaissances dans un autre domaine, je ne voulais pas exercer ce métier toute ma vie.C 'est pour cette raison que je me suis dirigé vers l’administration.Une fois son diplôme en main, il explique fièrement qu’il veut retourner dans son pays.Et on perçoit dans ses yeux une certaine tristesse.Le mal du pays comme on dit.Julie Villeneuve Etudiante en communication publique A l’Université Laval LISE et JEAN DEMERS PHARMACIENS 905, boui.René-Lévesque Ouest Sillery (Québec) GIS 1T7 © (418)683-3631 4g (418)683-3499 3440, ch.des Quatre Bourgeois Ste-Foy (Québec) G1W 4t3 0 (418)653-6171 (418)653-3185 affiliés à : SSUM9SKIX Pour soutenir les défavorisés 11 Dossier Des ressources pour aider a.La ville de Montréal est une cosmopolite, c'est un fait bien connu.Les immigrants qui s’y établissent bénéficient donc de multiples ressources.Qu’en est il de ceux qui décident de s’installer dans la vieille capitale ?Comment peuvent-ils s’intégrer à la population locale, très homogène, qui la compose ?Tout d’abord, les ressources existent à Québec.Certaines d’entre elles ont pour but l’intégration des immigrants au monde du travail, tel que le Centre R.I.R.E 2000.Le Centre des Femmes de Québec, pour sa part, vise l’intégration des femmes immigrantes.Travailler pour s’intégrer Le Centre R.I.R.E 2000 a pour but de supporter l’intégration socioprofessionnelle des personnes immigrantes.Afin de faciliter leur intégration au monde du travail, le Centre offre diverses formations, tels que des cours de langue et d’informatique.Les intervenants peuvent aussi orienter les nouveaux arrivés vers un établissement d’enseignement où ils pourront parfaire leurs connaissances.On veut donc les aider à se constituer un curriculum vitae qui soit attrayant pour les employeurs.Qui n’a pas déjà entendu parler d’un immigrant qui, dans son pays d’origine, était médecin, ingénieur, architecte, et dont les diplômes n’étaient pas reconnus ici.Le Centre R.I.R.E 2000 offre un ser- vice d’aide pour accompagner les personnes immigrantes diplômées en génie à ! 'étranger (civil, mécanique et électrique) dans le processus d’accès rapide à l'Ordre des ingénieurs du Québec.La bureaucratie gouvernementale est un labyrinthe pour le Québécois pur laine; cette aide est donc précieuse pour l’immigrant, surtout s’il ne maîtrise pas la langue.Pour en savoir davantage sur le centre, vous pouvez consulter le site Internet à cette adresse : www.r2000.ac.ca Voici les coordonnées du Centre RIRE 2000 : Point de service au Centre Ville 320, St-Joseph Est - Suite SS066 Québec - G!K 8G5 Tél.: (418) 524-5609 Fax : (418) 521-7305 Double identité La condition de la femme, même si elle a évolué au cours des dernières décennies, n’est toujours pas égale à celle de l’homme.Il peut donc être difficile de se trouver un emploi, un logement, ou créer sa propre entreprise : les préjugés contre les femmes sont encore tenaces.Ajoutons cela au fait d’être immigrante et on obtient une situation potentiellement problématique.Le but du Centre International des Femmes de Québec (CIFQ) est donc de briser l’isolement de ces femmes.On y offre plusieurs services: information, aide, orientation et référence ainsi que des sorties, activités sociales et activités de rapprochement interculturel.Les femmes peuvent aussi obtenir des cours de français personnalisés, participer à des ateliers de couture et de décoration.Il s’agit surtout d’un lieu d’échange et, les Québécoises sont aussi les bienvenues ! Le Centre donne aussi un accès à la banque régionale des interprètes linguistiques et culturels (BRILC/CIFQ) En voici la définition que l’on trouve dans le site Internet du centre :Un interprète, traduisant pour sa langue maternelle, se déplace pour faciliter la communication verbale et non verbale entre les client(e)s allophones ou maîtrisant peu la langue française, les intervenant(e)s et les pro-fessionnel(e)s.C’est donc dire que la barrière de la langue peut être brisée.Même si la langue française n'est pas tout à fait intégrée, c’est un pas dans la bonne direction.Si vous désirez en savoir plus sur le Centre international des femmes de Québec, visitez le site au: www.cifqfemmes.ac.ca Centre International des Femmes de Québec 915, boul.René-Lévesque Ouest, bur.110, Sillery (Qc) GIS 1T8 Tél.: (418) 688-5530 Téléc.: (418) 688-1967 D’autres ressources.Lorsque l’on navigue sur le site Internet de la Ville de Québec, on trouve une liste d’organismes, de groupes et d’associations visant l’intégration des immigrants.€xamen.“ * vue place sur Jacques OPTICIEN! Financement IS mois sans intérêt.Limoilou 455, 3‘ Avenue (ouvert mercredi soir et jeudi soir) Centre-ville 460.St-Joseph Est (ouvert le samedi, stationnement gratuit) 523-6690 529-9351 , ^r; ' /C£ 14, RUE DAUPHINE jHHl QUÉBEC(QUÉBEC)GIR 3W8 TÉL.: (418) 694-9616 Mais on TÉLÉC.: (418) 692-4662 courrier@maisondauphine.org (Dauphine www.maisondauphine.org 12 Pour soutenir les défavorisés Dossier .l’intégration des immigrants Outre les associations de francisation ou de rapprochement, on y découvre une liste de groupes crées par les immigrants eux-mêmes.Quoi de mieux, lorsqu’on débarque et que l’on est un peu déboussolé par les événements, que de parler avec des gens qui sont passés par le même chemin que soi?Le fait de côtoyer des gens de la même origine peut rassurer, briser la solitude et créer un nouveau réseau social.Le site Internet de la Ville de Québec propose une liste de ces associations, ainsi que les coordonnées pour les joindre.Ville de Québec : hum v, vu.\;f, ,im bec.qc.caTr.exploration services accueil.shtml Marie-Eve Harrison Journaliste Une semaine d’action contre le racisme Les principales villes des pays occidentaux accueillent de plus en plus des immigrants venus des quatre coins du monde.Des gens de toutes cultures, de toutes religions et de toutes couleurs se côtoient au dépanneur du coin, dans l’autobus, à l'école.Conséquences du manque de connaissances des us et coutumes de ces gens venus d’ailleurs, les préjugés et la discrimination font partie de leur quotidien.Pays ouverts aux autres oui.mais jusqu’à quel point ?La Semaine contre le racisme En mars 2000, les Nations Unies proclamaient le 21 mars Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.Dans la même poursuite d’objectifs, le Québec mettait sur pied, en mars 2000, la Semaine d’actions contre le racisme (SACR).Par ses différentes activités, la SACR vise à démystifier la problématique du racisme et à accroître sa compréhension comme problème social afin de mieux lutter contre ses manifestations.Il s’agit aussi d’une occasion de faire de l’éducation et de la prévention.Tout d’abord québécoise, la SACR se tient maintenant à l’échelle internationale grâce à la participation de Bruxelles et de Genève.Zones libres de racisme Partant des faits qu’en 1968, plusieurs pays ont signé un traité de non-prolifération nucléaire créant des zones libres d’armes nucléaires et qu’il y a environ 40 ans, la reconnaissance des méfaits du tabac amenait l’adoption de politiques établissant des zones libres de fumée, la SACR met au défi les villes de créer des zones libres de racisme (ZLR).Ces ZLR se veulent des espaces urbains, réels ou symboliques, publics ou privés, où les citoyens pourront exprimer leur tolérance et vivre en harmonie dans le respect des libertés individuelles qui constituent la pierre angulaire de l’idéal démocratique de nos sociétés.Les ZLR s’inscrivent également dans la stratégie mise de l’avant par LUNESCO afin de promouvoir le renforcement des politiques anti-discriminatoires.En mars 2004, LUNESCO mettait sur pied la Coalition internationale des villes contre le racisme.Cette coalition vise à ce que les villes partagent leurs expériences afin d’améliorer leurs politiques pour lutter contre le racisme, la discrimination et la xénophobie.Agir contre le racisme Le lancement officiel de la SACR à Québec se fera le mercredi 15 mars.Différentes activités sont au programme.Il est déjà possible, pour les écoles primaires et secondaires, de s’inscrire au CinéJeunesse.Cette activité éducative vise, par la présentation de courts ou moyens-métrages, à sensibiliser les jeunes et améliorer leur compréhension du racisme, de la discrimination et de la xénophobie.Deux programmations sont disponibles, soit une pour les 8 à 11 ans et une autre pour les 12 à 15 ans.Pour plus d’informations, il est possible de contacter M.Réal-Auxence Nembé de L’OQAJ au téléphone 644-4881 ou encore par courriel en tapant rcal-auxcncc.neinbcft/ oqai.gouv.qc.ca La Confédération des Associations Latino-américaines de Québec propose une journée d’activités qui auront lieu au Centre récréatif Saint-Roch.Débats, tables rondes, partage culinaire et soirée dansante sont proposés.Pour plus d’informations, composez le 264-2516.Des expositions se tiendront à la Bibliothèque Gabrielle-Roy.On pourra, entre autres choses, y admirer des œuvres réalisées par des citoyennes nées à l’étranger.Colloques, projections de courts et longs métrages, conférences et soirées dansantes sont également proposées.Pour plus d’informations concernant les autres activités prévues dans la région de Québec, elles seront publiées sur le site de la SACR à \vww.inforacisme.com Nathalie St-Pierre Etudiante en communications A l’Université Laval Pour soutenir les défavorisés 13 Dossier Quand les femmes immigrantes.uzanne Bergman La capitale compte 19 500 personnes immigrantes et en accueille 1800 annuellement.La ville de Québec a mis en place un certain nombre de services d'accueil et d'accompagnement afin de faciliter leur intégration.Certains d'entre eux désirent faire carrière dans le monde des affaires, et parmi ces gens, il y a des femmes.De quoi est donc constituée la réalité des femmes entrepreneu-res immigrantes à Québec?C’est un fait bien connu, se lancer en affaires n’est pas une mince tâche.Qu’est-ce qui peut alors pousser les femmes immigrantes à devenir entrepreneures?Pour certaines, comme Anne Nonga, présidente de l'Association des Femmes Entrepreneures Immigrantes de Québec, il s’agit de la suite logique d’un parcours de vie.Je suis née dans une famille d’entrepreneurs et me suis toujours occupée de plein de choses.Dès mon jeune âge je savais que c ’était ce que je voulais faire : la motivation était là.affirme-t-elle avec enthousiasme.Pour d’autres, c’est un chemin qui s’est imposé après quelques années difficiles sur le marché du travail.Les expériences de vie ont également joué un rôle important pour certaines personnes, comme Susanne Bergmann qui, après autonomes.Lorsqu’on leur demande ce qu’elles aiment le plus à propos de leur métier, les réponses varient : la liberté d’agir et de créer, l’absence de routine, le changement constant, la flexibilité ainsi que la possibilité de rencontrer beaucoup de gens de tous les domaines et toutes les cultures.La détermination et le désir d’habiter à Québec sont également des caractéristiques très présentes chez les femmes immigrantes qui décident de devenir entrepreneures.Et elles n’ont pas peur de voir grand! Les défis et les difficultés rencontrés lors de la poursuite de leurs objectifs donnent cependant un peu de fil à retordre aux femmes immigrantes qui décident d’emprunter ce chemin.D’abord, malgré la confiance accordée par plusieurs partenaires, le financement est le problème le plus fréquent et le plus contraignant.L’absence ou le manque de fonds obligent certaines femmes à avorter des projets viables au potentiel fort intéressant avant même d'avoir pu les mettre en marche, ce qui est très décevant.En outre, le manque de contacts à l’intérieur de la ville de Québec ainsi que la difficulté à se faire connaître en freinent plusieurs dans leur élan.Néanmoins, ce qui semble le plus nuire à l’essor des projets des femmes entrepreneures immigrantes est le marché de l’emploi dans la ville et avoir été coordinatrice pour Jeunes Entreprises du Canada à Ottawa, a développé le goût de devenir elle-même entre-preneure.Pas peur de voir grand Les femmes qui choisissent cette voie ont très souvent des idées et des projets pleins la tête, ainsi qu’un désir d’être .__________________________________________________________ CANTIN & FILS LIMITÉE Quincaillerie ?Boulonrwie Plomberie ?Électricité ?Peinture Produits industriels 175, St-Vallier Est Québec (Québec) GtK 3N9 Tél.: (418) 525-7123 Fax: (418) 525-7483 www.cantinetfils.com La touche finale à la création gastronomique Epicerie Européenne inc.560, rue Saint-Jean, Québec (Québec) CANADA GIR 1P6 Téléphone: (418) 529-4847 Fax: (418) 529-0368 www.epicerie-europeenne.com 14 Pour soutenir les défavorisés Dossier .se lancent en affaires l’attitude de fermeture en vigueur.En effet, tout est bien planifié sur papier pour que l'intégration des immigrants se passe bien, mais sur le terrain c ’est une tout autre réalité, mentionne Mme Nonga.Susanne Bergmann évoque quant à elle l’isolement qui est la pire chose pour les immigrants, parce que cela entraîne un manque de confiance et de ressources qui sont nécessaires à une carrière en entreprenariat.Une association pour elles Ainsi, dans l’optique d’intégrer les femmes immigrantes désirant mettre sur pied des projets intéressants pour l’économie et la culture de la ville de Québec, certaines ressources sont disponibles.Parmi la quarantaine de groupes existant ayant pour but de venir en aide aux gens nouvellement établis dans la Capitale Nationale, un organisme fêtera ses trois ans d’existence le 8 mars prochain : l’Association des Femmes Entrepreneures Immigrantes de Québec.L’association supporte et appuie les femmes dans leurs démarches d’entreprena-riat.L’idée est née des observations de l’immigrante Anne Nonga, qui, alors qu’elle travaillait comme conseillère dans un centre local de développement de Québec, remarquait un besoin unanime chez les immigrants et particulièrement chez les femmes.Le but de l’organisme est de les accompagner femmes dans le démarrage de leur entreprise.L’association donne à ses membres de l’information sur les bases importantes pour commencer dans ce domaine : des ressources, des outils et des formations afin de les aider à devenir des entrepreneures efficaces.Elle établit également un lien entre elles et des partenaires intéressants par rapport à leurs démarches.Par exemple, ce projet qui verra le jour sous peu et qui est le fruit de l’association : un restaurant de cuisine africaine et antillaise.L’idée est venue d’une personne qui, en la partageant avec les autres membres de l’association, a trouvé une partenaire d’affaires.«es?Ce lieu en sera un de rassemblement, et il favorisera les contacts entre les différentes communautés, annonce Anne Nonga.Toutefois, la possibilité d’échanger avec des femmes ayant sensiblement les mêmes buts et vivant la même réalité est l’un des aspects les plus importants de l’AFEIQ.Le support qu 'on retrouve dans ce groupe est un moteur qui permet de toujours avancer et ne pas lâcher à travers les diverses étapes du processus d’entrepreneurial, affirme Susanne Bergmann.Avec leur détermination et leur motivation, les femmes entrepreneures immigrantes occuperont certainement une place grandissante dans la ville de Québec au cours des prochaines années.Les défis de ce choix de carrière qu’elles surmontent, dont l’intégration dans un milieu d’emploi assez hermétique, en font des modèles à suivre.Les projets innovateurs ont toujours leur place, rappelle Anne Nonga.Puisque Québec tend à devenir un pôle majeur d'accueil pour les immigrants, il serait intéressant de laisser aux femmes immigrantes la possibilité de réaliser leurs objectifs là où elles ont choisi de les faire naître, c’est-à-dire dans la Capitale Nationale.Julie Thivierge Etudiante en communications A l’Université Laval LES IMPRESSIONS STAMPAU 1165, rue Gouln-local 135 • Québec (Qc) • G1N1T3 • Parc Industriel Saint-Malo ( Les meilleurs prix pour l'impression en noir!^ (418) 681*0204.(9), (418) 681.1178 23 : stamp3@qc.alra.com - REPROGRAPHIE IMPRESSION COULEUR [reliure • FINITION INFOGRAPHIE Michel Yacoub Conseiller en sécurité financière Conseiller en assurances collectives et rentes collectives * Assurance Collective 505 14e Rue * Assurance salaire Québec, Qc,GlJ 2K8 * Assurance Vie Tél : (418) 529-4226 * R.E.E.R Collectif Fax: (418) 529-4223 * R.E.E.R Ligne sans frais 1-877-823-2067 Pour soutenir les défavorisés 15 Dossier Immigration Nos gouvernements font fausse route s’ils croient corriger la baisse de la natalité par l'immigration.Ils devraient, d’une part, analyser plus sérieusement les causes du problème et de l’autre, réaffirmer que cet objectif n'est qu'un aspect incident de ce que la population attend de ceux qui viennent vivre dans ce pays.D’abord, pourquoi les jeunes Québécois font-ils moins d’enfants que leurs parents et leurs grands-parents ?La même situation prévaut dans toutes les sociétés postindustrielles car le monde nouveau diffère de celui des anciens.Nos artisans des politiques de peuplement par l’immigration auraient intérêt à analyser les taux de natalité des deuxièmes générations dans les familles d’immigrants.Parce qu’une fois installés au pays, ceux-ci vivent les mêmes problèmes que les habitants de longue date.Leurs difficultés d’intégration sociales ressemblent beaucoup aux embûches que bien des natifs issus des familles souches doivent sur- ‘ monter quand vient le temps de s’établir et de fonder une famille.Pour tous, le premier mur à franchir est celui de l’emploi; or, si l’intégration dans un milieu ne se résume pas au travail, elle passe indéniablement par là.Pour tout le monde.Pas question ici de minimiser les problèmes que rencontrent les nouveaux arrivants : situons-les plutôt dans une perspective réaliste.Si certains groupes bénéficient d’encadrements et de structures d’accueil qui les aident à traverser leurs premiers mois parmi nous, tous doivent un jour ou l’autre devenir autonomes et se débrouiller par leurs propres moyens.Une fois surmontés les obstacles du logement et de la langue, la vraie vie commence avec l’obtention d’un emploi stable et bien payé.Le hic reste qu’ici, même la meilleure des formations ne garantit à personne le gagne-pain auquel il aspire.et dénatalité: La principale différence entre l’immigrant et le citoyen né au pays se trouve dans la tolérance qu’aura le premier face à l'obligation d’oublier ses diplômes et compétences pour accepter un travail occasionnel ou temporaire afin de payer le loyer, la nourriture et les vêtements des enfants.Loin des siens et isolé dans un monde à apprivoiser, l’arrivant apprend en même temps les limites de ses rêves et la dure réalité d’ici.Comme ailleurs, des inégalités existent et il faut trimer dur pour s’en sortir.Ce qu’ont accompli les arrivants des vagues migratoires du siècle passé.Ils ont ainsi contribué au peuplement des grands espaces canadiens, laissant dans leur sillage des familles qui ont fait des bébés qui ont grandi et, à leur tour, se sont multipliés pour devenir les Canadiens ordinaires d’aujourd’hui, avec des familles ordinaires, aux prises avec des problèmes ordinaires.On ne distingue plus des autres, les descendants des Irlandais de la grande famine, ceux des Ukrainiens de la marée rouge ou les enfants des réfugiés italiens, français, espagnols, polonais de l’après-guerre, de ceux des Hongrois des années 50.Bien sûr, on identifie encore les héritiers des familles asiatiques et africaines et on confond parfois les petits Latinos et les jeunes Pure-laine mais même là, les apparences sont trompeuses.Sans comp- un problème ter que des couples d’ici recourent à l’adoption internationale pour combler leur désir d’enfants.Le Québec reçoit chaque année environ 40 000 immigrants provenant d’Asie, d’Europe, d’Afrique et des Amériques.Il sélectionne environ 70 pour cent d’entre eux en fonction de critères précis qui devraient simplifier leur intégration à sa société.Dans les grands centres, il offre même des stages d’insertion et d’intégration pour un premier poste, sans pour autant garantir un travail permanent par la suite.Or, c’est dans cette suite que réside le problème pour plusieurs qui se heurtent de plus en plus souvent aux structures et traditions du monde de l’emploi et des professions.Oui, on peut miser sur des couples venus d’ailleurs pour augmenter momentanément la population mais rien ne garantit qu’ils feront les enfants attendus pour maintenir une croissance de la démographie nationale.Ne les recevoir que pour cette raison est aussi odieux que prétendre qu’avec des allocations ponctuelles (bébé-bonus) on puisse inciter les femmes à faire plus d’enfants.Pour éviter tout dérapage raciste, il faut examiner la question dans une optique globale en incluant les Québécois.Et saluer les initiatives comme celle des Noirs du Québec qui ont fait de février un moment de rencontres et d’échanges avec la population.Tout ne doit pas s’arrêter là.Leur communauté éprouve toujours de sérieux problèmes d’intégration mais la réussite de certains de ses éléments illustre que tout est possible à qui consent les efforts nécessaires.Et surtout, leur attitude positive enrichit l’ensemble de la société d’accueil.Alice Rousseau 16 Pour soutenir les défavorisés Dossier Le racisme du Romain Ïl est bon, parfois, d'échapper à la rectitude politique pour dire les choses comme on les sent: ça libère les tensions.Mais, il y a des gens qui ne le prennent tout simplement pas ! Nul n’apprécie se faire traiter de raciste; peu de gens admettent le devenir à l’occasion, encore moins l’être vraiment.Mais de quoi parle-t-on quand on utilise ce mot pour river le bec à quelqu’un ou animer une discussion ?Souvent on exagère, de part et d’autre et, à force de crier au loup, quand le loup est vraiment dans la place, plus personne ne vient au secours de la victime.Paul Robert, le gars du dictionnaire, dit que le racisme est une théorie de la hiérarchie des races qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement et à son droit de dominer les autres.Et il ajoute que le mot couvre un ensemble de réactions qui, consciemment ou non, s 'accordent avec cette théorie.Qui donc, en 2006, osera se prétendre issu d'une race supérieure ?Au siècle dernier, Hitler et ses sbires ont été de vrais racistes : on sait où ça les a menés.Mais l’Allemagne nazi n’est ni le premier ni le dernier des états du monde à avoir pratiqué cette doctrine imbécile.Nos voisins, les grands États-Unis d’Amérique, portent encore des séquelles de ce mal et une autre société développée, l’Afrique du Sud, travaille avec acharnement à s’en guérir.Que se passe-t-il en Australie ?Et en Amérique latine ?En Europe même ?Et chez nous ?Pour des cas extrêmes largement médiatisés grâce au courage d’individus qui risquent tout pour changer les choses, combien de drames sournois aussi cruels défigurent les civilisations modernes ?Qu’on pense aux populations autochtones de tous ces continents envahis et exploités, au fil des siècles, par les propagateurs de cultures étrangères européennes, américaines, asiatiques, sémites, arabes et autres.Nos amérindiens ont des frères partout sur la planète : demandez aux descendants des grandes dynasties Inca, Aztèque ou Maori des Amériques et de l’Océanie.Le refus et le mépris des cultures dominantes face aux différences, à leur seule présence même, témoigne non pas d’une supériorité raciale mais d’une peur maladive.Aujourd’hui, dans des états d’Afrique et d’Asie, les conflits débordent le prétexte ethnique et opposent les frères d’une même race au nom d’intérêts souvent étrangers et strictement économiques.Caïn et Abel sont bien vivants ! Ces guerres que l’on mène au nom des religions ou pour imposer sa conception de la liberté, ne sont-elles pas aussi racistes?Et ces dégoûtants touristes sexuels qui sévissent contre les enfants d’États irresponsables et uniquement soucieux de récolter des devises étrangères, que sont-ils ?Avilir l’autre est aussi un acte raciste qui trahit une inquiétante absence de respect envers l’humanité entière.Pour éliminer le racisme, il ne suffit pas qu’un gouvernement déclare illégales les politiques et les pratiques qui divisent les êtres en fonction de leurs appartenances raciales ou socio-culturelles.Ce premier pas franchi en exige d’autres par les individus et les groupes au cœur des sociétés.Des pas qui demandent, au quotidien, ouverture d’esprit, générosité, adaptation et tolérance pour accepter l’Autre et l’intégrer à son mode de vie.Pour découvrir ce qu’il porte de richesses humaines à partager.Non, la définition du racisme de M.Robert ne suffit plus pour cerner la réalité contemporaine.Le racisme n’est pas qu’affaire de supériorité de couleur de peau ou d’origine ethnique : aujourd’hui, son visage est surtout culturel car des questions de langue, de foi et d’argent surtout, lui servent de prétextes pour exercer son besoin maladif de dominer les autres.On se fiche pas mal qu’une fille porte un foulard pour sortir, à l’école ou dans la rue.Mais quand ce foulard est associé à une culture et une religion au nom desquels on fabrique des bombes, fait la guerre à nos cultures et massacre des populations, ça dérange ! Le foulard devient provocation.Quand celui qui arrive réclame un statut légal pour des pratiques qui vont à l’encontre des valeurs de ses hôtes, l’apparition de M.Agacement et Mme Intolérance, fiers parents d’un bébé nommé Racisme, ne doit étonner personne.À Rome, fais comme les Romains disait-on autrefois.Aujourd’hui, on ajoute qu’il ne faut pas réveiller le chat qui dort.Les souris le savent : elles adaptent leurs stratégies de survie aux circonstances et à l’environnement.Même un Québécois ne demande qu’à être.et laisser être.C’est pourtant simple à comprendre.Olive N.B.: À ceux qui reçoivent des messages d'une personne qui se fait passer pour l’auteur de cette rubrique, je tiens à dire que moi Olive suis plus apparentée à Popeye qu’à n’importe qui d’autre.Je n'ai pas de nom de famille parce que je ne suis qu'un nom emprunté.Cette page est une gracieuseté des Frères du Sacré-Coeur Pour soutenir les défavorisés 17 Dossier Vivre avec sa différence Comment peut-t-on vivre avec une déficience physique, être handicapé, une personne à mobilité réduite.?Ça implique d’être victime de bien des quolibets à l’école secondaire.Et devient parfois un poids lourd à supporter.Ça amène de la déprime passagère surtout lorsqu’on est jeune et encore mal outillé face à l’adversité.Et puis, il y a ces regards qui se tournent vers nous et des gens qui sursautent en voyant notre démarche.Parfois, il faut fournir plus d’efforts pour parvenir à effectuer des tâches aussi banales que faire à manger, transporter ses sacs d’épicerie et même attacher ses lacets! Sans parler de la panoplie de formulaires compliqués à remplir pour le gouvernement.Mais la vérité c’est qu’aucun qualificatif ni aucune terminologie, ni case de formulaire d’emploi ne peut mesurer l’ampleur d’une différence physique.Bien malin celui qui peut dire à l’œil nu que Monsieur X est atteint d’ataxie spastique.Ça mange quoi en hiver ça ?Surtout, difficile de dire si une personne handicapée est victime d’ostracisme.Parce que bien souvent, la marginalisation d’une personne handicapée et son exclusion du groupe social se fait par la personne atteinte d’une déficience elle-même.Par réflexe de protection contre le jugement des autres.Et pour éviter de souffrir davantage.Or, voilà justement l’écueil qu’il faut éviter.Avant de stigmatiser le groupe social dont une personne handicapée est membre, et ce même si une poignée de gens posent un jugement ou un coup d’œil sur le handicap, il est important de se souvenir qu 'une fois n 'est pas coutume.Quand on fait parti d’une minorité visible, qu’on soit gai, noir, obèse ou limité physiquement, on doit s’attendre à non seulement attirer les regards d’autrui mais aussi à devoir expliquer son dysfonctionnement.Car c’est à partir du moment ou l’on assume pleinement sa différence que l’attitude des autres apparaît futile.Même si à certaines occasions, on peut en vouloir à l’ensemble de ses congénères de ne pas subir le même préjudice, et être tétanisé.Un préjugé est une petite branche qui nous empêche de voir la mer Félix Leclerc Grâce à un tant soit peu de résilience (capacité de réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité ) il est possible de vivre une vie enrichissante.Lorsque l’on change son regard sur le malheur pour voir la merveille à travers la souffrance, on peut réussir à triompher de n’importe quel handicap.Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur.Jean-François Prémont, Etudiant en communication à l'université Laval L’Archipel d’Entraide se mobilise pour les protégés de l’Armée du Salut L'Armée du Salut entreprend de grands travaux de rénovation de son bâtiment de la Côte du Palais à compter du 1er mars prochain.Les travaux dureront huit mois et les personnes actuellement hébergées doivent donc toutes être relogées.L’édifice de l’Armée du Salut de Côte du Palais comptait 78 lits du côté de l’Hôtellerie pour les hommes et une vingtaine d’autres lits réservés aux femmes dans la Maison Charlotte adjacente.Comme une relocalisation collective des protégés de l’Armée du Salut a échoué au cours des derniers mois, les dirigeants ont dû faire appel aux services de certains organismes pour reloger tout le monde, cas par cas.L’Archipel d’Entraide, son service de suivi communautaire ainsi que le service Accroche-toit ont été sollicités à cet effet.L’Archipel d’Entraide s’est donc associé à cette opération avec le CSSS de la Vieille Capitale et PECH pour aider l’Armée du Salut à procéder à une fermeture temporaire qui soit responsable.L’Archipel d’Entraide soutient concrètement 18 personnes dans leur recherche d’hébergement et le service Accroche-toit cherche des places pour 25 person- nes, qu’elles soient soutenues par l’Archipel ou par un autre partenaire.Au cours des onze dernières années, l’Archipel d’Entraide, avec le service Accroche-toit, a procédé à 25 opérations de relogements multiples à la suite d’incendies ou de fermetures de maisons de chambres.Chacune constitue un défi particulier.Cette opération-ci est la plus importante quant au nombre de personnes impliquées.La capacité de se mobiliser rapidement est assurément une des clés majeures pour réussir de telles opérations.18 Pour soutenir les défavorisés Chronique Chiens-guides pour les aveugles et pour d’autres handicapés La mission de la Fondation des Lions du Canada, comme organisme de charité, est de fournir aux Canadiens limités physiquement, à cause de handicaps physiques, des services dans les domaines de la mobilité, la sécurité et l'indépendance.Depuis 1983, plus de 700 hommes, femmes et enfants âgés de 8 à 84 ans, ont vu leur vie transformée grâce aux services de chiens-guides spécialement entraînés par la Fondation.Dans une école entièrement rénovée de Oakville, en Ontario, la Fondation loge ses programmes de formation de chiens-guides Vision Canine du Canada, Chiens-guides pour malentendants et sourds.Chiens-guides avec habiletés.Mon chien Bell appartient à la Fondation par le programme Vision canine qui, depuis 1985, forme les chiens pour les Canadiens atteints de cécité totale ou partielle.Dans mon cas, avant d’avoir Bell, tout était obstacles pour moi : poteaux, lumières, trottoirs, etc.Bell me simplifie la tâche car elle a été formée pour traiter avec ces situations.Les bêtes comme elle sont aussi entraînées pour naviguer dans les escaliers, les portes tournantes, les ascenseurs et autres obstacles quotidiens.Les races les plus utilisées sont le Labrador Retriever, le Golden Retriever et le Caniche standard.Les chiens doivent avoir passé des tests médicaux et subi une évaluation avant d’entreprendre un programme de formation intensif de six mois.Bell a été amenée à l’école des Lions par un éleveur.À l’âge de huit semaines, elle était placée en famille d’accueil pour environ une année.Ceux qui prennent ainsi les chiens en charge reçoivent un manuel d’instructions, du support personnel et la nourriture nécessaire est fournie par Raison Purina Canada.Quand le chien achèvera sa formation à l’école, la famille d’accueil le reverra une dernière fois pour sa graduation et une cérémonie de photos-souvenirs.Bell et moi formons une équipe et pour cela, avons du, pour atteindre un haut niveau d’indépendance et de mobilité, nous entraîner ensemble pendant 24 jours, à l’Ecole de la Fondation.Il fallait apprendre à faire confiance et à manipuler puis à se lier avec le chien déjà entraîné.Bell possède un harnais noir marqué du monogramme blanc CVC (Canine Vision Canada) : c’est ainsi qu’on sait d’où elle vient.Aller en Ontario pour obtenir Bell a demandé un effort mais j’ai été bien accueillie et mon chien et moi formons une bonne équipe.En janvier, nous avons participé à la journée spéciale du Bonhomme Carnaval pour les personnes handicapées visuelles, au Centre François-Charron et en février, nous avons aussi fait de la télévision, à TQS.Le 28 avril prochain, Bell va recevoir une médaille de Héros de l’Académie des vétérinaires du Québec, à Saint-Hyacinthe, pour m’avoir sauvé la vie alors que j’avais perdu connaissance dans ma baignoire.& suivre) Krystel Paul ttx %mymh èZjQ» • i>» I •*>** 2X1 TOUS LES JOURS BIERE CANADIENNE 21E30 A 22EQ0 23E30 A 24E00 1 049 3ieme Avenue Quebec, Limoüou, * 529.3829 Pour soutenir les défavorisés 19 des nouvelles de notre monde.des no Café jeunesse à Beauport TRIP un organisme qui s'occupe des jeunes, à Beauport, crée un point de rencontre pour les 16-24 ans au cœur de la ville, au 947 Royal, près du Carrefour jeunesse-emploi qui sera aussi partenaire du projet.Il s'agit d'implanter un local où l'on pourra élaborer des projets rassembleurs et encourager les jeunes citoyens à s'engager activement dans la société.On espère aussi, avec des activités et services, contrer la pauvreté tant sur le plan économique que dans une optique sociale et culturelle, avec, pour et par la jeunesse qui devra agir pour réaliser ses rêves et projets.Le coordonnateur du projet, Kevin Therrien, souhaite que le café devienne un point de rencontre entre la jeunesse et les gens plus âgés fin de développer l'entraide et la créativité.On peut joindre l'équipe au 666-8210.Paroles d’immigrants Les personnes immigrantes de la Capitale ont maintenant un bulletin où elles peuvent se raconter et s’exprimer.Se définissant comme un mensuel indépendant d’information et d’opinion, Les immigrants de la Capitale tire à 3 000 exemplaires et est distribué par abonnements d’honneur (aide au financement du projet) et on le trouve dans les principales bibliothèques municipales, édifices du Parlement, certaines écoles et centres de formation, commerces et organismes oeuvrant auprès des communautés ethniques.On y parle de tout, même de l’exposition Dieu, le tsar et la révolution, au Musée de la Civilisation jusqu’au 5 mars.Retour d'Apprenti-Sages Le programme Apprenti-sages est de retour pour une deuxième année consécutive.Ce programme consiste en un jumelage de jeunes étudiants âgés entre 14 et 17 ans de l'école St-Patnck High School de Québec et des personnes âgées de la Résidence Grande-Allée qui partageront d'heureux moments dans le cadre de rencontres intergénérationnelles.L'initiative permet échanges, partage et rapprochement entre les générations par le biais de différentes activités récréatives : après-midi rencontres, jeux de société (échecs, cartes) et des sorties au cinéma.Les jeunes et les personnes âgées font du tricot, de la peinture et jouent au bingo, au billard, à la pétanque.Le programme a été mis en place par la Caisse populaire Desjardins de Saint-Dominique et est intégré au calendrier scolaire de l'école secondaire St-Patrick's High School.Me Côté ne s’arrête pas Me Fernand Côté s’occupait déjà de dépannage juridique pour les jeunes protégés de la Maison Dauphine.Voilà qu’il vient de lancer un nouveau service qui sera ouvert aux 22 organismes communautaires de la ville.Le Service juridique communautaire, depuis décembre dernier, cherche à répondre gratuitement aux besoins des clients de ces organismes en leur fournissant des documents de formation de base pour leurs intervenants.L’initiative compte actuellement sur une poignée de membres bénévoles dont des étudiants en Droit et des avocats mais l’infatigable M.Côté cherche du financement afin d’embaucher des avocats d’ici l’automne prochain.Et cela n’a rien à voir avec la fermeture de la Maison de la Justice, en janvier, a-t-il précisé au Soleil qui l’interrogeait sur son projet auquel il travaille depuis mars 2005.La rançon du progrès Le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’université de Sherbrooke, le Dr Réjean Hébert, dans une lettre aux journaux parue à la fin de janvier, s’inquiète de la tentation qu’ont les autorités d’abandonner les services aux personnes âgées à la bonne volonté du secteur privé.Pour lui, le vieillissement est la rançon de nos progrès sur la maladie et la mort.C 'est la caractéristique de l'humanité et des civilisations évoluées.Pas une tare qu ’il faut éviter.Et il souligne le paradoxe avancé par ceux qui prétendent que les services au privé coûteraient moins cher que ceux à la charge de l’État.Comment peut-on fournir un service moins cher en réservant en plus une marge de profit?Il faut payer pour avoir du personnel compétent et serviable et les acrobaties auxquelles doivent se livrer les gestionnaires d’établissement pour financer leurs activités ne simplifient pas la comptabilité, au contraire.Le seul endroit où les économies se font c’est, habituellement, dans les services à la clientèle.Est-ce là ce que souhaitent pour leurs vieux jours les baby boomers qui aujourd’hui décident de confier leurs parents au privé plutôt que de soutenir les établissements du réseau privé ?Conrad Tremblay SPUSâltf âoniüJë Tél.: (418) 655-9896 Fax: (418) 666-2608 199, avenue Saint-Michel, Beauport (Québec) G1C 1E9 COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE Simon Boudreau Directeur général DE LA FALAISE VANIER • QUÉBEC • DUBERCER • LES SAULES 525.rue Prince-Édouard, Québec C.1K 2M8 lour et nuit : (418) 525*4637 Fax: (418) 52')-580i Courriel: falaise@oriconi.ca Site web: www.coopdelafalaise.com 20 Pour soutenir les défavorisés velles de notre monde.des nouvelles de Policiers dans les HLM Afin d’augmenter le sentiment de sécurité des résidants d’habitation à loyer modique (HLM) des arrondissements de Limoilou et de la Cité, des agents de la police de Québec iront dans les HLM.Ils patrouilleront aussi ces secteurs à pied pour initier un dialogue avec les locataires et établir des contacts plus étroits avec les résidants des HLM ciblés qui ont été prévenus du projet par lettre.Le service de police a mis sur pied le projet Habitaction en vertu duquel les agents tenteront d’initier un dialogue avec les groupes ethniques, les personnes défavorisées, les personnes âgées et les jeunes.Selon le capitaine Jean-Pierre Verville de la police de Québec, certaines personnes hésitent à téléphoner pour dénoncer des actes criminels par crainte de représailles.Lorsque les policiers vont à la rencontre des citoyens, ceux-ci sont davantage enclins à se confier.La police compte rencontrer personnellement 60 pour cent des résidants des immeubles visés.Le Comptoir Vestimentaire Programmation des activités hiver 2006 Veuillez noter que les activités décrites plus bas vous sont offertes gratuitement! Les Déjeuners du Comptoir: De 9 heures à 11 heures et ce une fois par mois, le Comptoir offre un déjeuner dans le but de mieux vous connaître et ainsi mieux vous servir! Prochains rendez-vous: 29 mars, 26 avril et 31 mai 2006.Les Causeries: Une fois par mois, de 13h30 à 15h30, le Comptoir vous convie à une causerie avec conférencier invité.Pour y assister vous devez vous inscrire à la caisse.Le 8 mars, la conférencière invitée sera Patricia Courcy, intervenante au Comptoir.Consultation populaire: Comment couvrir ses besoins de base lorsqu'on vit sous le seuil de la pauvreté?Le 12 avril l’organisme invité est: Violence Info: informations générales sur la violence sous toutes ses formes.Le 10 mai, l’organisme invité est le Groupe de simplicité volontaire de Québec.La simplicité volontaire c'est quoi au juste?Où ça se passe: Le Comptoir Saint-Joseph 273, rue Saint-Joseph Est tél: 521-6742 Plein de vie Plein de vie, un service bénévole de soutien à domicile aux personnes en fin de vie et à leurs proches, vient d’être mis sur pied.Ce service s’adresse à toute personne atteinte d’une maladie incurable qui a reçu un pronostic irréversible d’espérance de vie d’environ six mois.L’idée de Plein de vie est née d’un article de journal faisant état d’un important retard au Québec en matière de soins palliatifs.Relevant du Mouvement services à la communauté de Cap-Rouge, cette nouvelle ressource a été élaborée en collaboration avec le Centre de santé et de services sociaux de la vieille capitale.Plein de vie compte sur une équipe d’une quinzaine de bénévoles qui ont reçu une formation de 18 heures de Louise Dicaire, une infirmière possédant une solide expérience dans le domaine des soins palliatifs.La pauvreté déborde Une étude menée par Mme Laurence Cliche, étudiante au Département de géographie de Laval démontre que la pauvreté, autrefois concentrée au centre-ville, progresse vers d’autres quartiers.Le mal gagne désormais les secteurs de Charlesbourg, Beauport et des rives de la St-Charles.Le quartier Limoiloi connaît aussi unt certaine détério ration socio-économique que Mme Cliche compare à celle de Saint-Sauveur.La pauvreté y progresse rapidement et Mme Cliche croit qu’il faudra surveiller le quartier car la Ville de Québec n’y prévoit aucune revitalisation majeure à court terme.Québec et l’immigration Le nombre d’immigrants qui ont choisi de s’établir dans la région de Québec a augmenté de 24 pour cent entre 2003 et 2004.La Ville de Québec et le ministère de l’Immigration annoncent que un an après leur arrivée, les 1379 immigrants établis à Québec en 2003 y vivent encore.D’ici juin 2006, une somme de 300 000 $ provenant du programme d’intégration du MICC sera investie comme participation aux activités de promotion de la Ville de Québec.Deux délégations de la ville iront en France, en Roumanie et en Bulgarie pour rencontrer des candidats sélectionnés afin de les convaincre de venir s’installer dans la région.Québec accueille environ quatre pour cent des nouveaux arrivants au Québec.Après la mission de septembre 2003 en Europe de l’Est, 20 pour cent des candidats immigrants rencontrés en Roumanie et en Bulgarie se sont établis à Québec.Yves Boissinot Pharmacien Pour soutenir les défavorisés 21 Essais et créations Une histoire de Pogo Georges avait quêté des trente sous tout l’avant-midi, prétextant l’envie de boire un café, s’imaginant qu’une allusion à la noble infusion allait éveiller, chez le passant de la rue Saint-Joseph, quelconque élan de générosité.Tout le monde pouvait comprendre, en plein mois de février, le réconfort qu’une tasse de café bien chaude pouvait apporter, non ?Le problème, c’est le réchauffement de la planète, pensa Georges : le phénomène, tôt ou tard, amènerait les gueux à réviser une partie de leur rhétorique.Ce mois de février de l'an 2006 évoquait davantage les splendeurs d’avril que les habituelles rigueurs arctiques, et les passants de la rue Saint-Joseph semblaient mal percevoir la nécessité d’un café, aujourd'hui, de sorte qu’en fin de matinée, Georges n’avait amassé, au total, qu’un dollar et quatre-vingt quinze cents.Maudit soleil, pensa-t-il, faisant traîner ses bottes de ski-doo encore plus bruyamment qu’à l’habitude sur le ciment du trottoir.Pourquoi est-ce qu'ils ont réchauffé la planète, les cons ?C’est pourtant ce «maudit soleil» qui, pour Georges comme pour les autres, allait mener à l’illumination : la vitrine de Y Intermarché, fraîchement lavée, étin- celait comme un pur bijou, et Georges traversa la me pour s’en approcher.Les pogos, tout brillants d’huile, tournaient de façon langoureuse sur les réchauds, à côté des cuisses de poulet et des frites (grec-ques-épicées ou normales).Un dollar quatre-vingt quinze lui permettrait sûrement d’acheter un de ces magnifiques pogos ainsi qu’une canette de liqueur de marque Sans nom, la moins chère.Et même s’il manquait quelques cents, la caissière, Linda, n’allait pas s’en formaliser, n’est-ce pas ?Georges savait quel grand cœur palpitait dans la jolie poitrine de Linda.C’est donc armé d’un délicieux pogo, complètement noyé de ketchup (cinq sachets) que Georges ressortit de Y Intermarché tout sourire, radieux, et se mit soudain à jouir lui aussi du beau temps, se permettant même un arrêt devant la vitrine d’un très chic restaurant où un jeune couple mangeait du bout des lèvres, l’air de s’ennuyer, des Noix de lapin rôties au miel et des Pétoncles des îles Mingan au citron confit.Georges adressa un immense sourire au jeune couple, exhibant fièrement son pogo (dont une goutte de ketchup atterrit sur la vitrine).La femme détourna le regard aussi sec.s’en remettant à l’homme, lui-même embarrassé, qui fît aussitôt un signe en direction du serveur.trop occupé, cependant, à faire étalage de ses vastes connaissances dans le domaine de l’accord mets-vins à un autre couple, visiblement des gens d’affaires.Saviez-vous qu’il fallait désonnais envisager les rouges, en accompagnement du poisson (une dame s’intéressait au Pavé de bar rayé du Chili en croûte de sésame)?Ces chers invités connaissaient-ils la Côte d’Or bourguignonne ?Monsieur le sommelier avait eu le bonheur d’y effectuer un stage, lors d’un de ses nombreux séjours en France, et.Georges n’insista pas, s’éloigna de la vitrine pour vider sa canette de liqueur jusqu’à la dernière goutte et nettoyer proprement le bâton de son pogo, satisfait.Peu lui importait les malaises des autres, après tout.La plupart des gens souriaient, aujourd'hui, en sa direction ou en direction du soleil.difficile à dire, avec toutes ces paires de lunettes fumées.Tant pis.Georges continua son chemin, rue Saint-Joseph, heureux lui aussi, en fin de compte, du réchauffement de la planète et de ce «maudit soleil» qui en était la conséquence.Cari Poulin ^CVMaison fiu A Revivre Notre mission : Dans un esprit d’accueil, de partage et d’amour, la Maison Revivre vient en aide à ceux et celles qui sont vraiment dans le besoin afin de leur donner le goût de reprendre leur vie en main.Nos Services : Dîner 12 h 00 : hommes et femmes Aide alimentaire pour famille avec enfant(s) mineur(s) Notre principe : Donner gratuitement ce qui est reçu gratuiteme nt.261 rue Saint-Vallier Ouest Québec G1K 1K4 Tel : 523-4343 Fax : 523-7986 22 Pour soutenir les défavorisés Essais et créations Le poids d’un flocon de neige.Dis-moi combien pèse un flocon de neige, demanda une mésange à une colombe sauvage.- Rien de plus que rien, fut la réponse.- Dans ce cas-là, je dois te raconter une histoire merveilleuse, dit la mésange.J'étais assise sur une branche de sapin, près du tronc, quand il a commencé à neiger, tout doucement, sans tempête, comme dans un rêve, sans la moindre violence.Comme je n'avais rien d'autre à faire, j'ai compté les flocons de neige qui se déposaient sur les brindilles et les aiguilles de ma branche.11 y en avait exactement 3 741 952.Quand le flocon suivant s'est déposé, rien de plus que rien, comme tu dis, la branche s'est cassée.Ayant dit cela, la mésange s'enfuit.La colombe, une autorité en la matière depuis le temps de Noé, se mit à réfléchir à cette histoire quelques instants et murmura : Peut-être manque-t-il une seule personne pour que la paix se fasse dans le monde ! Paix Si un jour un messager du ciel vient m'annoncer la paix, Si un jour, sur la terre calcinée descend la rosée de la paix, Si un jour la bouche des hommes proclame la nouvelle de la paix : Ce jour-là je rirai, pleurerai, je boirai, dormirai.Et rêvant de fuite et de massacre je me réveillerai en sursaut: personne ne fuit, les sirènes se taisent, paix sur la terre.Je saluerai des étrangers qui me rendront mon salut.Qui était mon ennemi ?En paix je le rencontrerai.J'irai là où il n'y a pas encore de chemins, la paix sera mon chemin.Les hommes apprendront-ils un jour à aimer leur prochain ?Terres blanches Les lances de l'hiver sont à nos portes; à leur fer éclate un feu bref.Et nous qui sommes au déclin d'une race, au commencement d'une autre : tout va naître par le sel, éveillons une éparse mémoire autour de l'eau sous le coudrier.Les vanneaux de janvier palpitent sur fond gris; nos flammes soulèveront de vastes rivages courroucés; en ce lieu dominera la terre blanche de l'exil.Marie Nassif Heureux d'être partenaire LES VOÛTES Téléphone: (418) 694-1294 1-800-734-1294 Cellulaire: (418) 570-7766 Télécopie: (418) 694-9552 www.voutescavour.com [ n fo@vo u tescavo u r.co m DARIO GALLÈSE Président SPÉCIALISTE EN SERVICE DE GROUPE SALLES DE RÉCEPTION ET SERVICE DE TRAITEUR 38, rue Saint-Pierre, Québec (Québec) Canada G1K 3Z6 Pour soutenir les défavorisés 23 Essais et créations Vous avez de bien belles chaises Monsieur! C'était lors d'une soirée.Une personne nous contait qu'elle avait rencontré un homme très riche, tellement riche qu'il avait, autour de sa table à manger, des chaises qui valaient 1 million de dollars chacune.Mais tous les ans, cet homme donnait un souper où il invitait des banquiers et autres poches pleines de la région.Il ramassait environ 100 000$ de ceux-ci, ajoutait la même somme de sa poche et la remettait à un organisme de bienfaisance.Mon copain s’exclama alors: Ce n’est même pas le prix d'une patte d une de ses chaises! Notre interlocuteur nous fit remarquer qu’il n’était pas obligé de faire ça.Mon copain lui a répondu que lorsqu’un humain a réussi à s’acheter une maison confortable, une voiture confortable, mène une vie confortable et se prépare une retraite confortable, cet humain devrait se sentir naturellement obligé de donner tout le reste à moins chanceux que lui.Sinon, l’humain se met à faire des choses aussi folles et stupides que s’acheter des chaises à un million de dollars! Je me suis dit à cet instant: Mon Dieu que mon chum est sexy quand il parle comme ça! (Blague!) J’ai surtout réalisé une chose; donner lorsqu’on vit dans l’abondance devrait être un automatisme, quelque chose qui va de soi, qui ne devrait pas être considéré comme de la générosité mais comme un devoir social.Surtout quand on pense que c’est déductible d’impôt.Alors, désolée, mais pour moi, Céline Dion n’a rien d’une personne généreuse! Le seul vrai don, c’est celui qui nous prive, même juste un peu, mais pour de vrai.C’est celui qu’on fait sans vraiment être dans l’abondance.Ou, c’est le temps qu’on offre aux gens qui ont besoin d’aide.Qui peut se vanter d’avoir trop de temps dans sa vie! Le temps est aussi un don très précieux.Comprenez que je ne condamne pas les gens qui connaissent l’aisance financière et le confort.Qui n’a pas imaginé la mai son de ses rêves?Souhaiter pouvoir faire le tour de la terre sans se soucier de ce que ça va coûter?On veut aussi offrir le meilleur à nos enfants.Le problème vient du manque de réflexion qu’entraîne un état de bien-être matériel.C’est comme si les gens se laissaient envelopper d’une bulle rose bonbon qui les empêchait de voir ce qui se passe à l’extérieur de leur cour et leur quartier verni Réveillez-vous! Deux personnes sur trois, sur la planète, souffrent de la faim pendant que la troisième se bourre la panse, assis sur des chaises à un million $.Suzanne Prince Educatrice spécialisée, étudiante en sciences des religions.Depuis 1907 Qîjuète, Ltée 'Cux CHlfj • Tabacs exclusifs • Cigares de la Havane • Revues • Souvenirs (Spécialité: Pipes) 59, rue de Buade Québec, Que.G1R 4A2 (418) 692-2296 Un cri du coeur Nous savons que certains ont des préjugés.Ce n’est pas parce que nous vivons sous le seuil de la pauvreté Que nous n’avons pas de compétences et d’habiletés.Ce que nous voulons c’est être respectés Et être reconnus en tant que personnes, en toute dignité.Nous désirons être des personnes à part entière dans la société.Travaillons tous ensemble, en complémentarité, A la découverte de nos richesses et potentiels.Annie Bergeron P ROM O T I O N MICHEL GUILLOT, PDG Spécialisé dans la publicité et édition de revues, bottins et journaux 2514, Éloise Beauport (Québec) G1C 4B8 Tél.: (418) 660-4274 Fax' (418) 661-9641 Cell: (418) 654-8356 ean-Baptiste )URG DEPUIS 100 ANS 298, rue d'Aiguillon, Quebec IQc)ClR 1L6 • 525-5212 • quinc.sjb@bellnet.i RONâ 24 Pour soutenir les défavorisés Liste des ressources disponibles ACTIVITÉS DE LOISIR Rendez-vous Centre-Ville : Centre de jour situé au 550, rue Saint-Joseph, Québec (sous-sol de l'église Saint-Roch, porte verte).Tél.: (418) 529-2222.AIDE AUX FEMMES Violence Info, CSP du Temple, C.P.57017, Beauport (Québec), G1E7G3.Organisme de sensibilisation et de prévention de la violence conjugale faite aux femmes et les abus, la négligence envers les personnes âgées.Tél.: (418) 667-8770.Télec.: (418) 667-3232.Centre Femmes d'aujourd'hui 2480, chemin Sainte-Foy (suite 165), Québec, G1V 1T6.Tél.: (418) 651^t280 Viol Secours : (418) 522-2120 AIDE GÉNÉRALE ADDS (Ass.défense des droits sociaux) 301 rue Carillon (Québec) 525-4983 ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE Groupe de recherche en animation et planification économique (GRAPE) inc.177, 71e Rue Est, 2e étage Chariesbourg, Québec.G1H 1L4 522-7356.Téléc: 522-0845 DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE Centre de crise de Québec Tél: 418-688-4240 Centre de prévention du suicide (418) 683-4588.Tel-Jeunes 1-800-263-2266.Tel-Aide : (418) 686-2433.ENTRAIDE - THÉRAPIE Fraternité de l'Épi 481, de La Salle, Québec, G1K 2T7.Tél.: (418) 529-0007.Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO) 435, me du Roi, Québec, G1K 2X1.Tél.: (419) 525-6187.HÉBERGEMENT Maison de Lauberivière pour personnes économiquement défavorisées et itinérantes.Ouvert 7 jours de 8h à 21h.401, me Saint-Paul, Québec.Tél.: (418)694-9316.L'Armée du Salut 14, côte du Palais, Québec.Tél.: (418) 692-3956.Maison Revivre : Hébergement pour hommes.261, me Saint-Vallier Ouest, Québec.Tél.: (418) 523-4343 HÉBERGEMENT SUITE Le Gîte du Nomade : 595, St-François Est, Québec.Tél.: (418) 521-4483 Hébergement temporaire pour jeunes de 12 à 17 ans.HÉBERGEMENT ET RÉINSERTTION SOCIALE La YWCA des femmes vous propose un programme de prévention de l'itinérance et de réinsertion sociale pour femmes appelé La Grande Marelle: 855 Avenue Holland Québec.G1S 3S5.Tél: 683-2155 RÉINSERTION ADOLESCENT.JEUNES ADULTES Les Oeuvres de la Maison Dauphine pour adoles-cent-e-s et jeunes adultes de la me.Tél.: (418) 694-9616.PROSTITUTION Projet intervention prostitution Québec (PIPQ) (418) 641-0168.REPAS Soupe populaire Haute-Ville : 745, Dufferin, Québec.Café rencontre Centre-Ville : 380, Monseigneur-Gauvreau, Mail Centre-ville, coin me St-Joseph, Québec.Tél.: (418) 640-0915.SANTÉ MENTALE Centre communautaire L'Amitié 59 Notre-Dame-des-Anges, Tél: (418) 522-0737 Québec, G1K 3E4.La Boussole (services aux proches) 302, 3e Avenue, Québec, G1L 2V8 Tél.: (418)523-1502.Télécopieur: 418-523-8343.Internet: laboussole@bellnet.ca Maison de transition l'Éclaircie : 1100, route de l'Église, Sainte-Foy, G1V 3V9.OCEAN : Tél.: (418) 522-3352.Ligne d'intervention:(418) 522-3283 Service d'entraide L'Espoir : 171, me Racine, Loretteville.G2B 1E5.Tél.: (418) 842-9344.Relais La Chaumine : 850, 3’Avenue.Québec, G1L 2W9.Tél.: (418) 529^1064.SUIVI COMMUNAUTAIRE L'Archipel d'Entraide offre des services de suivi communautaire.Il est aussi connu pour son Café de l’Archipel et son service Accroche-Toit.Il publie en outre le journal La Quête.Adresse : 729, côte d'Abraham, Québec, G1R 1A2.Tél.: (418) 649-9145.TOXICOMANIES Al-Anon et Alateen (Fraternité) Terminus 300, St-Paul, C.P.2723 Québec, G1K 8H3 Amicale Alfa de Québec, inc.815 Avenue Joffre tél: 418-647-1673 Québec, G1S 3L8 TRAVAIL - ATELIER Vous avez besoin de bannières?L'atelier de conception et de production de matériel engagé du CAPMO, PAR-TICIP'ART, vous offre ses services.Communiquez avec nous au (418) 525-6187.Resp.: Marie-Lyne Bouchard.Le Pavois 3005,4* Avenue, 2* étage, Québec, G1J 3G6.Tél.: (418) 627-9779.Téléc.: (418) 627-2157.VIOLENCE CONJUGALE Violence Info, CSP du Temple, C.P.57017, Beauport, G1E 7G3.Organisme de sensibilisation et de prevention à la violence conjugale faite aux femmes et les abus, la négligence envers les personnes âgées.Tél.: (418)667-8770 Téléc.: (418) 667-3232.Divers Moisson-Québec : (418) 682-5061.Centre Anti-poison : (418) 656-8090 Pour soutenir les défavorisés 25 'poàej uu yeàte cmcietf Faites un don ! Faites un don à Dons (à cocher) : ?l’Archipel d’Entraide ?Journal La Quête Faites parvenir votre don Journal La Quête 190 rue St-Joseph Est Québec (Qc) G1K 3A7 Tél: (418) 649-9145 /Merci au nom de tout ceux qui en bénéficieront WÊm Pour toutes les contributions supérieures à 20$, nous donnons des reçus admissibles pour votre déclaration de revenus.Pour des montants inférieurs, en faire la demande.•**•***•* * * » » »?**•« »• 26 Pour soutenir les défavorisés \fam voulez vous abonner au journal La Quête?Remplissez le cou»» ci-dessus : Abonnement 12 numéros SO S Jouma| La Quête Abonnement de soutien 65 $ ?90 rue St-Joseph Est Québec (Qc) Abonnement institutionnel GiK 3^7 ou commercial 73 S Tél: (418) 649-9145 Hom : Adresse, ville.Province, code postal ïèléphUAê : Vous voulez alder I Archipel d Entraide ou l« Journal La Quête?Envoyez vos dans â : Journal La Quête 190 rue St-Joseph Est Québec (Qc) G1K 3A7 Tél: (418) 649-9145 Dons la cocker) : l'Arctvipel d Entraide Jaurrt>id La Quête Pour toutes le» eontritrwtiora supérieure» à 5 $, nous donnons des reçus admissibles dan* vont déclaration «Ms revenus.Voua voulez aider un camelot en particulier?Envoyez vulrè Contribution a : Journal La Quête 190 rue St-Joseph Est Québec (Qc) G1K 3A7 Tél: (418) 649-9145 Nom du camelot Cefttrlbuîten : S Pwt chaque doter de contribution nous fui remettrons une copse qu il vendra deux dollars Vous voulez devenir camelot?Apportez une photo do type identification et presentoz-vous au Journal La Quête 190 rue St-Joseph Est Québec (Qc) G1K 3A7 Tél: (418) 649-9145 Le camelot achète les copies du Journal le Quête au prix unitaire 4s un dater et.tes revend ;tt< pm de deux dollars, Pour soutenir les défavorisés 27 ^gens www.œntraide-quebeccom 3100, avenue du Bourg-Royal, bureau 101 Beauport (Québec) G1C5S7 Téléphone: (418)660-2100 • Télécopieur: (418)660-2111
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