La Quête : journal de la rue, 1 octobre 2007, Octobre
Le magazine de rue de Qi No 95 Octobre 2007 Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec ommaire MOT DE L’ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITORIAL Jacques T.Dumais DOSSIER : AUTOPSIE D’UN LOCK-OUT MÉDIAMATIN DEVANT LA MACHINE DE QUEBECOR Émilie Bilodeau PAS DE COMMENTAIRES DU JOURNAL DE QUÉBEC Aude Brassard-Hallé QUAND TOUT LE MONDE S’EN FOUT Laurie Grenier UN PRÉCURSEUR DES JOURNAUX GRATUITS À QUÉBEC?Mini-Mini Médard LE SOLEIL DIT PROFITER DE CE CONFLIT Guillaume Sigouin Miron LES ÉCRIVANTS UNE PETITE ALARME INTERIEURE Christiane Voyer LE RECOLTE DE L’ÂGE D’OR Phillipe Bouchard CHRONIQUE LES TICS D’UN CONGLOMÉRAT Robert Maltais DES ROAAANS POUR COMPRENDRE L’HISTOIRE Martine Corrivault LE STADE QUI MANQUE À NOTRE CULTURE Diane Morin octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 3 Mnf Un I’ftriiteiip' Le lock-out Ces temps-ci, le décor social du Québec bouge beaucoup.On parle abondamment des accommodements raisonnables, des fêtes du 400e de la ville de Québec et des élections à la mairie de notre ville, des élections partielles dans Charlevoix, du vieillissement de la population et de l’immigration.Les acteurs et les évènements de la société québécoise se bousculent au-devant de la scène.Mais il y a un autre évènement, dont étonnamment les principaux médias du Québec semblent avares de commentaires et surtout de critiques, il s’agit du lock-out des employés du Journal de Québec.Il y a bien des enjeux dans ce conflit qui concerne très étroitement l’avenir de la presse au Québec.Mais on n’en parle pas! Est-ce que Québécor ferait peur à la presse québécoise au point de lui imposer une pudeur qui n’a pas du tout sa place ici?C’est ce lock-out qui a attiré notre attention et à propos duquel nous avons décidé de faire notre dossier principal de ce mois.À l’instar de la scène sociale du Québec, au magazine La Quête nous ne sommes pas en reste.On se remue l’arrière-train.En effet, notre équipe s’est enrichie à la rédaction, de deux journalistes chevronnés, bénévoles, qui se joignent à nous à titre de chroniqueurs.Nul doute que ce nouvel apport saura plaire à nos lecteurs.Effectivement, dans une première chronique signée Martine Corrivault, celle-ci nous entretient de l’importance de découvrir la vraie histoire du Québec en nous invitant à explorer le réseau des bibliothèques québécoises, où tous les outils nécessaires à cette fouille sont à la portée de tous et chacun.Concernant notre autre chronique, cette dernière nous entretiendra du point de vue éthique de différents sujets et débats sociaux, dont celui qui fait l’objet de notre dossier du mois.Cette chronique éthique sera signée par Robert Maltais, professeur de journalisme à l’Université de Montréal.Je ne vous en dis pas plus.Je vous laisse, chers lecteurs, apprécier nos nouvelles chroniques, les textes toujours rafraîchissants de nos « écrivants » ainsi que les écrits confectionnés par nos jeunes étudiants journalistes autour du dossier du mois.Bonne lecture à tous Pierre Maltais Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n'a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour le prochain mois, nous ferons le point sur la désinstitutionnalisation (c'est le processus administratif et médical qui vise à diminuer le nombre et la longueur des séjours en institution des handicapés mentaux).Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS Jacques Dumais, Pierre Maltais ÉQUIPE DE RÉDACTION Émilie Bilodeau, Aude Brassard-Hallé, Laurie Grenier, Mini-Mini Médard, Guillaume Sigouin Miron CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc.François Laverdière et Pierre Maltais LES ÉCRIVANTS Pascal Huot.Marie Nassif, Christiane Voyer JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin JEU SUR LA CHANSON Pascal Huot PUBLICITÉ JulieMorin et Pierre Maltais PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE Pascal Huot PHOTOS Pascal Huot.La Quête IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue en échange d’une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.Distri/butiofi Asseumenlèe aÆda 4 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Octobre 2007 mm-l.V?W é Notre mission La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisées de la société.Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier Sur la rue St-Jean Sur la rue St-Joseph Dans Saint-Sacrement Traverse de Lévis CAMELOTS DEMANDES D’autres secteurs vont s’ouvrir dans les semaines et les mois à venir.La Quête est à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs dont la rue St-Jean, le Chemin Ste-Foy et le boulevard Laurier.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 Octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 5 •'•V Pour une pTGSSG indépendante au Québec À moins d’un revirement inattendu, le conflit de travail au Journal de Québec aura duré six mois le 22 octobre.De quoi faire gigoter dans sa tombe le fondateur de Québécor, Pierre Péla-deau, cet amant de la Sonate Clair de Lune (Beethoven).Le bonhomme gouvernait son empire de concert avec ses employés afin de profiter au maximum des conflits de concurrents comme La Presse et Le Soleil.Si le tirage de ses quotidiens domine encore aujourd’hui, il en est le grand responsable.Le fils, Pierre-Karl, lui, fout dehors (lock-out) ses alliés.A l’aide de son cassant fondé de pouvoir, Luc Lavoie, et de quelques va-t-en-guerre qui, en 1992, avaient littéralement mis en grève les journalistes du Soleil.Les victimes de l’heure grognaient pourtant à peine devant la perte de leurs acquis et ce monstre en devenir qui a nom «la convergence médiatique».Un fourre-tout (joumal-magazine-livre-disque-radio-télé-câble-Intemet) au sein duquel la colonie journalistique entrerait de force, en travaillant plus et n’importe comment pour le même salaire.Le crois ou meurs de Québécor peut se profiler indéfiniment.Et gagner le Journal de Montréal ainsi que, ultimement, la concurrence entière.Car pendant que les enfants restent dehors, le catalogue d’annonces des petits pères du Journal de Québec continue de meubler kiosques et restos.Comme si, depuis le 22 avril, rien n’avait perturbé la sacro-sainte paix industrielle du pionnier.Le journal, qui se nourrit grâce à la maison-mère de Montréal, à différents tentacules de l’empire, à des cadres en surnombre et à des scabs triés sur le volet, sauve les meubles sur le plan des actualités générales.Mais au chapitre des nouvelles provenant de la région de la Capitale Nationale, le gros canard devient anorexique.Fort heureusement, les mis à la porte, eux, rangent leurs pancartes dans le placard.Ils publient cinq fois la semaine, un MédiaMatinQuébec (quel titre horrible!) étonnant.Compte tenu de ses faibles moyens, le cahier regorge de belles photos, parfois de primeurs.Cela fait chaud au coeur d’un public local curieux, qui en redemande.Chapeau à la proximité (!), le personnel congédié livre ce journal avec de grands sourires.Et il instaure la gratuité, une première dans notre agglomération limitée à deux quotidiens trop peu souvent donnés.Les citoyens n’ont jamais aimé les porteurs de pancartes.À plus forte raison quand il s’agit de privilégiés travaillant quatre jours par semaine pour des salaires non loin des six chiffres.Le public adule toutefois les artisans qui se retroussent les manches.Les médias gratuits, selon certaines enquêtes, ne font-t-ils pas lire une génération de jeunes perdus dans le Web?Au surplus, à taper régulièrement sur Le Soleil, les «lock-outés» continuent de protéger «leur» marché du Journal de Québec.Si un jour se termine la guérilla de Québécor et sont rappelés les syndiqués du «numéro un» à Québec, MédiaMatinQuébec devrait ouvrir la porte à une réplique intelligente du genre.Des magnats en herbe tenteraient ainsi de la rentabiliser sur une base permanente.On concrétiserait alors cet espoir en une presse indépendante et stimulante autour de la Cité de Champlain.Pourquoi une nouvelle presse locale moins payante?Parce que la diversité des informations et des opinions dans une démocratie normale dépend aussi de moyens de communication qui n’appartiennent pas qu’à de grosses chaînes concentrées dans une métropole gloutonne.Québécor, Gesca.Transcontinental, au même titre que TVA, Quatre-Saisons, Radio-Canada, Télé-Québec et la majorité des stations de radio se farcissent la gouvernance des régions du Québec depuis les haut lieux et les ruelles de Montréal.Or la moitié des Québécois vivant ailleurs méritent aussi des reflets médiatiques autres.Et qui leur ressemblent davantage.Jacques T.-Dumais La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins ^ Caisse populaire de Québec Canada Cenbraide Québec et Chaudière-Appalaches 6 La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 MÉDIAMATIN LA MACHINE DE DEVANT QUEBECOR Depuis la mise à pied des employés par le Journal de Québec (JdQ) et les premières parutions du Media Matin comme moyen de pression, la tension entre les deux groupes en conflit est de plus en plus grande.«Visiblement, on fait face à Québécor qui n’a pas une attitude de conciliation», affirme Denis .Bolduc, porte-parole des 252 travailleurs des bureaux, de l’imprimerie et de la rédaction.x''— — — — Médiai Les membres du syndicat affirment également avoir fait une proposition verbale au conciliateur du conflit le 4 juin 2007.Le 6 juillet, cette proposition aurait été notée par l’employeur, mais celui-ci n’aurait pas donné suite à la demande de poursuivre les négociations.« On attend depuis le 16 mars.l’employeur agit comme si on n’avait rien fait après le 20 février », se défend M.Bolduc.Pour n’en nommer que quelques-unes, les demandes de l’employeur exigent que la semaine de travail passe de quatre jours à cinq jours, que les journalistes travaillent sur plusieurs plates-formes (Internet, radio, télévision, presse écrite), qu’il y ait sous-traitance de l’in formatique.Avec le conflit qui s’étire maintenant depuis près de six mois et la difficulté de reprendre des discussions autour de la table de négociations, M.Bolduc ne se cache pas du fait « qu’il y a des hauts et des bas chez tout le monde ».Même s’ils travaillent à la confection du Média Matin, plusieurs se sont trouvé un deuxième emploi pour subvenir à leurs besoins.Rappelons que 137 employés de la rédaction et des bureaux ont été mis en lock-out le 22 avril 2007.Pour soutenir leurs collègues, les 115 employés de l’imprimerie ont voté une grève à 97%.Tous participent au Média Matin.M.Bolduc refuse de dire sur quels points les employés sont prêts à faire des concessions.«Je ne veux pas faire les négociations sur la place publique», soutient-il.Cependant, « on est conscient de l’arrivée Monsieur Denis Bolduc, porte-parole des 252 travailleurs des bureaux, de l'imprimerie et de la rédaction.Emilie Bilodeau Dans une lettre envoyée aux abonnés du JdQ au début du conflit, l’employeur affirme que le syndicat « refuse systémati-quement de présenter une contre-proposition écrite détaillée aux demandes patronales » du 20 février 2007.Cette proposition avait été rejetée massivement par le syndicat.d’Internet et on ne peut pas ignorer que ce soit l’avenir ».M.Bolduc se dit très satisfait du moyen de pression choisi par les employés.« On reçoit beaucoup d’encouragements et de félicitations », note-t-il.Une « Je ne sais pas s’ils se croient quand ils écrivent cela.On a fait un dépôt d’une proposition écrite le 16 mars 2007 qui visiblement ne fait pas l’affaire de l’employeur.Québécor se comporte comme si ce dossier n’existait pas », soutient M.Bolduc.fois le conflit terminé, le syndicat se promet de cesser la parution du seul quotidien gratuit de Québec.Un lien de confiance rompu En plus des demi-vérités que lance l’employeur sur la place publique, les syndiqués digèrent mal l’embauche de 14 scabs.« C’est sûr que les 14 cadres qui ont été embauchés par Québécor pour nous mettre sur le trottoir, on ne les aime pas vraiment », raconte M.Bolduc.Lorsque le conflit va être réglé, «j’espère qu’ils vont avoir la délicatesse de leur donner d’autres tâches ».La Quête - Réalisons l’espoir 7 Octobre 2007 Photo Intern Pas de commentaires du Journal de Québec Malgré nos efforts répétés, personne de la partie patronale n’a retourné nos appels afin de commenter le conflit de travail touchant le Journal de Québec.Monsieur Pierre Karl Péladeau Des messages ont été laissés les 13, 14 et 15 septembre dans les services de messagerie de plusieurs personnes des services de l’information du Journal de Québec, ainsi qu’au syndicat des travailleurs et aux relations avec les médias du Journal de Montréal.Nos appels chez Sun média, à Toronto, se sont pour leur part terminés dans une boîte vocale anonyme.Il est de plus impossible de rejoindre le siège social de Québécor.Nos tentatives d’obtenir les coordonnées de l’entreprise ont été vaines.Lock-out et grève : explications Le Code du travail stipule qu’un lock-out est une réponse d’un employeur à un conflit de travail.Celui-ci refuse l’accès de son entreprise à ses employés afin de les contraindre à accepter des conditions auxquelles il tient.La grève, quant à elle, est une action par les salariés qui visent à faire améliorer leurs conditions de travail.Au Québec, la loi interdit aux employeurs de confier le travail des grévistes à des sous-traitants ou d’utiliser tout aube employé de l’entreprise, sauf le personnel cadre.La loi prévoit aussi que l’utilisation de briseurs de grève (communément appelés scabs) est prohibée.14 nouveaux cadres ont été embauchés en septembre dernier au Journal de Québec.Ce sont les cadres de l’entreprise qui assurent la production du quotidien, qui est depuis le début du conflit imprimé à Toronto.Les 140 journalistes et employés de bureau du Journal de Québec sont en lock-out, alors que les pressiers sont en grève.La semaine de travail de cinq jours, au lieu des quatre travaillés présentement par les syndiqués, et une plus grande collaboration des journalistes dans l’Internet sont au coeur du litige.Ce conflit de travail fait suite au lock-out en 2002 des employés de Vidéotron, autre filiale de l’empire Québécor, et des pressiers du Journal de Montréal la même année.Il s’agit du premier conflit de travail au Journal de Québec en 40 ans d’existence.Celui-ci est devenu pre- mier dans les tirages à la suite d’une grève de 10 mois des journalistes du journal Le Soleil en 1977.* Le MédiaMatin Québec est la réponse des employés à ce conflit.Celui-ci est publié malgré les tentatives de Québécor de faire cesser la publication du quotidien gratuit.Un jugement de la Cour d’appel du Québec, rendu à l’unanimité le 7 septembre, est venu confirmer celle du 10 mai de la Cour supérieure, légitimant les actions du syndicat.Les lock-out sont moins fréquents que les grèves dans les médias au pays.Radio-Canada a utilisé deux fois ce procédé.Une première fois en 2002, ou la société d’Etat a mis ses employés québécois en lock-out à la suite d’une grève de 24 heures, puis une seconde fois en 2005.Quelque 5500 employés membres de la Guilde canadienne des médias hors Québec avaient alors été touchés.Aude Brassard-H allé 8 La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 Quand tout le monde s’en fout — On aurait pu croire que les médias feraient leurs choux gras d’un conflit comme celui qui se déroule sous nos yeux au Journal de Québec depuis le 22 avril.Mais au contraire, c’est un désert médiatique, pratiquement aucun média ne s’y est intéressé.Employé en lock out du journal de Québec distribuant MédiaMatin On aurait pu croire que les médias feraient leurs choux gras d’un conflit comme celui qui se déroule sous nos yeux au Journal de Québec depuis le 22 avril.Mais au contraire, c’est un désert médiatique, pratiquement aucun média ne s’y est intéressé.Si on se réfère à Olymel et à tout le tapage médiatique entourant le conflit syndical qui s’en est suivi, on aurait cru que les médias informeraient la population sur un conflit du même type qui se déroule chez le plus populaire quotidien de la Vielle Capitale.Non pas, ce conflit n’a pas fait couler beaucoup d’encre.Pour les gens dans la rue, les consommateurs de ce journal, cela équivaut, en retour, à une ignorance quasi totale du litige.Aucun marchand de journaux interrogé n’a enregistré un changement d’habitude de consommation de ce quotidien.André Boucher, propriétaire de la tabagie Thibodeau sur l’avenue Cartier affirme « qu’absolument rien n’a changé.Je vends toujours autant de Journal de Québec et personne ne m’a jamais posé de questions sur le conflit.En fait, je n’entends jamais personne en parler.» Même constat à la tabagie Carré d’Youville.Pourtant, cette accommodation se situe au point de rencontre de plusieurs camelots du Média Matin Québec.« Je ne vends pas moins ni plus de journaux, les ventes sont restées les mêmes, le journal gratuit n’a rien changé », assure Mme Plamondon, gérante de ce dépanneur.Les réponses ont été du même ordre dans six autres dépanneurs du centre-ville.Les gens dans la rue, quant à eux, bien qu’au courant qu’il y avait un conflit au Journal de Québec ne pouvaient donner plus de détails.En fait, 90% des gens interrogés confondaient une grève et un lock-out (mise à la porte en français).« Un lock-out, c’est quand les employés décident d’aller faire du piquetage », répond une dame recevant son Média Matin Québec devant le Centre des Congrès.En posant la question : que pensez-vous du conflit au Journal de Québec?Les réponses étaient du genre, « Euh, et bien.euh.J’en ai pas beaucoup entendu parler, mais c’est dommage pour les employés.» Ou encore, « Je ne sais pas vraiment ce qui se passe, on n’en parle pas dans le Journal de Québec.» Évidemment et heureusement, quelques personnes étaient plus allumées, mais la plupart semblaient dans le néant total.Après avoir reçu le Média Matin Québec d’un camelot souriant, la moitié des gens questionnés ne savait pas d’où provenait ce nouveau quotidien, mais ils semblaient néanmoins, apprécier ce concept innovateur.« Ce sont les journalistes du Journal de Québec qui écrive ça?Mais ça doit leur faire pas mal de job en même temps qu’ils travaillent au Journal de Québec.», s’exclama un homme dans la quarantaine.A Place Fleur de Lys, les habitués de l’endroit n’étaient pas tellement au fait de la présence du quotidien gratuit.« C’est quoi ça Média Matin Québec ?» s’interrogeait une femme d’une soixantaine d’années.Le journal n’est pas distribué à cet endroit.Laurie Grenier La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 9 jonn |B0SBd crçoiy Un précurseur des journaux gratuits à Québec?Il a fallu un lock-out au Journal de Québec pour voir paraître un quotidien gratuit dans la Vieille Capitale.Et l’expérience semble séduire plus d’un Québécois.« C’est intéressant, ça ne coûte pas un sou et c’est pas une circulaire de publicité », s’enchante une jeune cégépienne dans l’autobus n° 7 sur le chemin Sainte-Foy.Est-ce la preuve que l’avenir de la presse se trouve dans les journaux gratuits ?SS c SS ‘ «Le journal Média Matin Québec n’est pas le bon exemple pour réfléchir sur la question de la gratuité des journaux », répond Jean Charron, professeur du cours de Connaissance des médias québécois au département de l’information et de communication de l’Université Laval.Par sa forme, la publication obéit certes aux caractéristiques reconnues aux journaux gratuits : petit format, mince, pas trop de papier, articles courts, journal distribué dans les transports en commun et conçu pour être lu en 20 minutes.Cependant, du point de vue des producteurs de l’information, « il n’est pas régi par les préoccupations habituelles et normales propres à un journal, qui consistent à recruter des lecteurs et à vendre de la publicité pour rentabiliser l’opération », explique le prof.nalistes.C’est ce qui explique sa qualité Par contre, à la suite de l’accueil favo-informationnelle.«Un journal gratuit qui rable réservé à Média Matin Québec et serait financé par les publicités n’aurait de l’engouement avec lequel il est lu, M.Charron n’exclut pas l'éventualité de voir un des groupes de médias québécois lancer « un véritable quotidien gratuit » ou récupérer simplement le journal Média Matin Québec.Il pense cependant que « c’est très peu probable d’avoir une nouvelle entreprise qui lancerait un quotidien gratuit pour concurrencer les journaux déjà en place ».Quant à Média Matin Québec, le professeur reconnaît que c’est une expérience tout à fait originale.« Des journalistes mis en lock-out qui lancent un journal pour concurrencer celui du patron, on n’a pas souvent vu cela », conclut-il Mini-Mini Médard Des journaux gratuits sont généralement lancés par des ___ grands groupes médias comme un nouveau support pour générer de nouveaux lecteurs (en tant que consommateurs) dans les grandes villes.Ils sont souvent conçus par des spécialistes de la mise en page qui reçoivent les dépêches des agences et qui utilisent très peu de ressources humaines, précise M.Charron.Média Matin Québec, quant à lui, est un journal qui est réalisé par plusieurs jour- Professeur Jean Chanron pas le même contenu».Et même si les promoteurs misent beaucoup sur les informations locales, le journal publié par le Syndicat des journalistes du Journal de Québec est avant tout un moyen de pression et qui « doit sa survie à la durée du conflit », selon monsieur Charron.Comme tel, il est plutôt un journal « exraordinaire ».La Quête - Réalisons l'espoir Octobre 2007 10 Le Soleil dit profiter de ce conflit r v Une entrevue avec le président éditeur du journal Le Soleil, Claude Gagnon, a permis de savoir que la situation qui touche présentement Le Journal de Québec est bien profitable pour son entreprise.— —- ¦MM U- ¦-y*& Bien qu’il soit demeuré discret au sujet du lock-out, il nous a dit que Le Soleil profitait bien de la situation pour hausser son tirage et augmenter sa présence sur le marché publicitaire.Les difficultés de distribution causées par le lock-out chez son concurrent sont pour Claude Gagnon une occasion de récupérer de nouveaux lecteurs.Il nous a confié que depuis quelques années son quotidien remonte la pente de la guerre au tirage et que le lock-out du Journal de Québec n’a pas tout le mérite de cette croissance.Rappelons que Le Soleil a connu plusieurs mutations dont la plus importante, le changement de son format, a selon lui favorisé le lectorat du quotidien.M.Gagnon n’a pas voulu commenter le lock-out du Journal de Québec, nous disant que cela était un conflit privé qui ne les concerne pas.Donc Le Soleil, nous dit-il, observe le déroulement de ce conflit d’un oeil attentif, mais objectif.out semble leur donner l’appui du public et l’espoir de ne pas être écrasés par l’empire médiatique Québécor.Pour M.Gagnon, ce quotidien gratuit représente une nouvelle façon d’opérer dans les relations de travail.Et un moyen de pression très original mis au point par les employés puisqu’ils deviennent un com- au moyen de cette gratuité.Une publicité qui est essentielle au financement de ce type de quotidiens.Au Soleil nous retrouvons des conditions de travail similaires à celle du Journal de Québec.C’est-à-dire des semaines de quatre jours et des salaires quasi comparables.Or, nous avons demandé à Claude Gagnon si Le Soleil suivrait l’exemple de son compétiteur pour un retour à cinq jours de travail sans hausse salariale dans l’hypothèse où ce conflit se terminerait en faveur du patron?Sa réponse fut qu’il n’est pas question que Le Soleil fasse un lock-out comme celui de son compétiteur.Et ce, même s’il est vrai que les semaines de quatre jours lui sont plus coûteuses et que le défi s’accroît pour les journalistes de travailler sur plusieurs plates-formes dans les médias.Il nous a informés que le journal se porte très bien et qu’il veut se concentrer sur son avenir sans avoir à imiter la compétition.Claude Gagnon, président éditeur du journal Le Soleil Pour lui, c’est le facteur humain qui est le plus bouleversant.Il dit s’inquiéter pour les employés du journal.Souvent, dit-il, ces conflits laissent des cicatrices au sein des familles des employés.Cependant, l’initiative de Média Matin Québec lancée par les employés en lock- pétiteur direct du Journal de Québec.Par contre, lorsque nous lui avons demandé s’il croyait en l’avenir de ce quotidien gratuit, il a dit que c’était, à Québec, un marché peu viable selon des études, qu’il n’y avait pas encore d’opportunité d’attirer la publicité nationale Guillaume Sigouin Miron Octobre 2007 La Quête ¦ Réalisons l’espoir 11 Chronique Éthique Les tics d'un conglomérat ^ Si ce n’était que du milieu des affaires, parions j qu’une entreprise de la taille et de l’importance de Québécor serait canonisée, sans autre préambule.\ J Aujourd’hui, Québécor compte parmi les plus importants conglomérats de presse en Amérique du Nord.Présente dans 17 pays dans le monde, l’entreprise emploie plusieurs milliers de travailleurs, et possède une multitude de journaux, magazines, stations de télévision, imprimeries, maisons d’édition et de disques.Aussi, obnubilés par le gigantisme et la réussite de l’entreprise, ne demandez pas aux gens d’affaires de douter un seul instant de la légitimité du lock-out décrété par la direction du Journal de Québec, en avril dernier, contre ses méchants employés.Un groupe d’employés ingrats, jugeraient-ils sans doute, qui n’acceptent pas de revoir à la baisse leurs conditions de travail.Mais faudrait-il vraiment les blâmer pour leur apparente ingratitude quand leur employeur continue d’en granger des bénéfices?Un conflit de travail, mieux encore, un lock-out, est toujours révélateur de la vraie nature de l’employeur en cause, de ses valeurs, de son éthique, ou de son absence d’éthique.Au surplus, quand l’employeur, Québécor, est l’un des principaux magnats de la presse québécoise, les enjeux sont alors nombreux.Parce que l’information a un caractère de service public, ces enjeux dépassent les seuls intérêts financiers de l’entreprise.Car il faut se rappeler que la propriété des organes de presse au Québec souffre d’un niveau aigu de concentration.A preuve, la quasi-totalité des quotidiens publiés au Québec appartient à deux uniques propriétaires : Qué- bécor et Gesca.Une situation qui va à l’encontre de la diversité de l’information, pourtant essentielle à la diffusion d’un pluralisme d’idées et à la vigueur de toute société démocratique.merie.D’individualistes qu’ils étaient pour la plupart, ils ont découvert les vertus de la solidarité humaine devant l’adversité.Et le goût de faire enfin du journalisme comme ils en rêvaient.Paradoxalement, le lock-out au Journal de Québec n’a pas eu pour effet de nuire à la diversité de l’information dans la région de la Vieille Capitale.Non seulement parce que celle-ci compte sur la présence d’un grand nombre de médias écrits et électroniques, mais aussi grâce à l’initiative des journalistes de Québécor en lock-out qui publient, parallèlement, leur propre journal : Média Matin Québec.Une initiative audacieuse qu’il faut saluée, car, en bout de ligne, ce sont les lecteurs de la région de Québec qui en sortent gagnants, avec une publication additionnelle rafraîchissante.La direction du Journal de Québec aurait tout intérêt à en prendre acte et à mettre fin, au plus tôt, à son bras de fer avec son personnel, avant que celui-ci ne prenne définitivement le goût de cette difficile, mais exceptionnelle liberté professionnelle.Robert Maltais La courageuse publication de Média Matin Québec rappelle avec force une autre réalité : que le principal potentiel d’une entreprise se résume à ses employés, à leur force collective de travail, à leur compétence.Mais que serait une entreprise de presse, un journal sans ses journalistes?Bien peu de choses en réalité.Tout au plus un cahier publicitaire vide d’idées, de nouvelles et de sens! Autre conséquence éthique du conflit de travail, voilà qu’une solidarité nouvelle est née entre journalistes et employés d’impri- 12 La Quête - Réalisons l'espoir Octobre 2007 ÏLtfRESS Unité Hospitalière de Recherche, d'Enseignement et de Soins du SIDA > L'équipe VIH/SIDA du CHUQ-CHUL est composée de différents professionnels de la santé ¦/ Microbiologiste-infectiologue s Travailleuse sociale et éducatrice-sexologue ^ Infirmières y Psychologue ^Pharmacien ^Etc > Elle a pour but de traiter les personnes atteintes de la grande région de Québec et de tout l'Est du Québec Q Nous avons plusieurs projets de recherche clinique en cours pour tenter de trouver de nouveaux médicaments contre le VIH/SIDA.-Vous voulez un suivi régulier par une équipe compétente et dynamique ?-Vous voulez participer à un protocole de recherche sur de nouveaux médicaments ?JAppeCez-nous au (418) 654-2788 (CHUL: 2705 boulevard Laurier, Québec, local S-785) UNIVERSITE LAVAL ^CHU Œ S CENTRE HOSPITALIER fjjgj UNIVERSITAIRE 0E OL'ÉBEC * .¦ .centre ¦ de recherche '¦!!!” EN INFECTIOLOGIE \ 0 e K 234, rdb Saint-Jean Québec (Québec) GIR 1P1 V chevrefbuille@videotron.c Tél: (418) 204-0767 SAVONNERIE ARTISANALE #/ Meeerci d'acheter \ V La Quêêête! Produits 100 % naturels, faits A base , DE LAIT DE CHÈVRE ENTIER 140 VARIÉTÉS DE SAVONS, SHAMPOINGS, CRÈMES, LOTIONS DE CORPS, BAINS MOUSSANTS, ETC.* I l'/ï-fr&SZi Depuis 1907 Çijuète,Liée Briquets Magazines Souvenirs 59, rue de Buade Québec, Qué.G1R 4A2 (418)692-2296 Octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 13 Une petite alarme intérieure Chaque matin, tout en buvant mon café, je lis mon journal.Comme beaucoup de gens, j’y ai appris la disparition de la petite Cédrika Provencher et ça m'a beaucoup touché.Cette histoire a suscité un extraordinaire mouvement de solidarité de la part des gens de la région de Trois-Rivières et a créé une immense vague de sympathie de toute la population du Québec et d'outre frontière.Ces mouvements de solidarité qui s’improvisent dans de telles circonstances provoquent en moi un sentiment d’humanisme que je souhaiterais voir plus souvent parmi nos semblables.Sortir de notre individualité, de notre confort, du «métro dodo boulot» pour s’unir ensemble dans une cause commune, voilà ce dont nous avons besoin pour ramener à la lumière la fraternité humaine à laquelle nous appartenons.Pensant à Cédrika, laissez-moi vous raconter, un événement pour moi traumatisant qui m’est revenu en mémoire à cause de la disparition de cette dernière.Cette histoire se déroule il y a plusieurs années, lorsque que j’étais âgée d’à peu près douze ans.Durant nos étés, moi, mes frères et soeurs ainsi que nos amis, allions souvent pique-niquer dans un grand parc près de chez nous où se trouvaient quantité de balançoires.Parmi mes activités estivales, celle que j’aimâiyg^^psul tout, était de me balancer le plus possible dans mes élan§7r PcrasSeF la chansonnette sur de légers balancements était aussi un grand plaisir pour moi.Un jour où je rentrais seule, marchant sur le trottoir, j’aperçois un monsieur dans son auto qui roulait tranquillement près de moi.Il baissa la vitre du côté passager tout en étirant son corps.Il sortit sa tête en me regardant et disant: «Aie! Ma p’tite, je cherche la carrière de pierres, sais-tu ousque çé?» Effectivement, il y avait près de la ville de Shawinigan un genre de dépotoir de vieilles pierres cassées, devant lequel, parfois, je passais en voiture avec mon père lors de nos promenades.Je répondis au monsieur où elle se situait, tout en étant à bonne distance de lui.Soudain! Il me dit « Approche-toi, je t’entends mal !» C’est alors qu’il s’est passé quelque chose en moi.Le coeur me débattait, je voyais une petite alarme intérieure qui clignotait en rouge où c’était écrit “DANGER”.Je ressentis très fortement ce danger et me mis à courir en direction de notre maison familiale pour aller raconter ma mésaventure à mes parents.A ce mo-ment-là, je ne pouvais savoir ce qui m’arrivait exactement.Mais aujourd’hui j’en suis consciente.Je l’ai vraiment échappé belle.Out pourrait appeler ça intuition ou pressentiment, ce qui s’est passé en mon for intérieur ce jour-là.D’autres iraient jusqu’à dire que j’ai été sauvée par mon ange gardien.Heureusement, mon histoire à moi se termine bien.Tout le monde sait maintenant que ce n’est malheureusement pas le cas pour bien des enfants.Que j’aie été sauvée de justesse dans cette aventure, ramène à ma mémoire une image de mon passé.Vous souvenez-vous jadis dans nos cours de catéchisme, de cette image pieuse empreinte d’innocence, d’une petite-fille et d’un petit garçon sur le bord d’un précipice où un Ange Protecteur déploie ses grandes ailes afin de les protéger?Je dirais qu’à la suite de cette mésaventure, mes parents étaient fiers de moi et me félicitèrent.C’est ainsi qu’ils découvrirent en même temps que moi, ma promptitude, ma débrouillardise et mon courage.Pour terminer, je fais le souhait pour tous les enfants qu’une petite alarme se fasse sentir lorsqu’ils seront dans de telles situations.Christiane Foyer iftîjll 049 3ième Avenue?Québec, Limoilou, 529.38291 14 La Quête - Réalisons l’espoir- octobre 2007 Les clans s’affrontent et un couple du Bas-du-fleuve, à F époque parfois à Chronique livresque LT nostalgie du passé mène croire que tout était plus beau « avant ».Pour retrouver un semblant d’objectivité, il suffit parfois de lire ce qui s'écrivait à l'époque et comment on vivait alors.Et les romans à caractère historique, même écrits par des auteurs contemporains, peuvent nous en apprendre plus sur une époque que tous les cours d’histoire.Si les libraires ne gardent pas longtemps les titres qui se vendent moins bien, les rayons de la bibliothèque municipale regorgent d’ouvrages négligés par les services de presse des grandes maisons d’édition.Bien sûr, on y trouve aussi la plupart des best-sellers : un bon livre ne perd pas ses qualités si on ne le lit qu’après sa disparition de la liste des grands vendeurs.Mais la bibliothèque publique nous laisse le temps de le découvrir n’importe quand, et sans se ruina: Terrorise et invasion contre le Canada Les grandes peurs du terrorisme menacent nos libertés acquises et le phénomène n’a rien de nouveau.En octobre chaque année, au Québec, on se souvient de la fameuse « Crise d’octobre 1970 » et l’occupation qui s’en suivit par les forces armées canadiennes, de lieux publics dans nos villes.La rivalité francos-anglos ne date pas d’hier, mais saviez-vous que certains nationalistes irlandais ont tenté, à l’heure où s’élaborait la Confédération canadienne, d’envahir le Canada à partir des États-Unis ?Jean-Pierre Charland, historien de formation et professeur aux Sciences de l’Éducation de l’Université de Montréal, nous ramène à cette époque troublée avec deux romans dont le héros, David, est un jeune réfugié irlandais adopté par où des milliers de familles fuyaient la grande famine et la brutalité des gros propriétaires, en Irlande.David a eu de la chance et a pu s’instruire.Dans le premier roman intitulé Un pays pour un autre qu’il publie en 2005 chez HMH, Charland met en scène l’homme qu’il est devenu David.Sous une couverture de journaliste pigiste, le jeune réfugié devient agent double du gouvernement canadien aux États-Unis, afin d’infiltrer les groupes qui tentent d’organiser une résistance armée contre le gouvernement britannique.Le Canada étant une colonie de la couronne d’Angletene, certains envisagent une invasion qui en chasserait l’Anglais et ferait de notre pays la nouvelle Ir lande.Rien de moins ! ! Le roman raconte le milieu où survivent les réfugiés et leurs familles et les illusions qu’entretiennent des fanatiques radicaux.Des factions se développent : certains ne reculent pas devant la mort, celle des autres, pour servir des intérêts parfois douteux.La tentative d’invasion échouera et David sera blessé aux abords du pont Victoria, lors d'un attentat contre le Prince de Galles en visite à Montréal.Faits authentiques.Charland ramène son héros dans le second roman dont l’action se passe 15 ans plus tard.La rose et l’Irlande (HMH 2007) reprend le cours de l’histoire autour d’un autre coup dont est victimes le neveu de Gladstone, Lord Cavendish, nouveau secrétaire à l’Irlande.Les grandes manipulations ont continué aux États-Unis et les fonds ramassés auprès des réfugiés irlandais servent plus les utopies et délires terroristes que l’idéal révolutionnaire.1 entre vie amoureuse, travail, patriotisme et volonté de survivre.Pas de place pour les triturations sentimentales dans ces deux ouvrages qui relèvent plutôt du roman d’aventure et d’espionnage.On apprécie que l’auteur dans chacun de ses livres, fasse le partage entre la réalité et la fiction, les personnages authentiques et ceux dont il s’inspire.Et il se permet aussi de relier le passé au présent.En épilogue à La rose et l’Irlande, il souligne l’ironie de voir les États-Unis en lutte contre le terrorisme actuel, en se souvenant que « ce pays, au XIXe siècle, laissait champ libre à des organisations qui mettaient le Royaume Uni, un pays ami, à feu et à sang.» Les siècles passent, les hommes et les guerres se ressemblent.Jean-Pierre Charland a aussi publié deux autres romans inspirés par des faits historiques : Un viol sans importance (édité par Septentrion, en 1988) où un jeune bourgeois dilettante reprend l’enquête sur le meurtre de Blanche Gameau, à Québec, dans les années 1920 et L’été de 1939 paru chez HMH en 2006, où son héros, est mêlé à une affaire de meurtre où les fascistes québécois d’Adrien Ar-cand sont mis en cause.Charland s’est aussi permis, en 2004, un roman-essai vitriolique dont le décor est une faculté universitaire : La souris et le rat.Martine Corrivault La Quête - Réalisons l’espoir octobre 2007 15 Ha -Veut’-on enlever les rides de mémé, Ou les cheveux gris de pépé?On veut l’argent pour les gens âgés, Et enlever les traces de ce qu’on peut apprécier.Les rides et les cheveux blancs Étaient signes de sagesse dans le temps.Ce que les autres générations n’ont pas compris, Où peut-être qu’il ne l’on jamais appris.Enfin, on n’oublie pas, « Biscuits, Bonbons, Chocolats, -Et cetera.» Du sucre en quantité, en v’ là, C’est p’être pas bon pour la santé.Mais c’est pour vous gâter.En sortant du débit de boisson.La culpabilité a parfois raison.Pour soulager la pauvreté, Peu importe, C’est pour la charité.Les passants mordent à F hameçon.Et sans plus réfléchir, on donne la rançon, Sans se poser quelques questions, Sur ces agissements qui en disent long.Quelques semaines auparavant, Le scénario était différent, C’était au tour des enfants.Cette fois on implorait la charité Pour leur petit déjeuner, toutes les causes sont bonnes.Faut ben qu*i mangent c’pauv’ptï, Si on veut les rendre â l’âg’d’Or Eux z’aut’ aussi.Faut surfont pas manquer cl’clientèle Quand on tient les deux bouts de la ficelle.Et dans tout ça.Que fait not’bon gouvernement?Je vous pose la question Maintenant.La réponse à venir, Est t’elle dans le dernier soupir?Si chaque génération faisait son devoir, La misère ne serait pas si noire.L’âge d’OR » à ce prix-là, Exemptez-moi ça ! Philippe Bouchard 18 La Quête - Réalisons l’espoir octobre 2007 r.: » Ouvert de 17H à 2tl sauf la dimanche 565, rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 Dédicace Je veux un pays pour les miens Je veux un pays pour donner à mes enfants de demain Eux qui pourront jouir de cette liberté Que nous leur aurons défrichée Non pas une cause Non pas un pays à définir Non pas un pays à construire Mais un pays libre à eux Immense en possible J’ai appris ce pays Que j’offre à Léonard Théophile Malachie Mathilde Cordélia Zélie À tous ces noms de mon alphabet partisan Pascal Huot — 125, Bout.René-Lévesque Ouest / angle Cartier 649-7455 jibe ©attiré ^iVMaison tu Revivre Notre mission : Dans un esprit d'accueil de partage et d'amour, la Maison Revivre vient en aide à ceux et celles qui sont vraiment dans le besoin afin de leur donner le goût de reprendre leur vie en main.Nos Services : Dîner 12 h 00 : hommes et femmes Aide alimentaire pour famille avec enfant(s) mineur(s) Notre principe : Donner gratuitement ce qui est reçu gratuitement.261 rue Saint-Vallier Ouest Québec G1K 1K4 Tel : 523-4343 Fax : 523-7986 octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 19 Le téléroman en question Par Pascal Huot Phénomène télévisuel des plus populaires, le téléroman a aussi son histoire.Allons donc voir de plus près ces rendez-vous hebdomadaires québécois.Qui est l’auteur(e) de La famille Plouffel Gratien Gélinas Germaine Guèvremont Claude-Henri Grignion Roger Lemelin Dans quelle région a eu lieu le tournage du Temps d une paix ?Charlevoix Gaspésie Laurentides Abitibi-T émiscamingue Quel est le juron de Lionel Rivard dans Scoop?Bouleau noir Ostie toastée des deux bords Ostin de bœuf Cercueil A quelle époque se déroule l’action de Marguerite Volant?Les années entourant la conquête La révolte de 1837 L’entre-deux-guerres La crise d’octobre Dans lequel de ces téléromans Gilles La-tulippe a tenu un rôle central?De 9 à 5 Quelle famille! Symphorien Race de monde Qui a écrit La vie, la vie?Claude Jasmin Stéphane Bourguignon Luc Dionne Claude Meunier Le personnage de Mario Duquette, immortalisé par ses vestons, a évolué dans quel téléroman?Epopée rock Du tac au tac Peau de banane Super sans plomb Laquelle de ces actrices n’a pas joué dans Chambres en ville?Patricia Paquin Louise Deschâtelets Pascal Bussières Anne Dorval Lequel de ces acteurs n’a pas joué dans Chambres en ville?Normand D’Amour Gregory Charles Guillaume Lemay-Thivierge Vincent Graton Lequel de ces téléromans est signé Pierre Gauvreau?Montréal P.Q.L'héritage Cormoran Chop suey Solutions : 1- d 2- a 3- d 4- a 5- c 6- b 7- b 8- c 9- a 10- c Interprétations : 7-10 : Dans le téléroman, comme dans tout domaine, il y a ses classiques.Et à voir vos résultats, vous connaissez ceux du petit écran.4-6 : Histoire de justicier (un peu) vos résultats, il est vrai que le Québec produit beaucoup de téléromans.Qui plus est, il est dur de pouvoir les suivre tous, surtout durant les soirées d’automne où il est plus agréable de marcher dehors que de rester assis au salon! 0-3 : Viande à chien, une partie de notre histoire culturelle semble vous faire défaut.COOPERATIVE FUNERAIRE DE LA FALAISE Service 24 Heures Pour nous joindre 1- (41 8) 525-4637 DIRECTEUR GÉNÉRAL Vanier - Québec - Duberger - Les Saules 525, rue Prince-Édouard, Québec G1 K 2M9 Tél: (418) 525-4637 Fax; (41 8) 529-5803 Courriel: falaise@oricom.ca Site Web: WWW.coopdelafalaise.com COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE 20 La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 Saint Roch f - —- ttK •: -V7 ¦w» MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés stsc Bernard Morin, ca bmohn@mdbcQ.ca 706, rue Saint-Joseph Est Bureau 200 Quebec (Quebec) G1K 3C3 Tel.(418) 692 1077 Téléc.(418) 692-2953 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER PHARMACIEN! Affiliés o umraix Une équipe branchée, ouverte d'esprit et accessible ! 369, de la Couronne Tel.: (418) 529-2 J 21 MorioFiseï Pharmacien-Prop Claudia Larnvée Pharmacienne Danielle Pelletier Mone-Pier Aude! Pharmacienne - Prop Phormccieime Unis pour La Quête Abonnement Nom complet : Adresse : I | Abonnement 11 numéros 50$ Téléphone : I I Abonnement de soutien 65$ Faites parvenir ce coupon et un chèque à l'ordre de La Quête au: Journal La Quête Q Abonnement institutionnel 75$ 190, rue Saint-Joseph Québec (Québec) - G1K 3A7 Octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 21 Merci à tous nos précieux partenaires! Partenaires Or Centraide Caisse Desjardins de Québec de Québec Partenaires Argent Centrale des syndicats du Québec Quincaillerie Saint-Jean-Baptiste Le centre en infectiologie du CHUQ Partenaires Bronze Bernard Morin Café Kneghoff Coopérative funéraire de la Falaise IGA Deschêsnes Le Billig Tabagie Saint-Jean La Loge Le Veau d'Or Partenaires Inconditionnels (depuis plus de 5 ans!) Bal du Lézard La Feuille Enchantée Inter-Marché Saint-Jean La Maison Revivre Michel Yacoub Yves Boissinot, pharmacien Partenaires Ad Vitam Aeternam Chèvre-Feuille Claude Gallichan J.E.Giguère Impressions Stampa Salon Labrie Uniprix de la Couronne Véolia La crêpe bretonne traditionneÛe à la farine de sarrasin Ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 21 Brflg ‘Brunch Ce dimanche de 11 h à 15 JL S 2b, rue Saint-Jean, Québec - TeC.: (418) 524-832) Quincaillerie St-Jean-Baptiste IS 100 ANS URG DI RONâ 298, nie d'Aiguillon, Québec (Qc) GIR 1L6 * 525-5212 • quinc.sjb@bellnetca 22 La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 Le jeu de la Quête par Jacques Cari Morin Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales à l’aide des définitions, des indices ou des lettres mélangées ou déjà inscrites.Chaque case grisée représente une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant.Les colonnes 1 et 20, lues de haut en bas, donnent chacune un mot de dix lettres.Horizontalement : 1- Planète du système solaire.Période de six mois consécutifs.Les forces de la nature (TEESNELM).2- Annexée à la ville de Québec en 1971.Petit morceau de terrain.Chutes canado-américaines en forme de fer à cheval.3- Heurté par le Titanic.Artère de la Haute-Ville de Québec qui date des premiers temps de la colonie.Enveloppe ou boîte dont la forme est adaptée à l'objet quelle est destinée à contenir.4- Communément appelé « moineau » au badminton (NOTALV).La Ville-Reine.La plus grosse grenouille de nos milieux aquatiques.5- Pavé, dit-on, de bonnes intentions.Interruption en cours d’année scolaire afin de permettre aux élèves de se reposer (CRALEEH).Partie comestible du maïs.Défendu, prohibé.6- Corps militaire composé de plusieurs bataillons (MITERGNE).Édifice consacré au culte d'une divinité.L’une des langues officielles des Nations Unies.7- Paroisse de la Basse-Ville de Québec.Loger quelqu’un chez soi.Spectacle où les cow-boys montrent leur adresse et leur dextérité dans tout ce qui concerne la vie du ranch.8- Nom du club de baseball de Québec dans la défunte Ligue provinciale (NENISID).Produit de l’érable.Etendue d'eau inférieure à celle d’un lac.Maître spirituel.9- Théâtre dont les productions sont présentées à la salle Octave-Crémazie.Martello, Pise, Eiffel.Dans la fable Le renard et le corbeau, il se rapporte à votre plumage (ôAMRAE).L’adversaire en période de guerre.10- Ministère créée au Québec en 1964.5uccède au jour.W.C.Verticalement : 1- Établissement public d’enseignement supérieur.20- Porte érigée en 1878 qui est devenue le symbole du f romage « Le petit Québec ».Octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 23 Ave Cartier Conseiller en sécurité financière Conseiller en assurances collectives Michel Yacoub 505 14' Rue M Assurance Collective Québec, Qc.G1J2K8 W Assurance Salaire Tel.: (418)529-4226 M Assurance Vie Fax: (418) 529-4223 »R.E.E.R Collectif Ligne sans frais 1-877-823-2067 • R.E.E.R michel.yacoub@sympatico.ca Unis pour La Quête Salon Labrie COIFFURE HOMMES ET DAMES Coiffeuse BRONZAGE 969, AVE CARTIER, QUÉBEC G1R2S2 CO c& N N U) • I977- 1091.avenue Cartier, Québec (Québec) G1R 2S6 Tel : (418) 522-3711 Télécopieur: (418)647-1429 Courriel: info^cafekrieghoff.qc.ca www.cafekrieghoff.qc.ca 24 La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 Ressources AIDE SOCIALE Rendez-vous Centre-Ville Centre de jour situé au 550, me Saint-Joseph, Québec (sous-sol de l'église Saint-Roch, porte verte).Tél.: (418) 529-2222.Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre à retrouver la confiance, l'espoir et la joie de vivre.1001,4e Avenue, Québec G1J 3B1, 522-3301 AIDE AUX FEMMES Violence Info CSP du Temple, Beauport Organisme de sensibilisation et de prévention de la violence conjugale faite aux femmes et les abus, la négligence envers les personnes âgées.Tél.: (418)667-8770.Centre Femmes d'aujourd'hui 2480, chemin Sainte-Foy (suite 165), Québec Tél.: (418)651-4280 Viol Secours : (418) 522-2120 ALPHABÉTISATION Atout-Lire Services en alphabétisation et en francisation.Québec.Tél: (418) 524-9353 Lis-moi tout Limoilou Services en alphabétisation Limoilou.Tél: (418) 647-0159 La Marée des mots Services en alphabétisation Beauport.Tél: (418) 667-1985 Alpha Stoneham Servicces en alphabétisation et en francisation 926 rue JacquesBédard Suite202Charlesbourg (Québec )G2N 1E3418-841-1042 ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE Groupe de recherche en animation et planification économique (GRAPE) inc, 177, 71e Rue Est, 2e étage Charlesbourg Tel: (418) 522-7356.DÉFENSE DES DROITS SOCIAUX ADDS (Association pour la défense des droits sociaux) 301 rue Carillon (Québec) Tel: (418)525-4983 DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE Centre de crise de Québec Tél: 418-688-4240 Centre de prévention du suicide (418)683-4588 Tel-Jeunes : 1-800-263-2266.Tel-Aide : (418) 686-2433.ENTRAIDE-THÉRAPIES Fraternité de l'Épi 481, de La Salle, Québec Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO) : 435, me du Roi, Québec, Tél.: (419) 525-6187.HÉBERGEMENT Maison de Lauberivière Pour personnes économiquement défavorisées et itinérantes.Ouvert 7 jours de 8h à 21 h.401, me Saint-Paul, Québec.Tél.: (418) 694-9316.L'Armée du Salut et La Maison Charlotte 14, côte du Palais, Québec.Tél.: (418) 692-3956.Maison Revivre Hébergement pour hommes.261, me Saint-Vallier Ouest, Québec.Tél.: (418) 523-4343 Le Gîte du Nomade Hébergement temporaire pour jeunes de 12 à 17 ans.595, St-François Est, Québec.Tél.: (418) 521^1483 Les Oeuvres de la Maison Dauphine pour adolescent-e-s et jeunes adultes de la me.Tél.: (418)694-9616.Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans.Résidence de Beauport, 2706 Pierre-Roy, 666-3225 Résidence Ste-Foy, 3364 Rochambeau, 652-9990 Courriel: info@gitejeunesse.org RÉINSERTION SOCIALE En plus de l'hébergement la YWCAdes femmes vous propose un programme de prévention de l'itinérance et de réinsertion sociale pour femmes appelé La Grande Marelle: 855 Avenue Holland, Québec Tél: (418) 683-2155 MEUBLES ET VÊTEMENTS CENTRE OZANAM de la Société Saint-Vincent de Paul À vendre: Vêtements, meubles, livres, vaisselle, etc.usagés et en bonne condition.860, me du Roi, Québec Tél.: (418)522-0880 PROSTITUTION Projet intervention prostitution Québec (PIPQ) Tél.: (418)641-0168 REPAS Soupe populaire Haute-Ville 745, Honoré-Mercier, Québec.Café rencontre Centre-Ville 380, Monseigneur-Gauvreau, Mail Centre-ville, coin me St-Joseph, Québec.Tél.: (418)640-0915.SANTÉ MENTALE Centre communautaire L'Amitié 59, Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél: (418) 522-0737 La Boussole Services aux proches 302, 3e Avenue, Québec Tél.: (418) 523-1502.Internet: laboussole@bellnet.ca Maison de transition l'Éclaircie 1100, route de l'Église, Sainte-Foy OCEAN Tél.: (418) 522-3352.Ligne d'intervention : (418) 522-3283 Service d'entraide L'Espoir 171, me Racine, Loretteville Tél.: (418)842-9344.Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec, G1L 2W9.Tél.: (418) 529-4064.Centre d’entraide Emotion 3360, de la Pérade, suite 200 Sainte-Foy (Québec) Tél: (418) 682-6070 SUIVI COMMUNAUTAIRE L'Archipel d'Entraide offre des services de suivi communautaire.Il est aussi connu pour son service Ac-croche-Toit.Il publie en outre le journal La Quête.Adresse : 190, rue St-Joseph Est, Québec, G1k 3A7.Tél.: (418) 649-9145.TOXICOMANIE Al-Anon et Alateen (Fraternité) Terminus 300, me St-Paul, Québec Amicale Alfa de Québec, inc.815, Avenue Joffre, Québec Tél.: 418-647-1673 Point de Repère 530, me Saint-Joseph Est Tél : (418) 648-8042 TRAVAIL ATELIER Vous avez besoin de bannières?L'atelier de conception et de production de matériel engagé du CAPMO, PARTICIP'ART, vous offre ses services.Communiquez avec nous au (418) 525-6187.Resp.: Marie-Lyne Bouchard.Le Pavois 3005, 4e Avenue, 2e étage, Québec Tél.: (418) 627-9779.Octobre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 25 Le Stade qui manque à notre culture Peut-être n’en avez-vous rien à cirer d’un stade de soccer intérieur à Québec.Vous êtes loin de ces préoccupations.Pas d'enfants ou du moins plus d’enfants à la maison.Eh bien, je vois justement dans ce dossier qui traîne en longueur le symptôme d’une ville vieillissante qui va en arracher tantôt.Diane Morin Des stades intérieurs de soccer, il y en a déjà huit dans la région de Montréal, trois ailleurs en province, un chantier qui se termine à Chamy et un projet bien en selle pour le campus Notre-Dame-de-Foy à Saint-Augustin-de-Desmaure.À Québec, ça tarde encore.Le ministre Philippe Couillard a mentionné il y a quelques semaines que le projet du parc Chauveau avance bien.Mais ce n’est pas encore réglé.Le temps file et toujours pas de pelletée de terre en vue.Comment ça se fait qu’une ville de la taille de Québec soit si lente à se doter d'un équipement sportif somme toute modeste?Clermont, une ville de quelques milliers d'habitants située dans Charlevoix, s’est doté d’un aréna dans les années 70.Vous savez un bâtiment couvert avec des gradins pour que des jeunes puissent pratiquer leur sport préféré, peu importe la température extérieure, et se prennent pour leur idole! Il ne s’agit pas du stade olym pique! On aurait peut-être avantage à regarder plus loin que le bout de notre nez dans ce dossier et être plus diligent.Le soccer est le sport numéro un dans le monde et il s’est introduit chez nous grâce à l’immigration.C’est le sport le plus pratiqué par les jeunes Québécois de tous les horizons.Sam Hamad a sonné l’alarme dernièrement sur la nécessité d’attirer les immigrants pour combler les besoins criants en main-d’oeuvre dans la Capitale Nationale.Si rien n’est fait, nous aurons de sérieux problèmes pour maintenir la croissance économique et, de là, pour assurer la pérennité des programmes so- ciaux.La population de Québec qui est vieillissante en aura bien besoin.On a appris aussi que la région touristique de Québec est idéale pour les retraités et correspond très peu aux goûts des adolescents.L’industrie touristique place le sport au dernier rang de ses priorités.Ça vous étonne?À Québec, tout le monde chante en choeur le couplet culture-histoire- patrimoine depuis si longtemps.Et on craque pour une fontaine devant le Parlement.Et on s’inquiète pour le 400e.Est-ce qu’on va être prêt?Céline va-t-elle venir?Et on fait notre liste de cadeaux du genre bibelots urbains qui iraient si bien sur la place de l’Amérique française ou sur notre magnifique Promenade Champlain flambant neuve.La culture sportive ça existe aussi! On ne lésinerait peut-être pas autant pour réaliser le projet s’il s’agissait d’une activité muséale.Pensez donc, on pourrait inviter des groupes scolaires, faire l’anthologie des plus beaux buts de l’histoire, visiter virtuellement les stades à travers le monde, inclure un atelier ludique pour les petits, faire un parallèle entre le ballon et la planète, parler de la mondialisation et conclure sur l’intégration culturelle.Les muséologues déclineraient les effigies de Zidane ou de Beckham.Et le Tout-Québec applaudirait la vision des promoteurs un verre de vin à la main! 26 La Quête - Réalisons l’espoir Octobre 2007 (°ÊGûSOSŒB A partir de mmili us g ula u lendemai Place de l^jJmyensité du*t3uébec, boulevardJEharestlret rue de la'Coui coin ^ W, A i, vendredi 19 octobre dansltous les coins du Québec événement gui fête ses,18.ans Un rassemblement MAJEUR ! -¦$ 6e édition i Nuit des sensîabri à Québec .JP' ¦ Centraide Québec et Chaudière-Appalaches www.centraide-quebec.œm
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.