La Quête : journal de la rue, 1 décembre 2007, Décembre
No 97 Décembre 2002' Le magazine de rue de Québec CD CO _Q CL O CO CNI ÆÈËËUm Hk.* ***** *:(*)»* Desjardins Caisse populaire de Quebec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec ommaire MOT DE L’ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITORIAL Jacques T.Dumais k \N DOSSIER :PAS D’ENFANTS, PAS DE NOËL LA CHUTE DE L’ENFANT ROI Caroline Alain LES PETITS PENSENT.Aude Brassard-Hallé ÇA FAIT TOUJOURS BRILLER LES YEUX Vanessa Nolin PASSER NOËL À L’HÔPITAL Guillaume Bérubé APRÈS LE DIVORCE DE MES PARENTS Marie-Hélène de cardaillac QUAND MON PÈRE A PERDU SON EMPLOI Maxime Rioux LA FÊTE DES LUMIÈRES Catherine Pagé AMOUR, TOURTIÈRES ET RIGODONS Julie Morin 20 UNE FAMILLE PASSIONNÉE Emilie Proteau CONTES Page 18-19 -Un Noël à l’orphelinat Page 21 -Le merveilleux monde de Ralph Page 31-32 -L’ange de Noël Robert Maltais Stephan Bilodeau Christiane Vover LES ÉCRIVANTS UNE CHANGE QU’ON L’A Martine Blais LE JEU UNE FAMEUSE DÉPENDANCE.Michel Deslauriers LAPIN MALIN Jacques Pruneau e* ¦.-¦**> %-m Ji, .• MMt CHRONIQUE DES HEURES DE PLAISIRS.Diane Morin QUAND UN JOURNALISTE.Martine Corrivault La Quête - Réalisons l’espoir Décembre 2007 3 _ ÉDITEUR Pierre Maltais C£ ¦&UÔ' diteur De nouveau, la période des Fêtes et des réjouissances.On pense à nos amours, nos amis, notre famille, nos enfants.C’est aussi une magnifique période pour les réconciliations.Que de belles heures pour beaucoup d'entre nous, vécues étant enfants durant cette période.Cette année à Lu Quête, nous avons choisi de parler des enfants puisque Noël sans eux n’aurait plus de raisons majeures d’exister.Mais, il y a toujours un mais.Il ne faut pas oublier ceux et celles qui sont seuls, ou sans famille, les enfants malades et ceux qui n ont pas la chance de fêter pour toutes sortes de raisons.Il ne faut pas laisser pour compte les déshérités de notre monde.Nos vaillants jeunes journalistes et nos écrivants de tous âges vous ont confectionné quelques magnifiques textes que vous saurez apprécier.Je profite de cette occasion pour remercier tous les généreux bénévoles qui font que le journal La Quête est encore parmi nous.Merci à ces Jacques Dumais, Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin.Merci aussi à tous nos jeunes et brillants journalistes, à tous nos écrivants qui sont eux aussi bénévoles.Un merci tout particulier à l'équipe régulière, notamment Caroline Alain, Pascal Huot, Jacques-Cari Morin, sans oublier nos généreux commanditaires dont les noms apparaissent à la fin de cette édition.Un très Joyeux Noël à tous nos lecteurs de la part des employés et des stagiaires de l’Archipel d’Entraide, du service Accroche-toit et du journal La Quête.Bonne lecture à tous, et à très bientôt.en 2008.Pierre Maltais La photo de la page couverture a été prise au Centre Jardin Hamel de Québec.Nous tenons à remercier la direction de cette entreprise pour leur aimable collaboration pour la prise de photos lors de notre agréable passage chez eux.Joyeux Noël à tous les employés et à la direction.Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour janvier 2008, nous parlerons de la cigarette, des fumeurs et de certaines conséquences.Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca m ¦M ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS Jacques Dumais, Pierre Maltais ÉQUIPE DE RÉDACTION Caroline Alain, Guillaume Bérubé, Aude Brassard-Hallé, Marie-Hélène de Car-daillac, Jacinthe Dostie.Pascal Huot, Julie Morin, Vanessa Nolin, Émilie Proteau Maxime Rioux, Catherine Pagé, CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, François Laverdière et Pierre Maltais LES ÉCRIVANTS Manon Alarie, Stéphan Bilodeau, Martine Blais, Michel Deslauriers, Rachel Élie, Pascal Huot, Rachel Marcoux, Jonathan Massé, Marie Nassif, Jacques Pruneau, Mario Raymond.Lisette Roy, Christiane Voyer.JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin JEU SUR LE ROMAN Pascal Huot PUBLICITÉ Caroline Alain et Pierre Maltais PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE La Quête PHOTOS Pascal Huot, Émilie Proteau, Denis Lajoie, Christian Talbot.Caroline Alain, Diane Morin, La Quête IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue en échange d une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.tau count' 4 La Quête - Réalisons l’espoir Décembre 2007 \V:.‘ l r I msm La Quête - Réalisons l’espoir Notre mission La Quête est un magazine de me.il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisées de la société.Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier Sur la rue St-Jean Sur la rue St-Joseph Dans Saint-Sacrement Traverse de Lévis CAMELOTS DEMANDÉS D’autres secteurs vont s’ouvrir dans les semaines et les mois à venir.La Quête est à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs dont la me St-Jean, le Chemin Ste-Foy et le boulevard Laurier.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 5 Décembre 2007 Editorial Pour elles, le compte à rebours est commencé.Ces malheureuses détestent les' Fêtes pour s’en confesser.Décembre, de leur point de vue, doit être rayé du calendrier.Un mois de souffrance infernal, le sapin de la vie, ses boules, sa crèche et ses cadeaux enrubannés, pouah! Suffit, le sommet de la désespérance, que la mi-janvier arrive au plus sacrant! Mais qui sont-elles, elles?Les personnes esseulées, isolées, souffrant de solitude, d’isolement.Ces hommes et ces femmes pour qui Noël et le Jour de l’An constituent une véritable torture.La seule pensée d’un réveillon les traumatise.L’ennui les crucifie.Rien devant, à peu près rien derrière, que de la nostalgie et encore.Pensons aux sans domicile fixe, aux gens âgés dans les foyers, aux malades confinés à l’hôpital, aux êtres innombrables qui vivent seuls dans leur logement et à bien d’autres inconnu(e)s.Des sondages indiquent que plus vous avancez en âge, plus cette détresse vous guette.Pendant ce mois dit de réjouissances, le taux de suicide monte en flèche.Ce phénomène inquiète, dans la mesure où le vieillissement de la population s’accentue.Notre société ne peut donc plus jouer à l’autruche à cet égard.Le grand paradoxe là-dedans est que nous vivons dans un monde de communications à outrance.Les médias inondent le marché.Le téléphone sans fil permet à tous et à chacun de se parler tout le temps.Internet élimine la distance dans les rapports humains aux quatre coins de la planète.Et on n’imagine pas de pause dans ce rapprochement.Le raffinement et la diversité incroyables des techniques de communication apparaissent illimités.Seulement voilà, les technologies de communication rie guérissent pas le mal d’amour, le mal de l’âme.L’être humain reste un animal social.Il a besoin de faire face à ses congénères, de les toucher, d’échanger, d’analyser leurs facéties, de les engueuler, de rire, de refaire le monde en leur présence.Or, au contraire, la civilisation technologique à laquelle on le condamne donne à l’individu l’impression de se perdre, de se noyer, de disparaître dans une sorte de grosse masse anomyme.Promenez-vous dans la rue et dénombrez les personnes qui osent vous regarder, dire bonjour, sourire.Ici, c’est plutôt l’exception.Il en est qui préfèrent le strict «dialogue» avec le caniche («mon bébé»!), ou qui ne cassent la glace qu’en présence du cabot d’un autre maître.Belle animalerie sociale, n’est-ce pas?La période festive qui débute ces jours-ci met heureusement l’enfance sur un piédestal.Après tout, Noël demeure l’anniversaire d’un Petit dans l’étable.Et il n’y a nen de tel que la naïveté, l’imagination créatrice et la générosité de nos benjamins pour redonner sa pureté à la fête.L’adulte qui observe un enfant devant l’arbre renoue à tout coup avec la fééne de sa propre enfance.Admirez donc l’aïeul (e) contemplant ses lutins autour deminuit,le24! L’enfance suscite instinctivement le goût du don pendant la période des Fêtes.Alors s’il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir, se cantonner dans une solitude étanche, même pour les solitaires d’habitude, tient d’un nombrilisme difficilement compréhensible.En l’absence d’une famille à chérir, les célibataires endurcis peuvent, sans grand effort, s’oublier pour quelqu’un (e) de leur entourage qui en a le plus urgent besoin.Les petites annonces communautaires n’ont de cesse d’en appeler aux bénévoles auprès des enfants, des vieux, des personnes handicapées, des mal pris.Grâce à «l’appât du don», en contrepartie de l’appât du gain financier, le bénévolat aide drôlement à vaincre cette maudite solitude, à sortir d’une période tristounette dans l’espoir de matérialiser un Noël joyeux auquel chacun a droit, idéalement 365 jours par année.Jacques T-Dumais ¦* ?*> .* La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : RS] Desjardins ÜC*« Caisse populaire de Québec Canada Cenbraide Quebec et Chaudière- Appalaches 6 La Quête - Réalisons l’espoir Décembre 2007 LA CHUTE DE L ENFANT RC! J ai été un accident pour mes parents et une bénédiction pour mes grands-parents! Du fait d’avoir été entourée uniquement d'adultes durant toute mon enfance, j’ai vieilli plus vite que les autres.On m a beaucoup gâtée, mais on m’a mal aimée.C’est moi, l’enfant « ROI »! J "¦." - —— -T-Ï7-— '¦ " Des Noël et des Jours de l’An comme il ne s’en fait plus aujourd’hui, j’en ai vécus! Des gens de partout venaient fêter pendant des jours.Des tempêtes de neige qui nous immobilisaient tous ensemble ! Ah que c’était une belle époque! Tellement réconfortante.J’étais la vedette! Celle qui n’était pas gênée de discuter avec tous et chacun, à la grande surprise de certains.Celle à qui on apprenait des chansons pour en faire une mascotte.Et, évidemment, à qui on donnait des cadeaux car elle était unique, cette petite! Des cadeaux, les uns après les autres, encore et encore! J’aimais Noël! Est-ce que j’appréciais vraiment ce que l’on m’offrait?Plus ou moins.J’exagérais mes remerciements pour être polie.Recevoir tant de cadeaux était devenu banal.Dans ma tête, si quelqu’un m’oubliait, c’était qu’il me détestait.En réaction à des scènes du genre : « Ce n’est pas la Barbie que je voulais », on me l’offrait.Je faisais des « X » dans le catalogue de chez « Sears »! Il y a en avait des « X » dans mon catalogue et je les obtenais tous! Vous souvenez-vous du magasin « Distribution aux consommateurs »?On se rendait sur place feuilleter ce catalogue tout plastifié et on écrivait le numéro de l’article que l’on voulait.À la queue leu-leu on attendait les boîtes qui arrivaient de l’entrepôt.L’attente était un supplice! J’ai développé le côté manipulateur assez tôt.« J’exige », et non « j’aimerais », était devenu mon vocabulaire.Evidemment que je devins détestable et cela empira en avançant en âge.Lorsque tu n’es plus la belle petite fille joufflue, tu perds de l’importance.Et, perdre de l’importance pour un enfant roi, c’est le rejet et la rébellion qui s’en suit.J’étais impolie et je faisais tout pour attirer T at tention.TOUT CHANGEAIT En plus de perdre de plus en plus l’attention de mon entourage, un jour un de mes grands-parents décéda.Il y avait toujours autant de gens qui se montraient pour les fêtes, mais l’atmosphère avait changé.Il y avait de la nostalgie et de la tristesse.Moi aussi j’en avais mais je ne comprenais pas ce qui se passait.Je voulais toujours de l’attention et des ca deaux!.J’existe! Tout changeait.Même lorsque je voulais prendre part au spectacle, j’attendais longtemps mon tour pour chanter.Pourquoi on ne m’aimait plus ?Qu’est ce qui m’arrivait?Plus de petit train de chez Eaton au centre-ville, plus de photos avec le Père Noël, plus d’histoires et de choses spéciales pour moi à Noël.Où était passée la petite vedette?La bouderie s’est installée chez moi et mon sourire disparut.Chaque fois que l’on me refusait quelque chose, chaque fois que l’on ne m’offrait rien, c’était la crise.Je me sentais rejetée.Je manipulais, mais ça ne marchait plus.Je croyais que l’on me punissait.De quoi?Je n’en savais rien.Mais pourquoi les choses changeaient?Pourquoi je ne était plus le centre d’attention comme avant.Pour quoi grand-papa était mort?Ma grand-mère décéda plus tard.Ma « mémére »! Celle qui m’avait tant aimée ou mal aimée n’était plus là.Plus de fête de famille! Adulée par mes grands-parents, non désirée par mes pa- rents, qu’allais-je devenir?Mes protec teurs! Ma référence! Soudainement, les gens que l’on ne voyait que pour les fêtes ne sont plus venus.Le choc! Cela faisait des Noël bien différents que de me retrouver seule avec mes parents .Des cadeaux, j’en ai eu cette année-là pour les fous et les fins! Mais le plaisir n’était pas au rendez-vous.L’enfant roi ne se comprenait plus.Le prochain Noël suivant s’avéra fatal.La séparation de mes parents m’acheva.Enfant gâtée, exaspérante, manipultrice, rebelle.Le combat fut difficile entre l’enfant roi que j’étais alors et celle que je suis devenue maintenant.Le sentiment de différence vis-a-vis des autres.Le rejet et l’abandon soudain.Ne plus avoir envie de grandir pour demeurer importante vis-à-vis des autres.Vivre des Noëls seule dès l’âge de 13 ans.Se savoir abandonnée par ceux que Ton aime, parce que non désirée.SE CONSTRUIRE UNE FAMILLE Aujourd’hui, l’enfant roi est disparu! Par chance ou par malchance, car il était malheureux.Aujourd’hui, je n’ai plus de famille.Je m’en suis construit une! ! Mes Noëls avec mes enfants ne sont pas comme ceux que j’ai vécu lorsque j’étais petite.Ils sont simples.Tout simplement, dans le vrai sens des bonnes valeurs du partage et de l’amour que l’on a les uns pour les autres.Des cadeaux, mes enfants en ont à Tannée en leur accordant : du temps, des activités, en leur donnant des choix et, bien sûr, des petites surprises.Pour moi, c’est Noël toutes les fins de semaines ! ! Alors lorsque vient le temps des fêtes, il est beau de se le rappeler: il est beau de s’aimer.Caroline Alain Décembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 7 êïjJl ^ jieJAJi 'fîwrKÀ$Jt' La fête de Noël a toujours été associée aux enfants.Lorsque nous pensons à cette fête, nous nous revoyons en bas âge, ou encore pensons aux enfants qui nous entourent.Mais qu’en pensent les tout-petits?Je suis allée rencontrer 20 d’entre eux dans la classe de deuxième année de « Mme Geneviève » à l’école du Buisson de Neuchâtel, histoire de leur poser la question.Nous aurions pu croire qu’ils parleraient exclusivement de cadeaux et de jeux.Eh non : lorsqu’ils pensent à Noël, les enfants pensent avant tout à leur famille.Ils aiment aller voir leurs grands-parents, leurs cousins et cousines, et passer du temps de qualité avec leurs parents.Pour certains, il s’agit d’un moment privilégié pour voir des gens vivant loin : au Lac-Saint-Jean, à Montréal, et même à Val-Bélair (!!).Ils aiment aussi les activités extérieures : le « snow » avec son père pour Jason, le patin pour Vincent, faire des tunnels dans la neige pour Samuel, la cueillette de l’arbre dans les bois près de la maison de ses grands-parents pour Joey.Décorer le sapin fait partie de leurs activités favorites.Plusieurs ont des tâches bien précises : mettre l’étoile tout en haut, placer le village de Noël ou encore installer la crèche « même si le Jésus n'a plus de tête ».Quelques-uns parlent aussi de cadeaux : lorsqu’on lui demande ce qu’il aime à Noël, Guillaume répond d’ailleurs, sans hésiter, que c’est de les déballer! Noël est aussi le temps des choses spéciales.Elizabeth ira avec sa mère et son petit frère « très tannant » rejoindre son père à Disney World en Floride.Il participe depuis six mois à la mission canadienne en Afghanistan.Les symboles de Noël n’ont guère évolué depuis mon enfance.Pour eux, ce sont les soupers en famille, le Père Noël, les cadeaux avec leurs beaux emballages, et Rudolph, le Renne au nez rouge, qui représente le mieux la fête.Samuel, lui, pense aux décorations « dehors comme dans la maison ».Daphney, de son côté, parle de son grand-papa, qui se déguise en Père-Noël, « parce que le vrai ne peut pas aller dans toutes les maisons pour passer la soirée.» Les repas traditionnels sont toujours à l’honneur.Plusieurs mangent de la dinde « avec des canneberges » en famille le soir de la fête.La bûche est toujours un choix préféré des enfants, « surtout avec beaucoup de glaçage » pour Elizabeth.D’autres mangent de la fondue, ou encore des plats spéciaux préparés spécialement pour l’occasion, comme le « gâteau avec du glaçage blanc et des fraises » de la mère d'Alexandre.Lorsqu’ils seront grands, ils reproduiront sans doute les Noëls de leur enfance.Jade dit qu’elle organisera un brunch, Elizabeth aura une grosse bûche, Névine amènera ses enfants faire du patinage.« Moi je vais donner plein de jeux vidéo! » s'exclame Samuel.Daphney ira voir son père, qu’elle ne voit pas souvent, avec ses enfants.Ils perpétueront donc les traditions familiales, comme leurs parents l’ont fait avec eux.Souhaitons qu'ils transmettent également leurs valeurs et leur énergie à leurs enfants! Aude Brassard-Hallé 8 La Quête - Réalisons l’espoir Décembre 2007 Photo Caroline Alain Ça fait toujours briller les yeux La chaleur unique des maisons le soir de Noël, l’odeur de la dinde, les lumières du sapin, la frénésie des gens, la musique au son des cloches, le Père Noël joué par un «mononcle», le chiffonne-ment du papier d’emballage et la joie de se retrouver tous ensemble créent la magie des Fêtes.Mais, avant, il faut tout mettre en place.De tous les préparatifs et traditions, lesquels ont su traverser le temps?De l’enfance de nos parents à celle des enfants d’aujourd’hui.Avant de jouer avec ses cousins et cousines et de s’endormir dans les manteaux des invités avec tous leurs parfums, il faut se préparer.La visite et la lettre à St-Nicolas restent les traditions les plus populaires.«Je me rappelle, on allait voir le Père Noël chez Paquet dans le coin du Mail St-Roch.C’était le vrai qui était là!», raconte Michel, 46 ans.« Moi, je vais aller le voir pour lui demander un p'tit bébé avec une p’tite suce et qui pleure!», s’exclame Victoria, deux ans et demi.«Moi, je l’ai vu l’autre jour, en auto, il marchait sur le trottoir et a dit salut à Laurie, ma soeur», rêvasse Claudia, 4 ans, avec un sourire coquin.Ce drôle de vieillard a toujours su réveiller l’imagination des enfants et garder les plus tannants sages.Le classique sapin de Noël est aussi un incontournable tant pour les parents que pour les enfants.La décoration de celui-ci avec en bruit de fond, de la musique du temps des Fêtes, réunit encore les familles.Les boules brillantes, les minuscules lumières, l’étoile du berger et les personnages sont tous des ornements qui font rêver les plus jeunes et plongent les plus vieux dans la nostalgie des Noël passés.D’HIER À AUJOURD’HUI Ce qui a changé est le village au bas du sapin.Les plus vieux se rappellent tous la crèche et Jésus dans sa mangeoire, mais les enfants d’aujourd’hui, connaissent autre chose.Le village avec ses magasins, ses maisons, sa patinoire et toutes les petites figurines ont remplacé tranquillement le symbole religieux.Puis, encore à l’école ou la garderie, plusieurs bricolages ayant pour thème Noël préparent les enfants aux festivités.Des guirlandes en carton, des dessins, des collages de leur demande de cadeaux font tous partie des semaines de l’Avent.À cette période de l’année, les enfants sont généreux : «Je vais faire un dessin de sapin pour le Père Noël», dit Xavier, trois ans.Et, certains jeunes aident à faire la cuisine.Les biscuits et la bûche de Noël demeurent les desserts des Fêtes par excellence.Pour les enfants les plus aventuriers, une des traditions adorées avant la fête, est d’aller dans la garde-robe des parents.Que de découvertes dans les boîtes! Mais, chut! Il ne faut pas le dire trop haut.Des nouveaux préparatifs, il y a celui des calendrier de l’Avent.A chaque jour, le jeune mange un morceau de chocolat.Cela aide à le faire patienter jusqu’à Noël.ou peut-être de l’exciter pour la fête! Des traditions qui sont en voie de disparition, il y a celle d’envoyer des cartes de souhaits pour Noël à la famille et amis.Puis, celle de la messe de minuit qui ne concerne plus les enfants.Bien sûr, les églises sont remplies de paroissiens ce soir-là, d'ailleurs c’est bien le seul.Mais, le problème est que les jeunes ne connaissent pas nécessairement l’histoire de la nativité.Victoria raconte que Noël est la fête à Alex, à Danielle et à elle en ne sachant pas vraiment que c’était au petit Jésus.Pour eux, c’est seulement une occasion d’avoir des cadeaux et de voir leur famille.Noël a perdu son sens religieux, mais est davantage centré sur la famille et les amis.Mais, malgré le temps, Noël fait encore briller les yeux des plus jeunes.et des moins jeunes.Vanessa Nolin Décembre 2007 La Quête - Réalisons l’espoir 9 PASSER fiJOËlÊd, A L’HOPITAL Un séjour à l'hôpital pendant la période des Fêtes n'a rien de réjouissant, surtout pour un enfant cancéreux.Heureusement, au Centre Mère-Enfant du CHUL, on a les moyens de rendre ce séjour moins désagréable pour chaque enfant hospitalisé et sa famille.V -—.- .- ¦¦ ¦ ¦ - ¦ ¦ ¦¦¦• ' W.-&W.'%.i* V DU PLAISIR MALGRÉ TOUT Plusieurs organismes soutiennent le CME pour permettre aux enfants d'avoir du plaisir durant cette période de festivités malgré leur hospitalisation.Des activités sont organisées dans le but d'atténuer la monotonie, la solitude et la crainte que les enfants peuvent éprouver.Selon Julie Gaumont, éducatrice en hématologie-oncologie pédiatrique, ces activités dorment non seulement la chance aux enfants de se socialiser, mais aussi à leurs parents de rencontrer des gens qui vivent une épreuve semblable a la leur.Parmi ces activités, Mme Gaumont souligne que Leucan organise chaque année une fête le 24 ou le 25 décembre pour les enfants malades qui n'ont pas eu leur congé de l'hôpital.Aussi, la Fondation pour l'enfance Starlight Canada, connue notamment pour son programme Docteur Clown, finance un buffet qui aura lieu le 19 décembre pour les enfants et les parents.Ce souper sera agrémenté de magiciens, de maquilleurs ainsi que d'un invité du pôle Nord.Lors de cette soirée bien spéciale, chaque enfant recevra un cadeau personnalisé de la part de la Banque Scotia.Des pompiers de Québec viendront également avec le Père Noël porter des cadeaux aux enfants à la mi-décembre.« Chaque année, beaucoup de compagnies et d'écoles nous proposent de venir rencontrer les enfants du département d'hématologie-oncologie pédiatrique.Il nous arrive même d'en refuser pour maintenir un bon encadrement », affirme Pierre Verret.Ce dernier rappelle que les enfants de ce département ont un système immunitaire au plus bas et qu’il faut prendre des précautions lorsqu'on les approche pour ne pas aggraver leur état.PLUS DUR POUR LES PARENTS M.Verret estime qu'il est plus difficile pour les parents de passer Noël à l'hôpital que pour l'enfant lui-même.« Les parents trouvent ça triste parce qu'ils entrevoient l'avenir », explique-t-il.Pour ce qui est des enfants, Mme Gaumont affirme qu'ils sont très fébriles lors de la journée de Noël.« Ils aiment participer à la préparation de cette fête ».Selon l'éducatrice, les parents sont heureux de voir leur enfant participer à une fête à l'hôpital et avoir du plaisir, mais ils sont malheureux de ne pas être à la maison avec lui.Guillaume Bérubé Des enfants âgés de 0 à 18 ans ayant un cancer sont hospitalisés dans le département d'hématologie-oncologie pédiatrique au Centre Mère-Enfant (CME).Ils sont traités par un personnel médical ayant à coeur leur bien-être global.« On essaie tout d'abord d'accommoder le traitement de l'enfant de sorte que celui-ci puisse avoir son congé pour Noël », indique l'infirmier en pédiatrie au CME, Pierre Verret.Sa principale fonction est d'assurer le lien entre les familles et les soins de santé.Il aide notamment les parents en leur fournissant des renseignements sur la maladie de l'enfant, sur le traitement et les effets secondaires, mais aussi en les supportant tout au long de cette épreuve.M.Verret souligne cependant que les enfants qui connaissent des complications doivent passer Noël à l'hôpital.Reste que le nombre d'enfants hospitalisés la journée de Noël demeure minime.« L'an dernier, seulement quatre enfants en hématologie-oncologie sont restés à l'hôpital, parce qu'ils étaient trop à risque », indique Pierre Verret.Il ajoute que les médecins sont très coopératifs lorsqu'il s'agit de donner des congés pour Noël.Il arrive même qu'un enfant en traitement ait un congé d'une journée si sa condition le permet.{ É MES P — ;?w Quand j’étais plus jeune, la veille de Noël, mon frère et moi, nous nous faisions garder chez notre grand-mère.Elle nous envoyait toujours jouer dehors parce que nous étions insuppor tables et la journée se faisait interminable.- l tabl ^—.— — — En début de soirée, nous allions nous coucher après avoir pris une petite collation et à minuit, la magie opérait.Dans le salon, le sapin que ma mère avait décoré était magnifique et tout illuminé.Les cadeaux avaient été déposés par le Père Noël et la maison sentait bon les petits fours.La famille nous attendait et enfin, la fête de Noël commençait.Jusqu'à mes 11 ans, mes souvenirs sont tous semblables à celui-ci.Je me souviens d'un Noël où j'ai reçu une luge rouge.Elle était dehors et partout sur la neige il y avait des confettis argentés.C'était le bon temps.Après, mes parents ont divorcé.Depuis ce moment-là, une année je suis chez mon père à Noël et avec ma mère au Jour de l'An et, l'année suivante, c'est le contraire.De plus, la famille de mon père demeure loin et planifier un voyage pour lui rendre visite est toute une histoire.DES DÉBUTS PÉNIBLES L'adaptation à la nouvelle situation a été dure.Mon père a dû apprendre à cuisiner, à décorer et à planifier.Ma mère s'est habituée à vivre dans un appartement et à nous partager.Le premier Noël a été un peu pénible.La séparation se faisait ressentir et pour nous, ce n'était pas ça être en famille, ce n'était pas ça les «fêtes».Deux ans après le divorce, mon père a trouvé une nouvelle compagne.Cette femme avait également deux enfants du même âge que mon frère et moi.Ces cinq ans de ma vie ne sont pas panni les meilleurs.Déjà à l'année, ce n'était pas toujours rose.À Noël, je n'avais pas plus l'impression d'être vraiment avec ma famille.C'était toujours compliqué, c'était toujours un peu froid.Chaque fête démontrait un peu plus que personne n'avait appris à connaître l'autre.Cependant, je ne peux pas totalement regretter ces moments de vie, car mon frère et moi, nous nous sommes beaucoup rapprochés.Comme nous n'étions pas tout à fait à l'aise, nous avons appris à nous apprécier plus que jamais, à nous connaître et à nous supporter l’un l'autre.Qu'est ce que mon frère aime ?Qu'est ce qui le fait rire?Qu'est ce qu'il projette de faire cette année ?Comment va-t-il ?Nous avons commencé à nous offrir des cadeaux et je crois sincèrement qu'il est le seul à ne s'être jamais trompé et à toujours avoir trouvé la bonne attention.C'est rien de gros, ni de compliqué, mais qui souvent contient une petite touche d'humour.Justement, l'an dernier, il m'a offert un arbre en plastique pour décorer ma chambre.Il n'a pas voulu que je l'ouvre devant mes grands-parents, il était un peu gêné et savait qu'ils ne comprendraient pas.C'est comme ça avec mon frère.L'ÉQUILIBRE REVENU Malgré le divorce, l'équilibre est revenu, même si les choses se compliquent avec les emplois étudiants et les amours.Même à trois, on se sent proche et en famille.Mon père n'a jamais été vraiment doué pour décorer le sapin, mais l'esprit de Noël est toujours au rendez-vous.Avec ma mère, ça ressemble un peu plus à mes souvenirs de jeunesse et c'est rassurant.Chacun a réussi à faire de cette fête un moment unique devenu indispensable et indissociable.Cette année est prometteuse.Ma mère prépare un réveillon chaleureux comme à son habitude.Mon père a une nouvelle maison, une nouvelle compagne et il a décoré.Mon frère a grandi et il a une amoureuse.Comme avant, je vais passer la veille de Noël chez ma grand-mère, mais cette fois ce sera pour cuisiner.Marie-Hélène de Cardaillac Décembre 2007 -La Quête - Réalisons l’espoir 11 Les flocons de neige tombent sur la grande ville de Québec à la veille de Noël.Les maisons sont décorées et illuminées tout comme l'arbre de Noël dehors devant ma maison.Il est rempli de lumières de toutes les couleurs et aussi de ballons.Cette création de mon père donne une touche tout à fait artistique à notre arbre.Notre arbre est particulier tout comme la situation que nous vivons présentement.Le temps où ma famille était à l'aise financièrement et qui fêtait Noël dans l’abondance était terminé.Je me rappelle Noël quand j'étais petit.Chaque année, vers 20h, mon frère et moi étions en train de prendre notre bain.Mon père et ma mère sonnaient à trois ou quatre reprises sur la sonnette d'entrée en faisant des Oh! Oh! Oh! et en brassant des grelots pour simuler la venue du Père Noël.Lorsque nous sortions du bain dans nos pyjamas, le salon était rempli de cadeaux à ne plus savoir ou regarder.Cette mise en scène s'est naturellement dissipée avec l'arrivée de mon adolescence.Cependant, une année mon père avait perdu son emploi et l'abondance d'antan n'était pas au rendez-vous.Bien que mon père et ma mère nous avaient fréquemment avisés du Noël que nous allions passer, je ne m'attendais pas à ça.Je devais avoir 13 ou 14 ans à l'époque et l'adolescent que j’étais, ne comprenait ou ne voulait tout simplement pas comprendre la situation qui prévalait à ce moment dans ma famille.Pourtant, notre arbre était plus beau que jamais avec ses lumières blanches scintillantes, ses boules en forme de glaçons, sans parler de l'ange orné d'une couronne dorée postée au sommet.Le sapin veillait sur notre famille d'un air inquiet.Toutefois, ces belles décorations qui détournaient mon attention cachaient à la base de l'arbre deux petits cadeaux, l'un pour moi, l'autre pour mon frère.Des cadeaux à titre symbolique, juste pour dire que l'on reçoit quelque chose.DE LA TRISTESSE À LA CHALEUR HUMAINE Mon père et ma mère tentaient désespérément de cacher leur tristesse profonde, car eux saisissaient réellement l'enjeu d'une perte d'emploi.Habitué à demander la lune et à recevoir les étoiles qui l'entourent, j'avais peine à comprendre.Toutefois, c'est en regardant mon père dans les yeux et qui tentait de ne pas laisser transparaître ses émotions que j'ai compris l'ampleur de la situation.Il se forçait pour faire des blagues et pour nous faire rire pour rester le père cool qu'il était.Mais malgré toute cette mise en scène, on sentait clairement son inquiétude.Il avait besoin du support de sa famille pour continuer à avancer la tête haute, car il portait sur ses épaules le poids de penser que tout était de sa faute.Il se sentait profondément coupable de nous faire subir directement sa perte d'emploi et un Noël particulier.Le moral de mon père était à son plus bas.Il fallait alors l'encourager à notre tour alors que c'est lui qui le faisait à l'année longue pour nous motiver à l'école.Je vous jure que lorsqu'un père met sa main sur l'épaule de son fils découragé, c'est très intense et stimulant pour un adolescent.Mais imaginer un fils qui fait ce geste pour son père, c'est très émouvant.Nous nous sommes subitement tous serrés dans nos bras en signe de compréhension, de solidarité et d'amour.Ce geste peut sembler banal pour certains, mais dans un contexte aussi fragile, ça avait redonné le sourire à mon père et ravivé sa motivation.Nous étions quatre à vivre cette situation et nous allions nous en sortir ensemble.Même si les cadeaux n'étaient pas au rendez-vous cette année-là, j'ai réalisé que Noël n'était pas seulement une fête de cadeaux, mais une fête de famille.En fait, Noël est un des rares moments où l'on se retrouve tous ensemble.C'est à la veille de Noël que j'ai compris que nous formions une unité et que dans un tout parfaitement uni, nous étions plus forts que tout.Les cadeaux les plus dispendieux ne sont rien comparativement à cela! Maxime Rioux 12 La Quête - Réalisons l'espoir Décembre 2007 VJ-fRTSS Unité Hospitalière de Recherche, d'Enseignement et de Soins du SIDA > L'équipe VIH/SIDA du CHUQ-CHUL est composée de différents professionnels de la santé / Microbiologiste-infectiologue / Travailleuse sociale et éducatrice-sexologue / Infirmières / Psychologue /Pharmacien /Etc.> Elle a pour but de traiter les personnes atteintes de la grande région de Québec et de tout l'Est du Québec 8 Nous avons plusieurs projets de recherche clinique en cours pour tenter de trouver de nouveaux médicaments contre le VIH/SIDA.-Vous voulez un suivi régulier par une équipe compétente et dynamique ?-Vous voulez participer à un protocole de recherche sur de nouveaux médicaments ?JtypeCez-nous au (418) 654-2788 (CHUL: 2705 boulevard Laurier, Québec, local S-785) UNIVERSITÉ LAVAL UCHUf«rc de nuunw eqal\*Mt à qnuire fccnre» de *ommeil pour U- eorp* 3 {$Kwro«|) (Je jw*r» i» réaUmn pw à qud |HSnt leur cmrpn est munnil rrwftil dr termluen, « de noeud*.("H pdMftie d# s'en 4etwre ! Il suffit de «arrordei un peu de treat* pour lemtAt un ikruhf >.^ Le pled eut I* imu* la plu» rfeeptlve du cwtrp* po«r le nuwlite T LA RÉKLEXOLOUIK es* une UKtmfejor de massa*# de |wMt léflMet relies à frairriblr ¦ilia OfatÇi» vtvse* à rrtaMtr fmjuUliire île l'enersie rtjlr de (mutes le* dm de» et tous ks ontAne* En plus d’un «M de detente afaswtun, elle vise H fiunewr iwu- par Lut r h»m*«Ue.Beauté, des pieds Pédicure & réflexologie du pied (ou massage 1 heure) 95$ LA M KKI im.SMAHKA.SION est une lechnique d'exfoliation de la l>em qui m^atnr et rajeunit L peau vMmmsflt**.r»Wjm
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