Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 août 1880, dimanche 1 août 1880
illllliinniiilnagmiaiilimiliiiBIllllimi wwwwwHHiwiimiffBuwmiimHi I Sara Ii|,!!:iml'i'I1 ilitll'i! ll i ‘ Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.Un Morceau de Musique et un Feuilleton accompagnent chaque Numéro.7e.Annee.No.4.A.J.BOUCHER, Editeur-Froprictnirc No.280, Rue Notre-Dame MONTREAL.Mlflll •;tiiii.;iTiirir:ir.i'.irlmi>.l;i.i;i7nniii;;'irTmiii[ir!iiiWi'7Hliari;!!liîn'iiTlin 'l.liliiiiil S±tà£i SOMMAIRE.—Annonces.Notices biographiques concernant divers musiciens célèbres : Carvalho.Appréciations de la presse.Madame Petipas.Nouvelles artistiques Canadiennes.Orgies et organistes.Echos musicaux de l’Europe.Correspondance de Québec.Une petite merveille.Concours de l’Académie de Musique de Québec.Naissances.Mariage.Décès.Nécrologie.Abonnements reçus dans le cours du mois.Plaisanteries.Annonces.Musique : L'ITcurcux Paysan / par K.Schumann, l’ris d'un berceau: romance, par H.Loiiel.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs pour le mois de Août-Septembre.Oigues-liamioniums de là Puissance.Annonces.1er Août 1880.mfsvnntë ;éill ! IliRlillhiilnjl1,: ; ;| o, ifflii I llin.-l :i 1.1 li.j ïJlIliüilii mmsm jiboimemetit : $1,00 par an, 2)aiya^G (l’avance.10 cts.le ?m?nero sepa?-e, Imprimé par .T.B.Latlante, 245, Rue St.Jacques, Montréal. 66 LE CANADA.MUSICAL.ARCHAMBAULT, Artiste-Photographe 300 % RUE NOTRE-DAME, MONTBEAL.- J’ai le plaisir d’annoncer à mes nombreux ¦ patrons et au public en général, que je viens d’acheter le célèbre procédé français “de Boissonnas,” au moyen duquel je puis prendre des photographies instantanément.Ainsi, je puis faire dans trois secondes une pose qui en aurait demandé trente à trente-cinq avec l’ancien procédé.Ayant réellement le seuljatelier canadien de 1ère.classe dans Montréal, et n’épargnant ni temps ni argent pour produire un bon ouvrage, j’ose demander au public canadien une part de son patronage et j’ose aussi lui garantir satisfaction sous tous rapports.On pourra voir à mon Studio des portraits à l’huile, au crayon, au pastel et à l’encre de chine de toutes grandeurs, depuis la miniature jusqu’à grandeur naturelle.Une visite est respectueusement sollicitée.ARCHAMBAULT, No.300}4, Rue Notre-Dame.F.JEHIN PRUME, Artiste-Violoniste, No.98, RUE SAINT-DENIS.FRANÇOIS BOUCHER, COMPAGNIE CANADIENNE 03Ü! I212 NOTRE DAME MONTREAL Air RECEVRA, A SA RESIDENCE, No.484, RUE LAGAUCHETIERE, QUELQUES ÉLÈVES l'OBIl LE VIOLON.CONDITIONS .$1.00, PAR MOIS.J.P.FRF ME AU, FABRICANT PRATIQUE DE MONTRES ET DE BIJOUTERIE.Toujours en mains un assortiment varié de Montres, Horloges, Anneaux de mariage, Lunettes et Bijouterie de toute sorte.° On fait une spécialité des réparations difficiles.No.232, RUE SAINT-LAURENT.O.J\ OE/AIG-, ACCORDEUR ET REPARATEUR DE PIANOS, A TRANSPORTÉ SON ATELIER AU No.93, RUE SAINT-LAURENT.A.LAVALLÉE, Luthier et Fabricant d’instruments de Musique, No.35COTE St.LAMBERT, MONTREAL.Instruments de Musique de toutes descriptions réparés sous le plus court délai et à des prix très réduits.JOSEPH LEROUX, NUMISMATE ET COLLECTIONNEUR.No.580, Rue St.Joseph, Montreal, A constamment en mains un assortiment considérable et varié de monnaies rares—anciennes et modernes—qu’il offre en vente à des prix très modérés.Des spécimens sont envoyés en approbation, à des personnes responsables, qui devront payer tous les frais de port.Collections formées pour les établissements d’éducation.Monnaies échangées. Le Canada Musical, YOL.7.] MONTREAL, 1er AOUT IsSO.[No.4.NOTICES BIOGRAPHIQUES (Extraites du Supplément à la Biographie universelle des Musiciens de F.J.Fétis,—par M.Arthur Pougin,) CONCERNANT DIVERS MUSICIENS CELEBRES QUI ONT VISITÉ L’AMÉRIQUE, OU DONT LA RÉPUTATION, OU LES ŒUVRES SONT PLUS PARTICULIÈREMENT CONNUES ET ESTIMÉES Au Canada.CARVALHO (Caroline-Felix-Miodan, épouse), une des cantatrices françaises les plus remarquables de l'époque actuelle, est née à Marseille le 31 décembre 1827.(u Son père, hautboiste distingué, avait quitté Paris pour s’établir en cette ville où il s’était créé une situation très honorable et où il avait commencé l’éducation musicale de ses trois enfants : Amédée, Alexandre et la jeune Caroline.Celle-ci faisait entrevoir des dispositions toutes exceptionnelles, et son itère s’en montrait enchanté, lorsqu’il mourut dans toute la force de l’âge, laissant les siens sans appui.Mme.Miolan qui semblait comprendre l’avenir réservé à sa iille, suivit les conseils de quelques amis et se décida à revenir se fixer à Paris avec sa jeune famille.C’est peu de temps après, en 1843, que Mlle.Caroline Miolan, après avoir suivi un cours de solfège sous la direction d’un maître particulier, et avoir commencé l’étude sérieuse du chant, fut admise au Conservatoire, dans la classe de chant de M.Duprez.Elle y demeura jusqu’en 1847, année dans laquelle elle obtint au concours un brillant (1) Au mois de mai 1863, Bénédit alors professeur au Conservatoire de Marseille, et critique musical du journal le Sémaphore publiait dans un de ses feuilleton: A.propos des représentations données nu Théâtre de cette ville par Mme.Carvalho, les lignes suivantes qu'il n’est pas sans intérêt do reproduire : “ Dans l’un de ces concerts spirituels que la Société des Amateurs donnait jadis au Théâtre français (de Marseille), pendant la construction de la Salle Thubancau, on vit s’avancer sur l’estrade, un jeune artiste, do bonne mine, tenant en mnins un cor anglais sur lequel il exécuta un air varié de sa composition.Le son agréable de l’instrument et la manière dont il fut joué fixèrent l’attention de l’auditoire et valurent un succès unanime â l’artiste inconnu, qui chaleureusement applaudi se retira satisfait après avoir promis de se faire entendre une dernière fois avant d’aller reprendre son service, en sa double qualité de deuxième chef de musique dans les Gardes-du-Corps, et de professeur au Conservatoire.Le directeur du Grand-Théâtre, M.Chapus avait assisté au concert ; séduit par le talent de l’artiste, aussi exercé sur le hautbois que sur le cor anglais (naturellement), il lui lit des propositions tellement avantageuses, qu’au lieu de retourner â Paris, l’habile instrumentiste résolut de se fixer parmi nous comme premier hautbois â l'orchestre du Grand Théâtre.Or, ce musicien de choix qui préférait notre beau ciel marseillais au séjour de la capitale, était M.Félix Miolan, père de Mme.Miolan Carvalho.Marseille fut donc le berceau de notre éminente cantatrice ; elle y vint au monde, rue Paradis, 16, au 3me étage de la maison voisine de celle de M.Cavinux, luthier, et fut baptisée â l’église Saint-Ferréol, ayant pour parrain son frère Amédée, mort naguère à la Nouvelle-Orléans, où il était chef d’orchestre.— _ On a vu dans ces lignes que le père de Mme.Carvalho était professeur au Conservatoire de Paris.Le fait est vrai, car dans le chapitre : Personnel par ordre alphabétique de son Histoire du Conservatoire, Lassabathie a mentionné son nom, sans l’accompagner d’ailleurs d’aucune date et d’aucune note.D’autre part, dans le chapitre où il donne pour chaque année la liste des professeurs en exercice, Lassabathie n’a pas retrouvé sous sa plume le nom de Miolan.11 me paraît résulter de ceci que Miolan avait été probablement nommé professeur suppléant (et honoraire de hautbois,) Vogt étant alors titulaire, et qu’il n’a jamais exercé.premier prix, en chantant l’air d’Isabelle de Robert le Diable.M.Duprez fut tellement enchanté de son élève qu’il n’hésita pas à la faire paraître auprès de lui à l’Opéra, dans sa représentation de retraite qu’il donna peu après.Dans cette représentation Mlle.Félix Miolan chanta le premier acte de Lucie de Lamer moor et le trio du second acte de La Juive.Cette première épreuve fut très favorable à la jeune artiste, qui bientôt lut engagée à l’Opéra Comique, où elle débuta en 1840 d’une manière fort agréable.Sa voix pourtant, qui n’a jamais brillée par la puissance et la force, était alors bien mince et bien fragile, mais elle la conduisait déjà avec un goût rare, et suppléait à la vigueur par une excellente manière de phraser et d’articuler.Une remarquable création, celle de Giralda, vint l’année suivante affermir sa situation, et celle des Noces de Jeannette, ne contribua pas peu à augmenter sa réputation.Mlle.Félix Miolan lit encore une création dans la Cour de Célimène de M.Ambroise Thomas, une autre dans le Nabab d’Halévy, puis elle reprit plusieurs rôles du repertoire, entre autres celui d’Isabelle du Pré aux Clercs, qui mit le sceau à sa réputation, par la façon incomparable dont elle chantait la romance du premier acte et le grand air du second.C’est à cette époque qu’elle épousa un de ses camarades de l’Opéra Comique, M.Carvalho (1).Presque aussitôt celui-ci devint directeur du Théâtre Lyrique, qui agonisait entre les mains de Pellegrin, ancien directeur du Grand Théâtre de Marseille, et auquel, par son intelligence, son activité et son goût artistique, il sut faire une destinée extraordinairement brillante.Mme.Carvalho suivit tout naturellement son mari, et quittant l'Opéra Comique, alla paraître sur la scène du Théâtre Lyrique, où elle parcourut la plus magnifique partie de sa carrière.Elle y débuta en 1856, dans un opéra de Clapisson, la Fanchonnette, où elle obtint un succès indescriptible, et créa ensuite la Reine To/mze, où la légèreté de sa voix et sa virtuosité faisaient merveille.Mais le talent do Mme.Carvalho prit toute son ampleur et se transforma surtout, au point de vue du style, lorsqu’elle aborda le rôle de Chérubin dans les Noces de Figaro, de Pamina de la Flûte enchantée, de Zerline de Don Juan, et de Marguerite dans le Faust de M.Gounod.Alors, et sans que la virtuose disparut, elle se lit admirer des vrais connaisseurs, par l’élégance et la pureté de son style, par une incomparable manière de phraser, par le charme qu’elle apportait dans la diction du récitatif, enfin parle naturel et la distinction des ornements dont elle enjolivait parfois la trame .musicale.Son exécution était un véritable enchantement, et pendant plusieurs années son merveilleux talent ne cessa de (1) M.Léon Carvaille, ilit Carvalho, lié aux l’oloiiitsfen 1825, obtint Su Conservatoire un accessit >Ie chant en ISIS, et fut engagé ensuite â l’Opéra Comique où il ne joua que des rôles secondaires.Acteur et chanteur médiocre, M.Carvalho ne donna carrière dans un autre genre â ses facultés artistiques, que lorsqu’il fut devenu directeur du Théâtre Lyrique, qu’il sut placer au premier rang des scènes musicales de Paris.Depuis lors, il a été directeur du Vaudeville, et a rempli les fonctions de directeur de la scène à l’Opéra.Depuis 1876, il a succédé à M.du Lucie comme directeur à l’Opéra Comique. 63 LE CANADA MUSICAL.transporter le public et de l’attirer en foule au Théâtre Lyrique.Les succès que Mme.Carvalho remportait à Paris retentirent bientôt par toute l’Europe, et Londres surtout voulait entendre et apprécier la grande artiste.Chaque année, elle prit l’habitude d’aller passer trois mois sur une des scènes italiennes de cette ville, où ses triomphes ne furent pas moins éclatants.Dans les dernières années de la direction de son mari, elle fit encore au Théâtre Lyrique, deux créations qui lui firent le plus grand honneur : Mireille et Roméo et Juliette.Puis M.Carvalho ayant dû se retirer, en 186!), Mme.Carvalho fut engagée à l’Opéra, où elle se fit surtout applaudir dans le rôle de Marguerite des Huguenots, et où elle reparut ensuite dans Faust, qui avait passé au répertoire de ce théâtre, et dans Hamlet, où son succès fut éclatant.En 1872, Mme.Carvalho rentra à l’Opéra Comique, se montra d’abord dans Y Ambassadrice, et dans le Pré aux Clercs, puis fit remonter pour elle deux des ouvrages qui lui avaient été des plus favorables air Théâtre Lyrique : Roméo et Juliette, et Mireille, enfin en 1875, elle rentra de nouveau à l’Opéra.La voix de Mme.Carvalho est un soprano-sfogalo d’une étendue de plus de deux octaves, d’un timbre délicieux, d’une étonnante agilité, d’une souplesse et d’une égalité prodigieuses.Le volume et la puissance ne sont pas les qualités distinctives de ce magnifique instrument, mais à force d’art, de travail, de goût, la cantatrice obtient des effets véritablement merveilleux.La pose et l’émission de la voix sont superbes, le style est très pur, la phrase magistrale et l’un des plus puissants moyens d’action de l’artiste sur le public est dans les oppositions de forte au piano et vicc-versa.Il faut ajouter que Mme.Carvalho se sert du chant à mezza voce avec un art sans pareil.On peut lui reprocher seulement une certaine dureté dans le passage du registre de poitrine à la voix de tête, qu'elle exécute parfois d’une façon un peu brusque et un peu rauque.Cette réserve faite, il est juste de constater que Mme.Carvalho est une artiste d’un ordre absolument supérieur, d’un talent si achevé qu’on ne sait pas trop qui pourra lui succéder lorsque, dans un temps qui ne peut être fort éloigné, la fatigue l’obligera d’abandonner définitivement la scène et de terminer sa brillante carrière.On a vu que le frère aîné de Mme.Carvalho, Amé-dé-Félix-Miolan était mort chef d’orchestre à la Nouvelle-Orléans.Son second frère Alexandre, qui avait acquis un talent distingué sur l’orgue-harmonium et qui fut longtemps attaché au Théâtre-Lyrique, est mort à Paris le 26 avril 1873.Il avait publié un certain nombre de compositions pour son instrument.Appreciations de la Presse.—Nous avons reçu la dernière livraison du Canada Musical.Cette revue mérite à plusieurs titres d’être encouragée, surtout par les amateurs de musique.L'Evénement, Québec, 4 mai.—Le Canada Musical is a journal that will compare favorably with any of its United States contemporaries.It is, we believe, the only French musical paper on this side.The Score, Boston, July 1880.—Le Canada Musical.Cet intéressant journal, dont M.A.J.Boucher est l’éditeur-propriétaire, vient d’en- trer dans sa septième année d’existence.Nos félicitations à notre confrère.La Minerve, 7 mai.—Nous accusons réception de la livraison du mois de mai du Canada Musical, revue artistique et littéraire.Cette livraison contient une variété d’écrits, traitant de l’art musical.(Suit le sommaire.) Le Canadien, Québec, 5 mai.—La malle nous apporte, pour la deuxième fois, le Canada Musical, publication mensuelle qui fait honneur à l’éditeur, M.Boucher, et qui contient les dernières nouvelles musicales, de même que les morceaux musicaux les plus frais.Les amateurs de musique ne peuvent s’en passer.Le Moniteur Acadien.Shédiac, N.B., 10 juin.—Le Canada Musical.(A.T.Boucher, Editor and Proprietor.) This journal, which with the present number enters the seventh year of its existence, proves itself more worthy of support on every appearance, and by its intelligent criticism and the quantity of interesting matter it contains commends itself to all musicians.Montreal Gazette, 5th May.—Le Canada Musical, est entré, le 1er mai, dans sa septième année d’existence.A cette occasion nous félicitons M.A.J.Boucher, le propriétaire, sur les succès qu’il a remportés jusqu’à ce jour.Le Canada Musical devrait être reçu par toute personne qui s’occupe de musique.Le prix d’abonnement n’est que d’une piastre par an.La Patrie Nouvelle, Cohoes, N.-Y., 12 mai.—Nous accusons réception avec plaisir du premier numéro de la septième année du Canada Musical, revue artistique et littéraire paraissant le premier de chaque mois à Montréal.Yoici le sommaire de cette intéressante publication :.Comme on le voit, chaque numéro contient un morceau de musique et un intéressant feuilleton.M.J.A.Boucher en est* l’éditeur-propriétaire.Le travail typographique de cette revue est parfait.Nos remercîments pour ce gracieux envoi La Concorde, Trois-Rivières, 5 mai.—Nous accusons réception du 1er numéro de la septième année du Canada Musical.Outre une belle romance, dont la musique est de Fréd.Boissière, cette livraison contient une foule de renseignements et de causeries sur la musique et les musiciens, et un beau feuilleton, par le célèbre romancier Paul Féval.Nous félicitons M.Boucher sur le succès toujours croissant qu’a obtenu son intéressante publication, et nous ne pouvons trop recommander le Canada Musical aux amateurs de bonne musique et de bonne littérature.Le Messager, Lewiston, Maine, 20 mai.—Avec le numéro du 1er courant, le Canada Musical est entré dans sa septième année de publication.Chacun se réjouira de l’innovation opérée par ce journal, à l’occasion de son sixième anniversaire.Désormais, chaque livraison contiendra une addition de huit pages entièrement consacrées à la publication d’un feuilleton intéressant.Ceci permettra en même temps d’augmenter les matières musicales, rapports de concerts et autres.Celte revue devrait être, à l’avenir, entre les mains, non seulement des amateurs de musique, mais aussi de ceux qui savent apprécier la bonne littérature.Le Jean-Baptiste, Northampton, Mass , 12 mai.—Le Canada Musical nous arrive, abordant sa 7ème année, agrandi et plus intéressant que jamais.La venue du printemps, le réveil de la nature ont évidemment exercé sur notre délicat confrère une influence encore LE CANADA MUSICAL.69 plus grande que sur nous, prosaïques chroniqueurs de choses prosaïques.Aussi sa livraison de mai est à voir.Nous la recommandons aux amateurs de musique.Nouvelles artistiques de partout, intéressantes biographies des maîtres, bonne musique, magnifique feuilleton en guise de supplément |(ce qui en paranthèse, est une innovation) : voilà pour le gros.Pour le détail, noirs renvoyons le lecteur à notre confrère.Le prix d’abonnement est modique : $1.00 l’an.La Gazette de Sorel, 8 mai.—Le Canada Musical, revue artistique et littéraire publiée à Montréal par M.A.J.Boucher, est une publication dont l’apparence et le contenu produisent dès l’abord l’impression la plus favorable quant à son mérite intrinsèque et au talent de son éditeur.Le format a les dimensions convenables et l’exécution typographique de môme que la partie musicale réunissent l’élégance à la netteté des caractères.La livraison première de cette année offre un degré d’intérêt, peut-être exceptionnel.A part les œuvres artistiques, elle renferme des morceaux de charmante composition littéraire et des biographies concernant plusieurs musiciens célèbres qui ont visité l’Amérique.Ce recueil mensuel est d’une grande variété, présentant une alliance heureuse de l’utile à l’agréable.Comme complément artistique, il figurerait bien dans les salons à côté de l’Album des Familles.Nous remercions M.Boucher de nous avoir mis à même d’apprécier une revue si bien faite pour délecter l’amateur, et nous sommes heureux de la recommander à l’attention des amis des arts et des lettres.Le Nouvelliste de Rimouski, 6 mai.—Le Canada Musical.—Nos remerciements à M.A.J.Boucher, pour une copie du 2ème numéro de la 7ème année de cette intéressante feuille, qu’il a bien voulu nous envoyer.Le numéro de juin n’est pas moins attrayant que celui de mai.Il n’est pas une nouvelle, ou anecdote ayant un côté agréable ou utile aux amis de l’art, que M.Boucher ne la mette sous les yeux de ses lecteurs.Nous nous dispensons de commenter le mérite de cet ouvrage, dont la circulation est elle-même lapins parfaite appréciation ; à ceux qui, plus sévères, aimeraient à voir le témoignage d’une autorité, nous conseillerons de voir ce que dit du Canada Musical le Progrès Artistique de Paris, (no.du 7 mai dernier,) dont la compétence n’a pas besoin d’être établie.On peut trouver aussi une recommandation dans le nombre de lecteurs que le Canada Musical compte dans plusieurs des grands centres artistiques européens, notamment à Taris, Bordeaux et St.Perav, en France ; à Bruxelles, Liège et Louvain, en Belgique ; aussi à Londres et à Madrid.Le Canada Musical paraît le 1er.de chaque mois ; chaque numéro contient un feuilleton et un morceau de musique.Le sommaire de juin est éloquent; nous en détachons ce qui suit : Bibliographie.—La musique au cinquantenaire belge.—Nouvelles artistiques canadiennes.—Un habile luthier canadien.—Echos musicaux de l’Europe.—Flute et Piccolo.—Encore M.Gustave Satter.—Concerts et Soirées.—Funérailles -de AVieni-awski.—Beau trait de fraternité artistique.—Souvenirs musicaux du Canada.—Nécrologie.Le feuilleton “ Le.chevalier Ténèbre,” se continue,—le morceau de musique est “ La cloche du couvent,” marche par AVyman.Chaque numéro, de 32 pages, avec un morceau de musique choisi, pour 10 centins.Pour un an, 12 numéros, $1.00.Le Nouveau Monde, Montréal, 7 juin.MADAME PETIPAS.Le public musical de Montréal apprendra avec regret le départ de cette ville et de la Province, le 13 juillet dernier, de l’éminente cantatrice et professeur de chant, Mdme Petipas et de M.d’Anglars ; une ordonnance formelle du médecin, leur enjoignant le repos immédiat, ayant motivé leur éloignement inattendu et qui, nous l’espérons, ne sera que temporaire.Arrivés à Montréal au commencement d’avril, 1868, à la suite d’une heureuse tournée artistique par les principales cités de l’Amérique du Sud et des Antilles, ces distingués artistes introduisirent en cette ville l’enseignement sérieux et raisonné du chant et de la déclamation française,—enseignement qu’ils ont consciencieusement poursuivi, jusqu’à la dernière heure, avec un zèle et un dévouement inaltérables.Enumérer tous les éclatants succès qui ont, pendant ces douze ans, couronné leurs intelligents efforts, nous entraîneraient bien au delà de l’espace dont nous disposons présentement ; nous ne pouvons tout au plus que mentionner brièvement quelques uns des principaux faits qui ont signalé leur trop court séjour au milieu de nous.Dès son arrivée au Canada, Mdme.Petipas éprouva bien ces difficultés premières qui semblent surtout s’acharner aux débuts des talents réels ; mais il suffit à notre cantatrice de se révéler, en un ou deux concerts, la grande artiste qu’elle est, pour aussitôt dissiper les défiances et s’attirer du coup cette clientelle distinguée d’élèves sérieux, de talents brillants (pii lui sont restés fidèles et sympathiques jusqu’à l’heure regrettée de son départ.Les RR.Sœurs des Sts.Noms de Jésus et de Marie du Couvent d’Hoche-laga, appréciant les rares qualités artistiques de Mdme.Petipas, eurent l’heureuse idée de lui confier l’enseignement des divers cours de chant ainsi (pie de la classe de perfectionnement du piano dans leur florissante institution, — devoir dont elle s’est fidèlement acquittée à la grande satisfaction des religieuses, des parents et des élèves, jusqu’à la fin de l’année scolaire écoulée.C’est sous son habile direction que fut exécuté en entier et avec le plus grand succès, par les élèves du Couvent d'Hochelaga, il y a quelques années, le charmant opéra de la Dame Blanche de Buiël-dieu, spécialement adapté aux voix de femmes, ainsi que plusieurs autres opérettes brillantes.Parmi le nombreux essaim d’élèves distinguées qu’elle a formées dans cette maison, citons Mlles.Murray, McGlinn, Fitzgibbon, Voligny, O’Brien et Mount.Madame Petipas ne fut pas moins heureuse dans ses cours particuliers.Assidûment à l’œuvre, dès 7 heures du matin jusqu’à 9 et quelquefois 1 o heures du soir, cet habile professeur fit faire à ses nombreux élèves—tant messieurs que dames—des progrès très prononcés, dans la mesure nécessairement du temps et de la pratique que ceux-ci pouvaient consacrer à leurs études musicales.Ce serait une longue liste que celle des nombreux élèves qui ont fait honneur à leur professeur estimé, soit en concert, dans nos églises et dans les salons : qu’il suffise de rappeler ici les noms souvent applaudis de Mdmes.Leach, Christin, Leduc, Delorme, Leblanc et Boucher,—de Mdlles.Delfausse, Lee, Aumond, Papineau, Ste.Marie, Tassé, Maltby, Bienvenu, Boucher et Joly— et de MM.Valois, Philéas, Guillaume et Honorius Lamothe, Maillet, Delahunt, Maltby et Osgood.Mdme.Petipas dirigea aussi pendant quelque temps, avec un succès non moins éclatant, les cours de chant au couvent renommé de Villa Maria.D’autre part, les précieuses leçons d’élocution française de M.d’Anglars ne furent pas moins recherchées.Les académies, les couvents, l’école normale, les collèges, le barreau, la chaire même, réclamèrent son enseignement habile et lui fournirent de nombreux élèves.La supériorité de sa méthode a porté scs fruits jusqu’en Europe et nous a valu l’honneur insigne de voir un Canadien enseignant, avec le plus grand succès, la déclamation dans un des collèges les plus célèbres de France.Qui ne se rappelle encore les éclatants succès oratoires remportés, il n’y a que quelques années, par cette brillante pléiade de jeunes talents auxquels nous avons dû également ces magnifiques représentations des Enfants a'Edouard et d’autres œuvres dramatiques non moins émouvantes et qui furent autant de glorieux triomphes littéraires pour MM.Fillette, Chapeleau, Rottot, Beauregard, Du-charme, Préfontaine, Galameau, Dazé, Lionnais et Dorion, aussi bien que pour le rhéteur distingué, qui les avait si habilement formés. 70 LE CANADA MUSICAL.Espérons que, bientôt heureusement remis de leurs fatigues, Mdme.Petipas et M.d’Anglars se dirigeront de nouveau vers ce théâtre de leurs labeurs et de leurs succès.Leur retour, si favorable aux progrès de l’art et des lettres en ce pays, sera salué avec joie par leurs nombreux élèves reconnaissants et les amis dévoués qui ont eu le double avantage d’apprécier leurs éminentes qualités artistiques et de goûter le charme de leur aimable société.Nouvelles Artistiques Canadiennes.—Le chœur de la Congrégation de St.Roch de Québec faisait un pèlerinage à N.D.de Lourdes de St.Michel, dimanche, le 25 juillet.—“L’Harmonie de Montréal” A'ient de commander de la célèbre maison Lecompte de Paris un saxophone baryton et, de la maison Triebert, un basson, système Boëhm.—Nous remarquons, dans les journaux de Québec, l’annonce d’un nouveau professeur de musique, M.Arthur Lefebvre, ex-chef de la musique d’Evians les Bains, (France.) —A l’occasion de notre récente fête nationale, la paroisse de St.Thomas de Montmagny mit généreusement sa magnifique fanfare à la disposition de nos compatriotes de 1’Islet.—Dimanche dernier, fête patronale de l’église St.Jacques, le chœur a exécuté, sous la direction de M.G-.Couture et avec accompagnement d’orchestre, la Messe Ste.Cécile de Gounod.—On parle d’un mouvemenQà Québec tendant à l’organisation d’un nouveau corps de musique qui compterait 54 exécutants de premier ordre et dont M.Yezina serait le directeur: —Par suite d’un dérangement de la machine à eau qui fait mouvoir le soulllet de l’orgue de l’église wes-leyenne de cette ville, l’instrument a fait lacet pendant la durée entière de l’office dimanche dernier.—Nos sincères remerciments à l’auteur pour l’aimable envoi du recueil de “ Chants canadiens, à l’occasion du 24 juin, 1880,” portant la gracieuse inscription : La Poésie d la Musique, sa sœur.M.J.A.Poisson.—Le bilan des concerts du mois se résume en un seul, donné à Louiseville, à l’occasion des noces d’or du Révd.M.Boucher, par Mdme.Martel et MM.M.Saucier, pianiste, et O.Martel, violoniste.La soirée a été, paraît-il, un succès.—A la dernière répétition du chœur de la cathédrale anglicane de cette ville, les membres présentèrent une adresse accompagnée*d’une bourse bien garnie de souverains, à leur organiste et directeur, M.le Dr.Mac-lagan, à l’occasion de son départ pour l’Europe.—On célébrera avec la solennité accoutumée, à l’église du Gésu, la fête de Ste.Philomène, mercredi, le 11 août prochain.A l’office du matin, qui aura lieu à 9 heures, le chœur exécutera une des messes brèves de Gounod.Le soir, à 7 heures, il y aura sermon, suivi d’un salut solennel.—Plusieurs de nos artistes èt professeurs distingués jouissent en ce moment des agréments de la villégiature : M.D.Ducharme, à Lachine,—M.et Mdme.Prume et M.C.Lavallée, à Berthier,—M.G.Couture, à Murray Bay,—M.J.A.Fowler, à St.Césaire,—MM.’ F.Boucher et E.Favreau, à Trois-Rivières.—Le vapeur Polynesian, arrivé à Montréal le 19 juillet, avait à son bord, pour la Maison A.J.Boucher, deux lourdes caisses de nouvelle musique Européenne.Cette maison, qui recevait le mois dernier trois autres caisses de musique Européenne, offre actuellement l’assortiment le plus varié et le plus excellent de musique instrumentale et vocale, de toute la Puissance.—Dans une lettre publiée dans le Music Trade Journal de New-York du 20 juillet, M.Joseph Gould, ci-devant marchand de pianos et d’harmoniums de cette ville, offre en vente la patente drr (Juide-mains automatique de Bohrer, dont il avait fait l’acquisition.Cette utile invention, que l’on dit être supérieure à celle de même genre de Kalkbrenner, a déjà fait son chemin dans la plupart des pays de l’Europe et de l’Amérique.—Le compositeur virtuose français, Henri Kowalski, est arrivé à Québec le dimanche 11 juillet dernier, en route pour l’Australie, via San Francisco.Pendant son court séjour à Québec, il y a donné une matinée musicale gratuite,—faveur qu’il a répétée à Montréal la semaine suivante.M.Kowalski se sert du piano Herz dans ses concerts, et il a pour compagnon de voyage M.H.Canut, successeur de la célèbre maison Philippe Herz, de Paris.—Nous constatons avec plaisir que l’éloignement n’a pas eu pour effet d’affaiblir le sentiment patriotique chez notre artiste canadien, M.Mazurette.Empêché par ses nombreuses occupations de s’absenter de Détroit pour participer à Québec à la célébration de notre récente fête nationale, il a voulu néanmoins offrir un tribut artistique à la patrie absente et s’associer de cœur à la fête, en composant pour la circonstance une brillante “ Marche nationale,” dédiée à ses compatriotes et intitulée l'Union.L’éditeur américain, M.C.Whitney, a bien voulu noirs en adresser quelques exemplaires que nous offrons en vente, au prix de 60 cents la copie.—Le American Art Journal de New-York publiait, ces jours derniers, une appréciation très flatteuse concernant le chœur de la Cathédrale de l’immaculée Conception d’Albany, dont notre ami, M.L.A.Dumouchel, est l’organiste.Actuellement, les solistes sont Mdme.Doolan, soprano ; Mlle.Macon, alto ; M.Maguire, ténor ; M.Klein, basse ; ces artistes sont habilement secondés par un chœur nombreux et parfaitement exercé.Voici comment s’exprime le journal américain au sujet de l’organiste : “M.le Professeur Dumouchel est un artiste distingué, auquel nous devons attribuer une large part des brillants succès du chœur de la Cathédrale.Comme organiste, nous ne lui connaissons guère de supérieur dans cette partie des Etats.” ORGUES ET ORGANISTES.—Les réparations à faire à l’orgue de la Basilique de Québec ont été confiées à M.Samuel Mitchell, facteur d’orgues de Montréal.—Lundi, le 26 juillet, fûte de Ste.Anne, la paroisse du Cap-Santé inaugurait un magnifique orgue, coûtant $1,800, sorti des ateliers de M.Déry.—La fabrique du village de St.Raphaël, comté de Belle-chasse, a fait dernièrement l’acquisition d’un orgue manufacturé par S.P.Hamill.L’inauguration de cet instrument eut lieu dimanche, le 4 juillet, et fut suivie d’un concert sacré, le soir.—Un correspondant de l’Islet nous apprend que Mlle.Gias son, l’organiste de cette paroisse, a grandement contribué au succès de la fûte nationale, en cette localité, par ses excellents accompagnements et la manière habile dont elle a tenu l’orgue en cette intéressante circonstance.* LE CANADA MUSICAL.71 —M.Louis Mitchell, notre habile facteur d’orgues Montréalais, pousse activement la construction du magnifique instrument destiné à l’église St.Patrice de Québec et qu’il espère pouvoir livrer dans les premiers jours de septembre.Cet orgue colossal a 3 claviers et 45 jeux,—il est à double combinaison et coûte $6000.—Le Révd.M.Proulx, curé de St.Tite, a fait l’acquisition à son compte personnel, de l’ancien orgue de la paroisse de Ste.Geneviève de Batiscan, qu’il a fait réparer à neuf par M.Aug.Desrosiers de Louiseville et qu’il a ensuite généreusement offert à la paroisse de St.Tite.L’inauguration de l’orgue nouvellement installé a eu lieu le 18 juin dernier.—Nous lisons dans l'Union des Cantons de /'Est : “Il est question plus que jamais d’acheter un orgue pour l’église d’Artha-baskaville.Mais où prendra-t-on l’organiste ?La fabrique est-elle disposée à payer $300 pour quelqu’un de compétent à toucher cet instrument ?Des changements ont été faits à l’église.Les Sœurs et leurs élèves ont cédé leur place aux chantres de l’harmonium et sont montées au dernier jubé.” - —Les célèbres Orgues-harmoniums de la Puissance (Dominion organs,) dont M.L.E.N.Pratte a l’agence pour cette Province, gagnent en faveur chaque jour et sont devenus les préférés de tous nos artistes distingués, de même qu’ils ont été depuis longtemps jugés par le clergé, les communautés et les fabriques comme le substitut le plus satisfaisant de l’orgue à tuyaux, pour nos églises et nos chapelles.La semaine dernière, M.F.Jehin-Prume en commandait un pour sa résidence d’été, à Berthier ; de son côté, M.Alexis Contant, professeur de piano et assistant organiste de la Congrégation des hommes de cette ville, faisait ces jours derniers .ussi, l’acquisition d’un superbe instrument de cette fabrique estimée, de très grande dimension, ayant 19 registres, 11 jeux d’anches et 2 J/3 octaves de pédales.A la suite d’un examen minutieux, notre éminent artiste canadien, M.Calixa Lavallée, (organiste à St.Patrice de Québec,) s’est également déclaré enchanté de la perfection et des beautés de premier ordre de ces instruments, qu’il dit être “ propres à faire rêver un artiste." Echos musicaux de l’Europe.—La statue de Rameau, a été inaugurée à Dijon, dans les premiers jours de juillet.—Le célèbre violoniste Sivori vient d’être nommé chevalier de la Légion d’honneur.—Le récent festival organisé à Paris au bénéfice de M.Pasdeloup a produit 21,000 francs.—Le Rappel dit que la cathédrale de Cologne, qui sera achevée au mois de septembre prochain, est en construction depuis 1248 ! —La vente d’instruments dépendant de la succession de M.Yuillaume, le regretté luthier, a eu lieu à Paris, hôtel Drouot, à la fin de mai.—L’exposition belge attire à Bruxelles les théâtres Parisiens.Déjà la troupe de la Renaissance et celle des Boufîes-Parisiennes y sont rendus.—Mdme.lvrauss, l’éminente cantatrice, a quitté Paris le 20 juin, pour une station balnéaire en Styrie, d’où elle se rendra dans sa famille à Vienne.—La Bibliothèque du Conservatoire de Paris vient de s’enrichir d’œuvres de Cimarosa, Martini, Rossini, Scarlatti, etc., que Mdme.Vve.Pauseron à offertes avec les œuvres de son mari.—Les Orphéonistes, la Société des Dames Sainte-Cécile et la Société Philharmonique d’Arras interprétaient dernièrement une œuvre bien connue et grandement estimée eu Canada, le Désert de Félicien David.—Nous apprenons avec plaisir que le gouvernement français vient de décerner à M.le chevalier~X.Van Elewyck, de Louvain, la décoration d’Oflicier de l’Instruction publique, ce qui est le premier grade de l’ordre.—Enregistrons avec plaisir la nomination de M.Ernest Depas, violoniste-compositeur, (dont la Maison A-.J.Boucher a popularisé en Canada l’excellente petite méthode de violon,) au grade d’Ofiicier d’Acadé-mie.—Mireille vient d’être jouée, pour la première fois à Rome, au Circolo Filodramatico.La poétique partition de Gounod, qui n’avait jamais, croyons-nous, passé les Alpes, a reçu le meilleur accueil dans la capitale de l’Italie.—Paul Sarasate, l’éminent violoniste, révolutionne en ce moment tout le dilettantisme de Lisbonne, après avoir révolutionné l’Espagne.Ses quatre concerts ont attiré le ban et l’arrière-ban de la presse ainsi que tout le higiilifc du pays.—Le ïïœndel-festival, qui vient de se terminer et auquel 4,000 exécutants prêtaient leur concours, a attiré au Crystal Palace de Sydenham, pendant les trois jours qu’il dura, 79,643 auditeurs.Les bénéfices nets ont dépassé la somme de $100,000.—Il n’est bruit depuis quelques jours, à Bruxelles, que de la grève des musiciens belges, qui compromettrait gravement les fêtes musicales projetées pour la célébration du cinquantenaire, et rendrait notamment impossible le festival national qui devait avoir lieu à la fin de juillet.—L’excellante revue la Cronica de la Musica de Madrid nous apprend que le 1er prix de violon au Conservatoire royal de cette ville a été remporté cette année par une jeune demoiselle, la iSenorita dona Rosa Izquierdo.Que ce fait intéressant serve d’encouragement à nos jeunes violonistes canadiennes ! —M.Camille Saint-Saëns, qui donnait tout dernièrement des concerts à Londres, où son talent est hautement apprécié, est tombé l’autre jour dans son escalier.Heureusement, le célèbre virtuose-compositeur en sera quitte pour quelques jours de repos, les médecins n’ayant constaté aucune fracture ou lésion grave.—Le fils du ténor Sims Reeves, le jeune Herbert Reeves ténor lui-même, a fait son débùt en public, à Londres, dans le concert symphonique de M.Ganz.Il est bien doué et a reçu d’excellents principes.Joseph Wieniawski, pianiste et frère du regretté virtuose violoniste, s’est fait entendre avec succès à ce même concert.—Nous empruntons au Guide Musical de Bruxelles du 15 juillet dernier, l’aimable paragraphe suivant : “ Les journaux d’Amérique parlent avec grands éloges d’un jeune violoniste de 18 ans, M.François Boucher, qui a passé par le Conservatoire de Liège, et qui, de retour à Montréal, sa ville natale, est devenu l’élève favori de notre compatriote, M.F.Jehin-Frume, établi dans ce pays.Le Concerto de Mendelssohn pour violon n’avait pas encore été exécuté en entier avec accompagnement d’orchestre au Canada ; c’est à M.François Boucher qu’en revient l’honneur, et il l’a joué en maître.” —Un concours pour la place d’organiste à l’église Notre-Dame de liai (Belgique) a eu lieu, le 14 juin dernier.Huit concurrents s’étaient présentés pour ce concours.C’est M.Demol, le plus jeune frère du regretté Guillaume Demol, qui a réuni tous les suffrages.En conséquence, il a été nommé titulaire de l’emploi en question.Le jury se composait de MM.le chanoine 72 LE CANADA MUSICAL.Van Damme, Tinel, et Houssiau, maître de chapelle de la dite église.L’épreuve comprenait : lo.Morceau au choix, 2o.Exécution à vue, avec transposition, d’un choral de .T.S.Bach, 3o.Accompagnement d’un morceau de plain-chant, 4o.Improvisation sur un sujet donné, 5o.Modulations à réaliser, séance tenante.Nous soumettons à nos Fabriques du Canada l’intéressant modus operandi ci-dessus, comme excellent modèle à suivre lorsqu’elles voudront s’assurer des services d’organistes compétents pour leurs églises respectives.Correspondance de Québec.Québec, le 22 juillet, 1880.Nous avons perdu beaucoup à l’échange du corps de musique de la Batterie B, avec la fanfare de la Batterie A.Cette dernière qui n’a jamais été très-forte, parait-il, a vu plusieurs de ses membres la déserter, lorsqu’à été annoncé le départ pour Québec ; aujourd’hui, après quelque réorganisation, elle ne compte qu’une quinzaine d’exécutants qui ont besoin de beaucoup d’étude pour arriver à quelque chose.Leur directeur est un M.Farrell.Nous leur avons entendu, il y a quelque jours, exécuter sur la terrasse un programme insignifiant et nous aurions préféré yle beaucoup entendre la musique du Sme.ou du 9me.bataillon.Eu perdant le corps de'musiquc de la Batterie B., nous nous réjouissons toutefois de ce qu’on ne nous a pas enlevé son directeur populaire, M.Joseph Vézina, qui a été sur le point de laisser Québec.En sa qualité de directeur de musique, M.Vézina était attaché à la Batterie B, et les officiers supérieurs tenait beaucoup à le conserver et à l’emmener avec eux à Kingston.Il a fallu des démarches considérables et l’appui de hautes influences pour annuler son engagement.Nous apprenons avec plaisir que M.Véziua se propose maintenant de former un corps de musique indépendant, dans le genre de celui “de la Cité,” de Montréal, mais plus complet encore, et qui ne le céderait eu rien aux meilleurs corps de la Puissance ; il veut réunir 54 exécutants, ayant tous certaines notions de la musique, et pouvant apprendre avec facilité.Il estime à 81500 les frais d’organisation et l’achat des instruments.C’est un projet hardi, mais! entre scs mains, parfaitement réalisable.Nous souhaitons à M.Vézina tout le succès qu’il mérite, tant en considération des services signalés qu’il a rendus à la musique à Québec, qu’au point de vue du projet lui-même, qui fera sans nul doute honneur à notre ville.Lundi, le 12 du courant, avait lieu à Sto.Pétronille de l’Isle d’Orléans, un joli concert organisé à la suite d'un bazar.Le Quatuor Vocal de Québec a chanté deux chœurs : Le Combat Naval et Les Gais Amis; MM.D’Eschambault, J.auront et Bédard, membres du Quatuor, étaient aussi inscrits chacun pour une ou deux romances; parmi les autres exécutants, nous avons remarqué MM.LeVasseur, Dcssane, Mdlles.Boisvert, Carbiay et Martiu, ainsi que M.Lachevrotière, qui après plusieurs années d’éloignement de la scène, est revenu jouer un très joli solo de flûte.Ce petit concert préparé :\ la hâte, a eu un plein succès, dû en grande partie au Quatuor Vocal qui à lui seul s’est acquitté parfaitement bien de six numéros du programme.Kowalski, le célèbre pianiste français, était 'a Québec la semaine dernière, Profitant de quelques jours de repos que se donnait cet artiste avant de continuer son voyage en Australie, M.A.Lavigue, avec cette gracieuseté à laquelle tout Québec doit d’avoir entendu nombre de célébrités musicales, a obtenu de M.Kowalski do se faire entendre à la Salle Victoria, mercredi, le 14 du courant, ¦et a invité l’élite de la société Québecquoise et les amateurs à vue heure de musique dans l’après-midi de ce jour.M.Kowalski s’est servi de son propre instrument, un grand piano de concert de ia maison Herz, de Paris, dont M.Lavigne est l’agent à Québec.Nous ne pourrions donner un meilleur compte-rendu, qu’en citant un extrait d’un article de VEvènement du 16, dû il la plume de notre ami M.L.N.LeVasseur : “ Sa paraphrase sur Faust, sa Marche Hongroise, son Galop de Bravoure qu’il a joué eu réponse à un rappel, sa Danse Zigane, sa Danse de s Dryades, sont des compositions difficiles d’exécution, mais produisent le plus grand effet au salon et au théâtre.Bergerie, une autre de ses compositions, est charmante d’imitation.Avec Solitude, nocturne, cela complète la liste des morceaux de sa composition qu’il a fait entendre hier.Les œuvres de Kowalski ont toutes le caractère le plus brillant comme le plus distingué.S’inspirant de son sujet il en garde le sentiment jusqu’à la fin, il réussit à rester à la fois original et distingué.Souvent une légende orne le frontispice du morceau.C’est d’elle qu’il s'inspire ; quand on a lu la légende on la retrouve ensuite à toutes les pages de la composition, dans le travail harmonique, ou la conception mélodique.Les morceaux qui ont enthousiasmé l’auditoire hier sont Danse des Dryades, Danse Zigane, Bergerie, une Valse de concert, de Wieniawski, composition dos plus gracieuses que nous ayons entendues.Rappelé avec instance, Kowalski a pris pour thème En roulant ma boule, et a brodé sur cette chanson canadienne les variations les plusfbrillantes.Kowalski a reçu, après le concert, les félicitations les plus chaleureuses du Lieutenant-Gouverneur et de Madame Robitaille, et de plusieurs citoyens marquants de Québec, grands amateurs de musique.” Un orgue do la fabrique de Hamill, de Boston, importé par M M.Bernard et Allaire de cette ville, a été inauguré à St.Raphaël le 4 du courant.L’orgue fabriqué à Québec par M.Nap.Déry, pour l’église du Cap-Santé, doit être inauguré le 26 du courant ; M.Geo.de.St.Georges est l’organiste de cette paroisse.Avec le concours de M.le Curé de St.Augustin, M.Philéas Roy, organiste de cet endroit, doit organiser un corps de musique.M.Damis Paul, autrefois organiste à St.Roch, est venu visiter Québec lors de la St.Jean Baptiste.Il est actuellement à Chicago où il a un orgue et dirige un grand choeur ; il a manifesté le désir de revenir résider à Québec, si une position d'organiste lui était offerte; il a même fait daus ce but des démarches dont le résultat lui a paru satisfaisant.* .UNE PETITE MERVEILLE.Nous empruntons à un récent numéro du Salut public de Lyon, qu'un aimable correspondant de Saint-Péray (France) a bien voulu nous adresser, l’intéressante nouvelle suivante : Nous avons entendu, il y a quelques jours, et nous sommes vivement désireux de faire connaître au public lyonnais une charmante fillette, qui est un véritable phénomène.Agée de six ans bien juste, haute de 85 centimètres tout au plus, frêle d’apparence et mignonne de complexion, cette enfant est déjà une violoniste d’un talent effrayant.C’est à peine si elle a reçu des leçons depuis dix-huit mois,—des leçons à quatre ans et demie!— et pourtant elle aborde les morceaux les plus hérissés de difficultés.Elle interprète Yieuxtemps et Paganini comme si elle en avait l’intuition native.Sa petite main court sur les cordes d’vin violon minuscule avec l’agilité et la grâce de l’oiseau sautillant sur une branche d’arbre.La main droite développe l’archet comme un maître.Plus les traits sont ardus, plus elle arrive à les exécuter sans effort, et presque sans faute.Les gammes en octaves on les successions de dixièmes ne l’effraient pas plus que de grignoter un biscuit.Cette artiste en herbe ira loin, très-loin, si elle est bien dirigée et surtout si elle n’est ni surmenée ni produite trop tôt. LE CANADA MUSICAL, 73 Son père, qui était premier violon à l’orchestre des Célestins, s’est consacré tout entier à son éducation musicale.Mais pour mener cette œuvre à bien il a dû renoncer aux leçons qui lui permettaient de nourrir sa famille, et depuis la cessation des représentations d’opérettes, c’est-à-dire depuis deux ou trois mois, la gêne commence à se faire sentir.Aussi une grande artiste, qui est une femme d’autant de cœur que de talent, a-t-elle pris l’enfant sous son patronage.Mdme.Pontet a organisé chez elle à son intention une séance intime où elle la fera entendre à un auditoire d’élite, daus lequel il serait à désirer qu’il se trouvât de bienveillants protecteurs décidés à faciliter les études nécessaires au développement de tant de disposition s vrai men t mer vei lieuse.Ernestine Boucher, c’est le nom de la fillette, est d’ailleurs une miniature d’enfant ravissante par sa bonne grâce.Un sourire d’ange vient parfois illuminer sa physionomie et la rendre plus attrayante encore.Un beau front largement développé, des yeux bleus au regard limpide, achèvent de caractériser cette jolie créature, qui semble n’avoir qu’un souille et qui cependant n’a jamais eu une heure de maladie.D’ici à quelques années, Ernestine Boucher sera une virtuose de grand mérite.Pour le moment, elle se contente d'être une pelite merveille.CONCOURS ID K L’Academie de Musique de Quebec.Les concours de l’Académie de Musique de Québec ont eu lieu mardi, le 6 juillet, à la Salle Victoria, sous la présidence de M.Calixa Lavallée.Le bien accompli par cette institution, pour laquelle le gouvernement accorde annuellement la modique somme de cent piastres, est incalculable.Jamais les élèves qui viennent de conquérir leur diplôme iie seraient arrivés au degré de perfection qu’ils ont atteint sans les concours de l’Académie.Les morceaux donnés à l’étude, chaque année, forment déjà un répertoire magnifique et l’on ne saurait nier que le niveau des études musicales s’est considérablement élevé depuis la création de l’Académie, en 1808.Voici la liste des candidats sortis victorieux de l’épreuve des derniers concours : Pour diplôme de seconde classe : Mlles.M.Mc-Enery, J.McEnery, E.Rogers, A.Hookes, E.Kelly, L.LeMesurier et Monsieur D.Dussault, élèves de M.Gustave Gagnon ; Mlles.F.Lafrance et F.Banks, élèves de M.C.Lavallée ; et Mlle.G.McGregor, élève de M.Day, de Montréal.Pour diplôme de première classe : Mlles.M.La-combe, M.Watson, M.Aimeras,-(avec distinction) et A.Henry (avec grande distinction), élèves de M.Gustave Gagnon ; et Mlle: L.Paré (avec distinction), élève de M.Lavallée.Diplôme de Lauréat, avec prix’spécial : Mlle.Anna Henry et Mlle.Laure Paré.L’élection des officiers de l’Académie pour l’année courante a donné le résultat suivant : Président, M.P.R.Maclagan, de Montréal; vice-président, M.Gustave Gagnon ; secrétaire, M.J.A.Defoy ; trésorier, M.Arthur Lavigne ; autres membres du bureau de direction : MM.T.A.Fowler, A.J.Boucher, J.B.Labelle, et F.Jehin-Prume, de Montréal,— et MM.O.Lavallée et Ernest Gagnon, de Québec.UST^LISS^TSTCEJS.—A Longucuil, lundi, le 12 juillet, la dame de M.Maurice Perrault, Jr., un (ils.—Au Cap de la Magdeleine, jeudi, le 1er juillet, la dame de M.J.B.Bourgeois, architecte, un fils.—A Montréal, au No.7, rue Courville, vendredi, le 0 juillet, ,-/ la dame de M.Joseph Comte, une fille.—En cette ville, lundi, le 28 juin, la dame de M.F.E.Lucy-Barnes, professeur, organiste et compositeur, un fils.—En cette ville, au No.168, rue St.George, mardi, le 6 juillet, la dame de M.S.Donatien Jouhert, ténor au chivur du Gésu, un fils.^ h\æ_A-:r,ijkc3-:e.—Le 23 juin dernier, M.Ovila Hébert, de Haveihill, M:iss., à Mlle.Malvina Cartier, soprano distinguée et membre du “Cercle Ste.Cécile ” de Sorol.DÉCÈS.—A Montréal, samedi, le 17 juillet, Editho-Anne, âgée de 10 mois, enfant do M.John Hunt, chef de musique.—En cetto ville, au No.168, rue St.George, lundi, lo 10 juillet, Joseph-Donatien-Ernest, enfant de M.S.D.Jouhert, âgé do 13 jours.L-—En cette ville, au No.484, rue Lagauchetiére, dimanche, lo 4 juillet, Joseph-Vincent-René, enfant posthume de feu René 1 Indou, ]y âgé de 3 mois.NÉCROLOGIE.Sont décédés : —A Milan, le 28 juin, Mdme.Pisani-Fritpolli, contralto distinguée.—A Paris, le 13 juin, à l’âge de 69 ans, Mdme.Marie-Eugénie Kontska, veuvo d’un littérateur émment, Michel Chodzko.Smur des qtiatreB frères Kontski, et toute enfiuit, elle s’était fait cntendro comme pianiote.—A Spa, le 14 juin, à l’âge de 6.8 ans, Ifenri-Joseph .1 chin, professeur de piano en même temps que peintre de Heurs.Son aïeul et son père avaient été organistes à.Spa ; lui-même continua cette profession et arriva au centenaire de la nomination de son aïeul.—A Schaerbeek, le 12 juin, Edouard-Jules-.Ioseph Hubert!, né à Bruxelles, le 7 Janvier, 1818, d’abord musicien, puis artiste peintre.Un de ses fils est M.Gustave Iluberti, lauréat du grand concours de composition, en 1865, ancieR directeur do l’école de musique de Mons.—A Villiers-sur-Marne, le 22 juin, à l’âge de 8.3 ans, Victor-Cainille Avocat, qui, pendant près d’un demi siècle, est resté attaché à la régie do l’Opéra-Comique, où il avait aussi joué dos rôles secondaires.Les obsèques de M.Avocat ont eu lieu jeudi, le 24 juin, en l’église do Notre-Dame de Lorette.—A Paris, le 13 juin, Alexandre Tillliaili, né à Valenciennes, le 14 octobre, 1808, violoncelliste, un des fondateurs de la Société des concerts, dont il resta membre actif et zélé pendant 45 ans, et qui créa avec son frère aîné le violoniste, mort en 1878, les séances de quatuor qui eurent une vogue méritée.—Au village de Saint-I'argeau, près de Corbeil,où il vivait retiré depuis 1S68, le 8 juillet, le ténor (hieyniard.qui occupa {rendant de longues années une des premières places à l’Opéra de Paris.Né à Chapponay (Isère,) le 17 août, 1822, il avait fait ses études au Conservatoire de Paris, d’où il était sorti en 1848 pour entrer tout droit 74 LE CANADA MUSICAL.à l'Opéra, où il créa plusieurs rôles importants.Depuis 1808, il n’avait rien fait pour secouer l’oubli, qu’il laissait lentement et philosophiquement tomber sur sa mémoire.Ses obsèques ont eu lieu, samedi, le 10 juillet, dans le petit village où il s’est éteint.Abonnements reçus dans le cours du mois.Pour mai 187U-S0—M.Labadie.Tour mai 18S0-81—Mdes.J.A.Pinard, F.L.Hall, D.Senécal, Alex.Belisle,—Mlles.A.Boisclair, A.Palardy, L.Page, Ph.Cham-poux,—Les Couvents de Key-West, Acton-Yale,—L’IIonble.Juge Bélanger, MM.L.A.Pruneau, F.Gosselin, Descombes, Fournier, Ths.Larue, Alpli.Bertrand, A.Laverrière, A.Morrison, M.Champoux, Jos.Champpoux.PLAISANTERIES.Il est question, étant donné le lamentable état dans lequel se trouve le théâtre de la G-aîtê, de l’appeler à l’avenir le théâtre de la Tristesse.On discute un mariage entre parents.—Et je vous ferai observer, intervient le père de la demoiselle, esprit pratique, que Léonie ne chante pas, ne joue pas du piano, ne joue pas à la peintresse, bref qu’elle n’a aucun art de désagrément.Toujours la question des tambours ! On demandait à un général bien connu quelle est l’origine historique du'tambour.—Comment ! s’écria le général, vous ne savez pas quel est l’inventeur de cet instrument de musique ?Celui qui a inventé le tambour était un Espagnol.—Et vous l’appelez ?—Je me suis laissé dire que c’était un nommé De Basque.—Capoul, en voyage, en tre chez un coiffeur pour se faire accommoder la tête.—Quel genre de coiffure préférez-vous ?demanda l’artiste capillaire.—Parbleu ! lit le chanteur en riant, coiffez-moi à la Capoul, Le coiffeur, après l’avoir considéré attentivement : —Oh ! je ne le conseille pas ; ça n’irait pas du tout à la tête de monsieur.La suppression du tambour—projetée pour l’armée française,—va être bien gênante pour les pensionnats de demoiselles.Expliquons-nous.On sait que de temps immémorial, dans beaucoup de morceaux à chanter, le mot amour était remplacé par celui de tambour.Par exemple le duo du Chalet ; le Max des pensionnats débutait ainsi : Tu vas me céder tes baguettes, Ft renoncer à ton tambour ! Maintenant, alors, ces demoiselles chanteront : Tu vas céder ton embouchure, Et renoncer à ton clairon ! On ne sait pas où cela peut mener.LAVOIE & BEAULIEU 233, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.AU CLERGÉ, COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES ET AU PUBLIC EN GÉNÉRAL, Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons transporté notre atelier du No.147, Rue St.Laurent, au No.233, Rue Notre-Dame, vis-a-vis la Rue St.Jean-Baptiste, où nous sommes magnifiquement installés et prêts à prendre vos commandes pour tous les ouvrages que vous voudrez bien nous confier, tel que : Beeamtmns Artistiques, Peintures g Fresques et Parures peur Eglise, Autels, Eulles Publiques et Muisass Privées.Aussi : Colorage des murs, Blanchissage, Imitation de faux bois et de marbre de toutes sortes, Vitriers, Tapissiers et Peintres de Maisons et d’Enseignes.Toutes commandes pour Tableaux, Bannières, Drapeaux, Cottes d’Armes et Rideaux de Châssis seront exécutées de manière à donner la plus entière satisfaction.LAVOIE & BEAULIEU, No.233, Rue Notre-Dame. L’HEUREUX PAYSAN! ' (HAPPY FARMER.) Ait.par K.KLAUSER.R.SCHUMANN.Op.68.Allegretto se lierz |- 6 *¦ ~ 0—P—r—r>; ai » 9 9*i 9—0— - SLn 0-0- —gz 1 1 U PRÈS D’UN BERCEAU.Paroles de MT A.NETTEMENT.Andante moderalo.Musique JH'/LOCKE.___ à B"!* K*?NETTEHBtfT.T' -T'.PIANO.Ped___VL sempri ^rcparo.nfen.con moto Comme on pêcheur, quand laube est près de.cio - re,coiut é„ pi _ er le réveil de làu„ 87non.Ped.- e nten _ ro_re, pour lire au ciel lespoir dun jour se _ rein, ta mère,en - faut, rêve à ton beau des, tin!.Ange des rs Tyf T re7 Iionune de paix,ou bien homme de cieux,que se-ras-lu sur 1er.animez.guerreYprêtre a 1 au.te),beau ca.va.lieç au , cres.^ rajL p bai?- brillant po.ète: o .rateur?gé - né.rai?* En at.ten.dant, sur ines ge.noux, ange aux yeux , un poco rail.^ f - rati.I?ternpo.^^^ « rati.É troUo piu In,to.ntempoj i EB bleus, endormez-vous, en at.(end ant, surmes ge.noui, angt* aux yeux Ileus, endormez-vous Animer, as COUPLET, Sunoeü le dit, il est né pour la- guer.reî de ses lau.riers oomine je se» rai fiè.rel il est sol./“S Animer.-dat.lo voi .la ge .ne - rai; il court» il vole, il devient ma.ré.chai!.le vo - jez- vous, au sein de la ba.tail, le, le front ra.dieux tra.ver.ser la mi .trail, let len.ne.mi fuh;tjout cède à sa va _ leur, son.no?, clai „ ».- ______.K-./*O______O Piu adagio,_____________________ ___________________________________> , à______________ .rons! car mon fils est vain, qtienrl.° ’ En at.tcn.dant, sur mes ge .noirx, beau ge.né.rai, en .durmox • Tatl.> ma]lo un Iruto.vous, eu al - ten.dant, sur mes ge .doux, bean gé.né .ra], en.dor.mez • vous.i4n#o Ane, 3 «COUPLET.Mais,Don,mon fils! ta.mere.en ses a.- larmes.craindrait pour toi le jeu sanglant des armes coule plu.^ .» t i , , , ^ «*•*.> , -tôt tes jours dans le saint lieu, loin des pé - Tils, sous les regards da Dieti!_ sois cet.te lampe à lau.tel al.lu.y*> dut.- e» de la pri .ere ha.Ici.ne par.fu .me.e; sois cet en.cens quofTro le Sé.ra.phin h.1E.tor _ .me - nel a.vec Ihymne di .vin!.,_________ '£n.«t .ten.dant.sur mes ge _ nom, mon beau lé _ vite en .donnez- moltn pin h’nt vous, en at .tea • dont, sur mas ge .nous» mon beau lé .vite en i dor.mez • vous.Phn tent.•ÏCOUPLET.Pardon,mon Dieuldans ma folJe ten.drcs.se, j'ai de vos lois mé.connu U sa.gcs.se si j’ai pé- rs ncn pu .nis.sez que moi; j'ai seule en -vous Seigneur manque de foi* près d’un ber.ceau le ré.ve du.ne » rnIt.Ci y t~~v~7~y iy v,h v—v~ y-1-1,— /—E-=^4f~r,/~~'~ -t —¦ * ne .re ae.vrait ton .jours ne.tre quu.no pri.o .Te! daignez, mon Dieu,cboi.sir pour mon en - fant* vous vo.j**z ^____A Pii trdapin.tnieux, et vous lai.mez an .tant.______________^‘Et toi, mon.ange aux yeux ai doux, rr._ pose en poix sur «ne* g® P IM hnt».• qout, ' et toir mon ange au* jeux ai doux, re .pose en paix, sur mes ge „ doux, 78 LE CANADA MUSICAL.Calendrier Mensuel Et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.m 2g AOUT.—(Continuée DATES.1 FÊTES RELIGIEUSES.! 1 .ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES.I 10 11 12 13 1-1 M.M.J.V.S.Ste.Philomène, V.M.Ste.Claire.(40 h.Ste.Philomène.) St.Alphonse de Liguori.Décès de Michel, frère de Joseph Haydn, 1806.Première représentation à Bade de la Colombe de Gounod, 1860.Décès, Naples, de Francesco Durante, 1755.Jeflne.St.Christophe.(40 h.Ste.Bri- (Le 15.) Naissance du baron Taylor, fondateur de l’Association des artistes gicle.) musiciens, 1789.15.D.L’Assomption de la Ste.Vierge.Ire.classe.(335.) Messe Royale.2dcs.Vêpres du jour, (428.) Mémoires de St.Rocli, Similabo, v.Amavit, (530,)—et du XlIIe Dimanche après la Pentecôte, (268.) Bénédiction.16 ! L.17 i M.I 18 1 19 20 : 21 M.J.V.S.St.Roch.(40 h.Noviciat cle Ste.Croix.) St.Mammès.St.Hyacinthe.(40 h.Noviciat des RR.St.Jules.[PP.Oblats.) St.Bernard.(40 h.Noviciat des RR.PP.Ste.Jeanne de Chantal, Ve.[Jésuites.) Naissance de Léon de Burbure, à Termonde, 1812.Naissance du chef d’orchestre compositeur Benjamin Bilse, à Liegnitz, 1816.Naissance de F.Lintermans, à Bruxelles, 1808.Naissance d'Antouio Salieri, ;Y Legnano, 1750.Naissance du violoniste Raimond Dreyschock, à Zach, (Bohême,) 1824.Décès de P.J.Lindpaintncr, à Nonnenboru, 1856.22.D.Octave de l’Assomption.(40 h.Ecole de réforme.) Double.(312.) Messe des Doubles-majeurs.2des.Vêpres du jour, (428.) Mémoires de St.Philippe Béniti, Similabo, v.Amavit, (530,)—et du XIVc.Dimanche après la Pentecôte, (269.) 23 24 25 26 27 28 L.M.M.J.V.S.St.Philippe Béniti.St.Barthélcmi, Ap.(40 h.Asile St.Jean St.Louis, Roi de France.[^ * * On O II C n o' ¦NMI X r 'mmÈàamçm xxup rrnjfc v 1 WHI jfi^tsaaiSS • ' • •'•.^.VÏtS ^Si LA PUISSANCE.ORGANS.) ENTREPOT PRINCIPAL — AU — Magasin de Musique Â.J.BOUCHER, (Editeur-Proi>riétairk AGENT GÉNÉRAL — POUR I.A — Province de Quebec, L.E.I.Importateur DE ORGUES-HARMONIUMS (DOMINION — DU — CANADA MUSICAL,) RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.Toujours en magasin, un choix d’Orgues-Harmoniums Français, Américains et Canadiens, de 20 ou 25 différents modèles et de différents prix.PIANOS — ET — d’Orgues-Harmoniums, Canadiens et Etrangers.Circulaires, Certificats, Catalogues descriptifs et illustrés, avec liste des prix, envoyés franco, sur demande.Orgues pour Salon, pour Eglises, pour Ecoles, garanties pour 5 ans.Surpassant en richesse, en puissance et en suavité «le son, les meilleurs instruments do fabrique étrangère.Les Orgues-Harmoniums de • a Puissance, d’un fini exquis, ont obtenu les plus hautes distinctions et les Premiers Prix à toutes les Exposi tions où ils ont été exhibés.AU CENTENAIRE DE PHILADELPHIE, 1876, Médaille Internationale et Diplôme d’honneur, (la plus haute récompense accordée,) pour le Meilleur Orgue nu Monde.A SIDNEY, Australie, 1877, I A PARIS, 1878, Premier prix, Médaille et Diplôme, à l’Exposition Universelle.| Médaille Internationale et Diplôme d’honneur, à l'Exposition Universelle.A TORONTO, 1878, Médaille d’Or à l’Exposition de la Puissance, et PliEMIEI! PRIX, Toronto, 1879.PREMIER PRIX AUX EXPOSITIONS HE LONDRES, HAMILTON, MARKHAM, lîKAMPTON, I1RANTKORD ET NEWMARKET.Ces instruments superbes étant fabriques dans la Puissance, l’acheteur bénéficie de 30 à 33 par cent, en économisant les droits excessifs et autres charges imposés sur les Orgues inférieures de manufacture étrangère.PRIX: DG !**.>
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