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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1896-02, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 2ème volume FEVRIER 1896 2ème livraison S AIN'T-JACQUES-LE-MAJEUR DE L’ACHIGAN Lors de 1 expatriation des Acadiens un grand nombre de ceux qui avaient été' débarqués à Boston revinrent à Quebec.Les Sulpieiens en établirent plusieurs dans la paroisse de Saint-Pierre du Portage (L’Assomption) En 1770, M.Jacques Degeay, curé de Saint-Pierre du 1 ortage, qui s intéressait beaucoup au sort de ces pauvres expatries, en dirigea une petite colonie d’environ viimt-cinq familles vers les belles plaines, alors toutes couvertes d érables, qui avoisinaient sa paroisse.Les nouveaux colons se mirent sur le champ à travailler au défrichement des terres.M.Degeay donna à chaque colon une vache, quelques quintaux de farine, une certaine quantité de lard, des instruments aratoires et les ustensiles jle ménage indispensables à une famille.Eu 1772, M.Degeay procura à ses protégés un prêtre spécialement chargé de les desservir.Par une heureuse disposition de la Providence, ce fut M.Jean Bro, Acadien qui arrivait de France, où il avait étudié la théologie.M.Bro demeura d’abord, à peu près trois aimées, à oaint-I îerre du Portage, d’où il venait dire la messe à ses compatriotes, alternativement avec la mission de Saint-Koch de 1 Achigaii, tous les quinze jours.Il choisit pour chapelle la maison d’un citoyen du nom de Charles Forêt.Les colons acadiens sc donnèrent la consolation de mettre leur chapelle et leur nouvelle paroisse sous le patronage de saint Jacques, patron de leur protecteur, M.Jacques Degeay.Ils ajouté- — 18 — rent à ce nom celui de Nouvelle-Acadie, en souvenir de leur ancienne patrie.Ce ne fut qu’une cinquantaine d’années plus tard que ce dernier nom fut supplanté par celui de l’Achigan, du nom d’une rivière qui passe à proximité.La nouvelle paroisse augmenta très rapidement.En 1775, cinq années après sa fondation, elle comptait déjà cinquante familles.C’est cette même année qu’on construisit un presbytère dont la partie supérieure fut entièrement réservée pour une chapelle.Le 1er janvier 1773, M.Ero prit possession de son presbytère et de sa chapelle.C’est alors qu’il cessa de dire la messe dans la maison de Forêt.La population augmentant toujours, en 1801, on décida de bâtir une église plus en rapport avec les besoins de la population.Au mois de mai 1802, la première pierre en fut posée.La construction de cette église fut la cause de grands troubles.Les syndics nommés pour surveiller la construction de lVdifice ayant refusé de rendre compte des sommes qu ils avaient reçues, on leur engendra un procès et ils furent emprisonnés.Les troubles en vinrent à un tel point i[ue Mgr Plessis fut forcé d’avoir recours aux censures ecclésiastiques.11 jeta l’interdit sur la chapelle et pendant trois mois les paroissiens furent obligés d’aller dans les paroisses voisines pour accomplir leurs devoirs religieux.Cet acte de sévérité eut un bon effet.L’agitation se calma et on put continuer les travaux de construction.Le nouveau temple fut béni le 10 août 1813, plus de dix ans après la pose de la première pierre.C’est le même édifice qni sert encore au culte après avoir subi bien des reparations et des améliorations.Saint-Jacques-le-Majeur de l’Achigan a eu jusqu’ici cinq curés: MM.Jean Bro, 1772-1814; Jean-Marie Madran, 1814-1819; Jean-llomuald Paré, 1819-1858 * Louis-Adolphe Maréchal, 1858-1872 ; Théophile Maréchal, curé actuel.Pieiüie-Georges Eoy — 19 — ARMOIRIES, GRAND SCEAU ET DEVISE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Armoiries Les armoiries des provinces d’Ontario, de Québec, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, ont été “ assignees ” par Mandat de Sa Majesté la reine Victoria, daté de la cour de Saint-James le 26 mai 1868.Voici la description des armes de la province de Québec, telles que décrites dans ce Mandat Royal : "D’or, à la fasce de gueules, chargée d’un Lion d’or passant regardant, accompagnée en chef de deux fleurs de Lis d azur et en pointe de trois feuilles d’érable sinople tigées.” Grand Sceau Le grand sceau de la province de Québec, d’un dessin de forme quadrilobee, renferme : au centre, les armoiries du royaume-uni d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, écartelées au premier et au quatrième de gueules à trois léopards d or, l’un sur l’autre, qui est Angleterre ; au deuxième, d’or chargé d’un lion de gueules entouré d’un double trescheur fleuronné et contre-fleuron né du même, qui est Ecosse ; au troisième, d’azur à la harpe d’or, qui est Irlande ; le tout surmonté d’une couronne royale et entoure de la devise : Die a et mon droit ; enfin, dans le lobe inférieur, l’écu même de la province de Québec, qui est d or a la fasce de gueules, chargée d’un lion passant regardant, accompagnée en chef de deux fleurs de lis d azur et de trois feuilles d’érable tigées de sinople, en pointe.Ce grand sceau est, comme l’on sait, sous la garde d un ministre de la Couronne : le secretaire de la province.Il fut adopté ofliciellement, par ordre du lieutenant-gouverneur de la province de Québec eu conseil, le 30 novembre 1869.Ce même jour (30 novembre 1869), l’ancien sceau de la province, qui était en usage depuis le 15 juillet 1867, fut brisé et efl'acé (defaced), par M.Frede- — 20 rick Wyse, graveur, à l’Hôtel du gouvernement, à Québec, en présence du lieutenant-gouverneur Belleau et des honorables MM.Chauveau, Ouimet, Beaubien, Archambault, de Boucherville, Irvine et Robertson, membres du Conseil Exécutif, puis remis à M.Chauveau, premier ministre et secrétaire de la province.Devise Les armes de la province de Québec reçurent, en 1883, l’addition de la devise : “ Je me souviens ”, qui résume si admirablement la raison d’etre du Canada français comme province distincte.M.Eugène Taché avait préparé les dessins de la façade du Palais Législatif de Québec, et y avait introduit les armes de la Province avec cette devise : “Je me souviens, ” dont il est l’auteur, et qui était alors inconnue.Les plans et devis préparés par M.Taché, M.Jean-Baptiste Derome et le bureau des ingénieurs du département des Travaux publics, servirent de base et furent annexés à un contrat qui l'ut passé le 9 février 1883, devant M.Cyrille Tessier, notaire, sous l’autorité d’un arrêté du Conseil Exécutif portant la date du 22 janvier de la même année.Ce contrat fut signé par M.A.Char-lebois, entrepreneur, et, de la part du gouvernement, par l’honorable M.Elisée Dionne et M.Ernest Gagnon, le premier,comme commissaire, et le second comme secrétaire du département de l’Agriculture et des Travaux publics.Les parties contractantes signèrent aussi les plans annexés au contrat sur lesquels étaient dessinées les armes de la province avec la devise “ Je me souviens.” On peut donc dire (pie c’est à partir du 9 février 1883, date de la signature du contrat pour la construction du Palais Législatif de Québec, q ue cette devise a revêtu un caractère officiel.* , * * Eu résume, les armes de la province de Québec datent du 20 mai 1808 : le grand sceau de la province date du 30 novembre 1809, et la devise “ Je me souviens ” date du 9 février 18S3.Eknest Gagnon 21 JEAN BOURDON ET LA BAIE D’HUDSON (Suite et fin) Nous admettons cependant qu’il tenta l’aventure en 1657.Voici nos preuves : Sous la date du 2 mai 1657, on lit dans le Journal des Jésuites : 0) “ M.Bourdon leva l’ancre de Québec pour le voyage du Nord.” Au moyen des actes conservés au greffe de Québec, on peut suivre, comme si on y était, les préparatifs de ce voyage.Le 15 juillet 1657, Jean Bourdon, seigneur de Saint-François, nomme pour sa procuratrice Anne Gasnier, sa femme, pour régler et administrer ses biens et le représenter partout où besoin sera, sauf le différend entre le sieur de Lespinay dont le sieur Bissut est porteur de procuration, duquel différend le constituant ne donne aucun pouvoir à sa procuratrice d’agir pendant son absence remettant le tout à son retour pour être décidé.Et outre plus le sieur constituant fait déclaration qu’en cas qu'il arrive faute de sa personne pendant le voyage qu'il entreprend de faire, ce que Dieu ne plaise, il fait en ce cas la dite procuratrice, son épouse administratrice et gouvernante de ses enfants et du bien qu’il leur pourra laisser.(2) Le même jour, Jean Bourdon assisté de sa femme Anne Gasnier, voulant seconder la dévotion qu’a Marguerite Bourdon, sa fille née de Jacqueline Potel, sa première femme, de se donner à Dieu et passer ses jours dans un monastère, comme hospitalière de la miséricorde de Jésus à Québec, promet payer 3,000 francs le jour de sa profession et sa pension pendant le noviciat sur le taux de 150 francs pai an.Etaient présents à cet acte : Jean de Quen, supérieur des missions de la Nouvelle-i rance, Barthélemy Vimont, l’iorie Chastelain, Paul H) Page 209, 1ère édition.(2) Greffe Audouart. — 22 — Bagueneau, Jean Le Sueur, escuyer, prêtre et curé de St-Sauveur, Guillaume Vignal, prêtre, chapelain des Ursulines, Jean Le Bé, prêtre, chapelain des Hospitalières.Enfin le 29 avril 1657, Jean Bourdon dictait son testament, dans lequel il fait allusion, à plusieurs reprises, au voyage qu’il va entreprendre.Ces simples documents ne démontrent-ils pas le soin que prenait Jean Bourdon de régler ses affaires avant son départ pour ce long voyage ?Et ne doit-on pas croire qu’il en eut fait autant s’il eut entrepris cette expédition en 1656 ?Pourtant le greffe de 1656 ne mentionne aucun acte de cette nature.Bourdon partit donc le 2 mai 1657 pour la mer du Nord.Se rendit-il à sa destination ?Nous ne le croyons pas.Voici ce que dit le Journal des Jésuites sous la date du 11 août 1657 : (b “ A dix heures du soir, arriva devant Québec M.Bourdon de son voyage du Nord.Deux hurons qu’il avait mené furent tués par les sauvages et un français blessé.” La Relation de la même année donne un peu plus de détails : “ Le 11 (août 1657), parut la barque de M.Bourdon, lequel étant descendu sur le grand fleuve du coté du nord vogua jusqu’au 55e dégré, où il rencontra un grand banc de glaces, qui le fit remonter, aïant perdu deux hurons qu’il avait pris pour guide.Les esquimaux sauvages du nord les massacrèrent, et blessèrent un français de trois coups de flèches et d’un coup de couteau.” En lisant le Journal, on pourrait croire que Bourdon s’est rendu à la mer du Nord.C’est une note écrite évidemment le jour même de l’arrivée à Québec.Mais la Relation, écrite avec plus de soin et après plus amples renseignements, dit expressément qu’il ne se rendit qu’au 55e dégré, soit à Kibokok, non loin de l’embouchure de la rivière Ashwanipé.Il aurait fallu franchir cinq degrés encore pour atteindre le détroit.(1) Première edition, paye 218.N — 23 — Voilà donc un point de réglé.Dans ce dernier voyage de 1657, nous devons ajouter que Jean Bourdon fut accompagné de son ami M.Jean LeSueur, curé de St-Sauveur, ainsi qu’en fait foi sou testament.J.Edmond Roy # N-B.Nous constatons que M.l’abbé Gosselin, dans 1 étude particulière qu’il a publiée sur Jean Bourdon en 1892, ne parle plus du voyage de 165G.Le savant auteur en est venu sans doute à la même conclusion que nous sur l’authenticité de ce voyage.J.E.R.REPONSES Les vêtements du Christ.(I, VI, 48.)—Pourquoi affublons, nous toujours dos couleurs les plus voyantes, le bleu et le rouge, la personne du Sauveur ?A ce sujet, j’ai lu, dans un ouvrage anglais sur les traditions de la peinture, le passage qui suit.Peut-être jettera-t-il quelque lumière sur la question : “ H ne faut pas considérer comine une frivolité l'attention donnée par les artistes, à la couleur ou à la forme du vêtement.Ce qui semble un détail au premier abord, est une beauté (a nicety), parce que c’est un témoignage rendu aux lois sévères qui ont gouverne l’art religieux pendant huit siècles et plus.Les couleurs assignées conventionnellement à Notre-Seigneur, à la sainte Vierge, aux apôtres, l'ont été d’abord par les artistes de la cour de Byzance, et une fois acceptées par les peintres grecs, elles sont restées fixes.Toute atteinte portée aux traditions reconnues eût été qualifiée—au moins autrefois—de légèreté impardonnable et do présomption.Le manteau do pourpre et de bleu foncé, la tunique de cramoisi et d’or, ou de cramoisi seul, ont été, depuis le dixième ou le onzième siècle, les attributs du Christ, et ces couleurs s’adaptaient en elfet très bien à Celui qui doit toujours être le plus en vue dans les compositions où il parait.Les mêmes couleurs étaient assignées à la Vierge, pour la même raison et en vue du même elfet.Saint Joseph portait la tunique bleu-clair avec le manteau blanc par-dessus, etc.” Je puis peut-être me permettre avec vous un retour sur mes petits travaux personnels.Vous savez ou vous ne savez pas 'tue je m'occupe de sainte Anne, et un peu particulièrement de ce que lés beaux-arts ont fait pour elle.Or, le passage ci-dessus m’a permis d'interpréter dans son vrai sens une mosaïque très intéressante oit — 24 — fcllu est représentée avec saint Joachim.Cotte mosaïque se trouve Jans l'église “de l'Amiral" à Palermo.Saint Joachim y porte exactement les couleurs de saint Joseph, avec la môme forme do vêtements, et l’artiste sans doute a voulu par là faire ressortir sa dignité suréminente.Il a fait de môme pour sainte Anne, Son manteau et su coiffe sont des matières les plus riches : étoile cramoisi et or, cramoisi dans les ombres, or dans les lumières.I-'étoile semble etre une soie d'un tissu double, or et cramoisi, certaines parties offrant tout I un, certaines parties tout l’autre.Dans toutes les mosaïques de 1 église, sainte Anne est le seul personnage, à l'exception du Christ et de la Vierge, qui paraisse en ce riche et nrocieux vôteinent.Le lui donner, c était en quelque sorte l’égaler au Christ et à la Vierge.Fr.Paul V.Ciiarlanu Mariiifpouins et brûlots 1 VIII, 64.-Voici ce que dit le baron deLahontan (vol.I.p.45) des maringouins : “Ce sont ces moucherons qu’on appelle en Prance des cousins.Ne leur aurait-on point donné ce nom parce que ces pietits parasites l'ont bonne chère, et s'engraissent d'un sang qui ne leur chiite rien ?Quoiqu'il en soit leur fréquentation est un spécilique contre le trop de sommeil ; ils garantissent des rêves impurs ; ils tiennent leur homme alerte, toute sentinelle devrait en faire bonne provision.Tout le Canada est infecté de ce mauvais cousinage, et il vient fondre par nuées sur votre pauvre peau.L on peut s en pré.-erver, par la fumée de la pipe, mais il n'est pas donné à chacun de goûter les délices de la tabagie, et tel trouverait le remède pire que le mal.Il est plus facile et môme plus sûr de recourir à la précaution d- berceaux.Un berceau ce sont dos branches d arbres, hautes do deux pieds ; on les liclio on terre de distance en distance à proportion qu’on veut faire l’espace long ou large; comme ces branches sont plantées en demi-cercle, elles se joignent par la partie supérieure et font un arc.On étend un lit dessous, on le dresse, et pour le dessus, on le rouvre d’un grand drap qui traînant à terre de tous côtés forme l’entrée aux maringouins et les oblige à faire le Invoque.” Voici ce «[lie le môme auteur dit des hrùlols'fvol.II, p.53) : - Les brûlots sont des espèces de cirons qui s'attachent si fort à la peau qu'il semble que leur piqûre soit un charbon ou une étincelle de feu.Ces petit- animaux sont imperceptibles et pourtant on assez grand nombre.” La belle amazone aventurière.(I, XI, III.—Les Houffio appartenaient à une bonne famille bourgeoise de Montauban, en Ouienno En 1752, l’ainé delà famille Jean-Jacques HouiBo s’associa avec ses frères François.Etienne, Jacob Dominique, Pierre et Joseph et son beau frère François Rnmagnac pour faire le commerce tant en 1 ancienne Franco qu’en la Nouvelle.Il arriva à Joseph qui était le cadet une aventure qui faillit tourner à mal.Il s’amouracha, alors qn il n'avait pas encore vingt ans, à une fille du pays, Louise Cadet, née du mariage d’Augustin Cadet, maître boucher, et de Louise-Elisabeth Lambert.Louise Cadet qui fut, dit-on, une des plusbollos — 25 ftS1,»„nhtn^n,?il,pis ,iw sol)l 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