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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1900-03, Collections de BAnQ.

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I I ill ISMSSEi ÉGLISE DE NOTRE-DAME DE SAINTE-FOYE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.6 MARS 1000 NOTRE-DAME DE SAINTE-FOYË Le promontoire où est assis lo vieux Québec n’est que la pointe orientalo d'un plateau élevé, long de trois lieues,large, vers le centre, de deux milles environ, et terminé a 1 ouest par lo Cap-Rouge.Sainte Foye a, pendant deux siècles, partagé seule (1) avec la ville de Champlain ce site à la fois magnifique et glorieux, d’où l’oeil embrasse un des plus boaux panoramas du monde et où l’on rencontro à chaque pas les vestiges d'une histoire.Les édits et ordonnances do 1721 (2) donnent pour limites à la paroisse “ une lieue et demie tant sur le fleuve Saint-Laurent que sur la route de Saint-Michel dite de Saint-Jean, à prendre sur le fleuve depuis les terres de Saint-Michel et sur la dite routo depuis lo ruisseau Prévost jusqu’à la rivière du Cap-Rouge, et les profondeurs do la paroisse qui n’étaient que d'environ soixanto dix arpents du côté du nord-est, à prendre du bord du fleuve, seront augmentées des terres de Pierre et André Hamel, etc.( i ) Depuis le milieu de ce siècle, la paroisse de Saint-Colomb de Silleiy s’y est taillé un beau domaine (Voir Edits et ordonnâmes de 1856).Un peu plus tard Saint-Félix du Cap Rougeen a pris une bouchée (Voir Edits ,t ordonnances de 1872.En réalité le décret remontait à i860 mais n’a été publié qu’en 1872).(2) Voir Liste des municipalités dans la province de Québec, compilée par C.-E.Deschamps, 1886, p.403.Dans le Dictionnaire de P ancien droit canadien de Justin McCarthy, ces bornes sont reproduites avec quelques modifications, postérieures à 1721.Une copie de l’ordonnance nous a été fournie par M.G.-M.Fairchild. 1 ar R'8 terres de Saint-Michel il faut entendre l’anse qui porte encore aujourd’hui ce nom, située au nord-est delà omte-à l uiseaux.où s’élève l’élégante église de Saint-Colomb Ue Sillery.Quant au ruisseau Prévost, aucune carie ne l’indique.C’est sans doute ce mince filet d’eau qui coule aux confins actuels d« Sainte Foye et de la banlieue de Québec Le chemin Saint-Michel dit de Saint-Jean est notre ohe min Sainte Foyo.Ainsi le Cap-Bouge, le Charlesbourg Royal de Cartier en o41, le J'ranco-Iîoy (1) de Boberval en 1542, était dans les anciennes limites do la paroisse.De même aussi la célèbre mission algonquino et montagnaise de Saint-Josepb, établie en 16.8 dans 1 anse de S.llery, un mille environ à l’ouest de la Pointe-à I uiseaux.C’est là que fut bâtie, sous le vocable de .Saint-Michel, la première église qu’il y ait eu sur notre territoire.“ Ce petit bâtiment, dit la Relation de 1G47 fait tout exprès pour les sauvages, n’a pas à la vérité’ la magnificence de ces grands miracles d’Europe - mais il a quelques paroissiens dont la candeur et la bonté est au- édifices1’IU8a8léabl°ài)i0Uloc.V.Ün peut lire aussi un article de M Ferland, dans le meme journal, 27 oct.1855, reproduit à la fin d’une petite brochure anonyme sur le commandeur Brulard le Sillery.(2) Ferland, brochure citée, p.25 s.(3) Le P.Chaumonot, dit une lieue (Autobiographie, éd.Shea, i8s8, p.87).De même la A’e/ation de 1671, titre du ch.4.La Relation de 1669 dit une lieue et demie.Aussi la petite notice sut le P.Chaumonot jointe à son autobiographie (éd.citée, p.17).(4) Nous devons à la bienveillante permission de Mgr 1 lamel,bibliothécaire de l’Université Laval, et à l’obligeance de M.l’abbé Amédée (Josselin, d’avoir étudié cette carte. ^ïddvoltan!"7iqrment P0“r l08ddifiei' Par leurPiéW Notre-Dame” j/* " ' uI)'>rii !o rom (lt?l’Annonciation de co (2) Le Pè'reVl eU^pour qu'un, cabane d’écor- pussent s^e~trC T ^ *' Dale deapoy!10 °° VilIaffe prit ,e nom dc Notre- dWMtalUe riraClil0US° nvait^M trouvée dans le tronc devint r'^ J"UI'gdo Poî'> im“3 l>inant en Belgique Foy 'z:i:z';T rvme* ™mm6 * * ^ multiplier les prodiges £y^î)a ^ " P’Ut 4 elle fut 'nlac/e'r!!°h *?“ te la compagnie de Jésus.Huillaume-J.PekkIiV L’arrivée de cotte statue causa grande joie dans la bourgade et le zèle do la dévotion des sauvages envers la Sainte-Vierge leur jjt entreprendre aussitôt et hâter la construction d une chapelle en bow sous le vocable de Notre-Damode For.fes Français leur prêtèrent main forte.Le P.Chaumonot écrit Notre Dame de Foyo, de même que les mations do 1(172-1(173-1(174(1).Mais on général dans les Mations an lit Notre Dame de Foy.C'est For t ho- frîa n &r’I\Par 1108 anciens registres qui remontent à r’"‘ , tJe8 bonno lieu,'e (,n« commencé à dire Notre unie de Sainte-Foy.C’est ainsi qu'écrit M.Buisson de ' amt Cosine, qui a desservi la paroisse do 1711 ù 1712 Ainsi encore le reçu du régistre de 1705, signé Delacetierre' corn-mis g,.et1 Cependant Claude de Ber,non, qui authentique le registre do 1706, revient à la forme JV.D.de Foy.M.Charlcs- mador Martin, premier curé résidant (1698-1711) fait de meme.Mais l'usage a bientôt prévalu do dire Notre Dame de Sainte Foy, puis Sainte-Foy tout court.L'orthographe fautive Satnte-Foye n'apparaît qu’asse/.tard.Il n’est guère possible ,1e changer aujourd’hui, même légèrement, la forme > e ce nom, I un des plus glorieux do nos annales.La statue envoyée au P.Chaumonot, et qui opéra des miracles, disparut dès les premières années.Les Hurons i emportèrent.! !s à Loreitc, où ils émigrèrent en décembre 07d ?On 1 ignore.Toujours est-il qu’ils ne l’ont plus.Dans Ughse de leur village, à la Jeune Lorotte, où ils sont depuis (i) Edition Martin.Le 1’.liochemonteix reproche aux éditeurs d’avoir remanie le style.De sorte que cette orthographe pourrait bien élte leur fait Les Jésuites.Introduction, p XX VU.s note 3.,alt le commencement du XV LJ I siècle, ils en possèdent une autre en argent, d'un admirable travail.Elle mesure environ quatorze pouces, sous le socle.La pose do la Vierge, ploine d’aisance et do grâce, et les draperies, d’une variété et d’une souplesse qu’on ne saurait surpasser, font do cette statuette une œuvre d'art de grande valeur (1).C’est sans doute un don royal de même qu’uno petite statue do Saint-Joseph de même métal et d’un aussi beau travail.A Sainte-Foye, pour remplacer la madone perdue, JL Le Prévost, curé de la paroisse pendant quarante-deux ans (1714 1756), en sculpta une en bois de chêne dont la beauté fait honneur à ses talents d’artiste.Elle mesure trois pieds do Hauteur avec le socle j la statue originale n’avait qu’un empan, c’est-à-dire environ huit pouces.Sans avoir le mérite de la statue do la Jeune-Lorctto, elle no manque de grâce ni dans la poso ni dans les formes.Les traits de la Vierge surtout sont très beaux (2), Le couvercle d’une petite niche carré, porcée au bas do la statue, en arrière, porte en dedans les initiales Ij.P.S.et la date 171G : Le Prévost sculpt., 171G.M.l’abbé Sassevillo, très curieux d’antiquités et très bien au courant des vieilles histoires, a ouvert cette niche en 1882 et y a placé, entre autres documents, une liste du clergé des environs de Québec ot des curés do Sainte-Foye, avec un état de la paroisse à cette date, (1) Sur le socle noir haut d’un officier suisse au du roi d V , Z 0' i,6VenU grand’11 80 mit ™ «orvice d roi d Angleterre, et obtint un grade dans un régiment qm vint prendre part à la conquête du Canada.A la lin de a guerre il se trouva à disposer de sa commission, et cou- dïloîs tab,r dan8l° Pay8 aux 'ns,ances des autorités Connaissant parfaitement la langue française et la langue glaise, il fut d un grand secours dans les temps difficiles qui suivirent la conquête.C’était un gentilhomme dans la force du terme, franc et sans do], très fort sur le point d honneur, comme nous verrons bientôt, et très respecté par la population.Les Anglais l’estimaient beaucoup à cause des services qu’il leur rendait tousles jours, et surtout à cause de sa fidélité au drapeau britannique.Il professait en eftot, un vrai culte pour les institutions d’Angleterre et i ne désirait rien tant quo deles voir s’introduire dans notre pays.Les Anglais le récompensèrent de son dévouement à, — !)0 — lorn’ cause en le nommant secrétaire du gouvernement et conseiller législatif.Il fut aussi membre du Conseil exécutif.En 1785, lorsqu'il s’agit d’établir le jury pour certaines causes purement civiles, il franchit un espaco considéiablo pour aller donner son vole en faveur de cette mesure.Il ne prévoyait pas alors qu'il serait victime do cotte institution.Lo gouvernement ayant besoin do bois pour la construction des casernes, lo capitaine Twiss s’engagea à en descendre une grande quantité par la rivière Machiche.Mais la digue construite au moulin de la Grande Rivière empêchait la descente du bois.Conrad frugy s étant transporté siu les lieux, trouva un moyen de franchir l’obstacle et le buis so rendit à sa destination.Le capitaine Lwiss, cependant,quitta le pays sans avoir payé aucun dommage ; Conrad (iugy restait, il fut actionné, et l'on nomma un jury pour cette cause.Le jury trouva ( 'onrad (iugy coupable d’avoir indi -qué l’endroit où l’on pouvait passer le bois, et le chargea des frais et dommages qui s’élevèrent à un montant ruineux.Quelque temps après, ou réforma ce jugement, mais il était déjà trop tard.Conrad Gugy reçut cette sentence sans dire un mot de plainte ni de réplique ; revint à son manoir, à Yamachiehe, et s’enferma dans sa chambre.Lo lendemain on le trouva appuyé sur lo bras d'un sofa, froid comme lo marbre.Orgueilleux et sensible, le verdict rendu contre lui l’avait littéralement tué.Il laissa son héritago à Barthélemi (iugy, son frère cadet, qui s’était mis au service du roi de Frame.I n seul exemple pourra donner une idée du caractère noble et loyal de ce dernier.Lui et son fils, Louis (iugy,reçurent des offres avantageuses pour les engager à entrer dans l’armée révolutionnaire, mais ils refusèrent généreusement, ot le colonel parvint à traverser la Franco avec son régiment sans perdre un seul — 91 — homme.Arrivé sur la frontière de la Suisse, il offrit'ses chevaux en vente, et il arriva que Jérôme, celui-là même qui avait reconnu et livré Louis XVI, se présenta comme acheteur.Il n’aura pas mon cheval, s’écria le noble et loyal colonel, et il s'empressa de le tuer afin d'être bien sûr qu’il no tomberait pas entre les mains du traître.Le colonel B.Cugy servait dans le régiment des Gardes-Suisses.Il vint au Canada dès qu’il eut quitté le service de la France.Son tils, Louis (iugy, lui succéda.C’est celui ci qui a laissé le plus de souvenirs à Yamacliieho.Il était né à Paris et avait toute l’exquise politesse française ; il était, d ailleurs naturellement doux, hospitalier et affable.Lorsque le gouvernement imposait de lourdes corvées aux cultivateurs, lorsqu’il les obligeait, pendant un hiver à logor et nourrir les troupes anglaises, c'est le seigneur Cugy qui devait répartir les charges parmi scs censitaires.Les bons habitants no savaient rien refuser à leur soigneur, et ils supportaient sans trop de murmures ce joug insupportable.Louis Cugy occupa pondant quelque temps la charge de shérif des Trois-Rivières ; mais, en 1812, le pays ayant besoin de ses services, il ceignit de nouveau les armes, et commanda le troisième bataillon de la milice incorporée.C'était un officier fort respecté et fort aimé de ceux qui se trouvaient sous son commandement.Au retour de la paix il obtint un siège dans la chambre d’assemblée et devint aussi membre du Conseil Législatif.Quelquo années plus tard, il était shérif do Montréal.Louis Gugy n’a laissé que d’heureux souvenirs parmi ses censitaires d’Yamachiche.A Montréal, le parti canadien-français ne lui a jamais pardonné d’avoir pris fuit et cause pour les Anglais, surtout dans les circonstanoos graves de l’élection de 1832.Tl mourut en juillet 1840. 92 — Ce fut son tils, B.C.A.Gugy, qui lui succéda dans la possession de la seigneurie do Grand-Pré et de celle de Gros-Bois.L’histoire s'est déjà chargée de faire connaître le nom de ce dernier qui a certes bien eu son temps de gloire.L’abbé Napoléon Caron L'histoire (la Canada a rant 1672.(V, VI, 028.)__Jean Cabot prétendait avoir vu les terres du Labra- dor, de Torreneuve ou du Cap-Breton eu I-IDÎ.Ce fut la première notion que l’on eut en Europe de l’existence de ces côtes que l’on prenait pour des îles perdues dans le voisinage du Japon.En 150U.Cortcrcal se rendit au Cap Breton et lit connaître 1a position géographique do cette terre, de manière à y attirer les navigateurs et les pécheurs do morues.Jean Denis, de llontleur, dressa en 1506 une carte du golfe Saint-Laurent qui s’avance presque jusqu'à l'îlo Anticosti.Elle répandit chez los marins de la Normandie la connaissance do ces lieux de pêche et de chasse.Thomas Aubert, de Dieppe, visita le golfe en 1508, ayant à son bord le jeune Jean Verrazano.De tout cela, on ne lit aucun mystère, non plus que du voyage de Jean de Léry sur les côtes do la Nouvelle-Ecosse en 1518.Verrazano partit de France l’automne de 1523, revint en juillet 152-1, après avoir examiné les côtes depuis le Cap-Breton jusqu’à lu Floride, et nommé ces vastes pays “ La Nouvelle-France,” nom qui fut bientôt adopté par toute l'Europe pour désigner ces terres inconnues la veille.Le rapport de Verrazano, quoique mis en circulation sous forme de copies, ne fut imprimé qu’en 1582 pour la première fois ; du moins c’est la date la plus ancienne que l’on connaisse.Jean Parmentier, on 1529, parle des découvertes, des Sauvages, de la pêeho de l’Amérique du Nord.On pensait alors que ces terres n’étaient pas profondes et que l’océan Pacifique devait so trouver où son nos grands lacs. — 93 — Cartier tenait de tous cos devanciers un certain nombre de renseignements, etil lit le voyage de 1535 pour chercher un fleuve, afin de le remonter de manière à savoir la distance qui sépare l'Atlantique du Pacifique.Rendu à Montréal, il comprit qu’il était au contre d’un continent.Cette découverte fut ensuite ébruité en Kuropo.Bien plus, Jean-Alphonse Fontoneau, pilote de Cartier et lioberval, publia son Routier qui pla concerne les côtes du Maine en remontant au nord jusqu’au Cap-Breton, sans oublier le Saint-Laurent et le Bas-Canada. Remarquez quo .ci Français n’avaient que de tout petits établissements dans ces parages, et pourtant venez voir dans ma bibliothèque les nombreux écrits dont on pouvait se servir dès lore pour connaître le Canada ! Le frère Gabriel Sagard, danlt son Voyage au pays des Hurons et dans son Histoire du Canada, qui furent publiés en 163tî, abonde en renseignements sur les gx*ands lacs et les territoires arrosés par le Saint-Laurent.Les Relations des Jésuites formaient un volume annuel, do 1625 jusqu’à 1673, do co qui se passait au Canada.La Société de Montréal,à partir de 1641, ' "a aussi des brochures.La Mère do l’Incarnation écrivait, do 1630 à 1670, d’innombrables lettres pour faire connaître le Canada.Ducreux publia en 1664 une Histoire du Canada qui commence en 1500 et s’arrête en 1656.Pierre Boucher donna, en 1664, une Histoire Naturelle du Canada, où il démontre que c’est un pays plein de ressources mais dont personne n’a encore su rien tirer excepté des peaux de castor.Cetto longue liste de livres doit suffire à nous convaincre de l’existence d’une histoire du Canada, écrite, complète, imprimée, mise en circulation depuis longtemps, lorsqu’il a plu à Nicolas Denys, en 1672, do publier ses deux volumes, qui ne traitent que dos côtes do la mer et do la pêche do la morue, et qui n’est aucunement une “Histoire du Canada." Do fait, il l’intitule : Description Géographique et Historique des eûtes de l'Amérique septentrionale, avec l'histoire naturelle du pays.Or, tout récemment, j'ai lu dans les journaux : “ Nicolas Denys remplissait des fonctions importantes dans le gouvernement de la Nouvelle-France, quand le Maine ne faisait pas encore partie des Etats-Unis.Il est question à Lewiston d’ériger un monument à ce premier historien de l'Amérique du Nord.’’ 5 Ses fonctions consistaient à faire la pêche pour son compte personnel, au Cap-Breton, où il n’a créé aucune colonie.Il ne s’est pas même oc cupé des établissements des Français en Acadie ou Nouvelle-Ecosse.Son livre a de la valeur en ce qui regarde les affaires do la pêche do la morue et la navigation des bords de la mer, depuis Terreneuve au Maine.Denys ne pouvait pas être un fonctionnaire de l’Etat, car il n’y avait point do population blanche dans l’étendue de ses domaines de pêche.Il n’a pas connu le Canada et n’en a pas écrit l'histoire.Son livre est plutôt lo dernier que le premier paru concernant les provinces maritimes.Vous voyez ce qui en est do la note des journaux.Benjamin Si i.te L’orthographe du nom dr Saint- Val Her.(V, II, 576.)—L’usage assez général au Canada est d’écrire Saint- Valier.On trouve cette orthographe en tête de l’édition du Rituel, dans les mémoires de l’abbé de la 'four et dans maints autres ouvrages.Vous croyons cependant qu’il faut écrire ce nom avec deux /.On lo trouve orthographié ainsi : 1° Dans les contrats de fondation de l’hôpital général de Québec et dans d’autres actes notariés passés soit en France, soit au Canada ; 2° Dans les annales du même monastère, notamment dans la partie écrite du vivant de son fondateur ; 3° Dans divers écrits reçus de France en divers temps et venant do sourcos différentes ; 4° I >ans les mémoires du duc de Saint-Simon ; 5° Dans plusieurs dictionnaires historiques, biographiques et héraldiques ; 6° Dans les couvres des abbés Faillon et Casgrain, aussi bien que dans celles de Parkman, etc., etc.Fne raison, du reste, qui prime toutes les autres, cost que la famille même de Mgr de Saint-Vallier écrit son nom avec deux 1.lî. — 96 — QUESTIONS 703.—Item! Doumic, dans une étude qu'il vient de publier dans ia Revue des Deux Mondes, sur le livre que M.Paul Stepper vient de consacrer à la famille et aux amis de Montaigne, dit, en parlant de ce dernier : .“ Il s’est adressé à tous ceux qui pouvaient lui apporter quelques renseignements utiles, il a marié et multiplié 1 infoi-mation.Il interroge ceux quo le hasard met sur sa route et fait parler ceux qui passent près de son château.11 a chez lui un homme qui a demeuré dans la France antartique, et par un intermédiaire il lie conversation avec plusieurs matelots et marchands qui l’avaient accompagné dans ce voyage.Ce lui est un moyen de s'enquérir des coutumes des pays que nous tenons pour barbares et de les comparer avec les nôtres.” ,.Où était située cette France antartiqueqm intéressait tant Montaigne, et par quels pays est-elle représentée aujourd’hui ?¦ ',- 704.—Où pourrais-je me procurer des renseignements sur la “ Société du feu ” qui existait au commencement du siècle dans la cité do Québec ?I’omi'.705.—Le colonel Le Compte Dupré, dont il est souvent question dans les récits du siège de Québec par les Américains, en 1775, appartenait-il à l’armée régulière ou à la milice canadienne ?Soi-p.706.—On m’affirme qu’il n’y a pas, à Caughnawuga, une seule famille purement iroquoise, que toutes ont fait des alliances avec des blancs.Qui peut me renseigner justement là dessus ?^IO 707.—Pouvez-vous me diro où sont établis les restes des différentes tribus sauvages,toiles quo les IroquoiSjles Ilurons, les Abénaquis, etc., etc., qui se partageaient autrefois le territoire du Canada ?Sauv.
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