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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1902-08, Collections de BAnQ.

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BULLET IN DES REC H E RC H ES IIISTO RI QU ES VOL.8 AOUT 1902 No 8 l-A MAISON MONTCALM SUR LES REMPARTS, À QUÉBEC L'on montre ù Québec, du côté nord du Cup, sur les Remparts, un corps do logis composé de trois maisons di-tinctes, bâties en pierre à deux étages, contiguës et pareilles par l’uniformité do leurs façades, recouvertes d un même lambris de même couleur.Elles font face au nord-est sur l'estuaire de la rivière Saint Charles et offrent un point de vue admirable sur la baie et côte tie Boauport et sur le vaste horizon que bordent les ondulations bleuâtres des Laurenlidcs.C’est, dit-on, la maison que Montcalm a habitée.Cette tradition date de la capitulation de Québec, et la première notice historique qui en est faite se trouve dans Jvnox, vol.II, p.189.Voici comment Ivnox fixe l’endroit de la maison eu désignant les limites des divers eorps-de-garde établis autour des remparts do la ville après sa reddition.L’une " à partir de I évêché a aller a la maison Montcalm " ; une autre suivante.“ de la maison Montcalm à la porte du Palais.” Dans le livre intéressant et remarquablement exact itié du dix neuvième siècle.On m a raconté une anecdote assoz curieuse à son égard.Il naquit au temps où les antipathies de races, ent re Anglais et Canadiens, étaient le plus vives.Ses oreilles d’enfant avaient été f rappées des propos qui se tonaient sur ce sujet dans la famille, et A, raison de la combativité inhérente à la nature humaine, son esprit en avait été impressionné d’une façon toute spéciale.Or, un jour, ses parents le conduisent à l’église, à l’heure du catéchisme.Le curé avise notre enfant et lui pose la question : ¦ Its-tu chrétien ?” lit notre petit bonhomme do répondre, croyant qu’un chrétien était un genre spécial d'Anglais : —Non, nt’sieu, je sms Canadien.Le curé, charmé de ce patriotisme précose, qui attestait autant d'ignorance que de naïveté, se chargea de 1 instruction du jeune Plamondon.L'âge suivant le trouva avocat, homme do lettres, homme d’esprit.Le juge Jean Thomas Lorangor, qui l’avait connu, nous disait un jour que dans les réunions intimes, Planton don et Val lié res faisaient assaut d’esprit et s’accablaient d épigrammes mordantes, blessantes même parfois.Planton don raillait Vallières sur sa prétendue fausse noblesse, alléguant qu il s’était donné do son propre chef le surnom de Saint-Beat.Vallières rétorquait, on traitant Plamondon, un ex-ecclésiastique, de défroqué.Or, un jour présence, dans que les deux adversaires se trouvaient en une reunion de camarades, il y eut entre eux — 243 — une prise d'armes, restée célèbre, qui passa, dans le temps, pour avoir été improvisée, mais qui nous semble pue avoir été arrangée à l’avance pour l'amusement de la galerie.Plamondon ne semble pas en verve ; les sarcasmes de Vallières plouvenl drû comme grêle sur son diet , U en parait accablé ; puis tout à coup, sortant de son accablement apparent, si semblable à une défaite, il entonne sur le cinquième ton le couplet suivant .Kit*r descendant J< s Re*ux, Crois é» aver les De«p'éiux, I usirc et noble ««jeton l>epar nt- auireioia sans nom, Je vais le fa re une chanson.Puis, s'interrompant comme si son adversaire allait demander grâce, il dit : ___Vais je continuer ! Ht Vallières de- s'écrier ___Vas y, j'aurai mon tour.Alors.L’Iamondon reprend C’est aujourd’hui lu Suin'¦ Micht-1, Où le» âr.es changent de poil, Tu veux faire comme les autres, Mai» sous ton jabot de haut ton El l'éciat de ton faux blason, Nous voyou» tous, joyeux apôtre», l.a couverture d’un K»i»ou.Vallières, sentant que les rieurs ne sont plus de son côté, *e tait, mais au moment où les camarades vont prendre un ver.e de vin à la victoire de Plamondon, .1 se love et déclamé, du ton emphatique qui lui était habituel et commun, itisoiis-le, à presque tous les hommes de son temps Halte-là.mon cher Plamondon ; Tu le prends sur un trop haut ton, Chez toi, misérable avorton, Le poil ne trahit pas la bête, Car, faisant comme pour ta tète, Dieu ne mit rien à ton mantou. — 244 — Puis imitant l'interruption de Plamondon, il s'arrête : Vrais-jo continuer ?dit-il, et sans attendre la réponse de son adversaire, il reprend au milieu des rires : Au surplis tu songeas, dit-on, Mais tu préféras le jupon : Pour inoi, faisant comine les autres, J'au-ais évité tes sermons, les longs psaumes et tes leçons, Car on t’eut vu pour patcnôires, Chanter de mauvaises chansons.Voilà comment s'amusaient au temps jadis les graves avocats loin de I mil de leurs clients.Il est probable que dans maint cénacle judiciaire il se fait, de nos jours, une même dépense de propos spirituels.On connaîtra plus tard les béros de ces têtes intimes, comme on n'a connu que de nos jours ceux de Yallièresot de Plamondon.La réputation des hommes d'esprit se répand surtout après leur mort.A.-1 ).DkCkj.i.es COKoNKRS J)K MONTBËAL John Burke.lolm-trorbrand Beeke (l) .John Burke .Jonathan A.(iray.Jean-Marie Mondelet.Jean-Marie Mondelet ) Joseph Jones ) .Joseph Jones ! Melchior Alphonse de Salaherrv i .Joseph Jones ) Charles-Joseph ('oursol ) .Joseph Jones ) Joseph (ieoll’rion j .Joseph Jones ) Kdmond McMahon ) .Kdmond McMahon.8 soptcmhre 1764 12 octobre 1701 17 ‘2 20 mai 1800 27 août 1812 il avril 1838 23 avril 1847 27 juin 184 s 18 mars 1870 T janvicM* 1 so:; 5 novembre 1894 h’.-J.Auiiet tx) Pcml ml »*Ahs ncodejohn IturLe. COUR DU BANC DU ROI TERME I)’OCTf)BRE 1 82H Charles S.Rodior, l’Itï, vs Hercule Olivier & al, Dcf.: On motion ot Mr McCord,Counsel for one of the defendants that the writ and process in this cause be quashed quoad him, on the ground that the said Defendant, being a British born subject, was entitled by the law of the land, to be sued in the English language and no other.Per Cur.The Court have over hold as a general principle, that every Bristish subject is entilied to be sued in the language ol the realm.Motion granted.Counsel of Pitt’ MM.Holland and Mondelot : tor Dot.McCord and the Solicitor general.Iirace McTier, 1 * 1 if.vs Jean-Die-Uaeombe, Del.On motion made by Defendant's Counsel to quash the writ and process in this cause issued on the ground that the writ and process is in the F.nglish.and notin the French language, tho language ot the Defendant.The Chief Justice delivered the opinion of the Court, in favour of the application, that the French language must be used when a Canadian subject is sued.This opinion is grounded principally upon the 8th section of tho Ordinance of 1774, by which tho language or His Majesty s Canadian Subjects, is deemed to form a part of the civil rights which were there seen red to them.Motion granted.Counsel tor PUT.MM.Sewell and CrilHn ; for Dcf.Vigor and < 'iiorrior.CAT A It Ati U L Carataqni on Fronto me est aujourd'hui Kingston, he mot CtUracouij, que les Français prononçaient Catii-rocouy, signifiait, parait-il, imprenable en langue iropioise.i R 'cil des aventures do Mathieu Sagoan, dans Margry, Vl.mi).D'après Reclus, XV, 444, Cutcim/ni voudrait dire, en iro ptois - Rochers trempant dans l'eau. 246 — ONOUAIiLK JOHN LI-ON — 247 RÉPONSES Le college «les .Jésuites ;i Quebec.(VIII, VII, 885.)—Le collège,—dont les fondements furent jetés àQué-boc pur le Père Paul Lojeuno on 1635, l'année de la mort de Champlain,—n était, au début, qu'une simple école élémentaire.Comme construction, c'était un petit bâtiment en bois, de modeste apparence.Il fut détruit dans l’incendie du 14 juin l(!4d, qid consuma aussi la chapelle des Jésuites, l'église de Notre- Daine de Rocouvrance, et peut être aussi la célèbre “ chapelle de Champlain." Le collège fut reconstruit en pierre en 1G48, sous la direction du Frère Liégeois.Dans l'intervalle compris entre les années 1C40 et lfi40, les Jésuites durent taire la classe au rez-de-chaussée de la maison des Cent-Associés.Le cours classique régulier du collège fut établi graduellement et définitivement complété vers IGliO, c est,-.i-dure environ vingt-cinq ans après la fondation de l'établissement.(1) Beaucoup do personnes ont été sous l'impression que le vaste éditice appelé Casernes des Jésuites démoli en 1877 78, était l'ancien collège érigé dans la première moitié du dix-septième siècle.Un aimable érudit, enlevé, il y a peu d’années, à la société et aux lettres canadiennes, a donné cette erreur avec une bonne foi parfaite, et il u consacré au “ collège de Québec”, qu'il a su vieillir de près d’un siècle, des pages éloquentes qu’il faut conserver.Quoi qu’on en ait dit, l'éditice démoli en 1S77-78 ne datait ni de 1 «53t», ni de 1(!48 : il no remontait qu’au dix-huitième (i) iVouvragc intitulé " Les Jésuites et la Nouvelle-France au dix*septiéme siècle,” par le Père Camille de Kochemonteix, contient des renseignements pré.deux sur les début» et l’organisation des classes du “ Collège de Québec".Voyea vol.1, pages *08 et suivantes. siècle, ayant été construit “ peu avant 1744 ”, probablement outre les années 1723 et 17140 : et il ne servit de collège qu'une trentaine d’années.Parlant du collège construit en lii-H.le Père Charlevoix écrivait à madame la duchesse de Lesdiguiètvs : l- 4 "us ave/, sans dont< vu, madame, dans quelques relations, que le collège des Jésuites est un très bel édifice.Il est certain que quand cette ville (de Québec) n’était qu’un amas inl'onne de baraques françaises et de cabanes sauvages, cette maison, la seule avec le fort qui lût bâtie de pierres, faisait quelque figure : les premiers voyageurs, qui jugeaient par comparaison, l'avaient représentée comme un très beau bâtiment ; ceux qui les ont suivis, et qui, selon la coutume, les ont copiés, ont tenu le même langage.Cependant les cabanes ont disparu et les baraques ont été changées en maisons, la plupart bien bâties, do sorte que le collège dépare aujourd’hui la ville et menace ruine de toutes parts.” Ces lignes furent écrites on 1720.Or elles no furent publiées qu’en 1744, et dans le volume qui les contient, elles sont suivies de la note suivante : - (a) Un a depuis peu rebâti tout le collège, et il est maintenant fort beau.” (Voir Journal d'un voyage fait /air ordre du Rmj, dansl'Améri-'/ue Septentrionale, adressé à Madame la duchesse de Lesdi-i/unres par le P.de Charlevoix, de la Compagniode Jésus’’ -—Paris : MÜCCXLIY , volume 111.page 73.) be college construit en 1(148, (pii menaçait ruine otdépa-îait la \ illo en 172(1, a donc été démoli et remplacé par un autre édilice peu avant l'année 1744.C’est ce dernier édifice (pii acheva de disparaître en 1878.Il avait été occupé pailles soldats anglais pendant un peu plu, d’un siècle,—du mois de septembre 175:» au mois de novembre 1871.Les circonstances qui provoquèrent sa démolition sont exposées 249 — ¦duns une lettre de l’honorable M.Pierre (rameau à l’hono¦ ruble M.C.-ll.de Bouchervillo, publiée pur le P.do Roche-monleix dans son ouvrage déjà cité : Les Jésuites et la Mouvelte-France au dix-septième siècle, vol.L, page 4(13.On sait que lTlotel do ville de Québec occupe aujourd’hui l'emplacement de l'ancien collège des Jésuites.Krnkst (tAQNON Nicolas des Bergères de Uigauville.(VIII, IV, 807.)—li» liste des demandes d'avancement que M.l'alibé Daniel a publiée (Aperçu, page 45) montre qu'il y avait, en 1095, un enseigne dans les troupes, lequel était tils -du capitaine des Bergères.Ce doit être Nicolas-Biaise,alors à peine âgé de quatorze ans.Dans une lettre du 15 octobre 11)97.M.de Frontenac dit que lo (ils de des Bergères a reçu le brevet d’enseigne I année précédente ; que ce jeune homme s’est distingué dans doux ou trois campagnes ; et il recommande que ses appointements lui soient maintenus à partirde ladatedeson brevet d'enseigne.La guerre venait de tinir.KUe recommença en 1701 et dura jusqu’au traité d'Utrecht, 1719.Cet otlicier, nommé commandant du fort de Chambly eu 1700, prit le surnom de Uigauville, vers ce temps et fut •aussi souvent mentionné par la suite sous ce nouveau nom que sous celui de des Bergères.En 1701) on fortifiait Chambly.Durant 1 été de cette année, m'écrit M.J.O.Dion, il y uut jusqu’à dix-sopt cents hommes rassemblés en ce lieu, mais on leur donna congé au moment de faire les récoltes duns les campagnes d’où ils étaient venus.En 1710, on travaillait encore au fort.M.de I Seuil court conduisait ces opérations, aussi tiédéon de Catalogne.Lo 4 avril 1712.à Québec.Nicolas Des Bergères de 250 — Rigauvillo épousa Marie-Françoise, fille do François Pachot, veuve d’Alexandre Borthior, soigneur de Villemur (Tanguay III, 362).A ilicmur était l’établissement (juo le capitaine Berthior a^ ait fondé vers 1672 et qui porto aujourd’hui le nom do Berthier en-haut.Re tils de M» Borthior ayant épousé Mlle Pachot, comme on l’a vu ci-dessus, cette dame sc trouva par succession seigneuresso do Belleehassc, et lorsqu’elle devint veuve, la seigneurie do Borthier-en-haut resta aussi entro ses mains.Telle était sa situation lorsqu’elle épousa Nicolas-Biaise des Bergères do Rigauville qu’elle amena vivre à Borthier-en-bas—car les MM.Berthior, père et tils, avaient donné successivement leur nom aux deux paroisses appelées Berthior.hn 1713, Nicolas des Bergères faisait baptiser un premier enfant à Saint-Vallier.hu 1(18, Nicolas-Biaise dos Bergères, sieur de Rigau-ville, époux de Mario-Françoise Viennay-Pachot (mariéeen premières noces à Alexandre Berthier) vend à Pierre Lestage la seigneurie de Berthier-on-haut.(Actes de Foi et Hommage.) Nicolas-Biaise vécut à Berthier-en-bas depuis son mariage jusqu'à sa mort.En 1724 fut baptisé son tils Charles,qui devint prêtre on 1749 et mourut à Québec en 1800.Je vois par les Edits et Ordonnances (III, 240) que le 20 novembre 1727, Nicolas-Blaise des Bergères de Rigauvillo, écuyer, seigneur de Bellochasso, est lieutenant d'une compagnie des troupes entretenues pour le service du roi en Canada.Une liste des officiers de la colonie, on date do 1732, ren-terme lo nom du “ lieutenant do Rigauvillo, âgé de 49 ans.” Ce doit être Nicolas-Blaise ; donc il était né en 1683 et par conséquent n avait que deux ans lorsque son père vint de France avec les troupes. — 251 — En 173S “ M.do Eigauville commande à Niagara.Il est ¦distingué, exact.” (Daniel : Aperçu, pages 51, 5(1, 58.) Ce ¦doit être encore Nicolas-Biaise.Je n'ai trouvé nulle part la date de son décès.M.Tanguay constate la sépulture de sa femme en 1749, à Québec.Benjamin Sultk Le musée Chasseur a Quebec.(VIII, VII, 882.) —M.Pierre Chasseur, sculpteur et doreur, avait commencé en 1824, dans sa résidence, rue Saint-Hélène, une collection d'animaux et surtout d’oiseaux du Canada.Quoique peu instruit, ce brave homme, grâce à son talent et à son énergie, parvint à former le musée le plus complet de la province.11 avait réuni cinq cents espèces d’oiseaux du Canada.I.e gouvernement l'aida de ses deniers et finit par devenir propriétaire do la collection.La Gazette de Qut.bec disait on 1820 : “ La cité do Québec doit s'énorgueillir de posséder dans son sein un citoyen dont les travaux doivent nécessairement tourner à la gloire de la patrie.Mais si l industrie et la persévérance do M.Chasseur ont droit à nos éloges, la manière dont il conduit son ouvrage n’est pas moins digne de notre admiration.Il rassemble, autant que possible, autour de chaque objet, tout ce qui tend à le caractériser, de manière à nous don ner tout à la fois, en quelque sorte, l'histoire et les habitudes do l’animal en vue.Pour atteindre ce but, il a dit suivre la nature à la piste, et, pour ainsi dire, la prendre pur surprise, et il lui a fallu la chercher dans les bois, sur le sommet des montagnes, dans les marais et jusque sur les rochers les plus escarpés.” M.Chasseur mourut le 23 mars 1842.Outre les animaux, le musée renfermait bien des curiosités et souvenirs historiques, en outre un canon trouvé dans-le fleuve vis*-à-vis Champlain.On y montrait aussi une-hache avec la jolie inscription suivante: “C'est ici la hache «pie Dewey a tué sa femme avec.” Ce Dewey avait été-pendu à .Montréal le 311 août 1S33-.Mou Henri Têtu Caverne de Saint-Michel, Montreal.(VII, v, 801.) La correspondance suivante quo j’ai copiée dans un.vieux recueil doit s’appliquer, si je ne me trompe, à la caverne Saint-Michel : “A l’exception de rapides et do chutes, dit J.Lambert, le Bas-Canada offre peu de curiosités naturelles.Ces sortes île curiosités sont eu effet les principales que l’on rencontre dans notre provinc e, du moins dans les parties que l’on en connaît ; mais elles ne sont pas les seules qui méritent d’être mentionnées et pourno parler présentement que d’une autre espèce de curiosités naturelles, à l’époque où M.Lambert écrivait, c’est-à-dire en 1S08 cl P, la caverne do Saint-Paul « était pas connue, autrement ce voyageur n’aurait pas manqué d’en taire mention.La caverne de Saint-Michel dont un correspondant a eu la complaisance de nous envoyer la description qui suit, n’est pas sans doute comparable à celle de Saint-Paul,quant aux dimensions, etc., cependant elle ne laisse pas que d’être d’une assez grande curiosité, et elle a sur eetto dernière, pour un grand nombre de nos lecteurs, l’avantage de pouvoir être vue, sans qu’il leur on coûte autre chose qu’une promenade do trois ou quatre lieues de chemin, et de trois ou quatre heures de temps.•• Cette caverne, découverte, à ce qu’il paraît, en 1811 ou 1312, est sur la torre d'un nommé Martineau, do la Côte Saint-Michel, paroisse du Sault au Iiicollet, dans l'îlo de Montréal.Plie est à plus de trente arpents du chemin du roi, & l'ouest d'un champ cultivé.On se rend en voiture jusqu’au haut do ce champ.De là, un sentier bien frayé vous y conduit, à travers un petit bois qui la couvre et l'environne au loin.Ce trajet est de trois ou quatre arpents au plus.Le sol, aux environs, est pierreux ; et dans le fait, cotte caverne n'est autre chose qu’un boyau long et étroit, qu’un appartement composé de trois pièces pratiqué par la nature seule, dans une carrière do pierre calcaire." Jusqu’en 1815, elle n'était connue quo du propriétaire et de sa famille ; mais à cette époque, elle lit quelque bruit, et la curiosité y attira beaucoup de visiteurs.J'y fus donc le 3 juillet, en la compagnie d'un citoyen respectable de Montréal, et nous parcourûmes ensemble, précédés d’un conducteur qui portait de la lumière.J’en publiai une description dans le tomps ; mais ne pouvant la retrouver dans ce moment, j’ai recours à mes notes d'alors pour celle que je vous envoie aujourd'hui.“ 1ère pièce : L’entréo do la caverne est dans un rocher perpendiculaire ; ollo a quatre pieds d'ouverture, percé eu plein roc.Après avoir avancé 14 pieds, en descendant par une pente assez rapide, mais devenue facile par les marches que le propriétaire a façonnées dans lu terre, vous rencontrez le roc sous vos pieds : là elle a 7 pieds 4 pouces de hauteur.Vous descendez encore la longueur de seize pieds et demi, par une déclivité aussi rapide que la pre inièro ; et là, la caverne n'a que 2 pieds 3 pouces de largeur.“ A ce point, vous trouverez une citerne de 4 à 5 piodsde diamètre.L’eau en est aussi fraîche que limpide et légère, un peu fade, mais non désagréable au goût.Aucune ébullition ne se voit à sa surface.J'ai enfoncé obliquement dans cette citerne, c'est-à-dire dans la direction de l'entrée de la caverne, une perche de 14 pieds, sans en trouver le fond ; ce qui prouve assez l’existence, en cet endroit, d un autre — 254 - souterrain profond, servant de réservoir aux eaux des terres et du rocher.“ Les parois de la caverne descendent perpendiculairement du plafond au pavé, depuis son entrée jusqu’à la citerne.Mais là, le plafond s’abaisse tout-à-coup considérablement, en même temps que les parois se courbant en arc, s’éloignent 1 une de 1 autre du pied, en s’arrondissant régulièrement tout autour do ce jolie bassin, qui se trouve par cela même sous une arche de 9 pieds de base ou de diamètre.On franchit co pas en se courbant.Au delà de la citerne,vous cessez de descendre, et le pavé de cette premiere pièce, qui se prolonge encore du 20 pieds ^ pouces, est à peu près horizontal.Les parois sont do nou-Vulu taillées a pic ; près do la citerne, elles ne sont distantes I une de 1 autre que de trois pieds et demi ; mais elles s'éloignent graduellement en gagnant le fond, jusqu’ i :t pieds.La hauteur de la cavité varie également : elle a 13 pieds près de la citerne, et 9 pieds seulement au fond.Vous ob-s#i\cz dans cette partie de la caverne, un roc de six pieds quarrés, qui forme une espèce de cul-de lampe solidement suspendu à la voûte.Cette première pièce a donc, d’après les dimensions données ci-dessus, soixante pieds deux pouces do profondeur, deux pieds trois pouces dans sa moindre largeur et neuf pieds dans sa plus grande, et de 7 à 13 pieds de hauteur, mesure française.Autant le pavé est inégal, et les parois rudes et anguleuses, autant la voûte m’a paru, à travers les sinuosités de ce boyau tortueux, invariablement unie et de niveau : c’est un plafond d’un seul morceau.-me et 3me pièces : A l’extrémité nord-ouest de la pre-mitii pièce on trouve doux autres enfoncements peu profonds, mais très obscurs.L’un a trois pieds deux pouces d ouverture, quinze pieds do profondeur, et six pieds sept — 255 — pouces dans sa plus grande hauteur : il s’étend en droite ligne du côté de l’ouest.L'autre a 2 pieds do largo à l'ouverture, 18 pied 8 pouces de profondeur,et 5 pieds 3 pouces de haut.Il est semi-circulaire, allant d’abord nu nord, puis détournant à l'ouest.11 est étroit et bas vers son extrémité, et mon conducteur se traîna sur le ventre pour atteindre ce qu’il avait cru en former le fond.La voûte de ces deux pièces est comme celle de la première, un plafond uni et d’un seul morceau.La profondeur entière de la caverne est donc de 75 pieds 2 pouces si l’on ajoute la deuxième pièeo à la première ; et de 78 pieds 10 pouces si l’on ajoute la troisième pièce à la première.Les longueurs réunies des trois pièces donnent un appartement de 93 pieds 10 pouces français.“ Aux trois voûtes de cette caverne pendent quelques stalactites, les unes creuses, les autres solides, mais toutes petites.On aperçoit aussi quelques belles stalagmites attachées aux parois : celles qui ont ta fortno de mamelon sont les plus curieuses.Nous en détachâmes quelques-unes, tout en observant au propriétaire, qu’il serait à désirer qu'il exigeât du grand nombre de ceux qui allaient journellement visiter cette caverne, qu'ils n’enlevassent pas des revête-mens qui en faisaient l'ornement et la plus grande beauté.Dans les intervales d’une stalagmite à l’autre, on trouve attachée à la pierre une ochre jaune très tine.“ J’oubliais de dire, pour rassurer ceux qui pourraient croire qu'il y a du danger à descendre dans cette caverne, qu’on n’y rencontre point d’air méphiti |Ue, et que la respiration n’y est aucunement gênée : co qui provient sans doute de ce que l’air atmosphérique y a libre accès.” J.S.R. — 25C — QUESTIONS 888—La Compagnie des Habitants à qui la Compagnie dos Cent-Associés abandonna on 1(145 lo privilège de la traite des castors, était-elle formée, comme son nom semble l'indiquer, des habitants du pays?Cuu *589—Lo Iiovd Hebert L.Short, ministre anglican de I rois-Itivièros, obtient on février 1808,une commission d'enseigne pour son tils, William,dans le bataillon do.Coffin.Le dernier no veut pas de \\ m Short dans son bata.llon, et los officiers refusent de servir avec oe dernier.Pourquoi ?Jo 1 ignore.-Mais il me semble me rappeler vaguement que le lîetd a, un jour, causé quelque scandale à Trois-Rivières, et ce, je crois, en rapport avec son mariage.A-t-il épousé une divorcée ! Il me semble que c est quelque chose dans te genre-là.R J.O.800—A la page 99 de ses Mémoires, J .-U.Barthe écrit : " Le supérieur du collège de Sainte-Anne (M.l’abbé 1 ainchaudj était homme du monde, à son heure, comme s'il avait été élevé pour la cour.Avec ocia, nature superbe, joviale et sympathique au possible, littérateur et même poete, il nous tit confidence d'une petite joule de ce genre, qu d avait eue avec non moins (sic) que Chateaubriand lui-même, a Niagara, où il avait en le bonheur do couler une semaine auprès de lui, et dont il avait consigné les pièces justificatives dans son album, délicieux de forme et.de tond, qui faisait le plus précieux ornement de son salon." L album (le M.l'ubbé l’ainebaud a-t-il été conservé ?Kst-jl lait mention,quelque part ailleurs, de la rencontre do Chateaubriand et de 1 a b b,j l’ainebaud.et surtout de leur prétendue joute littéraire ?Existe-t il des preuves de l'authon-ticite du voyage de Chateaubriand à Niagara ?O.A SSELIN
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