Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mai 1903, mai
B U L L L T I N DES EEC 11E RC H ES IIISTO RI QU ES VOL.9 MAI 1903 No 5 M.JE AN-FÉLIX RICHER, CURÉ DE QUÉBEC, ET SON JOURNAL 1757-1700 (Suite) 1757.-1 juillet.Mgr donne duns l’église paroissiale la •confirmation à plus du douze cents hommes, les enfants à la mamelle y étant admis.Les enfants do sept ans et au-dessus y ont été préparés par des catéchismes faits exprès, trois fois dans la semaine, pendant trois semaines, à la paroisse, a la basse ville et à Saint-Rocli, et par une confession générale.31 août.Mercredi au soir commence la retraite de MM.les curés au nombre de vingt, laquelle a fi ni le mercredi suivant après l'oraison, après avoir duré six jours complets et francs.M.Jacreau y a prêché deux sermons sur le petit nombre des élus et sur la Pénitence comme vertu ; M.Collet, tro s sur le zèle et la gloire de Dieu, du salut des fîmes, sur -les devoirs des confesseurs, et moi un sur ie Paradis.Mgr a mangé au séminaire pendant toute la retraite et a assisté à tous les exercices.1757.1S septembre Mort de M.Rousseau, directeur du séminaire, à l’Hôpital-Général où il a été enterré le lendemain, et du Père Gélase, Récollet, qui a été enterré aux Récollets, y ayant été apporté sur un eabrouet, le Père Labrosse.jésuite, le précédant en étole avec la croix et deux acolytes jusqu’il la porte des liécollets, ce qui n a pas été approuvé. — 130 — 25.Mgr voyant que la mort de deux récollets et de ML ftousseau et que la maladie du Père Bansais jésuite et de M.ijuiniq l’empêchaient de trouver des aumôniers pour l’Hôpital-Général, prend le parti d'y alior lui-même un jour en.faire les fonctions et do faire faire la même chose par chaque prêtre religieux ou séculier tour à tour.•30.Mort de M.de Tonnancour théologal.Octobre 1 .Mort de M.Lamiq directeur du Petit Séminaire, qui avait contracté la maladie en faisant les fonctions de vi-eaire à la basse-ville, à la place de M.Collet, depuis quinze jouis absent pour raison de santé.M.Lamiq est mort au-séminaire et inhumé dans l’église de la paroisse pur M.Pressait, supérieur du Séminaire.1759.1er juillet.Mgr quitte le séminaire et se retire à Charlesbourg.S.Depuis quelques jours, par ordre des puissances, la basse-ville et les faubourgs sont évacués et les familles retirées dans les maisons de la haute-ville.Juillet 10.Les bourgeois préparent un plan pour demander qu’on aille démolir la batterie de la Pointe Lévis.11.Présentation du plan, réponse négative, parce qu’on no voulait pas affaiblir l’armée de Beauport, craignant une attaque au sault Montmorency.Nonobstant cette réponse, M.Dumas, major-général des troupes, persuadé par le» bourgeois, fait de nouvelles instances et obtient de MM.les généraux d aller à la batterie anglaise avec un détachement d’environ deux mille hommes qui sont composés de cent soldats de la colonie, soixante de Languedoc, des habitants des campagnes et de ceux do Québec de bonne volonté (il sen présente de ceux-ci plus qu’on en demande) et d’environ deux cents Sauvages, Abénaquis pour la plupart.Ce détachement fait cesser les alarmes de la ville que cause le boni- — 131 — Ibardement prochain et donne les plus grandes espérances.'Ce détachement part do Sillery le 12 au soir.115.A 8 h.on vit revenir notre détachement sans avoir rien t'ait contre les ennemis.Dès qu’il fut passé au sud, la terreur se saisit des esprit-, de sorte que vers minuit ou un peu plus, quelques uns d'entre eux, ayant aperçu à une petite distance un nombre considérable dos nôtres, les prirent pour des ennemis et tirèrent dessus, en tuèrent un et •en blessèrent quatre ; ce qui mit la confusion dans nos gens qui prirent la fuite pour la plupart.M.Dumas les rallia cependant un pou en les rassurant, mais la crainte empê-¦chant le plus grand nombre d avancer, les uns s'arrêtaient un peu plus tôt, les autres un pou plus tard, de sorte que M.Dumas s’étant presque rendu au retranchement des Anglais, à la tête du détachement, et y voulant faire la revue de son monde,ne trouva plus que trois cent cinquante hommes, ce qui le détermina à les congédier, jugeant qu’il y aurait eu do la témérité à attaquer sept cents hommes retranchés avec cette poignée de monde.Ainsi s'est évanouie l’espérance qu’on avait conçue de cette expédition.12 juillet.A 9 heures du soir, les Anglais commencent à canonner et à bombarder la villo.Cinq mortiers et quatre gros canons tirent de vingt-cinq en vingt-cinq minutes jusqu’au 13 à midi sans interruption, ce qui remplit la ville d’eft’roi et endommage considérablement plusieurs maisons et églises, spécialement la cathédrale, les jésuites et la congrégation.Notre presbytère a été percé de deux boulets de trente deux livres.1C.Lundi.La nuit du 15 au 1C, cinq bombes tombent sur le séminaire.9 août.Eglise delà basse-villo brûlée avec cent cinquante maisons.Il n’y reste plus qu’une maison.(L) (i) l a cathédrale incendiée d.tns U nuit du ai au 23 juillet, avec le presbytère.Manuscrit de Hartwell, p.24.Le presbytère eut certainement le même sort avaient injuriés de loin.Août 29.Mercredi.M.Sayot me dit qu’un Ecrivain cm ployé au camp lui avait assuré avoir entendu lire une lettre de France.30.J’apprends (.le papier est mangé par les souris) .hier deux allemands déserteurs.dirent que les Anglais.sous huit jours ; et qu’au .Québec ils sont.ilité des efforts .30.On.de M.de Montcalm.et les douze autres .parmi eux (i soldats et un sergent de la Sarre qui les commandait (c’était la garde ordinaire de eette maison) et cinq Canadiens, qu’on dit n'avoir été en cetto compagnie que par ignorance.30.Depuis 3 ou 4 jours, les personnes de la ville sont réduites au quarteron de pain ; et les soldat» ot autres guerriers aux 3 quarterons de pain avec la demi-livre de — 134 — lard et un coup d’etiu-de-vie.Et lus personnes de la ville qui sont en moyen de se procurer do lu farine sont averties de prendre à cet eif'et lours précautions, attendu que h» police ne leur en fournira point après le siège.31.Il nous déserte un soldat au .Royal Roussillon.1759.Août 31.Vers 11 heures du soir, à lu faveur de la nuit et d’un bon vent de Nord-Est, les Anglais font passer devant Québec cinq bâtiments, dont une.assez fortes et 3 autres.; et ce malgré le.des batteries d'on haut et .ont à présent 17.Québec.On pense ici .veulent aller attaquer.sont à Batiscau et .30.1 heure du soir, tirent plus de 150 coups de canon .sur l’église «t le presbytère de Saint-Augustin, croyant que c'était là qu’était un détachement de 2 à 3 cents hommes qu’ils avaient vu lo soir autour ; et nous y blossent trois hommes.La même nuit, après avoir fusillé la grève pendant une demi-heure, ils essayent de descendre dans deux berges au bas du moulin, et ils sont aussitôt repoussés au large par deux décharges d'une vingtaine de nos gons.1759.30 août.Vers le 26 du mois, M.Courval s'avançant sans rien dire, parce qu’il n’entendait pas lo mot du guet, à la rencontre d’une sentinelle vers Saint-Augustin, se fait tiror un coup do fusil qui lui casse le haut de l’os de la cuisse (1).Trois jours après, un sergent de Languedoc, (i) M.Louis-Pierre Poulin de Courval était né à Québec.Sous constructeur des vaisseaux du roi, son nom apparaît tiés souvent dans les relations et les lettres de l'époque.Montcalm écrit ; (i) * * * * * * * * * 11 Que l'on emploie les canadiens à faire le* cageux avec le sieur Courval.” Le 23 mai 1759, il est envoyé 4 l’ile-aux-Coudre» pour y seconder M.de Lanau- diére.Le 15 juin, il va reconnaître les t Aliments anglais qui ont fait la traverse - Le a8 juillet, Montcalm écrit : “ M.de Bougainville était de l’expédition de» cageux avec un détachement des grenadier».Il a bien rendu justice à M.de Cour- val qui a mis le feu prés de l’escadre ”.Le malencontreux accident qui lui arriva à Saint-Augustin ne fut pas moitel ; car je voi» dans " Tanguay ” qu'il ne mourut qu’en 1764. — 135 au faubourg Saint-Koch, par la même imprudence, se fait tuer raide par une sentinelle.Septembre 1.Samedi.Kien de nouveau.Les 17 bâtiments anglais montent au-dessusde la Pointe-aux-Trembles ; ce qui fait craindre qu’ils n'aillent attaquer nos vaisseaux.1.NouveMe que la “ Belle-Manon, ” l'un de» navires de la flotte de Canon (1) s'est crevée sur la batture de» (frondi-nes.2.Dimanche.Les 17 bâtiments anglais sont revenus à Sillery.Les Anglais font beaucoup de mouvements qui annoncent uns descente prochaine à la ville, du moins à coque nous croyons.Il» avaient placé, durant la nuit, deux bouées vers la Canardière et le Palais, pour y embosser deux vaisseaux ; nous avons été les ôter.Nous pensons qu'ils veu* * lent en ombossor trois autres devant la ville.3.Lundi matin.Le» Anglais brûlent leurs retranchements du Sault, après l’avoir évacué et en avoir retiré tous leurs effets les jours précédents.Ils ont brûlé toute» les maisons dopuis le Sault jusqu'au Cap Tourmente.Ils n'ont épargné que lescglises.Encore ont-ils brûlé oelle de Saint-Joachim Ils ont brûlé les pêches des habitants et ils ont essayé de brûler les grains et surtout les blés ; mais ils n'ont pu le faire, parce qu’ils étaient encore trop verts.(2) 3.Touto la matinée ou s'attend à une desconte à la ville.On bat la générale, mais inutilement : point do descente.(i) On écrit aussi Kanon.(.’était un capitaine français.Il avait six frégate sous ara ordres.(*) Munay écrit de l’Arge-Garditn : " I am quartered in a fine church.\Yc have not huit any ol their ornaments, as the general has excepted every thing sacred in his orders for destroying the country Histoire inédite de l’Ange-Gardien par M.abbé ltené Casgrain. 4.J'apprends lo que nous avons fait, vers Saint-Frédéric, doux prisonniers, dont un ingénieur qui dit que l'année Anglaise no doit point venir par l'Ile-aux-Noix, mais parut» chemin qu’ils doivent so pratiquer à travers le bois par les montagnes, pour venir tout de suite à Saint-Jean.2o Que nos gens ayant abandonné la Présentation et l’Ile au Galop, so sont repliés aux Cèdres.4.^Nouvelle par le courrier de Montréal que les Anglais d’en haut ne devaient point passer cette année, lo fort de Saint-Frédéric qu’ils rétablissent; et qu'ils ont môme déjà congédié leurs troupes de milice.Cette nouvelle qui paraît vraie nous réjouit, d autant plus qu elle nous assure que le pays ne sera pas pris au moins cette année ; et de plus que les Anglais ne brûleront point la récolte du gouvernement de Montréal, qui est si abondante qu'on la lait monter par estimation à seize cent mille minots de blé.5.Vers 4 1».du soir, nos earcassières tirent une cinquantaine de coups de canon contre une frégate qui poursuivait un bateau chargé de farines venant de Montréal, qui entrait dans la rivière du Cap-Rouge, et elle a reçu trois boulets dans le bois.Ce qui fait penser au camp que ce sont les Anglais qui veulent y faire une descente.Ce qui paiait confirmé par le rapport d’un déserteur venu à midi de la côte du Sud,qui dit que les Anglais doivent faire, ce jour-là même ou la nuit suivante, une fausse attaque au Cap-llouge et une véritable à la ville.Après quoi, si cotte attaque ne réussit pas, ils doivent s’en aller quelques jours après ; qu’un détachement est déjà parti pour aller ravager lu cote du Sud au-dessous de la Pointe-Lévi, lequel doit ensuite s'embarquer sur les vaisseaux qui sont vers Kamou-raska.De plus, l’armée anglaise s’avance vers la côte du Sud vis-à vis Sillery ; ce qui, joint au passage de quarante — 137 berges qui ont monté devant Qtuboe jusqu'aux vaisseaux anglais qui sont à Sillery, nous donne lieu de nous attendre à une attaque ; et à quoi nous nous tenons prépaix s toute la nuit, mais inutilement.5.Beliet de Québee entre dans la rivière du Cap-Bouge, commandant un bateau dans lequel il apporte de .Montréal 300 quarts de farine ancienne et la latine de deux mille minots do blé recueilli, battu et-moulu celle année à Montréal.(i.Jeudi à 5 b.du soir, passe devant la ville en montant une grande berge anglaise avec pavillon anglais.Elle avait deux petits mats et trois petites voiles latines y compris le foc.Elle traînait avec elle une petite berge et un petit canot ; elle pinçait le vent au plus près, lèvent du sud-ouest; la marée montait.Les canons de la ville et les deux de Samos lui ont envoyé plus de deux cents boulets sans l'atteindre.Les voiles ont cependant été percées de quatre boulets devant la ville.Et à cette humiliation de nos canonniers a été ajouté un plus grand malheur : un boulet envoyé de la batterie anglaise sur la batterie do M.Levasseur a tué M.Cotnbe, commandant de cette batterie, deux matelots et blessé deux autres qui, après le feu de leurs canons, s étaient mis imprudemment sur un merlon de leur batterie, pour regarder sans doute la berge anglaise qui venait de passer.7.Comme nos gens voient monter les vaisseaux anglais vers la Lointe-aux-Troinbles, et 4UUU hommes do l’armée anglaise monter par terre vers St-Antoine, nos gens au nombre d environ -tiuu montent aussi vers la l’oiute aux-Trombles pour empêcher la descente à la côte du Nord.8.Samedi à 3 h.du matin passent devant la ville, malgré le t'eu très vit de nos batteries, 4 bâtiments anglais dont 3 bateaux, dit-on, et une petite frégate, en montant. — 138 — 9.Dira Pluie continuelle ainsi que le 8.9.A 8 li.du soir, on tire quelques coups de canon au Cap*-Bouge.9.Les Sauvages d'en haut défi lent pour s'en retourner dans-leur pays.Il y en a qui ont, dit-on, 1 à 800 lieues à faire pour retourner chez eux.9.Nota.Un écrivain (Mr Sébet) m'a dit que nous avions ici cet été 1800 Sauvages portant les armes ; du nombre desquels étaient 102 Ohristinaux(l)qui no sont point venus-ici armés de fusils (dont ils n'avaient pas encore l’usage), ruais seulement de flèches pour la garniture desquelles nous avions fait faire 3 à-1 mille petits bouts de fer pointus en forme de langues serpents.Mais ces Sauvages ayant essayé ici à se servir du fusil et ayant réussi, ces flèches sont devenues inutiles.Le même ni’a dit quo le chef de ces Christi-naux avait dit à ME.le général que s'il voulait, il lui ferait venir des pays d’en haut 20 taille Sauvages de différentes nations qu'il connaît, et que nous ne connaissons point encore.10.On pend en ville un maître canonnier et un petit matelot de 17 ans de la batterie des remparts pour avoir volé chez M.Morin (2) C’était M.Beaudoin et M.Parent, curé •le Sainte-Anne, qui les assistaient.(i) l*ei Christinaux ou Kiristinous sont tes Cris de not jours.Cette tribu souvent mentionnée dans lea " It dations " habitait le pays qui se trouve entre le I.nc Supérieur et la Baie d’Hudson.A l’origine de la colonie, elle taisait grand cas du Soleil qu’elle adorait et mettait à toutes les sauces.Ce qui paraît aussi avoir distingué les Christinaux, c’ast qu’ils étaient de grands buvards, les autres sauvages du continent étant plutôt des silencieux.On les «lasse dans la famille des Alguuquius.Ces intéressants détails me sont fournis par l’inépuisable M.l’itiléas Gagnon.Quel puits 1 (al i-a maison de U.Marin se trouvait sur le terrain du palais épiscopal actuel.A cette époque la justice était sévére.Pendre un jeune homme de 17:1ns parce qu’il a volé! Aujourd'hui les assassins de première classe seuls peuvent monter su r i’échaf au J. 11.Mort à i Hôpital-Général de Mr D.tmottv, conseiller et gentilhomme.12.Mercredi, ordre donné pur M.de Montcalm et ensuite révoqué par M.de Vaudreuil disant nous verrons cela demain,au bataillon de Guyenne d’aller camper au foulon.(1) 13.Los Anglais descendent un peu au-dessous du foulon à a hrs après-mjnuit, font M.de Vergor prisonnier, et à 1(» lira i mettent notre armée en déroute.17.M.do Rnmezay propose la capitulation.18.Le général anglais l’accepte et prend possession de la ville, notre armée composée de lu mille hommes étant au dessous de Ste-Foyo revenant, ou à peu près.20.Départ de M.de Ramozay.Novembre 7.À 11 h.du soir je suis volé et blessé.8.J’entre aux Ursulines.(2) 21.Six de nos navires passent sans aucun mal devant la ville, durant la nuit.(t) C'est A une accusation des plus graves contre M.de Vaudreuil et qui ne s'accorde pas beaucoup avec ce qu’il a écrit lui-méme " Je fis, dit-il, rester l'ar.tnée au bivouac la nuit du la au 13.Je comptais beaucoup aur le bataillon de Guyenne, je le croyais toujours sur la hauteur de Québec ; mais M.de Montcalm l’ava l rappelé, le même Jour A l'entrée de la nuit, " sans m'en prévenir.Mont calm et Lévis " p.305.Edition Marne.Comme cette note serait trop longue ici Je la continuerai A In suite du Journal de M Sécher, et je tâcherai de donner A chacun ce qui lui appartient.Je profiterai de l'occasion pour parler de la bat aille ties Plained'Abraham et du splendide ouvrage de M.Doughty, etc.(a) Je lis A ce sujet, le passage suivant dans les " Ann aies d- l'HOtel Dieu M.Kécher, cure de Québec, faisait sa réddence au séminaire, mais ayant reçu une blessure considérable de la part d'un soldat anglais fanatique, il fut reçu et logé, le S novembre suivant, au» Ursulines, où il occupa la chambre actuel du chapelain Jusqu'au a4 décembre de cett» année, époque A laquelle la chapelle d» Séminaire devint paroisse, en attendant le rétablissement de la cathédrale." Mgr de Pontbriand écrivait A M.Briand, V.G., le 9 décembre 1755:" La Supérieure (des Ursulines) n'aurnit pas dé placer dans le noviciat MM.Réche et Récher sans vous en prévenir." C'est dans l'appartement de ces messieurs, ci de vant le noviciat, que les chanoines s'assemblèrent, le a Juillet, après la mort de Mgr de Pontbriand, pour pourvoiraugouvernement.de l’Eglise de Québec. Décembre 3.Ijos ordonnances sont ab >lics à Québec: Froid de 19 degrés avec un vent fort, ce qui gèle pinceurs anglais en sentinelle, jusqu’à en faire mourir un et même trois selon quulques-uns.Nota.Pendant le siège, les anglais ont tiré 40 et quelques mille coups de canon et près de dix mille bombes.Différents bruits au sujet de notre armée qui revient, à ce (pi’on assure.15.Au matin froid de 19 degrés de glace.Flections des lT rsu lines.KJ.Froid de 20 degrés.17.21 degrés de froid.Défense faite aux anglais, dit-on, par leur général de parler des gelés.18.20 degrés de glace avec du vent, enterrement du I’.de Gono.(Jusqu'au 21 avril, le journal, à quelques exceptions près, ne fait que continuer la marche du thermomètre ; c'est pourquoi je ne publierai de cette partie que ce qui peut offrir quelque intérêt.) Décembre 21.Enterrement du frère Le Tellier.28.Retour et reconciliation ecclésiastique de St-Sta.Nta., t elle r ait bornée par le lieu nommé “ La Potasse ” ou " l'Hermitagc.” Ces détails me sont doni és par l’érudit M.Pbiléas Gagnon, fc.11 1759, il se trouvait dans ce qu irtier tout un petit faubourg qui portait le nom de quutier Hiché.La rue de Monteggon était ainsi appelée parce que madame llicbé était Marguerite Legardear de Montesson, cousine germaine di Joseph Michel Legardeur de Montesson qui était olfic er de l’armée en 1750 et qui demeurait A Québec. attires lu frégate de SI.Vauclain, (1) commandant de fn 1ère des 4 frégatos que les français ont fait hiverner vers-les Trois Rivières.I.es travaux des anglais et des français continuent comme les jours précédents, ainsi que la canonnade des anglais..Idem.A4 h.du matin remonte devant la ville la goélette française qui était descendue le 5.A 11 h.parait au-delà de la Pointe Lévi une frégate qui là quoique d’un bon vent met en travers un quart d'heure.Cette frégate venait do Portsmouth en paquebot apportant quelques prisonniers canadiens, dit-on, et pour reporter en Angleterre les anglais prisonniers, supposé que les français eussent repris la ville durant l'hiver.La ville arbore par trois fois pavillon anglais sur la citadelle ; la frégate met le même pavillon et vient mouiller entre les doux églises; envoie sa chaloupe à la ville.(i) Vauclain é ait un brave, un héras qui s’était déjà distingué à Louisbourg.Le 15 mai 1760, attaqué par un vaisseau anglais de 40 rations, il sa battit comme un lion, A bord de son petit bâtiment de 16.Les anglais trouvèrent sa conduite tellement intrépide et admirable qu’ils le traitèrent, après sa défaite, avec tous les égards possibles.L’amiral lui demanda même en quoi il pouvait lui rendre service.Il répondit qu'il désirait obtenir sa liberté et retourner en France.I .’amiral l’envoya en Europe aussitôt qu'il pût et commanda au capitaine d’obéir à Vauclain et de le conduire au port où il voudrait débarquer.Ferlaud, "Histoire du Canada n. 14'T Aussitôt un publie lo que c'est le capitaine Deine (Dean) qui est parti le 10 mars de l'Ancienne Angleterre ; 2o que 25 mille français descendus en Irlande y sont tous faits prisonniers; 3o que des 25 vaisseaux de ligne que conduit Al de Conduits, 7 ont été pris pur AI.Boseaven et tous les autres coulés à fond ou brisés , -lo qu’eu février dernier le Roi de France a demandé la paix et l’Angleterre l a acceptée aux conditions que le Canada resterait a l’Angleterre, que le port Alahon lui serait rendu et qu elle rendrait lu Guadeloupe et lo Sénégal ; niais que la reine d’Hongrie s'y était opposée ; 5o que derrière cette frégate sont restés au Bic (> vaisseaux do ligne partis de l’ortmouth et qu'il eu doit venir 8 autres avec plusieurs frégates d’Halifax ; fît» que la France ayant perdu l’année dernière le reste de ses vaisseaux de ligne n'en envoie point en Canada, mais setili* ment des navires de transport qui seront pris au Bic par les anglais, etc.Ali h.du soir s'élèvent de grands soupçons sur la vérité de toutes ces nouvelles qu'on ne croit presque plus.Lu nuit du 8 au 11, les anglais ont tiré 3GÜ et quelques coups de canon sur lus travailleurs français 10.Addition aux nouvelles d’Europe ci-dessus : lo Que AI.de Confluas est a In Bastille et ü de ses capitaines peu du* ; 2o que des vaisseaux anglais mouillés devant Brest.Toulon cl St Uuillain tiennent ces trois ports bloqués II o-t prouvé que la frégate arriv e le 7 vient de l’ancienne Angleterre.Les nouvelles ci-des-us sont dans les gazettes anglaises qu’elle a apportées Plusieurs français cependant les révoquent eti doute M.Murray les a envoyées aujourd’hui à AI.de Lévis.Mgr Hkniîi Tkti' (Suite u Ui jjr'H'kiiikr livruiiioti) — r-fS" - .A-' mmm mm L IIONORABLE ADAM MABANE ‘ Voir Bulletin îles Recherches Historiques, vol.VII, p.42) — U ï — REPONSES La seigneurie (le Beauport.(IX, IV, 935)-Dès 1398,dix uns avant la fondation do (^ut*boc,IIoni*i IV donnait au marquis de LaRocho le pouvoir l; do faire baux des terres do la Nouvelle-France aux gentilshommes, eu fiefs, châtellenies, comtés, vicomtés et baronnies, à la charge de tuition et défense du pays, et à telles redevances annuelles, dont il jugerait à propos de les charger, mais dont les preneurs seraient exempts pour six années." Plus tard, lorsque, en 1(127, le cardinal de Richelieu, premier ministre do Louis XIII, forma la Compagnie des Cent Associés, il lui fit accorder par le roi toute la Nouvelle-France en pleine propriété, seigneurie et justice, avec le pouvoir d'attribuer aux terres inféodées tels titres,honneurs, droits et facultés qu’elle jugerait convenables, et d’ériger même des duchés, marquisats, comtés, vicomtés et baronnies, sauf confirmation parle roi.(1) La puissante Compagnie ne pouvait songer à couvrir de duchés et de marquisats un pays sans habitants, elle se contenta de concéder des seigneuries.La première seigneurie accordée par la Compagnie des Cent-Associés ou do la Nouvelle-France fut «elle de Beau-port.(2) Le 15 janvier 1634, en effet, Robert (îiffard se faisait donner et concéder l’étendue et consistance do un» lieuo do terre à prendre le long de la côte du fleuve Saint-Laurent sur une lieue et demie de profondeur dans les terres à l’endroit où la rivière appelée Notre-Dame de Bcauport outre dans le dit fleuve, icelle rivière comprise.(i) F.-X.Carneau, '* Histoire du Canada,” tome I, pag« 171.(a) L’abbé H.V.Vcrreau, “ Des commencement* de Montréal—Mémoires et comptes rendu* de la Socié é Royale du Canada pour l’année 1887,” tome V, page 150. — 160 — Cette concession «.'tait faite en tonte justice, propriété et seigneurie à perpétuité, à.la réserve toutefois de la foi et hommage que le dit Gitîard et ses successeurs devaient porter au fort Saint-Louis de Québec par un seul hommage lige à chaque mutation de possesseur desdits lieux avec une maille d'or du poids d'une once et le revenu d une année dice quo le dit Gitfard se réserverait après avoir donné en tief ou à cens et rentes tout ou partie des dits lieux.(1) Le 31 mars 11153, AI.de Lauzon, gouverneur général de la Nouvelle-France, donnait et concédait it lioberi Giffard deux lieues et demie de profondeur pour faire avec la lieue et demie à lui accordée par la Compagnie «le la Nouvelle-France quatre lieues de profondeur sur la lieue «le iront de la dite seigneurie de Beauport, le tout borné d'un côté par la rivière Notre-Dame de Beauport icelle comprise et de l'autre par la rivière du Sault Montmorency.(2) On croit généralement que Robert (riflard était sieur de Beauport et que c'est de lui que la seigneurie et 1:» paroisse de Beauport tirent leur nom.AI.Langevin, plus que tout autre, a contribué à répandre cette erreur.(3) Dans son contrat de mariage passé devant AI tre Mathieu Poitevin le Jeune à Mortagne, Perche, le 12 février 1 «28, Gitfard.est qualifié de sieur du Aloncol.Avant même lt>34, la riv ièie Beauport était connue sous le nom de “ Notre-Dame de Beauport." Nous voyons cela en toutes lettres dans l'acte de concession accordée à Giffard le 15 janvier 1(134.(i n’est donc pas Gitfard qui a donné son nom A la seigneurie do Beauport, mais bien cetto dernière qui l’a qualifié.Mais alors d’où vient ce nom de Beauport V Sur la côlu (¦)•' Pièces et documents relatifs à la tenure seigneuriale, page 3*).(a) Idem, page 38S.(3) “ Noies eur les archives de Notre-Dame de Beauport, itre Iteration, 1* 5. de Bretagne, remarque M.J.-Kdinond Roy, il y a une baie
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