Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1905, décembre
— 378 table des matières Abjurations Québec en 1665.26 Agniers ou Mohaws.28 Ailleboust, Louis d’.761 “ d’Argenteuil, épouse de LaPérouse,Une.64 “ des Musseaux, Charles-Joseph d.163 Alexander, Sir William.287 Alix, Arnould.21 Amvot, député du peuple en 1763.'27b ‘‘ Jean.128,217 “ de Vineelot, Charles-Joseph.32, 92 André, Le Journal du major .159 Armoiries du collège de Ste-Annedela Pocatière.l81 Arontaen, au pays des Ilurous.57 Arthabaska, Les juges à.291 Aubert de la Chesnayc, Charles.57 Bataille de Saint-Denis et de Saint-Charles.18 Beaueours, Josué Boisberthelot de.171 Boaver-Dam, La bataille de.288, 341 Bécard de Grand ville, Pierre.125 Bédurd, Elzéar.243 Bédard et la eonstruetion des pouts, J.-I3.2*18 •• Bénéfice du clergé ”, Le.224 Bernier, Le sieur .23 Bernières, L’abbé Henri de.352 Bouillon, Le .320, 300 Bourdages, Louis .244 Braves, Le monument des.71 Briand, Oraison funèbre de Mgr.321, 353 Burton, Le colonel .315 Callières, Louis-Hector de.17U Camériers d’honneur de Sa Sainteté, Les.223 Campbell, Le major T honnis-Edmund.359 Camps volants sous le régime français, Les.220 Canadiens-Français et le serment du 7’cs « Fredièro, Le capitaine de la.86, 166 Frontenac, Le gouverneur de.-3 Garneau, Les ancêtres de l’historien.Gaspé en prison, M.Aubert de .367 Germain, prisonnier de llaldimand.166 Goudron dans la Nouvelle-France,La fabrication du 21 Gouverneurs do Montréal, Les.161 Head et la “ race inférieure ”, Le gouverneur.363 Itoudin, Le récollet.376 Jolies, L’assassin (ln IVre.*-* * Johnstone, Les Mémoires du chevalier.185 Jolivet, L'abbé Louis.3, 33 Juges à Artbabaska, Les.-91 juges royaux de la juridiction de Trois Rivières .4 Jufts au Canada, Émancipation politique dos.32,89 Laforce, Lierre.352 LaMotne, Lierre de Saint-Paul do.166 Lanauguère (Lanaudicre), Thomas île.168 Langue française et sir Allan Mac N al), La .117 Lanouillier, Les “ moulins à bateau ” du sieur.352 “ ou Lanauguère.32 Lantagnac, Gaspard d’Adhémar de.171 — 381 — LaTesserio, L’ingénieur de.192 Laprairie, Un naufrage en face de.345 LaRochefoucauld-Liancourt et le Canada,Le due de.93 Lavultrie, Le sieur de.288 Le Ber de Saint-Paul, Jacques.224 L’Ecuyer, Le capitaine.256 LeGardeur de Conrtoinanche', M .92 “ , r •.«rfî sa* U — 362 — REPONSES Lus honneur» dus eux seigneur» dans le» eulises.(XT, X.1099.)—Un arrêt du Conseil Supérieur rendu le 8 juillet 1709 règle les honneurs que les eurés devaient rendre aux seigneurs haut justiciers dans leurs églises : .1° Les eurés ne reconnaîtront a 1 avenir qu un seul seigneur dans-leurs paroisses qui sera celui sur la terre en haute justice duquel l'église sera bâtie, lequel seigneur haut justicier aura seul les droits honontiques de l’église après le patron quand il y en aura un.2° Le seigneur haut justicier aura un banc permanent dans la place la plus honorable qui est la droite en entrant dans l’église, à distance de quatre pieds du balustre afin de laisser un passage libre pour le* communions, lequel banc sera de la même largeur «le ceux des autres habitants pour ne point, embarrasser Ias cérémonies de l’église et qui ne pourra etre «pie du double de profondeur des autres.3° Le seigneur haut justicier ira si bon lui semble le premier à°f offrande après la personne qui aura offert le pain bénit et ses enfants mâles après lui, et en cas d’absence du seigneur, scs enfants mâles qui auront atteint l’âge de seize ans., 4° Le seigneur haut justicier ira après Je cierge revêtu de surplis le premier et.ses entants mâles apres lui au balustre prendre les cierges le jour de la Chandeleur, et recevoir les cendres et les rameaux et en cas d’absence du seigneur, ses entants mâles qui auront atteints l’âge de seize ans.Le seigneur liant justicier marchera aux processions immédiatement et le premier après le curé, et ensuite ses enfants mâles, et en cas d’absence du seigneur, ses entants mâles qui auront atteint^ l’âge de seize ans. — 363 — 6 Le seigneur liant justicier aura droit de sépulture danslethœur hors du sanctuaire pour lui et sa famille, lorsqu’il aura donné la terre sur laquelle l’église aura été bâtie sans qu’on leur puisse taire des tombeaux éleves, et sans qu’il soit obligé de payer le droit d ouverture de terre mais seulement les autres droits de la fabrique et du curé.(1) 7° .Après l’oeuvre et le chœur, le seigneur aura la premier l’eau bénite par aspersion aussi bien que sa femme et ses enfants, en son absence sa femme, et en l’absence de l’un et l’autre de ses enfants de l’âge de seize ans.(Les marguillers auront l’eau fcéniteavec les antres habitants).8° Le seigneur aura le premier le pain bénit après le clergé revêtu du surplis, et après lui sa femme et ses entants qui se trouveront dans son banc, et en c is d’absence du seigneur sa femme, et si l’un et l’autre ne se trouvent point A l’église, ses enfants, et ce avant les marguillers et les chantres non revêtus.9° Les co-seigneurs et seigneurs de fiefs, si aucuns se rencontrent dans une même paroisse, paieront à la fabrique les bancs qu’ils occuperont dans l’église, lesquels bancs ensemble ceux qui seront concédés A des personnes de caractère seront placés après celui du (I) Les vieniics-généraux du diocèse de Québec ayant représente1 au Conseil Supérieur qu'il pourrait arriver dans la suite qu'un seigneur prétendrait se faire enterrer lui et les siens dans l’espace du chœur tel qu'il est dispose1 dans toutes les églises de co pays e>ù il ne contient qu’un assez petit réduit pour le curé et les chantres, le Conseil Supérieur, le 5 août 1709, remplaça cette règle (J par lu suivante “ Le seigneur haut justicier de même que sa famille ne pourront Cite enterrés que dans l’endroit où est placé son fane qui sera réputé être dans le chœur." — 364 — seigneur haut justicier dans les endroits qui leur seront convenables et au dessus de ceux des habitants.10° Les femmes même celles du patron et du seigneur haut justicier ivaur >nt aucun rang dans les ceremonies de l’église lorsqu’elles sortiront île leurs bancs qu’après tous les hommes.Quand elles iront chercher les cierges, les cendres et les rameaux, et se trouveront aux processions, elles marcheront les premières avec leurs tilles à la tête de toutes les autres femmes.-11° Les curés de chaque paroisse seront tenus de recommander nommément aux prônes le seigneur haut justicier et sa femme, et 1 mrs enfants eu nom collectif.La “ race intet-nnm* ” tu sir Kdnminl-Walkor Head.(I, IV, 33.)—Où et quand sir Edmuml-Wal-ker Head a-t-il traité les Canadiens-Français de race inférieure ?_ Evidemment, ce n’est pas devant un an litoire canadien-français que sir Edmuud-Walker Head a fait ce compliment à notre race.Le 8 octobre 18i5, le gouverneur Head laissait Québec, après avoir reçu une adresse très flatteuse du maire et du conseil de ville, pour aller résider à Toronto, qui devait être le siège du gouvernement polities quatre années à suivre.Quatre jours plus tard, le 12 octobre, les citoyens de Hamilton donnaient un banquet à sir Edmund-Walker Head.Au cours de ce dîner, le gouverneur-général répondant à sa santé, prononça les paroles suivantes : As we look to the east to sv> the sun rise to pursue its daily journey, so, in Canada, we look westward, to observe the greatest progress in wealth and population (Cheers).There are many circumstances, as you are aware, to which the superiority of our — 365 — western country may be attributed.It is owing to I hr.superiority of the rare from which most of you hare sprang (Cheers) ; owing to the fertility of the soil, and the ino leratiou au I salubrity of the climate; owing to the advantages of position and of internal communication.” '• De même que nous regardons vers l’est pour voir le soleil se lever et poursuivre sa course journalière, de même, en Canada, nous regardons du côté de l’ouest, pour observer les plus grands progrès en richesse et en population (Applaudissements), Il est,comme vous le savez, diverses circonstances auxquelles on peut attribuer cette prééminence de votre contrée de l’ouest.Elle est due à la nipériorité de la racedont la plupart île cous descendez (Applaudissements) ; due à la fertilité du sol, ;) la douceur et à la salubrité du climat ; due aux avantages de votre position et de vos communications intérieures.” Le discours du gouverneur Head publié dans les journaux du Haut-Canada souleva une véritable tempête dans le Bas-Canada.Nos journaux canadiens mirent proprement à sa place ce gouverneur qui, représentant de la reine d’Angleterre, insultait d’une façon si outrageante ses sujets canadiens-français qui avaient donné déjà tant de preuves de leur fidélité.Le Canadien, entre autres, n’y alla pas de main morte.Le 24 octobre 1855, il donnait une leçon d’histoire au gouverneur Head.“ La race canadienne-française est ce peuple du Bas-Canada que les liens de sa descendance rattachent à cet autre peuple de France qui a donné à [’Angleterre, par droit de conquête, une portion notable des habitants qui la peuplent, et les hauts barons et chevaliers dont l’influence et les conseils envoient au Canada des gouverneurs qui peut-être devraient s’en ressouvei ir.“ La race canadienne-f'rançaise est ce peuple du Bas-Canada qui deux lois a conquis sur les champs de bataille, au profit de l'Angleterre, l’estime et la reconnaissance du peuple anglais.“ La race cajiadienne-française est ce peuple du Bas-Canada qui s’enorgueillit d’appartenir encore, par les aspitations et par le caractère aussi bien que par l’origine, à cette nation héroïque sans la valeur de laquelle pas un seul soldat de l’armée anglaise n’existerait aujourd’hui sur le sol de l’Europe, s “ La race canadienne-française est ce peuple du Bas-Canada qui, déjà quelque chose de ce qu’il doit être un jour, giâce à une autre fortune politique, s’ef-Ibrceru d’imiter par l'emploi actif de ses aptitudes le peuple glorieux qu’il saura prendre encore pour modèle au jour des grandes épnuves nationales, et qui, silencieux toujouis de\ant des mépris qu’il n’a nullement mérités, répond ordinairement par tolérance aux dédains affectés de ses ennemis.“ Voilà le sommaire de ee qu’est la race française du Bas Canada.Elle n’accepte d’ailleurs aucune démarcation arbitraire au moyen de la quelle on voudrait lui imposer des “ supérieurs ” : elle ne reconnaît ici que des égaux.Ce sera au tempi à décider si ce n'est pas à ceux qui prétendent lui marquer une place aux gradins les plus bas, plutôt qu’à elle, qu’il faudrait reprocher avec justice la faute d’avoir trop présumé i'e soi-même ! ” Le gouverneur Head, s’apercevant mais un peu tard qu'il avait tait une bévue, essaya de la réparer.Le 2 novembre, répondant à une adresse du maire de Toronto, il disait : — 367 — “ J espérais que chacune des paroles que j’ai prononcées et chacun de mes actes depuis que j’ai mis le pied en Canada, devaient me protéger contre l’accusation de vouloir en aucun cas regarder avec défaveur nos frères du Bas-Canada en alléguant la supériorité d’une race sur l’autre.Dieu me garde d’en agir ainsi.“ désavoue de la manière la (plus énergique une telle pensée : je me suis sans doute exprimé trop laconiquement, bien que je ne puisse répéter les termes dont je me suis servi, attendu que je ne me les rappelle plus.‘ f u do sais que j’avais présentes ;\ l’esprit et que je reconnaissais comme un grand élément de progrès dans le Haut-Canada l’habilité ainsi que l’aptitude particulières dont vous avez fait preuve dans la direction pratique de vos propres affaires locales.“ Je comprenais que cette habilité avait été, de la part de plusieurs d’entre vous, exercée plus promptement dès le jeune âge, ayant été familiers avec les institutions municipales telles qu’établies dans la Grande-Bretagne parmi vos ancêtres.Mais je ne dirai rien de plus que ce peu de mots : La Providence a dis- pensé aux différentes nations des qualités diverses, et votre tâche, en vue du caractère national à venir du Canada, est d’unir le courage chevaleresque et la gracieuse courtoisie du français à l’attachement inflexible pour la liberté et au respect des lois par lesquels l’Anglais s’est caractérisé de tout temps.” Comme on le voit l’explication était plutôt boiteuse.Lu bouillon (Xf, X, 1100).—Dans l’inventaire des meubles de Jacques Hertel, en 1651, il est fait mention île “ cinq barriques de bouillon.” Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, écrivait en 1663 : “ Ou a en ce pays un breuvage que — 368 — l’on appelle du bouillon, (pii se 1 )¦ • it communément dans toutes les maisons.” Ce breuvage est maintenant inconnu au Canada.Il était très répandu parmi les pauvres en Picardie, au dix-septième siècle.D’après le Dictionnaire de Trèvovr.W avait beaucoup de rapport avec le clnnisset des Turcs, lequel est fait de pâte crue mais levée,qu’on cuit dans un chaudron plein d’eau, et quand cette pâte est rassise puis séchée, l’on en prend la grosseur d’un oeuf qu’on jette dans l’eau.Çli.VJAMIN Su LTE L’auteur des “Anciens Canadiens” en prison (VIII, II, 859.)—Lorsque, en mai 1838, M.de Gaspé, l’auteur des Anciens Canadiens, fut emprisonné, par suite de la trop grande confiance qu’il avait placée en de taux amis, il connaissait déjà ce (pie c’était que la prison puisqu’il y avait passé un mois moins de trois années auparavant.En 1835, M.de Gaspé suivait les débats de la Chambre d’Assemblée en qualité de rcpor'er ou de sténographe pour le Canadien et le Mercury.Offensé d'un article du VbWj'ca/or'qui l’accusait de rapporter les débats “malhonnêtement”, il eut, le 9 novembre, une altercation avec le docteur E.-B.O’Callaghan, député d’Yamaska et rédacteur du Vindicator, qu’il raconte lui-même dans les termes suivants : “ Immédiatement après avoir lu l’article du Vindicator, je me rendis à la Chambre.Je fis demander M.O’Callaghan par un des messagers de la Chambre et je le priai de sortir avec moi.Il m’accompagna jusqu’à la porte et refusa d’aller plus loin, donnant pour prétexte qu’il n’avait pas son chapeau.Je lui présentai alors le Vindicator en lui disant :—“ Pray, doctor, are you the author of this article.” 11 répon- dit dans la négative.Je lui dis alors :—“ 1 suppose, — 369 doctor, consequently that you will have no objection to deny that it was written with your consent.Il répondit qu’il ne le ferait pas.J’ajoutai :—“ If you were not a member of the House, I would call ycu a d.d infer.1 scoundrel, and would also horsewhip you.” De retour à la Chambre, M.O’Callaghan se plaignit l'orateur d’avoir été insulté et menacé par M.de Gaspé.L’orateur donna aussitôt ordre au sergent d’armes d’arrêter M.de Gaspé.Le lendemain, 10 novembre, après de longs débats auxquels prirent part MM.de Bleurv, Lafontaine,Mo-lin, Vigor et Fortin, M.de Gaspé, sur la proposition de M.Fortin, fut condamné à être confiné pendant un mois dans la prison commune.M de Gaspé sortit de prison le 9 décembre 1835.F.G.R.La “ representation ” des grands jurés de Qnebec en 1764 (XI, X, 110^.)—Dans le célèbre rapport que le général Murray adressait au gouvernement anglais en 1765, nous lisons : “ Le gouvernement civil établi, il fallut faire des magistrats et prendre des jurés d’entre quatre cent cinquante commerçants, artisans et fermiers méprisables principalement par le défaut d’éducation.Il ne serait pas raisonnable de supposer qu’ils ne furent pas énivrés du pouvoir, ainsi mis entre leurs mains contre leur attente, et qu’ils ne furent pas empressés de taire voir combien ils étaient habiles i\ l’exercer.Ils haïssaient la noblesse, à cause de sa naissance, et parce qu’elle avait des droits;! leur respect : ils abhorraient les paysans, parce qu’ils les voyaient soustraits à l’oppression dont ils avaient été menacés.La représentation des grands jurés de Québec, en 1764, (tous 370 — anglais et protestants) met hors de doute la vérité de ces observations.Ils représentèrent les catholiques comme une nuisance ou à peu près, à cause de leur reh-pion.” L’obligeance de notre ami M.F.-J.Audet, d'Ottawa-, nous permet de mettre sous les yeux des lecteurs du Bulletin une copie complète et exacte de la “représentation ” des grands jurés de Québec en 170b La lecture de co document les convaincra (pie le général Murray ne jugeait pas trop sévèrement les citoyens parmi lesquels il était obligé de choisir les magistrats et les jurés : “ Presentments of October Sessions made at a continuance thereof bp Adjournment held at the Session House in the dtp of Quebec the 1 tith October 1764 bp the Grand Jurp in and for the Said District represent “ 1st That the great number of Interior courts established iu this Provinoe with an Intention to administer Justice, are tiresome litigious and expensive to this poor colony, as they very often must be attended with the dissagreablc necessity of Appeals,and of course of many exorbitant Fees.“ 2 \ The great number of appointed Justices of the Peace out of so few men of Character, legally Qualified and tit to be trusted with determining the Liberty and Property of His Majesty's Subjects, to serve their country as Jurors is burthensomc, and not practised in other Infant Colony’s Like this.“ 3d It can answer no good end to waste ms.i’s time attending on Courts, where no men on the Bench is qualified to explain the Law and Sum up the evidence to the Jury to prevent its being misled by the Barristers.That in the Southern Colonys when men qualified to serve the Publiclc are scarce there are no Juries called.But when the chief .Justice of the- — 371 — Province presides, therefore neither the lives nor ] ibertys of Ilis Majesty’s Subjects, nor any property above the value of three pounds sterling are left finally to the Decision ol the Justices of the Peace, and for the easy and speedy dispatch of Justice, there are annually held three courts of Common Pleas, and two of Sessions or Assises, when Juries are summoned in Potation from Different parts of the Province and Pet urn by Ballot, yet we are of Opinion from the.present State of this Colony, it would be Reasonable to authorise any three of IIis Majesty’s Justices of the Peace finally to Decide the Fate of any sum not exceeding ten pounds without eitheir Jury or Appeal.“ 5th AVe represent also as a very great grievance, that the Market places are converted into Hutts,Stalls etc, for a nursery of Idlers who would out of necessity be employed in Several Branches of Industry such as Fishing Farming, if not permitted contrary to good Policy to occupy and infest the public Ground.“ fith Giving away and turning the King’s Batteries,docks and wharfs into private property or suffering them to be so occupied are great Grievances to the Inhabitants ot this Province.' “ 7th AVe recommend the Exertions of the Laws of the Mother Country for the due observance of the Sabbath, that the same may not longer be profaned by selling, buying, keeping open shops, balls, Routs Gaming or any other Idle Diversions for the better accomplishing of which a Beam’d Clergyman of a moral and Exemplary Life Qualified to preach the Gospel in its Primitive Purity in both Languages would be absolutely necessary.“ 8th From the sense of the Nature of Oaths administered to Juries, as also of the Consequence of the matters that may occur for Discussion we in — 372 — Justice to ourselves anil to our follow subjects are Resolved never more to sit as Jurors at any Court, where some man not \ ersed in the Law does not preside.“ 9th “We Represent that as the Grand Jury must he considered at present, as the only Body Representative of the Colony, they as British Subjects have a right to be consulted before any ordinance that may affect the Body, they Represent, he passed into a Law, and as it must happen that Taxes be levied for the necessary expences and Improvement of the Colony, in order to prevent all abuses and embezzelmetits or wrong application of the Publick Money.“ 10th We propose that the publick accounts be laid before the Grand Jury at least Twice a year, to be examined and checked by them and that they may be Regularly settled every six months before them, which practice strieklv adhered to will very much prevent the abuses and confession so common in these matters.“ 11th An Ordinance passed by the Governor in Council confirming and Rendering Valid, all Decrees of the Different military councils erected in this Province before the Establishment of the civil Law, maybe amended by allowing an appeal to any of the civil Courts of the matters, decided in the Military Courts exceeding the sum often pounds.“ 12th The Ordinance made by the Governor and Council for Establishing courts of Judicature in this Province is grievous and some clauses of it we apprehend to be unconstitutionnel therefore it ought forthwith to be amended to prevent His Majesty’s Subjects being aggrieved any Longer thereby.“ 13th Proper Regulations regarding the measurement and Quality of firewood are wanted as well as the following Articles Viz t — 373 — For regulating Carta and Carriages of every kind.For cleaning and keepingcleau the Publick Streets, Docks, and Landing Places for Establishing a Publick Protestant School and a poor house.“ 14th For suppressing Gaining houses and in particular that of the Quebec Arina kept, by John King in the Lower Town, which we are informed haa been very particularly countenanced and which we ourselves present from our own knowledge as a Notorious Nuisance and prejudicial to the Trade and industry of this city.“ 15th Also for the preventing for the future any abuses arising from (and for the amending of) that well intended order for carrying Lanthoms in the night Time, the Regular people going about their Lawfull Business without giving disturbance to the publick Quiet may not bo liable to imprisonmnent by Sentrys, Sergeants or Officers.James Johnston, foroman—John Lymburner—Samuel Sills—Dumond—Perault—Boisseau—John Da-nier—Panez — Amiot — Charet — Alex McKenzie— ______liiçliBjr—Philip Payne—Gilbert McRandle—Samuel Dnncos3—George Fulton—Tbos.Story—Feter Jan-neuil—A.Dpmas—Daniel Boyne— Thos.Aylwyn.“ That among the many Grievances which Require Redress this seems not te be the least that persons professing the Religion of the church of Rome,do acknowledge the Juridiction and Supremacy of the Pope and adruitt Bulls, Briefs, absolutions etc, front that see as acts binding on their conscience have been impanell’d on Grand and Petit Juries even where Two Protestants were parties, and whereas the Grand Inquest of a county, city or Borough of the Realm of Great Britain are obliged by their oath to present to a court of Quarter Sessions or assises whatever appears 374 — an open Violation of the Laws and statutes of the Realm, any nuisance to the subjects or Danger to His Majesty’s Crown and Dignity and security of his Dominions.AVe therefore Beleive nothing can be more dangerous to the latter than admitting such person to be sworn on juries who by the Law are Disabled from holding any office, Trust or Power more especially in a Judicial capacity with Respect to which above all others, the Security of His Majesty as to the possession of His Dominions, and of the subject as to his Liberty, Property, and Conscience is most eminently concerned that By the Definitive Treaty the Roman Catholick Religion was only tolerated in the Province of Quebec so far as the Law's of Great Britain admitts.lt was and is enacted by the 3rd Jacobus, Chap.5, Section 8th ” no papist or Papist Recusant convert shall practice the common Law as a Counsellor, Clerk, or Attorney, or Solicitor nor shall practice the civil Law as advocate or Proctor, nor Practice Physick, nor be an apothecary, nor shall be a Judge, Minister, Clerk, or Steward, or in any court or keep any court, nor shall be Register or Town Clerk or other Minister or office in any court nor shall be ar any office or charge as Captain, Lieutenant, Sergeant, Corporal, or antient Bearer or company of Soldiers, nor shall be Captain, Master, Governor or bear any office of charge of or in any ship, castle or Fortress, and be utterly disabled for the same, and every person offending herein shall forfeit one Hundred pounds half to the King, and half to him that shall sue.” ** AVe therefore believe admitting persons of the Roman Catholick Religion who own the Authority Supremacy and Jurisdiction of the Church of Rome, or Jurors, is an open A iolation of our most sacred — 375 — Laws and Libertvs and tending to the either Subversion of the Protestant Religion and IIis Majesty's Power, Authority, Right, and Possession of the Province to which we bêlons.“ That so many gentlemen of the Array and in actual Service, exercising any Judicial Authority to he unconstitutional nothing but necessity bv the want of a Sufficient number of Subjects Qualified for the purpose can Excuse even in a new Country such an Hnwarrantable Encroachment on the Established Maxims of a British Government.“ The foregoing Representations of Grievance* abuses and nuisances we the Grand Jurors of the District of Quebec believed it our indispensable Duty to make from the Nature of our Oath and Charge, and from the information presented to us, as well as what occurs to our own observation and to strong by Represent the same for Redress to all those, who by their sacred Oath are bound to Redress them.James Johnston, foreman—Thos.Story—Alex.McKenzie—Thos.Aylwyn—Sam.Sills—John Lymburner —Sam.Duncan—Philip Payne—Dan.Bayne—Peter Fnneuil—George Fulton—John Duncon—A.Dumas —Gilbert McRindle.Claude-Pierre Peeaudy (le Contrecoeur (XI, X,1101 .)—Le brave de Contrecœur, qui commandait au fort Duquesne lorsque Jumonville tomba sous les halles des soldats de Washington, mourut à Montréal le 13 décembre 1775.Nous devons son acte de sépulture à un distingué magistrat qui se délasse de l’étude des auteurs de droit dans les recherches sur l’histoire du Canada : “ Le quinze décembre mil sept cent soixante et quinze, par moi, soussigné, vicaire général «lu diocèse — 376 — de Québec, supérieur du séminaire et curé de la paroisse de cette ville, a été inhumé dans la chapelle de St-Amable, le corps de Messire Pierre Claude Pécaudy, Ecuyer, seigneur de Contrecœur, chevalier de l’ordre Royal et militaire de St-Louis, décédé le treize de ce mois, âgé d’environ soixante-et-dix ans.Ont été présents messieurs Jollivet et Poncin, prêtres soussignés.(Signé) Jollivet, vie, Ponciit, ptre.Montgolfier ” Le recollet Hourtin.(IV, I, 401.)-Le récollet Potentien Houdin vint au Canada en juin 1740.En 1746, il était supérieur des Récollets aux Trois-Rivières.Mgr Tanguay nous apprend qu’il partit de la Nouvelle-France en 1744.De retour en France, Houdin apostasia.Il passa en Angleterre où il devint ministre de la religion réformée.En 1759, il revint dans la Nouvelle-France en qualité de chapelain du 48° régiment de Sa Majesté Britannique.M.Houdin demeura une couple d’années à Québec.Nous ignorons s’il mourut au Canada.Mgr Turgeon et les Sulpiciens.(V, I, 568.)— On trouvera dans l’ouvrage de Mgr Henri Têtu, Les ivîques de Québec, p.686, l’explication du retard apporté à l’expédition des bulles de Mgr Turgeon que Mgr Signay avait choisi et désigné comme son coadjuteur dès février 1833. QUESTIONS 1109— Je cherche depuis longtemps l’origine du mot Ur>gava.Quelqu’un de vos lecteurs commit peut-être •quelque chose à ce sujet ?F.-J.A.1110— Possède-t-on au Canada les recueils généalo- giques du Père Anselme, de la Cliesnaye des Bois, de d’IIozier, etc , etc ?NXX ' 1111—Notre gouverneur Duquesne était- il bien un de Menneville?Cur.1112— Je lis dans une relation qui raconte les fêtes données à Québec en 1780 à l’occasion de la naissance du dauphin : “ Il se fit.une décharge de plus do cent boettes et des canons du château et de la citadelle.” Il y avait donc une citadelle à Québec en 1730 ?A.B.C.1113— Si je ne me trompe, c’est en 1868 que les sœurs de 1 IIopîtal-6énéral de Québec ont fermé leur pensionnat.En quelle année ce pensionnat, où on donnait l’éducation aux jeunes tilles, avait-il été ouvert?- ' A NC.El.1114— En 1691, une épidémie éclata à Québec.Mgr de Laval, ancien évêque de Québec, en l’absence de Mgr de Saint Vallier, suggéra et lit réussir la fondation d’un nouvel hôpital à Québec,qui fut confié, comme l’antre, aux Sœurs de l’Hôtel-Dicu, et placé dans la maison précédemment occupée par les Récollets.Où était cette maison ?Qukb.1115— Lord Dorchester n’a-t-il pas fait naufrage sur l’île d’Anticosti lors d’un de ses voyages en Angleterre ?Voya.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.