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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1909-06, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES Vol.XV JUIN 1909 N°6 RECHERCHES HISTORIQUES LE CHAPITRE DE LA CATHÉDRALE DE QUEBEC ET SES DÉLÉGUÉS EN FRANCE.LETTRES DES CHANOINES PIERRE HAZEUR DE L’ORME ET JEAN-MARIE DE LA CORNE.1723-1773 (Suile) Voici maintenant la réponse que fit M.De L’Orme à ses confrères qui lui avaient écrit le résultat de leurs délibérations.Et comme cette lettre est la dernière— officielle—écrite par le vénérable chanoine, je la reproduis en entier.A Paris, ce 1er May 1757.Messieurs, (’) Vous in’avés fait plaisir de m’envoyer mes deux Comptes de 1755 et 1756, alloués et approuvés.Je les ay reçus tous deux et je vous en remercie.La difficulté que vous me faites au sujet de celuy de 1756 est aisée a lever: il s’agit des réparations qui ont été faites au Choeur et aux Cloches du prieuré d’Ha-billy, dans lesquelles vous prétendez que notre Chapitre ne doit point entrer, parceque vous ne participez pas aux revenus de ce bénéfice ; et que je n’en fais pas de mention dans vos rentes, et que cela est contraire a vos pré- (') M" les Digni"*, Chanoines, et Chapitre de Québec. t,1 IO 162 — Ttntûms 11 faut que vous s cachiez que ce prieuré dllabilly est uni au Séminaire de Québec aussi bien _ plusieurs aunes qui dépendaient autrefois de notre aV:e.ve ie Meobec, qu’indépendament de cette union l’a:bave de Maubec a toujours conservé un droit de iixné- tacs son etendue, que c’est en vertu de ce droit .uous percevons annuellement, que nous sommes ri-os auxreparations qui regardent les seigneurs Ecole-siastioues moitié par moitié; cest un usage établi que -: • ûs ni moi ne refoimeions pas; je ne vous parle -oint dans mes comptes de ce droit de dixmes parce ’ ubi est renfermé dans le total de la ferme dont jouis-les fermiers de Meobec : à l'égard des pretentions ne - .us avez sur ce prieuré d’Habillv, comme elles e sont pas encore décidées, vous etes dans l’obligation ib uitter !e^ charges que vous impose le droit de dixme _ ze Vous avés dans l’etendüe de ce prieuré, voila les raisons > ur les quelles j’ai payé conjointement avec ri .ren.:na.re les reparations du Chœur et du clocher de 1 Emise d’Habilly.Je vous suis obligé messieurs de la confiance que vins ta: risses avoir en moy.Vous auriez, dites vous rç-:.-velé ma procuration, mais comme il faut qu’un _^snt soit a Maubec pour avoir keil a ce qui s’y passe, ;-.e son absence porte un prejudice considerable suivant les -vis dinerens que vous en avés eu, et que mes frequentes m’empêchent de m’y transporter remédier aux abus qui s’y sont glissés, et en em-.eiber la ruine totale; vous avez jugé apropos de donne: votre irxuration a M: de la Corne en révoquant b.- tenue :as je crois votre intention ; j’en commis cependant tous les risques s’il me fallait traverser la mer et vivre dans un climat froid que le nôtre, car le moindre froid me cause des toux extrement violentes qui me durent des mois entiers.Je me porte pour le présent autant bien qu’on puisse se porter, j’attends donc de vous la reconnaissance que je mérite, M.La Corme convient qu’elle m’est due.il vous en écrit en bons termes, je compte que vous y.ferez attention et que vous ne vous exposerés pas aux reproches que l’on fait pour l’ordinaire aux communautés, qui sont marquées au coin du vice de l’ingratitude, en m’accordant ce que je vous demande, — 165 — ce n’est point une planche que vous ferez pour les sfrventqfidM Gn< T1 T®8 IUüy’ à moins ne vous servent fidèlement pendant 38 ans, et qu'ils n’augmen- ten, vos revenus de 7000 francs de rentes comme j’ay J’ai fait honneur aux Lettres de change que vous avez tire sous moy l’année dernière.M.Lacorne avec lequel je me sms arrangé, vous marquera le détail de t: sï8teetnsere treS’je "en “ >' U* sfnon que f ‘0UJ0Urs toute nia vie avec tout le ie?pect possibles, Alessieurs, Votre très humble et très obéissant serviteur, JlAZEDR DELORME.Les excellentes observations de M.De L’Orme tou cherent le cœur du Chapitre de Québec et, le 10 ’octo —* U57, ta chanoines , de donner une gratification à leur ancien agent, laquelle jointe a sa prebende lui faisait un revenu de 16 à 1-00 francs par année.Ou comprend que cela ne pouvait durer longtemps, et quoique les documents fassent ici defaut, il est permis de croire qu’après la conquête, ce pauvre chanoine De L’Orme dut se con enter de recevoir pour sa prébende 595 francs, comme lest marqué dans la liste offlcieUe du 15 septembre 1763.Plus tard, 1766, AI.de la Corne fut chargé par le roi, comme nous le verrons, de lui payer une rente viagère de 400 francs.Al.De L’Orme avait à Paris des amis dévoués, entre autres l’abbé de l’Isle-Dieu qui durent lui venir en aide.Au reste le grand chantre du Chapitre de Québec demeurait depuis quelques années avec son neveu Sarrazin, fils du célèbre médecin dont nous avons déjà parlé, et nous avons tout lieu de croire qu’il n’eut pas à soulfrir de la misère.Tout de même, et avant d’enterrer M.De L’Orme faut il retourner en arrière.et faire connaître le mémoire de i archevêque de Paris, intervenant dans le procès du — 166 — Chapitre contre les Séminaires de Québec et de Paris.C’est une pièce importante que je cite en entier.Mémoire de Mgr l’archevêque intervenant dans le j)rocès du Chapitre.Le séminaire des missions étrangères de Paris fut établi par lettres patentes du mois de juillet 1 ib , dans l’objet d’être le centre et le lieu de la correspondance des missions, et en même temps, le lieu ou on devait former les sujets qui doivent être employés a soutenir et à perpétuer cette bonne œuvre.^ Les directeurs de ce séminaire doivent etre suiyan ces lettres patentes d’établissement et autres qui les ont suivies en différents temps, les agents, les corres-pondans et les procureurs nés des évêques, vicaires apostoliques et des missionnaires répandus dans les missions de Perse, du Tonquin, de la Chine, de la to-chinchine et du Canada, et en même temps les administrateurs des biens et des revenus appartenant, et destinés à l’œuvre des missions., Les mêmes lettres patentes de 1663 portent que c est è la chaTge que les directeurs du séminaire se tireront par devers l’abbé de St-Germain-des-Prés, supérieur spirituel pour l’établissement du dit séminaire en ce qui regarde le spirituel et le règlement de la police de la dite maison., ., En conséquence l’abbé de St-Germam dans les droits duquel est aujourd’hui l’archevêque de Paris et qui ëtait encore alors le supérieur spirituel du faubourg M-Germain, donna ses lettres de confirmation du dit établissement en faveur des directeurs du dit séminaire, pour y vivre en communauté ecclésiastique et séculière, pour la conduite d’un séminaire qu’ils élevaient et qui serait institué et confirmé par le dit abbé et son grand vicaire, en suite des règlements qui seraient par ui approuvés, à la chaTge que le séminaire lui serait soumis et à ses grands vicaires, comme étant de sa jundic- — 167 — tion, ponr y faire la visite, entendre et recevoir les comptes du temporel et pourvoir aux besoins et nécessités d’icelui.Cette juridiction spirituelle a été si bien connue dans tous les temps que les vicaires apostoliques, ayant prétendu faire eorp3 avec les directeurs du séminaire, être eux-mêmes les supérieurs des missions étrangères et être en droit d’en entendre et examiner les comptes, dans l’instance formée sur ce point entre l’évêque d’Eril née, fondé de procuration des autres évêques, et directeur du séminaire par devant les commissaires du conseil à qui le roi avait envoyé cette affaire, un des moyens dont les directeurs se servaient pour écarter les prétentions des vicaires apostoliques, fut qu’ils n’avaient d’autre supérieur que l'archevêque de Paris, subrogé à l’abbé St-Germain, et qui seul avait droit en cette qualité de recevoir, entendre et examiner leurs comptes conformément aux lettres de confirmation de 1663.Le jugement rendu par les commissaires en 1751, distingua l’établissement du Séminaire eu lui-même considéré comme corps légal, établi par lettres patentes suivant les lois de l’état et les devoirs des directeurs du séminaire quant à la police et étendue de cette maison, relativement aux missions, à la correspondance nécessaire des directeurs avec les vicaires apostoliques et les missionnaires de l’administration des revenus tant de ceux propres au séminaire, que de ceux affectés à l’œuvre des missions.Sur le 1er objet, les commissaires déboutèrent l’évêque d’Erinée de la demande et jugèrent conformément aux principes, que les directeurs du séminaire, nommés seuls dans les lettres patentes, formaient seuls le corps légal qu’elles avaient établi ; et par là, il fut décidé que les missions répandues dans les pays des infidèles, ne faisaient pas un même corps avec le séminaire.Mais par le 2me objet le même jugement confirma la juridiction de l’archevêque et son autorité ; et renvoya — 168 — par devant lui l’évêque d’Erinée, sur tous les différents griefs qu’il proposait entre les directeurs du Séminaire, et au nom de tous les évêques, vicaires apostoliques et des missionnaires., , Le même principe semble servir de décision dans le procès entre le chapitre de Québec et les directeurs du Séminaire de Paris dont la mission de la Nouvelle-Erance est l’objet aussi bien que la mission des pays orientaux selon les lettres patentes de 1663._ Mer de Laval, le 1er évêque de Québec, y avait établi un séminaire pour l’utilité des missions ; mais étant venu à Paris, et ayant eu connaissance de l’établissement du Séminaire des Missions étrangères il Paris et des vues que le roi a eues en l’établissant, il crut ne pouvoir rien faire de plus utile pour les missions de la Nouvelle-France, que d’unir son séminaire de Québec à celui de Paris ; d’autant plus que ses revenus se trouvant en France, il trouvait par là des administrateurs naturels et commodes.Considérant, dit-il, dans ses lettres patentes d’union du 19 juin ±675 que 1 établissement du Séminaire de Québec pouvait dépérir, s’il n’était uni à perpétuité à un corps stable en France d’où on peut y envoyer des sujets piopres pour la direction du séminaire de Québec, et que d’ailleurs le séminaire de Paris nous a fournis bon nombre d’ecclésiastiques pour former le séminaire de Québec et le remplir de personnes capables, les uns pour diriger en fonctions, les autres pour être instruits à la mission du pays et y être employés par nos ordres; nous avons egtimé.ne pouvoir plus solidement pourvoir a la conservation du dit séminaire de Québec dans le même esprit ecclésiastique et de mission que de lui procurer la continuation du même gouvernement, que nousavons déjà éprouvé si utile, en l’unissant et annexant au dit Séminaire de Paris.A ces causes nous avons uni et annexé, unissons et annexons à perpétuité, le dit séminaire de Québec au — 169 — dit séminaire établi à Paris, pour la conversion des infidèles.Ce decret fut confirmé par lettres patentes qui rappellent comme le motif de cette union, la correspondance qui doit etre entre le séminaire de Québec et les directeurs du séminaire de Paris.Dès lors le séminaire de Québec ne faisant plus qu un seul et même corps avec celui de Paris, et les directeurs de celui-ci étant devenus les administrateurs des revenus du séminaire de Québec, chargé en même temps de former les ecclésiastiques qui doivent aller travailler aux missions de Nouvelle-France, il n’est pas douteux que la juridiction de M.l’archevêque de Paris, leur supérieur, ne s’étende à toutes les parties de leur administration et de leur obligation à cet égard.Aussi Mgr Deharlv, aussi archevêque de Paris, donna son decret le 30 octobre 1677, portant confirmation de l’union de ces deux séminaires, fondé par la destination de celui-ci, pour aider les évêques, vicaires apostoliques tant en la Nouvelle-France, qu’en la Cochinchine, Chine, Tonquin, etc.Le chapitre de Québec propose plusieurs griefs qu’il prétend avoir contre le séminaire de Paris ; il se plaint principalement d’uue mauvaise administration des revenus; il s est pourvu en conséquence au conseil du roi pour demander la cassation de l’union des deux séminaires; demandes que Mgr l’archevêque de Paris ne peut regarder avec indifférence, puisque d’un côté il s’agit d’élever, d’éclairer, de réformer s’il en est besoin une administration que l’on attaque, et à laquelle il doit veiller, et que de l’autre il s’agit de la défense de ses droits et de ceux d’un sémiuaire de son diocèse, qui intéressent essentiellement son autorité, sa qualité de supérieur immédiat et le bien même des missions auquel il doit veiller, puisqu’on ne saurait, sans troubler une correspondance qui en assure la conservation, démembrer deux séminaires dont l’union n’a été qu’une — 170 — suite de cette correspondance nécessaire qui doit régner entre le séminaire de Paris, centre et bien des missions, et les séminaires établis pour les mêmes missions et qui a été l’objet et le motif des lettres patentes confirmatives de ce décret et de la confirmation de Mgr Deharly en 1677., Dans les circonstances Mgr l’archevêque de Paris n’a pu se dispenser d’intervenir dans l’instance 1" pour s’opposer à la désunion des deux séminaires, demandée par le chapitre de Québec ; 2° pour demander que les griefs de ce chapitre contre le séminaire de Paris et qui font le motif de la demande en désunion lui fussent renvoyés comme au Supérieur naturel, chargé de veiller h la bonne administration et à ce que les directeurs de Paris remplissent toutes les obligations auxquelles cette union les soumet.lu Cette union autorisée par le concours des deux puissances, revêtue de toutes les formalités requises et fondée par les motifs les plus canoniques et les plus légitimes, est à l’abri de toute critique ; ces motifs loin d’avoir cessé, subsistent dans toute leur force ; ils eu prennent même une nouvelle de la situation actuelle de l’église de Québec ; cette union en effet fut fondée par la correspondance des deux séminaires établie dans leur origine et par la conformité de l’objet et de la fin de leur institution qui est la propagation de la foi catholique.L’établissement de la religion dans l’église naissante de laNouvelle-France, dont l’état est encore mal affermi, exige autant que jamais des secours qu’elle ne peut trouver que dans le diocèse de Paris et surtout dans le séminaire établi pour lesmissions étrangères ; ces secours en différent genre ont été fournis sans interruption jusqu’à ce jour par le séminaire de Paris à l’Eglise de Québec, soit pour son séminaire, soit pour les missions.Les missionnaires séculiers chassés depuis peu des différentes colonies de la Nouvelle-France, n’ont pas cher- — 171 — ché un asile à Québec, mais à Paris.Il est même des temps où les missions des colonies de la Nouvelle-France méridionales ne peuvent avoir aucun commerce avec la ville de Québec, bien loin de pouvoir en tirer des secours, ou se retirer en cas de besoin.En vain le Chapitre de Québec prétendrait-il que cette union est vicieuse, quant à ce qu’elle dépouille l’ordinaire de ses droits, et que c’est s’écarter des règles ordinaires de soustraire un Séminaire à cet égard à l’autorité d’un autre supérieur immédiat et étranger.Il ne faut pas regarder le diocèse de Québec comme un diocèse ordinaire, il est des circonstances qui rendent légitimes et même nécessaires ces sortes de dispositions.Pans l’espèce présente, il est sensible que l’union du Séminaife de Québec avec celuy de Paris, pour être gouverné quant à l’ordre général, et à l’inspection du temporel, par un même supérieur immédiat, n’a pas moins été fondée sur l’utilité de l’église de Québec, que sur une juste reconnaissance pour le diocèse et le Séminaire de Paris, et par une correspondance nécessaire sans laquelle les missions du Canada ne pouvaient subsister, ce furent ces motifs connus de l’évêque de Québec qui le déterminèrent à faire une union qu’il savait être utile à son église et à ses missions confirmée par le concours de l’autorité du roi, de l’archevêque de Paris et de celle de l’Evêque de Québec, motifs subsistants dans toute leur force et qui montrent que la désunion demandée n’est pas moins contraire à l’intérêt de l’Eglise de Québec, exposée aux incursions de l’ennemi de l’Etat qu’aux droits du Séminaire des missions étrangères et de l’archevêque de Paris qui en est le Supérieur ; cette union a d’autant moins d’inconvénieDts qu’elle n’empêche pas que les ouvriers envoyés de Paris pour les missions de la Nouvelle-France ne se trouvent sous les ordres de l’évêque de Québec et ne soient soumis à la juridiction dans leur fonction de missionnaire. — 172 — 2° Les griefs que le Chapitre propose contre le séminaire de Taris et les abus dont il se plaint ne sont pas une raison suffisante de désunion, dès qu'il est prouvé que l’union est bonne et utile en elle-même, et qu’il y a un moyen simple de les corriger par le recours au supérieur légitime qui offre d’examiner les griefs et les abus et d’y faire droit dès qu’on les lui fera connaître ; ou ne s’introduirait-il pas quelque abus, rien ne subsisterait si c’était un moyen pour détruire les choses les plus utiles, on doit seulement examiner d’où ils proviennent et y mettre oidre, partout si le remède est facile.Le Chapitre se plaint que le Séminaire de Paris a tiré à lui tous les biens de celui de Québec, au lieu d’employer tous les revenus du séminaire soit pour l’entretien des missionnaires destinés à Québec, soit pour les frais des missions en Canada, en sorte que le bien du Séminaire de Québec se consomme en partie à Paris contre sa destination primitive.Si les faits sont vrais, c’est uu désordre qui va être réparé et qui peut l’être aisément par l’autorité de l’archevêque de Paris, supérieur du Séminaire des Missions Etrangères, et qui en telle qualité doit conseiller à l’administration, examiner si les griefs qu’on lui proposera et les abus dont on se plaint sont fondés, les corrigera s’il y en a, soit en faisant rendre les comptes pour éclairer et réformer l’administration passée, soit en pourvoyant par de bons règlements à une bonne administration a l’avenir et ce sont les offres qu’il fait au Chapitre de Québec, en intervenant dans l’instance pour la conservation de ses droits, de ceux de son séminaire et d’une union qui fut faite par les motifs les plus légitimes et de la plus grande utilité pour l’Eglise de Québec et le bien des missions.“ J’envoie le mémoire au Chapitre par duplicata continue M.de la Corne ; il m’a été communiqué par M.de Poulogne,^secrcto, le Chapitre voira qu’il n’est ni — 173 — juste ni viai, et que sans beaucoup s’étendre, on y peut repondre facilement, mais je ne serai pas à cette peine à ce que je crois, ayant entendu que Mgr l’archevêque ne voulait plus suivre le projet qu’il n’avait purement forme que pour profiter de l’occasion de rentrer dans ses droits vis-à-vis le séminaire de Paris, qui veut secouer son joug et sou autorité; l’occasion lui avait paru favorable : il ôtait au supérieur et directeur toute l’autorité qu’ils s’arrogent en paraissant prendre l’inté-lêt du séminaire, et je ne puis me persuader qu’un aussi digne,prélat eût l’intention de nuire au Chapitre après ce qu il m en a dit dans son particulier.Au reste, je n’ai voulu ni me livrer ni m’engager, la défiance est la mêle de la sûreté surtout dans les affaires de conséquence." Depuis mon retour de Méobec, je n’ai pas voulu retourner a Conflans, j’attends qu’on m’y appelle comme on a déjà fait.Mgr de Québec nie paraît content de ce que je n’ai lien voulu signer de tout ce qu’on m'a proposé : quand il n’y aurait eu que son unique intérêt et que celui du Chapitre n’y aurait pu être compromis, jamais je n’aurais ni accepté ni signé rien qui fût seulement susceptible de suspection, ce 16 février 1757 ”.Après avoir publié le mémoire de Mgr l’archevêque de Paris, il est nécessaire de faire connaître, au moins en résumé, principavx mémoires ou plaidoyers de Mgr de Pontbriand, du Chapitre et du Séminaire.Car il y eut, a part cela, requetes et contre-requêtes, comme on a pu le constater par les lettres de M.de la Corne.Le Mémoire de l’évêque de Québec, imprimé à Paris, “de l’imprimerie de Knapen, au bas du pont S.Michel 1753” n’a que huit pages in-quarto et il est signé : “ Monsieur de Chamousset, Maître des Requêtes, Rapporteur.M*' Roux, avocat.” “ Le Chapitre de l’Eglise Cathédrale de Québec, dit le Mémoire, prétend que la Cure de cette Ville a dû lui être unie en conséquence de la Bulle d’érection de l’Evê- — 174 — ché ; les directeurs du Séminaire de Québec soutiennent au contraire que la Cure a été unie au Séminaire par un décret du sieur de Laval, premier Evêque.“ L’Evêque de Québec a cru, pour l’intérêt de son siège, devoir intervenir dans l’Instance à laquelle ont donné lieu ces prétentions respectives, et il a été reçu Partie intervenante par Arrêt du Conseil du 12 mai 1752.Ce Prélat n’a pris aucune part à la Contesta,-tion qui est pendante entre son Chapitre et son Séminaire ; c’est ce qu’il a déclaré par sa requête d’intervention, et il eu a demandé acte ; il a conclu à ce que dans le cas où le droit de desservir la Cure de Québec serait déclaré appartenir au Chapitre et qu’il serait décidé qu’elle a dû lui être unie, il fut ordonné en ce cas que le dit sieur Evêque pourra choisir un des membres de l’Eglise cathédrale, tel qu’il jugera à propos, pour être par lui institué en la forme ordinaire.” Le Prélat—ou son avocat—fait ensuite l’histoire de l’érection de l’évêché de Québec par la Bulle du 1er octobre 1674, et il interprète cette Bulle à son point de vue, interprétation que je ne puis approuver, û mou grand regret.Je continue de citer le mémoire : “ 1° Le Pape donne le pouvoir à l’Evêque.d’ériger un Chapitre Cathédral.(*).“ 2° La Bulle douue le pouvoir (2) ù l’évêque de supprimer l’F.glise Paroissiale et de charger du soin des âmes l’un des dignitaires ou chanoines, ou autre Prêtre de l’Eglise Cathédrale, alternativement, ou par tour de (') Il aurait été plus exact de dire : “ Le Pape ordonne à l’évêque d’ériger le Chapitre et le plus tôt possible, quampri-mum.(•') C'est la Bulle elle-même qui supprime la paroisse et qui donne des instructions que l'évêque, évidemment, ne pouvait pas changer, entre autres celle de confier au Chapitre la desserte de la cathédrale. — 175 — semaine, soit autrement, ainsi que l’Evêque le jugera à propos ; sive prout illi melius videbitur.” (*) Le mémoire dit plus loin : “ Par sa Requête du 25 octobre 1752, le Chapitre a conclu à ce qu’il plaise à Sa Majesté ordonner que la Bulle de 1G74, l’Arrêt eu Conseil de 1712 et les Lettres Patentes de 1713 soient exécutées selon leur forme et teneur, taut quand à l’union de la Cure de Québec au Chapitre, qu’au droit qu’a le Chapitre de nommer et présenter à l’Evêque un Dignitaire ou Chanoine, ou autre Ecclésiastique de l’Eglise Cathédrale, pour exercer les fonctions curiales, après avoir eu l’approbation du dit sieur Evêque ; ce sont les conclusions que l’Evêque de Québec a intérêt de combattre.“ De ces trois titres dont le Chapitre réclame l’exécution, il n’y en a aucun qui lui donne le droit de nommer un des membres de son Eglise pour remplir la Cure et faire les fonctions curiales.” Plus bas encore on lit et dans le même mémoire : “ Il est vrai que le Pape dit dans la Bulle que l’Evêque pourra, s’il le trouve à propos, faire exercer la cure des âmes par un des membres du Chapitre et de l’Eglise de Québec ; mais ce n’est qu’une simple indication, sans imposer aucune nécessité â l’Evêque, seu prout melius videbitur, exerceri faciat.Il n’y a pas même dans cette clause la moindre chose d’où on puisse inférer que le Chapitre ait le droit de nommer à l’Evêque un sujet pour remplir la Cure, le choix est entièrement déféré à l’Evêque.” (') Accuram animarum suppresses Parochialis Ecclesiœ per modermim ejusdem Ecclesiœ Rectorum omnibus el singulis fruclibus eidem Rectori quoad vixerit reservatis, et postquam vitafunctisjuerit, per Dignitatem aut canonicalum ejus Ecole-siœ obtinentem, aut alium dicta• Ecclesiœ Presbyterum, per ipsum futurum Episcopum approbandum, per turnum altérais llebdomadis, sive prout illi melius videbitur, exerceri Jaciat. — 176 — M.l’abbé Auguste Gosselin (*) interprète la Bulle absolument de la même façon.“ Clément X, dit-il., élevait au rang de cathédrale l’église paroissiale du lieu.La paroisse de Québec était supprimée et le soin des âmes confié à l’évêque, lequel devait y pourvoir soit., soit par le Chapitre qu’il était obligé d’instituer le plus tôt possible, soit de toute autre manière qui lui paraîtrait la plus convenable.’’ Et en note ; “ Sive prout illi radius videbitur.—Nous ne pouvons comprendre comment on a pu interpréter la bulle de manière à lui faire dire qu’elle donnait le soin des âmes au chapitre lui-même, à l’exclusion de tout autre mode de desservir la paroisse.” Eh bien, je pourrais écrire à mon tour : je ne puis comprendre comment Mgr de Pontbriand a pu interpréter la bulle de manière à lui faire dire qu’elle donnait le soin des âmes â n’importe quel prêtre choisi par l’i’véqve.Je crois que M.l’abbé Gosselin n’a pas attaché assez d’importance â quelques mots—qu’il ne cite pas et qu’il se contente de remplacer par des points.Le Pape dit que le soin des âmes sera exercé par le curé actuel, ou bien par un chanoine, ou bien par un autre prêtre de la Cathédrale per turnum altcris heb-domadis, alternativement ou par tour de semaine, sev prout illi melius videbitur.D’après moi, ces derniers mots—“ ou d’une autre manière, s’il le juge plus à propos ”—doivent s’interpréter de cette façon : la desserte, le soin des âmes, est confiée aux membres du Chapitre, et ils desserviront la paroisse soit par tour de semaine, ou autrement, si l’évêque le juge opportun.(') Vit de Mijr de Laval, 1er vol., page 648.Le même esti mable auteur répète la formule : sive prout illi melius videbitur, dans le second volume, pages 336, 337.(à suivre) M*1 Henri Têtd — 177 — NOMS PROPRES AU CANADA-FRANÇAIS Transformations de noms propres, établies par les signatures autographes ou par les écrits de contemporains où ils sont mentionnés.(Suite et fin) RAPIN (André), chirurgien à Montréal en 1669, porte pour surnom “ dit la Muzette ” et signe “ Rapein RHÉAUME (Jean) à Québec en 1665, signe bien “ Jean Réaume Réné Réame qui se marie à Québec la même année est aussi un Réaume ; mais celui-ci ne sait signer.REGAULT (Dominique) qui épouse Louise Gaumon à St-Thomas en 1690, ne sait signer son nom et est désigné sous les noms de Rouault, Raux, et autres noms approchants dans les écrits de son temps.Ses descendants de Montmagny portent maintenant le nom de “ Dominique ”, qui est devenu leur nom de famille.RENAUD (Charles) sieur Dubuisson, qui se marie vers 1699, et qui fut commandant au Détroit et autres lieux dans l’ouest, était mieux connu sous le nom de “ Dubuisson ” et signait ainsi.RENAUD (Vincent) qui épouse Marie Martin vers 1655, signe “ vensent renaud ”.REGNAULT (Antoine) dit Le Tambour, à Montréal en 1666, signe “ Antoine renos REGNAULT (Guillaume), à Québec en 1668, signe : “ Renaugt ” en 1672, et en 1706 “ Renaut RENAUT (Mathurin) qui épouse Marie Pelletier en 1669, signait “ M Regnaud ”, — 178 — RENAUD (Joseph) qui épouse Marie Lehoux en 1680, portait le surnom “ d’espandain ”, et signe “Joseph Renaud RENAUD-DAVENNE (François-Marie) seigneur de Desmeloizes, qui se marie à Québec en 1687, signait “ De Desmeloizes" en 1699.RENOU (François) de la Chapelle, qui épouse Marguerite Crevier en 1683, signe “ LaChapelle en 1686 et “ Renou ” en 1698.REPOCHE - DUCHARME (François) qui épouse Renée Magdeleine Hébert, est généralement appelé “ Ripoche ” et signe “ F.R.”.RETAILLE (Pierre) qui épouse Marie Catherine Bourbon vers 1690, portait le surnom de “ D’olonne ”.RICHARD (Marin), qui se marie à Québec en 1669, porte le surnom de “ Lavallée ” vers 1700.RICHER (Pierre), qui épouse Catherine Durand vers 1665, porte le surnom de “ Latlèche ” et signe bien “ Pierre Richer ”.RIGAUD (Jacques) se marie à Cap Santé en 1689, sous le uom de “ Ripeau ”, je le vois appelé : “ Roc Ripaux dit Rolet ” quelque temps après la mort de sa 1ère femme.RINFRET (Jean) qui se marie à Lévis en 1693, portait le surnom de “ Malouin ” et signait de toutes manières.En 1703 il signe “ Jan Rinfre dit Le malouin ”.Une autre fois il signe “ Maillouin ” et quelquefois “ Jan Ranfré ” : le tout machinalement.Les descendants portent indifféremment le nom de Minfret ou de Malouin.RIQUET (François) dit Laverdure, h Montréal en 1699, signait “ François riquier ” en 1706.RIVARD (Nicolas) de Lavigne, qui épouse Catherine St Per vers 1652, est appelé : “ Nicolas Rivard dit la T.” dans l’acte de concession qui lui est faite au Cap de la Madeleine, le 6 juin 1651. — 179 — RIVERIN (Joseph) qui épouse Michelle Mars en 1697, portait quelquefois le surnom de “ sieur de Lafosse ”, et signait bien “ Joseph Riverin RIVET (Maurice) qui épouse Cath.Barré en 1664, signait : “ Maurice Rivé ROBERT (Mathurin) dit St Amant, qui épouse Elizabeth Marcotte en 1691, signait “ Mathurin rober ”.ROBIN (Jean) dit Lapointe, se marie à Québec en 1667, sous le nom de “ Ilebin ” et il signe lui-même : “ Rebin ”, ROBIN (François) qui épouse Françoise Migneron vers 1699, signe “ F.Rober” lorsqu’une concession lui est faite à la Rivière du Sud, eu 1708.ROBINEAU (Réné) premier Grand-Voyer de ce pays, qui se marie à Trois-Rivières, eu 1652, signait: “ Réné Eobinau ”, Un de ses fils du nom de François (inconnu à Tanguay) qui est à Québec en 1685, portait le surnom de “ Seigneur de Fortel Un autre fils du nom Joseph signait quelquefois “ De Villebon ” et d’autres fois “ Robineau De Ville-bon”.Un autre du nom de Pierre signait “ Pierre de Bécancour ”.Réné était appelé, “ sieur de Port-neuf ” et signait : “ Robineau de I’ortneuf ”.Jacques signait : “ Robineau ” tout court.ROC BERT (Etienne) de la Morandière, à Montréal en 1695, signait bien : “ Robert ”.ROCHE (Pierre) qui épouse Marie L’anfilé en 1665, signe: “déroché” en 1675.Dans un acte de la même année, je le vois mentionné comme suit : “ Pierre Roche dit Legascon ”, ROMADEC (Julien) à Québecc en 1664, portait le surnom de “ Lachenaye ” et signait “ Rosmadec”.RONSERAY (Jean), qui se marie à Québec en 1665, portait le surnom de “ le Breton ”.ROUER (Augustin) sieur de la Cardonnière, qui se 180 — marie à Québec en 16S9, signe “ DeRouer de Ville-ray ” en 1708, après avoir signé auparavant “ Rouer de la Cardonnière ROY (Olivier') qui se marie à Québec en 1668, signait : “ oL.Le Roy ROY (Siméon) dit Audy, qui se marie i\ Québec en 1668, signait “ Le Roy ROY (Antoine) qui épouse Marie Major eu 1668, portait le surnom de “ Desjardins ” en 1684.ROY (Jean Le) dit la Cérène, qui épouse Catherine Gauthier, avant 1681, signait “ Jean LeRoy ROY-DESJARDINS (Pierre) qui épouse Marie Anne Martin en 1691, était généralement connu sous le nom de “ Desjardins ” ; mais signait “ Pierre Le Roy ”, en 1698.Il était le fils d’Antoine et de Marie Major et non de Michel comme le dit Tanguay.RUELLE (Clément) qui se marie il Québec, en 1677, signait “ Clement Reuelle ”.SALVAYE (Pierre), qui avait épousé Catherine Le Roy, signait “ Salvay ”, en 1681.SAMSON (Antoine) qui épouse Catherine-Angélique De la Rue en 1691, signait “ Antoinne Sanson ”.SAUCIER (Louis) qui épouse Marguerite Gaillard en 1671 signait “ Louis Saucié ”.SA VARIA (François), qui épouse Catherine Pluchon, ne savait pas signer ; mais était généralement appelé “ Sa varie ”.Son fils Florent signait “ Savary ” à Lévis en 1714.SÉNAT (René) qui épouse Frsce Philippaux en 1679, signait “ René Senard ”.SERRAU (Joseph) dit l’Espagnol, qui se marie à Laprairie en 1684, signait “ Joseph Serrault SERREAU (Jean) sieur de St-Aubin, qui épouse Marguerite Boisleau, avant 1665, signait “ St-Aubin” en 1665, et “ J.Serreau ” en 1672. — 181 _ SEVESTRE (Ignace) fils de Charles et de Marie I ichou, portait le surnom de “ sieur Desrochers ” en 1658.S&VIGN1 (Julien-Charles) dit Lafleur, qui épouse Marguerite Rognon en 1695, était un Breton et signait “ Julien C.de Sévigné ”.Le mari de Madame de Sévigné, la célèbre écrivain que tout le monde connaît, était aussi un Breton, et qui sait si ce n’était pas un proche parent.SIM ART (Noël) qui se marie au Château-Richer en 1661, 1 ancetre de tous les Simard de ce pays, signait simplement de ses initiales “ N.S Ses fils Noël et 1 ieire étaient mieux connus ¦ sous le surnom de “ Lombrette SIMON (Hubert) dit Lapointe, qui se marie à Québec, en 1659, signait “ hubert Simon ”.Un de leur fils nommé Joseph est aux Illinois en 1725 et signe “ Lapointe ”.Pierre, autre fils portait le surnom de “ Deloripe ”.SOUHÉ (Etienne) qui se marie à Beauport en 1682, était généralement appelé “ Souhait ” et son fils Jean signe ainsi en 1701.SOULARD (Jean), qui se marie à Québec en 1666, signait “ Soullard ”.SOUMANDE (Pierre) qui épouse Simone Côté en 1649, signait seulement d’une croix.Son fils Simon signait “ S.Soumande Cananville Son autre fils, I îerre, signait : “ Delorme ” et était mieux connu sous ce dernier nom.STE MARGUERITE (Gilles) de Boyvinet, qui épouse Marguerite Seigneuret, signait “ Boyvinet ’’.SI MICHEL (François) q d se marie à Québec en 1680, signe “ François de St Michel” à son contrat de mariage, mais quelques années plus tard, on le voit signer “ François Sircé dit St Michel ”. — 182 ST PAIR (Jean de) qui se marie à Montréal en 1651 signait “ J.de St Père ” en 1648.SU IRE (Jacques) qui épouse Catherine Damien en 1688, portait le surnom de “ St Fort ” et signait bien “ Jaeque Suire”.SYLVESTRE (Nicolas) qui épouse Barbe Nepveu en 1667, portait le surnom de “ Champagne ”, en 1686.SYLVESTRE (Pierre), qui se marie à Ste-Famille eu 1685, signait d’une belle écriture : “ P.Silvestre ”.TABOUREAU de Verron, enseigne de M.Berthier, à Québec en 1065.Son véritable nom était “ Prudent Tabouret, seigneur de Véronne ” et il signait “ Ve-ronne ”, en 1666.TARDIF (Olivier Le) qui épouse Louise Couillard, en 1637, signait “Le Tardif”.Jacques Tardif, qui se marie à Quebec eu 1669, signait Jaeque lar-dif ”.TESSIER (Urbain), qui se marie à Québec en 1648, portait le surnom de “ Lavigne ” en 1651.Son fils Faul porta aussi le même surnom.Sou autre fils, Laurent, portait celui de “ Duchasteau ".TEXIER (Mathieu) dit Laplante, qui se marie à Beau-port en 1687, ne signait pas.Vers 1698 et 1699, on le voit mentionné comme suit: “Tessier (ou Texier) dit Ringuet” et il n’est pas question de “ Laplante ’’.TÊTU (Pierre) dit Du Tilly, qui se marie à Québec en 1667, signait “du tilly”, en 1663.THIBAUDEAU (Mathurin) qui se marie à Québec en 1667, portait le surnom de “ Lalime ”, et signe un document adressé à Talon eu 16 / Ü, comme suit “ Mathurin thibaudeau dit Lalime, habitant de lisle d'Orléans ”.THIBAUT (Guillaume) qui se marie à Québec on 1655, signait “ Gthibault” en 1670.Son fils Nicolas signe aussi comme lui avec une “ 1 . — 183 — THOMAS (Jean) qui se marie à Québec en 1695, signe “Jo" Thomas” et sa femme Anne Durjuet “nanon Duquet”.C’était un anglais.TIBIERGE (Hypolite) marchand vers 166U, signait “h Thibierge” en 1695.Ce nom est devenu “ Thi-vierge ”.TINON (Emard) dit Desroches, qui se marie à Québec en 1670, signe “ Esmart Tinon ”, TISON (Antoine) qui se marie à Québec en 1671, signe: ‘‘ Anthoine Tizon ”, Un Pierre Tison, sieur d’Angoville, major de la garnison à Québec en 1665, signe “ Angoville ”.TONTY (Alphonse De) Baron de Paludy, à Montréal en 1689, signe “ Tonty ”.Son fils Alphonse, signe “ De Tonty ” en 1720.Henry, frère d’Alphonse I signe : “ Henry Tonty, en 1698, et en 1726 il signe: “ Henry De Tonty ”.TOUPIN (Toussaint) qui avait épousé Marguerite Boucher, portait le surnom de “ Duclos ”.Ne signait pas.Son fils Antoine signait “ toupen ” en 1688.TOUPIN (Jean) Sieur du Sault, qui se marie à Québec en 1669, porte aussi le surnom de “ Belair ” et signe “ Jean Toupin ”.TOURILLON (Claude) qui se marie à Trois-Rivières en 1699, signait “ Torillion’’, en 1701.TOURNEROCHE (Robert) à Ste Famille en 1676, écrit et signe bien : “ Robert Thourueroche ’’.TREFFLÉ (François) dit Rotot, qui se marie à Québec en 1659, ne signe pas lors de son mariage, mais en 1698, il signe “ François Rotot”.TRESNY (Léonard) dit Laverdure, qui épouse Jeanne Richer en 1668, signait “ Leonard trenis”.TROTA1N (Victor) dit Sanssoucy, à Québec en 1660, signe “ Victor trotin ”, — 184 — TROTAIN (Francois), notaire royal, qui se marie à Québec en 1668, portait le surnom de “St Sevrain ” et signait de son surnom seulement.TROTTIER (Antoine) sieur des Ruisseaux, qui épouse Catherine Lefebvre en 1663, signe: “trotier”.Son fils Paul signait “P.T.Desruisseaux” en 1724.TROTTIER (Pierre) qui se marie à Lévis en 1696, portait le surnom de “ Desauuier ” et signait : “ Deso-niez TROUILLARD (Pierre) de la Forest, qui épouse Marie Bidon en 1671, et que Tanguay croit être un Rouil-lard, signe pourtant bien “ Trouillard ” à son contrat de mariage.TR U D (Mathurin) qui se marie à Québec à 1652, signe “ mathurin trut ” en 1678.TRUDEL (Nicolas) qui épouse Barbe Letartre en 1684, signe : “ Nicolas Trudelle ” en 1694.TRULLIER (Jean) dit Lacombe, qui se marie à Montréal en 1694, signait : “ J.Trullié ”.TURCAULT (Abel) qui se marie au Cbâteau-Richer en 1662, ne signe pas ; mais son nom se prononçait probablement “ Turco ”, caron l’écrit souvent comme ci-haut.Sou fils François signait “ françois teurcot ” en 1700.TURCOT (Jacques) juge à Champlain en 1691, signait bien “ Turcot ”.TURET (Jacques) cordonnier, à Québec en 1677, portait le surnom de “ Parisien ” et signait bien “ Turet ”.TURGEON (Charles) qui se marie vers 1648, signait seulement de ses initiales “ ( C.T.y*.Le nom de sa femme paraît avoir été Pa^quière et non Perinne Lefebvre.TURPIN (Alexandre) qni se marie à Quebec vers 1666, signe “ A, Turpint ” en 1669. — 185 — VACHER (Guillaume) dit LaSerte, qui se marie à Québec en 1671, signe alors : “ Guy Vacher ”, En 1698, il signe : “ La Serte ”, VALIQUET (Jean) dit Laverdure, qui se marie à Montréal en 1658, signait: “J.Valliquet ” d’une bonne écriture.VALOIS (Jacques Le) qui se marie à Champlain en 1694, signait Jaque le vallois ”, en 1706.VANDALE (François) qui épouse Madeleine Pinel en 1680, signait : “ Vandalle ”.VANDENDAIQUE (Joseph) dit Gâtebois, qui épouse Louise Chalifour en 1678, pourrait bien être le même que Joseph Vander, menuisier, qui fut engagé il LaRochelle pour les Jésuites, en 1671.Il signe machinalement : “ Joseph vandandaique ” en 1681.VANNIER (Germain) dit Lafontaine, qui se marie à Québec en 1669, signe bien “ Germain Vanier ”, VANIER (Guillaume) dit Lafontaine, qui se marie à Québec en 1672, signe" Guillaume Vannier ” VARIN (Marin) dit Gaudria, qui se marie à Québec en 1688, avait pour surnom “ Gaudriolle ” et non “ Gaudria ”.VAUVRIL (Pierre Charles) de Blazon, qui épouse Françoise Le Pelé vers 1670, signe “Charles de blassou” en 1673.VEAU (Sylvain) qui épouse Anne Gallet h Ste-Anne en 1670, signe quelquefois "S.Viau” d’une écriture fine assez bien formée ; d’autres fois on le voit signer “ Le viau ”.Quand on eu parle dans les actes, il est toujours nommé “Veau”, quoique apparemment il signe “ Viau ”.C’est là l’ancêtre des familles du nom de “ Sylvain ” de nos jours.VERGEAT (Jean) dit Prenouveau, qui se marie à Québec en 1683, signait “Jean batiste Vergeat” en 1680.En 1692, il signe “ prenovve.aux ”. — 186 — VERON (Etienne) qui se marie à Trois-Rivières en 1677, signait : “ Grandmesnil VEEREAU (Barthelemi) dit le Bourguignon, qui se marie au Château-Richer en 1665, signait: “berthe-lemy vereau” en 1671.VÉZINAT (Jacques) qui épouse Marie Bouasdon vers 1650, signait “ Jacque Vezinat” en 1667.Son fils François qui épouse Jeanne Marié en 1670, signait pareillement.VIGOR (Jacques) qui épouse Marie Morin en 1679, portait le surnom de “ Jaloppe ”, VOLANT (Claude) de St-Claude, qui épouse Française Radisson, signait “ St-Claude ” en 1683.Son fils Etienne adopta le nom de sa mère et était plutôt connu sous le nom de “ Radisson ”, Après sa mort, sa femme signait “ veve radisson ”.Nicolas, autre fils, signe “ N.Volant ”.Z APAGLIA (Octave) sieur de Ressan, qui épouse Anne Duplessis Querbodo, à Québec en 1668, signait toujours “ De Ressan ”.Piiilêas Gagnon — 187 — UNE LETTRE DU GOUVERNEUR MURRAY Quebec, Ttb June, 1702.My Lord : By this opportunity I forward to Sir Jeffrey Amherst a Report of the Government of Quebec agréable to His Majesty’s most Gracious Commands, signified by your Lordship in the Dispatch to His Excellency of the twelfth December last.From time to time I have constantly transmitted to M.Secretary Pitt, every Information 1 could procure in relation to this country, and make no doubt the same has been communicated to your Lordship.I likewise Hope and expect, that Long before this M.Ainslie agent of the King’s Posts, by his own knowledge, and such Papers as he could save, has given your Lordship or the Lords of the Treasury, some part of the account required, and that Captain Fraser, who sailed from New York the beginning of April last, with my positive Directions for that purpose, will have had the Honor to lay the Duplicates of those same Papers before your Lordship.In the Report, 1 have endeavored to give the clearest State of the Government of this country, while in Possession of France, and to Point out the errors of that Administration, but how the new one should be formed, was too nice a subject for me to undertake, and have left the same to the determination of my Superiors: one thing only I shall observe, that the people here do not yet seem ripe for such a Government as prevails in our other Colonies.Wherever the Country is fully ceded, there will be much to be done ; at present the Canadians labour under vast Difficulties from the want of a sufficient Circulation of Cash, nor can the English Traders dispose of a great Part of their Effects on this account.If 188 — some means could be devised to throw in a Certain Sum, to enable the one to stock their Lands, and give a vent to the Commodities of the others, it would quicken the Industry of both, and give such Life to the Commerce of this Colony, as would be productive of many Benefits to Great Britain.The following is a proposal for this Purpose, it can not however take place before the Peace, or the Final Cession of this Country : Whether it is adopted in the whole or a part, or whether it is totally rejected, is most Humbly submitted.I propose the Circulating a certain sum in Paper Bills, to the Current as cash within the Colony, suppose one Hundred thousand pounds sterling.As it cannot be expected, this People will readily place a confidence in a paper currency emitted by those they so lately considered as their mortal Foes, after so recent an Instance of Bankruptcy from their natural Prince, it will be necessary in order to establish its credit.1" That it should receive the Sanction of Government at Home, an advantage which the Ordonnances never professed, as they were only in a manner tolerated, and this circumstance affords the French King an excuse for the violent step he has taken.2" As it would be a Popular act to assist the People in rebuilding their great Church, the Seminary and other works of the same Nature,.it is proposed that the first sums issued should be for the above Purposes, which must engage the Clergy to use their influence over the People, to receive and set a value upon this paper.The Worthy and Industrious of every Profession, might likewise be assisted therewith, in order to rebuild their Houses and repair their former Losses, Giving security for the sums advanced, upon their Houses and other Estates, to be repaid by Degrees in the whole or in Part, as the Government should think 189 — lit, which would be no inconsiderable tie upon their Behaviour.3" To engage the British Merchants to receive this money in Payment of their Commodities, it would be necessary the Duties, or a certain Proportion of them should he payable in Paper.4" Nothing can tend so much to establish the credit of this Paper, as the setling a Tax, the Produce whereof should be constantly applied towards sinking or calling in the Principal so emitted.To this end suppose each House within the Province was to pay yearly one half Dollar, those of the Seigneurs, Gentry, Merchants, Publicans, and all those in the Towns, one Dollar each ; upon the lowest Calculation, this could not produce less, than Fifteen Hundred Pounds Sterling per annum of this currency, reckoning the Dollar at five shillings.The country is divided into about.110 Pat" Suppose each Parrish to contain.100 Houses Total.11000 Houses Suppose 10,000 of these to pay l Dollar 5000 Dollars 1000 one Dollar each.1000 0000 Dollars or X 1500 Some of the Parishes contain more Houses, several of them fewer, but as the Towns are not taken into the Calculation I am confident, it cannot bring in less than is here set down.As the Colony Prospers, the Land must increase, and should this be thought too considerable for the Purpose of sinking so large a sum, it may be doubled, whenever the circumstances of the People will hear it, and they are reconciled to the measure, or some other — 190 — additional Tax appropriated to the same end, as His Majesty in His Wisdom will think proper.As soon as the credit of this Paper is thoroughly well established, it may be emitted for every Purpose of Government, such as repairing the old or erecting new Fortifications, Barracks, or other works of a Publick Nature.Thus Canada may be made to Flourish, and its Commerce increase, without receiving those extaor-dinary aids from the Mother Country, which her other Colonies in their Infancy have ever required.His Majesty’s most Gracious Intentions towards his Canadian subjects, were communicated to them, the very instant.The copy of your letter came to my Hands, and were received by them with Demonstration of infinite Respect and Gratitude, as your Lordship will see by the enclosed Addresses, presented by them on the occasion, and which 1 transmitt as a Testimony of the same, it will not be doing this poor people, justice, if I did not assure your Lordship, tho3e in my Government have behaved extremely well, ever since the reduction of the Country, and beyond anything that could have been well expected.Give me Leave to introduce to your Lordship, a Memorial of Monsieur Rabi, the Principal Pilot of our Fleet in 1759, who had the misfortune after doing U3 so considerable a service, to sec his house burned before his eyes.He has never received anything for his services, but his Pay as Pilot, for the time he was in the fleet.Both Sir Charles Saunden and General Wolfe had made him great Promises, but the absence of the former, and Death of the latter, have hitherto prevented his receiving the Benefit he expected from these Promises, tho’ I am persuaded, they both had the best Intentions for him—possibly He did not act much from inclination, but He can never return to France, and it would be a discouragement to others, if His Services wrere forgot or neglected. — 191 — Since I began the above, I have received the Inclosed answer from Lt.Governor Belcher to mine of the 20th September, Copy of which also is here inclosed, but as it is arrived so late, and the small craft of the River will be so necessary to convey above, the Provisions we daily expect from Europe, I fear it will not be in my power, to bring up all the Acadians from those parts this year.Indeed it does not appear to me right, either Acadians or Canadians should settle within the Gulph of St.Lawrence, for should any of its Islands be ceded to France at a peace, in order to care their Fish, an Illicit Trade very detrimental to that of Great Britain, might be perpetually carried on through that channel.In my .Report I omitted observing to your Lordship, the King has two Houses in Quebec, one in the Upper Town stiled the Castle of St.Lewis, formerly the Governor General’s residence, so Tattered by the effect of our Artillery, that I have been obliged to Hire a Home for myself ; the Engineers have given in an Estimate for the repairing it, which will amouut to Eight Hundred Pounds ; Whether the Government will chuse to be at this Expense, when a Peace is settled, is Humbly submitted.The other House belonging to the King, is the Intendants Palace, which is indeed a noble and spacious building, but has been and is still made use of the lodge the Troops, the Barracks not being near sufficient to contain even the moderate Garrison we have at Present.I have the honor to be with the greatest Truth and Regard My Lord! Your Lordship’s most obedient, and most faithful humble Servant, J.A.MURRAY, Right Honorable The Earl of Egremont, One of His Majesty’s Principal Secretaries of State. 192 — ORIGINES DE NOMS Dubuque La ville de Dubuque, état de Tlovva.a été fondée par un Canadien, Julien Dubuque, dont elle a gardé le nom.Duluth La ville du Duluth, à l’extrémité ouest du lac Supérieur, a été nommée ainsi en l’honneur de Daniel Grey-solon du Luth, célèbre coureur de bois et explorateur de l’Ouest.Ile La Motte L île LaMotte, a l’entrée du lac Champlain, a été nommée ainsi eu l’honneur de Tierre de Sait-Paul, sieur de LaMotte, capitaine au régiment de Carignan, qui y éleva un fort en 1666.VARENNES , Voici, je crois, l’un des antécédents de Gauthier de V areuues, qui fut gouverneur des Trois-Rivières.C’est une note tiès breve trouvée au cours de recherches historiques, et qui aura pour don d’intéresser particulièrement notre ami Suite.Le Dictionnaire des anoblis, à la page 3( 8, porte, selon Bachelin-Deflorenne, que ues lettres patentes turent émises en 1354, conférant anoblissement a Gauthier de V arennes, alors argentier et valet de chambre du roi (Jean II.) Ilnya pas de doute que nous avons là l’un des ancêtres des Vareunes du Canada.Régis Roy
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