Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1910, mars
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES fol.XVI LÉVIS—MARS 1910 h.3 LE CHAPITRE DE LA CATHÉDRALE DE QUEBEC ET SES DÉLÉGUÉS EN FRANCE.LETTRES DES CHANOINES PIERRE HAZEUR DE L’ORME ET JEAN-MARIE DE LA CORNE.1723-1773 (Suite) Le 13 mars 1770, le même écrit à ses confrères pour leur dire qu’il est malade, que toutes leurs affaires de pensions sont définitivement réglées, mais qu’il n’a pas pu leur obtenir d’autres faveurs.Le 15, il écrit à M.Perrault : “ Est-ce qu’on ne nomme pas un doyen à ma place ?notre cher prélat en est bien le maître, pourvu qu’on me conserve ad honores, car je ne veux pas me séparer de vous qu’à la mort, je ne demande que cela du reste ; je laisse tout pouvoir à l’évêque et je lui fais de ce chef toute démission et autant qu’il lui en faut pour nommer solidement un doyen, s’il lui est nécessaire ou qu’il le désire seulement, je le lui ai déjà marqué.” M gr Briand n’avait pas encore renoncé à compléter son Chapitre et il voulait même régler, si possible, toutes les difficultés qui avaient fait le sujet du procès.L’une d’elles avait disparue—et ce n’était pas la moindre—, puisque le Séminaire avait renoncé à la cure.Il ne s’agissait plus que d’amener les marguilliers à accep- — 66 — ter un règlement définitif.Voici quels étaient la pensée et le plan de l’évêque, consignés dans un document écrit en entier de sa main : “ Projet au sujet de l'érection de l’Evêché, du Chapitre, Cure, etc.” (20 février 1770).“ Jusqu’ici, il y a toujours eu des difficultés, parce qu’on n’a pas suivi la Bulle d’érection.Elle donnait droit et pouvoir à l’évêque de supprimer le titre et la dénomination de paroisse et de les anéantir, donnait à l’évêque et à son Chapitre l’église et sa fabrique, l’église comme la chaire de l’évêque et son titre, la fabrique pour servir de mense, ou pour mieux dire, ses revenus pour être employés non à la subsistance des chanoines ou pour faire part de leurs revenus, mais pour être employés à fournir toutes les choses nécessaires au service divin célébré, soit par l’évêque selon son droit, soit par le Chapitre comme ayant l’administration de la paroisse, et au vicaire perpétuel et à ses sous-vicaires.“ Voilà ce que c’est que mense.Dans tout ceci, les paroissiens ne peuvent se plaindre, les rentes ou revenus de leur fabrique ne sont pas distraits, leurs mar-guilliers subsistent, ils ont également la tutelle et la gestion de la fabrique et de ses biens.11 fallait exécuter cette bulle et la paix n’eut point été troublée.On ne l’a pas fait.Les choses ne sont point encore finies.Je les peux terminer, si les marguilliers et la paroisse s’y prêtent et s’en rapportent à leur évêque, et j’ose espérer que le projet suivant ne s’éloigne point du sens de la Bulle, qu’il est propre à entretenir la paix et avantageux a la paroisse et honorable aux habitants de cette ville.Or voici le projet.“ L’église, selon la Bulle, est la cithédrale de l’évêque et de son clergé, qui sont les chanoines et qui sont censés avec le peuple la donner à l’évêque et la lui conserver pendant la vacance, comme ils la lui conservent en effet, jusqu’au point d’avoir la juridiction spirituelle pour conduire le diocèse.Voilà la Bulle, et une — 67 — ehose essentielle à toute érection d’évêché, de façon que cela est ainsi au Canada, ou bien il n’y a point d’évêché éiigé et par conséquent d’évêque en titre.Et de cette sorte pourtant, l’église n’est pas plus à l’évêque ni aux chauoines que l’église de Sainte-Foye est au curé.Les biens de la fabrique sont gérés par les mar-guilliers comme auparavant de concert avec un ou deux chanoines, de façon que ceux-ci ne peuvent agir sans le concours de ceux-là, et ainsi des marguilliers sans le consentement de ceux-ci.Voilà l’ordre.Les assemblées se tiendront et il y aura un ou deux chanoines députés, le vicaire perpétuel pourra s’y trouver avoir ou n’avoir pas de voix.“ Le Chapitre sera le curé, mais pour exister il nommera un vicaire perpétuel, h quel sera chanoine et sera le premier après les dignités, et cela toujours, qu’il soit jeune ou non ; de sorte qu’il y aura : le doyen, le grand .chantre, l’archidiacre, le théologal, le pénitencier, le curé, six ou sept chanoines, au lieu qu’il y avait huit chanoines.Le curé sera vraiment chanoine et ne sera point obligé d’assister que quand il le pourra.Cependant il partagera avec h-s chanoines, aura toujours son gros, mais jamais de part aux distributions.Les revenus de la cure lui en tiendront lieu.Il pourra faire la semaine à son tour, mais il dira la messe à la décharge du Chapitre, et si l’on en paye la rétribution aux autres, on la lui payera également.Il ne sera pourtant point obligé d’aller au Palais ni aux autres dur ges du Chapitre.Ses fonctions pastorales le tiendront quitte généralement à l’égard de tous les ministères, fonctions, obligations, charges capitulaires.11 aura tous les honneurs de sou rang, c’est-à-dire il présidera au chœur, lorsqu’il y sera le plus ancien et même pour l'office, pour suppléer à l’évêque, soit en messe, soit en office, soit aussi pour l’assister, de façon pourtant qu’il n’y sera point obligé, qu’autant qu’il le voudra.Il lui sera libre d’assister aux chapitres particuliers, mais aux généraux il faudra qu’il y assiste pour que les résolutions soient stables et valides, à moins qu’il ne s’agisse de quelques affaires qui le regardent.Il doit toujours avoir, le vicaire perpétuel, un grand égard pour le Chapitre, le regarder comme son corps et ne s’en séparer jamais, et le Chapitre doit le regarder comme un de ses membres, qui a droit même de présider les assemblées, s’il s’y trouve le plus ancien, à condition cependant qu’il ait assisté à l’office qui aura précédé immédiatement.“ 1" Le dit vicaire fera son prône à la messe du Chapitre qui sera comme auparavant la messe de la paroisse aussi bien que les vêpres seront les vêpres de la paroisse.“ Ü1' Il aura un autel dans les chapelles pour ses fonctions et pour la messe qui lui sera propre.“ o° Les enterrements se feront au grand autel comme auparavant._ “ 4U le vicaire s’arrangera de façon qu’il ne gêne pas l’office du Chapitre qui est celui de l’évêque et de tout le diocèse, ainsi qu’il est déjà arrangé.“ 5° Le dit vicaire se servira des ornements mis par le sacristain, ou en cas de messes votives basses, de la couleur dont les chanoines se servent en pareils cas.Si cependant il arrivait un mariage distingué et qu’il voulût un ornement plus beau, on ne pourra le lui refuser.Cela n’auia pas lieu au-delà des bourgeois.“ 6° La fabrique fournira généralement tout ce qui est nécessaire au service divin : vin, pain, cierges, ornements, argenterie, etc., de façon pourtant que rien ne pourra être acheté de l’argent de la fabrique sans la participation des marguilliers,qui seront maintenus dans la possession de l’argent et dans la gestion des revenus et auront tous les honneurs rendus, comme ci-devant même par l’évêque, quand il officiera.“ 7° Les absences des chanoiues que l’évêque peut appliquer, lorsqu’elles seront remises pour la sacristie, seront alors employées au gré du Chapitre, supposé que 69 — l’évêque n’en ait pas déterminé l’usage ; et pour entretenir l’union, il conviendrait que dans l’assemblée on avertît de ce que le Chapitre donne et de ce qu’il veut faire.“ 8U Dans les réparations fortes et extraordinaires, la seule ville alors n’est pas tenue à faire seule les frais, et l’évêque doit exciter tous ses diocésains à fournir et ils y sont au reste obligés (1).“ 9° Jamais les chanoines ne seront obligés à fournir sur leurs revenus, ils sont censées le faire par les revenus de la fabrique qui seuls ont été assignés pour cela.(') Voir le mandement de Mgr de Pontbriand, 22 janvier 1748, très remarquable, pour la reconstruction de la cathédrale ; et celui de Mgr Briand, 2 avril 1774.Vol.2 des Mandements des Evtques de Québec, pages 56 et 257.Depuis 1774, on ne voit pas que le diocèse ait jamais été appelé à contribuer soit aux réparations, soit aux embellissements de la vénérable église paroissiale et cathédrale de Québec.On pourrait dire peut-être que cette contribution du diocèse n’était ni nécessaire, ni utile ; mais si on relit ce qui a été écrit sur la cathédrale dans ce Bulletin, page 12, et suivantes, vol.13, 1907—L’abbé André Doucet, par Mgr Têtu—,on verra qu'un appel aux fidèles du Canada n’aurait pas été inopportun, et que l’église d’alors, une véritable ruine, ne pouvait faire honneur ni à la ville, ni au diocèse, ni au bon Dieu.C'était aussi l'occasion favorable de rappeler aux catholiques le souvenir de leur église-mère et do les y unir davantage en les faisant contribuera son embellissement.Depuis Mgr.Signay inclusivement, les améliorations se sont succédées avec tant de régularité, les finances sont devenues si prospères, les curés et les marguilliers ont montré tant de zèle et de générosité, l’union a toujours été si parfaite, que les difficultés et les procès d'autrefois sont ignorés de presque tous.Les paroissiens et marguilliers d'aujourd'hui, comme aussi les fidèles du diocèse, ignorent que s’ils ont certains droits purement spirituels dans la cathédrale, ils ont surtout des devoirs matériels à remplir envers elle.Les évêques eux ont toujours connu les uns et les autres et' leur générosité ne saurait être trop loués; en fait, il semble qu’elle ait dépassé les limites ; puisqu’il est bien connu que ce sont les églises qui doivent donner à l’évêque et non pas l'évêque aux églises. — 70 — “ 10* Dans cette église se doit essentiellement et absolument faire la desserte de la cure, de sorte qu'il ne peut être loisible en aucun cas, ni à l’évêque, ni aux chanoines, de l’empêcher, ni de renvoyer les peuples, ni de les obliger à se bâtir une autre église, les habitante n’ayant consenti que leur église fût cathédrale de leur évêque, qu’à la condition que ce serait leur église à eux, ou ils recevraient tous les sacrements, les secours spirituels, eu un mot quen elle se feraient à perpétuité les fonctions curiales.“ 111 Quant à l’évêque, son droit en marque, il l’y aura tel qu’il l’y a eu jusqu’ici et selon le droit et le cérémonial des évêques.“ u Jusqu’à ce que le Chapitre se soit assemblé, le vicaire chanoine sera le gardien de la société au nom et pour tout le Chapitre et obligé de rendre compte au Chapitre en corps.“ Y’" 11 ue pourra se servir des ornements que conformément au tableau fait en Chapitre, non seulement pour lui mais pour tous les chanoines, et il ne lui sera point permis d’agir contre ce qui sera prescrit dans le dit tableau, ainsi qu’il s’est toujours pratiqué.14 De cette sorte, il est aisé de voir que la cure ne fournit rien au Chapitre et qu’au contraire le Chapitre fournit à la cure : (a) un chanoine, un de ses membres ; (b) les gros revenus d’un chanoine.C’est ce nous avons cru de mieux, après y avoir pensé, et de plus propre à convaincre le peuple qu’il n’a pas entendu l'affaire, quand, contre tout bon sens, il s’est imagé qu’on voulait prendre son église et l’obliger à en bâtir une autre, lel a toujours été notre arrangement ainsi que dessus, et nous en avons, il y a longtemps, déclaré bien des aiticles à quelqu’un d’entre vous.Au reste, vous etes les maîtres ; mon idée n’est point de disputer, ni de marchander.J’ai parlé devant Dieu.Voilà où il faut en venir, ou je céderai tout et je demeurerai exilé et banni hors de mon église ; mais, et — 71 — c’est rua consolation, au milieu de mon peuple et dans une maison que j’ai chérie de tout temps.Le 20 février (J) Ce qui empêcha l’exécution de cet admirable programme, ce fut d’abord la mauvaise volonté des mar-guilliers et ensuite celle du gouvernement anglais.Je dis du gouvernement anglais, car s’il en avait dépendu uniquement de Carleton ou de Cramahé, Mgr Briand aurait gagné sur toute la ligne.Ces deux hommes lui étaient sincèrement dévoués, et personne, je crois, ne peut mettre en doute qu’ils auraient fait bien des sacrifices pour lui être agréables.Mais après tout, ils étaient protestants et n’étaient pas obligés—à leur point de vue—de s’immoler et de renoncer à leur position et à leur avenir pour l’amour d’une église et d’un prélat étrangers.Il est certain que les marguilliers d’alors avaient des devoirs beaucoup plus impératifs; malheureusement, ils étaient ignorants des droits de l’Eglise, et il ne faut pas les juger trop sévèrement; d’autant plus que leur opposition stupide n’eut pas de suites désastreuses.On peut tout au plus leur reprocher de n’avoir pa3 eu de cœur, car ils semblaient avoir oublié les sacrifices héroïques de Mgr Briand—un français pourtant—pour leur conserver et l’épiscopat et leur religion.On aura beau vanter la foi de nos pères, moi je constate de plus (') Mgr Briand résida, durant toute sa vie épiscopale, au Séminaire de Québec.Par la mauvaise volonté des marguil-liera qui ne voulaient pas que leur église paroissiale fût en même temps cathédrale, le prélat faisait les offices pontificaux dans la chapelle du Séminaire.Mais ce fut une difficulté temporaire, car Mgr Briand prit possession de son église, aveo tous les honneurs voulus, le 10 mars 1774.Voir les Etiques de Québec, page 284 et suivantes.Ce fut un triomphe, une cérémonie inoubliable.La réconciliation avait été effectuée par la médiation de M.Cramahé et de M.Le comte Dupré, premiermarguillier etneveudeMgr Desglis, coadjuteur de Mgr Briand. — 72 — en plus que nos marguilliers d’aujourd’hui ont plus de religion et plus de bon sens que ceux d’alors.Chacun son goût.On a vu plus haut qu’après la mort de M.Récher m.Dosque avait été nommé curé de Québec (1769).' Voici une lettre que lui écrivait Mgr Briand, le 18 octobre 1772 et qui a trait au Chapitre de Québec.J ai été surpris de la demande que vous me laites au sujet du canonicat honoraire; ignorez-vous combien de raisons s’y opposent; ne savez-vous pas que je n ai pas pu encore obtenir de nommer même aucun chanoine, ni mes dignités que je pourrais avoir quoiqu il n y eût point de Chapitre ?2° ne savez-vous pas que cela dépend en quelque sorte du Chapitre oui doit vous recevoir 1 3° votre prédécesseur n’y a-t-il pas renoncé ; 4 vos paroissiens et surtout les marguilliers n ont-ils pas cassé et annullé les arrangements des évêques, mes prédécesseurs, et du Chapitre sur cet arti-cie j,.i *77j*™ ]t mortT?e M- Dosque arrivée le 29 janvier l77J’ ^u,s Beaumont fut nommé simplement curé doihce, le 13 octobre suivant.A cette époque, l’évêque n avait pas encore renoncé à compléter son Chapitre, puisque le 14 mai 1774, il écrivait ce qui suit il son ami, M.Porlier, curé de Sainte-Anne de la Poca-tiôre : “ .Je travaille toujours à vous faire curé de Québec et vous seriez dans mon projet chanoine ; mais j’y trouve des oppositions qui me surprennent et de toutes parte M Cramahé n’a pu aller contre mes raisons, mais il est soufflé.Je me flatte que vous chercherez a gloire de Dieu et le salut de mon peuple, que votre caractère doux et riant, que votre esprit, votre éducation, votre savoir-vivre, votre religion qui se réveillerait et par les exemples et les sentiments d’honneur votre attachement à la religion de vos pères et à votre patrie, votre amour-propre même, votre ancienne affec- — 73 — tien pour Jean Briand, vous engageront à vous conduire suivant les principes de la foi et de la subordina-nation à la hiérarchie ecclésiastique; et je ne vous crains point, et je ne présume pas que vous puissiez ni veuillez même me donner, comme l’on dit, du fil à retordre.Prenez patience, laissez-rnoi faire, et si je ne réussis pas, soyez persuadé qu’il n’en tiendra qu’aux Cjuébccquois.Le supérieur du Séminaire veut conserver à sa maison la cure, car il faut que je boive jusqu’à la lie le calice qu'elle m’avait préparé.Le Seigneur a disposé de MM.Pécher et Jacrau ; il en reste°encore mi qui vient de me traduire à M.Cramahé.J’espère pourtant que tout ira bien.” Le 23 juillet le prélat écrit au même M.Porlier sur le même sujet : “ .L’annonce que vous me faites de venir à Qué-beo, m’a empêché de vous répondre à vos dernières lettres ; on s’explique bien mieux de vive voix que par écrit.Sur la cure, tout ira bien, je l’espère, mais non comme vous le proposez.Mon dessein est que vous la possédiez, comme chanoine et vicaire perpétuel, ce qui vous sera plus glorieux et plus lucratif.M.Cramahé et bien des gens n’en sont pas éloignés ; mais il faut aller doucement, et n’agissez, ne parlez que d’après des impressions que je vous donnerai ; car, dans des projets, il ne faut pas, pour réussir, qu’on se barre.” Autre lettre du même au même, le 20 octobre 1774 M.Porlier a vu M.Cramahé qui » attendait les règle'-ment8." Mgr Briand en est affigé, parce qu’il voit que ses projets seront arrêtés.Et c’est alors qu’il donne à M.Beaumont des lettres de curé d’office, comme il en avait donnés à Al.Dézeri après la mort de Al.Récher, et avant la nomination de M.Dosque.“ Hélas, mon cher Porlier, coutinue Algr Briand, quand aurais-je donc la paix 1 Je la cherche depuis — 74 — huit ans et je ne la puis atteindre.Dieu soit béni : les Français seuls en sont la cause (1 *).“ J’ai communiqué à M.Carleton mes embarras, teh que je vous les avais expliqués, avec confiance, et le parti que j’avais pris.Il a été touché du 1er article, et n’a pas désapprouvé le second ; je me ilatte que vous n’aurez pas d’autres sentiments.Je prévois que la décisiou de cette affaire sera de longue haleine, et ayant trouvé M.Beaumont disposé à tout, je l’ai mis à la cure, sans toutefois l’y fixer pour toujours.Si, dans la suite, il se présente quelque place qui vous convienne, je saisirai cette occasion de vous prouver ma sincérité, ma bonne volonté pour vous faire plaisir et le parfait attachement avec lequel je suis, etc.” “ Tu vois, mon cher abbé, que j’ai été bien récompensé des mépris, calomnies.impertinences que j’ai eu à souffrir pendant sept ans et demi.Le temps des souffrances n’est pas encore fini ; il faut que, jusqu’à la fin, le Séminaire des Missions Etrangères mette le trouble dans cette pauvre Eglise.M.Gravé est un peu soutenu par un nouveau directeur, mon premier secrétaire, qui est procureur du Séminaire et un bon sujet.C’est mon premier prêtre (¦).Un neveu de M.Perrault (3), qui n’a que vingt ans, est mon amanuensis pour le directorat du Séminaire.Un candidat, appelé M.Bailli, (4) est plus furieux.Il m’a fait une sotte protestation dans une occasion où je nommais un neveu de M.Marchand, digne sujet, chanoine et curé de (1) On sait que Mgr Briand était Français,breton ; niais il était surtout canadien d’âme et de cœur, dévoué à sa nouvelle patrie à laquelle il s’était tout de suite consacré et sacrifié.Il eut certes à souffrir des canadiens ; et il est évident, par ses lettres, qu’il aimait mieux l'opposition des Français que celle des Canadiens.('¦') L’abbé J.-F.Hubert qui devint évêque de Québec.(5) Clïk-Frs Perrault qui fut curé de St-Jean, I.O., etc., mort à St-Laurent de Montréal en 1794.0) Futur coadjuteur de l’évêque de Québec. — 75 — Québec () ce qui a empêché celui-ci d'adhérer à sa ¦omination.Voilà ou nous en sommes.J’attends M Carleton dans 1 espérance de remplir mon Chapitre M Cramahé consent et il espère que je réussirai îi veut meme décider notre procès, qui n’eût dû jamais passer par notre tribunal et que j’eusse terminé niol ( à suivre ) M*r Henri Têtu BIJîUt)GRAPHIE ANTONIENNE ou Nomenclature des ouvrages : livres, revues, brochures, feuilles, etc., sur la dévotion ft -saint Antoine de Padoue, publiés dans la province de Québec de 1777 à 1909.Par le R- P.Hugolin, o.f.ni.(Suite) «1- Képons miraculeux en l’honneur de , saint Antoine de Padoue./ —Imprimatur: f L.Z., Ev.de baint Hyacinthe, le 21 décembre 1894.S.d.(1894) fmp.'** Séminaire (Presse de Jos.Tarte).* Feuille in-32, blanche au verso.Environ 70U0 exemplaires furent tirés.^stricte chronologie eût exigé que cet imprimé fût uneveu March»nd devait être M.Porlier • mai.tait, il ne put etre ni chanoine, ni ouré de Québec.’ ' — 76 — inscrit avec ceux de l’année 1894.Nous avons cru cependant préférable de le cataloguer avec les autres du Séminaire de Saint-Hyacinthe, à la date de 1895.&2.Saint-Antoine de Padoue / d’après les meilleurs auteurs / par un prêtre du diocèse de Montréal / Montréal / Librairie Saint-Joseph / Cadieux & Dérôrne / 1895.119 pp.in-12.Orné d’une bonne phototypie de la “ Vision de Chà-eauneuf reproduite d’une ancienne gravure.*3, Diplôme de zélatrice de la Pieuse Union.(Prob.1895).Ce diplôme était délivré par les Pères Franciscains de Montréal.Comme nous n’avons pu en retrouver un seul exemplaire, nous n’en donnons que le titre approximatif.54.St.Anthony's / Canadian Messenger / Published under the patronage of His Grace the Bishop of hicoutimi.j Hotel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi./ Kevue mensuelle in-8 publiée par M.l'abbé Dela- 1901 ’ ^'UC0Ut’mi- 12 PP- jusqu’au mois de novembre qnJ ’ v PP\dePuls décembre 1901 jusqu’à décembre cembre ^tniei .1.lurn(5ro- Javier 1896; dernier, décembre 1903.Abonnement, 50 centins üuéheïremT èrC an“ée dU “ Messenger ” lut imprimée à l couverture porte: “Imprimerie Saint-B;-A.-B.-A.Beaupré, Edit., Québec.” En tin?;7’ TVP"“^ a1" “Pr°grès du Saguenay,” Chicou- mi.Doctobre 1897 à décembre 1903, imprimé aux de W V irMeSn1ger de.Saint Autoine, ” Hôtel-Dieu 1000 fthe / ler> Chicoutimi.Débute avec environ Fiat* TT • D ’>et dn 1 aVec Aussi répandu aux Etats-Unis qu’au Canada.1896)diteUr Pr
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